[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/619107intro.gif[/img]
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Encyclopédie générale
-
Kim
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1. Drapeau du Yanlei
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/266241991.jpg[/img]
Le blanc est le symbole de la liberté sur le nouveau drapeau national, la valeur centrale de la société moderne yanleienne.
Le bleu est la couleur symbolique de l'eau et ici de la rivière des larmes, berceau de la civilisation yanleienne, qui irrigue l'ensemble du territoire.
Le paon est l’emblème de la nation depuis l'antiquité, c'est le symbole traditionnel de la paix et de la prospérié.
2. Informations générales
Nom officiel : Pays de Yanlei
Nom courant : Yanlei
Gentillé : Yanleien-ne(s)
Langue officielle : Yanleien (Chinois)
Capitale : Weijin
Villes importantes : à venir
Type de régime : Sociocratie
Hymne national : [url=https://www.youtube.com/watch?v=X2x6gIn5ooA]Les larmes de Guan Yin[/url]
Système économique : [url=http://www.simpolitique.com/post298467.html#p298467]Economie contributive[/url]
Monnaie : Wen
PIB (2030) : 75 milliards
Population (2030) : 55 millions
PIB par habitant (2030) : 1 364
A compléter
1. Drapeau du Yanlei
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/266241991.jpg[/img]
Le blanc est le symbole de la liberté sur le nouveau drapeau national, la valeur centrale de la société moderne yanleienne.
Le bleu est la couleur symbolique de l'eau et ici de la rivière des larmes, berceau de la civilisation yanleienne, qui irrigue l'ensemble du territoire.
Le paon est l’emblème de la nation depuis l'antiquité, c'est le symbole traditionnel de la paix et de la prospérié.
2. Informations générales
Nom officiel : Pays de Yanlei
Nom courant : Yanlei
Gentillé : Yanleien-ne(s)
Langue officielle : Yanleien (Chinois)
Capitale : Weijin
Villes importantes : à venir
Type de régime : Sociocratie
Hymne national : [url=https://www.youtube.com/watch?v=X2x6gIn5ooA]Les larmes de Guan Yin[/url]
Système économique : [url=http://www.simpolitique.com/post298467.html#p298467]Economie contributive[/url]
Monnaie : Wen
PIB (2030) : 75 milliards
Population (2030) : 55 millions
PIB par habitant (2030) : 1 364
A compléter
-
Kim
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/583903titre2.gif[/img][/center]
[right]"l’État est bien administré quand l’escalier de l’école est usé et que l’herbe croît sur celui du tribunal"[/right]
Le droit au Yanlei n’est pas, contrairement au droit musulman ou hindou, un droit strictement religieux, c’est plutôt un système juridique intégré dans une conception philosophique particulière : le confucianisme. Mais face à un droit à base philosophique (li) les souverains avec l’aide de légistes ont tenté d’imposer un système juridique basé sur la loi (fa). L’histoire du droit yanleien est celle de l’antagonisme entre le li et le fa. Ces deux modes de pensées s’opposent toujours dans la société, entre le confucianisme et les légistes. Aujourd'hui la tendance est à la suppression du fa et à la dominance du li.
La pensée confucéenne ou le Gouvernement par les hommes
"Si l’on conduit le peuple au moyen des lois et qu’on réalise la règle uniforme à l’aide de châtiments, le peuple cherchera à éviter les châtiments mais il n’aura pas le sentiment de la honte. Si on conduit le peuple au moyen de la vertu et qu’on réalise la règle uniforme à l’aide des rites, le peuple acquerra le sens de la honte et en outre deviendra meilleur" - Confucius.
Confucius pensait que le sens de la honte implanté dans le cœur des hommes par les rites (li) a pour effet que les gens résistent à commettre un crime pour des raisons morales et non pas par peur d’être punis. Dans la pensée confucéenne la honte provient de toute violation d’une obligation sociale, même d’une règle de l’étiquette. Une action est honteuse dès qu’elle ne correspond pas au statut social de l’acteur.
