Médias et actualités
-
Otto
[center]Du Libéralisme, de la Modernité et de la Tradition
Fidelis - édition du 10 décembre 2031 - 2 écus impériaux[/center]
L'abbé Joseph-Sébastien Wonck d'Estraul est le troisième fils d'une famille de la petite noblesse du Montbasonnais originaire d'Osthurie. Gradué d'histoire de l'Université Catholique de Montbason, il est connu pour ses publications condamnant la Modernité et le Libéralisme et faisant l'éloge de la Tradition. Nous lui cédons aujourd'hui un éditorial afin de répondre aux insinuations du journal cartaginois Cartagine Soir.
Le Saint-Empire est accusé par certains d'être la fange de notre monde. D'être au côté d'autres Royaumes chrétiens comme le Thorval ou l'Osthurie un isolat vieillissant, refusant obstinément la Modernité. Ces gens-là n'ont pas tort. Oui, le Saint-Empire refuse la Modernité. Mais peut-on réellement nous le reprocher ? Est-ce réellement un défaut de refuser tout détruire ? Car au fond, qu'est-ce que la Modernité que nous refusons ?
La Modernité, c'est d'abord le libéralisme économique et le mondialisme acharné prôné par les puissances de l'argent. Le Libéralisme est fondamentalement opposé à nos idéaux chrétiens. En effet, le Libéralisme est une idéologie économique ayant une influence politique majeure. Le Libéralisme chasse Dieu et le Prince de la vie économique ; en effet, il ne souffre aucune réglementation, qu'elle soit morale ou politique. Ainsi, la morale chrétienne qui interdit l'usure, soit le fait de gagner de l'argent sans effort, et la morale corporative qui protège l'ouvrier contre les colères injustifiés d'un employeur obsédé par le bénéfice et du consommateur pingre, sont abolis, détruits par le Libéralisme. Et lorsque l'Eglise et la Monarchie reculent sur ce point, abandonnent l'économie entre les mains des puissances de l'argent, alors ils n'auront d'autres choix à terme de leur abandonner également le pouvoir politique.
C'est en effet ce que nous constatons en Alfranie aujourd'hui. Cette puissance mahométane a fait sa fortune grâce au pétrole. Dans ce pays, les puissances de l'argent ont beau être "nationale" (si l'on considère que l'argent a des frontières évidemment), elles entament un démantèlement de l’État monarchique. Enfin, le Sultanat n'est pas une Monarchie chrétienne ; à partir de-là, il n'est guère surprenant de la voir sombrer dans le péché. Mais en Dytolie même, d'autres monarchies ont sombrés dans le libéralisme et sont aujourd'hui dans un état déplorable. La perfide Britonnie en est l'exemple le plus frappant. La gracieuse monarchie est tombée dans l'erreur du protestantisme au XVIème siècle, ce qui a amené ensuite à la destruction du système corporatiste au XVIIIème siècle. Nous voyons bien aujourd'hui où cela mène le Royaume. La Britonnie propre est un pays où les mineurs voient leurs protections sociales menacés par la montée en puissance d'une folle au service des grands capitaux. Dans ses colonies, le gouvernement de Son Altesse n'est plus capable de tenir l'ordre : elle laisse ses sujets s'entretuer comme on le voit en Aleka.
Nous pourrions entamer une longue et désolante litanie des pays ravagés par le Libéralisme et la Modernité, mais cela ne serait pas utile. Même des pays autrefois catholiques ont sombré dans ces erreurs.
Enfin, ne nous lamentons pas. Nous sommes fiers de notre attachement à la Tradition. Notre pays n'est certes pas le plus riche, le plus grand, le plus puissants. Il ne compte pas les plus grandes fortunes du globe, ni les célébrités les plus photographiés, ni les romanciers les plus lus. On peut dire que le Saint-Empire est un État en retard sur son temps, réactionnaire, passéiste ; et bien sachez que nous ne refusons pas ces adjectifs. Si ils sont synonymes pour vous de renoncement à la Modernité et au Libéralisme, alors nous les porterons comme autant de médaille sur notre poitrine.
Je conclurai simplement cette humble tribune en rappelant le titre de ce journal : Fidelis. Soyons fidèles aux cinq piliers de notre société : Dieu le premier, l'Empereur ensuite, notre famille, notre province et nos corps sociaux.
Gardons la Tradition.
Fidelis - édition du 10 décembre 2031 - 2 écus impériaux[/center]
L'abbé Joseph-Sébastien Wonck d'Estraul est le troisième fils d'une famille de la petite noblesse du Montbasonnais originaire d'Osthurie. Gradué d'histoire de l'Université Catholique de Montbason, il est connu pour ses publications condamnant la Modernité et le Libéralisme et faisant l'éloge de la Tradition. Nous lui cédons aujourd'hui un éditorial afin de répondre aux insinuations du journal cartaginois Cartagine Soir.
Le Saint-Empire est accusé par certains d'être la fange de notre monde. D'être au côté d'autres Royaumes chrétiens comme le Thorval ou l'Osthurie un isolat vieillissant, refusant obstinément la Modernité. Ces gens-là n'ont pas tort. Oui, le Saint-Empire refuse la Modernité. Mais peut-on réellement nous le reprocher ? Est-ce réellement un défaut de refuser tout détruire ? Car au fond, qu'est-ce que la Modernité que nous refusons ?
La Modernité, c'est d'abord le libéralisme économique et le mondialisme acharné prôné par les puissances de l'argent. Le Libéralisme est fondamentalement opposé à nos idéaux chrétiens. En effet, le Libéralisme est une idéologie économique ayant une influence politique majeure. Le Libéralisme chasse Dieu et le Prince de la vie économique ; en effet, il ne souffre aucune réglementation, qu'elle soit morale ou politique. Ainsi, la morale chrétienne qui interdit l'usure, soit le fait de gagner de l'argent sans effort, et la morale corporative qui protège l'ouvrier contre les colères injustifiés d'un employeur obsédé par le bénéfice et du consommateur pingre, sont abolis, détruits par le Libéralisme. Et lorsque l'Eglise et la Monarchie reculent sur ce point, abandonnent l'économie entre les mains des puissances de l'argent, alors ils n'auront d'autres choix à terme de leur abandonner également le pouvoir politique.
C'est en effet ce que nous constatons en Alfranie aujourd'hui. Cette puissance mahométane a fait sa fortune grâce au pétrole. Dans ce pays, les puissances de l'argent ont beau être "nationale" (si l'on considère que l'argent a des frontières évidemment), elles entament un démantèlement de l’État monarchique. Enfin, le Sultanat n'est pas une Monarchie chrétienne ; à partir de-là, il n'est guère surprenant de la voir sombrer dans le péché. Mais en Dytolie même, d'autres monarchies ont sombrés dans le libéralisme et sont aujourd'hui dans un état déplorable. La perfide Britonnie en est l'exemple le plus frappant. La gracieuse monarchie est tombée dans l'erreur du protestantisme au XVIème siècle, ce qui a amené ensuite à la destruction du système corporatiste au XVIIIème siècle. Nous voyons bien aujourd'hui où cela mène le Royaume. La Britonnie propre est un pays où les mineurs voient leurs protections sociales menacés par la montée en puissance d'une folle au service des grands capitaux. Dans ses colonies, le gouvernement de Son Altesse n'est plus capable de tenir l'ordre : elle laisse ses sujets s'entretuer comme on le voit en Aleka.
Nous pourrions entamer une longue et désolante litanie des pays ravagés par le Libéralisme et la Modernité, mais cela ne serait pas utile. Même des pays autrefois catholiques ont sombré dans ces erreurs.
Enfin, ne nous lamentons pas. Nous sommes fiers de notre attachement à la Tradition. Notre pays n'est certes pas le plus riche, le plus grand, le plus puissants. Il ne compte pas les plus grandes fortunes du globe, ni les célébrités les plus photographiés, ni les romanciers les plus lus. On peut dire que le Saint-Empire est un État en retard sur son temps, réactionnaire, passéiste ; et bien sachez que nous ne refusons pas ces adjectifs. Si ils sont synonymes pour vous de renoncement à la Modernité et au Libéralisme, alors nous les porterons comme autant de médaille sur notre poitrine.
Je conclurai simplement cette humble tribune en rappelant le titre de ce journal : Fidelis. Soyons fidèles aux cinq piliers de notre société : Dieu le premier, l'Empereur ensuite, notre famille, notre province et nos corps sociaux.
Gardons la Tradition.
