Médias du Sengaï

Chaarden

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[center]FLASH INFO
COUP D'ETAT EN ASHURDABAD
Des centaines de ressortissants sengaïais en danger
Le prince-héritier du Royaume du Sengaï prend personnellement la tête d'un corps d'armée


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Nous venons d'apprendre à notre grande surprise qu'un putsch est en train d'avoir lieu en Ashurdabad. Ce pays, assez peu connu mais bénéficiant d'une position géographique très stratégique, a connu dans la matinée d'hier des pannes de courants, des explosions, des attaques kamikazes etc. Internet, pour le meilleur et pour le pire, a alors été le réceptacle et le diffuseur de vidéos sanglantes et morbides, qui ont agité la communauté internationale. Le traitement des informations envoyées depuis l'Ashurdabad a interpellé les autorités royales : nous savons de source sûre que notre ambassadeur sur place a été assassiné ainsi que toutes les personnes présentes à l'ambassade. Il demeure dans ce pays plusieurs centaines de ressortissants en danger de mort.
Les attaques ont été revendiqué par l'EPLS : l'Etat populaire de Libération des Shukthènes. A l'heure actuelle, nous ne pouvons en dire plus sur son organisation et ses véritables objectifs.

Le Royaume du Sengaï, géographiquement peu éloigné de l'Ashurdabad, propose d’accueillir et de protéger tous les ressortissants étrangers actuellement en Ashurdabad, afin qu'ils puissent trouver un refuge en attendant de pouvoir retourner dans leurs pays.

Afin de répondre à l'assassinat de notre ambassadeur et de la mort de centaines des nôtres, une injonction royale directe a été envoyé aux armées sengaïaises.
Le prince-héritier Chamaban prend la tête d'un contingent qui fait à l'instant même route vers l'Ashurdabad.
Chaarden

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[center]Polémique : la princesse Natnaree contre le Parlement

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LA OU ON L’ATTENDAIT LE MOINS, LA PRINCESSE FAIT PARLER D’ELLE. Il y a quelques jours, suite aux évènements arrivés il y a quelques mois à Gyamda (une discothèque thaïe avait été attaqué par des Tibétains), le Rathasapha délibérait sur une question de mœurs : fallait-il que les boîtes de nuit soient protégées par la police les vendredis et samedis soirs ? Si elles étaient un point de lutte ethnique, alors oui, il semblerait évident qu’elles le soient. Cependant, les opposants à ce projet pointaient un problème de mœurs et de politique intérieure : la police, organe d’état, n’a pas à protéger des lieux privés, surtout des lieux dans lesquels se déroulent des pratiques douteuses. Et c’est alors que la princesse Natnaree déboule en plein Rathasapha, usant d’un vieux droit princier, et commence à évoquer ce qu’elle a vécu, dans sa jeunesse, dans les discothèques. Elle a pointé du doigt les dérives lubriques et orgiaques de ces lieux. S’attirant les huées de quelques parlementaires, elle continua, et proposa une alternative : les discothèques craignant pour leur sécurité pourraient désormais engager du personnel de sécurité plus professionnalisé que les simples videurs. D’habitude, les formations de policier servent à intégrer l’armée ou éventuellement une milice, mais cela pourrait donc, selon l’idée de la princesse, aussi servir à travailler dans le privé.

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LE RATHASAPHA, DESIREUX DE COGNER SUR NOS MŒURS ET NOTRE SECURITE, TROUVE DEVANT LUI UN PUISSANT MUR DE FER TAPISSE DE SOIE. Après les évènements de Gyamda, la question de la sécurité des lieux de débauche tenus par les Thaïs s’est posé. Face aux scandales nés de plusieurs affaires relatives à ces heurts ethniques, le Parlement a jugé bon de promulguer une loi autorisant les policiers, payés avec nos (lourds) impôts, à protéger les petits « fils et filles de » voulant se livrer à on-ne-sait-trop quelle pratique déshonorante sur nos terres. La princesse Natnaree intervint et, droit dans ses bottes, rappela les souffrances qu’elle vécut elle-même dans ces lieux. Copieusement huée par de nombreux députés indignes de leur fonction, elle a tenu bon et a convaincu le Parlement, qui a rejeté la loi avec une très courte majorité. Il y a cependant quelque chose d’important qui n’a pas été relevé par les autres médias : ce projet de loi a été déposé au Rathasapha par un certain Aliam Muangchawan. Cela ne vous dit rien ? Il s’agit du plus jeune député du Sengaï, et accessoirement le fils d’Anupong Muangchawan, qui n’est autre… que le mari de la princesse Natnaree. Si chacun sait que ce couple est un échec, et au vu du comportement du général, on ne peut que comprendre l’honorable princesse, il est tout à fait intéressant que cette dernière s’oppose à la famille peu recommandable qui lui a été imposé comme belle-famille.

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UNE AFFAIRE DE HAINE ANTI-NON-THAÏS SUSCITE LA CONTROVERSE CHEZ LES ELITES LIBERALES ET COSMOPOLITES. A la surprise générale (des idiots et anesthésiés de notre monde), le Parlement voulait autoriser la police, et pourquoi pas les chars d’assaut de l’armée, à protéger les dégénérés sodomites des boîtes de nuit thaïs. La princesse Natnaree, fille cadette du roi, est montée sur le perchoir et a mis un magnifique coup de savate dans la tête des députés anti-non-thaïs. Peut-être la douceur et l’élégance du verbe de la princesse ont permis de faire marche arrière et de modifier les points importants de cette loi. En effet, ceux-ci sont simplement retapés : les diplômes obtenus après de longues études de policier vont peut-être ainsi perdre de leur valeur, vu qu’ils pourront permettre d’être… un videur+++. Cela devient ridicule. Enfin bref, nous pouvons saluer l’intervention de Natnaree, qui vaut décidément deux à trois plus que ses frères, comme d’un petit nénuphar sur la bauge de Pan Ranong.
Chaarden

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[center]Dans la catégorie 30-39 ans, le seuil des 50% de célibataires vient d’être franchi

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« J’aimerais être aimé pour moi-même, mais ma carrière surpassera ma vie amoureuse, tu comprends »




