[center]ENCYCLOPÉDIE DU VRYHEID
[img]https://i.ibb.co/g36pmpN/coat.png[/img][/center]
[quote="Index"]
I. Aperçu général
II. Géographie
III. Démographie
IV. Système politique
V. Histoire
VI. Économie
VII. Culture
VIII. Religion
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Encyclopédie du Vryheid
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Amaski
[center]I. APERÇU GÉNÉRAL
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/656033server.jpg[/img][/center]
Nom officiel : République de Vryheid
Nom courant : Vryheid
Gentilé : Vrye
Devise(s) : Jamais soumis ! Toujours libres !
Hymne national : [url=https://www.youtube.com/watch?v=Y8w0maoLjuY]Chanson de la Liberté[/url]
Régime politique : République parlementaire
Religion officielle : Protestantisme baptiste
Système juridique : Droit romain
Langue nationale : Alekâns
Autres langues officielles : Aucune
Capitale : Vry Haven
Centre économique : Vry Haven
Population : 9 millions
Composition ethnique : 92% Sud-algarbiens et 8% autres.
Composition religieuse : 81% baptistes, 11%catholiques et 8% autres confessions.
Monnaie officielle : Rand libre
Valeur de la monnaie : 1200 rands libres pour 1 unité de référence mondiale
Inflation annuelle : 1%
PIB : 30 milliards d’unité de référence mondiale
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Nom officiel : République de Vryheid
Nom courant : Vryheid
Gentilé : Vrye
Devise(s) : Jamais soumis ! Toujours libres !
Hymne national : [url=https://www.youtube.com/watch?v=Y8w0maoLjuY]Chanson de la Liberté[/url]
Régime politique : République parlementaire
Religion officielle : Protestantisme baptiste
Système juridique : Droit romain
Langue nationale : Alekâns
Autres langues officielles : Aucune
Capitale : Vry Haven
Centre économique : Vry Haven
Population : 9 millions
Composition ethnique : 92% Sud-algarbiens et 8% autres.
Composition religieuse : 81% baptistes, 11%catholiques et 8% autres confessions.
Monnaie officielle : Rand libre
Valeur de la monnaie : 1200 rands libres pour 1 unité de référence mondiale
Inflation annuelle : 1%
PIB : 30 milliards d’unité de référence mondiale
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Amaski
[center]II. GÉOGRAPHIE
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Carte de la Province des Six Soeurs
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Carte de la Province de Vry Haven
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Carte de la Province de Hemel
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Carte de la Province de Wysje
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Carte de la Province de Dry Stenen
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Carte de la Province des Six Soeurs
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Carte de la Province de Vry Haven
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Carte de la Province de Hemel
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Carte de la Province de Wysje
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Carte de la Province de Dry Stenen
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Amaski
[center]III. DÉMOGRAPHIE
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/702202era148510415955669.jpg[/img][/center]
Introduction
Avant de connaitre l’histoire et le système politique d’un pays, il est indispensable de se pencher sur sa population.
L’écrasante majorité de la population (92%) est composée de sud-algarbiens, dont deux-tiers sont originaires des territoires de l’actuel Aleka et le tiers restant des régions voisines. Environ 4% de la population peuvent être considérés comme des « indigènes » dans le sens qu’ils ont au moins un parent avec une ascendance autochtone, à savoir d’une personne issue de la population ayant vécu avant l’Age des Découvertes sur les iles. Le reste de la population est composée de groupes ethniques divers et variés venus des quatre coins du monde, tout particulièrement de Dytolia. Cette composition démographique est étroitement liée à l’histoire des iles, à savoir de leur statut de refuge pour les esclaves échappés et les gens fuyant les politiques d’apartheid sur le continent.
Autour de l’an 1900, la population de l’ile est autour de 980 milles âmes. La diffusion de la médecine moderne via l’arrivée de missionnaires chrétiens, favorise au début du siècle une explosion démographique qui conduit à doubler la population de base entre 1900 à 1945. En même temps, le début de la politique anti-aborigène en Aleka provoque un exode massif des populations vers les iles. Dès 1920, des centaines de milliers de refugies arrivent chaque année, conduisant à un apport démographique de presque 2 millions d’individus sur cette période. En 1950, les iles comptent ainsi pas moins de 4 millions d’habitants, entassés dans des taudis et pratiquant une agriculture rudimentaire. La croissance naturelle finira par ralentir dès 1960, mais le flot de refugies accroit notablement la population d’année en année. L’immigration finira par s’estomper autour de 1990 avec la fin de la ségrégation en Aleka. A cette date, les iles comptent 6 millions d’habitants.
Soudainement, à partir de 2014, l’apartheid fait son retour en Aleka, définitivement implémentée en 2016. C’est durant cette période que suite à des vastes troubles et le risque d’une guerre civile, la Brittonie décide de séparer les ilots du dominion d’Aleka et de leur accorder l’indépendance à travers l’Accord de Notingen. Soudainement, l’afflux de refugies depuis le continent détone et conduit à porter la population des iles à 9 millions d’âmes en 2030.
Les grandes métropoles
L’homme est un être social et c’est ainsi que les villes jouent un rôle essentiel dans la constitution d’une nation. Si le Vryheid est en 2030 majoritairement une nation agraire, elle ne compte pas moins de six grandes cités.
La plus importante agglomération est Vry Haven. Cette cité compte 820 mille habitants et réunit une grande partie des principales entreprises et usines du pays. C’est la seule ville à pouvoir se targuer d’avoir une banlieue, même si celle-ci est davantage un bidonville aménagé qu’une véritable structure urbaine pensée et planifiée. Sur la même ile, on trouve aussi Lando Haven et Maelstad, deux cités comptant respectivement 210 milles habitants et 160 milles habitants. L’ile de Vry Haven est ainsi l’ile la plus urbanisée et aussi la plus densément peuplée. Ce fait est dû à la proximité de cette ilot du continent et de son statut subséquent de porte d’entrée pour les migrants et refugies.
