[quote]Le gouvernement offre un soutien à peine voilé aux milices natcaps. Foncièrement anti-communistes, elles avancent sur Kampong en vue d'y imposer l'autorité du Général, massacrant toute opposition sur leur chemin.
-10 RM (Assaut sur le village )
+1 pts de contrôle
[/quote]
Ligue des Communistes Mayongais
Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 65 RM, 40 RF
[quote]Sur base d’informations et listes établies durant les semaines précédentes, le Syndicat a enlevé une série de notables à Cao Tho. Interrogés, ils offrent des informations précieuses sur leurs amis et associés mais font aussi des otages utiles, potentiellement échangeable contre de l’argent ou des faveurs… ou au moins suffisant à garantir que leurs proches se tiennent tranquilles. Au pire, leurs cadavres feront un exemple pour tous.
Faction : «Milice de la prospérité» : 101 RM, 11 RF
[quote] La commune de à My Laï est complétement sous le contrôle du Club de Boïtoï. La vie y a largement repris son cours, tandis que la milice de la prospérité y organise le quotidien. L’ordre règne, dans une ambiance fortement militarisée. Une brigade de pompiers a été mise en place alors même que la police, réformée pour en purger les éléments les plus loyaux à Nagwon, recrute désormais de manière plus organisée.
-20 RF ; + 1 IM (service de recrutement paramilitaire/policier)
-20 RF ; +1 IS (service de pompiers)
+5 RM (venant des infrastructures militaires)
+5 influence (venant des infrastructures sociales)
[quote]On s’organise à Vin Duh : la FAM a pris sur elle de remplacer le gouvernement légitime loyal à Nagwon. Elle a promulgué ce qui se rapproche d’une constitution et a préparé des élections, ceci avec un soutien populaire non-négligeable, commerçants et artisans appréciant cette forme populiste mais néanmoins « institutionalisée » de gouvernance.
Forcément, cela fait des émules et, dans le hameau voisin de Myegon, un nouveau venu pourrait formé bientôt la seconde commune fiducière du Mayong.
-20 RF, +1 IS (administration publique)
-1 RM, +1 influence (pendaison « pour la forme », prise de pouvoir populaire)
-10 RF (achat d’une ferme)
+8 influence (venant des infrastructures sociales)
+1 pts de contrôle
[/quote]
Mànhđảng
Faction : «Renouveau Monarchique» : 88 RM, 77 RF
[quote]Renouveau Monarchique croule sous le pognon... Sinon, rien de neuf.
Le Mayong était connu comme le pays du matin calme mais, comme partout en Austrobeysin, il avait été de fréquente période de son histoire où le nom « pays des ventres vides » aurait été plus approprié. Si la dernière décennie avait été clémente de ce côté, apportant une prospérité sans pareil alors que le commerce internationale offrait aux habitants un accès à la nourriture qui leur manquait et un but pour leur labeur, la sécurité alimentaire domestique demeure précaire et tout ce qui pourrait coupé le flux du commerce naval avec le marché global représente une menace critique, le pays du matin calme n’étant jamais qu’à quelques jours d’une famine débouchant sur une explosion de violence.
Localement, surtout dans les communes les plus isolées, on en est bien conscient pour l’avoir déjà vécu au cour des siècles… et on s’organise en conséquence. Là où les champs ne suffisent pas, on promène le bétail dans les collines et forêts. Et lorsque cela non plus ne suffit pas, on passe à l’élevage : poulets en batterie, truites en pisciculture, fermes de production laitière… seule l’inventivité et l’accès aux capitaux limitaient potentiellement la mise en place d’infrastructures propres à nourrir les masses. Deux limites qui, ces dernières années, avaient disparues.
Une des filières explorées à Cao Tho était l’élevage de Omphisa fuscidentalis, alias « foreurs du bambou », une espèce de papillons de nuit particulièrement prolifique. Durant les mois de Février à Mars, alors que l’été est à son apogée au Mayong, on peut entendre dans la nuit fraiche le piaillement de milliers de chauves-souris qui font un festin des millions de papillons prenant leur envol depuis les pousses de bambou où ils ont passé la majorité de l’année à l’état de cocons, ceci après avoir dévorer avec avidité les fibres de la plante durant leur brève période larvaire. À l’image des rats de bambou et des pandas roux, les foreurs du bambou sont des éléments-clés à la diversité végétale du Mayong, assurant par leur seule existence que les plaines et collines ne soient pas envahies par les rhyzomes. Indirectement, ils représentent une part importante de la diète de nombreuses espèces animales, dont les chauves-souris mentionnées précédemment mais aussi l’humain.
100 grammes de larves de foreur du bambou représentait un apport en protéines et graisse comparable à une quantité équivalente de steak. Et si la quantité de matière végétale nécessaire à obtenir ces 100 grammes est plus importante, les vers sont nettement moins regardants quant à la nature de la matière végétale en question : ils bouffent du bambou. Et du bambou, contrairement aux terres de pâturage, le Mayong en a beaucoup. La plante pousse vite, sur presque tous les sols, requiert peu de maintenance et il en va de même pour les larves qui sont relativement robustes, leur croissance étant peu ou pas affectée par la température ou l’humidité.
Ce n’est donc pas une surprise que les paysans de la province aient alloué plusieurs centaines hectares de forêt à la culture du bambou et l’élevage intensif de foreurs, récoltant plusieurs centaines de kilogramme par an. L’inconvénient de l’élevage des larves était que, là où l’élevage de bœuf demande une faible main d’œuvre toute l’année, l’élevage de larves demande une quantité importante de main d’œuvre durant la brève période où celles-ci sont proches de leur maturité et doivent être récoltées parmi les pousses de bambou. Il en résultait un emploi très saisonnier qui, à lui seul, ne permettait pas la survie de familles. Les grandes fermes en profitaient, achetant des hectares, laissant la nature faire son œuvre puis envoyant des familles entières à la chasse aux larves, nuit et jours pendant quelques semaines par an. Un revenu d’appoint pour les familles mais un revenu bien faible en comparaison de la valeur marchande des larves.
À Cao Tho, une entreprise travaillait justement depuis quelques temps déjà pour ralentir la maturation des larves, en vue de faire apparaitre les papillons adultes plus tard dans l’année. Superposer plusieurs générations de papillons tout au long de l’année était une manière d’étaler la période de récolte des larves sur toute l’année. Cela permettrait de ne plus avoir recours à des journaliers selon un processus de récolte encore largement artisanal : on produirait toute l’année, avec une main d’œuvre spécialisée, voir même en automatisant la récolte à terme.