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UNE NOUVELLE ETUDE STATISTIQUE SUR LA SITUATION AMOUREUSE DES SENGAÏAIS SOULEVE DES QUESTIONS DE PLUS EN PLUS TABOUES. La baisse constante du taux de natalité a poussé les instituts d’études statistiques à s’interroger un peu sur cette question de société. A Pan Ranong, et dans le Muang-Baï Phudin (la grande région où se trouve Pan Ranong) en général, le nombre d’enfants par femme est d’environ 2,3. C’est suffisant pour maintenir un renouvellement régulier des générations. Cependant, d’autres régions du Sengaï ont des nombres d’enfants par femme dépassant les 6, parfois 8 enfants. L’étude, réalisée par l’Institut de Statistiques de Pan Ranong (ISPR), a montré plusieurs choses. Déjà, dans la tranche d’âge 30-39 ans, il y a très exactement 50,01% de célibataires. Avec autant de célibataires, comment peut-il y avoir autant d’enfants ? Eh bien c’est justement le second point soulevé par l’étude : les 49,9% de femmes en couple ont quasiment toujours 3 ou 4 enfants, voire plus. La reprise des études précédentes dégage cette –étrange- tendance : soit une femme reste célibataire, soit elle fait 4 enfants. Le fossé entre ces deux types se creuse de plus en plus. Quant aux hommes, leur situation commence à se calquer sur celle de leurs compagnes. Maintenant la question, pourquoi ? L’étude a questionné ces 49,9% de célibataires femmes, pourquoi ne sont-elles pas mariées ? Près de 75% d’entre elles ont donné la même réponse : « Les hommes actuels se concentrent trop sur leurs carrières professionnelles plutôt que sur moi ». D’où le dessin ci-dessus. Et qu’est-ce qu’ont répondu les hommes célibataires ? A près de 65% : « Les femmes ont trop peur de s’engager avec moi ». Ainsi, un sentiment de relégation pour les femmes, et un sentiment d’agacement pour les hommes. L’écart se creuse. Premier dommage collatéral de la modernité, d’après certains, véritable mal civilisationnel pour d’autres.

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UNE NOUVELLE ETUDE STATISTIQUE MAL FAITE ET BANCALE DONNE UNE FAUSSE IMAGE DU SENGAÏ ET DE SON PEUPLE. La conclusion de cette étude menée par l’ISPR est la suivante : les femmes sengaïaises (sic) ne veulent plus s’engager avec les hommes sengaïais (sic) parce que ceux ci se concentrent trop sur leur travail. Nous ne nous amuserons pas à contester cette étude, mais nous la nuancerons. En effet, des experts de l’université de Gyamda ont réexaminé les échantillons et en ont conclu que l’étude avait été faite certes sur des personnes ayant différents revenus, origines etc. Mais elles avaient toutes un point commun invariable : c’était des Thaïs du Muang-Baï Phudin. Aucun Tibétain, aucun Népalais dans l’étude, alors qu’ils représentent plus de 85% de la population sengaïaise. Ainsi, cette étude fait croire au monde que le Sengaï s’aligne sur les modèles occidentaux en termes de parenté et de comportement social amoureux. C’est une escroquerie. Les taux de fertilité sont stables depuis des décennies dans les terres au Nord de Pan Ranong. Quant aux célibataires, dans la tranche 30-39 ans, si on prend Gyamda, ils sont 22%, ce qui change radicalement la donne. Chez nous, au-delà de 40 ans, on passe même en-dessous de la barre des 15%. Pour les 60 ans et plus, on est à quelques 12%, principalement des veufs/veuves.
Cependant, cette étude révèle le profond état de misère dans lequel se sont plongés les Thaïs : l’argent obscurcit complètement leurs esprits. Les hommes, voulant absolument devenir les meilleurs et les plus riches, travaillent des heures et des heures chaque semaine. Leurs douces femmes se sentent alors entièrement délaissées, refoulent leur volonté de maternité, et se terrent dans un célibat forcé et souvent grisâtre. Le capitalisme débridé ne conduit finalement, au niveau individuel, qu’à des frustrations et donc de grandes pertes au niveau humain. Nous le regrettons.


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CHEZ LES THAÏS, ON BAISE PEU, MAIS ON PARLE BEAUCOUP. Et voilà, comme si on ne le savait pas déjà, on apprend par une étude (à peu près sérieuse) que le nombre de célibataires crève le plafond chez les Thaïs. Peut-être que ceux-ci vont appliquer leurs principes ultra-libéraux capitalistes à leurs vies amoureuses, en organisant des usines à bébés. Le tableau est à vomir, mais il semblerait que ce soit la dernière solution pour eux. Les hommes, au lieu de pénétrer leurs femmes, pénètrent le monde de la finance ; dans les deux cas, ils sont baisés, quoi. C’est peut-être pour ça qu’ils ne voient pas la différence. En tout cas, comme le montre la caricature ci-dessus, les femmes Thaïs commencent à s’agacer de ces hommes efféminés, businessmen crypto-sodomites, bavards et d’un égocentrisme fou, incapables de se projeter à long terme. Des témoignages de ces femmes évoquent même des hommes ayant des rapports sexuels à reculons (sans mauvais jeu de mot) tellement ils considèrent la possibilité d’enfantement comme une plaie. De plus en plus, et voilà quelque chose qui est moins évoqué, on constate que certaines femmes de Pan Ranong partent chercher un mari dans les petites villes thaïs du Muang-Baï Phudin. Quant aux hommes, la situation est catastrophique : les femmes Thaïs ne sont pas assez stupides pour accepter leur mode de vie délirant, les femmes Tibétaines sont des matriarches trop fermes pour eux, et les femmes Népalaises sont à nous. Peut-être que finalement, un simple déclin démographique suffira pour éteindre le feu de l’injustice qui brûle notre pays depuis bien trop longtemps.
Ainsi un mythe s’effondre : la révolution des mœurs qu’ont connu les Thaïs se révèle être un flop total, qui a amené une frustration monstre et l’apparition d’une génération de solitaires malheureux, qui, un jour, auront à regarder dans le rétroviseur de la vie. Et lorsque ce jour arrivera, ce n’est plus les courbes démographiques qu’il faudra regarder, mais les courbes du taux de suicide !
Chaarden

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[center]Les Triades se réveillent : la faute à qui ?