-
Otto
[center]-= La Hanse =-
Revue de l'actualité internationale
L’Arpitan- édition du 12 novembre 2031 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
Du viol organisé
La coalition internationale luttant en Ashurdabad contre les nationalistes shuktènes, dont les droits n'étaient pas garantis jusque là par la Principauté, se fait désormais la défenseuse du viol organisée. En effet, dans les zones dites libérées par la coalition, les soudards financés par un conglomérat international, violent les populations locales sous le regard bienveillant des officiers qui leurs offrent des préservatifs. En effet, il serait tout de même bête qu'une femme violée se retrouve en plus mère, pouvant ainsi témoigner de son viol...
L'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Sébastien, parrainé par le Saint-Empereur, pourrait envoyer des médecins et des observateurs en Ashurdabad et en Shukténie dans les prochains jours, afin d'aider les populations civiles et de mettre fin aux exactions militaires.
Un réveil des Premières Nations... sans reconnaissance pour le Nouvel-Arsois
Depuis plusieurs semaines, on apprend en Olgarie que des Etats dirigés par les Premières Nations relèvent la tête et veulent à nouveau compter dans le concert des nations. Cela serait une bonne nouvelle... si elles ne se tournaient pas vers la perfide Britonnie et ses colonies comme la Nouvelle-Gallesterre ou les Etats-Fédérés, tout deux responsables d'un véritable génocide indigène entre les XVIIème et le XIXème siècle. Le Nouvel-Arsois, seul pays d'Olgarie où les blancs et les indigènes ont pus s'unir est par contre complètement oublié par ces pays émergents. Un oubli qui pourrait coûter cher en terme de soutien international pour ces pays qui viennent de perdre un allié de poids.
Revue de l'actualité internationale
L’Arpitan- édition du 12 novembre 2031 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
Du viol organisé
La coalition internationale luttant en Ashurdabad contre les nationalistes shuktènes, dont les droits n'étaient pas garantis jusque là par la Principauté, se fait désormais la défenseuse du viol organisée. En effet, dans les zones dites libérées par la coalition, les soudards financés par un conglomérat international, violent les populations locales sous le regard bienveillant des officiers qui leurs offrent des préservatifs. En effet, il serait tout de même bête qu'une femme violée se retrouve en plus mère, pouvant ainsi témoigner de son viol...
L'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Sébastien, parrainé par le Saint-Empereur, pourrait envoyer des médecins et des observateurs en Ashurdabad et en Shukténie dans les prochains jours, afin d'aider les populations civiles et de mettre fin aux exactions militaires.
Un réveil des Premières Nations... sans reconnaissance pour le Nouvel-Arsois
Depuis plusieurs semaines, on apprend en Olgarie que des Etats dirigés par les Premières Nations relèvent la tête et veulent à nouveau compter dans le concert des nations. Cela serait une bonne nouvelle... si elles ne se tournaient pas vers la perfide Britonnie et ses colonies comme la Nouvelle-Gallesterre ou les Etats-Fédérés, tout deux responsables d'un véritable génocide indigène entre les XVIIème et le XIXème siècle. Le Nouvel-Arsois, seul pays d'Olgarie où les blancs et les indigènes ont pus s'unir est par contre complètement oublié par ces pays émergents. Un oubli qui pourrait coûter cher en terme de soutien international pour ces pays qui viennent de perdre un allié de poids.
-
Otto
[center]L'oeuvre des Trinitaires en faveur des Amarantines
Fidelis - édition du 12 décembre 2031 - 2 écus impériaux[/center]
[center][img]http://www.cjpr.ca/wp-content/uploads/2013/05/les-trinitaires.jpg[/img]
Communauté de la Maison Saint-Augustin-de-Cartagina[/center]
L'Ordre de la Très Sainte Trinité et des captifs a été fondé en Arsois au XIIème siècle par Saint Jean de Vieuval et Saint Félix de Valey. L'Ordre est pensé comme un ordre hospitalier et rédempteur dans le contexte trouble des croisades : il a vocation de racheter les captifs chrétiens, ou au moins d'améliorer leurs sorts. Tout au long des siècles, leur vocation fut maintenu : ils agirent dans les pays algarbes pour soutenir les esclaves chrétiens en leur proposant des offices religieux et en soutenant financièrement les affranchissements. En Olgarie et en Dorimarie, ils œuvrèrent également pour que les pratiques esclavagistes soient abolies. De par leur histoire, ils sont particulièrement présent dans le monde roman (monde colonial arsois, posnan etc.) mais aussi italophone puisqu'ils participèrent à la reconquête de la Nazalie, d'où l'existence de nombreuses maisons trinitaires dans cette province.
On serait tenté de croire que l'Ordre est voué à disparaître de nos jours où l'esclavage a bien reculé. Pourtant, ils oeuvrent encore aujourd'hui. Allons à la rencontre de la Maison Saint-Augustin de Cartagina pour nous en rendre compte.
La journée commence tôt pour les religieux : à six heures, les vingt-neuf religieux se lèvent et disent ensemble l'office des laudes avant de prendre leur petit-déjeuner. A sept heures, le petit-déjeuner est servie par les religieux pour leurs pensionnaires laïcs. En effet, le Dortoir des Rachetés est aujourd'hui massivement peuplé. Toutes les trente-deux chambres sont occupés par des sans-abris, victimes de l'économie libérale de marché ; on trouve aussi de plus en plus de femmes venant d'Amarantie. Celles-ci ont quittés leur pays à cause de la situation dramatique dans laquelle la femme est placée. Certaines d'entre-elles étaient même des esclaves là-bas, et ont été rachetés par la Maison Saint-Félix de Barnique avant d'être envoyés ici, ou dans une autre maison de l'Ordre, sur leur demande.
Après huit heures, les locataires de la Maison peuvent assister aux leçons proposés par les frères Félicien, Ectève et Chrysostome. Ils proposent aux Amarantiennes des cours de dialecte montalvéen, de cuisine et de couture afin de devenir de bonnes mères de familles chrétiennes. Le Révérend Père André-Joseph propose quant à lui aux chômeurs en difficultés étant en liaison avec la maison de se familiariser avec le travail manuel en entrant en contact avec divers artisans de la région.
A midi, les religieux et leurs pensionnaires déjeunent ensemble après avoir assisté à l'Office. L'après-midi, l'ensemble des locataires participent à des travaux dans les champs qui appartiennent à l'Ordre dans la campagne autour de la ville. A dix-huit heures, au retour des travaux, ils assitent à la Sainte Messe avant de dîner et de profiter d'un temps libre. A vingt-deux heures, les portes de la maison se referment afin d'éviter que les pensionnaires ne passent une nuit de débauche à l'extérieur : l'Ordre veut favoriser leur réinsertion, et cela doit passer pour certain par un changement dans le monde de vie, plus rangée et plus calme qu'avant.
En ces périodes de fêtes, nous vous proposons un service de l'Avent : l'Ordre des Trinitaires a besoin d'énormément de fond pour soutenir le rachat et la réintégration des esclaves amarantiennes. Soutenez-le en envoyant un don à la Maison Mère, située à Félibre.
Fidelis - édition du 12 décembre 2031 - 2 écus impériaux[/center]
[center][img]http://www.cjpr.ca/wp-content/uploads/2013/05/les-trinitaires.jpg[/img]
Communauté de la Maison Saint-Augustin-de-Cartagina[/center]
L'Ordre de la Très Sainte Trinité et des captifs a été fondé en Arsois au XIIème siècle par Saint Jean de Vieuval et Saint Félix de Valey. L'Ordre est pensé comme un ordre hospitalier et rédempteur dans le contexte trouble des croisades : il a vocation de racheter les captifs chrétiens, ou au moins d'améliorer leurs sorts. Tout au long des siècles, leur vocation fut maintenu : ils agirent dans les pays algarbes pour soutenir les esclaves chrétiens en leur proposant des offices religieux et en soutenant financièrement les affranchissements. En Olgarie et en Dorimarie, ils œuvrèrent également pour que les pratiques esclavagistes soient abolies. De par leur histoire, ils sont particulièrement présent dans le monde roman (monde colonial arsois, posnan etc.) mais aussi italophone puisqu'ils participèrent à la reconquête de la Nazalie, d'où l'existence de nombreuses maisons trinitaires dans cette province.
On serait tenté de croire que l'Ordre est voué à disparaître de nos jours où l'esclavage a bien reculé. Pourtant, ils oeuvrent encore aujourd'hui. Allons à la rencontre de la Maison Saint-Augustin de Cartagina pour nous en rendre compte.
