Presse générale et provinciale

Arios

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[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/06/2031
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Mauvaise nouvelle : bonne récolte

La région céréalicole de la Nazalie, Région de Lajamiglia, a presque fini de ramasser ses céréales. Les moissonneuses, puis les batteuses, ou sur les plus grandes et modernes exploitations, les moissonneuses-batteuses, envoient dans l'air cette odeur douce née du mélange de la bale volante et des vapeurs d'essence.

Mais le visage noir des travailleurs, pilotes d'engins ou ramasseurs de gerbes, affiche une mine inquiète. Et si la récolte 2031 était aussi bonne qu'en 2030 ? Ce n'est pas tant une interrogation que l'on se pose pour la Nazalie, mais on craint que le bon rendement de juin 2031 en Nazalie annonce celui de juillet pour l'Arovaquie...

L'année dernière, une fois l'été passé et les récoltes aliléennes et arovaques rentrées, le Montalvo avait fait face à une baisse inquiétante des prix, due à une conjoncture néfaste : bonnes années climatiques dans les trois provinces, et résultat en productivité de la concentration toujours plus forte des terres agricoles entre les mains de fermiers aux structures modernisées.

Dans les médias, on interrogeait des spécialistes hétérodoxes et des agriculteurs tourmentés, remettant en cause le marché unique en des termes inédits depuis 1950 ; ils en appelaient, sinon à interdire les importations céréalières en provenance d'Arovaquie, à encourager la consommation de blé nazalien par toute une série de mesures chauvinistes.

Le Montalvo est excédentaire en céréales depuis de nombreuses années, mais la tendance s'accentue à chaque saison ; cette abondance fait chuter les prix, ruinant les rentrées d'argents des agriculteurs et intensifiant un exode des petits fermiers vers les villes, concentrant la surface foncière et permettant toujours à de nouvelles terres d'être emblavées avec des moyens du XXIème siècle... ce qui favorise les rendements et la productivité. Cercle vicieux, selon les populistes, mais mouvement vertueux selon tous les observateurs sérieux qui y voit un dégagement de bras pour des secteurs plus prometteurs comme l'industrie et le tertiaire.

Néanmoins, la crainte quant à une succession de bonnes années et la poursuite de cette évolution, est à ce qu'elle provoque des contre-réactions démesurées : outre que les tensions interprovinciales (entre une Nazalie rurale qui se dépeuple et une Arovaquie prolifique qui se sent pointée du doigt), on risque, à défaut de communication gouvermentale et de supervision administrative, que les fermiers réorientent de façon disproportionnées leurs productions vers autre chose.

Mais si tous les fermiers abandonnent la céréale d'une année sur l'autre afin de produire des fourrages ou du maïs, d'une part on se trouvera face à une véritable pénurie de productions, et d'autre part la crise de sur-production se répartira sur d'autres filières : élevage, cosmétique... Pour éviter une ruine désordonnée du secteur agricole, et favoriser la survie des fermes les plus rentables, le gouvernement devrait se mêler bon gré mal gré des affaires paysannes, quitte à choquer les tenants d'une liberté totale de la régulation du marché.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/06/2031
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Cartagina n'est pas branchée, et Dovernico n'a rien de foufou.

Dans les dernières années de l'avant-crise (et l'on doit bien dire pendant aussi), les villes-mondes qui n'étaient pas des pôles économiques centraux pouvaient parfois se targuer d'être des laboratoires aux effusions intellectuelles les plus farfelues, d'ordres artistique, anticonformiste, innovant, iconoclaste. Le bourgeois au chapeau-melon volontairement vintage, croisant le punk-à-chien fidèle au Roi, le long des trottoirs bordés de murs à faux graffitis et vraies œuvres éphémères.

Le rapport sur l'urbanisme en 2031, publié par le Centro Studi sulla Planificazione Urbanistica chaque milieu d'année, tire des conclusions qui ont l'apparence et le goût de couleuvres pour pas mal de petits politiciens droits dans leurs chaussettes, d'une génération ancienne qui rêverait de passer pour cool auprès des jeunes appelés en renfort pour dynamiser les quartiers un peu ramolos.

