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Amaski

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[center][bask]Wapong, le grand gagnant de la Crise[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Depuis que le Mayong a prononcé un embargo contre la Fédération tarnoise, les capitaux et investissements tarnois quittent massivement ce pays. Qui en est le plus grand bénéficiaire de la crise ? A la surprise générale, la plus part des investisseurs ne se réfugient pas en Eran ou en Endo, mais au Wapong. Dans une tournure presque ironique de l'Histoire, le Wapong est désormais un des grands vainqueurs de la crise entre le Raksasa et le Tarnosia.


Sans avertissement, le Mayong prononce du jour au lendemain un embargo à l'encontre de la Fédération tarnoise. Alors que le Gouvernement tarnois tend de jouer la carte de l'apaisement durant les jours qui suivent, les milieux industriels et financiers tarnois ne sont pas aussi cléments avec ce pays. Profitant du répit sur le gel des avoirs financiers, c'est un torrent d’argent tarnois qui quitte le Mayong. Les deux jours suivant l'embargo, tous les projets d'investissement au Mayong sont gelés et on comptabilise la fermeture temporaire d'au moins la moitié des usines sous contrôle tarnois. Ce mouvement s'étend aussi à l'Endo et seul le Wapong reste relativement épargné. Mieux, la République de Nute Fan assiste à des investissements massifs. TarnEnergy, le conglomérat énergétique tarnois dirigé par le Ministre de l’Économie, Topias Savela, a racheté la très réputée WOC (Wapong Oil Company) pour 15 milliards de dollars.

L'embargo du Mayong semble avoir été la goutte ayant fait déborder le tonneau. Alors que le calme semble régner, les autorités tarnoises ont entamé un changement radical de leur stratégie économique par rapport au Raksasa, l'Endo et le Mayong. Comme après chaque nouvelle attaque des puissances occidentales, la diplomatie rostove s'est activée et la Rostovie a réussi à mettre la main sur un contrat de vente de pétrole et de gaz majeur avec la Fédération tarnoise. Le monde industriel tarnois, après avoir mis un terme aux investissements au Mayong, a commencé à délocaliser ses usines du Mayong vers le Wapong. En même temps, TarnEnergy conclut un des plus importants contrats d'achat depuis sa fondation. Alors qu'il y a quelques mois c'était le Mayong qui était au cœur des projets d'investissement, cette période semble être belle et bien révolue.

Le Wapong est sans aucun doute le grand gagnant de cette déclaration de guerre de la part de Nagwon City. La République du Wapong a pu ainsi encaisser par moins de 225 milliards de ryaïns et donc commencer à soulager ses finances publiques écrasées sous le poids des intérêts de sa dette. Néanmoins, cela n'est pas tout. TarnEnergy serait, selon des rumeurs, entra de tenter de négocier un accord historique avec l'Azude pour pouvoir racheter une partie de son gaz. Dans ce cadre, l'entreprise internationale aurait pour projet de faire de Wapong City le centre de distribution du gaz azudéen dans l’hémisphère australe.

Certains s'interrogent sur ce rapprochement soudain et inattendu entre l'économie wapongaise et les milieux industrialo-financiers tarnois. Jark Ghenaron, économiste à l'Université de Titanua, n'est pas de cet avis.

« Le Wapong est sous très forte pression de la part de ses créanciers et la TarnEnergy commence désormais à voir arriver des centaines de milliards de ryaïns issus de ses investissements dans des puits de pétrole, de gaz et de centrales électriques. Après des années d'amortissement, le bénéfice de la vente des matières premières offre la possibilité d'investir. C'est plutôt une alliance logique entre un pays ayant besoin de capitaux et une entreprise voulant investir dans des valeurs sûres. Au détriment de tous les problèmes, le Wapong reste un pays qui crée et innove. Ses entreprises sont une référence. »

Est-ce que d'autres investissements suivront ? TarnEnergy a annoncé vouloir créer plusieurs nouvelles zones de stockage à Wapong City et d'aider à contribuer à l'agrandissement du port de la cité. Le porte-parole de l'entreprise a même confirmé les rumeurs selon lesquelles TarnEnergy envisage de faire de Wapong City sa base principale pour gérer toutes les activités commerciales et industrielles du Makara. On parle également du projet d'un renforcement massif des investissements dans la recherche de l'essence synthétique au pays du national-capitalisme.

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Amaski

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[center][bask]TarnEnergy : le coup du siècle?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Depuis plusieurs années, TarnEnergy acquière des concessions sur des champs de pétrole et de gaz dans le monde. Hier soir, le premier consortium d'énergie de notre pays a pu acquérir une concession sur pas moins de deux cent puits de pétrole au Lerminia, pays en plein cœur du Barebjal. La concurrence n'était pas anodine car pas moins de quatre grandes entreprises du secteur énergétique se sont battues pour ces puits. Est-ce que cette acquisition est un tournant pour l'entreprise tarnoise ?


TarnEnergy a été fondée il y a plusieurs années avec un objectif simple : rendre la péninsule plus indépendante en matière d'énergie. Cela a commencé par un vaste programme de construction de centrales à hydrogène qui ont exigé le déploiement de moyens financiers et humains sans précédent. Cela a demandé l'appui du Gouvernement tarnois, mais aussi des puissantes banques de dépôt de la péninsule. Cette Sainte Alliance entre l'Etat, les Banques et TarnEnergy ont non seulement permis de lancer l'industrie de l'hydrogène, mais aussi de financer l’acquisition de concessions d'hydrocarbure autour du globe que cela soit au Vicaskaran, au Zanyane, au Jeekim ou en Alméra. Cette diversification de l'entreprise a été un long processus et l'acquisition de la concession en Lerminia s'inscrit dans cette stratégie.