Dans la province de Hemel, on compte deux grandes villes. Hemelstad, 90 mille habitants et Hondstad, 75 mille âmes. Les deux cités sont avant tout des grands ports de pêche et des comptoirs pour les navires traversant l’archipel sud-algarbien. Leur proximité avec des volcans fait que ces agglomérations sont également des centres agricoles majeurs. Pas moins qu’un tiers des céréales est produit sur ces deux iles grâce à la fertilité extraordinaire des sols volcaniques.
La dernière ville, Houtstad, compte 50 mille habitants. Elle est une cité particulièrement intéressante car grâce à l’industrie de bois locale, la majeure partie de la ville est conçue en bois et dans une pierre grise qu’on trouve dans la région. Surnommée affectueusement Chalettown par les touristes qui viennent en hiver pour faire des randonnées et des survival games, cette agglomération se distingue par une riche culture d’accueil et par une structure urbaine pas aussi chaotique que les autres centres urbains du pays. Un poète britonn affirma même en 2024 que Houtstad était « probablement la rare cité diffusant une apparence de civilisation dans tout cet archipel foutrement barbare ».
Vry Haven « Liberty City »
Vry Haven est souvent surnommée par les anglophones Liberty City car ayant été fondée et grandit suite aux vagues de refugies venus du continent. La ville est aussi la plus ancienne des agglomérations de Vryheid, sa fondation datant de 1880 quand une dizaine de familles d’anciens esclaves. Ceux-ci s’installèrent dans la région et établirent un village qui deviendra un siècle et demi plus tard un port majeur de la région.
La ville est constituée de deux grandes zones. Au Nord, on retrouve la partie historique de la cité avec des quartiers dominés par des édifices conçus dans un style colonial hérité de l’époque du dominion d’Aleka. C’est également dans cette partie septentrionale de l’espace urbain que se situent les quais et zones portuaires qui forment le coeur de l’économie urbaine. Ce quartier, surnommé le Quartier du Grand Port, se distingue par le monument à la Liberté situé sur une petite ile en face des docks et des principaux sites de transit commercial. Ce quartier est également celui avec la plus grande densité de tavernes de tout genre, parmi eux certains de mauvaise réputation, de toute la ville.
La partie australe de l’agglomération est marquée par des larges zones composées de taudis et d’édifices construits avec hâte et maladresse. Ces quartiers sont peuplés par des familles très pauvres et le plus souvent venues très récemment dans le cadre de la deuxième vague d’apartheid et qui n’ont pas pu trouver de l’emploi. On constate toutefois dans certaines zones, surtout ceux situées près des quartiers du Nord, des débuts d’assainissement et l’émergence de maisons mieux entretenues et édifiées par des gens faisant leur entrée dans la classe moyenne de la cité. Toutefois, cette région reste un foyer de criminalité et de misère sociale qui inquiète les autorités de la commune de Vry Haven presque chaque jour.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=113947VRYHAVEN.png][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_113947VRYHAVEN.png[/img][/url]
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Introduction
Avant de connaitre l’histoire et le système politique d’un pays, il est indispensable de se pencher sur sa population.
L’écrasante majorité de la population (92%) est composée de sud-algarbiens, dont deux-tiers sont originaires des territoires de l’actuel Aleka et le tiers restant des régions voisines. Environ 4% de la population peuvent être considérés comme des « indigènes » dans le sens qu’ils ont au moins un parent avec une ascendance autochtone, à savoir d’une personne issue de la population ayant vécu avant l’Age des Découvertes sur les iles. Le reste de la population est composée de groupes ethniques divers et variés venus des quatre coins du monde, tout particulièrement de Dytolia. Cette composition démographique est étroitement liée à l’histoire des iles, à savoir de leur statut de refuge pour les esclaves échappés et les gens fuyant les politiques d’apartheid sur le continent.
Autour de l’an 1900, la population de l’ile est autour de 980 milles âmes. La diffusion de la médecine moderne via l’arrivée de missionnaires chrétiens, favorise au début du siècle une explosion démographique qui conduit à doubler la population de base entre 1900 à 1945. En même temps, le début de la politique anti-aborigène en Aleka provoque un exode massif des populations vers les iles. Dès 1920, des centaines de milliers de refugies arrivent chaque année, conduisant à un apport démographique de presque 2 millions d’individus sur cette période. En 1950, les iles comptent ainsi pas moins de 4 millions d’habitants, entassés dans des taudis et pratiquant une agriculture rudimentaire. La croissance naturelle finira par ralentir dès 1960, mais le flot de refugies accroit notablement la population d’année en année. L’immigration finira par s’estomper autour de 1990 avec la fin de la ségrégation en Aleka. A cette date, les iles comptent 6 millions d’habitants.
Soudainement, à partir de 2014, l’apartheid fait son retour en Aleka, définitivement implémentée en 2016. C’est durant cette période que suite à des vastes troubles et le risque d’une guerre civile, la Brittonie décide de séparer les ilots du dominion d’Aleka et de leur accorder l’indépendance à travers l’Accord de Notingen. Soudainement, l’afflux de refugies depuis le continent détone et conduit à porter la population des iles à 9 millions d’âmes en 2030.
Les grandes métropoles
L’homme est un être social et c’est ainsi que les villes jouent un rôle essentiel dans la constitution d’une nation. Si le Vryheid est en 2030 majoritairement une nation agraire, elle ne compte pas moins de six grandes cités.