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LE REVEIL DES TRIADES DONNE DES MUNITIONS AUX MILITANTS ANTI-MONDIALISTES. On les croyait mortes, on les croyait terrées dans les plus profondes ruelles de Pan Ranong, mais les voilà dans les coulisses de la scène internationale. Les Triades, ces organisations criminelles en costard-cravate, sont de retour. C’est [url=http://www.simpolitique.com/post298749.html#p298749]un rapport de l’Observatoire International des Migrations & Diasporas[/url] qui a fait renaître le problème. En effet, la carte publiée par l’Observatoire montre le pullulement d’organisations criminelles dans la mer de Lianwa, notamment liée à l’immigration illégale. Les Triades sengaïaises ont de grosses parts de marché dans ce business glauque. Des Sengaïais pauvres, principalement Tibétains, cherchent à rejoindre le Lianwa, petit îlot de confort dans la région, espérant une vie meilleure. Les Triades font donc fortune comme passeurs. Au Rathasapha (Parlement sengaïais), des débats enflammés ont évoqué la question. Evidemment, comme à leur habitude, les députés népalais en ont profité pour attaquer la mondialisation et l’ouverture du Sengaï, comme si l’autarcie et le repli sur soi empêcheraient les pauvres de quitter le pays. Le débat soulevé va cependant plus loin : quitter la terre de ses ancêtres est une déchirure, alors comment faire en sorte que les conditions entraînant le départ soient inférieures à celles appelant à rester au pays ?

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LES TRIADES RENAISSENT DE LEURS CENDRES ET SE LANCENT DANS LE TRAFIC D’ÊTRES HUMAINS. La pauvreté fait des ravages : des milliers de citoyens sengaïais sont parfois obligés, au péril de leur vie, de franchir vagues et marées pour chercher une meilleure vie ailleurs, notamment au Lianwa. Problème : celui-ci est séparé de notre continent par des centaines de kilomètres d’eau surveillées par l’armée. Alors comment faire ? Louer les services de passeurs, tout simplement. C’est bien évidemment une pratique illégale, longtemps condamnée sévèrement par l’Etat, qui semble connaître un second souffle aujourd’hui. Le trafic d’êtres humains est une chose ignoble et tenter de l’excuser serait une abomination. A défaut, tentons de l’expliquer : pas de migrants, pas de passeurs. Pas de passeurs, pas de Triades. Oh ! Bien sûr, elles se reconvertiront dans d’autres business, comme la drogue, l’alcool ou les armes, comme jadis. Mais les bouter hors du trafic d’êtres humains vivants sera une bonne chose. Ainsi, il faut qu’il n’y ait pas de migrants, c’est à dire que chacun puisse vivre dans son pays en paix et surtout avec des moyens nécessaires. C’est là le message le plus intelligent que l’on peut tirer, et c’est ce qui imprégnait les discours de nos députés. En espérant que les Triades seront vite arrêtées par les autorités.

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LES THAÏS ONT TROUVE UN NOUVEAU MOYEN DE SE FAIRE DE L’ARGENT TRANQUILLEMENT. Ayant malheureusement épuisés toutes les possibilités de piller et voler légalement, les Thaïs se lancent maintenant dans le grand banditisme avec l’ingénieux système des triades. Le Sengaï Times bottera en touche en accusant les méchants députés d’attaquer la douce et généreuse mondialisation, le Chaw Banthuk bottera en touche en accusant la pauvreté et la méchanceté des hommes, mais nous savons tous où est le problème : la voracité d’une petite élite qui tente de s’enrichir, ne rechignant pas à utiliser des moyens illégaux. Mais enfin, c’est pourtant eux qui décident ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, pourquoi ne modifieraient-ils pas les lois pour autoriser la vente et l’achat d’êtres humains ? Ah oui ! Ils ne sont que 14% de la population, ce n’est pas suffisant pour affronter tout le reste, surtout si ce « reste » est énervé de voir que l’on peut acheter et vendre tranquillement la misère et s’enrichir dessus. Reste à savoir si le Kaiyuan, le Yanlei et les autres nations alentours vont elles aussi surfer sur ce nouvel océan de fric et ses vagues. D’après la carte de l’OIMD, il semblerait que les Triades sengaïaises aient par ailleurs de grands marchés à conquérir.
Chaarden

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[center]Controverse au sein de l’Alliance Nationale Démocratique : Sumalee Kongsuwan fait le ménage.

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L’AILE LA PLUS CONSERVATRICE DE L’AND EXPURGEE PAR LA PREMIERE MINISTRE. Au sein des partis constitués, que ce soit l’AND ou le Pheu Sengaï, il existe des procédures visant à éliminer des opposants trop gênants ou possibles transfuges ; les taupes dans les partis sont une histoire récurrente dans la scène politique sengaïaise. Ainsi, les procédures d’exclusion de l’AND ont été utilisées en début de semaine par la tête du parti Sumalee Kongsuwan, actuellement première ministre. En effet, son principal opposant en interne, Bhumalin Onodawat, a ouvertement critiqué la ligne gouvernementale et appelé à la constitution d’un nouveau programme pour les prochaines élections. Immédiatement, les caporaux de Kongsuwan ont déclenché la procédure d’exclusion à l’encontre d’Onodawat, qui a été effective au bout de 48 heures. On ne perd pas de temps. La question intéressante est la suivante : que proposait Onodawat ? Très conservateur, celui-ci proposait de maintenir le Sengaï en l’état actuel des choses, maintenir tous les budgets, maintenir tous les compromis ethniques et maintenir le régime institutionnel. Hérésie au sein du parti, car précisément, Konguswan demandait une vaste libéralisation de l’économie sengaïaise, ce à quoi elle s’applique depuis plusieurs mois maintenant. Onodawat est hostile aux programmes de privatisation, hostile au recul de l’Etat dans l’économie et hostile à la baisse des budgets. Statu quo, encore et toujours, dans le but, disait-il, de trouver un équilibre sur lequel construire le nouveau Sengaï. Pas assez suiveur donc, de la ligne très progressiste de Kongsuwan qui, probablement, n’attendait que ça pour éliminer Onodawat et ses sbires.