Cette merveilleuse industrie, si elle se réalisait, était la promesse de la fin des famines. Mais que le fruit de cette technologie profite uniquement à quelques actionnaires, le Syndicat ne l’entendait pas de cette oreille. Il comptait bien généraliser la chose à tout le Mayong plutôt que d’en laisser le quasi-monopole à quelques familles disposant du savoir-faire et le gardant jalousement. Ainsi, après avoir fait usage de la persuasion du bambou pour délier quelques langues parmi les propriétaires, voici que venait le temps de s’approprier la technologie.
L’arrivée dans la ferme d’une dizaine de miliciens en armes suffit à dissiper toute résistance lorsque les deux entomologistes qu’ils escortaient pénétrèrent dans le saint des saint : une couveuse où les conditions atmosphériques étaient contrôlées en vue de ralentir le métabolisme des larves qui, nichées dans des pousses de bambou creusées par leur appétit vorace, grouillaient à l’écart de la lumière. Les échantillons de larves et pousses, ainsi que les disques durs des ordinateurs, furent récupérés en quelques minutes. Une série de photographies furent prises, ainsi que l’identité des chercheurs présents : aucun doute que le Syndicat requerrait leurs services dans un futur proche… de grès ou de force. C’était dans l’intérêt du peuple…
[justify]Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du
La campagne des premières élections fiduciaires de Vinh Du s’achevait, après près d’un mois de velléités. Ce type nouveau de scrutin avait instauré une autre forme de campagne, où il ne s’agissait plus d’inciter les électeurs à voter « pour » quelqu’un mais « contre ». De véritables campagnes de dénigrement fleurissaient partout dans la ville, les habitants épiant les défauts de leurs voisins. Chacun devait sauver sa peau et ne pas figurer parmi les « 1 % détestés », une shortlist qui les condamnerait à la mort. Cette configuration électorale avait instauré un climat plus que détestable à Vinh Du mais ce n’était que temporaire : une fois la ville débarrassée de ses fauteurs de troubles, elle respirera de nouveau le bien-être et le vivre-ensemble. L’élection avait lieu ce dimanche et chaque citoyen menait campagne comme il le souhaitait. Non loin de l’hôtel de ville, un espace réservé à la propagande politique était recouvert d’affiches ce genre :
Ici, on vantait les mérites d’un commerçant aimant son métier et traitant sa femme avec délicatesse. En-dessous, on lynchait publiquement un animateur d’une radio locale pour les jeunes, dont la constante vulgarité n’était pas au goût des parents. Vinh Du était devenu en l’histoire de quelques semaines un paradis néoconservateur digne de certaines colonies adéliennes puritaines, telles que la Shawiricie.
À l’hôtel de ville, Vien Xuang Vuong était loin de toutes ces passes d’armes. Il savait qu’il ferait partie des 1 % préférés et mieux, du top 10 des 1 % préférés ; il s’en était assuré par un vote stratégique de la part des autres membres de l’Association. Non, l’administrateur par intérim de Vinh Du était en pleins pourparlers avec ce qui ressemblait à une petite frappe mais qui était en réalité le chef du plus grand cartel – et de très loin - de la région.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/500438TianTrung.jpg[/img]
Tian Trung
Chef du cartel local
Résident de Myegon[/center]
Tian Trung : Chef du cartel local
« Alors, marché conclu ? »
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/278522VienXuanVuong.png[/img]
Vien Xuan Vuong
Propriétaire de la « Caserne » et administrateur par intérim de Vinh Du[/center]
Vien Xuan Vuong : Propriétaire de la « Caserne » et administrateur par intérim de Vinh Du
« Marché conclu. »
La poignée de main fut douloureuse, dans tous les sens du terme. Tian Trung n’arborait pas seulement son débardeur pour la frime, il avait réellement développé sa musculature et pour officialiser le pacte, il serra la main de Vien Xuan Vuong. « Ecrasa » était un mot plus approprié. Le chef du cartel s’assura en même temps que son interlocuteur le regardait directement dans les yeux au moment de lui serrer la main. Accompagné de ses gardes du corps, aux allures de gorilles makarans, Tian Truong rebroussa chemin et retourna vers sa ferme, dans la ville voisine de Myegon.
Vien Xuan Vuong le savait : l’alliance avec un dealer de drogue était risquée mais les deux hommes étaient interdépendants. Mais quel était le marché dont il parlait ? Tian Truong s’engageait à protéger la ville de Vinh Du – ou du moins, ses dirigeants - en la dotant d’une garnison de quelques-uns de ses hommes armés : Vien Xuan Vuong comme les autres membres de l’Association n’avait pas de formation militaire mais il savait que Vinh Du ne pouvait pas se passer d’une sécurité. Il préférait sous-traiter le problème. Moins long et moins coûteux. Du moins, en de simples termes financiers. Car la contrepartie allait entacher la réputation de Vinh Du et du prochain conseil exécutif élu : en échange de sa protection, Tian Truong avait demandé à adhérer à l’Association ; à ce que la Fédération fiduciaire reconnaisse Myegon comme une des municipalités fédérées mais aussi et surtout, il avait exigé de Vien Xuan Vuong à ce qu’il fasse de Vinh Du une zone de libre-échange permettant à Tian Truong d’écouler sa marchandise, sans craindre qui que ce soit. À la moindre entrave au libre marché, Tian Truong retirerait ses troupes de Vinh Du… et nettoierait la ville de ses traitres, sans passer par une quelconque élection fiduciaire cette fois-ci ! Par contre, si Tian Truong ne respectait pas sa part du contrat, Vien Xuan Vuong n’aurait d’autre droit que celui de la fermer et de continuer à voir transiter sur sa ville librement et à découvert les kilos d’héroïne destinés au Wapong voisin, et au reste du monde. Lui opposer résistance pourrait lui coûter cher.
[hr][/hr]
Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Myegon
En adhérant à l’Association et à la Fédération, Tian Truong s’était engagé à organiser une élection générale une fois par an à Myegon. Le dealer allait se prêter au jeu car il n’avait aucune raison de se défiler. Après tout, l’élection serait une routine : il sera élu, quoi qu’il arrive. Lui et les autres membres du cartel auront bientôt la supériorité numérique sur ce petit village, et donc la majorité démocratique. Les villageois riverains étaient excédés par l’arrivée de ce jeune homme violent, qui faisait la fête tous les soirs dans sa ferme retapée, mais ils se gardaient bien de se plaindre car ils tenaient à leur vie et à celle de leur famille. Ils pourraient à la rigueur se plaindre en votant contre lui à la prochaine élection mais ça n’aurait aucune incidence sur l’issue du scrutin. Tian Truong avait toutes les femmes qu’il voulait, alors il aura aussi tous les électeurs qu’il voudra. Il demandait juste à être respecté à sa juste valeur, celle d’un marchand dévoué.