La plus importante agglomération est Vry Haven. Cette cité compte 820 mille habitants et réunit une grande partie des principales entreprises et usines du pays. C’est la seule ville à pouvoir se targuer d’avoir une banlieue, même si celle-ci est davantage un bidonville aménagé qu’une véritable structure urbaine pensée et planifiée. Sur la même ile, on trouve aussi Lando Haven et Maelstad, deux cités comptant respectivement 210 milles habitants et 160 milles habitants. L’ile de Vry Haven est ainsi l’ile la plus urbanisée et aussi la plus densément peuplée. Ce fait est dû à la proximité de cette ilot du continent et de son statut subséquent de porte d’entrée pour les migrants et refugies.
Dans la province de Hemel, on compte deux grandes villes. Hemelstad, 90 mille habitants et Hondstad, 75 mille âmes. Les deux cités sont avant tout des grands ports de pêche et des comptoirs pour les navires traversant l’archipel sud-algarbien. Leur proximité avec des volcans fait que ces agglomérations sont également des centres agricoles majeurs. Pas moins qu’un tiers des céréales est produit sur ces deux iles grâce à la fertilité extraordinaire des sols volcaniques.
La dernière ville, Houtstad, compte 50 mille habitants. Elle est une cité particulièrement intéressante car grâce à l’industrie de bois locale, la majeure partie de la ville est conçue en bois et dans une pierre grise qu’on trouve dans la région. Surnommée affectueusement Chalettown par les touristes qui viennent en hiver pour faire des randonnées et des survival games, cette agglomération se distingue par une riche culture d’accueil et par une structure urbaine pas aussi chaotique que les autres centres urbains du pays. Un poète britonn affirma même en 2024 que Houtstad était « probablement la rare cité diffusant une apparence de civilisation dans tout cet archipel foutrement barbare ».
Vry Haven « Liberty City »
Vry Haven est souvent surnommée par les anglophones Liberty City car ayant été fondée et grandit suite aux vagues de refugies venus du continent. La ville est aussi la plus ancienne des agglomérations de Vryheid, sa fondation datant de 1880 quand une dizaine de familles d’anciens esclaves. Ceux-ci s’installèrent dans la région et établirent un village qui deviendra un siècle et demi plus tard un port majeur de la région.
La ville est constituée de deux grandes zones. Au Nord, on retrouve la partie historique de la cité avec des quartiers dominés par des édifices conçus dans un style colonial hérité de l’époque du dominion d’Aleka. C’est également dans cette partie septentrionale de l’espace urbain que se situent les quais et zones portuaires qui forment le coeur de l’économie urbaine. Ce quartier, surnommé le Quartier du Grand Port, se distingue par le monument à la Liberté situé sur une petite ile en face des docks et des principaux sites de transit commercial. Ce quartier est également celui avec la plus grande densité de tavernes de tout genre, parmi eux certains de mauvaise réputation, de toute la ville.
La partie australe de l’agglomération est marquée par des larges zones composées de taudis et d’édifices construits avec hâte et maladresse. Ces quartiers sont peuplés par des familles très pauvres et le plus souvent venues très récemment dans le cadre de la deuxième vague d’apartheid et qui n’ont pas pu trouver de l’emploi. On constate toutefois dans certaines zones, surtout ceux situées près des quartiers du Nord, des débuts d’assainissement et l’émergence de maisons mieux entretenues et édifiées par des gens faisant leur entrée dans la classe moyenne de la cité. Toutefois, cette région reste un foyer de criminalité et de misère sociale qui inquiète les autorités de la commune de Vry Haven presque chaque jour.
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Amaski
[center]IV. SYSTÈME POLITIQUE
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/299188machiavelli148512110283384.jpg[/img][/center]
Introduction
La politique est l’art de parler beaucoup pour dire peu. En conséquence, tout pays digne de ce nom nécessite des structures solides pour supporter des heures de dialogue inutile et de discours éphémères.
La République de Vryheid est structurée sur le modèle d’une république parlementaire et cela depuis 2016, année de l’indépendance des iles du dominion d’Aleka. Depuis la signature de l’Accord de Notingen en 2016, le Vryheid est un état associé à l’Empire britonn, jouissant d’un statut très particulier qui est ni celui d’un dominion ni d’un état complètement indépendant de l’Empire. Officiellement une république, le Vryheid reconnait le monarque de Britonnie comme son « souverain historique », terme qui accorde au Roi le statut de souverain, sans toutefois lui octroyer officiellement le rang de chef d’Etat. Cet artifice politique est la conséquence de la crise de 2016 et des graves affrontements politiques qui ont eu lieu à l’époque.
Aperçu global
A l’heure actuelle, la politique dans la République de Vryheid est dominée par le Front noir (Fn). Ce parti tiers-mondialiste radical a réussi à lancer en 2014 un vaste mouvement anti-Aleka dans le sillage de la crise provoquée par le rétablissement de l’apartheid. Unissant les forces de la société civile et politique contre les autorités du dominion d’Aleka, le parti réussit à mettre les iles sur la route de l’indépendance pour arriver en 2016 à la signature de l’Accord de Notingen. Fort de ce succès historique et son rôle dans la fondation de la République de Vryheid, le Fn détient actuellement deux-tiers des sièges dans la Chambre des Affranchis, le parlement de la République et contrôle aussi la Présidence à travers d’Andries Wagam, Président et Leader de la République de Vryheid depuis le 1er janvier 2032.
Les trois pouvoirs
La République de Vryheid est organisée selon les principes de la séparation des pouvoirs et de la représentation populaire. Chaque pouvoir est donc indépendant de l’autre même si le droit de nomination est entre les mains du pouvoir législatif, représentant de la volonté du peuple.
Le pouvoir exécutif est détenu par un président élu par le Parlement pour un mandat de six ans. Le Président nomme et révoque le Gouvernement, est le chef des Armées, représente la République à l’extérieur et aussi se charge d’inaugurer les chrysanthèmes. Il peut être destitué par le Parlement à travers d’un vote des quatre-cinquièmes. Le statut du Président est marqué par quelques ambivalences en raison de l’Accord de Notingen qui reconnait le Roi de Britonnie comme « souverain historique » du Vryheid. Toutefois, le Président est usuellement considéré comme le chef d’Etat sauf par quelques monarchistes nostalgiques de l’époque des famines et des épidémies.