Certains sont surpris par les sommes en jeu. Ces 200 milliards impressionnent beaucoup de monde, mais ne sont pas le plus grand pari que TarnEnergy ait fait dans le passé. Le programme de construction des centrales à hydrogène dans la péninsule a été un défi financier beaucoup plus important et c'est dans ce cadre que le système d'association triangulaire s'est mis en place. L’État garantit, la Banque finance et la Compagnie investit. Cette trinité économique s'est avéré être une puissante force de frappe qui horrifie les esprits les plus libéraux et épris de la non-intervention de l'Etat dans l'économie. Néanmoins, le résultat est là et TarnEnergy a le potentiel de devenir un des majeurs conglomérats d'énergie du monde si l'entreprise continue à investir dans le secteur de l'énergie. Selon des rumeurs, un contrat serait en négociation avec la République du Wildhorn pour faire construire des centrales à hydrogène dans ce pays du Zanyane.

La stratégie de TarnEnergy ne fait néanmoins pas l'unanimité. Beaucoup considèrent que les investissements à l'étranger se font au détriment du développement national et reprendrait donc les mauvaises habitudes de la Fédération d'Aquanox. Un des plus éminents critiques de la politique de la compagnie est le sénateur Ryark Jhon.

« Nous constatons que TarnEnergy poursuit une politique de plus en plus centrée sur le marché international et que les investissements à l'intérieur du pays sont presque inexistants. A quoi cela sert-il que nous contrôlions des puits de pétrole et de gaz si nous ne pouvons ni garantir la sécurité du transport maritime et surtout n'assurons pas la construction d'installations sécurisant notre approvisionnement énergétique en cas de tentative de blocus de la part des pays occidentaux ? Nous avons des ennemis puissants. Pour rappel, nous sommes toujours officiellement en guerre contre la Cyrénanie et les tensions avec le Raksasa restent toujours dangereusement hautes. » argumente-t-il.

Cette position est contestée par le porte-parole de TarnEnergy qui affirme en réponse.

« L'investissement à l'étranger ne se fait pas au détriment du marché national, mais au contraire, permet de multiplier l'efficacité de notre économie. La Fédération tarnoise possède le plus grand déficit commercial au monde car la stratégie du Gouvernement est de produire et consommer tarnois, cela signifie que l'exportation n'est pas une priorité et que c'est au contraire l'importation qui est au cœur de l'intérêt général. En investissant dans des concessions à l'étranger, nous permettons d'avoir les moyens d'avoir un certain contrôle sur la principale facture pour notre économie : le prix des hydrocarbures. Investir à l'étranger c'est donc sécuriser notre économie par le contrôle sur le prix des principaux matières importées. »

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[center][bask]Le bald : la nouvelle coqueluche des financiers ?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Le bald, monnaie nationale de la Sébalide, a perdu ces dernières semaines environ un quart de sa valeur standard. Cela est dû aux troubles à l'intérieur de la Sébaldie, surtout ceux liés aus tentatives sécessionniste d'un groupement désirant créer un royaume sébalde. Néanmoins, les difficultés de la monnaie sébalde ont créé la convoitise dans la péninsule et parmi les instituts financiers qui achètent depuis deux jours massivement du bald. Pourquoi ce soudain amour pour la monnaie jeekimoise chez les banquiers ?


Les monnaies qui ne sont pas régulées par l’état fluctuent en fonction de la demande du marché. Si des financiers ou privés achètent en grande quantité une certaine monnaie, sa valeur tend à augmenter. Si de manière générale les gens préfèrent la vendre, sa valeur baisse. Cela signifie que par rapport aux monnaies d'autres pays, on constate des effets de renforcement ou d'affaiblissement. Le bald, inspirant la crainte chez les investisseurs, a donc été plus vendu qu'acheté ces derniers jours et donc il a perdu de la valeur. En somme, il coûte désormais moins cher d’acheter du bald qu'il y a trois mois. Chez beaucoup, cette tendance à la baisse donne le réflexe de vendre à leur tour leurs réserves de monnaie bald et ainsi de contribuer à accentuer la baisse.

Cela n'est pas le cas chez les banquiers de la péninsule. Dans le milieu financier tarnois, la plus part des investisseurs considèrent que la baisse du bald est relativement artificielle donc qu'elle n'est pas provoquée par des difficultés économiques structurelles, mais par des troubles politiques uniques et qu'on estime allant se résoudre dans les mois à venir. En clair, si le bald baisse beaucoup, cela ne vas pas durer. Et donc sa valeur remontera forcement faisant en sorte que toute personne achetant maintenant du bald, pourra se faire entre 10 à 25% de profit sur la revente. Il n'est donc pas surprenant que le bald s'achète désormais à hauteur de plusieurs dizaines de milliards sur le marché financier, connu pour la rapidité des transactions. On sait aussi que beaucoup de banques d'épargne penseraient à acquérir du bald dans les heures à venir afin de ne pas « louper cette occasion. »

Cette frénésie pour le bald ne devrait pas durer. Le bald ayant perdu beaucoup de sa valeur, ceux qui n'ont pas encore vendu leurs stocks de balds seront tentés de les garder dans leurs réserves en spéculant sur une hausse. Et surtout, l'achat massif par les instituts financiers tarnois devrait provoquer une hausse de la valeur de cette monnaie, créant une véritable prophétie auto-réalisatrice.