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LES MANŒUVRES POLITIQUES DE SUMALEE KONGSUWAN VONT-ELLES PROVOQUER UN TRAIN DE REFORMES ULTRA-LIBERALES ? Les élections parlementaires de mi-mandat approchent à grand pas et il s’agit pour la première ministre de couvrir ses arrières. Elle souhaite s’assurer que les députés de la majorité entrant au Rathasapha seront sur sa ligne. Quoi de plus normal alors que de faire une bonne purge au sein de son parti ? Voilà que Bhumalin Onodawat, conservateur proche de l’idéologie unioniste (courant proposant l’alliance sacrée de tous les partis), s’en prend ouvertement au programme de Kongsuwan, le trouvant « trop violent et dur » et « visant à détruire des pans entiers de l’état-providence construit par nos pères ». Approuvé par quelques députés, Onodawat était en passe de constituer une fronde au Parlement dont le nombre aurait pu être suffisant pour faire basculer le pays ; les députés fidèles à madame Kongsuwan, trahis par la branche dissidente de l’AND, auraient pu se prononcer contre les lois proposées par le gouvernement et ainsi se retrouver aux côtés du Pheu Sengaï et des autres partis dans l’opposition. Kongsuwan a donc purement et simplement expulsé Onodawat du parti. Cependant, la goutte de poison est dans le verre ; les députés pro-Onodawat sont encore au Rathasapha, il n’existe aucune procédure pouvant mettre fin à leurs mandats. Il faudra attendre les prochaines élections parlementaires, dans quelques mois, pour placer les lieutenants de madame Kongsuwan en tête d’affiche pour qu’ils soient élus à la place des Onodawatiens. Maintenant que madame Kongsuwan se les ait ouvertement mis à dos, elle va devoir retenir sa respiration jusqu’aux élections parlementaires pour pouvoir être sûre que ses lois seront acceptées. Ces lois, justement… ont visiblement besoin de la plus faible opposition possible. Cela veut-il dire qu’elles seront controversées ? Oui, sans aucun doute. Madame Kongsuwan a bien des défauts, mais les mains libres, elle tiendra parole et appliquera son programme visant à libérer l’économie, comme elle le dit. Le libéralisme économique débridé de l’AND est sur le rampe de lancement ; il fallait juste dégager les cailloux de la piste de décollage.

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LE PREMIER MINISTRE SUMALEE KONGSUWAN FAIT DE LA PLACE DANS LA TRANCHEE POUR INSTALLER PLUS CONFORTABLEMENT LES MITRAILLEUSES. A la guerre, on le sait, il ne faut jamais tirer sur les côtés. Toujours en face. Nous qui croyions que la politique et la guerre se ressemblaient ! En politique, on peut tirer sur les côtés, et Kongsuwan vient de nous en faire une démonstration. Dans son nid de vipères, la révolte grondait. Un de ses anciens soutiens de la première heure, l’ineffable Bhumalin Onodawat, s’en est pris au programme libéral du premier ministre, estimant qu’il répondait certes aux exigences économiques du pays, mais en de mauvais termes, et qu’il laissait au point mort des pans entiers de la société sengaïaise, à commencer par le sort des montagnards et de nous, Népalais. Son analyse n’est pas entièrement fausse, mais lui-même ne propose aucune alternative crédible, en tant qu’ultra-conservateur, il désirait bloquer toutes les issues et attendre un accord ethnique crédible pour redémarrer. Comme si cela était possible, au vue de la conjoncture actuelle. Peu importe, on pinaille sur des bribes d’idées pour donner l’illusion d’une lutte idéologique. Kongsuwan est persuadée que son programme libéral enrichira le pays (quel pays, là est la question) et donc, pour mitrailler ce qu’il reste d’opposition, en l’occurrence nous ainsi que quelques députés d’opposition, il faut qu’elle fasse le ménage dans son propre camp. Qu’elle prenne cependant garde : avoir les mains libres ne l’empêchera pas d’avoir les mains sales.
Chaarden

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[center]Vers une privatisation du géant pharmaceutique Ran Khay Na ?

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LE LEADER DE LA PHARMACOLOGIE ET DE LA MEDECINE EN PASSE D’ÊTRE PRIVATISE. Dans une précédente édition, nous faisions remarquer que le premier ministre Sumalee Kongsuwan était probablement en train de mettre sur papier un programme de réformes libérales. C’est précisément ce qui est en train de se produire sous nos yeux. Ran Khay Na, géant de la pharmacologie et de la science médicale est détenu à 51% par l’Etat sengaïais à l’heure actuelle. Madame Kongsuwan voudrait faire passer ce pourcentage à 33%. Ayant présenté ce projet au Parlement, elle a avancé trois arguments : le premier, c’est l’efficacité de la privatisation par l’amélioration du service, le second c’est la plus grande facilité à trouver des investissements pour investir dans la recherche médicale, et le troisième c’est la libération d’un pan entier du budget de l’Etat qu’elle propose de réinvestir dans les hôpitaux publics locaux. A priori, tous les députés de l’Alliance Nationale Démocratique, le parti de madame Kongsuwan, devraient suivre. Les dissidents qui rechigneraient à voter la loi, au pire, voteraient blanc. Ainsi, il resterait quelques voix à trouver. Nos journalistes dans les couloirs du Rathasapha ont appris que des tractations secrètes ont été menés par le lobby pharmaceutique auprès de députés du Pheu Sengaï et du Renouveau Tibétain afin de grappiller les quelques voix manquantes. En l’état actuel, il ne fait aucun doute que cette proposition passera, et c’est là qu’il faut lire les petits caractères en bas du contrat : la privatisation de Ran Khay Na doit s’inscrire dans un programme de privatisation plus large ; la couleur est annoncée.