Le pouvoir législatif est détenu par la Chambre des Affranchis, un parlement composé de 100 représentants. Chaque province de la République a droit à 10 représentants d’office. Les 50 sièges restants sont distribués en proportion de la population de chaque territoire. Le parlement est renouvelé tous les trois ans par une élection au suffrage universel. Une loi est approuvée avec une majorité absolue et doit être décrétée par le Président. Celui-ci ne possède pas de droit de véto.
Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux autres pouvoirs. A sa tête se trouve la Cour suprême qui est composée de neuf juges nommés par le Parlement pour un mandat de dix ans. Chaque agglomération et province possède un système de tribunaux composé de juges élus par les populations locales. Les habitants peuvent faire recours d’une décision juridique auprès du tribunal provincial et en cas de nécessité auprès de la Cour suprême.
Les principales personnalités
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/281983president148512209575939.jpg[/img]
Andries Wagam
Président de la République
Leader du Fn
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/753677defense148512215178478.jpg[/img]
Gerrit Savana
Ministre de la Défense
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/136966ministreetranger148512213465117.jpg[/img]
Pieter Osana
Ministre des Affaires étrangères
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/829398socialo148512218116326.jpg[/img]
Kort Bana
Président du Parti socialiste
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/648529pastor148512216887577.jpg[/img]
Lars Owana
Pasteur de Vry Haven
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Introduction
La politique est l’art de parler beaucoup pour dire peu. En conséquence, tout pays digne de ce nom nécessite des structures solides pour supporter des heures de dialogue inutile et de discours éphémères.
La République de Vryheid est structurée sur le modèle d’une république parlementaire et cela depuis 2016, année de l’indépendance des iles du dominion d’Aleka. Depuis la signature de l’Accord de Notingen en 2016, le Vryheid est un état associé à l’Empire britonn, jouissant d’un statut très particulier qui est ni celui d’un dominion ni d’un état complètement indépendant de l’Empire. Officiellement une république, le Vryheid reconnait le monarque de Britonnie comme son « souverain historique », terme qui accorde au Roi le statut de souverain, sans toutefois lui octroyer officiellement le rang de chef d’Etat. Cet artifice politique est la conséquence de la crise de 2016 et des graves affrontements politiques qui ont eu lieu à l’époque.
Aperçu global
A l’heure actuelle, la politique dans la République de Vryheid est dominée par le Front noir (Fn). Ce parti tiers-mondialiste radical a réussi à lancer en 2014 un vaste mouvement anti-Aleka dans le sillage de la crise provoquée par le rétablissement de l’apartheid. Unissant les forces de la société civile et politique contre les autorités du dominion d’Aleka, le parti réussit à mettre les iles sur la route de l’indépendance pour arriver en 2016 à la signature de l’Accord de Notingen. Fort de ce succès historique et son rôle dans la fondation de la République de Vryheid, le Fn détient actuellement deux-tiers des sièges dans la Chambre des Affranchis, le parlement de la République et contrôle aussi la Présidence à travers d’Andries Wagam, Président et Leader de la République de Vryheid depuis le 1er janvier 2032.
Les trois pouvoirs
La République de Vryheid est organisée selon les principes de la séparation des pouvoirs et de la représentation populaire. Chaque pouvoir est donc indépendant de l’autre même si le droit de nomination est entre les mains du pouvoir législatif, représentant de la volonté du peuple.
Le pouvoir exécutif est détenu par un président élu par le Parlement pour un mandat de six ans. Le Président nomme et révoque le Gouvernement, est le chef des Armées, représente la République à l’extérieur et aussi se charge d’inaugurer les chrysanthèmes. Il peut être destitué par le Parlement à travers d’un vote des quatre-cinquièmes. Le statut du Président est marqué par quelques ambivalences en raison de l’Accord de Notingen qui reconnait le Roi de Britonnie comme « souverain historique » du Vryheid. Toutefois, le Président est usuellement considéré comme le chef d’Etat sauf par quelques monarchistes nostalgiques de l’époque des famines et des épidémies.
Le pouvoir législatif est détenu par la Chambre des Affranchis, un parlement composé de 100 représentants. Chaque province de la République a droit à 10 représentants d’office. Les 50 sièges restants sont distribués en proportion de la population de chaque territoire. Le parlement est renouvelé tous les trois ans par une élection au suffrage universel. Une loi est approuvée avec une majorité absolue et doit être décrétée par le Président. Celui-ci ne possède pas de droit de véto.
Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux autres pouvoirs. A sa tête se trouve la Cour suprême qui est composée de neuf juges nommés par le Parlement pour un mandat de dix ans. Chaque agglomération et province possède un système de tribunaux composé de juges élus par les populations locales. Les habitants peuvent faire recours d’une décision juridique auprès du tribunal provincial et en cas de nécessité auprès de la Cour suprême.
Les principales personnalités
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Andries Wagam
Président de la République
Leader du Fn
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Gerrit Savana
Ministre de la Défense
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Pieter Osana
Ministre des Affaires étrangères
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Kort Bana
Président du Parti socialiste
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Lars Owana
Pasteur de Vry Haven
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Amaski
[center]V. HISTOIRE
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Introduction
L’Histoire n’est pas écrite par les vainqueurs, mais par les survivants. C’est ainsi que d’âge en âge, ceux qui arrivent à persister dans un monde trouble et chaotique, peuvent se permettre le luxe de créer une mémoire collective, une pensée de leur passée afin de les guider sur le chemin de l’avenir. Les morts et fous de hier deviennent des héros dont la gloire d’outre-tombe illumine les cœurs des patriotes.