Néanmoins, est-ce que cette ruée sur le bald pourrait aboutir à renforcer les relations économiques entre le Tarnosia et la Sébaldie ? York Poran, économiste, en a son idée à ce sujet.

« L'embargo du Mayong a fait l'effet d'une douche froide sur les investisseurs tarnois. A cela s'ajoute que les Etats-Unis du Levant participent à un sommet international duquel peu de monde s'attendent des bonnes choses pour l'économie tarnoise. Cela a pour effet que beaucoup d'investissements se déplacent du Makara vers le Jeekim et que des pays comme la Sébaldie, paisibles et stables, deviennent des contrées attractives pour des gens voulant investir en toute sécurité. La ruée sur le bald est une conséquence de l'intérêt pour le Jeekim et non sa cause. Les financiers veuillent investir au Jeekim et la baisse du bald est une occasion en or. Par conséquent, on devrait assister de manière générale à plus d'investissements dans un continent jugé sûr et où la diaspora tarnoise n’est pas discriminée comme c'est le cas au Wapong et au Raksasa.

On a aussi atteint un degré exaspération majeur avec le Makara. Les politiques des républiques makarannes, d’un racisme anti-tarnois assumé, font qu'il n'y a aucun amour pour un continent qui se prend pour le centre du monde et agit en conséquence. » affirme le spécialiste en finances.

En conclusion, difficile à dire si les instituts financiers ont raison d'investir dans le bald. Ce qui semble ne pas faire de doute, c'est qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne ou mauvaise surprise avec la Sébaldie vu sa démocratie avant-gardiste.

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[center][bask]Rostovie, Raksasa et Mayong : l'Armageddon diplomatique?[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Depuis un mois, la situation diplomatique mondiale est en pleine ébullition. La cause est l'annonce faite par la Rostovie et le Raksasa de leurs intentions de prononcer leurs heureux fiançailles. Ce revirement géopolitique sans précèdent ne reste pas sans conséquence. Dans leurs périphéries respectives, la fronde gronde et au Tarnosia, on réfléchit pour la première fois en vingt ans de rompre avec la Rostovie.


La Rostovie, obsédée par son rival fiémançais, s'est décidé de se rapprocher du Raksasa. Alors que la Rostovie fustigeait jusqu'à là la prédominance économique de l'ex-Empire, elle se propose désormais pour former avec elle une double-monarchie inénarrable. Est-ce que cela est la fin du rêve d'un monde multipolaire ? La question reste ouverte, mais ce qu'on sait avec certitude c'est que les dégâts diplomatiques sont majeurs entre Titanua et Novgorod.

Les choses n'allaient plus aussi bien entre la Rostovie et le Tarnosia depuis un bout de temps. La cause en est la volonté ferme de la Rostovie de faire payer le gaz et le pétrole au prix fort, au grand damne de Titanua et de ses industries. Aussi, les critiques de la Rostovie envers le modèle économique tarnois, traité d'esclavagiste, n'ont non plus fait gagner beaucoup d'amitiés au Palais des Tarnos. Néanmoins, Titanua avait toujours considéré la Rostovie comme l'allié naturel pour contrebalancer un Raksasa n'ayant pas hésité à violer la souveraineté tarnoise. Si on grognait contre la politique de la Rostovie qui considérait que « Tarnois peuvent bien payer », le dernier revirement de la Rostovie est un choc sans précèdent car il détruit tout le système de balance géopolitique qui a permis au Tarnosia de se tenir à l'écart des grands blocs politiques et de faire une politique diplomatique au grès de ses intérêts et amitiés naturelles.

Cette époque est désormais révolue car le Protecteur et l'Adversaire forment un même bloc. Beaucoup à Titanua estiment qu'on ne peut plus compter sur la Rostovie car en cas de conflit, celle-ci lâchera les Tarnois pour ne pas fâcher son allié raksas comme ça a été le cas avec le Numancia dont les diplomates avaient prononcés aux Tarnois les mots fatidiques « désolé, mais c'est la Realpolitik ». Dans les couloirs du pouvoir tarnois, l'agitation est par conséquent grande et une commission a été constituée pour « trouver une solution à cette chienlit diplomatique » comme l’affirme un secrétaire d’Etat. Certains membres de la nouvelle commission n'ont pas mâché leurs mots au sujet de la situation actuelle en la traitant de « Armageddon géopolitique ».

Entre temps, le Tarnosia n'est pas le seul à passer à la casserole. Le Mayong, république tiraillée entre son anticommunisme émotif et son alliance rationnelle avec le Raksasa, aurait été fortement critiquée pour sa participation à un sommet quadripartite accueillant le Hokkaido. Certaines rumeurs suggèrent même qu'au niveau du Pacte de Kanton, on envisagerait l'exclusion de la République. Si cela reste encore du niveau des ouï-dire, on sait que le Mayong risque gros au Sénat tarnois. Une grande partie des Raptors dénoncent la complaisance du Gouvernement Redeck avec ce pays qui, il faut le rappeler, a prononcé un embargo à l'égard du Tarnosia. Jusqu'à là, le Gouvernement tarnois n'a pas répondu avec un contre-embargo. La raison étant que l'exécutif estime peu productif de punir un pays ayant été contrait à agir de la sorte et qu'une attitude calme et sereine dans cette crise pourrait permettre d'éviter une escalade. Malheureusement, plusieurs sénateurs veuillent faire passer un décret en force pour obliger la mise en place de restrictions économiques pour le Mayong. Le Premier Ministre en personne aurait été aperçu en compagnie des principaux défenseurs de la motion pour essayer de les dissuader de proposer le texte ou au moins d'alléger sa teneur.