La journée commence tôt pour les religieux : à six heures, les vingt-neuf religieux se lèvent et disent ensemble l'office des laudes avant de prendre leur petit-déjeuner. A sept heures, le petit-déjeuner est servie par les religieux pour leurs pensionnaires laïcs. En effet, le Dortoir des Rachetés est aujourd'hui massivement peuplé. Toutes les trente-deux chambres sont occupés par des sans-abris, victimes de l'économie libérale de marché ; on trouve aussi de plus en plus de femmes venant d'Amarantie. Celles-ci ont quittés leur pays à cause de la situation dramatique dans laquelle la femme est placée. Certaines d'entre-elles étaient même des esclaves là-bas, et ont été rachetés par la Maison Saint-Félix de Barnique avant d'être envoyés ici, ou dans une autre maison de l'Ordre, sur leur demande.
Après huit heures, les locataires de la Maison peuvent assister aux leçons proposés par les frères Félicien, Ectève et Chrysostome. Ils proposent aux Amarantiennes des cours de dialecte montalvéen, de cuisine et de couture afin de devenir de bonnes mères de familles chrétiennes. Le Révérend Père André-Joseph propose quant à lui aux chômeurs en difficultés étant en liaison avec la maison de se familiariser avec le travail manuel en entrant en contact avec divers artisans de la région.
A midi, les religieux et leurs pensionnaires déjeunent ensemble après avoir assisté à l'Office. L'après-midi, l'ensemble des locataires participent à des travaux dans les champs qui appartiennent à l'Ordre dans la campagne autour de la ville. A dix-huit heures, au retour des travaux, ils assitent à la Sainte Messe avant de dîner et de profiter d'un temps libre. A vingt-deux heures, les portes de la maison se referment afin d'éviter que les pensionnaires ne passent une nuit de débauche à l'extérieur : l'Ordre veut favoriser leur réinsertion, et cela doit passer pour certain par un changement dans le monde de vie, plus rangée et plus calme qu'avant.
En ces périodes de fêtes, nous vous proposons un service de l'Avent : l'Ordre des Trinitaires a besoin d'énormément de fond pour soutenir le rachat et la réintégration des esclaves amarantiennes. Soutenez-le en envoyant un don à la Maison Mère, située à Félibre.
-
Otto
[center]De la femme arsonnaise
éditorial
L’Arpitan- édition du 12 novembre 2031 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
Madame Thècle Guyota est docteur ès Histoire à l'Université Archiépiscopale de Montbason. Elle est le président du Comité Interuniversitaire pour l'Etude de l'Histoire de la Femme dans le Monde Roman (CIEHFMR). Alors que le Ministre des Finances de Posnanie, [url=http://www.simpolitique.com/post299880.html#p299880]Louise Laporte[/url], a qualifiée l'Arsois de "pays bigot" dans lequel les femmes seraient aussi mal traité qu'en Amarantie. Voici la réponse de l'historienne.
La bigoterie que nous reproche Madame Laporte n'est que la pratique régulière de la religion de nos pères, et des siens. Nous sommes catholiques, catholiques jusqu'aux bouts des ongles, catholiques comme l'est notre pays, comme l'est notre monarque, comme le furent nos ancêtres, comme le seront nos enfants et plus important encore, comme l'est le Seigneur.
Cette pratique religieuse est sans doute bien difficile à comprendre pour une athée : elle exige de nous de grands efforts. En effet, lorsque l'on connaît le Seigneur, on sait également qu'il est plus sévère avec soi qu'avec les autres. C'est grâce à cette divine exigence qu'en Arsois, la société est encore aujourd'hui chrétienne et suit des règlements qui paraissent désuets pour Madame Laporte.
Pourtant, je l'affirme : une femme ne peut trouver le vrai bonheur que dans une société chrétienne. En effet, comment pourrions-nous être heureuse si nous sommes constamment comparée aux hommes comme vous le faites ?
Dans la société arsoise, et dans toute société chrétienne, l'homme et la femme sont nettement différenciés, différents dans leur nature mais égaux en dignité. En Arsois, la féminité n'est pas niée au profit d'une prétendue uniformité du genre humain. Ainsi, nous portons encore et toujours robes et jupes que les femmes des pays se voulant moderne abandonnent en faveur des pantalons masculins qu'elles portent pour se fondre dans une foule masculine. Nous ne nions pas notre féminité contrairement à d'autres ; mieux encore, la société arsoise, que vous comparez à la phallocratie (et je rajouterai même homocratie) amarantine, met en exergue la femme. Ainsi, chaque samedi les Messes sont célébrés pour Notre Dame, mère du Christ, et exemple pour toutes les mères. Ces Messes ont l'occasion de prier pour les femmes. D'ailleurs, le samedi est chômé pour la plupart des femmes justement en l'honneur de Notre Dame.
Notre société reconnait donc le rôle primordiale de la femme, et défend la féminité contre la masculinisation que le libéralisme veut nous imposer.
Vous sous-entendez également que par chez nous, les femmes n'auraient que des droits et devoirs sexuels. C'est bien méconnaître notre société. En Posnanie, l'homme et la femme jouissent des mêmes droits et devoirs, ce qui est une autre négation de la féminité. En Arsois, la tradition et la coutume offrent aux femmes des droits et devoirs véritablement distincts de ceux des hommes afin d'être au plus proche de nos besoins.
Ainsi, une femme n'a nullement le devoir de travailler pour gagner de l'argent. Mariée, elle s'occupe du foyer. Elle entretient la maison, nourrit sa famille et éduque ses enfants. Elle a la tâche la plus noble qu'une femme puisse rêver : être une mère. En ne travaillant pas, elle est au service complet de ses enfants les plus jeunes. Lorsque ceux-ci grandissent, elle s'investit alors dans la cité en intégrant les confréries féminines de prières, les cercles paroissiaux, les associations corporatives ou encore les cercles de dames. Lors des élections pour les députés des Grands Jours ou des Parlements locaux, ce sont bien souvent elles qui vont utiliser le vote du foyer (car en Arsois le droit de vote n'est pas individuel, chaque foyer ne vote qu'une fois).
Les femmes arsonnaises n'ont donc aucunes envies ni aucuns intérêts à venir émigrer en Posnanie où elles ne feront que perdre ce qui fait la beauté de la femme.
éditorial
L’Arpitan- édition du 12 novembre 2031 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
Madame Thècle Guyota est docteur ès Histoire à l'Université Archiépiscopale de Montbason. Elle est le président du Comité Interuniversitaire pour l'Etude de l'Histoire de la Femme dans le Monde Roman (CIEHFMR). Alors que le Ministre des Finances de Posnanie, [url=http://www.simpolitique.com/post299880.html#p299880]Louise Laporte[/url], a qualifiée l'Arsois de "pays bigot" dans lequel les femmes seraient aussi mal traité qu'en Amarantie. Voici la réponse de l'historienne.
La bigoterie que nous reproche Madame Laporte n'est que la pratique régulière de la religion de nos pères, et des siens. Nous sommes catholiques, catholiques jusqu'aux bouts des ongles, catholiques comme l'est notre pays, comme l'est notre monarque, comme le furent nos ancêtres, comme le seront nos enfants et plus important encore, comme l'est le Seigneur.
Cette pratique religieuse est sans doute bien difficile à comprendre pour une athée : elle exige de nous de grands efforts. En effet, lorsque l'on connaît le Seigneur, on sait également qu'il est plus sévère avec soi qu'avec les autres. C'est grâce à cette divine exigence qu'en Arsois, la société est encore aujourd'hui chrétienne et suit des règlements qui paraissent désuets pour Madame Laporte.
Pourtant, je l'affirme : une femme ne peut trouver le vrai bonheur que dans une société chrétienne. En effet, comment pourrions-nous être heureuse si nous sommes constamment comparée aux hommes comme vous le faites ?
Dans la société arsoise, et dans toute société chrétienne, l'homme et la femme sont nettement différenciés, différents dans leur nature mais égaux en dignité. En Arsois, la féminité n'est pas niée au profit d'une prétendue uniformité du genre humain. Ainsi, nous portons encore et toujours robes et jupes que les femmes des pays se voulant moderne abandonnent en faveur des pantalons masculins qu'elles portent pour se fondre dans une foule masculine. Nous ne nions pas notre féminité contrairement à d'autres ; mieux encore, la société arsoise, que vous comparez à la phallocratie (et je rajouterai même homocratie) amarantine, met en exergue la femme. Ainsi, chaque samedi les Messes sont célébrés pour Notre Dame, mère du Christ, et exemple pour toutes les mères. Ces Messes ont l'occasion de prier pour les femmes. D'ailleurs, le samedi est chômé pour la plupart des femmes justement en l'honneur de Notre Dame.