Le Vryheid ne fait pas exception à cela. Son histoire est le fruit de sa géographie, de sa culture et de son climat. C’est aussi le reflet de longues luttes et la somme d’innombrables tragédies humaines individuelles qui comme des ruisseaux finissent par former le grand fleuve de l’Histoire nationale.
Genèses
Les iles de Vryheid ont été peuplées depuis toujours, du moins de mémoire d’homme. Les premières populations arrivent depuis le continent sur des radeaux et s’installent sur les iles de Hemel en y formant des communautés profitant de la fertilité des sols locaux. Les études archéologiques ont permis de découvrir les traces d’une ville située auprès du volcan de Hemelstad et qui a été fondée autour de l’an 200 après J.C et abandonnée vers 1200. Plusieurs historiens suggèrent la possibilité d’une éruption volcanique comme cause de l’abandon, mais les études sur cette question sont encore en cours. Ce qu’on sait à l’heure actuelle, c’est qu’il n’a pas eu d’installation humaine majeure à partir de 1200 et donc les iles sont restées très faiblement peuplées par des populations qui deviendront autour de l’an 1500 les populations indigènes de ces ilots.
La période dite préhistorique se termine en 1524 avec l’arrivée du premier explorateur de Dytolia. C’est également l’année où éclate une première épidémie de variole qui décimera une grande partie de la population autochtone et, d’une manière tragique, ouvrira la route à une nouvelle colonisation venue depuis le continent.
Age des Découvertes (1524-1820)
Vasco de Pinot, explorateur dytolien et alcoolique à ses heures perdues, arrive sur les côtes de Hemel le 15 septembre 1524. En quête d’une nouvelle route vers l’Orient, Vasco de Pinot installe un comptoir sur ce qui deviendra plus tard la cité de Hemelstad. Ce comptoir aura un rôle majeur car il sera le principal lieu de diffusion du christianisme et de la variole dans les iles de Vryheid. En 1531, revenant d’une mission d’exploration, Vasco de Pinot fait ériger un fort sur les hauteurs du comptoir, forteresse qui existe encore aujourd’hui et qui peut être visitée par les touristes occidentaux, venus admirer ce chef d’œuvre dytolien en terre australe.
En 1618, le comptoir est cédé à une autre puissance dytolienne dans le cadre d’un conflit interne à ce continent. Ce changement politique aura pour conséquence la diminution de la présence occidentale sur les îles. En même temps, le développement de la traite négrière engendre un mouvement de population venant du continent vers les iles. Un nombre croissant d’Algarbiens noirs réussissant à s’échapper des comptoirs occidentaux fuient vers les iles où la faible présence occidentale et l’isolation géographique les protège de toute persécution. C’est le début de la naissance des premiers villages et communautés agricoles organisées sur les iles après quatre siècles de désorganisation et de baisse démographique. En 1650, l’ile ne compte pas moins de 30 milles habitants, une prouesse majeure pour cette région détruite par la dévastatrice épidémie de variole de 1524.
Domination britonne (1820-1907)
La situation restera relativement calme jusqu’à l’arrivée de l’Empire britonn qui s’empare des iles de Vryheid en 1820. La Britonnie étend son emprise dans la région en profitant des troubles politiques et militaires en Aleka. Les iles servent alors de base arrière pour les navires et les troupes impériales. Le comptoir sur Hemel devient au fil du temps une base militaire majeure, soutenant les opérations en Aleka. En 1843, l’Aleka est envahi et intègre définitivement l’Empire britonn. Administrativement, les iles sont unies à la colonie d’Aleka, mais l’importance militaire des ilots fait qu’elles restent de facto en dehors de la juridiction des autorités coloniales d’Aleka. Pendant cette période, l’afflux d’esclaves échappés ne cesse de croitre. La fin de l’esclavage en 1845 dans les colonies britonnes, donc aussi l’Aleka, poussera des dizaines de milliers d’esclaves désormais affranchis vers les îles, fuyant leurs anciens maitres furieux de ne recevoir aucune compensation de la part du gouvernement britonn.
Durant le reste du siècle, l’Aleka sera une source perpétuelle de révolte et de soucis. Cela renforcera l’importance militaire des iles de Vryheid et donnera de facto aux populations locales une indépendance politique. Alors que la vie se durcit pour les Algarbiens noirs en Aleka, le nombre de refugies croit davantage chaque année sur les iles de Vryheid. Lentement, les premières villes émergent. La première de ces villes, Vry Haven, fondée par des esclaves échappés, finira par devenir la porte d’entrée pour presque tous les refugies venant du continent.
Exodus (1907 – 1987)
En 1907, l’Aleka devient une république sous la protection de la Couronne britonne. Officiellement, les iles de Vryheid intègrent cette nouvelle construction politique, mais la Britonnie s’assure d’avoir une mainmise sur ces ilots d’une grande importance militaire. La base navale de Hemelstad devient la capitale officieuse des iles, les Britonns jouant sur l’antagonisme des populations envers le Gouvernement d’Aleka.
L’esclavage persistant dans la région en dehors d’Aleka, les iles continuent durant ce début de siècle d’être un lieu de refuge pour les esclaves échappés. L’afflux de migrants prend une ampleur tragique à partir de 1950 quand le Parti National d’Aleka commence à instaurer une série de lois ségrégationnistes. Les iles, peuplées presque exclusivement d’Algarbiens noirs, deviennent de plus à plus difficile à gouverner. Les Britonns imposent alors au Gouvernement d’Aleka d’exclure les iles de Vryheid de la politique ségrégationniste. L’afflux de migrants continue d’augmenter et s’interrompra que vers 1987 quand la politique ségrégationniste commence à s’estomper.