Selon le CSPU, qui n'arrive pas vraiment à localiser quelle capitale ou grande ville du monde demeure "cool" depuis la Crise (c'est à dire "branchée", sans sérieux, hybride dans ses fonctions urbaines et ses paysages, expérimentale et bourgeois-bohème, prisée des étudiants qui ne veulent pas étudier, et des conservateurs patriotes près à quitter leur pays à la première occasion pour aller glaner un meilleur salaire au profit de leur conscience de citoyen-du-monde grâce aux sous qu'ils reversent à l'économie du commerce équitable). Mais surtout, le rapport du CSPU conclue que malgré son caractère isolé, sa bonne santé économique comme ville régionale et capitale de la Ligue, Cartagina n'a rien de ces villes branchées.

Cartagina reste économiquement bonne, elle est concurrencée à l'intérieur sur divers aspects, mais ce qu'elle perd en capacités touristiques n'aurait jamais fait d'elle une "ville cool". Ville résidentielle, ville de salariés, ses classes supérieures ont un fond conservateur-populaire, elles dorment la nuit et l'éclairage public perd en utilité, elle part au travail le matin quitte à bouchonner le Corso degli Vincitorri. Les enfants et adolescents cartaginiens, qu'ils soient assez éduqués et riches pour répéter le schéma petit-bourgeois (du genre à faire la fête en appartement) une fois arrivés au bel âge, ou bien trop pauvres et trop excentrés du cœur de ville pour avoir encore des parents vivants qui ne se soient pas barrés, fait attrapé par la police, engagé dans un réseau mafieux, ces enfants et adolescents ne partageraient pour rien au monde leur cour d'escalier ou leur rue avec les bobos (faux-débraillés ou enchemisés au second degré), pour participer de la coolitude qui manque tant au CV des politiques, urbanistes, architectes, planificateurs de l'administration et chargés de missions de la requalification urbaine.

Quant aux porti-a-bere qui jonchent les côtes de tout le Montalvo (le concept du "Port-à-boire" est une création purement montalvéenne des géographes, forgé par ceux qui étudient le tourisme dans les Provinces-Unies), ils sont comme leur nom l'indique et uniquement comme leur nom l'indique des porti-a-bere... Leurs tonnelles, leurs ports médiévaux, leurs bornes puniques ou hellénistiques, leurs quartiers de grands hôtels blancs aux balcons assez petits pour que leurs locataires sous-fortunés s'y entassent en gueulant une nuit sur deux, sont certes des pôles d'attraction du tourisme à l'échelle continentale au moins, mais ils sont davantage des débits de boisson à grande échelle que des villes attirantes pour un esprit... sinon celui de claquer ses maigres économies d'étudiants, afin d'impressionner une homologue étrangère et vivre une histoire d'amour d'une demi-semaine.

Pour le CSPU, le Montalvo ne devraient même pas essayer de se lancer à la recherche d'une coolitude perdue pour ses villes. Passif psychologique imprégné de mercantilisme et de crypto-fascisme ? "Venez, consommez votre semaine, et barrez-vous !" et "Ne venez pas prendre le travail des honnêtes classes moyennes supérieures, à moins de vous fondre dans la masse !" pourraient être les nouveaux slogans municipaux à afficher au-dessus des Mairies, ou sur les panneaux touristiques qui fleurissent parfois le long des routes nationales de l'Amarantie avant l'entrée en Alilée montalvéenne.

En attendant, ne pas être cool paye, puisque de la Dytolie méridionale le Montalvo demeure, semble-t'il, le principal pourvoyeur en villes pour le tourisme, bien sûr en porti-a-bere mais aussi en patrimoine divers touristifié... mais du patrimoine à papa, pas du patrimoine créé il y a quatre ans par un artiste branché du Béoran ou du Dondiara à partir de régurgitations de manioc et de scoubidous collés sur des miroirs géants habitables en forme d'hirondelles.
Après, c'est peut-être tout simplement le monde qui s'est assagi. Ou appauvri.

Mais surtout, ne vous y méprenez pas, Miliameni n'est pas mieux.
Arios

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30/06/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

"Suresisca ne craint pas le projet pharaonique de Hunangbera"


Le projet fait 15 000 hectares et les dernières tractations politiques en cours au Skogurjordin laissent à penser qu'il verra bien le jour. Pôle de construction navale mais aussi gigantesque plateforme multimodale s'ouvrant sur l'océan déchinésien et servant de trait d'union entre l'Olgarie et la Dytolie, le futur port de Hunangbera pourrait entrer en concurrence avec le port arovaque de Suresisca, dont les terminaux ont une portée essentiellement nationale mais dont les infrastructures de construction navale dépendent financièrement des commandes internationales.