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L’ABANDON PAR L’ETAT DE SES PARTS DANS RAN KHAY NA EST-IL VRAIMENT NECESSAIRE ? Madame Sumalee Kongsuwan a proposé devant le Rathasapha de retirer un peu moins de la moitié des parts de l’Etat dans les actions de Ran Khay Na. Il ne fait aucun doute que l’argent ainsi récupéré par l’Etat pourra servir à développer les hôpitaux publics comme elle le souhaite, ce point n’est pas discutable. En revanche, il demeure la valeur symbolique et idéologique. Dire que la privatisation offre a fortiori un meilleur service est tout à fait discutable, pour le coup : il est possible d’améliorer le service d’une entreprise sans avoir recours à l’arme privative, des expériences l’ont déjà montré, nous citons en exemple la grande entreprise ferroviaire sengaïaise Sengaï Rithfaï, encore majoritairement étatique. De plus, il n’est pas juste de dire que les investissements dans la recherche n’augmenteraient qu’en cas de privatisation. Ils augmenteront, sans aucun doute, mais rien n’interdit à l’Etat, si tant est qu’il contrôle l’entreprise, de mener une politique volontariste et forte pour attirer les investisseurs. Privatiser Ran Khay Na passe ici pour du libéralisme bêta que nous qualifierons de « flegme politique ». Nous en venons maintenant à une autre variable, c’est le symbole. Ran Khay Na existe depuis des décennies et est la plaque tournante du savoir médical sengaïais. Les médecines traditionnelles et la médecine biologique s’y combinent avec une efficacité remarquable et les médicaments sont souvent faits à base de plantes cultivées au Sengaï même. La valeur sentimentale de cette entreprise peut à elle seule justifier son maintien dans le giron de l’Etat. Les dérives que pourrait engendrer une privatisation seront probablement racontées par nos amis les Népalais de l’Aranamandou Tribune, -l’occasion est trop belle- et même s’il ne faut rien exagérer, une clause de responsabilité doit être signée entre Ran Khay Na et la monarchie doit être signée pour garantir les emplois, l’ancrage national et la qualité de la production.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=342757AranamandouTribune.png][img]http://img4.hostingpics.net/pics/342757AranamandouTribune.png[/img][/url][/center]

QUAND LES PLANTES NE SE CULTIVERONT PLUS ASSEZ VITE, ALORS LES POISONS LES REMPLACERONT. Et voilà, les mitrailleuses commencent à mitrailler. Nous avions prévenus tout le monde : Kongsuwan balance maintenant nos entreprises dans le gros bordel capitaliste mondial. Inouï ? Non, prévisible et anticipé par nos députés, qui ont signalé avec force les dangers que représentait une telle privatisation. En effet, le but de l’entreprise ne sera plus de soigner, proposer des médicaments de qualité et organiser les savoirs médicinaux sengaïais, non, le but maintenant sera de faire le maximum d’argent possible. Alors, oui, une entreprise qui soigne bien fera de bons profits, car ses services seront appréciés et reconnus, et oui, ses laboratoires recevront de fait de bons investissements en plus d’une superbe réputation. Ca marchera un moment. Puis, espionnage industriel, délocalisations, faillite et on est rapidement confronté à la titillante tentation d’introduire des produits à moindre coût, et bien souvent de moins bonne qualité. Les OGM arriveront, les substances plus ou moins illicites arriveront, les procédés de fabrication chimique dangereux naîtront, bref, un nombre incalculable de risque va s’abattre sur Ran Khay Na, risques qui pourraient être évités si l’entreprise devait rendre des comptes à un peuple et non à des actionnaires richissimes. Les plantes, bientôt, ne seront plus assez rapides à pousser et plutôt que d’attendre que la méchante terre aille plus vite, on fera des plantes de synthèse, en d’autres termes, des poisons lents, qui satisferont les exigences des princes de la pharmacologie.
Chaarden

Message par Chaarden »

[center]La banque Sengaï Thnakar réclame une dévaluation de la Roupie Sengaïaise

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LE GOUVERNEMENT DE SUMALEE KONGSUWAN CONTACTE PAR LE DIRECTEUR DE LA BANQUE THNAKAR. Depuis quelques mois, le désert de Karavaï connaît une expansion économique hors-pair. La première banque du Royaume, Sengaï Thnakar, ne cesse de multiplier les prêts et de ramasser une quantité de bénéfices remarquables. De nombreux traders de Pan Ranong, affiliés à Sengaï Thnakar, sont devenus actionnaires des entreprises d’extraction minière ou/et gazière. Certains d’entre eux ont pris les avants et ont déjà massivement investis dans les entreprises se destinant à exporter les minerais ou les biens produits vers l’étranger. Se pose alors le problème de la compétitivité : celle-ci doit absolument connaître un coup de fouet qui permettra de lancer l’économie sengaïaise dans la mondialisation une bonne fois pour toutes. La banque Sengaï Thnakar a donc actionné ses lobbys dans les hautes sphères du pouvoir pour parvenir à toucher la Première ministre Sumalee Kongsuwan. Celle-ci possède en effet le droit, et elle seule d’ailleurs, de procéder à un abaissement du taux de change de la monnaie par rapport aux autres. Cela permettrait, d’après le directeur de Sengaï Thnakar, d’augmenter la compétitivité économique et donc de rendre l’achat d’actions rentables. Sumalee Kongsuwan a paru réceptive à cette requête, et tout laisse à penser qu’en effet, la Roupie connaîtrait une dévaluation dans les jours à venir. Cependant, et c’est l’autre côté de la monnaie, c’est le cas de le dire, il semblerait que cette dévaluation ne serait que temporaire. Une fois les effets bénéfiques apportés résorbés, une réévaluation devra avoir lieu pour revenir à l’état actuel, si ce n’est plus.