Dans le camp des Pandas, favorable à la politique dite «sucrée», beaucoup comptent sur le Prince pour refuser de signer le décret et donc de faire usage de son véto informel. Néanmoins, une dizaine d'experts parlementaires pensent que les Pandas commettent une erreur en misant sur le Prince car celui-ci n'aurait encore jamais bloqué un texte approuvé par la chambre législatif. Il se pourrait donc que la majorité raptor ait des vraies chances de faire passer son texte ce qui expliquerait l’empressement d'Aran Redeck de négocier avec les siens.

Alors que la situation diplomatique ne pourrait pas être plus mauvaise, un embargo envers le Mayong pourrait envenimer d'avantage les tentatives du Gouvernement tarnois de sortir la Fédération des ornières.

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Amaski

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[center][bask]Coupe du Monde de Football : Titanua se prépare[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

C'est officiel, la péninsule tarnoise accueillera la Coupe du Monde de Football 2030. Cette victoire diplomatique majeure semble tomber à point nommé alors que la montée du nationalisme dans la péninsule, inquiète fortement les autorités. En conséquence, le Gouvernement n'a pas hésité à annoncer toute une série de mesures pour faire de la Coupe un succès international. Sans aucun doute, elle sera l'occasion de valoriser l'héritage culturel tarnois et de faire découvrir aux Tarnois les plaisirs du football.


Souvent conspué par les idéologues écarlates, le football fait partie des sports les plus populaires sur la planète. Aucun autre sport ne semble mériter autant l’appellation de « sport de masse ». Le football possède aussi des nombreuses vertus. Grâce à lui, des millions de jeunes se réunissent dans des équipes pour poursuivre un but commun sans distinction d’origine et de classe. Pendant quelques heures par semaine, l'individualisme cède au collectivisme. Le loup solidaire devient acteur dans un groupe plus large. A certains égards, le football semble avoir contribué d'avantage à l'égalité entre les hommes et les peuples que le communisme rostove.

C'est donc à Titanua que des équipes de football et supporteurs venant de tous les continents se réuniront dans les stades historiques afin de déterminer qui gagnera la Coupe mondiale durant plusieurs semaines d'affrontement sportif. Alors que peu de gens pensaient que la Fédération tarnoise pourrait un jour accueillir un événement sportif de cette ampleur, le Gouvernement tarnois a décidé de tout faire pour assurer que la Coupe soit un succès pour tout le monde. Après discussion avec les autorités communales de Titanua, le Gouvernement a fait savoir que les prix des chambres dans les hôtels seront plafonnés durant tout l’événement afin d'éviter une inflation exagérée des prix. Également, le Ministère de la Culture a mis sur pied un site servant à recenser toutes les occasions de logement dans la capitale pendant la compétition.

Sur le plan logistique, le Ministère de l’Économie et du Développement a annoncé toute une série de mesures sans précèdent. C'est ainsi que pendant la durée de la Coupe, tous les transports publics de la capitale seront gratuits. Aussi, les étrangers possédant un billet pour les matchs, pourront le faire valoir comme billet d'avion auprès la compagnie aérienne nationale, Tarnosia Airlines. Topias Savela, Ministre en question, a commenté ces mesures de la manière suivante :

« Nous considérons important de permettre aux classes populaires de pouvoir se déplacer vers la péninsule afin d'assister aux matchs. Les coûts engendrés par cette mesure ne sont pas négligeables, mais en vue de la nature de l’événement, nous pensons justifié de faire cet effort. Pendant quelques semaines, nous avons la possibilité de transformer Titanua en la capitale du monde. »

Néanmoins, la Coupe ne fait pas que des heureux. La mise en forme des stades a eu pour conséquence de mettre en arrêt des nombreux autres chantiers en cours dans la capitale. Aussi, le besoin d’impressionner les touristes, a accentué le phénomène car les ressources restantes ont été détournées pour finaliser les monuments les plus impressionnants comme l'Arc de Triomphe et la basilique San Arkos. Beaucoup de chefs de district se plaignent que les chantiers secondaires sont mis à l'arrêt ou fortement ralentis. Cela ne change rien au fait que selon un sondage fait par Hypsos, plus que 72% des Titanesques non seulement appuient la politique communale visant à préparer la cité pour la Coupe, mais aussi considèrent la Coupe comme une occasion unique pour la cité afin de redorer son blason mis à mal par des années de révolutions et de contre-révolutions.

Pour l’anecdote, il n'est pas inutile de mentionner que le Gouvernement a procédé à quelques ruses pour peaufiner certains monuments en vue de l'arrivée des masses d'étrangers. Étant donné l'impossibilité de finir la coupole de la basilique Sank Arkos à temps, les autorités publiques ont ainsi décidé de finaliser l’ouvrage avec du papier mâché pour donner l'illusion d'une coupole achevée. Si le supporteur pourra donc prendre un café fepuvo avec vue sur la coupole, ce sera un trompe-l’œil qui ne devrait pas durer au-delà de la Coupe de Monde. Les autorités communales ont assurés que le chantier reprendra normalement pour finir la coupole une fois les matchs finis et les supporteurs repartis vers leurs contrées d'origine.

