Rencontre Royale entre le Nogera et le Maok à Lokaroum
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]27 Septembre 2030, aéroport de Lokaroum.[/right]
Cela faisait longtemps que le Maok n'avait plus accueillit de rencontres royales, d'une part parce que les rencontres entre monarques n'étaient pas si fréquentes dans un monde encore trop – aux goûts des maokoriens – tourné vers le républicanisme, d'autre part parce que nombre d'entre elles avaient eut lieu en terre étrangère. De plus, cette visite-ci avait encore une valeur spéciale, puisqu'elle ne se faisait pas avec n'importe quel royaume lointain mais bien avec une monarchie qui multipliait les qualités : elle était à la fois catholique, traditionaliste et zanyanaise ! Une perle rare en somme, qui ne faisait que rendre l'occasion plus « particulière » encore aux yeux des maokoriens, qui y voyaient quelque chose de spécial, quelque chose qui avait largement soulevé l'enthousiasme populaire. Celui-ci était toujours bien présent au Maok, où la venue d'un personnage-clé d'une monarchie étrangère était toujours quelque chose qui soulevait bien plus de passions que la venue d'un simple ministre, souvent assez discrète, mais vu les circonstances il n'avait encore fait que se renforcer.
Bien entendu, il ne s'agissait en fait pas directement de la Reine mais bien de la princesse héritière, néanmoins le cadre restait celui d'une visite monarchique, et non simplement diplomatique. Une foule nombreuse s'était ainsi réunie à l'aéroport et à la sortie de celui-ci, ainsi qu'en plusieurs endroits de la ville où on avait prévu le passage du convoi royal. Les gens étaient nombreux à grandir des bannières joyeuses, aux couleurs nationales, des drapeaux maokoriens ou, plus souvent, le seul symbole de la famille royale, les trois étoiles sables sur fond de gueule, exempté du vert du drapeau d'état. L'ambiance était joyeuse, car la foule était très heureuse de cette visite royale. Si l'excitation des premières visites, au début de l'année 2028, était retombée, la joie de voir venir un personnage couronnée, ou presque, était toujours là, elle, surtout quand ce « presque couronné » venait d'un pays zanyanais tout proche, partageant une même foi officielle avec le Maok.
D'autre part, on avait déployé plus de moyens que pour une simple visite diplomatique, et plusieurs centaines de soldats étaient présents. Ils formaient notamment une longue double haie d'honneurs, mêlant soldats masculins et féminins – les fameuses Amazones de Maok, qui existaient depuis l'époque pré-coloniale, et rendraient sans doute un bon effet sur l'invitée d'honneur du jour – en tenue d'apparat, pour honorer la Princesse venue de l'ouest. D'autres assuraient la sécurité tout autour de l'aéroport, et d'autres encore étaient venus renforcer la Police Royale pour contenir l'enthousiasme de la foule, purement amicale, mais qui aurait pu éventuellement poser problème. On envisageait pas vraiment un acte hostile sur le territoire maokorien, mais en cas de problèmes tous ces gens bien armés un peu partout sur le parcours que devait emprunter le souverain étranger serait apte à réagir.
Ménélok IV lui-même attendait sa royale invitée du jour, entouré de plusieurs de ses proches conseillers, parmi lesquels la Ministre des Affaires Étrangères, le Ministre de la Culture et la Généralissime de ses armées, ainsi que plusieurs conseillers plus privés. Les conseillers étaient vêtus de vêtements de qualités, mais sobres. Ménélok IV lui-même portait une cape faite en peau de léopard et bordé d'une crinière de lion. Plutôt que la lourde couronne d'or traditionnel, il avait choisi de porter une couronne plus délicate en émeraudes et argent, élégant travail moderne de ses artisans, qui lui en avaient fait cadeau pour son couronnement. Il tenait à la main le sceptre royal, en or et travaillé en son sommet en forme de tête de lion, qui faisait partie de l'antique trésor royal maokorien.
On n'attendait plus que les visiteurs, qui étaient annoncés pour bientôt. Comme on confirma qu'ils étaient tout proche, le Roi fit faire silence dans son escorte et attendit l'arrivée de la princesse et de sa suite, véritablement impatient de pouvoir bâtir des relations durable entre les deux pays qui, à son avis, avaient énormément de points communs et de choses à partager.
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]27 Septembre 2030, aéroport de Lokaroum.[/right]
Cela faisait longtemps que le Maok n'avait plus accueillit de rencontres royales, d'une part parce que les rencontres entre monarques n'étaient pas si fréquentes dans un monde encore trop – aux goûts des maokoriens – tourné vers le républicanisme, d'autre part parce que nombre d'entre elles avaient eut lieu en terre étrangère. De plus, cette visite-ci avait encore une valeur spéciale, puisqu'elle ne se faisait pas avec n'importe quel royaume lointain mais bien avec une monarchie qui multipliait les qualités : elle était à la fois catholique, traditionaliste et zanyanaise ! Une perle rare en somme, qui ne faisait que rendre l'occasion plus « particulière » encore aux yeux des maokoriens, qui y voyaient quelque chose de spécial, quelque chose qui avait largement soulevé l'enthousiasme populaire. Celui-ci était toujours bien présent au Maok, où la venue d'un personnage-clé d'une monarchie étrangère était toujours quelque chose qui soulevait bien plus de passions que la venue d'un simple ministre, souvent assez discrète, mais vu les circonstances il n'avait encore fait que se renforcer.
Bien entendu, il ne s'agissait en fait pas directement de la Reine mais bien de la princesse héritière, néanmoins le cadre restait celui d'une visite monarchique, et non simplement diplomatique. Une foule nombreuse s'était ainsi réunie à l'aéroport et à la sortie de celui-ci, ainsi qu'en plusieurs endroits de la ville où on avait prévu le passage du convoi royal. Les gens étaient nombreux à grandir des bannières joyeuses, aux couleurs nationales, des drapeaux maokoriens ou, plus souvent, le seul symbole de la famille royale, les trois étoiles sables sur fond de gueule, exempté du vert du drapeau d'état. L'ambiance était joyeuse, car la foule était très heureuse de cette visite royale. Si l'excitation des premières visites, au début de l'année 2028, était retombée, la joie de voir venir un personnage couronnée, ou presque, était toujours là, elle, surtout quand ce « presque couronné » venait d'un pays zanyanais tout proche, partageant une même foi officielle avec le Maok.