L’idée domine que le recours au droit est un symptôme d’échec indigne d’un homme civilisé. Le peuple vit normalement en dehors du droit. Il ne se demande pas quelles règles sont formulées par les lois, il ne va pas devant les juges mais il règle ses rapports avec autrui conformément à son sens de ce qui est convenable, en ayant en vue la conciliation et l’harmonie. On évite le procès car il est déshonorant comme portant atteinte à la paix sociale : il faut toujours chercher le compromis, la conciliation, la solution transactionnelle qui ménage l’un et l’autre.
Le li c’est l’ensemble des règles de convenances et de bienséances qui s’impose à l’honnête homme. Ce sont à la fois les usages quotidiens des gens ordinaires et des lois morales proposées par des hommes de grande vertu. Ces règles expriment l’ordre naturel auquel l’homme tend, ce sont des règles de comportement, mais ce ne sont pas des règles générales car elles diffèrent selon les personnes entre lesquelles des rapports existent. Il y a des rites propres à chaque type de rapport entre les hommes, dans la famille ou dans la société.
Principales coutumes en vigueur
S'il existe encore des lois, le droit au Yanlei tend à redevenir uniquement coutumier.
Il s'agit donc dans ce chapitre uniquement d'indications et de tendances qui peuvent varier selon les endroits ou les situations.
Chapitre sur la justice privée à venir dans un autre sujet.
[right]"l’État est bien administré quand l’escalier de l’école est usé et que l’herbe croît sur celui du tribunal"[/right]
Le droit au Yanlei n’est pas, contrairement au droit musulman ou hindou, un droit strictement religieux, c’est plutôt un système juridique intégré dans une conception philosophique particulière : le confucianisme. Mais face à un droit à base philosophique (li) les souverains avec l’aide de légistes ont tenté d’imposer un système juridique basé sur la loi (fa). L’histoire du droit yanleien est celle de l’antagonisme entre le li et le fa. Ces deux modes de pensées s’opposent toujours dans la société, entre le confucianisme et les légistes. Aujourd'hui la tendance est à la suppression du fa et à la dominance du li.
La pensée confucéenne ou le Gouvernement par les hommes
"Si l’on conduit le peuple au moyen des lois et qu’on réalise la règle uniforme à l’aide de châtiments, le peuple cherchera à éviter les châtiments mais il n’aura pas le sentiment de la honte. Si on conduit le peuple au moyen de la vertu et qu’on réalise la règle uniforme à l’aide des rites, le peuple acquerra le sens de la honte et en outre deviendra meilleur" - Confucius.
Confucius pensait que le sens de la honte implanté dans le cœur des hommes par les rites (li) a pour effet que les gens résistent à commettre un crime pour des raisons morales et non pas par peur d’être punis. Dans la pensée confucéenne la honte provient de toute violation d’une obligation sociale, même d’une règle de l’étiquette. Une action est honteuse dès qu’elle ne correspond pas au statut social de l’acteur.
L’idée domine que le recours au droit est un symptôme d’échec indigne d’un homme civilisé. Le peuple vit normalement en dehors du droit. Il ne se demande pas quelles règles sont formulées par les lois, il ne va pas devant les juges mais il règle ses rapports avec autrui conformément à son sens de ce qui est convenable, en ayant en vue la conciliation et l’harmonie. On évite le procès car il est déshonorant comme portant atteinte à la paix sociale : il faut toujours chercher le compromis, la conciliation, la solution transactionnelle qui ménage l’un et l’autre.
Le li c’est l’ensemble des règles de convenances et de bienséances qui s’impose à l’honnête homme. Ce sont à la fois les usages quotidiens des gens ordinaires et des lois morales proposées par des hommes de grande vertu. Ces règles expriment l’ordre naturel auquel l’homme tend, ce sont des règles de comportement, mais ce ne sont pas des règles générales car elles diffèrent selon les personnes entre lesquelles des rapports existent. Il y a des rites propres à chaque type de rapport entre les hommes, dans la famille ou dans la société.