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QUE CACHE LA PROBABLE DEVALUATION DE LA MONNAIE DANS LES SEMAINES A VENIR ? La Roupie sengaïaise était en passe de devenir l’une des monnaies les plus fortes du monde. Un petit coup de frein a été donné depuis la découverte des richesses du nos sous-sols. Il y a quelques jours, nos députés ont rapporté le lobbying très fort dont était victime le gouvernement de la part des sbires de la banque Sengaï Thnakar. Ceux-ci proposent en effet une dévaluation de la monnaie, d’environ 18%, ce qui est assez important par rapport aux habitudes économiques du Sengaï. D’après les travaux de nos experts, il est clair qu’une dévaluation ne provoquerait pas que des effets négatifs. Les prix des biens importés augmenteraient, certes, mais ce qui n’est pas un problème au vue du mode de vie encore très vivrier de l’immense majorité des Sengaïais. Ainsi, seuls les grands consommateurs de fatras étranger seraient pénalisés, à savoir la jeunesse jet-setteuse de la côte. De plus, les prix des produits exportés baisseraient, ce qui engendrerait une augmentation de nos exportations et donc des recettes supplémentaires. Cependant, Sengaï Thnakar cherche surtout à engrosser ses actions placées bien au chaud dans les entreprises productrices et exportatrices : les recettes gagnées suite à une dévaluation n’iraient certainement pas dans les poches des honnêtes miniers et dockers, et, hélas, là est l’os. C’est un autre point qui a toutefois attiré notre attention : les banquiers lobbyistes viennent donc de demander au gouvernement de torpiller, en quelque sorte, le mode de vie des jeunes riches de la côte. Assiste-t-on à une rupture entre la nouvelle élite financière et la vieille élite foncière suite à une divergence d’intérêts économiques ?

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LECON DE RAPINE NUMERO 3623 : BIDOULLAGE ECONOMICO-MACRO-BANCARO-FINANCIER POUR VOILER LES INEGALITES CRIANTES ET CROISSANTES AU SEIN D’UNE SOCIETE. Et voilà ! Kongsuwan, femme décidément très faiblarde et molle, a encore eu l’oreille grande ouverte pour les banquiers de Sengaï Thnakar. Voici le schéma : alors que les travailleurs des mines et des quais exportateurs du Sengaï se ruinent la santé et la vie pour gratter quelques pièces (et quelques méningites au passage), la monnaie qu’ils gagnent va perdre de sa valeur ! Mais ne vous inquiétez pas, l’argent ainsi perdu sera multiplié par dix, suite à « l’effet volume » et reviendra au Sengaï. Certes, mais où ? Dans les poches de ceux qui ont extrait le cuivre ou le gaz pendant 12 heures sous e soleil de plomb du désert ? Certainement, oui, pour les trois dernières pièces. Les sept autres, elles, vont arriver droit dans la poche des actionnaires qui sont… Ô miracle, des traders de la Sengaï Thnakar. Ainsi, une nouvelle preuve de la fourberie des clowns qui nous dominent : on dévalue pour améliorer la compétitivité en montrant tout l’argent que ça va rapporter… puis on vous fait comprendre que les profits ainsi gagnés… iront partout sauf dans votre poche. Kongsuwan va-t-elle d’ailleurs recevoir un petit pécule personnel de l’exploitation des ressources du désert ? A-t-elle reçu une enveloppe de la Sengaï Thnakar ? C’est fort probable. Une accusation de corruption serait bien exagérée de notre part (en fait, c’est surtout dangereux d’un point de vue légal) mais toutes les portes doivent être ouvertes pour comprendre les méandres d’un pouvoir qui s’accroche plus que jamais à son argent pour masquer les inégalités internes profondes.
Chaarden

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[center]La Loi Kongsuwan provoque des remous au sein du Sengaï

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JUGEE ULTRA-LIBERALE, LA LOI KONGSUWAN AGITE LE SENGAÏ. Le Rathasapha (Parlement) a officiellement voté la [url=http://www.simpolitique.com/post302222.html#p302222]Loi Kongsuwan[/url] avec une courte majorité. Ni la première ni la dernière loi, certes, mais celle-ci porte le nom de la Première Ministre et semble destinée à demeurer dans l’histoire. Un journal montalvéen parlait de cette loi comme celle qui « allait jeter le Sengaï dans le mondialisation ». C’est en effet le but plus ou moins caché de Sumalee Kongsuwan. Affrontant avec bravoure les conférences de presse et la colère de ses opposants, elle est accusée d’avoir déconstruit le peu d’Etat social qui demeurait au Sengaï. Aux dernières nouvelles, les partis tibétains et népalais, Renouveau Tibétain et le Parti pour l’indépendance, seraient en train de négocier une coalition au Parlement pour appuyer les prochaines mesures qui iront dans le sens de l’abrogation de cette loi. La possible coalition semble cependant mal partie, les Népalais refusant de s’entendre avec qui que ce soit. Parmi les points les plus controversés de la Loi, on retrouve l’ouverture aux entreprises et capitaux étrangers. Cela va-t-il ouvrir le Sengaï aux pires dégénérés de la finance cosmopolite du monde entier ? Non, l’Etat demeure pour maintenir un juste équilibre et de quoi tenir face au monde extérieur. Même plus loin : s’étant débarrassé de beaucoup de pans socio-économiques à gérer, l’Etat sera encore plus à même de gérer ce qui lui reste…

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UNE LOI AUSSI INJUSTE QUE PROMETTEUSE S’IMPOSE SANS CONSULTATION POPULAIRE. Cela faisait longtemps que nous, peuple des montagnes tibétaines, demandions une plus grande liberté dans le domaine de l’éducation. La Loi Kongsuwan a le mérite de nous proposer de constituer nous-mêmes nos propres écoles, à quelques conditions (apprentissage du thaï obligatoire par exemple, ce qui est somme toute logique), et donc de nous offrir une plus grande marge de manœuvre au sein d’une société qui, il est vrai, ne nous met pas toujours là où nous devrions être. Cependant, il est d’autres alinéas de cette loi qui sont plus sujets à controverse. Dans le domaine financier et bancaire, la Loi Kongsuwan lâche les brides à tous les acteurs, y compris les plus gros. Ainsi, investir au Sengaï sera de plus en plus facile et il est même possible que certains étrangers viennent cacher leur argent chez nous. C’est tout à fait inquiétant. L’autre question à poser : qui profitera de ces retombées économiques ? La théorie du ruissellement est dépassée et le Sengaï est la preuve qu’elle ne vaut pas grand-chose. Le Roi, quant à lui, ne s’est pas prononcé, à notre grand étonnement. Espérons qu’il réagira pour donner son avis sur le néolibéralisme qui déferle sur le Sengaï. En fait, la Loi Kongsuwan peut se résumer selon un vieux proverbe de notre peuple que nous pouvons adapter à la situation : « Si tu veux aider quelqu’un un jour, donne lui un poisson, si tu veux l’aider toute sa vie… balance le dans le lac ». La question est : saurons-nous nager ?