D'autre part, on avait déployé plus de moyens que pour une simple visite diplomatique, et plusieurs centaines de soldats étaient présents. Ils formaient notamment une longue double haie d'honneurs, mêlant soldats masculins et féminins – les fameuses Amazones de Maok, qui existaient depuis l'époque pré-coloniale, et rendraient sans doute un bon effet sur l'invitée d'honneur du jour – en tenue d'apparat, pour honorer la Princesse venue de l'ouest. D'autres assuraient la sécurité tout autour de l'aéroport, et d'autres encore étaient venus renforcer la Police Royale pour contenir l'enthousiasme de la foule, purement amicale, mais qui aurait pu éventuellement poser problème. On envisageait pas vraiment un acte hostile sur le territoire maokorien, mais en cas de problèmes tous ces gens bien armés un peu partout sur le parcours que devait emprunter le souverain étranger serait apte à réagir.
Ménélok IV lui-même attendait sa royale invitée du jour, entouré de plusieurs de ses proches conseillers, parmi lesquels la Ministre des Affaires Étrangères, le Ministre de la Culture et la Généralissime de ses armées, ainsi que plusieurs conseillers plus privés. Les conseillers étaient vêtus de vêtements de qualités, mais sobres. Ménélok IV lui-même portait une cape faite en peau de léopard et bordé d'une crinière de lion. Plutôt que la lourde couronne d'or traditionnel, il avait choisi de porter une couronne plus délicate en émeraudes et argent, élégant travail moderne de ses artisans, qui lui en avaient fait cadeau pour son couronnement. Il tenait à la main le sceptre royal, en or et travaillé en son sommet en forme de tête de lion, qui faisait partie de l'antique trésor royal maokorien.
On n'attendait plus que les visiteurs, qui étaient annoncés pour bientôt. Comme on confirma qu'ils étaient tout proche, le Roi fit faire silence dans son escorte et attendit l'arrivée de la princesse et de sa suite, véritablement impatient de pouvoir bâtir des relations durable entre les deux pays qui, à son avis, avaient énormément de points communs et de choses à partager.
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Kalista
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Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Le combat avait été long, pour l'héritière du trône nogeran, pour réussir l'ouverture de son pays sur le monde. La vieille Reine-Crocodile n'était pas semblable à la mythique souveraine antique du Nogera, qui avait été comparé au puissant reptile pour ses qualités guerrières, sa défense d'acier et sa pugnacité, du moins pas aux yeux de sa fille : elle tenait plutôt du vieux crocodile aux écailles grisées qui, tapis au fond de sa cachette favorite, refusait de voir qui que ce soit d'autre qu'une proie en approcher... à moins d'être prêt à devenir une proie, justement. Certes, sauf surprise, Nogania serait un jour sur le Trône du Crocodile, mais c'était dès maintenant qu'il fallait profiter de l'ouverture : faire basculer les choses vers cette fin n'avait pas été facile, mais aujourd'hui, elle pouvait concrètement saisir le fruit de sa réussite, et elle ne pouvait pas dire que ce n'était pas plaisant. Si elle était venue elle-même d'ailleurs s'était autant parce que sa mère était âgée et, certainement, souffrante – ainsi que bien trop têtue pour faire le voyage – que parce qu'elle voulait voir elle-même la concrétisation de ses efforts.
C'était à la fois une chance et un symbole de pouvoir se rendre au Maok pour cette occasion historique : avec son modèle zanyanais, sa foi chrétienne familière aux nogerans et son rayonnement international, le Maok était parfait pour plaire aux nobles comme aux citoyens, et rassurer les plus sceptiques... ne restait plus qu'à faire en sorte que tout se passe bien. Pour cette rencontre royale, elle avait revêtu l'habit aux couleurs vives qui était la tenue traditionnelle des reines de Nogera dans les grandes occasions, un habit relevé de fils d'or et aux bords des manches incrustés de petites pierres précieuses chatoyantes – cela restait un habit royal, après tout. La seule chose qui différenciait vraiment sa tenue que celle que sa mère aurait revêtu dans la même occasion était sa couronne, qui tenait plus en l'occurrence de la tiare d'argent incrustée de petites pierres précieuses doucement nichée dans ses cheveux, clairement différenciée de la somptueuse couronne d'or ouvragée en forme de crocodile de la reine qu'elle n'était pas, après tout. Pour les nogerans, le message adressé, honorant la rencontre, serait clair, en tous cas.
En descendant de l'avion, la princesse trouva une foule nombreuse, et les salua d'un signe de la main, répondant d'un sourire à leurs acclamations. Elle descendit ensuite de l'appareil et, en compagnie de sa suite, s'en vint aux devants du monarque maokorien, échangeant avec lui les salutations d'usage. Elle parlait en latin, selon ce vieil usage diplomatique hérité des anciennes relations avec le Thorval, sans doute l'état alméran avec lequel le Nogera avait eut, jadis, la plus longue relation suivie.
Princesse Nogania : « Votre Majesté, sachez que cela est un réel plaisir de pouvoir être ici aujourd'hui au Maok, et un grand honneur que votre royaume ait été le premier à nous contacter après notre ouverture. J'espère que cette rencontre d'aujourd'hui marquera le renouveau de l'amitié incontournable entre les deux grands royaumes zanyanais que nous sommes. »
[img]http://zupimages.net/up/16/30/nvm4.jpg[/img]
Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Le combat avait été long, pour l'héritière du trône nogeran, pour réussir l'ouverture de son pays sur le monde. La vieille Reine-Crocodile n'était pas semblable à la mythique souveraine antique du Nogera, qui avait été comparé au puissant reptile pour ses qualités guerrières, sa défense d'acier et sa pugnacité, du moins pas aux yeux de sa fille : elle tenait plutôt du vieux crocodile aux écailles grisées qui, tapis au fond de sa cachette favorite, refusait de voir qui que ce soit d'autre qu'une proie en approcher... à moins d'être prêt à devenir une proie, justement. Certes, sauf surprise, Nogania serait un jour sur le Trône du Crocodile, mais c'était dès maintenant qu'il fallait profiter de l'ouverture : faire basculer les choses vers cette fin n'avait pas été facile, mais aujourd'hui, elle pouvait concrètement saisir le fruit de sa réussite, et elle ne pouvait pas dire que ce n'était pas plaisant. Si elle était venue elle-même d'ailleurs s'était autant parce que sa mère était âgée et, certainement, souffrante – ainsi que bien trop têtue pour faire le voyage – que parce qu'elle voulait voir elle-même la concrétisation de ses efforts.