Pour arriver progressivement à la supériorité numérique du cartel, Tian Truong divisa une partie de sa propriété en très petits lots. Officiellement, il louera des places de parking. En réalité, les places de parking seront des espaces caillouteux délimités par des rochers. Chacune de ces places sera louée, à un montant symbolique d’1 £MAY, à chacun de ses subordonnés du cartel. La législation mayongaise permettait aux propriétaires de disposer de leur propriété librement… Tian Truong a donc pris la Loi au mot. La même loi stipulait que l’on ne peut être résident d’une ville que si on est assujetti à l’un des impôts locaux. Les membres du cartel paieront un impôt sur leur place de parking, ils seront donc officiellement résidents de Myegon. Tian Truong n’était pas un hors-la-loi, il était au contraire attaché à la loi.[/justify]
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS ''GUERRE, GUERRE, GUERRE POPULAIRE !''
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469652027-frc.png[/img] [url=https://www.youtube.com/watch?v=0a7reas-GKU]Petite vidéo de propagande du Front Rouge des Combattants : Hommage aux martyrs ![/url][/center] Après plusieurs semaines de préparation, le Front Rouge des Combattants était fin près à passer à l'action. La réorganisation complète des effectifs, le repos nécessaire après des semaines et des semaines de lutte, était plus que nécessaire. L'installation du "nouveau pouvoir" n'était pas de tout repos, mais dans l'esprit du FRC il y allait très certainement y avoir un pouvoir fait pour durer longtemps, très longtemps. L'essentiel de la stratégie avait portée ses fruits, il s'agissait maintenant de les récolter. Les principales places fortes du FRC allaient être renforcé et le travail théorique et pratique poussé plus en avant, afin de doter le mouvement de cadres compétents tant pour sa branche armée que pour son appareil politique et idéologique. D'un autre côté, la généralisation des coopératives et de l'organisation du "nouveau pouvoir", permettait de gagner les cœurs et les esprits. Les collectes auprès de celles et ceux qui devaient participer le plus à l'effort révolutionnaire, permettait de pouvoir renflouer les caisses du Front Rouge des Combattants, de payer les soldes des combattants et de pouvoir acheter au près des paysans qui n'étaient pas encore coopérateur. Cela établi, il fallait se projeter toujours plus vers l'avant, au cœur de l'action et des combats. Mené la guerre populaire, c'est mené la révolution. Sans une armée populaire, le peuple n'a rien. Voilà pourquoi le FRC reprenait les tactiques déjà utilisé à travers le Makara pour mettre en place sa ligne de guérilla, qui combinait tactique politique et militaire en un tout. Bientôt, cette tactique sera reconnu en tant que tel, au-delà du Makara. Du moins c'est ce que pense la DirectPol, mais cela semble encore loin d'être gagné.
Le premier village visé à été Long Cai. Une action bien préparé, avec de très bons agents en couverture. Ce fut sans aucun doute, le village le plus facile à emporter des trois qui se dressaient sur la route du Front des Combattants Rouge. Long Cai n'était défendu que par quelques troupes éparses, assez émoussé par une forte propagande qui était pratiqué en sous-main et dans l'ombre par la SecSpe : L'on diffusait beaucoup de propagande communiste, l'on faisait circuler tel ou tel bruit sur tel ou tel exploit du FRC et ainsi de suite. Puis, la politique mené en faveur des petits commerçants, artisans, vendeurs ambulants et les petits et moyens paysans était désormais connus. Non, il n'y aurait pas d'expropriation et de construction de grandes fermes collectives. Il y aurait la jouissance de la terre, mais un travail coopératif avec l'essentiel qui reviendra pour soi et pour la collectivité. Pour les commerçants/artisans et vendeurs ambulants, il s'agissait avant tout de pouvoir les protéger, de faire en sorte qu'il puisse continuer leurs affaires sans avoir recours à l'usure, ou à des taux d'intérêt exorbitant : Une histoire circule dans la région, où un tribunal populaire de la SecSpe a condamné un commerçant pour avoir pratiqué un taux d'intérêt exorbitant sur une mère de famille, qui travaillait sur une ancienne grande exploitation. Malgré les protestations du commerçant, il fut obligé de lui verser la somme demandé et l'on frappa l'ensemble des artisans/commerçant du coin d'une sorte de "maximum", qui fixait le prix des denrées et évitait toute spéculation. Les plus gros poissons avaient la rage, mais pour les plus petit c'était un retour à une sorte de commerce un peu plus 'équitable'. Voilà comment Long Cai fut prise, sans réellement qu'un coup de feu ne soit tiré et que les plus gros notables se carapatent à Klupei et à Sóc Gia.
