[center]Presse et médias de l'État libre d'Occident - Prensa y medios de comunicación del Estado libre de Occidente[/center]
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La liberté d'expression est totale en État libre d'Occident tant qu'elle respecte la constitution, les droits fondamentaux des citoyens et les lois en vigueur. Il existe, de ce fait, une multiplicité de titres de presse, de chaînes de télévision, de fréquences de radio, de publications ou magazines et de sites Internet dans le pays.
L'État libre d'Occident étant régi par la liberté d'entreprise et le libéralisme économique, aucun média occidental n'est détenu par la puissance publique.
Cette section vous permettra de découvrir le journal télévisé et les reportages de la première chaîne nationale, La Uno, qui est aussi le canal le plus regardé du pays, ainsi que les articles et éditoriaux du principal quotidien généraliste d'Occident, El Economista.
Créée en 1950, la première chaîne de télévision de l'État libre d'Occident, La Uno, se revendique immédiatement comme un "média pluraliste mais engagé aux côtés de la liberté politique et économique". Bénéficiant d'une audience moyenne de 18,4 % sur les cinq dernières années, elle reste le canal de référence pour les Occidentaux, qui apprécient à la fois ses journaux télévisés, ses émissions culturelles ou de divertissement et son offre cinématographique. Elle a plutôt bien résisté à la multiplication des chaînes de télévision sur les dernières décennies.
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Le logotype de La Uno[/center]
Fondé en 1842 par les journalistes José Polanco et Óscar de la Serna, El Economista est diffusé tous les jours à hauteur de 750 000 exemplaires. Jouissant d'un très grand prestige parmi les Occidentaux, il défend une ligne libérale-conservatrice mais ouverte à la critique et aux autres points de vue idéologiques. Il s'adresse à une population hautement éduquée, défendant une vision libérale de l'économie et de la politique. Il est renommé et apprécié pour la qualité de ses articles de fond, le caractère souvent exclusif de ses révélations et la plume de ses journalistes.
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Logotype de El Economista[/center]
Presse et médias de l'État libre d'Occident
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Ramiro de Maeztu
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Un réveillon de la Saint-Sylvestre animé en Occident - Una Nochevieja concurrida en Occidente
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La place de la Constitution (plaza de la Constitución), lieu de réunion de nombreux Occidentaux et haut lieu des festivités de la nouvelle année[/center]
Comme chaque année, les Occidentales et les Occidentaux se sont réunis en famille, entre amis, dans diverses salles des fêtes, dans les bars, les restaurants ou dans la rue pour fêter le passage à la nouvelle année, dans la joie et la bonne humeur. Les traditions nationales, provinciales et locales ont une fois de plus été mises à contribution pour célébrer l'arrivée de l'année 2032, que nous espérons tous enrichissante, positive et dynamique. Ainsi les habitants de Puerto del Rosario, notre bien-aimée capitale, se sont-ils massés sur les plus grandes places (dont la place de la Constitution, célèbre pour ses gratte-ciel des années 1930, ses cinémas, ses grands magasins et ses écrans géants) pour scander le compte à rebours, sabrer le cava (vin pétillant occidental) et s'embrasser en se souhaitant le meilleur pour eux, leur famille et leurs connaissances. Comme toujours concernant les Occidentaux, le travail et l'argent auront figuré en bonne part dans les vœux de chacun. Plus de 70 % des personnes sondées par notre rédaction ont par ailleurs affirmé s'être rendues à la messe de minuit, organisée dans la quasi totalité des églises du pays, avant d'accourir en masse à l'endroit où elles avaient prévu de faire la fête.
À Puerto del Rosario, donc, les forces de l'ordre ont dénombré jusqu'à 100 000 personnes sur la place de la Constitution, 70 000 sur la place de la Nation ou encore 50 000 sur la place des Arènes. Si l'on s'en tient au chapitre des statistiques, le secrétariat à la Ville, à l'Énergie et aux Télécommunications, par la voix de son titulaire, Antonio Paz Roldán, a comptabilisé près de 50 millions d'appels, 135 millions de SMS et 100 millions de courriers électroniques en cette soirée du 31 décembre. Un nouveau record, donc, dans notre pays, signe d'un développement des communications en Occident.