C'était à la fois une chance et un symbole de pouvoir se rendre au Maok pour cette occasion historique : avec son modèle zanyanais, sa foi chrétienne familière aux nogerans et son rayonnement international, le Maok était parfait pour plaire aux nobles comme aux citoyens, et rassurer les plus sceptiques... ne restait plus qu'à faire en sorte que tout se passe bien. Pour cette rencontre royale, elle avait revêtu l'habit aux couleurs vives qui était la tenue traditionnelle des reines de Nogera dans les grandes occasions, un habit relevé de fils d'or et aux bords des manches incrustés de petites pierres précieuses chatoyantes – cela restait un habit royal, après tout. La seule chose qui différenciait vraiment sa tenue que celle que sa mère aurait revêtu dans la même occasion était sa couronne, qui tenait plus en l'occurrence de la tiare d'argent incrustée de petites pierres précieuses doucement nichée dans ses cheveux, clairement différenciée de la somptueuse couronne d'or ouvragée en forme de crocodile de la reine qu'elle n'était pas, après tout. Pour les nogerans, le message adressé, honorant la rencontre, serait clair, en tous cas.
En descendant de l'avion, la princesse trouva une foule nombreuse, et les salua d'un signe de la main, répondant d'un sourire à leurs acclamations. Elle descendit ensuite de l'appareil et, en compagnie de sa suite, s'en vint aux devants du monarque maokorien, échangeant avec lui les salutations d'usage. Elle parlait en latin, selon ce vieil usage diplomatique hérité des anciennes relations avec le Thorval, sans doute l'état alméran avec lequel le Nogera avait eut, jadis, la plus longue relation suivie.
Princesse Nogania : « Votre Majesté, sachez que cela est un réel plaisir de pouvoir être ici aujourd'hui au Maok, et un grand honneur que votre royaume ait été le premier à nous contacter après notre ouverture. J'espère que cette rencontre d'aujourd'hui marquera le renouveau de l'amitié incontournable entre les deux grands royaumes zanyanais que nous sommes. »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque maokorien vit donc avancer vers lui une belle princesse zanyanaise dans un vêtement à la fois coloré et luxueux, incarnation, il n'eut guère de mal à le comprendre, à la fois des traditions et de la richesse, de la puissance, du pays qu'elle représenterait ce jour-là. Il eut l'heureuse surprise de l'entendre converser en latin, ce qui avait longtemps été rare au Zanyane, mais semblait, en une heureuse conjoncture, se faire plus fréquent ces derniers temps. Ce fut avec un sourire sincère qu'il répondit donc, en latin lui aussi, aux paroles de son invitée royale.
« Sache, princesse Nogania, que l'honneur et le plaisir sont nôtre de recevoir sur les terres du Maok l'héritière de l'antique trône de Nogera, et plus encore d'être les premiers à être gratifiés d'une telle visite. Pour nous, les nogerans sont déjà des amis, unis à nous par des liens nombreux avant même cette rencontre, et j'espère que cette visite dont tu honores notre pays permettra de matérialiser cette amitié dans de nombreux domaines concrets. »
En employant le tutoiement de fraternité, d'ordinaire réservé aux monarques plutôt qu'aux dignitaires, Ménélok situait clairement cette rencontre, du moins telle qu'elle était aux yeux des maokoriens : dans le domaine de la visite royale, non de la simple entrevue diplomatique. D'un geste, il invita quatre serviteurs à s'avancer, ce qu'ils firent, porteur d'une large boîte.
« Au nom de mon peuple, je souhaite t'offrir ce présent, créé à ton attention par nos meilleurs maîtres-artisans, du continent comme des îles. J'espère qu'il pourra trouver grâce à tes yeux et matérialiser dans les temps à venir cette amitié que nous espérons tant entre nos peuples. »
La boîte elle-même, une œuvre d'art sculptée dans le bois de rose, une essence rare maokorienne, fut ouverte par l'un des serviteurs, révélant, reposant dans un écrin de velours, un vitrail, de dimensions modestes mais magnifique, chaque pièce de verre délicatement créée puis assemblée aux autres avec un soin des plus précis. Il était doté d'un cadre d'ébènes maokorien, sculpté de motifs végétaux, mais lui-même était bien entendu religieux, et représentait la Vierge Marie en prière, se remettant entre les mains de Dieu après l'Annonciation.
« J'ose espérer que ce modeste présent pourra te plaire et manifester à tes yeux l'amitié que les maokoriens portent d'ors et déjà au Nogera. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque maokorien vit donc avancer vers lui une belle princesse zanyanaise dans un vêtement à la fois coloré et luxueux, incarnation, il n'eut guère de mal à le comprendre, à la fois des traditions et de la richesse, de la puissance, du pays qu'elle représenterait ce jour-là. Il eut l'heureuse surprise de l'entendre converser en latin, ce qui avait longtemps été rare au Zanyane, mais semblait, en une heureuse conjoncture, se faire plus fréquent ces derniers temps. Ce fut avec un sourire sincère qu'il répondit donc, en latin lui aussi, aux paroles de son invitée royale.
« Sache, princesse Nogania, que l'honneur et le plaisir sont nôtre de recevoir sur les terres du Maok l'héritière de l'antique trône de Nogera, et plus encore d'être les premiers à être gratifiés d'une telle visite. Pour nous, les nogerans sont déjà des amis, unis à nous par des liens nombreux avant même cette rencontre, et j'espère que cette visite dont tu honores notre pays permettra de matérialiser cette amitié dans de nombreux domaines concrets. »
En employant le tutoiement de fraternité, d'ordinaire réservé aux monarques plutôt qu'aux dignitaires, Ménélok situait clairement cette rencontre, du moins telle qu'elle était aux yeux des maokoriens : dans le domaine de la visite royale, non de la simple entrevue diplomatique. D'un geste, il invita quatre serviteurs à s'avancer, ce qu'ils firent, porteur d'une large boîte.
« Au nom de mon peuple, je souhaite t'offrir ce présent, créé à ton attention par nos meilleurs maîtres-artisans, du continent comme des îles. J'espère qu'il pourra trouver grâce à tes yeux et matérialiser dans les temps à venir cette amitié que nous espérons tant entre nos peuples. »
La boîte elle-même, une œuvre d'art sculptée dans le bois de rose, une essence rare maokorienne, fut ouverte par l'un des serviteurs, révélant, reposant dans un écrin de velours, un vitrail, de dimensions modestes mais magnifique, chaque pièce de verre délicatement créée puis assemblée aux autres avec un soin des plus précis. Il était doté d'un cadre d'ébènes maokorien, sculpté de motifs végétaux, mais lui-même était bien entendu religieux, et représentait la Vierge Marie en prière, se remettant entre les mains de Dieu après l'Annonciation.