La DirectPol voulait lancer une offensive sur Klupei, mais les ennuis arrivèrent très vite : La nouvelle "possession" du Front Rouge des Combattants, fut attaqué par des troupes de milices du village de Sóc Gia, durant une nuit. Une faute d'inattention de la part des gardes, ou alors une chose pas croyable ? Quoi qu'il en soit, il faudra une journée entière de combat pour que Long Cai puisse être définitivement sûre et que le danger d'une nouvelle attaque ne puisse avoir lieu. C'est alors que l'on fit le décompte des victimes tant chez les civils que du côté des combattants révolutionnaires. Beaucoup de blessés du côté des civils mais aussi de nombreux morts du côté des combattants. Pour les honorer et démontrer toute la symbolique d'une mort pour la cause révolutionnaire, ils eurent le droit... a des funérailles révolutionnaires. Long Cai s'était drapé de noir et des couleurs, porte-drapeaux et étendard du FRC pour cette occasion. Grâce au matériel de propagande, cette cérémonie allait être filmée et allait faire rentrer les martyrs de la cause révolutionnaire dans l'histoire ! Quatre camarades-combattants étaient tombés et cela faisait en tout et pour tout, 21 martyrs tombés depuis le début de la lutte révolutionnaire et de la guerre populaire dans la région. Il y aura peut-être encore des morts, mais ils pourront être conforté de mourir pour une noble cause, la cause de l'Humanité toute entière ! Dans un style militaire impeccable, les combattants du FRC rendirent hommage à leurs camarades tombés au combat, par une haie d'honneur d'où furent tirés 21 coups de feu, pour ces 21 combattants tombés dans la lutte. Malgré les visages tristes, la détermination était toujours là. Bientôt, les réactionnaires et les féodaux allaient comprendre pourquoi est-ce que le Front Rouge des Combattants était si redouté ici, comme dans d'autres pays du Makara à cause d'une simple maxime typiquement quingiste : Le pouvoir est au bout du fusil ![/justify]
[justify]Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/871339election.png[/img]
Les bourgeois de Vinh Du adoraient ce système[/center]
Le dépouillement fut long et laborieux, il prit au moins une journée entière pour faire le premier comptage, puis une autre demi-journée pour le recomptage. La jeune Fédération fiduciaire devait assurer un scrutin clair, il en allait de sa crédibilité. Dans la salle de réception de l’hôtel de ville, on assistait à la rétroprojection de ce qui était affiché à l’ordinateur, en l’occurrence une série de colonnes et de tableaux recensant les noms inscrits sur leurs bulletins et le nombre de leurs occurrences. Le tableau était divisé en deux : à gauche, les « 1 % » préférés ; à droite les « 1 % détestés ». Glorieux destin pour les autres, fatal pour les autres. Vinh Du était une ville de 19 000 habitants. Si on retirait les enfants et autres mineurs, la population éligible tombait à 14 459 : 145 citoyens appréciés formeront donc le Parlement et détiendront une immunité ; 145 autres seront exécutés. En réalité, on misait plutôt vers une exécution de 50 personnes, en tenant compte des éventuels transferts d’immunité d’un membre du Parlement vers un paria, et aussi et surtout des fuites des parias. La salle de réception de l’Hôtel de Ville était juste assez grande pour accueillir les futurs 145 parlementaires mais ils allaient certainement être un peu serrés. Parmi ces 145 personnes, les 10 préférés formeront le conseil exécutif… qui n’avait jamais autant bien porté son nom.
La ville sera quadrillée pendant les deux prochains jours. Les hommes de main du cartel de Tian Trung patrouillaient exceptionnellement partout dans Vinh Du pour assurer l’ordre. Durant ce délai de 48 heures, les parias avaient le droit de fuir. Mais ils devaient se déposséder de tous leurs biens, le cartel se tâchait bien de faire respecter cette règle car il pouvait récolter quelques effets personnels (argent, bijoux…). Au-delà de ce délai et sans immunité, le cartel partirait à la recherche des parias pour les incarcérer en l’attente de leur exécution.
Vien Xuan Vuong regardait les résultats au fur et à mesure qu’il s’affichait sur l’écran. Comme prévu, il faisait partie des 1 % préférés et mieux, du top 10 qui formera le conseil exécutif. Mais il appartenait aussi aux « 1 % détestés » : sa notoriété nouvelle en tant qu’administrateur par intérim de Vinh Du l’avait exposé à la haine des personnes hostiles à ce système, au premier rang duquel des communistes. Fort heureusement pour lui, son immunité était automatiquement utilisée pour lui éviter d’être paria… mais il ne pouvait pas la transmettre… lui qui espérait pouvoir protéger sa femme. Au prochain scrutin, les ennemis de ce système auront compris tous les rouages de ces élections et n’hésiteront pas à se venger de Vien Xuan Vuong en plaçant sa femme sur la liste des parias… Cette idée lui glaçait le sang mais elle n’était que l’aboutissement de ce qu’il avait créé. La liste des parias comprenait Nghiem Phuc, cet animateur radio local, qui n’avait pas su capitaliser sur sa popularité auprès des jeunes (qui ne sont ni électeurs ni éligibles) ; des communistes ; des petits voyous ; des voisins impolis… Des profils très variés en somme mais unis par la haine que les voisins leur portaient. Vien Xuan Vuong était acclamé par l’audience de l’hôtel de ville, à laquelle il adressa un geste de la main assez timide pour la remercier. D’autres membres de l’Association allaient prendre part au Conseil exécutif. Par contre, certains membres du top 10 étaient inconnus des commerçants, ce qui n’était pas vraiment de bon augure.
Le lendemain, quelques parias tentaient de fuir la ville mais les membres du cartel veillaient bien à ce qu’ils s’acquittent de leur « droit de passage ». Un d’eux crut bon de fuir la ville en empruntant non pas la route mais en suivant la voie ferrée. Il s’agissait d’un sympathisant communiste. Il se retrouva nez à nez face à trois brutes armées, vêtues d’une casquette enfoncée sur leur tête et de lunettes de soleil. Un de trois soldats, mâchant bruyamment du chewing-gum, arbora un sourire à l’approche du fuyard…
Soldat du cartel :
« On veut s’enfuir, hein ? »
Paria :
« S’il vous plaît, laissez-moi la vie sauve, j’ai le droit de m’en aller… Je n’ai pas beaucoup d’argent mais prenez tout ! »
Il leur tendit son portefeuille et s’apprêtait à continuer son chemin mais le soldat le retint.
Soldat du cartel :
« Hep, hep, hep ! Avant de partir, tu dois t’acquitter d’un droit de passage… Et ce n’est pas… 23 £ qui nous suffiront. Déshabille-toi. »
Paria :
« Quoi ? »
Soldat du cartel :
« Tu as bien compris. Déshabille-toi. » Le paria s’exécuta, il enleva son t-shirt, son pantalon et ses chaussures. Il ne lui restait que ses sous-vêtements.
Soldat du cartel :
« Do I speak English ? Déshabille-toi ! »
Après quelques secondes d’hésitation, il se déshabilla entièrement. Il était maintenant entièrement nu, sous l’hilarité générale des trois soldats, qui le laissèrent continuer sa route.
Soldat du cartel : (hilare)
« Regardez-moi ça, on dirait un ver de terre ! Hé, mon petit, ne te presse pas, profite du paysage. »
Le soldat braqua son arme sur la jambe du paria, pour ralentir sa fuite. Les dommages occasionnés n’allaient pas être lui fatals, ils étaient même superficiels, mais sa course serait désormais extrêmement ralentie. Au moment de recevoir la balle dans sa jambe, le paria s’écroula, en criant de douleur. Il se releva bien vite, il n’avait aucune seconde à perdre. En titubant, en essayant de courir malgré la balle logée dans son membre, il continua aveuglement sa route, en suivant le sillon de la voie ferrée. Il parait que la révolution se préparait plus au nord. L’homme tentera par tous les moyens de la rejoindre. Pour les autres qui n’auront pas eu le temps de fuir, c’est une autre histoire.
Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Myegon
À Myegon, l’heure était au jardinage. Face à la ferme achetée par Tian Trung, on labourait la terre. « Ici, on prépare l’avenir et la prospérité de Myegon » pouvait-on lire sur un panneau en bois à l’entrée. Les plantations de pavot étaient surveillées 24h/24 par les membres du cartel, et les ouvriers agricoles payés une misère qui y travaillaient étaient soumis à une cadence de travail soutenue et à des normes très strictes. Le passé des travailleurs était étudié au peigne fin, pour s’assurer que les plants de Papaver somniferum étaient entre de bonnes mains. Du pavot, pourtant, on n’extrayait que le latex. L’opium était répandu au Makara mais le cartel axait surtout son entreprise autour de la production d’héroïne. La clientèle était plus rare mais les bénéfices sont nettement plus intéressants.
Les riverains n’étaient pas dupes et savaient ce qui se trafiquait dans « la ferme de l’étranger » mais là encore, la vue de ces gorilles armés les dissuadaient de se plaindre. Après tout, il en allait de la prospérité de Myegon.
Les Milices de la Prospérité Club Boïtoï Hexagone:Anh
Nuit noire pour un matin calme – 3
La nuit noire couvrait toujours le ciel du Mayong, alors que silencieusement les hommes de la F.I.T commandé par Chiến Thắng, le chef de police du district de Bò Lai et le sergent Shen s'approchaient en douceur d'une rizière en bordure d'Anh. La descente sur la poissonnerie du maire n'avait pas donné grand résultait, mais l'interrogatoire des prisonniers pointaient les environs de Anh comme le centre de départ de l'acte ayant déclenché la réaction du Club Boïtoï. Malgré la fouille de son logis à Mÿ Lai, le chef du syndicat des poissonniers était resté introuvable. Cependant, les officiers de la police espéraient bien mettre la main sur ce dernier pendant le raid de la ferme. L'on pensait avoir à faire a moins de dix hommes armées de manière similaire à ceux de la fusillade de la ruelle de Mÿ Lai. Chân Ly Pham était présent, il accompagnait le chef Chiên Thâng qu'il avait rencontrer durant les interrogatoires. Il avait encore mal au main d'avoir asséné de tels coups de questionnements… L'unité un approchait par les champs, tandis que la deux contournait la bâtisse. Les forces régulières de la police avançait, les phares éteint, sur la petite route de terre menant à la propriété. Chân Ly Pham et Chiên Thâng s'arrêtèrent, le chef de police prit le fusil à pompe qu'un policier lui tendait. Chân Ly sortit son pistolet et l'arma, un policier de Mÿ Lai lui offrit un pistolet-mitrailleur FA-44 originaire du Kaiyuan. Il le prit avec une excitation certaine et rangea son pistolet. Chiên Thâng contacta les unités par radio.
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Unité un? »
« Unité deux? »
« Force d'assaut? »
« Auxiliaire régulier? »
Chef de l'unité 1
Par radio,
« En position »
Chef de l'unité 2
Par radio,
« En position »
Sergent Shen
Par radio,
« En position, le bélier est en place »
Nguyen Vô Giap
Lieutenant dans la compagnie transcendante
« Tireur en position, nous avons un visuel sur l'objectif. Cinq homme armés sont visible dans la pièce principale. Deux sont assis et discutent. Il y a du mouvement dans les chambres. Trois hommes surveillent l'extérieur, dont un sur la grange. Nous attendons les ordres conseiller. »
Chiên Thâng se tourna vers Chân Ly Pham. Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Et vous enquêteur Pham, êtes-vous prêt? »
Chân Ly arma le FA-44 qu'il tenait dans ses mains. Chiên Thâng acquiesça et repris la radio.
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Auxiliaire… »
« C'est un go »
Trois minuscules éclair de lumière, des détonations étouffé par les silencieux. Trois corps touchèrent le sol presque simultanément.
Nguyen Vô Giap
Lieutenant dans la compagnie transcendante, par radio
« Cibles au sol »
« Nous marquons les tangos dans la ferme »
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Compris »
« Toute les unités, les sentinelles sont a terre, vous pouvez procéder.»
En un instant, se ruèrent silencieusement les hommes du F.I.T. Le bélier fut en place et la porte vola en éclata. L'unité d'assaut pénétra en hurlant. Il y eut des coups de feu. Les forces régulières se ruèrent, tout les sirènes et les lumières en action, sifflant dans les sifflets de police et commençant l'encerclement complet de la propriété. Un homme sortit en se jetant par une fenêtre et se rua dans les rizières pour tenter de s'échapper.
Nguyen Vô Giap
Lieutenant dans la compagnie transcendante, par radio
« Tango en fuite, permission de le clouer? »
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Négatif Lieutenant. »
« Unité Un, cueillez le fugitif »
Chef de l'unité 1
Par radio,
« Compris! On s'en occupe»
Avant que le fuyard ne puissent comprendre ce qui lui arrivait, une masse d'ombre le saisit. Il sentit un taser s'enfoncer entre ses côtes et fut ainsi maîtrisé. Deux hommes le traînèrent à l'écart pour l'entraver. À l'intérieur de la ferme le silence était revenu. Il y avait du verres brisés et des éclats de bois un peu partout. Trois corps jonchaient le sol immobiles, des filets de sang courant depuis leur blessures sur le plancher. Un homme du F.I.T se tenait la jambe, mais semblait hors de risque. L'un des suspects étaient inconscient et un autre saignait de la bouche, ses dents jonchaient le sol. Le reste des hommes du F.I.T escortaient à l'extérieur des suspects entravé depuis le dortoir. Ceux-là avait eux un réveil difficile. Chiên Thâng alla à la rencontre de l'unité un. Le fuyard qu'elle avait intercepter était Cao Vo Gam, le chef du syndicat des poissonniers de Mÿ Lai. Chân Ly suivit le commandant de la police du Bò Lai et ne put que constater la jeunesse du « chef syndicaliste ». Un policier sortit du domicile une panoplie de brochure-poubelle de la LCM.
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Toi mon gars tu es dans la merde. »
Chiên Thâng décocha un solide coup de pied de ses bottes capés dans l'entre jambe de son prisonnier qui s'effondra. Chân Ly observait les prisonniers. Il interpella le commandant.
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« Commandant, venez voir!»