"15 000 hectares, c'est une véritable ville pharaonique que l'on prévoit, non un simple port. Une gare, des bassins de montage, un aéroport, des logements ouvriers... tout cela ne prend pas 15 000 hectares, du moins pas du jour au lendemain. Rien n'assure par ailleurs au Skogurjordin que le commerce entre les deux continents s'arrêtera par chez lui juste parce-qu'il a investi des milliards. Suresisca ne craint pas le projet pharaonique de Hunangbera." explique Octavio Modovacio, représentant syndical des métallurgistes de Daro-di-Suresisca.

Pourtant, dans le monde d'après-crise, le Skogurjordin est déjà un trait d'union diplomatique et économique entre l'Olgarie la Dytolie septentrionale, avec qui il partage une communauté de culture qui favorise ce bouillonnement politique volontariste. La seule concurrence raisonnable dans laquelle se confronteraient si le projet aboutit, Hunangbera et Suresisca, sera une construction navale où les atouts à mobiliser seront salariés (importance du droit du travail), technologique et technique, quand bien même les deux chantiers disposeraient du même niveau structurel.

Avec ses 15 000 ouvriers, Daro-di-Suresisca connaît la crise de ses chantiers depuis plusieurs années, ponctuées par une série de grèves récurrentes et parfois partiellement manipulés ou occasionnés par des histoires mafieuses. Commandes en retard, incertitudes économiques, difficile transition technologique et sociétale (quelle part pour le tourisme dans notre monde ?), pas sûr que les investissements récemment annoncés sur le terminal pétrolier réussissent à bonifier l'image générale du golfe industriel et de sa stabilité garantie par l'Etat peu interventionniste du Montalvo.

La République céjanoise pourrait interdire l'obésité

Certains législateurs de la République maritime de Céjanoise laissent entendre qu'ils tablent sur une potentielle interdiction de l'obésité, du moins de l'accumulation de graisse jugée indécente par la collectivité. Une approche approximative pour un sujet pourtant sérieux, tandis que l'Amarantie dans son ensemble demeure taraudée par les questions liées au culte du corps et à la santé des citoyens (dans une approche davantage motivée par l'esthétique, donc le confort visuel, que par l'hygiène).

Pour Gianluìgi Patovicio, Docteur en fonctionnement corporel et Psychiatre, la société civile doit "rejeter ce projet de loi" fondamentalement ostracisant car mal motivé, et réfléchir à une seconde version du projet qui s'appuierait sur une démarche altruiste afin que le pays, dans son intérêt économique aussi, garantisse à chaque citoyen obèse ou présentant des risques de le devenir (addiction, génétique, niveau de vie...) une aide et un accompagnement remboursé au même titre que le traitement de maladies graves peuvent l'être sous certains Etats.

Peu de chance que l'obésité soit reconnue comme maladie grave à prévenir, en Céjanoise comme en Arovaquie. En attendant, la Carasna et sa capitale régionale Primonica (située à deux heures de bateau de la Céjanoise), pourrait voir des vocations se créer dans la restauration spécialisée ou l'accompagnement pour personnes en surpoids, si jamais les obèses d'Amarantie se faisaient réfugiés politiques juste en face.
Arios

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[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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04/07/2031
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Augusto Garbi met en garde les cargos internationaux

Parmi les très nombreuses rencontres diplomates organisées par les très nombreux et pittoresques pays composant le pot-pourri de "l'Empire luciférien d'Algarbe", celle avec le Skogurjördin aurait déjà abouti ou promis à aboutir à d'importants échanges marchands, décrétés dans une logique descendante entre les gouvernements pour pourvoir au maximum de besoins des populations.
Le Président de la Province de Nazalie, Augusto Garbi, a mis en garde les cargos internationaux et les compagnies de fret qui s'engageraient dans le Grand Bras de Mer algarbien, afin qu'elles ne relâchent pas leurs huiles de vidange et autres rejets toxiques à proximité des côtes nazaliennes.
L'entrée dans le bras de mer est aujourd'hui très accidentée et l'inexistence de commerce entre le Montalvo et l'amont du bras de mer nuit à l'entretien du passage, où les navires-dragueurs n'opèrent plus et ou l'ensablement au contact de l'archipel se poursuit.
Dans le cadre strict de "l'Empire luciférien d'Algarbe" et du Skogurjördin, l'échange de marchandises devrait s'organiser essentiellement par la côte OUEST du pays.
Depuis plusieurs années, la souveraineté maritime sur le passage du Grand Bras de Mer est un sujet de discussions difficiles, notamment avec la Ponancie.