Au rang des traditions les plus curieuses ou insolites, les habitants de la bourgade de Cogeces de Íscar (430 habitants) ont, comme à l'accoutumée, jeté leurs vêtements et leurs meubles par les fenêtres au moment des douze coups de minuit, tandis que ceux de Fuente-Olmedo (3 600 habitants) se sont fait entendre à plusieurs kilomètres à la ronde avec un formidable concours de pétards et de fumigènes. À Montealegre de Campos (450 habitants) et dans les villages environnants, les Occidentaux ont entonné les traditionnels chants de la nouvelle année (une tradition plutôt rare en Occident, où les chants de Noël sont monnaie courante mais où la coutume n'est pas perpétuée au-delà) tandis qu'à Nueva Villa de las Torres (1 600 habitants), ce sont les célèbres seguiriyas qui ont été dansées jusqu'au bout de la nuit.
Une soirée inoubliable pour bien des Occidentaux, donc, qui espèrent beaucoup de l'année 2032 et seront attentifs à ses développements politiques, économiques et géopolitiques.
La rédaction d'El Economista vous souhaite d'ailleurs dans son ensemble une excellente année 2032. Qu'elle puisse vous apporter tout le bonheur du monde mais aussi de la réussite dans vos affaires et vos amours.
Un réveillon de la Saint-Sylvestre animé en Occident - Una Nochevieja concurrida en Occidente
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La place de la Constitution (plaza de la Constitución), lieu de réunion de nombreux Occidentaux et haut lieu des festivités de la nouvelle année[/center]
Comme chaque année, les Occidentales et les Occidentaux se sont réunis en famille, entre amis, dans diverses salles des fêtes, dans les bars, les restaurants ou dans la rue pour fêter le passage à la nouvelle année, dans la joie et la bonne humeur. Les traditions nationales, provinciales et locales ont une fois de plus été mises à contribution pour célébrer l'arrivée de l'année 2032, que nous espérons tous enrichissante, positive et dynamique. Ainsi les habitants de Puerto del Rosario, notre bien-aimée capitale, se sont-ils massés sur les plus grandes places (dont la place de la Constitution, célèbre pour ses gratte-ciel des années 1930, ses cinémas, ses grands magasins et ses écrans géants) pour scander le compte à rebours, sabrer le cava (vin pétillant occidental) et s'embrasser en se souhaitant le meilleur pour eux, leur famille et leurs connaissances. Comme toujours concernant les Occidentaux, le travail et l'argent auront figuré en bonne part dans les vœux de chacun. Plus de 70 % des personnes sondées par notre rédaction ont par ailleurs affirmé s'être rendues à la messe de minuit, organisée dans la quasi totalité des églises du pays, avant d'accourir en masse à l'endroit où elles avaient prévu de faire la fête.
À Puerto del Rosario, donc, les forces de l'ordre ont dénombré jusqu'à 100 000 personnes sur la place de la Constitution, 70 000 sur la place de la Nation ou encore 50 000 sur la place des Arènes. Si l'on s'en tient au chapitre des statistiques, le secrétariat à la Ville, à l'Énergie et aux Télécommunications, par la voix de son titulaire, Antonio Paz Roldán, a comptabilisé près de 50 millions d'appels, 135 millions de SMS et 100 millions de courriers électroniques en cette soirée du 31 décembre. Un nouveau record, donc, dans notre pays, signe d'un développement des communications en Occident.
Au rang des traditions les plus curieuses ou insolites, les habitants de la bourgade de Cogeces de Íscar (430 habitants) ont, comme à l'accoutumée, jeté leurs vêtements et leurs meubles par les fenêtres au moment des douze coups de minuit, tandis que ceux de Fuente-Olmedo (3 600 habitants) se sont fait entendre à plusieurs kilomètres à la ronde avec un formidable concours de pétards et de fumigènes. À Montealegre de Campos (450 habitants) et dans les villages environnants, les Occidentaux ont entonné les traditionnels chants de la nouvelle année (une tradition plutôt rare en Occident, où les chants de Noël sont monnaie courante mais où la coutume n'est pas perpétuée au-delà) tandis qu'à Nueva Villa de las Torres (1 600 habitants), ce sont les célèbres seguiriyas qui ont été dansées jusqu'au bout de la nuit.
Une soirée inoubliable pour bien des Occidentaux, donc, qui espèrent beaucoup de l'année 2032 et seront attentifs à ses développements politiques, économiques et géopolitiques.
La rédaction d'El Economista vous souhaite d'ailleurs dans son ensemble une excellente année 2032. Qu'elle puisse vous apporter tout le bonheur du monde mais aussi de la réussite dans vos affaires et vos amours.