Notre société reconnait donc le rôle primordiale de la femme, et défend la féminité contre la masculinisation que le libéralisme veut nous imposer.
Vous sous-entendez également que par chez nous, les femmes n'auraient que des droits et devoirs sexuels. C'est bien méconnaître notre société. En Posnanie, l'homme et la femme jouissent des mêmes droits et devoirs, ce qui est une autre négation de la féminité. En Arsois, la tradition et la coutume offrent aux femmes des droits et devoirs véritablement distincts de ceux des hommes afin d'être au plus proche de nos besoins.
Ainsi, une femme n'a nullement le devoir de travailler pour gagner de l'argent. Mariée, elle s'occupe du foyer. Elle entretient la maison, nourrit sa famille et éduque ses enfants. Elle a la tâche la plus noble qu'une femme puisse rêver : être une mère. En ne travaillant pas, elle est au service complet de ses enfants les plus jeunes. Lorsque ceux-ci grandissent, elle s'investit alors dans la cité en intégrant les confréries féminines de prières, les cercles paroissiaux, les associations corporatives ou encore les cercles de dames. Lors des élections pour les députés des Grands Jours ou des Parlements locaux, ce sont bien souvent elles qui vont utiliser le vote du foyer (car en Arsois le droit de vote n'est pas individuel, chaque foyer ne vote qu'une fois).
Les femmes arsonnaises n'ont donc aucunes envies ni aucuns intérêts à venir émigrer en Posnanie où elles ne feront que perdre ce qui fait la beauté de la femme.
-
Otto
[center]Candidature Arsonnaise aux Jeux : la promotion des sports traditionnels de l'Arsois à l'international
Actualité sportive
L’Arpitan- édition du 28 décembre 2032 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
[center][img]http://www.lepoint.fr/images/2011/06/12/boule-lyonnaise-332195-jpg_210501.JPG[/img]
Finale de la Coupe Impériale de Boules du Beaurozais à Beauvallier[/center]
On le sait depuis quelques jours, les villes de Saint-Régis et de Sainte-Katéri ont présentées leur candidature pour accueillir les Jeux Olympiques d'été et d'hiver de l'année prochaine. Cette candidature surprise se fait avec le soutien du Gouvernement-Général du Nouvel-Arsois mais également celui du Conseil Impérial et de l'ensemble de l'Empire.
Le mot d'ordre de cette candidature est sans aucun doute le suivant : "Gardons la Tradition". En effet, les deux villes ont annoncées qu'elles ne construiraient aucunes nouvelles infrastructures car les Jeux doivent mettre en avant les traditions du pays organisateur, et non imposer une uniformisation générale autour de la néo-architecture. Mais la défense de la Tradition dans ces deux candidatures passe également par un point plus surprenant : la promotion de nos sports traditionnels.
En effet, si en Arsois le rugby à XIII, la balle-au-panier ou le jeu de paume sont des sports très courus, ils sont peu suivi à l'international. Pour certains sports, il n'y aura rien de surprenant pour les étrangers : le rugby britton, ou rugby à XV, ressemble fortement au rugby à XIII. De même, la balle-au-panier, sport créé en Fritzie mais très pratiqué en Arsois, a quelques points communs avec ce que les Britons d'Olgarie nomment le Basketball. Mais certains sports sont réellement inconnus à l'étranger. Les Boules Beauroziennes notamment ne sont guère pratiqué au-delà de quelques pays céruléens comme l'Arsois, le Mérail et peut-être quelques provinces du Montalvo ou de l'Amarantie. Pourtant, ce sport fait partie des plus suivi par chez nous : chaque petit village possède son propre terrain et il n'est pas rare que le dimanche après la Messe, monsieur le curé vienne y jouer avec quelques-uns de ses paroissiens.
Mais même au-delà des sports dit "réguliers", le Comité Olypmique du Nouvel-Arsois espère également pouvoir faire la démonstration du sport le plus pratiqué de tout l'Arsois : la sioule. Ce sport médiéval fait encore aujourd'hui la joie des petits et des grands. A la campagne le dimanche après-midi ou les jours chômés, des parties immenses sont organisées, opposants deux familles, deux corporations voir même parfois deux villages. Les deux équipes se battent alors pour récupérer un ballon ovale et pour l'amener dans les buts adverses à travers un terrain dont les dimensions dépassent souvent la centaine de mètres de longueur (lorsque la partie oppose deux villages, il arrive même que le but soit la place du clocher du village adverse !). Dans ce jeu, tous les coups sont permis et il n'est pas rare qu'il y ai des blessures, parfois graves. Mais dans ce jeu, nul ne doit s'inquiéter : les blessés sont pris en charge rapidement par les secours, qui se tiennent toujours à proximité des terrains, et les joueurs ayant causés les blessures n'ont pas à être inquiété pénalement puisque la justice gracie presque automatiquement toute personne coupable de coups et blessures dans le cadre de la sioule, sauf si il y avait volonté délibérée de tuer.
Les traditions sportives de l'Arsois sont en ce moment-même défendues devant le Comité Olympique International. Espérons que celui-ci fera le bon choix en accordant au Nouvel-Arsois l'organisation des Jeux.
Actualité sportive
L’Arpitan- édition du 28 décembre 2032 - 1 écu impérial et 6 couronnes impériales[/center]
[center][img]http://www.lepoint.fr/images/2011/06/12/boule-lyonnaise-332195-jpg_210501.JPG[/img]
Finale de la Coupe Impériale de Boules du Beaurozais à Beauvallier[/center]
On le sait depuis quelques jours, les villes de Saint-Régis et de Sainte-Katéri ont présentées leur candidature pour accueillir les Jeux Olympiques d'été et d'hiver de l'année prochaine. Cette candidature surprise se fait avec le soutien du Gouvernement-Général du Nouvel-Arsois mais également celui du Conseil Impérial et de l'ensemble de l'Empire.
Le mot d'ordre de cette candidature est sans aucun doute le suivant : "Gardons la Tradition". En effet, les deux villes ont annoncées qu'elles ne construiraient aucunes nouvelles infrastructures car les Jeux doivent mettre en avant les traditions du pays organisateur, et non imposer une uniformisation générale autour de la néo-architecture. Mais la défense de la Tradition dans ces deux candidatures passe également par un point plus surprenant : la promotion de nos sports traditionnels.
En effet, si en Arsois le rugby à XIII, la balle-au-panier ou le jeu de paume sont des sports très courus, ils sont peu suivi à l'international. Pour certains sports, il n'y aura rien de surprenant pour les étrangers : le rugby britton, ou rugby à XV, ressemble fortement au rugby à XIII. De même, la balle-au-panier, sport créé en Fritzie mais très pratiqué en Arsois, a quelques points communs avec ce que les Britons d'Olgarie nomment le Basketball. Mais certains sports sont réellement inconnus à l'étranger. Les Boules Beauroziennes notamment ne sont guère pratiqué au-delà de quelques pays céruléens comme l'Arsois, le Mérail et peut-être quelques provinces du Montalvo ou de l'Amarantie. Pourtant, ce sport fait partie des plus suivi par chez nous : chaque petit village possède son propre terrain et il n'est pas rare que le dimanche après la Messe, monsieur le curé vienne y jouer avec quelques-uns de ses paroissiens.
Mais même au-delà des sports dit "réguliers", le Comité Olypmique du Nouvel-Arsois espère également pouvoir faire la démonstration du sport le plus pratiqué de tout l'Arsois : la sioule. Ce sport médiéval fait encore aujourd'hui la joie des petits et des grands. A la campagne le dimanche après-midi ou les jours chômés, des parties immenses sont organisées, opposants deux familles, deux corporations voir même parfois deux villages. Les deux équipes se battent alors pour récupérer un ballon ovale et pour l'amener dans les buts adverses à travers un terrain dont les dimensions dépassent souvent la centaine de mètres de longueur (lorsque la partie oppose deux villages, il arrive même que le but soit la place du clocher du village adverse !). Dans ce jeu, tous les coups sont permis et il n'est pas rare qu'il y ai des blessures, parfois graves. Mais dans ce jeu, nul ne doit s'inquiéter : les blessés sont pris en charge rapidement par les secours, qui se tiennent toujours à proximité des terrains, et les joueurs ayant causés les blessures n'ont pas à être inquiété pénalement puisque la justice gracie presque automatiquement toute personne coupable de coups et blessures dans le cadre de la sioule, sauf si il y avait volonté délibérée de tuer.