Principales coutumes en vigueur
S'il existe encore des lois, le droit au Yanlei tend à redevenir uniquement coutumier.
Il s'agit donc dans ce chapitre uniquement d'indications et de tendances qui peuvent varier selon les endroits ou les situations.
- Majorité, citoyenneté et nationalité
- Majorité citoyenne : 20 ans
- Majorité pénale : 14 ans
- Majorité matrimoniale : 16 ans
- Majorité sexuelle : 13 ans
- Service militaire : inexistant
- Scolarité : pas d'âge légal d'entrée ou de sortie, encouragée jusqu'aux études supérieures
- Droit de la nationalité : droit du sang
- Naturalisation : inexistante
- Double nationalité : autorisée
- Droits fondamentaux
- Liberté d'expression : Garantie
- Liberté de presse : Garantie
- Liberté de rassemblement : Garantie
- Liberté d'associations : Garantie
- Liberté de culte : Garantie
- Droit de grève : Garanti
- Droit de manifester : Garanti
- Droit d'entreprendre : Garanti
- Droits des femmes : Garanti
- Droits des enfants :Garanti
- Droits des animaux : Garanti
- Droit d'asile : Garanti
- Esclavagisme : Interdit
- Législation sur les mœurs
- Divorce : Autorisé
- Relation sexuelle hors-majorité : Interdite
- Relation sexuelle hors-mariage : Autorisée
- Relation extra-conjugale : Interdite
- Relation et mariage consanguin : Interdits
- Polygamie : Interdite
- Adoption hétérosexuelle : Autorisée
- Procréation médicalement assistée : Autorisée
- Contraception : Autorisée
- Avortement : Autorisé
- Euthanasie : Autorisée
- Homosexualité : Autorisée
- Mariage homosexuel : Autorisé
- Adoption homosexuelle : Autorisée
- Transsexualisme : Autorisé
- Exhibitionnisme : Interdit
- Prostitution : Autorisée
- Pornographie : Autorisée
- Jeux de hasards : Autorisés
- Sectarisme : Autorisé
- Législation sécuritaire
- Arme à feu : Vente, possession et port autorisés
- Torture : Interdite
- Espionnage domestique : Interdit
- Peine de mort : Interdite
- Autre législation
- Métissage : Autorisé
- Clonage : Autorisé
- Recherche génétique : Autorisée
- Organisme génétiquement modifié : Autorisé
- Organisation non gouvernementale : Autorisée
- Consommation d'alcool : Autorisée
- Consommation de tabac : Autorisée
- Consommation de drogue (hors cadre thérapeutique) : Autorisée
Chapitre sur la justice privée à venir dans un autre sujet.
-
Kim
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/906027titre3.gif[/img]
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=582149sociocratie.png][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_582149sociocratie.png[/img][/url]
[url=http://img4.hostingpics.net/pics/582149sociocratie.png]Schéma simplifié de la sociocratie[/url][/center]
De la démocratie à la sociocratie
Le système des partis des démocraties actuelles est très loin de répondre à l'idéal du peuple yanleien qui s'en est séparé. Ses faiblesses sont devenues suffisamment claires : débats sans fin au parlement, rassemblements de masse où les passions les plus primitives s'éveillent, rejet par la majorité de tous les points de vue différents, résultats capricieux et douteux des élections, action du gouvernement rendu inefficace par la persistante opposition de la minorité etc... D'autres effets pervers se sont aussi manifestés : non seulement un parti peut obtenir des votes par des méthodes sournoises ou encore un dictateur peut gagner une élection en étant soutenu par une majorité obtenue par intimidation.