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Ramiro de Maeztu
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Journal télévisé du 3 janvier 2032 - Telediario del 3 de enero de 2032
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Ángeles Blanco, présentatrice vedette du journal télévisé de La Uno[/center]
"Mesdames et Messieurs, comme nous vous l'annoncions au début de notre journal télévisé, nous avons obtenu une interview exceptionnelle de la présidente de l'État libre d'Occident, de notre présidente, Nieves Garamendi, qui se trouve actuellement dans sa résidence secondaire du palais des Cendres, mise à disposition par l'État à tous les dirigeants de notre pays. Il s'agit d'une interview réalisée il y a quelques heures de cela, dans son bureau personnel, où je me suis rendue afin de lui poser une série de questions sur la situation politique de notre pays, le vote du budget national, ses projets pour l'Occident, son ambition pour notre nation et la situation internationale. Nous vous laissons découvrir cette entrevue inédite.
[quote]Ángeles Blanco : Bonjour madame la présidente, je tiens d'abord à vous remercier de nous avoir accueillis, mon équipe et moi, dans votre bureau privé de ce superbe palais des Cendres.
Nieves Garamendi : C'est moi qui vous remercie, madame Blanco. C'est un plaisir de vous recevoir entre ces murs.
Ángeles Blanco : Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Quel est votre bilan de gouvernement après un an en tant que présidente de l'État libre d'Occident ? Avez-vous le sentiment d'être parvenue aux objectifs que vous vous étiez fixés pour cette première année ?
Nieves Garamendi : C'est une excellente question, madame Blanco. Cette première année de gouvernement a été, je ne vous le cacherai pas, difficile. Mais que serait la politique et la conduite des affaires de l'État sans difficultés ? J'aime relever des défis, j'aime mener des batailles idéologiques ardues et je suis convaincue que je saurai toujours les relever et en sortir victorieuse. Et si j'agis dans ce sens, c'est pour le bien des Occidentaux et pour le développement de notre patrie. Je n'ai aucun autre objectif.
Ángeles Blanco : Et plus concrètement, madame la présidente ?
Nieves Garamendi : J'allais y venir, madame Blanco. Je crois pouvoir dire que nous avons mené à bien trois grands projets essentiels au cours de cette première année de mandat : en premier lieu, la réduction des dépenses fédérales dans le domaine de l'instruction publique, qui accompagne un grand plan de réorganisation dans l'enseignement secondaire et la création d'un système de bourses d'accès à l'enseignement privé pour les plus modestes ; en deuxième lieu, le début d'une grande réforme fiscale, qui doit permettre à nos concitoyens d'augmenter leur pouvoir d'achat ; en troisième lieu, une réorganisation et une modernisation de nos forces armées, afin d'assurer la sécurité de notre territoire. Bien entendu, des lois doivent encore être votées afin de compléter ces trois volets législatifs mais peu d'administrations peuvent se targuer, sur les dernières décennies, d'avoir autant travaillé pour l'Occident que la mienne !
Ángeles Blanco : Pourtant, d'aucuns disent que vous avez justement toutes les peines du monde à mobiliser les Cortes et à les persuader d'aller dans votre sens alors que le Parti national a rarement eu une telle majorité parlementaire...
Nieves Garamendi : Je pense que nous connaissons toutes les deux l'identité de ces "d'aucuns", mais je ne vais pas m'adonner à un vulgaire règlement de comptes à la télévision, l'Occident mérite mieux que cela. L'opposition parlementaire à l'administration présidentielle est chose courant en Occident, ce n'est pas à vos téléspectateurs que je l'apprendrai, et cela fait partie de nos traditions démocratiques. C'est l'une des plus honorables manières de garantir les droits fondamentaux des Occidentaux et je n'ai jamais manqué de la saluer et d'y montrer mon attachement. Pourtant, je tiens à dire que le Parti national et l'administration présidentielle que j'incarne sont en contact permanent.
Ángeles Blanco : Pour des résultats que vous estimez probants, madame ?
Nieves Garamendi : Tout à fait, madame Blanco. Sans la participation active de la majorité parlementaire, jamais nous n'aurions pu tant œuvrer pour le bien de notre pays. Comme je vous l'ai dit, notre programme législatif a été respecté pour cette première année, signe d'une collaboration fructueuse entre les diverses branches du pouvoir.