La Rioda sombre à son tour dans la folie religieuse

La Rioda n'est pas le premier pays cette année à connaître une crise entre des élites éclairées et une population de base manipulée par les officines religieuses diverses. Une crise de cet ordre a lieu dans la métropole de la République, tandis que les populations indigènes des colonies se rebellent à leur tour contre les classes de colons qui dirigent une économie parfois exsangue et dont les retombées ne se font pas sur le niveau de vie des colonisés.

Le Montalvo s'apprête à recevoir une vague de réfugiés riodéens, parmi les classes supérieures. Si le pays n'a pas pris parti officiellement dans la guerre qui se dessine, le Sénat nazalien quant à lui a d'ores et déjà annoncé qu'il interdisait pour la Province l'accueil de réfugiés musulmans "pour éviter la déstabilisation du Montalvo qui entrerait dans une logique régionale de chaos à l'initiative des groupes barbaresques".

Le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, s'est exprimé depuis l'Olgarie pour "appeler à la raison les catholiques et les laïques, dont pas le moindre des soucis ne peut se résoudre par l'affrontement, dont les fois et les convictions respectives sont antinomiques de la perpétration du meurtre".
Arios

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Il panno rosso
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Pane, pace, libertà per tutti - 04/07/2031


Les Etats-Fédérés d'Olgarie, premier état social du monde

Avec sa dernière loi adoptée, le parlement fédéral des états-fédérés d'Olgarie se place dans la position des premiers états qui dans l'après-crise s'intéresse à l'impôt, en proposant une grande réforme au titre du First Economic Recovery Act.
La nécessité de refonder la politique fiscale des EFOs se justifie par le besoin de dégagements de fonds au service du redémarrage de la force publique, et les législateurs fédéraux apportent une vision des choses qui fait peut-être malgré lui du pays une des forces les plus à gauche du paysage mondial, pour le moment.

Le First Economic Recovery Act crée un impôt par tranches selon trois classes distinctes de la société fédérale, la poor class, la middle class (qui regroupe aussi la bourgeoisie), et la very high class dont les taux de prélèvement de l'impôt direct sont respectivement portés à 7,5%, 9,8%, et 13%. Evidemment, le nivelage n'est pas proportionnel aux richesses de ladite classe (une construction plus statistique que perceptible dans la société fédérale), mais il est plus intéressant encore de noter qu'en incluant la bourgeoisie dans la middle class, les EFOs envoient un signal d'espoir à tous ceux aspirant à enrichir leur foyer en évitant le risque de matraquage fiscal qui serait imputé, uniquement, aux "très riches". Cela exclue d'emblée aussi la possibilité pour un ménage de préférer demeurer fiscalement dans la classe pauvre, car la classe moyenne offre des possibilités d'évolution bien plus grande sans retour proportionnel du dû fiscal à la société.

Il restera aux États-Fédérés à tenir leur ligne et les limites précises des différentes classes fiscales. Bien sûr, cette législation est davantage un cadeau aux super-riche tant les 13% d'impôt font office de ponction clémente eu égard à leurs moyens, mais cette vision des choses a au moins le mérite de témoigner d'un intérêt des législateurs pour la fiscalité et la "sustainability" d'un État... avant de se lancer dans tous autres domaines. Surtout, il s'agit d'une des rares législations mondiales révisées qui offre aujourd'hui aux pauvres une contribution potentiellement moins forte que celle réclamées aux personnes aisées... fût-elle plus symbolique que conséquente dans une vision véritablement sociale.

Cette mesure, populaire sans être une ruine pour les maîtres industriels et économiques du pays, pourrait être copiée par les Sénats provinciaux ou proposés par le Ministère central de la Coordination économique... A sept mois d'élections déterminantes en Arovaquie, une mesure telle pourrait ramener des voies populaires vers les partis traditionnels du centre-gauche.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/07/2031
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L'économie de la pâte incertaine

[img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/11/05/161105094215299076.png[/img]
Paste Minghetti fait notamment... des pâtes.

Un des piliers de la fortune industrielle de la famille Converti, demeure incontestablement le groupe Paste Minghetti dont les produits concernent 60% de l'agro-alimentaire montalvéen, près de 97% du marché intérieur de la pâte, et des mets aussi variés que les gâteaux, les biscuits, les farines, les yaourts, les graines, les confitures, les sauces, et désormais même la bière et l'électroménager à la marge...