Pour voir l'ensemble de la population s'unir comme une grande famille au sein de laquelle les membres se soucient de l'intérêt des autres comme du leur, il aura fallut mettre de côté le principe quantitatif du droit du plus grand nombre et trouver un autre moyen de s'organiser. La solution doit être vraiment démocratique dans le sens où elle doit permettre à chacun de participer à l'organisation de la communauté. Mais ce genre de démocratie ne doit pas dépendre d'un quelconque pouvoir, même pas du pouvoir de la majorité. Cela doit être une véritable démocratie communautaire, une organisation de la communauté par la communauté elle-même : la sociocratie.
La fin du règne de la majorité
La sociocratie utilise une méthode d'auto-gouvernement qui rejette le vote à la majorité, l'action du groupe ne pouvant être mise en œuvre que lorsque le consentement de tous a été atteint. Cette méthode fonctionne à condition que soit reconnu que l'intérêt des autres est aussi réel et important que le sien. Avec cette idée fondamentale émerge un esprit de bonne volonté qui peut unir des personnes de tous les niveaux de la société et aux points de vue les plus divers. Contrairement à un ordre social où les décisions sont prises par la majorité ou par une personne unique, si un groupe fournit son propre leadership et qu'une action n'est entreprise qu'après accord unanime, apparaît alors une ambiance totalement différente de celle de la règle de la majorité.
L'objectif est qu'un groupe de personnes parvienne à une entente commune que tout le monde respecte et applique. Il n'y aura pas de direction choisi par la majorité ayant le pouvoir de commander les individus. Le groupe lui-même doit prendre une décision et s'entendre tout en ayant à l'esprit que chaque individu dans le groupe exécutera cette décision et honorera cet accord. Il y a trois règles fondamentales qui soutiennent le système. La première est que l'intérêt de tous les membres doit être considéré, l'intérêt individuel s'inclinant devant l'intérêt collectif. Deuxièmement, les solutions doivent être recherchées de telle sorte que tout le monde les accepte, autrement aucune action ne peut être entreprise. Troisièmement, tous les membres doivent être prêts à agir conformément à ces décisions lorsqu'elles sont prises unanimement.
Si un groupe, quel que soit le contexte, est incapable de décider un plan d'action acceptable pour tous, il est condamné à l'inactivité. Cela arrive également en démocratie classique quand la majorité est si faible qu'aucune action efficace n'est possible. Mais dans le cas de la sociocratie, il y a une issue car une telle situation stimule ses membres pour trouver une solution que tout le monde accepte, peut-être sous la forme d'une nouvelle proposition. Alors que dans le système des partis, les désaccords accentuent les différences et avivent les divisions, dans un système sociocratique, à partir du moment où l'on réalise que l'accord doit être atteint, cela active une recherche commune qui soude le groupe. Lorsqu'aucun accord n'est possible, cela signifie souvent que la situation actuelle doit demeurer telle quelle pour le moment.
Consensus contre Consentement
Le consentement n'est pas synonyme de consensus. Le consensus (tout le monde dit oui) est un mode de décision visant à obtenir l'unanimité, or chacun étant différent, chacun voit obligatoirement la réalité de manière différente. Chercher à convaincre les autres de son point de vue est inutile, il est plus pratique de chercher à connaître leurs objections. Le climat des réunions où un consensus est recherché est généralement tendu car on cherche à imposer un point de vue unique. Le consensus suit la règle du gagnant-perdant et fait appel à la règle de solidarité où des personnes peuvent être amenées à consentir contre leur gré ce qui aura tôt ou tard des conséquences néfastes quand les frustrations devront être payées.
Dans un groupe qui fonctionne sur le principe du consentement (personne ne dit non) on ne discute pas pour convaincre mais pour comprendre la problématique. Le mode de décisions par consentement favorise la recherche du bien commun et, si elle ne garantit pas le risque zéro, elle interdit la recherche d'un bouc émissaire. Si le cercle se trompe c'est tout le cercle qui est responsable. Dans ce contexte il est plus facile de considérer l'erreur comme un apprentissage. Le consentement suppose de valoriser les objections qui ne sont pas considérées comme des obstacles mais comme des conditions à la mise en œuvre puisqu'elles permettent de définir les limites ou les tolérances de chacun à ne pas dépasser.