Ángeles Blanco : Les Occidentaux sont pourtant inquiets face à la montée des tensions entre l'administration présidentielle et le Parti national, qui semble refuser de voter en l'état le budget de l'État libre d'Occident pour l'année fiscale, qui commencera le 12 février prochain...
Nieves Garamendi : Ce sont des désaccords minimes, qui seront vite réglés, je vous l'assure.
Ángeles Blanco : Ce n'est pas ce qu'a laissé entendre le coordinateur de la majorité, Eduardo Aguilar, lors de sa dernière interview de l'année 2031, accordée à El Economista...
Nieves Garamendi : Je crois que ses propos ont été surinterprétés par la rédaction de ce journal, dont la rigueur est pourtant proverbiale. Nous travaillons actuellement avec Eduardo Aguilar à une modification du texte porté par le chancelier de l'Échiquier, Luis Alfredo Prados. Nous parviendrons à un accord final dans les prochaines semaines.
Ángeles Blanco : Mais que fera l'administration présidentielle si un accord n'est finalement pas trouvé avec la majorité parlementaire, qui détient la clef du vote du budget ? Comment expliquerez-vous aux Occidentaux le blocage de l'État central, qui touchera un grand nombre d'administrations ou encore les hôpitaux et le système scolaire publics ?
Nieves Garamendi : Nous n'en arriverons pas à de telles extrémités, madame Blanco, je peux vous l'assurer. Si tous les acteurs de notre pays sont responsables et remplissent leurs fonctions, ce budget national sera voté en temps et en heure.
Ángeles Blanco : La partie risque aussi d'être serrée avec les Cortes concernant les relations diplomatiques avec la Brittonie et, plus globalement, le Commonwealth des Nations...
Nieves Garamendi : Je ne sais que trop bien que le Parti national, dont je suis moi-même issue, a des réticences à dialoguer avec la Brittonie en raison de l'occupation du Rocher du Capitaine par ce pays depuis près de trois siècles. Néanmoins, en marge de nos désaccords avec Lanfair, je suis certaine que tous sauront agir en adultes pour le bien du pays. Nous devons prochainement conclure un important traité politique, économique et judiciaire avec la Britonnie. Les Cortes le savent et doivent agir en conséquence, avec responsabilité, comme elles l'ont toujours fait jusqu'à présent.
Ángeles Blanco : Vous affrontez pourtant une opinion publique plutôt défavorable à un rapprochement avec la Britonnie et qui risque de soutenir le Parti national si ce dernier s'oppose à la ratification dudit traité.
Nieves Garamendi : Je pense que certaines personnalités politiques occidentales ont parlé et agi avec trop de légèreté à ce sujet dernièrement. Il y a "rapprochement" et "rapprochement", madame Blanco. Nous ne parlons pas d'une alliance indéfectible et perpétuelle mais bien d'une entente intelligente et cordiale. C'est d'ailleurs ce que mon administration, et en particulier la secrétaire d'Outremer, Dolores de Palacios, va s'atteler à démonter : une perception erronée de notre politique étrangère causée par des discours fallacieux et trompeurs. C'est à nous de faire preuve de pédagogie pour dissiper les doutes et les malentendus.
Ángeles Blanco : En parlant de politique étrangère, madame, quelles sont les priorités de l'administration présidentielle pour cette année ? Nous savons que vous avez déjà une rencontre prévue avec les responsables du Royaume du Karmalistan.
Nieves Garamendi : Tout à fait, mais vous comprendrez que je ne trahirai pas par avance le secret diplomatique à ce sujet. Concernant notre politique internationale, j'ai voulu faire de cette année 2032 une année de changement, de transition. Notre pays est resté trop longtemps en marge des évolutions du monde et, si nous avons bien fait d'assurer notre sécurité intérieure ainsi que notre développement économique, il convient désormais de prendre toute notre place sur le globe. Nous allons pour ce faire appliquer les principes qui ont toujours régi notre vie politique depuis l'établissement de la République, dans la première partie du XVIIIe siècle : la défense des valeurs libérales ; la non ingérence dans la politique des autres nations ; le dialogue cordial avec tous les gouvernements qui viendraient à nous dans des conditions et avec des intentions acceptables.
Ángeles Blanco : Le Parti de la Réforme, qui a toujours été favorable à une plus grande intervention dans la politique mondiale, vous reproche justement, je cite l'un de ses grands représentants, César Luna, "une trop grand pusillanimité et un abandon de la défense de la paix et des droits de l'homme, deux notions sacrées honteusement bafouées par bien des dictatures". Qu'avez-vous à répondre au chef de l'opposition ?