Initialement des négociants de céréales, les Minghetti ont construit leur empire sur l'importation de blés en provenance d'Olgarie-du-Sud, se constituant par-là une mauvaise image chez les agriculteurs dytoliens à l'heure où le boom céréalier du tiers-monde faisait baisser les prix sur le marché occidental et ruiner exploitation après exploitation. Mais les agriculteurs montalvéens furent miséricordieux et ceux qui avaient survécu à la baisse des prix se lièrent vite par contrat avec le géant de la meunerie, puis l'expert de la transformation et de la diffusion des produits contenant initialement des blés divers et variés.

A l'orée des années 1990, le millionnaire Gino Converti racheta une firme déjà très étendue, mais dont les comptes s'étaient mis à souffrir du renfermement de l'Olgarie-du-sud. Converti parvint à transformer la bête et réinsérer les Paste dans des contrats rapidement essentiellement montalvéens pour les matières premières, alors que les campagnes de Nazalie, d'Arovaquie et d'Alilée se vidaient, que les solidarités rurales n'étaient plus mobilisables pour avoir une vocation revendicatrice, et que les exploitations se modernisaient avec des rendements en pleine croissance et un besoin d'écoulement facile des productions.

Ces dernières années, le renfermement des fournisseurs des Paste Minghetti s'est accéléré autour du Montalvo, qui fournit désormais presque exclusivement ses céréales, et une partie de son lait, à la firme. Cette dernière dépend néanmoins de l'exportation d'une partie de ses produits, et le produit jusqu'alors le plus en vogue demeurait le paquet de pâtes... Si avec le début de la crise mondiale, Paste Minghetti a réalisé d'importantes marges grâce à l'importation massive de nourriture pré-cuite par les pays les plus en difficulté pour assurer leur souveraineté alimentaire, le repli des économies nationales sur elles-mêmes a fragilisé le géant qui peine aujourd'hui à renouveler ses contrats.

D'autres contrats peinent à se renouveler, ce sont ceux que la firme passe souvent tous les trois ans avec les céréaliers des Provinces. Avec des surplus importants des années précédentes, une difficulté à maintenir ses exportations mais aussi la hausse du prix du pétrole, Paste Minghetti pourrait contraindre sa production et se lier petit à petit à moins d'agriculteurs... au risque de faire baisser davantage les cours des céréales déjà fragilisés par les bonnes récoltes successives, ce qui menacera sérieusement un nombre croissant d'exploitations.

L'avenir de Paste Minghetti, au-delà d'assurer l'avenir de la famille Converti, implique la survie de nombreuses exploitations, mais aussi de nombreux emplois peu qualifiés dans l'agro-alimentaire si jamais certaines chaines de production devaient être suspendues. La consolation sera qu'au moins, les mères de famille se retrouvant au chômage pourront toujours, avec leur prime de licenciement, acheter quelques paquets de farine Minghetti peu onéreux, dans leur supermercato de quartier.
Arios

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[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/07/2031
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L'économie montalvéenne peu influencée par le blocage de la route inter-maritime d'Ashurdabad

Les secteurs dans lesquels le Montalvo a (encore parfois) quelques prétentions sont : l'agro-alimentaire, le tourisme, l'internet, le luxe, la construction navale...

Pour les trois premiers, la matière première se trouve généralement en Dytolie, quand ce n'est pas au Montalvo lui-même : campagnes, côtes ensoleillées, incubateurs de Camenisco ou Melulech.
Pour les deux autres, la Crise a terriblement compliqué l'apport de matières premières (pierres, lin, soie, fer, etc...).
Pour les trois premiers, les débouchés sont encore essentiellement dytoliens ou régionaux.
Pour les deux autres, le besoin de marchés et d'exportation seront cruciaux dans les mois à venir afin de sauver les filières et les emplois qui y sont liés.

Mais globalement, les Shuktènes n'ont pas su attendre que le commerce mondial redémarre davantage pour déclencher leurs révoltes. Peut-être avaient-ils justement peur que la présence militaire internationale dans le pays se renforce ou se concrétise à mesure que l'endroit regagner en importance stratégique...

Il est peu probable que le Montalvo participe à une opération de la communauté internationale, d'après le Ministre de la Défense Silvio Ipsilanti, au risque d'apporter de l'eau au moulin rhétorique de l'anticolonialisme.