Cette période, surnommée par certains l’époque de l’Exodus, met la base pour la crise de 2014-2016. La diffusion du christianisme, surtout du protestantisme baptiste, génère une classe de pasteurs noirs qui prend la parole contre le Gouvernement d’Aleka et l’Apartheid. En conséquence, une culture de méfiance et même de haine envers l’Aleka et l’Occident s’installe parmi la population, surtout dans la presse écrite et la culture de cabarets. Également, les migrants venus du continent ne font qu’accentuer ce climat et servent de catalyseur pour ce qui nourrira la révolte de 2016.
Juges (1987-2014)
Si la situation sociale n’explose pas avant 2016, c’est surtout dû à la période de détente qui s’installe entre 1987 et 2014. La fin de la ségrégation met non seulement un terme à l’afflux massif de refugies, mais aussi permet de calmer les esprits sur les iles de Vryheid. Toutefois, cette détente sociale n’est pas sans importance pour comprendre comment une poignée d’ilots arrivent à se séparer de l’Aleka en 2016.
En 1987, les iles débordent de refugies. L’arrêt de l’afflux permet de gérer cette masse humaine et de les installer sans devoir agir dans l’urgence. Ce n’est donc pas une surprise que durant cette période, la majeure partie des villes soient créées ou grandissent à grande vitesse. C’est également l’époque d’un certain développement agricole, piscicole et industriel. En somme, les iles deviennent capables de générer de la richesse et d’offrir une vie plus ou moins moderne. Cela est particulièrement remarqué avec l’arrivée du téléphone public en 1992.
La situation politique reste toutefois délicate. Les autorités britonnes affichent leur volonté d’être les juges dans les relations complexes entre les iles et le reste de l’Aleka. Ce désir d’éviter des trop grandes tensions entre les territoires d’Aleka n’est pas innocent. Les iles regorgent d’hydro-carburants et la base navale reste d’une grande importance alors que le monde semble désormais devenir plus grand et imprévisible pour la Britonnie. Protégés par la volonté de la Britonnie d’être le grand juge de la région, les iles établissent la fondation économique et politique pour l’indépendance. Sans se rendre compte, la Britonnie finira par créer les bases qui anéantiront ses ambitions régionales.
Révélation (2014-2017)
A partir de 2014, le danger d’une restauration de l’apartheid plane en Aleka. Celui-ci met non seulement un terme à l’époque relativement calme qui suit la fin du premier apartheid, mais lance le processus qui conduira à l’indépendance des iles. Dans le sillage des premières protestations de 2014, se forme le Parti noir, un mouvement social et politique qui adoptera une posture pro-indépendance et libertaire. Le Gouvernement de l’Aleka devient ainsi pour beaucoup le grand ennemi et les premières émeutes débutent fin 2014.
Quand l’Apartheid est officiellement restauré en 2016, la situation dégénère. Les iles sont secouées par des soulèvements presque quotidiens. Les représentants de l’Aleka et de la Britonnie se font attaqués dans la rue et n’osent plus quitter les bâtiments officiels sans escorte. Durant le printemps 2016, les premiers commissariat et édifices publics sont pris d’assaut. Entre temps, le Parti noir, dirigé par Maxen Wouata, met sur pied une milice dans les principales villes. C’est ainsi que des quartiers entiers sortent du contrôle des autorités. L’apogée de la crise a lieu le 14 septembre 2016 quand la base navale de Hemelstad est prise d’assaut et la garnison massacrée.
Le Gouvernement de Britonnie, voyant ses intérêts dans la région menacés, intervient dans la crise, empêchant les autorités de l’Aleka d’intervenir militairement sur l’ile. Tentant d’éviter le pire, la Britonnie impose sa médiation et négocie avec le Parti noir, à ce stade la première force politique des iles, l’indépendance du Vryheid. Le 24 décembre 2016, l’Accord de Notingen sort les iles de Vryheid de l’Aleka et les transforme en une république de facto indépendante.
Résurrection (2017-2032)
Dès 2017, la République de Vryheid s’engage dans la reconstruction des villes ravagées par les émeutes et les combats de rue. C’est aussi l’époque de la mise en place de son système politique. Rapidement, le Parti noir s’impose comme l’acteur principal de cette résurrection nationale en établissant une république parlementaire dirigée par les idées libertaires. Haineux d’un pouvoir central alekien despotique, le premier président de la république, Maxen Wouata, affirme sa volonté de ne jamais laisser l’Etat avoir à nouveau l’opportunité de remettre sa population en chaînes.
C’est ainsi que la Chambre des Affranchis, parlement de la République, se voit conféré le pouvoir de nomination du président et des juges de la Cour suprême. « La volonté du peuple, rien que la volonté du peuple » est la phrase martelée par Wouata durant les débats préparant la nouvelle constitution. En même temps, le Gouvernement est réduit à ses fonctions essentielles, laissant le champ libre à l’initiative privée qui, selon Wouata, doit avoir pour seul encadrement la « juste raison » et « le regard de Dieu ». Seule exception à cette règle : les ressources miniers et des hydrocarbures. Conscient de l’appétit de certaines entreprises internationales pour les richesses du Vryheid, ces ressources stratégiques sont mis sous contrôle de l’Etat car, ainsi Wouata, « ces trésors sont trop précieux pour être laissés entre les mains d’âmes versatiles ». Dans la confidence, Wouata affirme même que les hydrocarbures pourraient servir à financer les infrastructures indispensables au pays.
Régnant pendant 15 ans en homme fort incontesté de la République, Maxen Wouata meurt d’un cancer le dernier vendredi de l’année 2031 après trois longues journées d’agonie. Le 1er janvier suivant, Andries Wagam est nommé par la Maison des Affranchis comme nouvel Président de la République. C’est la fin de l’époque de la Résurrection.
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Introduction
L’Histoire n’est pas écrite par les vainqueurs, mais par les survivants. C’est ainsi que d’âge en âge, ceux qui arrivent à persister dans un monde trouble et chaotique, peuvent se permettre le luxe de créer une mémoire collective, une pensée de leur passée afin de les guider sur le chemin de l’avenir. Les morts et fous de hier deviennent des héros dont la gloire d’outre-tombe illumine les cœurs des patriotes.