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LES GRANDS BANDITS SE RECONNAISSENT A CA QUE TOUTES LEURS VIES, ILS TENTENT DE PASSER DE L’ILLEGALITE A LA LEGALITE. L’esclavage est rétabli, ça y est ! Rien à attendre de ce gouvernement de baltringues qui vient une fois encore de nous mettre un coup de schlag dans le dos. Alors oui, liberté absolue de la presse, c’est bien –surtout pour l’Aranamandou Tribune, n’est-ce pas ?-, liberté scolaire, d’accord. Cependant, ce sont étonnamment… les pans les moins libéraux de cette loi qui retiennent notre attention. Il y a notamment la Caisse d’Assurance Royale et le Corps Fonctionnarial. C’est-à-dire, pour être très clair : de un, une plus grande facilité de contrôler les flux économiques chez nous, et de deux, l’établissement d’une supra-élite de fonctionnaires, s’ajoutant aux contremaîtres cooptés et retournés, étendra le contrôle politique et social sur les peuples mal-aimés de ce pays. Nous. Verrouillage économique, social et politique dans le seul et unique but de consacrer une élite thaïe jet-setteuse bien au chaud à Pan Ranong tandis que nous continuerons à vivre comme nous vivons, simplement avec moins d’argent, plus d’étrangers en costard et des heures de travail à n’en plus finir. Nos parlementaires tentent bien évidemment d’amender les plus caricaturaux de ces alinéas. En vain, faute de soutiens. Le Pheu Sengaï, frileux, refuse de s’allier à nous ou même au Renouveau Tibétain. Ridicule, au vue de la gravité de la situation. Le jour où le pays sera économiquement asphyxié, les responsables seront aussi nombreux que les vautours sur une carcasse de chameau. Et comme eux, ils s’envoleront.
Chaarden

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[center]Bachagyal, descendant du dernier Raja tibétain, achète 1000 km² de terres à l’Est du Songphang Phudin

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A QUOI JOUE LE PETIT PRINCE ? Ce n’est pas la première fois que Bachagyal se fait remarquer sur la scène publique. Il y a quelques mois, [url=http://www.simpolitique.com/post296737.html#p296737]il avait remporté un célèbre concours de tir à l’arc[/url] sengaïais, après quoi il avait distribué ses gains à la population venue l’acclamer. Aujourd’hui, c’est une autre affaire, mettant encore en jeu de l’argent, qui le propulse sur le devant de la scène. En effet, on sait que le [url=http://www.simpolitique.com/post293236.html#p293236]clan des Songphang, propriétaire de toute la partie Ouest du Sengaï[/url], contenant essentiellement les montagnes tibétaines, sont les plus pauvres des cinq clans. Peu scrupuleux vis-à-vis de l’intérêt national, ils ont récemment décidé de brader une partie de leurs terres. Bachagyal s’est alors précipité pour racheter 1000 km² sur les flancs des montagnes de l’Est, non loin du désert. Pourquoi ? Faire parler de lui, probablement. En tout cas, les lois sont claires : les impôts ne pourront être levées par Bachagyal, ils demeurent du ressort des publicains du clan Songphang, de même que la taxe foncière que va devoir payer le prince. La seule chose que Bachagyal peut faire de ses terres, c’est les arranger comme il le souhaite : élevage, agriculture, installation d’entreprises, bref, tout ce qui contribuerait à l’aménagement et au dynamisme du territoire. Affaire à suivre, mais l’on se demande bien ce que pourrait faire le descendant du dernier Raja tibétain avec des arpents de roche, du sable et trois bouquetins.

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LE RACHAT DE TERRES TIBETAINES PAR UN TIBETAIN SONNE DOUX A NOS OREILLES. Beaucoup de personnes ont jugé opportun de féliciter… Sumalee Kongsuwan. En effet, la loi qu’elle a promulguée récemment (voir article précédent et [url=http://www.simpolitique.com/post302222.html#p302222]la loi elle-même[/url]) a permis de réduire les dépenses publiques (Article 13). Conséquence : les Songphang se sont retrouvés avec des subventions en moins pour gérer l’aménagement du territoire. Conséquence : des terres entières devaient être « abandonnées », c’est-à-dire privatisées. Conséquence : une fenêtre de tir exceptionnel pour un homme de talent et clairvoyant comme le Bienheureux Bachagyal. En effet, ce dernier a organisé une vaste collecte d’argent dans les rues de Tingri mais aussi dans toute la vallée. Avec la somme récoltée, il a pu acheter une possession de 1000 km² à l’Est des montagnes. Toute personne lui ayant fait un prêt s’est vu recevoir une promesse de remboursement. Que faire de ces terres ? Probablement a-t-il une idée en tête, la confiance en lui doit être infaillible, car il est peut-être celui qui, demain, fera entendre notre voix. Nous prononçons nos meilleurs vœux quant à la réussite de son entreprise et signalons d’ailleurs que nous sommes en possession d’une information exclusive : Bachagyal a déclaré vouloir créer une multitude d’emplois dans la région achetée et a invité des familles, voire des clans entiers à l’y rejoindre. Un tri sera effectué, mais l’opportunité offerte paradoxalement par la loi la plus libérale qui soit doit être saisie et accomplie de la meilleure manière qui soit. Que la réussite soit notre récolte commune !