« Cet homme, il porte un tatouage bien connu dans les pègres de Kampong. Qu'est-ce qu'il fait ici! »
« Ce sont des incendiaires et des meutrriers brutaux
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Tiens! Tiens! Voilà qui est intéressant»
« Cao, nous allons avoir une conversation passionnante toi et moi, enfin plus pour moi que pour toi »
« Enquêteur Chân Ly, je vous laisse le plaisir de conversé avec votre criminel! »
Des ordres furent donné et l'on vida les deux pièces de la ferme. La plus part des hommes quittèrent les lieux, mais restèrent les prétoriens de Chiên Thâng, des hommes qui l'avait accompagné contre les triades du Nankins, des hommes ayant reçu l'entraînement des Special Weapons and Tactics du Mayong. Ces hommes là n'avait ni d'yeux, ni d'oreille lorsqu'il en venait à protégé leur chef. Alors Chiên Thâng et Chân Ly Pham eurent des discussions percutantes avec leur interlocuteurs.
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« Qu'est-ce que tu fou ici!»
Claque sur la gueule
« C'est un peu loin de Kampong »
La tête percute la table de bois massif.
« Comment ça pour affaire? Quelles affaires? »
Coup de pied dans le ventre.
« Foutue gangster! Parle ça te fera la vie plus facile, il n'y a pas d'honneur chez vous! Allons! »
L'interrogatoire dura jusqu'au première lueur de l'aube. Tout ce qu'il avait obtenue c'était un nom Cao Son. Cao Son, le nom de la pègre de Kampong, ça et la certitude que le syndicat ignorait la nature de ses membres spéciaux, venu de la grande ville. Chiên Thâng et Chân Ly Pham observait les premiers rayons percer l'aube. Les prétoriens avaient fait monté les prisonniers, leur visage tuméfier et méconnaissable, à bord d'un camion banalisé. Le Cao Son… un groupe méprisé par les triades mais un joueur suffisamment puissant pour les empêcher de s'installer dans la province et de vouloir s'installer à Nagwon et Nankins… Les deux hommes discutaient.
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« La conjuration vas beaucoup plus loin que j'aurais pu l'imaginé. Si le Cao Son est mêlée à cette affaire, cela dépasse la simple lutte syndicale. »
Le commandant de la police du Bò Lai essuyait le sang sur ses mains.
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« J'ai cru, lorsque j'ai interroger les petites frappes à Mÿ Lai que le syndicat avait engager des professionnels pour intimidé le maire, mais maintenant cela semble l'inverse. »
« Si la pègre manipule les communistes pour faire ses sales affaires, qu'est-ce que cela peut bien impliquer! »
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« Les enjeux ont changés, est-ce que le maire ou le Club pourrait avoir insulté ou brimé les intérêts du Cao Son. »
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Non! Nous avons fermé une fumerie d'opium à My Lai il y a trois ans, mais c'était sur ordre de l'ancien maire. »
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« Rien d'autres? »
« Si vraiment il n'y a rien, je vais devoir aller creusé dans les rues de Kampong. »
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Non. »
« Vous n'êtes pas obliger de faire cela pour nous, mais c'est apprécier Chân Ly»
«Au moins pourrons nous dire que nous avons débarrassé Anh de la présence de la LCM ce soir… »
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« À propos des prisonniers...»
Chiến Thắng
Commandant des forces de police du Bò Lai, Conseiller du CB,
« Je sais, cela est peu reluisant mais doit être fait. »
« Ce genre de racailles à la rancune farouche et il en va de la sécurité du Bò Lai»
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial du KPD,
« Je vous accompagne. »
Les deux hommes montèrent bord d'un jeep de la police et suivirent le camion banaliser jusqu'à la côte à deux kilomètres de la ville d'Ân. Les policiers alignèrent les prisonniers le long de la plage. Chân Ly et Chiên Thâng se postèrent derrière leur détenue respectif. Les autres policiers les imitèrent et dans l'aube envahissant les coups de feu retentirent. Les corps furent jeté à la mer. Le matin était calme sur la province des montagnes hautes.
Les milices de la Prospérité Club Boïtoï Hexagone : Kampong
Nuit noire pour un matin calme- 4
Chân Ly Pham conduisait depuis des heures lorsqu'il pénétra les faubourgs de Kampong le matin était ancré dans le ciel. Le décor ressemblait généralement à Mÿ Lai, en plus gros et parsemé d'îlot de modernité néo-makarane. Le ciel était beau et la lumière douce, la jaune pâle qui crevait les nuages parlait d'une journée agréable. Il atteignit bientôt Kampong-Est, qui commençait déjà à ressembler d'avantage à Nagwon qu'au ville de la région,mais avec une forte présence des éléments traditionnels et locaux, ce qui expliquait que cette partie de la ville soient tombé si rapidement et massivement sous le charme du Club Boïtoï. Chân Ly ne possédait pas les réponses à ses questions, mais il est certain qu'il avait apprécier l’implication et le soucis de cohérence et d'ordre appliqué par les membres du Boïtoï à Mÿ Lai, bien que son aventure à Anh et Ân lui ait rappeler un peu trop les bas-fonds de Kampong et ce qui était nécessaire d'y faire, parfois, pour assurer la sécurité des gens de biens. Mais, il ne rentrait pas les mains vides, il avait un nom Cao Son. Il devait trouvé comment et pourquoi la pègre de Kampong c'était lié aux communistes, car cela était inquiétant; autant pour le CB que pour le pouvoir en place à Kampong. Il pensa aux montagnes de crimes sans réponses qui devaient l'attendre sur son bureau au poste de police, cet alors que sa nuit d'action le rattrapa. Il fut frapper de plein fouet par une vague de fatigue. Il ralentit l'allure et décida d'aller dormir dans un motel dans l'est de la ville. La voiture noire banalisé se gara dans le parking d'un petit gîte pittoresque. En allant vers le bureau du responsable, le boucan de la ville l'envahit, mais ce n'était pas le boucan habituelle, il était bruyant, humain, chaotique, violent. Il poussa la porte, mais s'arrêta il venait de remarquer une colonne de brigadiers anti-émeute. Ce qu'il ne vit pas au premier regard fut l'inscription sur les boucliers rectangulaires, ceux-là abordaient l'inscription « Harmonie » au lieu du KPD de la police urbaine. Les brassards que portaient ces brigadiers là portaient l'acronyme « C.B » et ils allaient strictement à pieds pour fermer l es ponts qui séparaient Kampong-Est de Kampong-Centre. Chân Ly entra.