Le Vryheid ne fait pas exception à cela. Son histoire est le fruit de sa géographie, de sa culture et de son climat. C’est aussi le reflet de longues luttes et la somme d’innombrables tragédies humaines individuelles qui comme des ruisseaux finissent par former le grand fleuve de l’Histoire nationale.
Genèses
Les iles de Vryheid ont été peuplées depuis toujours, du moins de mémoire d’homme. Les premières populations arrivent depuis le continent sur des radeaux et s’installent sur les iles de Hemel en y formant des communautés profitant de la fertilité des sols locaux. Les études archéologiques ont permis de découvrir les traces d’une ville située auprès du volcan de Hemelstad et qui a été fondée autour de l’an 200 après J.C et abandonnée vers 1200. Plusieurs historiens suggèrent la possibilité d’une éruption volcanique comme cause de l’abandon, mais les études sur cette question sont encore en cours. Ce qu’on sait à l’heure actuelle, c’est qu’il n’a pas eu d’installation humaine majeure à partir de 1200 et donc les iles sont restées très faiblement peuplées par des populations qui deviendront autour de l’an 1500 les populations indigènes de ces ilots.
La période dite préhistorique se termine en 1524 avec l’arrivée du premier explorateur de Dytolia. C’est également l’année où éclate une première épidémie de variole qui décimera une grande partie de la population autochtone et, d’une manière tragique, ouvrira la route à une nouvelle colonisation venue depuis le continent.
Age des Découvertes (1524-1820)
Vasco de Pinot, explorateur dytolien et alcoolique à ses heures perdues, arrive sur les côtes de Hemel le 15 septembre 1524. En quête d’une nouvelle route vers l’Orient, Vasco de Pinot installe un comptoir sur ce qui deviendra plus tard la cité de Hemelstad. Ce comptoir aura un rôle majeur car il sera le principal lieu de diffusion du christianisme et de la variole dans les iles de Vryheid. En 1531, revenant d’une mission d’exploration, Vasco de Pinot fait ériger un fort sur les hauteurs du comptoir, forteresse qui existe encore aujourd’hui et qui peut être visitée par les touristes occidentaux, venus admirer ce chef d’œuvre dytolien en terre australe.
En 1618, le comptoir est cédé à une autre puissance dytolienne dans le cadre d’un conflit interne à ce continent. Ce changement politique aura pour conséquence la diminution de la présence occidentale sur les îles. En même temps, le développement de la traite négrière engendre un mouvement de population venant du continent vers les iles. Un nombre croissant d’Algarbiens noirs réussissant à s’échapper des comptoirs occidentaux fuient vers les iles où la faible présence occidentale et l’isolation géographique les protège de toute persécution. C’est le début de la naissance des premiers villages et communautés agricoles organisées sur les iles après quatre siècles de désorganisation et de baisse démographique. En 1650, l’ile ne compte pas moins de 30 milles habitants, une prouesse majeure pour cette région détruite par la dévastatrice épidémie de variole de 1524.
Domination britonne (1820-1907)
La situation restera relativement calme jusqu’à l’arrivée de l’Empire britonn qui s’empare des iles de Vryheid en 1820. La Britonnie étend son emprise dans la région en profitant des troubles politiques et militaires en Aleka. Les iles servent alors de base arrière pour les navires et les troupes impériales. Le comptoir sur Hemel devient au fil du temps une base militaire majeure, soutenant les opérations en Aleka. En 1843, l’Aleka est envahi et intègre définitivement l’Empire britonn. Administrativement, les iles sont unies à la colonie d’Aleka, mais l’importance militaire des ilots fait qu’elles restent de facto en dehors de la juridiction des autorités coloniales d’Aleka. Pendant cette période, l’afflux d’esclaves échappés ne cesse de croitre. La fin de l’esclavage en 1845 dans les colonies britonnes, donc aussi l’Aleka, poussera des dizaines de milliers d’esclaves désormais affranchis vers les îles, fuyant leurs anciens maitres furieux de ne recevoir aucune compensation de la part du gouvernement britonn.
Durant le reste du siècle, l’Aleka sera une source perpétuelle de révolte et de soucis. Cela renforcera l’importance militaire des iles de Vryheid et donnera de facto aux populations locales une indépendance politique. Alors que la vie se durcit pour les Algarbiens noirs en Aleka, le nombre de refugies croit davantage chaque année sur les iles de Vryheid. Lentement, les premières villes émergent. La première de ces villes, Vry Haven, fondée par des esclaves échappés, finira par devenir la porte d’entrée pour presque tous les refugies venant du continent.
Exodus (1907 – 1987)
En 1907, l’Aleka devient une république sous la protection de la Couronne britonne. Officiellement, les iles de Vryheid intègrent cette nouvelle construction politique, mais la Britonnie s’assure d’avoir une mainmise sur ces ilots d’une grande importance militaire. La base navale de Hemelstad devient la capitale officieuse des iles, les Britonns jouant sur l’antagonisme des populations envers le Gouvernement d’Aleka.
L’esclavage persistant dans la région en dehors d’Aleka, les iles continuent durant ce début de siècle d’être un lieu de refuge pour les esclaves échappés. L’afflux de migrants prend une ampleur tragique à partir de 1950 quand le Parti National d’Aleka commence à instaurer une série de lois ségrégationnistes. Les iles, peuplées presque exclusivement d’Algarbiens noirs, deviennent de plus à plus difficile à gouverner. Les Britonns imposent alors au Gouvernement d’Aleka d’exclure les iles de Vryheid de la politique ségrégationniste. L’afflux de migrants continue d’augmenter et s’interrompra que vers 1987 quand la politique ségrégationniste commence à s’estomper.