Le Saint-Empereur décède en Arsois

La capitale de l'Empire d'Arsois, Beauvallier, est en deuil à l'image du reste du pays alors que s'est éteint, dans une ambiance digne de la plupart de son règne, le chef d'Etat Guilhem XII. Les relations historiques entre les Etats, principautés, Cité-états méridionales de la Dytolie et les prétendants, germaniques ou arpitans, à la fonction de Saint-Empire ont souvent été compliquées. Le caractère monolithique de l'Empire d'Arsois, à moins qu'il ne se réforme, ne devrait pas permettre une évolution des faits.
Mais la présence de ce bloc conservateur coupant la Dytolie en deux continuera d'avoir sans doute un effet centrifuge sur l'unité d'un continent et plus largement, d'une civilisation.
Arios

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27/07/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Le frère du Maire de Camenisco sur la liste des otages d'Ashurdabad


[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/11/08/161108032901881535.png[/img]

Ettore Arogiacho n'en crut pas ses oreilles pas lorsque samedi dernier, il est réveillé à six heures du matin par le Ministère de l'Information, qui lui fait savoir que son frère, l'homme d'affaires Giuliano Arogiacho, a été identifié parmi les personnes demeurant captives en Principauté d'Ashurdabad.

"Je pensais qu'il était au Sengaï, il y effectue des missions dans un cabinets d'ingénieurs de l'hydraulique civile. Mais la douane ashurdabanaise a bien enregistré son arrivée dans le pays la semaine dernière. Il résidait près du Lac Shahiri, apparemment, lorsque l'attaque est survenue."

Dans cette ville isolée des confins de l'Arovaquie, la population soutient son maire, qu'on l'apprécie ou qu'on se trouve dans l'opposition. Giuliano Arogiacho a grandi dans la commune, lui et son frère étaient passé à l'école publique, et issue d'une famille de l'industrie forestière qui comme tant d'autres s'est cassé la figure il y a un demi-siècle à cet endroit - pour se déplacer vers le centre et le sud du pays.

Dimanche prochain, une messe particulière sera donnée à la petite cathédrale Santa-Eusebia-di-Coloschi afin que les croyants joignent leurs prières pour la libération des malheureux, décédés ou retenus, et pour leurs familles.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 27/07/2031
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TOMAG : Veraldini va-t'il assassiner l'agriculture montalvéenne ?

[img]http://cdn3.regie-agricole.com/ulf/TNM_Biblio/fiche_84285/Fiches_26102012_127_56.jpg[/img]
Du Montalvo, on imagine souvent les EFOs de la sorte... une image incertaine mais qui fait peur à certains.

En visite aux États-Fédérés d'Olgarie, le Président de la Ligue Giuseppe Veraldini aurait abordé avec le Secrétaire d’État olgarien la question d'un traité de libre-échange pour les matières agricoles et produits alimentaires, désormais connu comme le TOMAG ou Traité Olgaro-Montalvéen pour l'AGro-alimentaire. Dans l'entourage des secrétariats à l'économie des trois Provinces, cette idée a fait son chemin depuis plusieurs années afin de désenclaver le marché montalvéen et de permettre aux producteurs de pouvoir exporter nos trop nombreux surplus à plus grande échelle, sans être pénalisés par les droits de douane.

Le marché nord-olgarien des EFOs serait bien de 50 millions d'habitants, soit quatre fois la population du Montalvo, mais la surface des États-Fédérés est aussi trois fois plus grande et proportionnellement mieux adaptée à l'agriculture. Une mécanisation productiviste, si elle n'est pas forcément accomplie aux EFOs, ferait crouler le marché commun sous les céréales olgariennes et les coûts de transport pour le Montalvo ne rattraperaient qu'à peine les avances en coût de production, moindre outre-Olgarie. En somme : danger pour les céréaliculteurs montalvéens, qui continueraient de voir les prix de la céréale baisser alors que la consommation ne suit pas la hausse des productions.

"Le seul avantage du TOMAG serait que nous arriverions à satisfaire une demande intérieure en viande qui est insatiable, puisque nous ne disposons d'aucun moyen de produire assez de viande, surtout bovine, pour la demande intérieure. Le Montalvo ne produit quasiment que de la viande de mouton, et en quantités là encore insatisfaisantes."