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Qu'est-ce qui ce passe dehors?»
« Qu'est-ce que c'est que ces brigades? »
Chià Lieng
Propriétaire du Gîte de l'Oie sereine,
« Le club à donner l'ordre aux brigades de l'harmonie dans l'Est de l'harmonie de ce mobilisé pour contenir les dévastations. »
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Hein? Des dévastations? Les brigades de l'harmonie? »
Chià Lieng
Propriétaire du Gîte de l'Oie sereine,
« Vous n'êtes pas d'ici? Les émeutes sont à leur troisième journée. Et les Boïtoïens ont demander à leur miliciens de prendre les armes de la police anti-émeute et de fermé l'accès à l'Est de la ville aux émeutiers. Beaucoup de commerçant membre du Club se sont joint aux paramilitaires pour fermé l'accès.» Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Les émeutes? »
Chià Lieng
Propriétaire du Gîte de l'Oie sereine,
« Oui les affrontements entre les ouvriers-partisans de la LCM et les partisans du CNC. Les affrontements sont gigantesque, à tel point que la police ce contente de protégé les bâtiments clés et de laissé les émeutiers s'entre-tué. »
« Hier, une marche de la LCM à voulut venir pillé la place du commerce de Kampong-Est, les marchands, artisans et les brigadiers régulier du CB ont simplement fermé les ponts. Après cinq minutes d'affrontement, comme ils ne parvenaient pas à percer les rangs du CB, ils sont repartit vers la bourse de Kampong. »
Chià Lieng
Propriétaire du Gîte de l'Oie sereine,
« Tant que le Boïtoï est là, l'Est de la ville Psera préservé! »
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Oui, mais avec ces affrontements partisans… les armes parleront bientôt à la place des hommes dans les rues de la ville. »
La propriétaire plaça simplement un Gigakov sur le comptoir pour signifié qu'elle était prête. Chân Ly Pham acquiesça d'un signe de tête et prit la clé de sa chambre et alla s'étendre sur le lit tout habillé. Il voulait dormir quelques heures avant de poursuivre son enquête. Grand bien lui en prit, il dormit douze heure. À son réveil les rues étaient calme, la nuit couvrait tout, mais des incendies illuminaient l'horizon. Un poste de garde du CB était tout proche, il alla s'informer auprès des Brigadiers de l'harmonie.
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Pardonnez moi brigadier, qu'est-ce qui se passe? La ville à l'air plutôt calme au-delà de l'Ân Cao Son River »
Garde du Pont E3
Brigadier de l'Harmonie Brigade Kampong Est (BKE),
« Les communistes ont mit le feu au siège social de Kampong Export, en représailles les LA CNC à foutue le feu à 103 logements «autogéré». La nuit est calme pour nous, ils n'essaieront plus de passer l'Ân Cao Son avant demain, ils sont trop occupé à géré leur bordel et à pensée leur plaie.»
« Vous pensez allez dans Kampong centre?»
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Oui, pour affaire » Garde du Pont E3
Brigadier de l'Harmonie Brigade Kampong Est (BKE),
« Je vous le déconseille, la police du secteur s'est retiré dans ses postes et ne sort plus. La seule aide que vous aurez sera celle des partisans LCM si vous n'êtes ni un officier de police, ni un bourgeois. Si vous tombez sur des partisans du CNC ils vous aiderons… si vous pouvez payer. »
Chân Ly Pham
Enquêteur Spécial KPD, admirateur du CB,
« Je saurais prendre soin de moi brigadier. »
« Qu'est-il arrivée au service de police de Kampong Est? »
Garde du Pont E3
Brigadier de l'Harmonie Brigade Kampong Est (BKE),
« Erf.. Beaucoup ont déserté devant les émeutes, d'autre son revenu prendre du service dans les Brigades de l'Harmonie. Quoi qu'il en soit, le gouverneur de la province n'a plus autorité de ce côté-ci du fleuve… »
Sur ce, Chân Ly remercia le garde et retourna au gîte. Il monta dans sa voiture et revint au poste afin d'être contrôlé et de pouvoir passer le pont. Il s'en fut directement dans le Red Light District… Il passa les cybercafé du Downtown, les bubbletea shop avec trop de néon et les salles d'arcades… Une sale mode importé de l'Hokkaido d'après le beau-frère de Chân Ly. Le mari de sa sœur était Hokkaidophobe… Comme beaucoup de gens dans la région. Il passa le fameux club Matrix, un attraction pour cyberpunk… au moins ceux-là donnait moins de trouble à la police que les Punk classiqes… Le Mayong avait beaucoup changé avec les crises successives et l'influence post-adélienne ce faisait sentir, les jeunes empruntaient des modes adéliennes qu'il ramenait à la sauce Mayongaise… Makarane.. Hokkaido parfois même. À Kampong on blamâit généralement l'Hokkaido pour les problèmes du Makara et le Raksasa pour l'endettement. Les gens avait une perception tellement limité, mais Chân Ly détourna ses pensées de ces sujets épuisants. Il était arrivée en face d'une boutique de blanchisseur, celui là ne blanchissait pas que les culottes des prostitués, il blanchissait les revenues du Scorpion Rouge, un gang réputé pour ses incendies criminels et son absence de scrupule lorsque venait le temps de travaillé pour une faction ou une autre. Tuer des innocents ne les dérangeaient pas vraiment. Chân Ly vérifia son pistolet. Il prit le FA-44 donné par le chef de police du Bò Lai. Il glissa un couteau dans sa botte et s'assura d'avoir son bâton télescopique à la ceinture. Il descendit de la voiture, déjà il savait qu'il avait été repéré par les brutes du SR… la police avait abandonné son travail alors les gangs régnaient en roi sur leur territoire. Il se demanda une fraction de seconde comment le Club Boïtoï s'y prendrait pour rétablir l'ordre. Mais il écarta rapidement cette pensée, il ouvrit les pans de son manteau long pour montré a tous le pistolet mitrailleur qu'il avait à la ceinture. Les gardes s'éclipsèrent lentement, il avait gagné quelques minutes avant qu'ils ne reviennent armé et en nombre.
Sơn Ngạn aurait pu passer pour un district de faible importance, alors que le Mayong importait habituellement les denrées dont il avait besoin pour nourrir des masses grouillantes aux yeux bridés. Cette faiblesse s'était relativement réduite avec la lancée de politiques de développement agricoles par le précédent gouvernement, faisant de Sơn Ngạn, un grenier à riz d'importance. Avec la recrudescence d'activités déstabilisatrices et la fragilité du nouveau pouvoir, ne s'étant pas imposé sur ses provinces nord, l'approvisionnement alimentaire était compromis, propulsant Sơn Ngạn dans les premières places communales en terme d'approvisionnement alimentaire d'Hau Quang. La proximité du Sông Hồng (litt. Fleuve rouge), grand cours d'eau austrobeysinois, aidant.