La représentation
La confiance mutuelle qui fonde la société sociocratique conduit inévitablement au progrès, c'est particulièrement visible quand tout le monde avance autour de quelque chose qui a recueilli l'accord de chacun. Bien sûr il est clair qu'il y aura des réunions de plus haut niveau avec des représentants choisis, et si un groupe doit être représenté dans de pareilles occasions, cela devra être par quelqu'un en qui tout le monde a confiance. La représentation n'est pas une question de pouvoir mais de confiance, et le choix de la personne la plus adéquate peut être fait aisément et sans dissensions.
Le troisième principe qui indique que lorsque l'accord est atteint, la décision s'impose à tous ceux qui l'ont prise s'applique aussi aux décisions des réunions de plus haut niveau pour ceux qui y ont envoyé leurs représentants. Le fait que chacun doive appliquer des décisions sur lesquelles il n'a eu qu'une influence indirecte est un risque de difficultés. Ces difficultés existent pour toutes les décisions de ce type, y compris dans le système des partis. Mais cela est beaucoup moins dangereux lorsque les représentants sont choisis par consentement mutuel et donc inspirent beaucoup plus confiance.
Un vote sans candidat
Quand il s’agit de choisir une personne pour occuper une fonction de représentation, un cercle sociocratique procède à une discussion ouverte et argumentée aboutissant à une nomination par consentement. L’absence de candidat garantit qu’il n’y a pas de perdant, et le consentement que chacun est convaincu que le meilleur choix possible a été fait.
Au premier niveau existe le cercle de voisinage composé de plusieurs dizaines de familles dans un quartier particulier rassemblant des personnes vivant suffisamment proches les unes des autres pour se rencontrer facilement. Ce premier cercle envoi des représentants au cercle de circonscription qui eux même envoient des représentants au cercle municipal et ainsi de suite jusqu'au Comité qui est le plus haut niveau de représentation.
En parallèle des réunions de voisinage, de circonscription ou de municipalité coexiste un second jeu de groupes fonctionnels. Il semble raisonnable que toutes les industries et les professions envoient des représentants à des réunions primaires, puis secondaires et si nécessaires tertiaires, et que les représentants investis de la confiance de leur secteur soient disponibles pour donner un avis professionnel au Comité.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=582149sociocratie.png][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_582149sociocratie.png[/img][/url]
[url=http://img4.hostingpics.net/pics/582149sociocratie.png]Schéma simplifié de la sociocratie[/url][/center]
De la démocratie à la sociocratie
Le système des partis des démocraties actuelles est très loin de répondre à l'idéal du peuple yanleien qui s'en est séparé. Ses faiblesses sont devenues suffisamment claires : débats sans fin au parlement, rassemblements de masse où les passions les plus primitives s'éveillent, rejet par la majorité de tous les points de vue différents, résultats capricieux et douteux des élections, action du gouvernement rendu inefficace par la persistante opposition de la minorité etc... D'autres effets pervers se sont aussi manifestés : non seulement un parti peut obtenir des votes par des méthodes sournoises ou encore un dictateur peut gagner une élection en étant soutenu par une majorité obtenue par intimidation.
Pour voir l'ensemble de la population s'unir comme une grande famille au sein de laquelle les membres se soucient de l'intérêt des autres comme du leur, il aura fallut mettre de côté le principe quantitatif du droit du plus grand nombre et trouver un autre moyen de s'organiser. La solution doit être vraiment démocratique dans le sens où elle doit permettre à chacun de participer à l'organisation de la communauté. Mais ce genre de démocratie ne doit pas dépendre d'un quelconque pouvoir, même pas du pouvoir de la majorité. Cela doit être une véritable démocratie communautaire, une organisation de la communauté par la communauté elle-même : la sociocratie.