« J'ose espérer que ce modeste présent pourra te plaire et manifester à tes yeux l'amitié que les maokoriens portent d'ors et déjà au Nogera. »
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Kalista
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Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Le protocole maokorien, visiblement bien huilé mais aussi beaucoup plus ouvert que ce qui pouvait régner à la Cour du Crocodile, surpris quelque peut Nogania, qui s'attendait à des échanges beaucoup plus raides et convenus. Néanmoins, les mots chaleureux du jeune monarque, l'enthousiasme de la foule rassemblée, la conquirent rapidement. Quand au présent, si elle s'attendait à son existence elle ne pensait guère qu'il serait d'une telle magnificence. Sa mère aurait sans doute maugréé que ce n'était que du bois et du verre, rien de précieux, mais la princesse, elle, fut touchée par la beauté du présent, tout en sachant que, monté et exposé aux rayons solaires, il devait sans doute s'éclairer d'une façon bien plus belle encore. Elle prit le temps de l'examiner, avec plaisir, avant de répondre au monarque.
Princesse Nogania : « Majesté, ce présent est magnifique, assurément. Je ne peux que vous... que te remercier, toi ainsi que ton peuple, pour ce cadeau qui, je n'en doute pas, saura ravir les yeux et l'âme de ceux qui le verront en Nogera. J'ai moi aussi un présent pour toi, de ma part ainsi que de celle de ma mère la Reine. »
Après une hésitation, elle était passé au tutoiement, pour ne pas risquer de froisser son hôte. Et alors que deux membres de sa suite amenaient le présent – en fait surtout le sien, sa mère n'était cité qu'à titre de politesse protocolaire, pour être tout à fait franche – et que le présent maokorien était mis de côté, elle se dit qu'en tous cas cette rencontre commençait bien.
Princesse Nogania : « Un monarque est avant tout le défenseur de son peuple, c'est pourquoi j'espère que tu accepteras cette lance, symbole de la force avec laquelle tu pourras, roi Ménélok, défendre les tiens. »
Les serviteurs dévoilèrent la lance du tissu bleu où elle avait été enroulée, découvrant une arme inspirée de celles utilisées jadis par les guerriers nogerans... mais loin d'une simple arme. Le manche était de bois précieux recouvert d'un double entrelacs d'or, où étaient sertis de petits diamants et rubis. Le fer, lui, était bien d'acier, mais là encore recouvert de fils d'or qui formaient des crocodiles, symboles du Nogera. À la piété du cadeau maokorien s'opposait le luxe du présent nogeran, néanmoins offert avec sincérité.
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Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Le protocole maokorien, visiblement bien huilé mais aussi beaucoup plus ouvert que ce qui pouvait régner à la Cour du Crocodile, surpris quelque peut Nogania, qui s'attendait à des échanges beaucoup plus raides et convenus. Néanmoins, les mots chaleureux du jeune monarque, l'enthousiasme de la foule rassemblée, la conquirent rapidement. Quand au présent, si elle s'attendait à son existence elle ne pensait guère qu'il serait d'une telle magnificence. Sa mère aurait sans doute maugréé que ce n'était que du bois et du verre, rien de précieux, mais la princesse, elle, fut touchée par la beauté du présent, tout en sachant que, monté et exposé aux rayons solaires, il devait sans doute s'éclairer d'une façon bien plus belle encore. Elle prit le temps de l'examiner, avec plaisir, avant de répondre au monarque.
Princesse Nogania : « Majesté, ce présent est magnifique, assurément. Je ne peux que vous... que te remercier, toi ainsi que ton peuple, pour ce cadeau qui, je n'en doute pas, saura ravir les yeux et l'âme de ceux qui le verront en Nogera. J'ai moi aussi un présent pour toi, de ma part ainsi que de celle de ma mère la Reine. »
Après une hésitation, elle était passé au tutoiement, pour ne pas risquer de froisser son hôte. Et alors que deux membres de sa suite amenaient le présent – en fait surtout le sien, sa mère n'était cité qu'à titre de politesse protocolaire, pour être tout à fait franche – et que le présent maokorien était mis de côté, elle se dit qu'en tous cas cette rencontre commençait bien.
Princesse Nogania : « Un monarque est avant tout le défenseur de son peuple, c'est pourquoi j'espère que tu accepteras cette lance, symbole de la force avec laquelle tu pourras, roi Ménélok, défendre les tiens. »
Les serviteurs dévoilèrent la lance du tissu bleu où elle avait été enroulée, découvrant une arme inspirée de celles utilisées jadis par les guerriers nogerans... mais loin d'une simple arme. Le manche était de bois précieux recouvert d'un double entrelacs d'or, où étaient sertis de petits diamants et rubis. Le fer, lui, était bien d'acier, mais là encore recouvert de fils d'or qui formaient des crocodiles, symboles du Nogera. À la piété du cadeau maokorien s'opposait le luxe du présent nogeran, néanmoins offert avec sincérité.
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le souverain maokorien fut heureux de voir que le présent semblait véritablement plaire à son invité, qui avait semblé quelque peu surprise une ou deux fois mais était visiblement heureuse du cadeau fait au nom du peuple. Il vit alors avancer avec curiosité le présent de la princesse, qui se révéla être une lance somptueuse. On lui avait déjà offert des épées, mais c'était la première lance, aussi fut-ce avec intérêt qu'il s'en saisit et la soupesa, la trouvant équilibrée en dépit de son luxe, ce qui était en soit une prouesse. Il la remis avec respect à son porteur, et repris la parole, alors que les serviteurs échangeaient effectivement les présents.
« Ce cadeau est magnifique, et il m'honore grandement, Princesse Nogania. J'espère que je serai toujours digne du symbole de défense et de protection de mes sujets qu'il représente. »
Pour Ménélok, cette protection ne devait passer par les armes qu'en dernier recours, quand prières et diplomatie avaient momentanément échoué, mais il n'en était pas moins prêt à se défendre véritablement si on ne lui laissait pas le choix.
« Si tu le veux bien, je te propose d'avancer maintenant vers notre véhicule pour nous mettre ensuite en route vers le Palais, où se tiendront les discussions. Nous pourrons, si cela te convient, profiter du trajet pour discuter quelque peu. »
La voiture royale, en effet, s'était avancée. Contrairement à ce qui était prévu pour des visites de moindre rang, la voiture royale n'était pas un modèle à essence moderne, mais bien une superbe calèche à chevaux. La voiture avait été réalisée dans des bois maokoriens, et sculptés à la main, ainsi que garni de dorures discrètes, sans ostentation, relevant simplement la beauté du reste, et datait du retour de Ménélok de sa visite à la Reine de Thorval. Sur la portière étaient accrochés deux écus, l'un portant les armes de la Maison Royale de Maok, l'autre celui de la Maison Royale de Nogera et la même chose se retrouvait de l'autre côté. L'intérieur, bien sûr, était sobre et confortable, et n'attendait que la décision de la princesse pour accueillir les deux royaux personnage, Ménélok se tenant prêt à s'y avancer avec son invité pour y prendre place après elle, un officier en uniforme se tenant prêt à leur ouvrir la portière, sauf si celle-ci décidait de ne pas s'embarquer tout de suite pour une raison ou une autre, bien entendu.
