- Jour sacré dans l'année,la date avait été toute choisie pour ces deux pays saints que sont le Thorval et Cobrac. Tous deux très catholiques parmi les catholiques. Que Cassis avait connu d'entrevues diplomatiques depuis l'ouverture au monde du Royaume! Mais celui-ci avait oublié le plus important: Se mettre en bon accord avec les voisins. Si les relations avec la Fiémance étaient difficiles du fait de sa désinvolture concernant un territoire qui est sien, le Thorval était lui, une terre sœur pour le Royaume de Cobrac bien qu'ils n'entretiennent plus de frontière depuis que les fiémançais leur ont confisqué des terres dans le seul but d'avoir un accès à la mer et faire un magnifique pied de nez à la Rostovie. Enfin... Pour la diplomatie cobraquoise, les rencontre avec le Maok et le Thorval étaient des bouffées d'oxygène pour cette diplomatie coincée entre deux blocs qui se font la guerre sans se faire la guerre... C'était pour ça qu'elles étaient appréciées par la diplomatie. Accompagné de ses fidèles secrétaires d'état habituels le ministre de la Diplomatie faisait l'honneur au Thorval d'aller l'accueillir à l'aéroport international de Cassis.
Rencontre Thorval-Cobrac à Cassis
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Youggort
15 août 2030.
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Zaldora
[justify]Le ministre royal des affaires étrangères se rendait à Cassis à bord d'un petit avion (40 passagers max.) emprunté pour l'occasion à la compagnie aérienne du royaume. Le 15 août représentait une date forte et très symbolique pour le Cobrac et davantage encore pour le Thorval dont la Vierge Marie était une patronne secondaire. Une intense dévotion pour la Mère de Dieu irriguait les pays Thorvalois, et cela n'était pas prêt de s'affaiblir. Les moissons s'étaient conclut récemment sur de satisfaisantes récoltes et l'homme de la Couronne s'en allait confiant outre-monts, certain de passer un sommet simple et chaleureux. Sur le plan politique, le royaume avait suivis de près le litige territorial sur son flanc oriental, entre le Cobrac et la Fiémance, concernant le Duché de Nuèse/Comté de Witzee (selon votre allégeance), avec la Rostovie tentant de s'insérer. On préféra ne pas s'en mêler ouvertement ou par derrière, afin de ne pas rendre la situation encore plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Le ministre Henning Mygdal s'approcha de son homologue Cobracois, plutôt enjoué, heureux d'être en terres catholiques plutôt que maçonniques. Il s'exprima en langue latine.
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« Bien le bonjour à vous, monsieur Lhéry. En ce jour de grande fête religieuse, offrons nos louages à notre Très Sainte Mère, Marie ! »[/justify]
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« Bien le bonjour à vous, monsieur Lhéry. En ce jour de grande fête religieuse, offrons nos louages à notre Très Sainte Mère, Marie ! »[/justify]
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Youggort
- Henri Lhéry était content d'accueillir la délégation thorvaloise: Il avait en effet le sentiment d'accueillir quelqu'un du même monde que lui: Cobrac était sortit d'une totale autarcie et avait rencontré des endoa, des maokoriens, alors quand le ministre accueillait les fiémançais, les sélènes ou les thorvalois, il se sentait moins différents, plus proches peut-être, c'est pour ça que le ministre eut un sourire. Après une brève inclinaison de la tête pour le ministre, il répondit.
Henri Lhéry: Bonjour et bienvenue en terre Chrétienne du Cobrac monsieur Mygdal! En effet, en ce jour saint, adressons toutes nos prières à Sainte-Marie, remercions la pour la tenue de ce sommet, pour le soleil qu'elle a consenti à nous donner aujourd'hui et pour sa bienveillance à l'égard de tous les chrétiens du monde.
Le ministre accompagna ensuite la délégation dans des voitures escortées vers le palais du Roi où devaient se tenir les discussions. En attendant d'arriver au Palais, c'est l'occasion pour le ministre de faire plus ample connaissance avec le Thorval.
Henri Lhéry: Nous sommes enchantés de la tenue de ce sommet ! Si nous connaissons bien la piété des terres qui appartiennent à votre Souveraine Annabelle, nous connaissons peu, hélas et je le déplore, les vues diplomatiques des terres de la Très Catholique Reine du Thorval. Si cela ne vous dérange pas et ne vous froisse pas, nous aimerions connaître votre positionnement sur la grande scène de la géopolitique mondiale?
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Zaldora
[justify]Les premiers instants en compagnie d'Henri Lhéry confirmèrent les espérances thorvaloises : il n'en faudra guère pour se comprendre, une aubaine pour deux nations voisines. L'ancien Mygdal suivit son homologue en voiture et le cortège se mit en route vers le Palais du roi. Le trajet donnera lieu à une conversation informelle, pré-négociations.