La fin du règne de la majorité
La sociocratie utilise une méthode d'auto-gouvernement qui rejette le vote à la majorité, l'action du groupe ne pouvant être mise en œuvre que lorsque le consentement de tous a été atteint. Cette méthode fonctionne à condition que soit reconnu que l'intérêt des autres est aussi réel et important que le sien. Avec cette idée fondamentale émerge un esprit de bonne volonté qui peut unir des personnes de tous les niveaux de la société et aux points de vue les plus divers. Contrairement à un ordre social où les décisions sont prises par la majorité ou par une personne unique, si un groupe fournit son propre leadership et qu'une action n'est entreprise qu'après accord unanime, apparaît alors une ambiance totalement différente de celle de la règle de la majorité.
L'objectif est qu'un groupe de personnes parvienne à une entente commune que tout le monde respecte et applique. Il n'y aura pas de direction choisi par la majorité ayant le pouvoir de commander les individus. Le groupe lui-même doit prendre une décision et s'entendre tout en ayant à l'esprit que chaque individu dans le groupe exécutera cette décision et honorera cet accord. Il y a trois règles fondamentales qui soutiennent le système. La première est que l'intérêt de tous les membres doit être considéré, l'intérêt individuel s'inclinant devant l'intérêt collectif. Deuxièmement, les solutions doivent être recherchées de telle sorte que tout le monde les accepte, autrement aucune action ne peut être entreprise. Troisièmement, tous les membres doivent être prêts à agir conformément à ces décisions lorsqu'elles sont prises unanimement.
Si un groupe, quel que soit le contexte, est incapable de décider un plan d'action acceptable pour tous, il est condamné à l'inactivité. Cela arrive également en démocratie classique quand la majorité est si faible qu'aucune action efficace n'est possible. Mais dans le cas de la sociocratie, il y a une issue car une telle situation stimule ses membres pour trouver une solution que tout le monde accepte, peut-être sous la forme d'une nouvelle proposition. Alors que dans le système des partis, les désaccords accentuent les différences et avivent les divisions, dans un système sociocratique, à partir du moment où l'on réalise que l'accord doit être atteint, cela active une recherche commune qui soude le groupe. Lorsqu'aucun accord n'est possible, cela signifie souvent que la situation actuelle doit demeurer telle quelle pour le moment.
Consensus contre Consentement
Le consentement n'est pas synonyme de consensus. Le consensus (tout le monde dit oui) est un mode de décision visant à obtenir l'unanimité, or chacun étant différent, chacun voit obligatoirement la réalité de manière différente. Chercher à convaincre les autres de son point de vue est inutile, il est plus pratique de chercher à connaître leurs objections. Le climat des réunions où un consensus est recherché est généralement tendu car on cherche à imposer un point de vue unique. Le consensus suit la règle du gagnant-perdant et fait appel à la règle de solidarité où des personnes peuvent être amenées à consentir contre leur gré ce qui aura tôt ou tard des conséquences néfastes quand les frustrations devront être payées.
Dans un groupe qui fonctionne sur le principe du consentement (personne ne dit non) on ne discute pas pour convaincre mais pour comprendre la problématique. Le mode de décisions par consentement favorise la recherche du bien commun et, si elle ne garantit pas le risque zéro, elle interdit la recherche d'un bouc émissaire. Si le cercle se trompe c'est tout le cercle qui est responsable. Dans ce contexte il est plus facile de considérer l'erreur comme un apprentissage. Le consentement suppose de valoriser les objections qui ne sont pas considérées comme des obstacles mais comme des conditions à la mise en œuvre puisqu'elles permettent de définir les limites ou les tolérances de chacun à ne pas dépasser.