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le souverain maokorien fut heureux de voir que le présent semblait véritablement plaire à son invité, qui avait semblé quelque peu surprise une ou deux fois mais était visiblement heureuse du cadeau fait au nom du peuple. Il vit alors avancer avec curiosité le présent de la princesse, qui se révéla être une lance somptueuse. On lui avait déjà offert des épées, mais c'était la première lance, aussi fut-ce avec intérêt qu'il s'en saisit et la soupesa, la trouvant équilibrée en dépit de son luxe, ce qui était en soit une prouesse. Il la remis avec respect à son porteur, et repris la parole, alors que les serviteurs échangeaient effectivement les présents.
« Ce cadeau est magnifique, et il m'honore grandement, Princesse Nogania. J'espère que je serai toujours digne du symbole de défense et de protection de mes sujets qu'il représente. »
Pour Ménélok, cette protection ne devait passer par les armes qu'en dernier recours, quand prières et diplomatie avaient momentanément échoué, mais il n'en était pas moins prêt à se défendre véritablement si on ne lui laissait pas le choix.
« Si tu le veux bien, je te propose d'avancer maintenant vers notre véhicule pour nous mettre ensuite en route vers le Palais, où se tiendront les discussions. Nous pourrons, si cela te convient, profiter du trajet pour discuter quelque peu. »
La voiture royale, en effet, s'était avancée. Contrairement à ce qui était prévu pour des visites de moindre rang, la voiture royale n'était pas un modèle à essence moderne, mais bien une superbe calèche à chevaux. La voiture avait été réalisée dans des bois maokoriens, et sculptés à la main, ainsi que garni de dorures discrètes, sans ostentation, relevant simplement la beauté du reste, et datait du retour de Ménélok de sa visite à la Reine de Thorval. Sur la portière étaient accrochés deux écus, l'un portant les armes de la Maison Royale de Maok, l'autre celui de la Maison Royale de Nogera et la même chose se retrouvait de l'autre côté. L'intérieur, bien sûr, était sobre et confortable, et n'attendait que la décision de la princesse pour accueillir les deux royaux personnage, Ménélok se tenant prêt à s'y avancer avec son invité pour y prendre place après elle, un officier en uniforme se tenant prêt à leur ouvrir la portière, sauf si celle-ci décidait de ne pas s'embarquer tout de suite pour une raison ou une autre, bien entendu.
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Kalista
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Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Visiblement, le présent avait ravis le souverain maokorien, ce qui fut un soulagement pour Nogania : en dépit des différences de style, les deux présents avaient plu, visiblement. Ce fut avec plaisir qu'elle accepta la proposition royale et se dirigea avec le souverain en direction de l’attelage, notant avec approbation le blason royal nogeran place sur la porte de celui-ci, le Crocodile d'or faisant face aux étoiles noires du Maok. Elle prit place en compagnie de son hôte, et lui adressa un léger sourire une fois qu'ils se furent mis en route.
Princesse Nogania : « Dans ce cadre plus privé, je voulais encore une fois te remercier pour ton accueil, Roi Ménélok. Pour un premier contact avec l'extérieur, c'est très plaisant de pouvoir tomber sur un peuple de si bonne volonté. Dis-moi, sur quel sujet voudrais-tu faire porter la discussion que tu évoquais il y a quelques instants ? Je suis à ta disposition en la matière, comme de bien entendu. »
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Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Visiblement, le présent avait ravis le souverain maokorien, ce qui fut un soulagement pour Nogania : en dépit des différences de style, les deux présents avaient plu, visiblement. Ce fut avec plaisir qu'elle accepta la proposition royale et se dirigea avec le souverain en direction de l’attelage, notant avec approbation le blason royal nogeran place sur la porte de celui-ci, le Crocodile d'or faisant face aux étoiles noires du Maok. Elle prit place en compagnie de son hôte, et lui adressa un léger sourire une fois qu'ils se furent mis en route.
Princesse Nogania : « Dans ce cadre plus privé, je voulais encore une fois te remercier pour ton accueil, Roi Ménélok. Pour un premier contact avec l'extérieur, c'est très plaisant de pouvoir tomber sur un peuple de si bonne volonté. Dis-moi, sur quel sujet voudrais-tu faire porter la discussion que tu évoquais il y a quelques instants ? Je suis à ta disposition en la matière, comme de bien entendu. »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
La princesse semblait plutôt heureuse du déroulement de la rencontre, ce qui ne pouvait que ravir Ménélok, qui avait toujours à cœur de créer une bonne ambiance de discussion dans ce genre de face à face, ce qui permettait, il en était convaincu, de mieux avancer sur les sujets à aborder. Souriant à la question de son invitée, il ne tarda guère à y répondre.
« Hé bien, je propose que nous profitions du voyage pour découvrir mutuellement nos deux pays, si tu le veux bien. Bien entendu, je sais des choses sur le Nogera, tout comme tu sais sans doute des choses sur le Maok, mais je pense que voir le pays à travers des yeux de son roi, ou de son héritière, qui le présente en quelques mots, c'est toujours un excellent moyen d'avoir un regard unique et précieux sur le pays avec lequel on s'apprête à traité. Si tu le veux bien je vais commencer par te présenter le Maok tel que je le vois et, si tu es d'accord pour me faire ce plaisir et cet honneur, tu pourras ensuite me rendre la pareille en me faisant entrapreservoir ce qu'est le Nogera à travers tes yeux.
Le Maok, comme tu le sais sûrement, est un royaume qui se définis comme traditionnel et chrétien, tourné vers Dieu dans le respect de ses traditions. Notre histoire est moins ancienne que la vôtre, puisque c'est vers l'an mil que mon ancêtre, Maok Longue-Lance, forma le premier noyau de ce qui deviendrait le Royaume de Maok, de son nom même. Nous avons longtemps vécu dans une relative autarcie, non sans contact avec le reste du continent, puis finalement nous avons connu une période coloniale au XIXe siècle, sous le protectorat du Viertenstein, époque qui dura jusqu'au milieu du XXe siècle environs. Cette période de colonisation alémanique, relativement « faible », qui se fit d'abord sous la forme d'une amitié privilégiée puis sous la forme d'une véritable tutelle à partir du début du XXe siècle, où les rois d'alors étaient sous l'influence directe des alémanique, a permis au Maok d'intégrer certains éléments-clés de sa culture actuelle, à commencer bien entendu par la Bonne Nouvelle du Christ, qui ne pris véritablement qu'avec l'arrivée des viertensteinois. Encore aujourd'hui, cet héritage participe à construire les traditions qui sont les nôtres aujourd'hui.