Les traditions sportives de l'Arsois sont en ce moment-même défendues devant le Comité Olympique International. Espérons que celui-ci fera le bon choix en accordant au Nouvel-Arsois l'organisation des Jeux.
-
Otto
[center]La perfide Britonnie veut usurper le titre impérial !
Fidelis - édition du 12 janvier 2032 - 2 écus impériaux[/center]
La Britonnie, comme elle sait si bien le faire tout les quatre ans, se prête actuellement au grand jeu des élections. Chaque parti fait les propositions les plus farfelues afin d'attirer le badaud et obtenir sa voix. D'ordinaire les promesses simples comme par exemple baisser les impôts, envahir un pays ou libéraliser une drogue. Mais hier, la candidate au poste de premier-ministre a fait fort en promettant au peuple britonnien que Son Altesse pourrait briguer le titre d'Empereur chrétien. Ce titre, selon elle, signifierait alors que le Roi de Britonnie (ou plutôt l'usurpateur briton) est le protecteur des chrétiens et du capitalisme.
Mais madame Spencer se place devant un paradoxe énorme.
Tout d'abord, nous devons lui rappeler que le titre sacro-impérial existe déjà, et qu'il est détenu par Sa Majesté Apostolique. par conséquent, toute tentative de faire élire un autre empereur serait une usurpation et constituerait, au yeux de l'Empire comme du droit international, un cassus belli plus que convenable. Enfin cela serait valable si le titre impérial est revendiqué par un autre roi catholique. Mais il faut également se rappeler que le prétendu Roi de Britonnie est un protestant, et par conséquent toutes ses revendications sur le titre impériale n'entacheront jamais le véritable sacerdoce impérial, véritablement lié au catholicisme. L'Empereur ne peut exister sans le Pape, et l'inverse est également vrai. Le Christ a séparée le pouvoir les pouvoirs spirituels et temporels et a confié les deux glaives à ses lieutenants, le Pape et l'Empereur. Par conséquent, soutenir l'un sans l'autre est une absurdité abjecte et toute revendication non-catholique autour du titre impérial relève de la bêtise pure.
Mais madame Spencer ne se limite pas à soulever le seul paradoxe de l'Empereur non-catholique. Après tout, le despote de Posnanie s'est également octroyé le titre impérial tout en ignorant complètement la vocation que celui-ci inclus. Lui-même se revendique athée et dirige un Etat laïc. Non, madame Spencer en vient à un second paradoxe, plus grave encore : celui de la défense des chrétiens et du capitalisme. En effet, le capitalisme est fondamentalement anti-chrétien, et le soutenir revient à s'en prendre au christianisme. Comment peut-on vouloir défendre le christianisme lorsque l'on prône un système économique chassant Dieu et le Roi des sphères économiques ? Le capitalisme, en supprimant les corporations, fait disparaître toute la morale chrétienne de la sphère économique. Le grand ne se baisse plus pour soutenir le petit. Le christianisme ne peut que souffrir dans un monde libéral. D'ailleurs, la Posnanie nous le prouve bien : le libéralisme économique a d'abord chassé Dieu de l'économie puis de l'Etat et enfin de la société.
Bref, la prétention impériale que madame Spencer soutient pour son prétendu Roi est une erreur sans nom puisqu'elle le fait en ignorant complètement ce qu'est le titre impérial. Néanmoins, cette prétention n'aura pas de grande incidence sur le plan diplomatique. En effet, l'archichancelerie ne reconnaît guère le gouvernement briton, illégitime étant donné que les Rois de jure de Britonne sont les princes catholiques de la maison de Nymphembourg, donc le chef actuel, Charles, est toujours en exil.
Que Saint Georges, Saint Charles et Saint Jacques protègent la Britonnie catholique et ses rois légitimes.
Fidelis - édition du 12 janvier 2032 - 2 écus impériaux[/center]
La Britonnie, comme elle sait si bien le faire tout les quatre ans, se prête actuellement au grand jeu des élections. Chaque parti fait les propositions les plus farfelues afin d'attirer le badaud et obtenir sa voix. D'ordinaire les promesses simples comme par exemple baisser les impôts, envahir un pays ou libéraliser une drogue. Mais hier, la candidate au poste de premier-ministre a fait fort en promettant au peuple britonnien que Son Altesse pourrait briguer le titre d'Empereur chrétien. Ce titre, selon elle, signifierait alors que le Roi de Britonnie (ou plutôt l'usurpateur briton) est le protecteur des chrétiens et du capitalisme.
Mais madame Spencer se place devant un paradoxe énorme.
Tout d'abord, nous devons lui rappeler que le titre sacro-impérial existe déjà, et qu'il est détenu par Sa Majesté Apostolique. par conséquent, toute tentative de faire élire un autre empereur serait une usurpation et constituerait, au yeux de l'Empire comme du droit international, un cassus belli plus que convenable. Enfin cela serait valable si le titre impérial est revendiqué par un autre roi catholique. Mais il faut également se rappeler que le prétendu Roi de Britonnie est un protestant, et par conséquent toutes ses revendications sur le titre impériale n'entacheront jamais le véritable sacerdoce impérial, véritablement lié au catholicisme. L'Empereur ne peut exister sans le Pape, et l'inverse est également vrai. Le Christ a séparée le pouvoir les pouvoirs spirituels et temporels et a confié les deux glaives à ses lieutenants, le Pape et l'Empereur. Par conséquent, soutenir l'un sans l'autre est une absurdité abjecte et toute revendication non-catholique autour du titre impérial relève de la bêtise pure.
Mais madame Spencer ne se limite pas à soulever le seul paradoxe de l'Empereur non-catholique. Après tout, le despote de Posnanie s'est également octroyé le titre impérial tout en ignorant complètement la vocation que celui-ci inclus. Lui-même se revendique athée et dirige un Etat laïc. Non, madame Spencer en vient à un second paradoxe, plus grave encore : celui de la défense des chrétiens et du capitalisme. En effet, le capitalisme est fondamentalement anti-chrétien, et le soutenir revient à s'en prendre au christianisme. Comment peut-on vouloir défendre le christianisme lorsque l'on prône un système économique chassant Dieu et le Roi des sphères économiques ? Le capitalisme, en supprimant les corporations, fait disparaître toute la morale chrétienne de la sphère économique. Le grand ne se baisse plus pour soutenir le petit. Le christianisme ne peut que souffrir dans un monde libéral. D'ailleurs, la Posnanie nous le prouve bien : le libéralisme économique a d'abord chassé Dieu de l'économie puis de l'Etat et enfin de la société.
Bref, la prétention impériale que madame Spencer soutient pour son prétendu Roi est une erreur sans nom puisqu'elle le fait en ignorant complètement ce qu'est le titre impérial. Néanmoins, cette prétention n'aura pas de grande incidence sur le plan diplomatique. En effet, l'archichancelerie ne reconnaît guère le gouvernement briton, illégitime étant donné que les Rois de jure de Britonne sont les princes catholiques de la maison de Nymphembourg, donc le chef actuel, Charles, est toujours en exil.
Que Saint Georges, Saint Charles et Saint Jacques protègent la Britonnie catholique et ses rois légitimes.
-
Otto
[center]L'Arsois se met en régime de Carême
L’Étendard - édition du 06 février 2032[/center]
Dans moins d'une semaine débutera le temps du Carême. Comme chaque année, c'est tout l'Arsois qui va se préparer durant quarante jours pour la plus sainte fête du calendrier catholique : Pâque. Chez la plupart des fidèles, les prochaines semaines seront un temps intense de prière. D'ailleurs, le Carême est également un temps où la simplicité est de mise. Ainsi, la viande est proscrite en semaine hormis pour quelques jours de fêtes tels les dimanches, la Saint Joseph, la Mi-Carême ou encore les différentes fêtes de patronages.
Ce régime alimentaire assez stricte a des conséquences particulières sur l'économie arsonnaise. Les corporations bouchères ferment entièrement durant les quarante jours que durent le Carême et les bouchers partent travailler à la terre ou vont œuvrer dans les hôpitaux contre une légère rétribution. De la même façon, les corporations boulangères cessent de produire des pâtisseries en dehors des jours de fête. Les deux seuls types de boutiques à ne pas subir de fermetures obligatoires pour raison religieuse, ce sont les boutiques tenues par des protestants ou des juifs.