Nieves Garamendi : Je lui rappellerai tout d'abord que la conduite de la politique étrangère a justement conduit le Parti de la Réforme à perdre la dernière élection présidentielle dans notre pays, entre autres choses évidemment. Par ailleurs, ce n'est pas à l'État libre d'Occident de faire la police sur le continent ou d'agir comme "gendarme du monde". La défense de la liberté passe précisément par le respect de la souveraineté des nations étrangères - tout comme nous attendons d'elles qu'elles respectent notre propre souveraineté.
Ángeles Blanco : Comptez-vous développer ces points, ainsi que d'autres éléments, lors de votre premier discours sur l'état de la nation, qui aura lieu à la fin du mois aux Cortes ?
Nieves Garamendi : Bien entendu, mais permettez-moi là aussi de garder le secret sur le contenu de ce discours profondément ancré dans nos traditions politiques et auquel je compte bien faire honneur à la fin du mois de janvier...
Ángeles Blanco : L'institut de sondages Prisma, le plus écouté de notre pays, va sortir dans moins d'une semaine les résultats d'une grande enquête d'opinion sur la popularité de l'administration présidentielle et sur votre propre cote de popularité, madame. Près d'un an après votre entrée en fonction, quelle importance accorderez-vous à ce sondage ?
Nieves Garamendi : J'ai le plus grand respect pour les instituts de sondage et les sondeurs, qui font leur travail et gagnent leur argent honnêtement. Néanmoins, je dois dire que, contrairement à certains dans notre vie politique, je ne navigue pas à vue et ne me fonde pas sur ma cote de popularité pour savoir ce que j'ai à faire et quelle est la politique à tenir ou l'attitude à avoir face à nos concitoyens. J'ai toujours tenu un langage de vérité à leur égard et je continuerai à me tenir à ce principe.
Ángeles Blanco : Le 28 mars prochain, la province d'Ordesa, qui est la seule que détienne le Parti national à l'heure actuelle, va organiser ses élections parlementaires ainsi qu'au poste de gouverneur. Vous connaissez la tendance naturelle des électeurs occidentaux à sanctionner le pouvoir en place au niveau national, y compris lors de scrutin provinciaux ou locaux. Par ailleurs, la deuxième ville du pays, San Cristóbal de La Laguna, élira aussi son nouveau maire dans le même contexte. Le Parti national ne craint-il pas de subir un lourd revers ? Cela pourrait renforcer l'opposition parlementaire mais, dans le même temps, affaiblir Eduardo Aguilar et donc le rendre plus "docile" aux imprécations venues du palais de l'Aurore...
Nieves Garamendi : Je ne joue jamais contre mon propre camp, madame Blanco. C'est le Parti national qui m'a fait élire en 2030 et je le soutiendrai jusqu'au bout. Je compte d'ailleurs me rendre personnellement à au moins deux réunions publiques des candidats en lice dans la province d'Ordesa et à San Cristóbal de La Laguna. Tous les Occidentaux, quelle que soit leur province et quelle que soit leur commune, méritent la meilleure des politiques et seul le Parti national est à même de la leur offrir.
Ángeles Blanco : Pour conclure, madame, nous avons, comme c'est la coutume, tiré au hasard une question parmi les milliers qui nous ont été envoyées par nos téléspectateurs. La question sélectionnée est celle de Juana Méndez Idiazábal, commerçante à Jaramillo de la Fuente. Elle nous demande s'il y a un ouvrage que vous appréciez relire encore et encore et, si oui, quel est-il ?
Nieves Garamendi : Il y en a en effet un. Il s'agit de l'un de nos plus grands classiques, El Llano en llamas, de Gustavo de los Herreros. J'apprécie la fresque historique réaliste et exaltante qu'a su y dresser l'auteur. C'est une page de notre histoire que beaucoup devraient méditer.
Ángeles Blanco : Dont acte, madame. Merci de nous avoir accueillis, mon équipe et moi-même, au palais des Cendres pour cette entrevue exclusive.