La période coloniale s'est achevée dans le sang par la brève période de la République du Maok, instaurée par les instances coloniales à la faveur des troubles qui éclatèrent au Viertenstein vers 1950. Cette république se baptisa dans le sang et l'anathème en assassinant le roi, la famille royale et leurs partisans, mais aussi en reniant le patronage du Christ. Le pouvoir échu alors à un cousin d'une branche collatérale, qui, bien plus énergique, reconquis le pays, repoussa les républicains à la mer et restaura le pouvoir royal ainsi que l'union du trône et de l'église... avant de plonger le Maok dans des décennies d’isolationnisme. Un isolationnisme que j'ai finalement rompu il y a quelques années, lançant l'ouverture diplomatique du Maok de façon effective dès 2027.
Tous ces événements, période d'isolationnisme incluse, ont forgé l'identité maokorienne moderne. Nous sommes un peuple proche de ses traditions, de ses valeurs. Nous sommes toujours fermement encrés dans nos valeurs, dans notre religion, dans notre système de pensée, qui met Dieu au centre, et valorise les méthodes qui ont fait leur preuve ainsi que le respect de la Création. Beaucoup nous catégorisent comme conservateurs, voir rétrograde, du fait de notre choix de refuser certains gadgets technologiques, mais nous sommes heureux ainsi, prenant ce que nous jugeons bon dans les innovations et laissant le reste de côté. Les maokoriens forment aussi un peuple farouchement attaché à son identité et à ses valeurs : si nous sommes prêts à nous ouvrir, nous gardons toujours ce que nous sommes, nous rayonnons sur le monde et nous apprenons des autres mais sans changer nos racines ni sombrer dans une sorte de dilution de notre culture et de notre identité, comme cela se voit trop souvent dans le monde dit « moderne ».
Mais je parle, je parle... je ne voudrais pas monopoliser la conversation. Je te laisse volontiers la parole, si tu le veux bien. Et si tu as quelque question que ce soit sur le Maok, n'hésite pas, je pense vraiment que nous devons échanger de façon ouverte, tous les deux. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
La princesse semblait plutôt heureuse du déroulement de la rencontre, ce qui ne pouvait que ravir Ménélok, qui avait toujours à cœur de créer une bonne ambiance de discussion dans ce genre de face à face, ce qui permettait, il en était convaincu, de mieux avancer sur les sujets à aborder. Souriant à la question de son invitée, il ne tarda guère à y répondre.
« Hé bien, je propose que nous profitions du voyage pour découvrir mutuellement nos deux pays, si tu le veux bien. Bien entendu, je sais des choses sur le Nogera, tout comme tu sais sans doute des choses sur le Maok, mais je pense que voir le pays à travers des yeux de son roi, ou de son héritière, qui le présente en quelques mots, c'est toujours un excellent moyen d'avoir un regard unique et précieux sur le pays avec lequel on s'apprête à traité. Si tu le veux bien je vais commencer par te présenter le Maok tel que je le vois et, si tu es d'accord pour me faire ce plaisir et cet honneur, tu pourras ensuite me rendre la pareille en me faisant entrapreservoir ce qu'est le Nogera à travers tes yeux.
Le Maok, comme tu le sais sûrement, est un royaume qui se définis comme traditionnel et chrétien, tourné vers Dieu dans le respect de ses traditions. Notre histoire est moins ancienne que la vôtre, puisque c'est vers l'an mil que mon ancêtre, Maok Longue-Lance, forma le premier noyau de ce qui deviendrait le Royaume de Maok, de son nom même. Nous avons longtemps vécu dans une relative autarcie, non sans contact avec le reste du continent, puis finalement nous avons connu une période coloniale au XIXe siècle, sous le protectorat du Viertenstein, époque qui dura jusqu'au milieu du XXe siècle environs. Cette période de colonisation alémanique, relativement « faible », qui se fit d'abord sous la forme d'une amitié privilégiée puis sous la forme d'une véritable tutelle à partir du début du XXe siècle, où les rois d'alors étaient sous l'influence directe des alémanique, a permis au Maok d'intégrer certains éléments-clés de sa culture actuelle, à commencer bien entendu par la Bonne Nouvelle du Christ, qui ne pris véritablement qu'avec l'arrivée des viertensteinois. Encore aujourd'hui, cet héritage participe à construire les traditions qui sont les nôtres aujourd'hui.
La période coloniale s'est achevée dans le sang par la brève période de la République du Maok, instaurée par les instances coloniales à la faveur des troubles qui éclatèrent au Viertenstein vers 1950. Cette république se baptisa dans le sang et l'anathème en assassinant le roi, la famille royale et leurs partisans, mais aussi en reniant le patronage du Christ. Le pouvoir échu alors à un cousin d'une branche collatérale, qui, bien plus énergique, reconquis le pays, repoussa les républicains à la mer et restaura le pouvoir royal ainsi que l'union du trône et de l'église... avant de plonger le Maok dans des décennies d’isolationnisme. Un isolationnisme que j'ai finalement rompu il y a quelques années, lançant l'ouverture diplomatique du Maok de façon effective dès 2027.
Tous ces événements, période d'isolationnisme incluse, ont forgé l'identité maokorienne moderne. Nous sommes un peuple proche de ses traditions, de ses valeurs. Nous sommes toujours fermement encrés dans nos valeurs, dans notre religion, dans notre système de pensée, qui met Dieu au centre, et valorise les méthodes qui ont fait leur preuve ainsi que le respect de la Création. Beaucoup nous catégorisent comme conservateurs, voir rétrograde, du fait de notre choix de refuser certains gadgets technologiques, mais nous sommes heureux ainsi, prenant ce que nous jugeons bon dans les innovations et laissant le reste de côté. Les maokoriens forment aussi un peuple farouchement attaché à son identité et à ses valeurs : si nous sommes prêts à nous ouvrir, nous gardons toujours ce que nous sommes, nous rayonnons sur le monde et nous apprenons des autres mais sans changer nos racines ni sombrer dans une sorte de dilution de notre culture et de notre identité, comme cela se voit trop souvent dans le monde dit « moderne ».
Mais je parle, je parle... je ne voudrais pas monopoliser la conversation. Je te laisse volontiers la parole, si tu le veux bien. Et si tu as quelque question que ce soit sur le Maok, n'hésite pas, je pense vraiment que nous devons échanger de façon ouverte, tous les deux. »
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Kalista
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[img]http://zupimages.net/up/16/30/nvm4.jpg[/img]
Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Il y avait une réelle passion dans la façon dont le monarque maokorien parlait de son pays et de son histoire. On le sentait tout entier dévoué à son trône et à ses gens, une dévotion encrée dans un véritable amour pour le royaume qu'il dirigeait. Ce fut avec beaucoup d'intérêt que Nogania l'écouta, et elle laissa passer un temps de silence, son regard se perdant sur la ville qui défilait au-delà des fenêtres du carrosses, avant de le reporter sur le Roi et de lui répondre.