La représentation
La confiance mutuelle qui fonde la société sociocratique conduit inévitablement au progrès, c'est particulièrement visible quand tout le monde avance autour de quelque chose qui a recueilli l'accord de chacun. Bien sûr il est clair qu'il y aura des réunions de plus haut niveau avec des représentants choisis, et si un groupe doit être représenté dans de pareilles occasions, cela devra être par quelqu'un en qui tout le monde a confiance. La représentation n'est pas une question de pouvoir mais de confiance, et le choix de la personne la plus adéquate peut être fait aisément et sans dissensions.
Le troisième principe qui indique que lorsque l'accord est atteint, la décision s'impose à tous ceux qui l'ont prise s'applique aussi aux décisions des réunions de plus haut niveau pour ceux qui y ont envoyé leurs représentants. Le fait que chacun doive appliquer des décisions sur lesquelles il n'a eu qu'une influence indirecte est un risque de difficultés. Ces difficultés existent pour toutes les décisions de ce type, y compris dans le système des partis. Mais cela est beaucoup moins dangereux lorsque les représentants sont choisis par consentement mutuel et donc inspirent beaucoup plus confiance.
Un vote sans candidat
Quand il s’agit de choisir une personne pour occuper une fonction de représentation, un cercle sociocratique procède à une discussion ouverte et argumentée aboutissant à une nomination par consentement. L’absence de candidat garantit qu’il n’y a pas de perdant, et le consentement que chacun est convaincu que le meilleur choix possible a été fait.
Au premier niveau existe le cercle de voisinage composé de plusieurs dizaines de familles dans un quartier particulier rassemblant des personnes vivant suffisamment proches les unes des autres pour se rencontrer facilement. Ce premier cercle envoi des représentants au cercle de circonscription qui eux même envoient des représentants au cercle municipal et ainsi de suite jusqu'au Comité qui est le plus haut niveau de représentation.
En parallèle des réunions de voisinage, de circonscription ou de municipalité coexiste un second jeu de groupes fonctionnels. Il semble raisonnable que toutes les industries et les professions envoient des représentants à des réunions primaires, puis secondaires et si nécessaires tertiaires, et que les représentants investis de la confiance de leur secteur soient disponibles pour donner un avis professionnel au Comité.
-
Kim
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/220410titre4.gif[/img][/center]
* Passé en cours de réflexion et d'écriture ; attente d'éventuels nouveaux pays d'inspiration chinoise pour harmonisation *
XXIème siècle : vers le Yanlei moderne
Après la crise mondiale qui secoua un grand nombre de nations dans le monde, le pays de Yanlei connu des changements radicaux qui allaient le transformer en profondeur. Émeutes, criminalité, état d'urgence, précarité...
La population se concentre dans les villes soumises à la surpopulation, à la criminalités omniprésente et à la pollution. Les réseaux mafieux sont influents, rackettant les commerces en toute impunité en prélevant un impôt et imposent leur loi dans des zones de plus en plus nombreuses où la loi officielle ne s'applique plus. La collusion avec le pouvoir politique est de notoriété publique et la corruption monnaie courante au plus haut niveau.
C'est une guerre d'influence entre deux groupes mafieux pour le contrôle d'un territoire qui va faire déraper la situation. Les règlements de compte sont de plus en plus violents et vont finir par faire des victimes collatérales dans la population civile innocente. Mais les coupables étant systématiquement remis en liberté pour divers motifs, la colère finit par éclater et des manifestations d'envergure obligent le pouvoir politique à s'attaquer aux mafia pour éviter la révolte de la rue.
La guerre contre les trafiquants et la mafia locale sont des échecs cuisants qui achèvent de décrédibiliser le gouvernement. Non seulement des juges, policiers ou fonctionnaires sont maintenant les cibles directes d'attentats mafieux, mais en plus les hommes politiques qui tentent une action visant à rétablir l'ordre sont victimes de fuites d'informations dans la presse qui révèlent leur compromission avec le système mafieux ou financier.