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Amaski

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[center][bask]Coupe du Monde de Football : Sécurité et fan-zones[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

La première journée de la Coupe vient de se conclure. Alors que les premiers matchs sont terminés, des foules d'étrangers continuent à débarquer dans la cité. Si la population tarnoise célèbre la victoire sur la République de Cabalie, le Gouvernement et la Commune se trouvent confrontés à un défi logistique sans précèdent. Depuis une semaine, Titanua est devenu la ville la plus sécurisée de la péninsule et une grande partie de la capitale a été transformée en zone piétonne pour permettre la création de vastes fan zones.


Trente mille policiers et quarante mille soldats de la Garde nationale, voilà les effectifs de sécurité qui patrouillent et surveillent des lieux publics dans la capitale. Depuis la Guerre civile, on n'aura jamais vu un tel déploiement de force de sécurité dans l'enceinte de la cité. Les raisons n'en manquent pas. Le Gouvernement tarnois veut à tout prix garantir une sécurité absolue et empêcher toute forme d'affrontement entre hooligans près ou à l'intérieur des stades. C'est aussi pourquoi les autorités ont exceptionnellement accepté la venue de forces de sécurité étrangères, surtout du Wildhorn, afin de lutter contre le hooliganisme. Cela ne se passe pas sans provoquer des critiques. Plusieurs associations ont dénoncé les interventions musclées de la police en marge des premiers matchs, surtout l'usage de matraques. Le chef de la Garde urbaine, interrogée par la presse de la capitale, a expliqué les réactions viriles de la police.

« La Garde urbaine réagit avec fermeté face à ceux qui veuillent créer du chaos. Les forces de sécurité sont tolérantes envers ceux qui peuvent être conduits à faire des incivilités à cause d'une consommation excessive d'alcool. Quelqu'un qui hurle ou renverse une poubelle, sera sanctionné, mais les policiers tenteront de le faire sans user de la force. Cependant, quelqu'un jetant des pavés, doit s'attendre à recevoir des coups. Les agents de sécurité ont pour ordre d'éviter toute frappe à la tête et de viser à immobiliser rapidement et avec un minimum de violence nécessaire la personne. Toutefois, des blessures sont possibles car certaines personnes sont dans un état qu'on peut qualifier d'enragé. »

En même temps, le Gouvernement a aménagé cinq grandes fan-zones autour des principales places de la ville avec des écrans géants permettant de suivre les matchs en temps réel. Dans le but d'éviter des problèmes, les autorités ont interdit la vente d'alcools forts dans ces zones et des fouilles intensives sont faites sur les personnes voulant entrer dans ces secteurs. Il est donc conseillé de venir bien en avance étant donné que les temps d'attente peuvent être de plusieurs minutes à une heure. Bonne nouvelle en revanche, les autorités ont autorisé l'installation de stands de nourriture et de boissons sans restriction alimentaire, faisant des fan-zones probablement des lieux avec la plus grande diversité gastronomique au monde. Néanmoins, les autorités ont averti que les lois sanitaires devront être respectées et que des contrôles seront conduits de manière intensive afin de lutter contre tout danger d’empoisonnement alimentaire. Surtout sur le plan des produits laitiers, les vendeurs almérans devront proposer des mets et boissons compatibles pour des personnes ne possédant pas l'enzyme de lactase, cela veut dire presque toute personne non-almérane.

Tout un programme de concerts est prévu dans le cadre des célébrations sportives dont une partie aura lieu dans les fan-zones et une autre sur les autres grandes places de la capitale. Parmi les artistes qui vont se produire, on peut compter des chanteurs hokkai, wildhornien et tarnois de renom. Pourtant, ils ne seront pas les seuls à se présenter au public. D'autres chanteurs et musiciens venus des sept continents pourront avoir l'occasion de séduire le public. Cependant, il faut noter une certaine absence du continent alméran en raison des régimes politiques locaux qui défavorisent la production de musique populaire.

Les plus heureux de la Coupe pour le moment ? Sans aucun doute les hôteliers et les propriétaires de chambres d’hôte. Depuis trois jours, les hôtels sont comblés et les réservations affluent toujours pour les milliers de chambres hôte proposées dans la cité, surtout dans les vieux palais de patriciens du centre-ville et donc proches des stades. Si une certaine augmentation des prix a été constatée, le Gouvernement aurait déjà commencé à mettre le holà dans le but de garantir son objectif de la lutte contre l'inflation des prix du logement temporaire, presque inévitables dans le sillage d'une telle manifestation.

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Amaski

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[center][bask]Männergatt et le jeu avec le feu grégeois[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

Alors que l'Alméra et le Tarnosia semblent connaître une époque de légères tensions, l'article d'un certain Mark Männergatt, professeur au Viertenstein, risque de mettre le feu aux poudres. Défendant le système colonial, celui-ci n'hésite pas à suggérer qu'un retour des puissances alméranes au Makara pourrait être salutaire. Bien évidemment, le scandale ne s'est pas fait attendre. Cependant, derrière cette guerre des rédactions, les paroles de Männergatt pourraient se révéler plus incendiaires que prévu.


Les relations entre la monarchie tarnoise et les couronnes alméranes ont certainement connues des jours plus heureux. A vrai dire, depuis la restauration du Saint-Empire, la Principauté tarnoise et les royaumes almérans semblent s'engager dans une forme de divorce à l'aimable. Alors que le prince Oroskon VI militait pour la création d'un saint-empire mondial, au point de refuser de porter le titre de roi, les princes almérans ont fait le choix du repli continental. Depuis, les ambassadeurs almérans sont vus moins souvent à Titanua et beaucoup murmurent au sujet d’une hypothétique restauration de l'Empire tarnois, sonnant le glas du rêve d'un empire chrétien mondial.