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« Me froisser ? Allons donc, je suis là pour cela. C'est une pertinente question que vous me posez. Les vues diplomatiques du royaume sont marquées par sa neutralité et sa volonté de ne pas s'ingérer dans les affaires qui ne le regardent pas. On ne sait jamais dans quel rouage l'on met le doigt, c'est pourquoi il faut être prudent. Par notre neutralité, nous entendons jouer le rôle d'arbitre capable de résoudre équitablement les querelles quand elles apparaissent dans le monde. Néanmoins, il existe des situations qui, par leur nature même, nous obligent à sortir de nos gondes : si le Saint-Siège était attaqué, si la Terre Sainte était menacée, si des Chrétiens étaient persécutés ou encore si l'un de nos alliés se trouvait en danger. Nous sommes ouverts à toute nation de bonne volonté, bien que nous aurons toujours une préférence pour nos amis naturels, parmi eux le Cobrac. La Chrétienté est aussi une notion que nous défendons et cherchons à renforcer. Ces considérations à part, nous n'avons pas la fibre mondialiste et ne participons pas énormément aux échanges commerciaux internationaux. Et du coté Cobracois ? J'espère que les polémiques autour du duché de Nuèse ne sont pas trop difficiles ? Que vous parvenez à reprendre votre souffle au milieu des luttes d'influence Fiémanço-Rostoves et que le Saint Empire ne vous effraie pas trop ? Nous y sommes sans particulièrement appuyer la doctrine théologico-impériale. »[/justify]
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« Me froisser ? Allons donc, je suis là pour cela. C'est une pertinente question que vous me posez. Les vues diplomatiques du royaume sont marquées par sa neutralité et sa volonté de ne pas s'ingérer dans les affaires qui ne le regardent pas. On ne sait jamais dans quel rouage l'on met le doigt, c'est pourquoi il faut être prudent. Par notre neutralité, nous entendons jouer le rôle d'arbitre capable de résoudre équitablement les querelles quand elles apparaissent dans le monde. Néanmoins, il existe des situations qui, par leur nature même, nous obligent à sortir de nos gondes : si le Saint-Siège était attaqué, si la Terre Sainte était menacée, si des Chrétiens étaient persécutés ou encore si l'un de nos alliés se trouvait en danger. Nous sommes ouverts à toute nation de bonne volonté, bien que nous aurons toujours une préférence pour nos amis naturels, parmi eux le Cobrac. La Chrétienté est aussi une notion que nous défendons et cherchons à renforcer. Ces considérations à part, nous n'avons pas la fibre mondialiste et ne participons pas énormément aux échanges commerciaux internationaux. Et du coté Cobracois ? J'espère que les polémiques autour du duché de Nuèse ne sont pas trop difficiles ? Que vous parvenez à reprendre votre souffle au milieu des luttes d'influence Fiémanço-Rostoves et que le Saint Empire ne vous effraie pas trop ? Nous y sommes sans particulièrement appuyer la doctrine théologico-impériale. »[/justify]
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Youggort
- Le ministre écoutait attentivement le représentant du Thorval. Il ne put s'empêcher de hocher la tête à des moments, de sourire parfois. La délégation se rapprochait tout doucement du palais Royal, mais cela n'empêchait pas le ministre d'écouter. En effet, il tenait ses discussions informelle de la rencontre avec le Maok. Cela l'avait tellement inspiré qu'il s'était résolu à faire de même. Comme quoi le Maok dominera le monde diplomatique un jour!
Henri Lhéry: Je suis enchanté que nous partagions en plus de notre foi inconditionnelle une même opinion en matière de diplomatie. Nous aussi, si les chrétiens se trouvaient en quelques matières que cela soit offensés, attaqués ou persécutés, nous serions obligés d'intervenir afin de sécuriser les catholiques et nos alliés. Nous sommes honorés que votre Nation considère le Cobrac comme un ami. Sachez cher monsieur Mygdal, que sa Majesté considère avec beaucoup d'amitié et avec respect.
Puis ensuite, le sujet sur le Duché de Nuèse. Bien évidemment, Henri comprenait aisément que la question titillait le Thorval, c'étit des choses qui se passaient à sa frontière après tout ! Henri toujours avec son sourire répondit.