"Nos bergers et notre industrie laitière seraient concurrencé, à la marge, par les produits venus d'Olgarie, bien que les savoir-faire et les caractéristiques des produits soient différents : le brebis nazalien ou arovaque n'est pas directement en concurrence avec la crème de lait bovine des prairies grasses du Middle West fédéré. Mais nos éleveurs bovins, subsistants, et leurs 800 000 vaches, perdraient tout de même des parts de marché intérieur."

L'industrie maraîchère, et par-là tous les producteurs qui y sont liés, auraient tendance à réclamer la signature du TOMAG, même si les experts indiquent qu'aucun de ses secteurs ne serait à l'abri :

"Peut-être que l'Olgarie ne fait que de la tomate et de la carotte, auquel cas nos polyculteurs n'auraient qu'à changer d'orientation pour une partie de leurs terres. Mais rien n'empêche demain les EFOs de faire du vin, des olives, des amandes, des agrumes, car leur climat le permet sur la côte Ouest et alors là, toutes nos monocultures d'excellence et largement exportatrices seraient menacés aussi."

Dans tous les cas, les discussions entre les deux politiciens n'ont marqué qu'une tape d'un processus qui se soldera, peut-être un jour, par la signature du TOMAG en bonne et due forme ; mais la décision est trop grave et devrait passer par l'accord des Sénats provinciaux, des gouvernements provinciaux et enfin du gouvernement central dans son ensemble. Le Chef de l’État n'a là que le pouvoir d'offrir le terrain aux discussions, d'accepter l'éventualité ou non d'une évolution qui transformerait ainsi en profondeur notre pays.

"Ou bien Giuseppe Veraldini fait signer au Secrétaire d'Etat un texte pour faire des EFOs une énorme prairie pâturée, et les Montalvéens seront ravis d'acheter de la viande au prix de la farine ou de l'eau, ou bien il s'abstient au risque de mettre plusieurs millions de gens au chômage en trois ans." résumait le porte-parole du Movimento Basta Corruzione.

Au Montalvo, l'agriculture fait encore vivre 760 000 foyers, et travailler 1,4 millions de gens directement. Le chiffre atteint près du triple si l'on inclue l'agro-alimentaire qui en dépend et les saisonniers.
Arios

Message par Arios »

02/08/2031
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

[right]Giornale della provincia d'Arovachia, e della regione[/right]


La production de bois 2031 dépassera les 15 millions de Mcube

[img]http://www.waldwissen.net/lernen/weltforstwirtschaft/wsl_waelder_sloweniens/wsl_waelder_sloweniens_nadelwald[/img]

Avec plus de 76 000 km² de forêts et bois, dont les deux tiers se trouvent en Arovaquie, le Montalvo ne fait pas office des pays les plus boisés au monde, mais le secteur du bois y est actif et son exploitation s'organise assez bien pour permettre le renouvellement des surfaces et le maintien des forêts, par-là des paysages et de leurs écosystèmes.

Près de la moitié des forêts arovaques sont exploités de façon très rationnelle, mécanisée et productiviste, grâce notamment à leur dépeuplement au siècle dernier lors des épisodes d'exodes ruraux vers les villes ou les bourgs agricoles en croissance. Du fait de la géographie accidentée de la côte arovaque, le fleuron industriel de la sylviculture se construit à l'intérieur des terres et principalement dans la région de la Foresta Velicha, du massif forestier du même nom.

Depuis dix ans, la production moyenne annuelle tournait autour de 14 millions de Mcube. Les dernières estimations en fonction des coupes prévues et de l'agenda suivi sans retards, prévoient une production de 15 millions de Mcube pour 2031. La principale cause de cette hausse inédite mais non très importante, serait l'amélioration des outils d'exploitation et donc de la cadence, qui permettra pour la première fois depuis quatre années à ne pas connaître de retards sur certaines coupes.

Malgré ce chiffre confirmant la bonne santé du secteur, la filière bois continue de perdre des emplois du fait de l'amélioration des techniques de coupe. Le gouvernement arovaque reçoit régulièrement les syndicats avec qui il travaille pour réfléchir à une conversion en douceur d'un maximum de postes concernés ; mais jusqu'à présent, ces discussions n'ont rien donné et les salariés concernés doivent envisager leur reconversion sans soutien quelconque.

Une manifestation à Bragopola, pour interpeler notamment le principal employeur du secteur la firme Bramovicio, avait réuni 40 000 personnes convergeant de toute la Province, le 14 mai dernier.
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