Princesse Nogania : « C'était très intéressant, Majesté, vraiment ! De mon côté hé bien... je ne vais pas te détailler toute l'histoire du Nogera, je ne doute pas que tu la connaisses, mais pour t'en rappeler les grandes lignes notre histoire plonge dans des racines antiques, avant la naissance du Christ, où le premier royaume de Nogera se forma dans l'est du pays actuel. Ce Royaume se renforça et coalisa des forces plus lourdes autour de lui en combattant l'expansion de l'Empire Néapolitain, en stoppant non pas tout l'empire mais les généraux les plus ambitieux, ceux qui, de Bardaran, voulurent étendre l'influence néapolitaine vers le sud. Après ses victoires, le Royaume se transmuta en Empire et fédéra sous son pouvoir de nombreuses tribus sur un large territoire !
C'est à cette époque que des chrétiens venus de Terre Sainte convertirent une partie des populations de l'Empire, celles de la capitale et des territoires orientaux, surtout, mais aussi de moindre façon des populations à travers tout le territoire, à la foi chrétienne. Cette foi connu de nombreuses turpitudes, mais se rangea lors du grand schisme du côté de l'orthodoxie, quoique en ayant certaines originalités propres. Cette église ne fut jamais imposée par le pouvoir, et de larges portions du territoire, surtout à l'ouest, restèrent païens... hélas, le manque de centralisation religieuse reflétait en fait surtout l'affaiblissement de la centralisation royale : peu à peu, l'influence impériale décru, jusqu'à finalement s'effondrer totalement : les tribus extérieurs se révoltèrent, des généraux impériaux se séparèrent, et l'Empire éclata en de nombreux fragments.
Plusieurs facteurs amorcèrent une restauration : d'une part les raids et tentatives de conquêtes arabes venus du Bardaran, qui unirent à nouveau les populations de l'est... et d'autre part les actions coloniales, rarement positives, souvent négatives, qui unirent l'ensemble du pays. Parmi les actions positives, il y eut celle du saint royaume du Thorval, qui vint en ami et ne chercha pas à faire plus que de contrôler quelques escales : ce fut grâce à eux que mes ancêtres, des païennes qui vivaient néanmoins au contact d'orthodoxes, embrassèrent la vraie foi et entrèrent dans l'église catholique. Ce fut l'un des ferments qui leur permit finalement d'unir leur région du pays, restaurant un Royaume de Nogera, puis finalement l'ensemble du pays actuel. Par humilité devant Christ, elles renoncèrent au vieux titre impérial et se concentrèrent sur la nécessité de protéger le pays des multiples vagues de colonisations.
Le Nogera ne s'est jamais fermé officiellement comme votre pays, mais ce soucis de maintenir l'ennemi dehors a fermé les populations et les mentalités, hélas. Notre système politique, qui repose sur le pouvoir de la monarchie contrebalancé par celui de la haute noblesse et des pouvoirs religieux, n'invita d'ailleurs pas à ce qu'il en soit autrement. Les nogerans sont des gens fiers, par dessus tout attachés à leurs traditions, leur souveraineté et la protection de leur terre : ils se sont battu et ont reposé des colons pendant des millénaires, des néapolitains aux almérans en passant par les arabes, et ils se battront encore s'il le faut. Mais ce sont aussi des gens pieux, qui ne demandent qu'à voir se développer leur modèle pourvu qu'il ne vende pas son âme aux puissances extérieures dont nous nous sommes si souvent méfiés.
Et aujourd'hui, porté par moi-même, notamment, ce désir d'évoluer, d'ouvrir le pays, s'exprime librement, même si certaines forces très conservatrices sont toujours présentes... mais c'est moi qui monopolise la parole à présent ! Peut-être pourriez vous m'en dire plus sur le positionnement géopolitique et le regard sur le simpomonde du Maok, qui ne pourrait qu'inspirer le Nogera, encore très largement en retard dans ces domaines. »
[img]http://zupimages.net/up/16/30/nvm4.jpg[/img]
Royaume Matriarcale et Millénaire de Nogera
Princesse Nogania la Guerrière[/center]
Il y avait une réelle passion dans la façon dont le monarque maokorien parlait de son pays et de son histoire. On le sentait tout entier dévoué à son trône et à ses gens, une dévotion encrée dans un véritable amour pour le royaume qu'il dirigeait. Ce fut avec beaucoup d'intérêt que Nogania l'écouta, et elle laissa passer un temps de silence, son regard se perdant sur la ville qui défilait au-delà des fenêtres du carrosses, avant de le reporter sur le Roi et de lui répondre.
Princesse Nogania : « C'était très intéressant, Majesté, vraiment ! De mon côté hé bien... je ne vais pas te détailler toute l'histoire du Nogera, je ne doute pas que tu la connaisses, mais pour t'en rappeler les grandes lignes notre histoire plonge dans des racines antiques, avant la naissance du Christ, où le premier royaume de Nogera se forma dans l'est du pays actuel. Ce Royaume se renforça et coalisa des forces plus lourdes autour de lui en combattant l'expansion de l'Empire Néapolitain, en stoppant non pas tout l'empire mais les généraux les plus ambitieux, ceux qui, de Bardaran, voulurent étendre l'influence néapolitaine vers le sud. Après ses victoires, le Royaume se transmuta en Empire et fédéra sous son pouvoir de nombreuses tribus sur un large territoire !
C'est à cette époque que des chrétiens venus de Terre Sainte convertirent une partie des populations de l'Empire, celles de la capitale et des territoires orientaux, surtout, mais aussi de moindre façon des populations à travers tout le territoire, à la foi chrétienne. Cette foi connu de nombreuses turpitudes, mais se rangea lors du grand schisme du côté de l'orthodoxie, quoique en ayant certaines originalités propres. Cette église ne fut jamais imposée par le pouvoir, et de larges portions du territoire, surtout à l'ouest, restèrent païens... hélas, le manque de centralisation religieuse reflétait en fait surtout l'affaiblissement de la centralisation royale : peu à peu, l'influence impériale décru, jusqu'à finalement s'effondrer totalement : les tribus extérieurs se révoltèrent, des généraux impériaux se séparèrent, et l'Empire éclata en de nombreux fragments.