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TENIR EN LAISSE LES TIBETAINS EN DEUX LECONS : CHANGER LEURS MAÎTRES. PUIS RENOUVELEZ TOUS LES TRENTE ANS. Tout le monde s’échauffe un peu les oreilles, car un bonhomme qui hier faisait du tir à l’arc est devenu l’un des plus gros propriétaires terriens du Songphang Phudin. Naïfs comme ce n’est pas permis, la plupart des autres médias balancent tranquillement qu’il a acheté deux montagnes, trois cailloux, un peu de neige et des bouquetins. En réalité, la documentation disponible a révélé quelque chose de bien plus intéressant : les terres achetées par Bachagyal sont très riches en lithium, très très riches. Il semblerait que l’intendant des Songphang s’en soit rendu compte un peu trop tard. Coup de maître alors pour Bachagyal, n’est-ce pas ? Les Tibétains auront à présent le privilège d’être dominé par un Tibétain. Leurs impôts ne seront ni baissés, ni leurs taxes, et leurs salaires ne seront pas bien augmentés. Sur les 1000 km², il n’y a pour l’instant que quelques villages et des petites villes enclavées. C’est loin de la vallée de Tingri, mais il semblerait que Bachagyal soit déjà venu s’y installer. Pour un morceau de pain, il a eu les terres les plus riches en lithium de tout le Sengaï. Et ça, il le savait. Oh oui, il le savait ! Comment ? Aurait-il des contacts ? Avec le pouvoir ? Pour pouvoir exploiter les Tibétains en bossant en douce pour le pouvoir ? Rien n’est exclu, et la fourberie des jet-setteurs thaïs ne doit jamais être sous-estimée. Pour le moment, le « petit Prince » rassemble de l’argent, de l’huile de coude et de la matière grise. Combien tomberont dans le panneau ? Combien encore glisseront sur des billets de banque ?
Chaarden

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[center]Nationalisations des grandes entreprises et privatisations des petites entreprises : le Dragon à Deux Têtes qui fait trembler les investisseurs

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LES INVESTISSEURS VONT-ILS SE DESENGAGER DES TPE-PME SENGAÏAISES ? Les remous de la Loi Kongsuwan se font encore ressentir. L’abandon des entreprises de moins de 5000 salariés par l’Etat va-t-il engendrer un effondrement des investissements dans celles-ci ? D’après la société de conseil en intelligence économique Nakhon & Chabang, ce n’est pas une fatalité. La Loi Kongsuwan, d’après elle, représente plus une opportunité de restructuration de l’économie sengaïaise qu’un cisellement de toutes les laisses et barrières financières. « La Loi Kongsuwan est une boîte à outils, et non pas un glaive » a affirmé le président de la dynamique société Nakhon & Chabang. Cependant, vers quel modèle s’oriente-on ? Les experts de cette même société ont déjà émis une hypothèse qui leur semble la plus plausible : il faut reconstruire l’économie sengaïaise selon un modèle pyramidal solide, teinté d’ordolibéralisme entrepreneurial. Explications : la stratégie des grands groupes adoptée par l’Etat doit tirer vers le haut toute l’économie sengaïaise dans un premier temps, avant que l’on autonomise la base de la pyramide. Cette base, justement, doit se constituer en un tissu d’entreprises, toutes privées –du coup-, qui fonctionneront comme sous-traitants des plus grandes entreprises. Petit à petit, lorsque les entreprises aux reins les plus solides auront englouti les autres et fonctionneront comme fournisseurs et procuratrices d’emplois, cette base deviendra économiquement autonome, elle soutiendra les filiales des grandes entreprises publiques et garantiront l’assise de la puissance économique sengaïaise.
Ce qui est proposé ici est innovant et peu tenté dans l’histoire, du moins sous de telles formes. Assistons-nous à l’élaboration d’un véritable « modèle sengaïais » ?


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FACE AU LIBRE-ECHANGISME FORCENE ; LE POUVOIR COMMUNAUTAIRE ET HORIZONTAL. Les très grandes entreprises (+5000 salariés) sont désormais publiques. L’Etat y a terminé ses investissements. Il faut bien comprendre qu’une grande partie d’hommes et de femmes de notre peuple travaillent pour ces entreprises, souvent dans des conditions difficiles. Leur avenir est à court terme assuré par leur réputation et l’argent que l’Etat y verse. A moyen et long terme, la question se pose, et les investisseurs attendent les premiers résultats : le Sengaï aura-t-il réussi son plongeon dans la mondialisation ? Cependant, nous l’avions déjà évoqué, il est fort à parier que les bénéfices engrangés ne tomberont pas sur nos têtes. La discrimination dans les grandes entreprises est active : un Tibétain ou un Népalais a systématiquement moins de chance de monter en grande qu’un Thaï. Peu sont ceux disposant d’assez de réseaux pour grimper les échelons. Une marge de manœuvre nous est cependant proposée tacitement : assurer la base du tissu économique sengaïais par la gestion de petites et moyennes entreprises. La Loi Kongsuwan nous permet de créer et faire prospérer nos entreprises avec beaucoup de potentiel. Il est possible d’utiliser ce biais pour obtenir une représentation économique, puis social, ce qui débouchera sur une reconnaissance politique de nos doléances. Plus que jamais, nous appelons les hommes et femmes de notre peuple à constituer des entreprises, utiles et indispensables, à engager des Tibétains : une solidarité puissante, secret de notre peuple, permettra de franchir les barrières dressées jusqu’alors.

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LIQUIDER LES ENNEMIS DU BAS POUR SOLIDIFIER CEUX DU HAUT : COMMENT LE GOUVERNEMENT THAÏ FAIT FONDRE NOTRE ECONOMIE. Comme annoncé, la Loi Kongsuwan propose un enrichissement des déjà-plus-riches au détriment de ceux déjà flingués par la mondialisation destructrice et créatrice d’inégalités. Nous avons la possibilité, en tant que Népalais, de nous développer, bien sûr, en théorie, c’est tout à fait possible de monter nos boîtes et de les étendre. Mais face à la concurrence plus que déloyale des grands groupes publiques (id est. Thaïs), que pourrons-nous faire ? Ils nous rongeront et nous engloutiront au moindre roupie de trop. Probablement les Tibétains vont-ils s’amuser à jouer aux échecs contre les Thaïs, mais comment vaincront-ils quand leur jeu n’est fait que de pions alors que le jeu d’en face est fait uniquement de cavaliers, de tours et de fous ? C’est mignon de constater l’optimisme de ce peuple des montagnes, mais peut-être que nos entreprises devraient continuer à consommer plus d’électricité et d’essence, accélérant le réchauffement climatique et donc, par la même, dégivrer un peu les cerveaux Tibétains, dont les symptômes ressemblent de loin à une forme d’ivresse : sensation que tout est possible. Il est ridicule de constater comme une loi aussi grossière et aussi mal ficelée puisse susciter autant d’espoir dans le cœur de dizaines de millions de personnes. Nous ne gagnerons jamais à un jeu dans lequel notre défaite est programmée d’avance, il n’y a qu’à renverser l’échiquier.
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