Nieves Garamendi : C'est moi qui vous remercie, madame Blanco, pour votre travail.[/quote]
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=9993931MariaDoloresCospedalentrevista11.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/9993931MariaDoloresCospedalentrevista11.jpg[/img][/url]
La présidente Nieves Garamendi prise en photographie dans son bureau personnel du palais des Cendres[/center]
Journal télévisé du 3 janvier 2032 - Telediario del 3 de enero de 2032
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Ángeles Blanco, présentatrice vedette du journal télévisé de La Uno[/center]
"Mesdames et Messieurs, comme nous vous l'annoncions au début de notre journal télévisé, nous avons obtenu une interview exceptionnelle de la présidente de l'État libre d'Occident, de notre présidente, Nieves Garamendi, qui se trouve actuellement dans sa résidence secondaire du palais des Cendres, mise à disposition par l'État à tous les dirigeants de notre pays. Il s'agit d'une interview réalisée il y a quelques heures de cela, dans son bureau personnel, où je me suis rendue afin de lui poser une série de questions sur la situation politique de notre pays, le vote du budget national, ses projets pour l'Occident, son ambition pour notre nation et la situation internationale. Nous vous laissons découvrir cette entrevue inédite.
[quote]Ángeles Blanco : Bonjour madame la présidente, je tiens d'abord à vous remercier de nous avoir accueillis, mon équipe et moi, dans votre bureau privé de ce superbe palais des Cendres.
Nieves Garamendi : C'est moi qui vous remercie, madame Blanco. C'est un plaisir de vous recevoir entre ces murs.
Ángeles Blanco : Rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Quel est votre bilan de gouvernement après un an en tant que présidente de l'État libre d'Occident ? Avez-vous le sentiment d'être parvenue aux objectifs que vous vous étiez fixés pour cette première année ?
Nieves Garamendi : C'est une excellente question, madame Blanco. Cette première année de gouvernement a été, je ne vous le cacherai pas, difficile. Mais que serait la politique et la conduite des affaires de l'État sans difficultés ? J'aime relever des défis, j'aime mener des batailles idéologiques ardues et je suis convaincue que je saurai toujours les relever et en sortir victorieuse. Et si j'agis dans ce sens, c'est pour le bien des Occidentaux et pour le développement de notre patrie. Je n'ai aucun autre objectif.
Ángeles Blanco : Et plus concrètement, madame la présidente ?
Nieves Garamendi : J'allais y venir, madame Blanco. Je crois pouvoir dire que nous avons mené à bien trois grands projets essentiels au cours de cette première année de mandat : en premier lieu, la réduction des dépenses fédérales dans le domaine de l'instruction publique, qui accompagne un grand plan de réorganisation dans l'enseignement secondaire et la création d'un système de bourses d'accès à l'enseignement privé pour les plus modestes ; en deuxième lieu, le début d'une grande réforme fiscale, qui doit permettre à nos concitoyens d'augmenter leur pouvoir d'achat ; en troisième lieu, une réorganisation et une modernisation de nos forces armées, afin d'assurer la sécurité de notre territoire. Bien entendu, des lois doivent encore être votées afin de compléter ces trois volets législatifs mais peu d'administrations peuvent se targuer, sur les dernières décennies, d'avoir autant travaillé pour l'Occident que la mienne !
Ángeles Blanco : Pourtant, d'aucuns disent que vous avez justement toutes les peines du monde à mobiliser les Cortes et à les persuader d'aller dans votre sens alors que le Parti national a rarement eu une telle majorité parlementaire...
Nieves Garamendi : Je pense que nous connaissons toutes les deux l'identité de ces "d'aucuns", mais je ne vais pas m'adonner à un vulgaire règlement de comptes à la télévision, l'Occident mérite mieux que cela. L'opposition parlementaire à l'administration présidentielle est chose courant en Occident, ce n'est pas à vos téléspectateurs que je l'apprendrai, et cela fait partie de nos traditions démocratiques. C'est l'une des plus honorables manières de garantir les droits fondamentaux des Occidentaux et je n'ai jamais manqué de la saluer et d'y montrer mon attachement. Pourtant, je tiens à dire que le Parti national et l'administration présidentielle que j'incarne sont en contact permanent.
Ángeles Blanco : Pour des résultats que vous estimez probants, madame ?
Nieves Garamendi : Tout à fait, madame Blanco. Sans la participation active de la majorité parlementaire, jamais nous n'aurions pu tant œuvrer pour le bien de notre pays. Comme je vous l'ai dit, notre programme législatif a été respecté pour cette première année, signe d'une collaboration fructueuse entre les diverses branches du pouvoir.