A contrario les confréries de prière et les églises vivent à temps plein. Des temps de prières importants sont organisés par les clercs. Le Carême est avant tout un temps spirituel. Les Messes quotidiennes sont beaucoup plus remplies que le reste de l'année. Des confessions sont plus nombreuses que d'ordinaire : les prêtres sont plus disponibles et les confessionnaux sont toujours pleins.
Il convient donc de se préparer dignement au Carême, ce temps de jeûne et de prière. Durant ce temps, la société arsonnaise tout entière est derrière les fidèles pour les aider à accomplir tout les efforts nécessaires.
L’Étendard - édition du 06 février 2032[/center]
Dans moins d'une semaine débutera le temps du Carême. Comme chaque année, c'est tout l'Arsois qui va se préparer durant quarante jours pour la plus sainte fête du calendrier catholique : Pâque. Chez la plupart des fidèles, les prochaines semaines seront un temps intense de prière. D'ailleurs, le Carême est également un temps où la simplicité est de mise. Ainsi, la viande est proscrite en semaine hormis pour quelques jours de fêtes tels les dimanches, la Saint Joseph, la Mi-Carême ou encore les différentes fêtes de patronages.
Ce régime alimentaire assez stricte a des conséquences particulières sur l'économie arsonnaise. Les corporations bouchères ferment entièrement durant les quarante jours que durent le Carême et les bouchers partent travailler à la terre ou vont œuvrer dans les hôpitaux contre une légère rétribution. De la même façon, les corporations boulangères cessent de produire des pâtisseries en dehors des jours de fête. Les deux seuls types de boutiques à ne pas subir de fermetures obligatoires pour raison religieuse, ce sont les boutiques tenues par des protestants ou des juifs.
A contrario les confréries de prière et les églises vivent à temps plein. Des temps de prières importants sont organisés par les clercs. Le Carême est avant tout un temps spirituel. Les Messes quotidiennes sont beaucoup plus remplies que le reste de l'année. Des confessions sont plus nombreuses que d'ordinaire : les prêtres sont plus disponibles et les confessionnaux sont toujours pleins.
Il convient donc de se préparer dignement au Carême, ce temps de jeûne et de prière. Durant ce temps, la société arsonnaise tout entière est derrière les fidèles pour les aider à accomplir tout les efforts nécessaires.
-
Otto
[center]Aix-en-Foulcahier, ou la difficile conversion de la petite capitale comtale en cité impériale
L’Étendard - édition du 06 février 2032 - 2 couronnes[/center]
Depuis le mois de septembre, la capitale d'un des plus petits Etats de l'Empire, Aix-en-Foulcahier, est devenue une ville d'importance mondiale en accueillant le gouvernement impérial. En effet, le comte de Foulcahier fut élu Saint-Empereur et sa capitale devint par la même occasion celle de tout l'Empire puisque, conformément à la tradition impériale, le gouvernement de l'Empire suit l'Empereur. Ainsi, le Conseil Impérial et les Grands Jours se sont installés dans Aix. C'est la première fois depuis 1708 qu'un comte de Foulcahier est élu, et depuis 1740, la capitale impériale avait quittée Aix pour se déplacer entre Roan et Beauvalliers.
La nouvelle capitale impériale semble donc bien mal équipée pour accueillir toutes les institutions impériales. En effet, même si les Grands Jours peuvent siéger au sein de la Cathédrale Sainte-Marie-Madeleine, les différents Offices de l'Empire ont biens du mal à prendre place dans la ville. La chancellerie occupe depuis le mois de décembre une partie du Grand Collège Jésuite de Foulcahier, essentiellement grâce aux sympathies que l'archichancelier, S.E.R Evrad Jorez d'Orental entretient avec le Révérend Père Marcellin Escoffier, supérieur provincial de la Compagnie de Jésus. La Connétablie quant à elle s'est installée dans une des ailes du Palais Comtale, le vidame de Montaud étant le cousin germain de Sa Majesté Apostolique. Le Garde des Sceaux Impériaux, Stanislas de Combes, a installé ses bureaux dans le Palais de Justice. De même, le Grand-Amiral, le Connétable et le Prévôt Impérial n'ont eu aucune difficulté à trouver de bureaux puisqu'ils se sont contentés de s'installer dans les institutions comtales correspondants à leurs attributions.
A l'attribution difficile de locaux pour les membres du Conseil viennent s'ajouter les éventuels problèmes de communications. En effet, si Beauvalliers s'était équipé d'un réseau de pneumatique sous le règne de Guilhem XII permettant aux différents membres du Conseil d'envoyer des messages au Palais Impérial en moins de cinq minutes, Aix est une cité assez en retard. Les pneumatiques sont inexistants et le réseau télégraphique est bien faible : il n'existe pas de grande centrale de communication. Pire encore, certains bâtiments du Conseil viennent à peine d'être relié au réseau du fax comme c'est le cas du bureau du Grand-Maître de l'Arsois, Sa Seigneurie le comte d'Aurivillac.
Conscient néanmoins des problèmes d'infrastructures dont souffre sa capitale, Sa Majesté Apostolique a annoncé qu'au retour de son sacre, après la solennité de Pâques, l'ensemble du Conseil s'installera dans le vieux Fort de Montrose, sur les hauteurs d'Aix-en-Foulcahier. Ce fort, qui est une résidence comtale datant du Moyen Âge, devrait pouvoir accueillir l'essentiel des services impériaux. En effet, il fut longtemps utilisé comme caserne militaire et put accueillir à son apogée un régiment de près de 4.000 hommes. Il est actuellement en cours de réfection afin de pouvoir accueillir les différentes services du conseil. Le Grand-Maître de l'Arsois, Aurivillac, supervise avec attention ces chantiers qui permettront de doter l'Empire d'un gouvernement fonctionnel, dans l'intérêt de la Chrétienté.
L’Étendard - édition du 06 février 2032 - 2 couronnes[/center]
Depuis le mois de septembre, la capitale d'un des plus petits Etats de l'Empire, Aix-en-Foulcahier, est devenue une ville d'importance mondiale en accueillant le gouvernement impérial. En effet, le comte de Foulcahier fut élu Saint-Empereur et sa capitale devint par la même occasion celle de tout l'Empire puisque, conformément à la tradition impériale, le gouvernement de l'Empire suit l'Empereur. Ainsi, le Conseil Impérial et les Grands Jours se sont installés dans Aix. C'est la première fois depuis 1708 qu'un comte de Foulcahier est élu, et depuis 1740, la capitale impériale avait quittée Aix pour se déplacer entre Roan et Beauvalliers.
La nouvelle capitale impériale semble donc bien mal équipée pour accueillir toutes les institutions impériales. En effet, même si les Grands Jours peuvent siéger au sein de la Cathédrale Sainte-Marie-Madeleine, les différents Offices de l'Empire ont biens du mal à prendre place dans la ville. La chancellerie occupe depuis le mois de décembre une partie du Grand Collège Jésuite de Foulcahier, essentiellement grâce aux sympathies que l'archichancelier, S.E.R Evrad Jorez d'Orental entretient avec le Révérend Père Marcellin Escoffier, supérieur provincial de la Compagnie de Jésus. La Connétablie quant à elle s'est installée dans une des ailes du Palais Comtale, le vidame de Montaud étant le cousin germain de Sa Majesté Apostolique. Le Garde des Sceaux Impériaux, Stanislas de Combes, a installé ses bureaux dans le Palais de Justice. De même, le Grand-Amiral, le Connétable et le Prévôt Impérial n'ont eu aucune difficulté à trouver de bureaux puisqu'ils se sont contentés de s'installer dans les institutions comtales correspondants à leurs attributions.
A l'attribution difficile de locaux pour les membres du Conseil viennent s'ajouter les éventuels problèmes de communications. En effet, si Beauvalliers s'était équipé d'un réseau de pneumatique sous le règne de Guilhem XII permettant aux différents membres du Conseil d'envoyer des messages au Palais Impérial en moins de cinq minutes, Aix est une cité assez en retard. Les pneumatiques sont inexistants et le réseau télégraphique est bien faible : il n'existe pas de grande centrale de communication. Pire encore, certains bâtiments du Conseil viennent à peine d'être relié au réseau du fax comme c'est le cas du bureau du Grand-Maître de l'Arsois, Sa Seigneurie le comte d'Aurivillac.