L'article de Mark Männergatt ne pourrait pas tomber au pire moment. Non qu'on lui crédite d'avoir agi au nom de son gouvernement, mais plutôt car Männergatt semble incarner cette élite intellectuelle almérane voulant à tout prix revenir en arrière, aux bons vieux temps où l'Alméra dominait le monde. Alors que les blessures de la guerre numanciano-tarnoise sont encore fraiches et que ses conséquences déstabilisent encore aujourd'hui le Vicaskaran occidental, une telle nostalgie agit comme un acide sur les relations entre la Péninsule et l'Alméra. Comment espérer unir les souverains chrétiens dans une bonne entente quand les intellectuels almérans appellent à asservir, de nouveau, le monde ?

Le plus terrible est que ces rêves coloniaux sont futiles. L'Alméra n'a pas la puissance technologique, économique et militaire pour réaliser ses désirs romantiques. Même à son apogée, l'Alméra s'est trouvée confrontée à des limites logistiques et politiques d'ampleur. Il n'est pas surprenant que le Tarnosia et le cœur du Makara n'aient pas pu être asservis. Ils étaient les plus éloignées de l'Alméra et capables de survivre sur eux-mêmes, en dehors du système commercial alméran. Ce qui en revanche peut devenir réel, c'est que les élites extra-alméranes commencent à développer un dédain pour l'Alméra et que les monarchies alméranes, jadis perçues comme pacifiques et nobles, puisse prendre dans l'imaginaire collectif l’allure d’une bande de roitelets affamés de guerre et de conquête.

La situation n'est pas anodine alors qu'à Titanua, on se pose la question s'il faut réformer l'Empire tarnois et si oui, sous quelle forme. Prenons un exemple qui illustre bien le danger. Quel rôle doit avoir l’Église catholique si on réforme l'Empire ? Doit-on faire sacrer le monarque par l'Eglise ? Mais peut-on faire confiance à cette institution alors que le Pape a visiblement pris le parti des Almérans, continent dont les intellectuels appellent au retour de l'ère coloniale ? Ne devrait-on pas opter pour une monarchie civile ou pire, prenant sa légitimité de la religion traditionnelle ? L'article de Mark Männergatt pourrait être suffisant pour faire pencher la balance dans la poignée d'esprits qui doivent réfléchir à cette question.

Sans aucun doute que Männergatt a voulu bien faire en proposant une solution qu'il juge capable de résoudre le problème au Makara. Pourtant, il pêche par romantisme et passion pour les temps révolus. Hélas, ce type de rêveries peut devenir dangereux quand il oublie une chose essentielle : le monde a changé. Les pays anciennement colonisés sont devenus puissants et leurs élites ont développé un patriotisme propre férocement jaloux de ce qu'ils considèrent être l'honneur de leurs contrées. Mark Männergatt a donc une responsabilité politique si les élites des puissances extra-alméranes commenceront à voir l'Alméra comme un continent moralement et mentalement décadent, rêvassant d'une gloire que les autres conspuent. Cela pourrait coûter cher à un continent qui aime se voir comme la région la plus civilisée de notre belle petite planète.

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Amaski

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[center][bask]Triomphe de l'équipe nationale à Titanua[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

La première journée de la Coupe du Monde de Football touche lentement à sa fin et notre équipe nationale s'est largement imposée face à la République de Cabalie et l'Andaral. L'équipe tarnoise devrait donc rejoindre la huitième de finale et affronter les autres vainqueurs de la phase qui s’achèvera bientôt. Si les débuts de la Coupe sont très prometteurs pour le Tarnosia, la suite reste largement incertaine.


Le premier match a eu lieu contre la République de Cabalie. L'équipe de la nation îlienne s'est inclinée face à l'équipe tarnoise avec cinq buts pour les Tarnois et zéro du côté cabal. Cela a été rendu possible grâce aux buts marqués par Melvel à la 10ème, Kajen à la 6ème, 29ème et 89ème ainsi que Sun durant la prolongation de la première mi-temps. Cette entrée fracassante dans la Coupe du Monde renforce encore l'euphorie créée parmi la population depuis que le Tarnosia a été choisi comme pays-hôte de la compétition.

Beaucoup craignaient en secret que le succès du premier match ait été plus le fruit de la faiblesse de l'équipe cabale que dû aux atouts de l'équipe nationale. Cependant, l'équipe tarnoise s'est également imposée durant son deuxième match face à l'Andaral, nation barebjalienne valeureuse. Remportant le match avec deux buts, un fait par Kajen à la 54ème minute et un autre par Melvel à la 79ème, l'équipe tarnoise remporte la partie avec deux buts contre zéro encaissés. Depuis la fin de ce match, l'équipe du Tarnosia est assurée de passer à la prochaine phase de la Coupe.

L’héro sans conteste de ce début de championnat est Kajen, jeune sayaken natif du village d’Isharon, hameau situé dans la province de Sayakon. Avec quatre buts à son actif, Kajen est non seulement le meilleur buteur de la Fédération tarnoise, mais aussi le footballeur ayant le plus marqué durant cette première partie de la Coupe. Il n'est donc pas une surprise si Kajen a été accueilli par les supporteurs en triomphateur et que les habitants d'Isharon sont exaltés par le succès du fils de leur communauté.