Henri Lhéry: Avant tout, je me dosi de rectifier une petite erreur, j'espère que cela ne va pas être mal pris mais hélas, c'est une erreur que nous constatons souvent: Il faut bien veiller à séparer le duché de Nuèse qui est sous juridiction officiellement cobraquoise et sa bande côtière qui est sous juridiction Fiémançaise. Celle-ci sépare Cobrac et le duché de la Sainte-Terre catholique du Thorval. Pour répondre à votre question, le Saint-Empire ne nous effraie pas, bien au contraire! Nous sommes heureux de voir que des nations catholiques almérannes se sont unies autour d'un empereur afin de faire entendre leur voie et de créer des projets communs. Non, ce qui nous inquiète le plus c'est la situation de quasi-conflit entre la Rostovie et la Fiémance. Nous sommes entre deux feux et, si nous sommes âprement courtisés afin de rejoindre un camp ou l'autre, nous tenons à rester neutre afin que Cobrac puisse prospérer sans craintes ni attache avec l'une ou l'autre des nations. Sa Majesté met un point d'honneur à protéger les intérêts du Royaume!
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Zaldora
[justify]Tandis que le véhicule approchait de la demeure royale, les occupants continuaient leurs bavardages, sérieux mais sereins et presque amicaux.
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« La façon dont nous l'évoquâmes fut surement malhabile, rassurez-vous : nous savons que la bande côtière n'est qu'une portion du duché de Nièse, enlevée contre monnaies sonnantes et trébuchantes à messire le duc et, par extension, à son suzerain le roi Constant. Si la même mésaventure eut arrivée à un grand seigneur thorvalois, celui-ci eut probablement tout tenté, avec l'aide de sa suzeraine, pour récupérer ses terres. Nous comprenons absolument la volonté Cobracoise de les récupérer à terme. Au delà du litige, nous fûmes déçus d'apprendre la militarisation permanente de la bande, alors que le roi Charles-Philippe s'était, en son temps, engagé sur parole à n'y faire transiter que des troupes en partance pour le Nord-Vicaskaran. C'est notre faute, nous aurions dû le faire apposer par écrit ! Étant donné la situation déjà très tendue entre la Fiémance et la Rostovie, nous préférâmes toutefois ne pas mettre d'huile sur le feu. Le désir du roi Constant de préserver la neutralité, l'indépendance et le bien de son royaume est admirable. Cela nous amène à considérer le vieil ordre Westphalien. Ne nous leurrons pas : celui-ci a volé en éclat depuis de très nombreuses décennies. Si la stabilité qu'il apporta fut bonne, nous sommes bien plus réservés sur le principe de souveraineté absolue accordée aux États, menant par ricochet à une sacralisation de la Raison d'État, de la Realpolitik et à la supériorité définitive du politique sur le religieux. C'est pourquoi, nous ne professons pas cette souveraineté absolue. Si le royaume de Thorval refuse les injonctions d'un État étranger ou d'une institution mondialiste, il accorde un droit d'ingérence légitime à la Papauté, espérant que celle-ci n'en abuse pas, évidemment. Quelle est la position de vos gens sur ces choses ? »[/justify]
Henning Mygdal
Ministre royal des affaires étrangères & professeur universitaire d'histoire :
« La façon dont nous l'évoquâmes fut surement malhabile, rassurez-vous : nous savons que la bande côtière n'est qu'une portion du duché de Nièse, enlevée contre monnaies sonnantes et trébuchantes à messire le duc et, par extension, à son suzerain le roi Constant. Si la même mésaventure eut arrivée à un grand seigneur thorvalois, celui-ci eut probablement tout tenté, avec l'aide de sa suzeraine, pour récupérer ses terres. Nous comprenons absolument la volonté Cobracoise de les récupérer à terme. Au delà du litige, nous fûmes déçus d'apprendre la militarisation permanente de la bande, alors que le roi Charles-Philippe s'était, en son temps, engagé sur parole à n'y faire transiter que des troupes en partance pour le Nord-Vicaskaran. C'est notre faute, nous aurions dû le faire apposer par écrit ! Étant donné la situation déjà très tendue entre la Fiémance et la Rostovie, nous préférâmes toutefois ne pas mettre d'huile sur le feu. Le désir du roi Constant de préserver la neutralité, l'indépendance et le bien de son royaume est admirable. Cela nous amène à considérer le vieil ordre Westphalien. Ne nous leurrons pas : celui-ci a volé en éclat depuis de très nombreuses décennies. Si la stabilité qu'il apporta fut bonne, nous sommes bien plus réservés sur le principe de souveraineté absolue accordée aux États, menant par ricochet à une sacralisation de la Raison d'État, de la Realpolitik et à la supériorité définitive du politique sur le religieux. C'est pourquoi, nous ne professons pas cette souveraineté absolue. Si le royaume de Thorval refuse les injonctions d'un État étranger ou d'une institution mondialiste, il accorde un droit d'ingérence légitime à la Papauté, espérant que celle-ci n'en abuse pas, évidemment. Quelle est la position de vos gens sur ces choses ? »[/justify]