Conscient néanmoins des problèmes d'infrastructures dont souffre sa capitale, Sa Majesté Apostolique a annoncé qu'au retour de son sacre, après la solennité de Pâques, l'ensemble du Conseil s'installera dans le vieux Fort de Montrose, sur les hauteurs d'Aix-en-Foulcahier. Ce fort, qui est une résidence comtale datant du Moyen Âge, devrait pouvoir accueillir l'essentiel des services impériaux. En effet, il fut longtemps utilisé comme caserne militaire et put accueillir à son apogée un régiment de près de 4.000 hommes. Il est actuellement en cours de réfection afin de pouvoir accueillir les différentes services du conseil. Le Grand-Maître de l'Arsois, Aurivillac, supervise avec attention ces chantiers qui permettront de doter l'Empire d'un gouvernement fonctionnel, dans l'intérêt de la Chrétienté.
-
Otto
[center]Les libres-carnets
L’Étendard - édition du 24 mars 2032 - 2 couronnes
[img]http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ8nXziWSyoyeDGcaavJuIBBS5UOiVveTM22WONX3N_a5aTmJp1fKCWlrw[/img]
Monsieur Henry-Marie Boissy de Saint Léger, auteur de l'Arsois moderne[/center]
Dans les libres-carnets de cette semaine, nous recevons Henry-Marie Boissy de Saint Léger. Docteur de la Faculté d'Economie de Typsbourg (Osthurie), rapporteur à la Cour des Comptes, secrétaire de la Surintendance aux Finances, Administrateur de la Ferme Générale du Beaurozais, Monsieur de Saint Léger n'est pas un novice dans les questions économiques. Il est généralement considéré comme un expert sur les questions économiques. Nous le recevons aujourd'hui après la publication par la Corporation Impériale des Libraires de son livre l'Arsois Moderne, lequel traite de l'urgence d'une modernisation économique de l'Empire.
Nous rappelons que les avis de Monsieur de Saint Léger ne concernent que lui. L'Etendard ne fait que lui permettre de s'exprimer.
Monsieur Boissy de Saint Léger, bonjour. Pour commencer cette entrevue, pourriez-vous expliquer pourquoi publiez-vous un tel livre ces jours-ci ?
En fait, si j'ai décidé de publier une telle étude, c'est parce que la situation me paraît alarmante. La période d'entre deux guerres que nous connaissions jusqu'à aujourd'hui me paraît finie. La Guerre de Mille Ans opposant la civilisation latine, catholique et traditionnelle, et la civilisation brito-saxonne, protestante, libérale et progressiste, risque à nouveau d'éclater sous l'influence d'une vieille folle ayant pris le pouvoir dans ces petites îles du nord. Tout me porte à croire que d'ici la fin de la décennie la guerre aura reprise. Nous devons absolument nous préparé à cette situation, car notre modèle économique et social ne pourra pas tenir. En effet, le refus obstiné de la technologie nous a fait perdre un retard considérable et pourrait bien nous faire perdre la guerre des civilisations.
Comment pensez-vous que l'Arsois devrait se préparer à cette guerre ?
Il est urgent de prendre une série de mesure pour doter l'Empire d'un véritable complexe militaro-industriel capable de rivaliser avec les armées modernes. Mais pour que cela se fasse, il faut que l'Empereur accepte de prendre plus de pouvoir que ce qu'il ne possède actuellement. Il doit s'affirmer face aux féodalités.
Nous devons également développer les hautes technologies, et pour cela renoncer partiellement au modèle corporatiste afin de permettre une saine concurrence et une belle émulation qui motivera nos ingénieurs.
Mais ce modèle de développement ne risque-t-il pas de faire basculer l'Arsois dans les affres du libéralisme ?
Bien sûr que non car les peuples latins, contrairement aux Brittons, sont incapables de sombrer dans le chaos. Nous avons l'ordre dans le sang : nous sommes les dignes successeurs de l'Empire Latin et nous avons sus tout conserver, malgré l'anarchie dans laquelle les barbares nous ont plongés au Vème siècle.
Mais je m'égare.
Votre question portait sur la crainte de voir le libéralisme couler l'Arsois ce me semble. Et bien j'irai contre la doxa traditionnelle dans notre pays. Non, je ne crains pas que l'Arsois s'effondre à cause du libéralisme. L'Osthurie est un pays qui a sus adapter le libéralisme à la civilisation latine et aux traditions catholiques, et nous voyons bien ce que cela donne aujourd'hui. Le Royaume est l'Etat le plus riche au monde. Nous devrions prendre exemple sur nos voisins, je le pense sincèrement.
En parlant de l'Osthurie, vous parlez également d'un repositionnement stratégie de l'Arsois à l'international, pouvez-vous nous en dire plus ?
Bien sûr. Actuellement, l'Archichancelier, Monseigneur Evrard Jorez d'Orental, maintient une politique d'isolement de l'Empire, alors que notre mission est de défendre la Chrétienté en tout lieu. Et pour cela, nous avons besoin d'un Etat fort.
Je pense sincèrement que l'Empire doit se trouver de nouveaux alliés, même en dehors de la sphère latine, pour se préparer à la guerre prochaine. J'espère que nous ouvrirons bientôt des relations avec les Royaumes Païens du nord de la Dytolie, qui sont tout autant que nous des ennemis héréditaires de la Perfide Britonnie. De même, nous devons nous ouvrir à certains Etats anciennement brittons comme le Libertalia, pays ayant conservés ses vrais valeurs et haïssant tout autant que nous la Britonnie et ne donnant aux peuples latins aucunes raisons de mépris.
Bien. Merci Monsieur de Saint Léger pour cette entrevue fort intéressante. Vos idées sont originales et il nous semblait nécessaire de vous laisser exprimer ce programme bien différent de ceux que nous avons connu jusqu'alors. Bien que notre rédaction ne partage pas vos opinions, nous sommes heureux de participer à la pluralité d'opinion au sein de l'Empire.
L’Étendard - édition du 24 mars 2032 - 2 couronnes
[img]http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ8nXziWSyoyeDGcaavJuIBBS5UOiVveTM22WONX3N_a5aTmJp1fKCWlrw[/img]
Monsieur Henry-Marie Boissy de Saint Léger, auteur de l'Arsois moderne[/center]
Dans les libres-carnets de cette semaine, nous recevons Henry-Marie Boissy de Saint Léger. Docteur de la Faculté d'Economie de Typsbourg (Osthurie), rapporteur à la Cour des Comptes, secrétaire de la Surintendance aux Finances, Administrateur de la Ferme Générale du Beaurozais, Monsieur de Saint Léger n'est pas un novice dans les questions économiques. Il est généralement considéré comme un expert sur les questions économiques. Nous le recevons aujourd'hui après la publication par la Corporation Impériale des Libraires de son livre l'Arsois Moderne, lequel traite de l'urgence d'une modernisation économique de l'Empire.
Nous rappelons que les avis de Monsieur de Saint Léger ne concernent que lui. L'Etendard ne fait que lui permettre de s'exprimer.
Monsieur Boissy de Saint Léger, bonjour. Pour commencer cette entrevue, pourriez-vous expliquer pourquoi publiez-vous un tel livre ces jours-ci ?
En fait, si j'ai décidé de publier une telle étude, c'est parce que la situation me paraît alarmante. La période d'entre deux guerres que nous connaissions jusqu'à aujourd'hui me paraît finie. La Guerre de Mille Ans opposant la civilisation latine, catholique et traditionnelle, et la civilisation brito-saxonne, protestante, libérale et progressiste, risque à nouveau d'éclater sous l'influence d'une vieille folle ayant pris le pouvoir dans ces petites îles du nord. Tout me porte à croire que d'ici la fin de la décennie la guerre aura reprise. Nous devons absolument nous préparé à cette situation, car notre modèle économique et social ne pourra pas tenir. En effet, le refus obstiné de la technologie nous a fait perdre un retard considérable et pourrait bien nous faire perdre la guerre des civilisations.
Comment pensez-vous que l'Arsois devrait se préparer à cette guerre ?
Il est urgent de prendre une série de mesure pour doter l'Empire d'un véritable complexe militaro-industriel capable de rivaliser avec les armées modernes. Mais pour que cela se fasse, il faut que l'Empereur accepte de prendre plus de pouvoir que ce qu'il ne possède actuellement. Il doit s'affirmer face aux féodalités.
Nous devons également développer les hautes technologies, et pour cela renoncer partiellement au modèle corporatiste afin de permettre une saine concurrence et une belle émulation qui motivera nos ingénieurs.
Mais ce modèle de développement ne risque-t-il pas de faire basculer l'Arsois dans les affres du libéralisme ?