Ángeles Blanco : Les Occidentaux sont pourtant inquiets face à la montée des tensions entre l'administration présidentielle et le Parti national, qui semble refuser de voter en l'état le budget de l'État libre d'Occident pour l'année fiscale, qui commencera le 12 février prochain...
Nieves Garamendi : Ce sont des désaccords minimes, qui seront vite réglés, je vous l'assure.
Ángeles Blanco : Ce n'est pas ce qu'a laissé entendre le coordinateur de la majorité, Eduardo Aguilar, lors de sa dernière interview de l'année 2031, accordée à El Economista...
Nieves Garamendi : Je crois que ses propos ont été surinterprétés par la rédaction de ce journal, dont la rigueur est pourtant proverbiale. Nous travaillons actuellement avec Eduardo Aguilar à une modification du texte porté par le chancelier de l'Échiquier, Luis Alfredo Prados. Nous parviendrons à un accord final dans les prochaines semaines.
Ángeles Blanco : Mais que fera l'administration présidentielle si un accord n'est finalement pas trouvé avec la majorité parlementaire, qui détient la clef du vote du budget ? Comment expliquerez-vous aux Occidentaux le blocage de l'État central, qui touchera un grand nombre d'administrations ou encore les hôpitaux et le système scolaire publics ?
Nieves Garamendi : Nous n'en arriverons pas à de telles extrémités, madame Blanco, je peux vous l'assurer. Si tous les acteurs de notre pays sont responsables et remplissent leurs fonctions, ce budget national sera voté en temps et en heure.
Ángeles Blanco : La partie risque aussi d'être serrée avec les Cortes concernant les relations diplomatiques avec la Brittonie et, plus globalement, le Commonwealth des Nations...
Nieves Garamendi : Je ne sais que trop bien que le Parti national, dont je suis moi-même issue, a des réticences à dialoguer avec la Brittonie en raison de l'occupation du Rocher du Capitaine par ce pays depuis près de trois siècles. Néanmoins, en marge de nos désaccords avec Lanfair, je suis certaine que tous sauront agir en adultes pour le bien du pays. Nous devons prochainement conclure un important traité politique, économique et judiciaire avec la Britonnie. Les Cortes le savent et doivent agir en conséquence, avec responsabilité, comme elles l'ont toujours fait jusqu'à présent.
Ángeles Blanco : Vous affrontez pourtant une opinion publique plutôt défavorable à un rapprochement avec la Britonnie et qui risque de soutenir le Parti national si ce dernier s'oppose à la ratification dudit traité.
Nieves Garamendi : Je pense que certaines personnalités politiques occidentales ont parlé et agi avec trop de légèreté à ce sujet dernièrement. Il y a "rapprochement" et "rapprochement", madame Blanco. Nous ne parlons pas d'une alliance indéfectible et perpétuelle mais bien d'une entente intelligente et cordiale. C'est d'ailleurs ce que mon administration, et en particulier la secrétaire d'Outremer, Dolores de Palacios, va s'atteler à démonter : une perception erronée de notre politique étrangère causée par des discours fallacieux et trompeurs. C'est à nous de faire preuve de pédagogie pour dissiper les doutes et les malentendus.
Ángeles Blanco : En parlant de politique étrangère, madame, quelles sont les priorités de l'administration présidentielle pour cette année ? Nous savons que vous avez déjà une rencontre prévue avec les responsables du Royaume du Karmalistan.
Nieves Garamendi : Tout à fait, mais vous comprendrez que je ne trahirai pas par avance le secret diplomatique à ce sujet. Concernant notre politique internationale, j'ai voulu faire de cette année 2032 une année de changement, de transition. Notre pays est resté trop longtemps en marge des évolutions du monde et, si nous avons bien fait d'assurer notre sécurité intérieure ainsi que notre développement économique, il convient désormais de prendre toute notre place sur le globe. Nous allons pour ce faire appliquer les principes qui ont toujours régi notre vie politique depuis l'établissement de la République, dans la première partie du XVIIIe siècle : la défense des valeurs libérales ; la non ingérence dans la politique des autres nations ; le dialogue cordial avec tous les gouvernements qui viendraient à nous dans des conditions et avec des intentions acceptables.