Si Nagwon avait souhaité faire de Bắc Son un exemple, en faisant tomber les têtes soupçonnées ou revendiquées communistes, une méthode plus douce s'imposait en parallèle. Les [url=http://www.simpolitique.com/post291256.html#p291256]initiatives de Chi Binh Nguyen Ngoc[/url] avaient été inspirantes et le pouvoir en admirait secrètement leur réalisation, laissant ces réseaux se développer et se polariser. A l'initiative de quelques communes et de leurs marionnettistes, la Confédération Agroalimentaire et Mutualiste d'Hau Quang (CAMHQ) avait vu le jour. L'association se voulait mutualiste en fournissant une protection sociale à ses membres, contre cotisation, mais aussi coordinatrice en ré-organisant les flux et les modalités de la production. Si toute commune rurale pouvait garder des subsides, l'ensemble de ses surplus devaient aller remplir les greniers des provinces sud. D'ores et déjà affaiblie, la faim achèverait le travail en Hau Quang ou le faciliterait tout du moins, tuant les opposants à petit feu.
C'était ce qu'expliquait dans le fond le lieutenant Đạt au maire de Sơn Ngạn, un homme maigre et vieux aux mains abîmées, écrasant à la fin de son discours son cigare dans le café de son homologue. Au dehors, les fenêtres laissaient apercevoir des brides d'une scène particulièrement violente, rassemblant les militants communistes pris sur le territoire communal afin d'être enchaînés par le forgeron du coin. Ses hommes n'hésitaient pas à les rudoyer, cassant quelques os à droite à gauche, gardant en respect le reste de la bande, sur fond de cris, de gémissements et de larmes.
Cung Đạt :
Lieutenant loyaliste « Vous conviendrez, monsieur Thám, qu'il est dans l'intérêt de votre communauté, qui est aussi la nôtre finalement, et dans votre intérêt d'accepter mon invitation. »
Le maire était resté plus ou moins bouche bée devant la rapidité des événements, mis devant le fait accompli, les yeux grands ouverts et couronnés par un front large et osseux. Sa chemise en lin enveloppait entièrement le bonhomme qui ne devait jamais avoir dû manger à sa faim.
Thám :
Maire « Je...je vais signer. »
Un petit rictus déformait la lèvre supérieure droite du lieutenant, finissant le contenu de sa tasse avant de se lever et de remettre son couvre-chef. Ouvrant la porte avec dédain et satisfaction, il fit un pas dehors avant de pivoter très légèrement son visage, de profil.
Cung Đạt :
Lieutenant loyaliste « Bien.
Je vous remercie de votre chaleureuse compagnie et pour...le lait.
Je laisse mon affaire entre de bonnes mains, de grands travaux m'attendent. »
Chân Ly Pham sentit la pression de la vitre contre son dos, puis elle explosa en étoile de verre et il survola le trottoir pour atterrir dans les rues, sous la pluie froide. Malgré la douleur, il se releva et pointa son pistolet-mitrailleur vers l’intérieur de la boutique et lâcha une rafale. Il entendit le déclic d’une arme que l’on recharge et se mit à courir vers une ruelle sur sa gauche. Des éclairs de feu apparurent dans le gouffre noir du magasin, mais il réussit a évité les balles. Les brutes du SR enjambèrent le muret et le suivirent par la vitrine brisé. Comment dire, l’interrogatoire n’avait pas été aussi aisé qu’il ne l’aurait cru, la canailles de Kampong ne se laissait plus intimidé aussi simplement qu’avant, pas sans toute une brigade de police pour appuyer la valeur du badge qu’il portait à sa ceinture. En fait, le blanchisseur s’était montré coopératif jusqu’à ce que ne débarque Nei Len et ses ogres, de gigantesque brutes montagnardes aux traits mongoloïdes. Quelques claques sur la gueule et il avait traverser la vitrine et se retrouvait en fuite, au beau milieu de Kampong centre et il fallait dire : il clopinait plus qu’il ne fuyait. Pham savait qu’il avait touché quelque chose de gros, le peu que lui avait raconté le blanchisseur avait suffit à le persuadé que le SR ne travaillait pas seul et qu’il avait cessé d’être un joueur mineur dans les affaires de la région. Le prouvé? Cela n’avait plus d’importance, mais il pouvait toujours tenter de remonter la piste jusqu’au commanditaire de l’attaque contre le Bo Lai et protéger le Club Boltoï de cet ennemi dans l’ombre.
Mais, il ne pourrait le faire que s’il survivait à cette nuit. Il devait impérativement trouver une enclave du CB dans la ville ou regagner le pont E3. Chose plus aisément dite que faite. Il s’effondra derrière un conteneur a déchet, juste à temps pour évité les balles qui sifflèrent. Deux d’entre-elle passèrent outre la tôle. Maudite fabrication Wapongaise, encore une compagnie qui avait diminué la densité de l’alliage pour sauver quelques billets. Il répliqua d’une rafale en mode automatique, sans regarder. Il n’avait pas la force, l’une des balles avait traversé son épaule, il avait sentit la chaleur lorsque son sang avait commencé à se répandre sous son manteau, ça et les éclats de métal de mauvaise qualité qui ne manquerait pas de s’infiltré sous sa peau. Une autre rafale, cette fois il se mit a plat ventre sur le sol. Il pouvait voir les pieds de ses adversaires, des souliers de sport aux couleurs d’adolescent attardé, la mode quoi. Il ouvrit le feu, rafale plein automatique. Il renversa trois hommes en leur logeant des balles dans les tibias ou directement dans le pieds. Il entendit en outre les jurons et les promesses de le castré. Il profita que les autres ce soit mit a couvert pour se lancer vers la sortie de la ruelle. Il déboucha sur un marché alimentaire en plein air que les fusillades ne semblaient pas avoir dérangé. Il dissimula son pistolet-mitrailleur sous son manteau et clopina vers un taxi-scooter inoccupé. Le chauffeur mangeait un bol de nouille, il jeta le casque posé sur le siège et au moment où les SR déboulait, il lança le moteur et déguerpit a la grande indignation du chauffeur qui lui criait des insultes.