Bien sûr que non car les peuples latins, contrairement aux Brittons, sont incapables de sombrer dans le chaos. Nous avons l'ordre dans le sang : nous sommes les dignes successeurs de l'Empire Latin et nous avons sus tout conserver, malgré l'anarchie dans laquelle les barbares nous ont plongés au Vème siècle.
Mais je m'égare.
Votre question portait sur la crainte de voir le libéralisme couler l'Arsois ce me semble. Et bien j'irai contre la doxa traditionnelle dans notre pays. Non, je ne crains pas que l'Arsois s'effondre à cause du libéralisme. L'Osthurie est un pays qui a sus adapter le libéralisme à la civilisation latine et aux traditions catholiques, et nous voyons bien ce que cela donne aujourd'hui. Le Royaume est l'Etat le plus riche au monde. Nous devrions prendre exemple sur nos voisins, je le pense sincèrement.
En parlant de l'Osthurie, vous parlez également d'un repositionnement stratégie de l'Arsois à l'international, pouvez-vous nous en dire plus ?
Bien sûr. Actuellement, l'Archichancelier, Monseigneur Evrard Jorez d'Orental, maintient une politique d'isolement de l'Empire, alors que notre mission est de défendre la Chrétienté en tout lieu. Et pour cela, nous avons besoin d'un Etat fort.
Je pense sincèrement que l'Empire doit se trouver de nouveaux alliés, même en dehors de la sphère latine, pour se préparer à la guerre prochaine. J'espère que nous ouvrirons bientôt des relations avec les Royaumes Païens du nord de la Dytolie, qui sont tout autant que nous des ennemis héréditaires de la Perfide Britonnie. De même, nous devons nous ouvrir à certains Etats anciennement brittons comme le Libertalia, pays ayant conservés ses vrais valeurs et haïssant tout autant que nous la Britonnie et ne donnant aux peuples latins aucunes raisons de mépris.
Bien. Merci Monsieur de Saint Léger pour cette entrevue fort intéressante. Vos idées sont originales et il nous semblait nécessaire de vous laisser exprimer ce programme bien différent de ceux que nous avons connu jusqu'alors. Bien que notre rédaction ne partage pas vos opinions, nous sommes heureux de participer à la pluralité d'opinion au sein de l'Empire.
-
Otto
[center]Spencer offre un nouveau hochet au perfide usurpateur de Britonnie.
Fidelis - édition du 15 avril 2032 - 2 écus impériaux[/center]
Nous l'annoncions en janvier mais c'est désormais officiel : l'usurpateur briton a bien été couronné "Saint Empereur Anglican" par son Premier-Ministre, madame Spencer, libérale-conservatrice élue il y a quelques semaines. Ce nouveau titre usurpé vient donc s'ajouter à la liste pompeuse, et fausse, de titre porté par Monseigneur Clarqueson, duc de Contevol.
En effet, il est bon de rappeler que Monseigneur Clarqueson n'est pas le Roi légitime de Britonnie. Tout au plus pouvons-nous le reconnaître comme monarque de facto, mais en aucun cas comme prince légitime. La couronne britonne a été usurpée à la Maison d'Eclesbourg durant le XVIIème siècle par les ancêtres de Clarqueson. Depuis près de quatre cent ans, les Contevol, princes protestants, dirigent la Perfide Britonnie et trompent le bon peuple britons, dont les derniers réels représentants, prient pour la chute et pour le rétablissement de la monarchie légitime et catholique. Son Altesse Royale le prince Charles VII d'Albion, duc d'Eclesbourg et Roi légitime de Britonnie est bien le seul monarque briton reconnu par l'Archichancelerie du Saint-Empire. Son Altesse Royale réside actuellement en Arsois, au château de Saint-Germain de Balley, et est traité avec tout les égards dus à un monarque étranger. La couronne impériale, depuis l'Usurpation, a doté la Cour du Roi légitime de Britonnie d'un traitement financier important.
Mais bien au-delà des querelles dynastiques, la piteuse tentative d'usurpation du ministère impérial par le duc de Contevol n'affecte en rien la très sainte couronne qui ceint le front de Sa Majesté Apostolique. En effet, les Britons eux-mêmes reconnaissent l'illégalité de leur couronne impériale en ajoutant au titre de prétendu "Saint-Empereur" l'épithète "Anglican", oubliant ainsi toute la catholicité, au sens grec du terme, c'est-à-dire l'universalité du titre impérial. En effet, Sa Majesté Apostolique, contrairement à Monseigneur de Contevol, n'est pas Empereur seulement pour un territoire précis, il est le premier des monarques de la Catholicité et ne règne pas sur un territoire précis. Bien au contraire, l'Imperium s'étend sur tout le globe. Sa Majesté Apostolique n'est pas un souverain, elle est un protecteur qui doit toujours être prêt à défendre la Glorieuse Croix du Christ.
Cette usurpation du titre impérial n'affectera donc pas le Saint-Empire. En effet, il ne s'agit que d'un Premier Ministre, c'est-à-dire un simple esclave (Note exlude : je rappelle que Fidelis est publié en latin, et que le mot Minister en latin désigne avant tout l'esclave, le serviteur), qui donne à son faux monarque un titre nouveau qui ne ressemble que vaguement au titre impérial. Au demeurant, l'Archichancelerie s'est refusée de réagir vis-à-vis de ce nouveau titre puisqu'il n'a aucune valeur aux yeux de Sa Majesté Apostolique et de tout bon catholique.
Fidelis - édition du 15 avril 2032 - 2 écus impériaux[/center]
Nous l'annoncions en janvier mais c'est désormais officiel : l'usurpateur briton a bien été couronné "Saint Empereur Anglican" par son Premier-Ministre, madame Spencer, libérale-conservatrice élue il y a quelques semaines. Ce nouveau titre usurpé vient donc s'ajouter à la liste pompeuse, et fausse, de titre porté par Monseigneur Clarqueson, duc de Contevol.
En effet, il est bon de rappeler que Monseigneur Clarqueson n'est pas le Roi légitime de Britonnie. Tout au plus pouvons-nous le reconnaître comme monarque de facto, mais en aucun cas comme prince légitime. La couronne britonne a été usurpée à la Maison d'Eclesbourg durant le XVIIème siècle par les ancêtres de Clarqueson. Depuis près de quatre cent ans, les Contevol, princes protestants, dirigent la Perfide Britonnie et trompent le bon peuple britons, dont les derniers réels représentants, prient pour la chute et pour le rétablissement de la monarchie légitime et catholique. Son Altesse Royale le prince Charles VII d'Albion, duc d'Eclesbourg et Roi légitime de Britonnie est bien le seul monarque briton reconnu par l'Archichancelerie du Saint-Empire. Son Altesse Royale réside actuellement en Arsois, au château de Saint-Germain de Balley, et est traité avec tout les égards dus à un monarque étranger. La couronne impériale, depuis l'Usurpation, a doté la Cour du Roi légitime de Britonnie d'un traitement financier important.
Mais bien au-delà des querelles dynastiques, la piteuse tentative d'usurpation du ministère impérial par le duc de Contevol n'affecte en rien la très sainte couronne qui ceint le front de Sa Majesté Apostolique. En effet, les Britons eux-mêmes reconnaissent l'illégalité de leur couronne impériale en ajoutant au titre de prétendu "Saint-Empereur" l'épithète "Anglican", oubliant ainsi toute la catholicité, au sens grec du terme, c'est-à-dire l'universalité du titre impérial. En effet, Sa Majesté Apostolique, contrairement à Monseigneur de Contevol, n'est pas Empereur seulement pour un territoire précis, il est le premier des monarques de la Catholicité et ne règne pas sur un territoire précis. Bien au contraire, l'Imperium s'étend sur tout le globe. Sa Majesté Apostolique n'est pas un souverain, elle est un protecteur qui doit toujours être prêt à défendre la Glorieuse Croix du Christ.
Cette usurpation du titre impérial n'affectera donc pas le Saint-Empire. En effet, il ne s'agit que d'un Premier Ministre, c'est-à-dire un simple esclave (Note exlude : je rappelle que Fidelis est publié en latin, et que le mot Minister en latin désigne avant tout l'esclave, le serviteur), qui donne à son faux monarque un titre nouveau qui ne ressemble que vaguement au titre impérial. Au demeurant, l'Archichancelerie s'est refusée de réagir vis-à-vis de ce nouveau titre puisqu'il n'a aucune valeur aux yeux de Sa Majesté Apostolique et de tout bon catholique.