Ángeles Blanco : Le Parti de la Réforme, qui a toujours été favorable à une plus grande intervention dans la politique mondiale, vous reproche justement, je cite l'un de ses grands représentants, César Luna, "une trop grand pusillanimité et un abandon de la défense de la paix et des droits de l'homme, deux notions sacrées honteusement bafouées par bien des dictatures". Qu'avez-vous à répondre au chef de l'opposition ?
Nieves Garamendi : Je lui rappellerai tout d'abord que la conduite de la politique étrangère a justement conduit le Parti de la Réforme à perdre la dernière élection présidentielle dans notre pays, entre autres choses évidemment. Par ailleurs, ce n'est pas à l'État libre d'Occident de faire la police sur le continent ou d'agir comme "gendarme du monde". La défense de la liberté passe précisément par le respect de la souveraineté des nations étrangères - tout comme nous attendons d'elles qu'elles respectent notre propre souveraineté.
Ángeles Blanco : Comptez-vous développer ces points, ainsi que d'autres éléments, lors de votre premier discours sur l'état de la nation, qui aura lieu à la fin du mois aux Cortes ?
Nieves Garamendi : Bien entendu, mais permettez-moi là aussi de garder le secret sur le contenu de ce discours profondément ancré dans nos traditions politiques et auquel je compte bien faire honneur à la fin du mois de janvier...
Ángeles Blanco : L'institut de sondages Prisma, le plus écouté de notre pays, va sortir dans moins d'une semaine les résultats d'une grande enquête d'opinion sur la popularité de l'administration présidentielle et sur votre propre cote de popularité, madame. Près d'un an après votre entrée en fonction, quelle importance accorderez-vous à ce sondage ?
Nieves Garamendi : J'ai le plus grand respect pour les instituts de sondage et les sondeurs, qui font leur travail et gagnent leur argent honnêtement. Néanmoins, je dois dire que, contrairement à certains dans notre vie politique, je ne navigue pas à vue et ne me fonde pas sur ma cote de popularité pour savoir ce que j'ai à faire et quelle est la politique à tenir ou l'attitude à avoir face à nos concitoyens. J'ai toujours tenu un langage de vérité à leur égard et je continuerai à me tenir à ce principe.
Ángeles Blanco : Le 28 mars prochain, la province d'Ordesa, qui est la seule que détienne le Parti national à l'heure actuelle, va organiser ses élections parlementaires ainsi qu'au poste de gouverneur. Vous connaissez la tendance naturelle des électeurs occidentaux à sanctionner le pouvoir en place au niveau national, y compris lors de scrutin provinciaux ou locaux. Par ailleurs, la deuxième ville du pays, San Cristóbal de La Laguna, élira aussi son nouveau maire dans le même contexte. Le Parti national ne craint-il pas de subir un lourd revers ? Cela pourrait renforcer l'opposition parlementaire mais, dans le même temps, affaiblir Eduardo Aguilar et donc le rendre plus "docile" aux imprécations venues du palais de l'Aurore...
Nieves Garamendi : Je ne joue jamais contre mon propre camp, madame Blanco. C'est le Parti national qui m'a fait élire en 2030 et je le soutiendrai jusqu'au bout. Je compte d'ailleurs me rendre personnellement à au moins deux réunions publiques des candidats en lice dans la province d'Ordesa et à San Cristóbal de La Laguna. Tous les Occidentaux, quelle que soit leur province et quelle que soit leur commune, méritent la meilleure des politiques et seul le Parti national est à même de la leur offrir.
Ángeles Blanco : Pour conclure, madame, nous avons, comme c'est la coutume, tiré au hasard une question parmi les milliers qui nous ont été envoyées par nos téléspectateurs. La question sélectionnée est celle de Juana Méndez Idiazábal, commerçante à Jaramillo de la Fuente. Elle nous demande s'il y a un ouvrage que vous appréciez relire encore et encore et, si oui, quel est-il ?
Nieves Garamendi : Il y en a en effet un. Il s'agit de l'un de nos plus grands classiques, El Llano en llamas, de Gustavo de los Herreros. J'apprécie la fresque historique réaliste et exaltante qu'a su y dresser l'auteur. C'est une page de notre histoire que beaucoup devraient méditer.
Ángeles Blanco : Dont acte, madame. Merci de nous avoir accueillis, mon équipe et moi-même, au palais des Cendres pour cette entrevue exclusive.
Nieves Garamendi : C'est moi qui vous remercie, madame Blanco, pour votre travail.[/quote]
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La présidente Nieves Garamendi prise en photographie dans son bureau personnel du palais des Cendres[/center]