A l'heure actuelle, certains rêvent de voir le Tarnosia remporter la Coupe du Monde, mais la plus part des spécialistes restent relativement sceptiques à ce sujet. Si la péninsule a réussi à s'imposer durant la 16ème de finale, elle a affronté jusqu'à là des équipes de force moyenne et ne s'est pas encore frottée aux grandes équipes traditionnelles. Certains pensent que la chance pourrait tourner quand l'équipe affrontera les grands favoris du championnat comme par exemple le Thorval ou la Fepuvi. Néanmoins, il n'est pas interdit de rêver que l'équipe nationale puisse s'imposer dans les matchs à venir et arriver en final.

Entre temps, la capitale profite des premières retombées économiques dues à la Coupe du Monde. On note ainsi une augmentation de presque soixante pour cent des ventes de boissons et d'aliments dans les alentours des stades et des fan-zones. En ce qui concerne les chambres d’hôtes, le centre-ville n'a plus de chambres libres et ce sont donc les logements mis en location dans les quartiers périphériques qui sont pris d'assaut par les derniers adeptes du football débarquant dans la capitale depuis l'étranger. On note même une augmentation des locations de chambres d'hôtel et de chambres d’hôtes dans les villes voisines situées sur ou près des lignes ferroviaires allant vers la capitale.

Cependant, les tensions diplomatiques s'invitent également dans le cadre de cet événement sportif d'ampleur mondiale. Plusieurs incidents ont eu lieu entre des supporteurs raksas et tarnois, qui restent heureusement, pour le moment, au niveau des provocations et d’altercations légères rapidement interrompues grâce à l'intervention de la police. Pourtant, on constate que cette grande fête qu'est le football, n'échappe pas aux problèmes entre les différentes nations. Cela n'est pas resté ignoré par les autorités. Le chef de la Garde urbaine a ainsi assuré à travers un communiqué que tout sera fait pour éviter des problèmes dû aux tensions entre les différentes nationalités et communautés. Les services d'ordre surveilleraient de très près les fan-zones quand des matchs entre nations étant en froid ont lieu afin d'éviter des débordements.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Convocation d'un Grand Conseil à Orkmonkon[/bask]

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[quote="L'Informateur"]

La situation difficile en Icario prend une nouvelle tournure. Après des mois d'émeutes, le pays semble retrouver une forme de calme, précaire et incertain. Dans le cadre de ce début de stabilité politique, le Gouvernement tarnois et les nationalistes icariotes ont décidé de convoquer un Grand Conseil pour discuter sur l'avenir des territoires tarnois. Entre temps, des voix se lèvent dans le milieu intellectuel pour que la question soit traitée au G30 et donc avec l'appui de la communauté internationale.


La crise qui sévit actuellement en Icario n'a jamais suscité un réel intérêt international, mais son importance ne devrait pas être sous-estimée. A l'heure actuelle, on assiste à un véritable délitement de la république latine avec à l'Ouest, les territoires contrôlés par les nationalistes tarnois et à l'Est, les zones sous contrôle d'un ensemble complexe et varié de gangs et mafias. Ce grand chaos semble jouer largement en faveur de la Couronne tarnoise qui gagne l'occasion d'avancer l'idée d'une réunification des anciens territoires de l'Empire tarnois sous la bannière des Van Tarnos. Les nationalistes lui sont de facto acquis et le délabrement de l'Est du territoire laisse suggérer l'idée que l'Armée tarnoise n'aurait pas de peine à y intervenir pour « rétablir l'ordre ».

Alors que la situation semble désormais un peu plus stable en Icario, le Gouvernement tarnois et les représentants des différents courants nationalistes icariotes ont annoncé hier soir leur volonté de convoquer un Grand Conseil. Ce type de conseil est une réunion de tous les acteurs politiques et qui était convoquée traditionnellement dans l'Empire tarnois pour régler des différents majeurs. Selon les premières informations reçues, le Grand Conseil devrait se tenir dans la ville d'Orkmonkon près de la Mer interne. Au nombre des participants potentiels, on compte tous les membres du Sénat et Gouvernement tarnois, le Prince tarnois, les évêques du Tarnosia, du Zorokan et d'Icario, les gouverneurs des régions tarnoises et nationalistes ainsi que tous les membres des conseils révolutionnaires d'Icario. A cela s'ajoutera aussi des invités d’honneur comme le Pape et l'Empereur du Saint-Empire dont la personne ou le représentant auront une voix consultative s’ils le veuillent.

Quel sera le sujet de discussion du Grand Conseil ? En vue de la situation actuelle, il ne fait pas de doute que le point principal consistera à trouver un moyen de recréer un espace géopolitique commun stable, mais la problématique réside à savoir comment cela se réalisera exactement ? Créer des états tarnois libres et indépendants ? Une confédération ? Un état unitaire ? Les réponses varient autant que le nombre de mouvements politiques engagés dans ce qui est sans aucun doute la bataille politique du siècle. Toutefois, cela ne signifie pas qu'une solution sera introuvable. La tradition des Grand Conseil établit des processus lents, mais permettant de dialoguer en paix pendant des semaines voir des mois pour trouver les solutions. Le succès n'est pas toujours assuré, mais même des conseils infructueux ont pu permettre d'amoindrir les tensions politiques au sein de l'Empire. Certains pensent que le Pape et l'Empereur du Saint-Empire pourraient avoir un rôle de médiateur, dépendant si ces derniers envoient de représentants au Grand Conseil et de leur stratégie politique.