Plusieurs facteurs amorcèrent une restauration : d'une part les raids et tentatives de conquêtes arabes venus du Bardaran, qui unirent à nouveau les populations de l'est... et d'autre part les actions coloniales, rarement positives, souvent négatives, qui unirent l'ensemble du pays. Parmi les actions positives, il y eut celle du saint royaume du Thorval, qui vint en ami et ne chercha pas à faire plus que de contrôler quelques escales : ce fut grâce à eux que mes ancêtres, des païennes qui vivaient néanmoins au contact d'orthodoxes, embrassèrent la vraie foi et entrèrent dans l'église catholique. Ce fut l'un des ferments qui leur permit finalement d'unir leur région du pays, restaurant un Royaume de Nogera, puis finalement l'ensemble du pays actuel. Par humilité devant Christ, elles renoncèrent au vieux titre impérial et se concentrèrent sur la nécessité de protéger le pays des multiples vagues de colonisations.
Le Nogera ne s'est jamais fermé officiellement comme votre pays, mais ce soucis de maintenir l'ennemi dehors a fermé les populations et les mentalités, hélas. Notre système politique, qui repose sur le pouvoir de la monarchie contrebalancé par celui de la haute noblesse et des pouvoirs religieux, n'invita d'ailleurs pas à ce qu'il en soit autrement. Les nogerans sont des gens fiers, par dessus tout attachés à leurs traditions, leur souveraineté et la protection de leur terre : ils se sont battu et ont reposé des colons pendant des millénaires, des néapolitains aux almérans en passant par les arabes, et ils se battront encore s'il le faut. Mais ce sont aussi des gens pieux, qui ne demandent qu'à voir se développer leur modèle pourvu qu'il ne vende pas son âme aux puissances extérieures dont nous nous sommes si souvent méfiés.
Et aujourd'hui, porté par moi-même, notamment, ce désir d'évoluer, d'ouvrir le pays, s'exprime librement, même si certaines forces très conservatrices sont toujours présentes... mais c'est moi qui monopolise la parole à présent ! Peut-être pourriez vous m'en dire plus sur le positionnement géopolitique et le regard sur le simpomonde du Maok, qui ne pourrait qu'inspirer le Nogera, encore très largement en retard dans ces domaines. »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque maokorien écouta avec grand intérêt la présentation de son invitée. En effet, il connaissait déjà les grandes lignes de l'histoire nogerane, mais cela ne rendait que plus intéressant son exposé, qu'il pouvait ainsi mieux contextualisé. Il eut un sourire en entendant sa question, en effet très pertinente, et ne tarda guère à répondre.
« Je te remercie pour cette présentation, très intéressante ! J'ai maintenant une bien meilleure vision du Royaume de Nogera, tout du moins je le pense. Pour répondre à ta question, l'ouverture diplomatique maokorienne c'est en fait, je trouve, faites en deux temps. Au début, nous étions assez tièdes sur le fait de nous lier avec des régimes républicains, et notre premier soucis fut de contacter les autres monarchies chrétiennes...mais grâce à l'ouverture de nos relations, nous avons petit à petit compris que nos doutes n'étaient pas fondées : l'identité maokorienne est assez profondément encrée en nous pour que nous n'ayons pas besoin d'avoir peur des autres modèles. De la sorte, nous sommes aujourd'hui beaucoup plus ouverts, et prônons en fait une ligne diplomatique tout à fait ouverte, que je vais te détailler à l'instant.
Le Maok a bien entendu des alliés naturels : les pays zanyanais, les royaumes et les états chrétiens... le Nogera remplissant ces trois qualités, d'ailleurs. Mais nous sommes également ouverts aux liens avec tous les pays de bonne volonté, hormis ceux qui persécutent les vrais croyants et ceux qui voudraient notre perte directe, bien entendu. Cela a permis au Maok de bâtir un réseau diplomatique parmi les plus vastes du monde, qui s'étend sur tous les continents et compte des régimes de toutes les orientations : traditionalistes, bien entendu, mais également capitalistes ou communistes, avec toutes les nuances possibles. De ce fait si nous avons bel et bien des alliés proches nous avons aussi nombre de pays simplement amis, ce qui nous permet de régler les conflits prioritairement par la dialogue avec eux et non pas par la force, chose que je juge préférable pour la santé et la sécurité de mon peuple.
Et vous, au Nogera, quelle est votre vision géopolitique. Je sais que vous êtes jeunes encore sur la scène diplomatique, mais, à ton avis, ton pays s'ouvrira-t-il à tous ? Ou aura-t-il des restrictions dans ce domaine ? »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque maokorien écouta avec grand intérêt la présentation de son invitée. En effet, il connaissait déjà les grandes lignes de l'histoire nogerane, mais cela ne rendait que plus intéressant son exposé, qu'il pouvait ainsi mieux contextualisé. Il eut un sourire en entendant sa question, en effet très pertinente, et ne tarda guère à répondre.
« Je te remercie pour cette présentation, très intéressante ! J'ai maintenant une bien meilleure vision du Royaume de Nogera, tout du moins je le pense. Pour répondre à ta question, l'ouverture diplomatique maokorienne c'est en fait, je trouve, faites en deux temps. Au début, nous étions assez tièdes sur le fait de nous lier avec des régimes républicains, et notre premier soucis fut de contacter les autres monarchies chrétiennes...mais grâce à l'ouverture de nos relations, nous avons petit à petit compris que nos doutes n'étaient pas fondées : l'identité maokorienne est assez profondément encrée en nous pour que nous n'ayons pas besoin d'avoir peur des autres modèles. De la sorte, nous sommes aujourd'hui beaucoup plus ouverts, et prônons en fait une ligne diplomatique tout à fait ouverte, que je vais te détailler à l'instant.
Le Maok a bien entendu des alliés naturels : les pays zanyanais, les royaumes et les états chrétiens... le Nogera remplissant ces trois qualités, d'ailleurs. Mais nous sommes également ouverts aux liens avec tous les pays de bonne volonté, hormis ceux qui persécutent les vrais croyants et ceux qui voudraient notre perte directe, bien entendu. Cela a permis au Maok de bâtir un réseau diplomatique parmi les plus vastes du monde, qui s'étend sur tous les continents et compte des régimes de toutes les orientations : traditionalistes, bien entendu, mais également capitalistes ou communistes, avec toutes les nuances possibles. De ce fait si nous avons bel et bien des alliés proches nous avons aussi nombre de pays simplement amis, ce qui nous permet de régler les conflits prioritairement par la dialogue avec eux et non pas par la force, chose que je juge préférable pour la santé et la sécurité de mon peuple.
Et vous, au Nogera, quelle est votre vision géopolitique. Je sais que vous êtes jeunes encore sur la scène diplomatique, mais, à ton avis, ton pays s'ouvrira-t-il à tous ? Ou aura-t-il des restrictions dans ce domaine ? »