Un peu partout, les gens s'organisent comme ils peuvent. Les entreprises se regroupent en corporations qui lèvent des armées privées pour défendre leurs propres intérêts et des groupes de citoyens lèvent des milices pour assurer leur propre sécurité. Le gouvernement perd progressivement de son influence et voit plusieurs zones déclarer leur autonomie, jusqu'à des villes entières.
En 2010, s'il existe toujours un gouvernement il n'a plus aucun contrôle sur le territoire. Les corporations se sont regroupées en mégacorporations dont les armées, aidées des milices, ont ramené l'ordre et contrôle de facto les grandes villes du pays en même temps qu'elles assurent les intérêts commerciaux de leurs employeurs. En cette année d'élections présidentielles, les yanleiens boycottent les urnes et ne se déplacent pas en assez grand nombre pour que les élections se voient valider et le pays se retrouve sans gouvernement. Les mégacorporations fondent alors un Comité Directoire pour administrer les zones qu'elles contrôlent qui organisera une grande consultation nationale qui mènera à l'établissement de la première sociocratie. C'est cette même année que sera prise la décision de fonder la mégalopole de la rivière des larmes par le Comité.
* Passé en cours de réflexion et d'écriture ; attente d'éventuels nouveaux pays d'inspiration chinoise pour harmonisation *
XXIème siècle : vers le Yanlei moderne
Après la crise mondiale qui secoua un grand nombre de nations dans le monde, le pays de Yanlei connu des changements radicaux qui allaient le transformer en profondeur. Émeutes, criminalité, état d'urgence, précarité...
La population se concentre dans les villes soumises à la surpopulation, à la criminalités omniprésente et à la pollution. Les réseaux mafieux sont influents, rackettant les commerces en toute impunité en prélevant un impôt et imposent leur loi dans des zones de plus en plus nombreuses où la loi officielle ne s'applique plus. La collusion avec le pouvoir politique est de notoriété publique et la corruption monnaie courante au plus haut niveau.
C'est une guerre d'influence entre deux groupes mafieux pour le contrôle d'un territoire qui va faire déraper la situation. Les règlements de compte sont de plus en plus violents et vont finir par faire des victimes collatérales dans la population civile innocente. Mais les coupables étant systématiquement remis en liberté pour divers motifs, la colère finit par éclater et des manifestations d'envergure obligent le pouvoir politique à s'attaquer aux mafia pour éviter la révolte de la rue.
La guerre contre les trafiquants et la mafia locale sont des échecs cuisants qui achèvent de décrédibiliser le gouvernement. Non seulement des juges, policiers ou fonctionnaires sont maintenant les cibles directes d'attentats mafieux, mais en plus les hommes politiques qui tentent une action visant à rétablir l'ordre sont victimes de fuites d'informations dans la presse qui révèlent leur compromission avec le système mafieux ou financier.
Un peu partout, les gens s'organisent comme ils peuvent. Les entreprises se regroupent en corporations qui lèvent des armées privées pour défendre leurs propres intérêts et des groupes de citoyens lèvent des milices pour assurer leur propre sécurité. Le gouvernement perd progressivement de son influence et voit plusieurs zones déclarer leur autonomie, jusqu'à des villes entières.
En 2010, s'il existe toujours un gouvernement il n'a plus aucun contrôle sur le territoire. Les corporations se sont regroupées en mégacorporations dont les armées, aidées des milices, ont ramené l'ordre et contrôle de facto les grandes villes du pays en même temps qu'elles assurent les intérêts commerciaux de leurs employeurs. En cette année d'élections présidentielles, les yanleiens boycottent les urnes et ne se déplacent pas en assez grand nombre pour que les élections se voient valider et le pays se retrouve sans gouvernement. Les mégacorporations fondent alors un Comité Directoire pour administrer les zones qu'elles contrôlent qui organisera une grande consultation nationale qui mènera à l'établissement de la première sociocratie. C'est cette même année que sera prise la décision de fonder la mégalopole de la rivière des larmes par le Comité.