Cette période, surnommée par certains l’époque de l’Exodus, met la base pour la crise de 2014-2016. La diffusion du christianisme, surtout du protestantisme baptiste, génère une classe de pasteurs noirs qui prend la parole contre le Gouvernement d’Aleka et l’Apartheid. En conséquence, une culture de méfiance et même de haine envers l’Aleka et l’Occident s’installe parmi la population, surtout dans la presse écrite et la culture de cabarets. Également, les migrants venus du continent ne font qu’accentuer ce climat et servent de catalyseur pour ce qui nourrira la révolte de 2016.
Juges (1987-2014)
Si la situation sociale n’explose pas avant 2016, c’est surtout dû à la période de détente qui s’installe entre 1987 et 2014. La fin de la ségrégation met non seulement un terme à l’afflux massif de refugies, mais aussi permet de calmer les esprits sur les iles de Vryheid. Toutefois, cette détente sociale n’est pas sans importance pour comprendre comment une poignée d’ilots arrivent à se séparer de l’Aleka en 2016.
En 1987, les iles débordent de refugies. L’arrêt de l’afflux permet de gérer cette masse humaine et de les installer sans devoir agir dans l’urgence. Ce n’est donc pas une surprise que durant cette période, la majeure partie des villes soient créées ou grandissent à grande vitesse. C’est également l’époque d’un certain développement agricole, piscicole et industriel. En somme, les iles deviennent capables de générer de la richesse et d’offrir une vie plus ou moins moderne. Cela est particulièrement remarqué avec l’arrivée du téléphone public en 1992.
La situation politique reste toutefois délicate. Les autorités britonnes affichent leur volonté d’être les juges dans les relations complexes entre les iles et le reste de l’Aleka. Ce désir d’éviter des trop grandes tensions entre les territoires d’Aleka n’est pas innocent. Les iles regorgent d’hydro-carburants et la base navale reste d’une grande importance alors que le monde semble désormais devenir plus grand et imprévisible pour la Britonnie. Protégés par la volonté de la Britonnie d’être le grand juge de la région, les iles établissent la fondation économique et politique pour l’indépendance. Sans se rendre compte, la Britonnie finira par créer les bases qui anéantiront ses ambitions régionales.
Révélation (2014-2017)
A partir de 2014, le danger d’une restauration de l’apartheid plane en Aleka. Celui-ci met non seulement un terme à l’époque relativement calme qui suit la fin du premier apartheid, mais lance le processus qui conduira à l’indépendance des iles. Dans le sillage des premières protestations de 2014, se forme le Parti noir, un mouvement social et politique qui adoptera une posture pro-indépendance et libertaire. Le Gouvernement de l’Aleka devient ainsi pour beaucoup le grand ennemi et les premières émeutes débutent fin 2014.
Quand l’Apartheid est officiellement restauré en 2016, la situation dégénère. Les iles sont secouées par des soulèvements presque quotidiens. Les représentants de l’Aleka et de la Britonnie se font attaqués dans la rue et n’osent plus quitter les bâtiments officiels sans escorte. Durant le printemps 2016, les premiers commissariat et édifices publics sont pris d’assaut. Entre temps, le Parti noir, dirigé par Maxen Wouata, met sur pied une milice dans les principales villes. C’est ainsi que des quartiers entiers sortent du contrôle des autorités. L’apogée de la crise a lieu le 14 septembre 2016 quand la base navale de Hemelstad est prise d’assaut et la garnison massacrée.
Le Gouvernement de Britonnie, voyant ses intérêts dans la région menacés, intervient dans la crise, empêchant les autorités de l’Aleka d’intervenir militairement sur l’ile. Tentant d’éviter le pire, la Britonnie impose sa médiation et négocie avec le Parti noir, à ce stade la première force politique des iles, l’indépendance du Vryheid. Le 24 décembre 2016, l’Accord de Notingen sort les iles de Vryheid de l’Aleka et les transforme en une république de facto indépendante.
Résurrection (2017-2032)
Dès 2017, la République de Vryheid s’engage dans la reconstruction des villes ravagées par les émeutes et les combats de rue. C’est aussi l’époque de la mise en place de son système politique. Rapidement, le Parti noir s’impose comme l’acteur principal de cette résurrection nationale en établissant une république parlementaire dirigée par les idées libertaires. Haineux d’un pouvoir central alekien despotique, le premier président de la république, Maxen Wouata, affirme sa volonté de ne jamais laisser l’Etat avoir à nouveau l’opportunité de remettre sa population en chaînes.
C’est ainsi que la Chambre des Affranchis, parlement de la République, se voit conféré le pouvoir de nomination du président et des juges de la Cour suprême. « La volonté du peuple, rien que la volonté du peuple » est la phrase martelée par Wouata durant les débats préparant la nouvelle constitution. En même temps, le Gouvernement est réduit à ses fonctions essentielles, laissant le champ libre à l’initiative privée qui, selon Wouata, doit avoir pour seul encadrement la « juste raison » et « le regard de Dieu ». Seule exception à cette règle : les ressources miniers et des hydrocarbures. Conscient de l’appétit de certaines entreprises internationales pour les richesses du Vryheid, ces ressources stratégiques sont mis sous contrôle de l’Etat car, ainsi Wouata, « ces trésors sont trop précieux pour être laissés entre les mains d’âmes versatiles ». Dans la confidence, Wouata affirme même que les hydrocarbures pourraient servir à financer les infrastructures indispensables au pays.
Régnant pendant 15 ans en homme fort incontesté de la République, Maxen Wouata meurt d’un cancer le dernier vendredi de l’année 2031 après trois longues journées d’agonie. Le 1er janvier suivant, Andries Wagam est nommé par la Maison des Affranchis comme nouvel Président de la République. C’est la fin de l’époque de la Résurrection.