La question de l'avenir des peuples tarnois aurait dû être discutée dans le cadre du G30. A la surprise de l'opinion publique tarnoise, la discussion a été retirée des points proposés à discussion. Selon plusieurs sources officieuses, c'est surtout l’échauffement avec la délégation wapongaise qui aurait poussé le Gouvernement à considérer tout traitement de la question au G30 comme politiquement suicidaire. Un membre de l'administration a même confessé sous l'anonymat.

« Le Wapong a véritablement refroidi le Premier Ministre qui n'était déjà pas très envoûté par la perspective de confier un dossier si délicat au G30. Sans aucun doute que les divergences idéologiques monumentales ont semblé compromettre d'avance les chances de trouver une solution acceptable à Titanua. Le risque d’une forme de véto wapongais semblait trop important. »

Pourtant, des voix dans le milieu intellectuel se lèvent pour demander à ce que le G30 puisse avoir la possibilité de discuter à nouveau sur le sujet, autorisant l'espoir d'une solution trouvant le consensus parmi la communauté internationale.

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Amaski

Message par Amaski »

[center][bask]Annuaire de Mathern : who is who des temps modernes ?[/bask]

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/602310gotha.jpg[/img][/center]
[quote="Le Galant Patricien"]

C'est dans l'Opéra d'Henzbüri qu'a été présenté au public la première édition de l'Annuaire de Mathern, ouvrage dont le but est d'établir un semblant de clarté dans les rapports forts complexes entre les différentes aristocraties chrétiennes du monde. Destiné à fixer la question de la préséance, l'annuaire a fait légèrement polémique au Maok, mais suscite un grand intérêt dans la péninsule tarnoise.


Il n'est jamais aisé de fixer un protocole des rangs et des préséances car la nature humaine porte les hommes à tous se croire digne de la première place. Ce fut donc presque inévitable que des mécontentements émergent avec la publication de l'Annuaire de Mathern. Cependant, si la création d'un tel ouvrage est toujours une tâche délicate, elle mérite d'être entreprise afin de clarifier les rapports dans la haute-société de la noblesse chrétienne. Il aura toujours des insatisfaits, des gens jugeant qu'ils mériteraient d'être mieux placés, voire surtout d'être devant tel ou telle personne qu'on méprise.

Certains polémistes se questionnent sur le rang attribué au souverain tarnois. Celui-ci figure à la 14ème place dans la hiérarchie des princes souverains chrétiens. Du côté du Palais, l'affaire semble être très claire : le prince Oroskon et son épouse seraient très satisfaits de leur 14ème place. On attribuerait même au souverain la petite phrase rapportée par un courtisan soit très zélé soit très imaginatif.

« Mieux vaut une 14ème place incontestée qu'une première place enviée. »

Néanmoins, tous n'en sont pas si heureux de la situation. Certains esprits critiquent que la constitution prévoit nullement le rang de prince, mais de roi pour le souverain de la péninsule tarnoise. Toutefois, d'autres argumentent que la définition de roi restait très vague car la constitution avait été rédigée à l'origine dans le but de créer un pouvoir exécutif fort. Celui-ci a été néanmoins très dilué par le prince Oroskon VI qui a instauré la charge de Premier Ministre, inexistant dans les textes des lois et adopté une certaine distance avec les affaires courantes du pays. Selon Uran Ghon, sénateur monarchiste, cela serait la conséquence d'un choix politique délibéré de la part du monarque.

« Constitutionnellement, le Prince pourrait gouverner comme dans une monarchie de droit absolu, au moins sur le plan des pouvoirs exécutifs. C'est un mécanisme hérité de la république militaire de Markeson, indispensable pour gérer la crise du Grand Chaos. Toutefois, le Prince a volontairement poursuivit une politique visant à démocratiser les rapports politiques entre l’exécutif et le législatif. Le Premier Ministre doit servir d’intermédiaire exerçant le pouvoir exécutif sans avoir à titre personnel la capacité de faire des coups de force. Le Prince veille donc à ce que celui qui exécute le pouvoir en son nom, soit sous un certain contrôle. Le résultat est assez impressionnant, car c'est un système qui a eu la prouesse de rétablir la stabilité politique dans le pays. Cela a bien évidemment un prix : le monarque paraît moins puissant et donne l'illusion d’entretenir une monarchie constitutionnelle. Pourtant, tout le monde est gagnant dans l'affaire car le Prince n'a aucun intérêt à s'exposer politiquement alors que la Restauration est à peine finie. En même temps, le Sénat profite du fait d'avoir une pleine grande influence sur le Gouvernement.

Dans ce cadre politique, le Prince n'a aucun intérêt à poursuivre un titre comme celui d'empereur ou de kansteltan voire concrètement de vouloir monter trop haut dans la hiérarchie de l'Annuaire de Mathern. Se présenter comme un simple prince et ainsi être à la 14ème place, c'est une manière de dire : voyez, je ne suis pas un monarque tout-puissant et dangereux. Cela rassure les forces républicaines dans le pays qui se disent qu'une cohabitation avec cette monarchie adoucie est possible. En même temps, si une crise grave surgirait, le Prince pourrait en tout instant, par simple décret, reprend les rênes du pouvoir en main et ainsi éviter un embrasement général. »

Reste à voir comment l'Annuaire évoluera dans les éditions à suivre et si le nombre de princes souverains admis dans le classement grandira.

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