[i44] - Saint-Sévère

Alwine

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Un bel été :

[right]10 juillet 2030, Île Saint-Sévère, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]

Une grande partie d'une année, prêt de dix mois, avait passé sur Saint-Sévère depuis la visite royale de la Reine Annabelle de Thorval. Pourtant, cela n'empêchait pas le souvenir de celle-ci de rester encore vivace dans les cœurs et dans les esprits des habitants de l'île, que du contraire même ! Il fallait dire que le souvenir avait tout pour être vivace pour ces gens pour qui l'idée de monarchie était extrêmement importante, centrale même. Leur propre souverain n'avaient pas encore mis le pied sur cette nouvelle portion de son territoire qu'ils avaient revendiqué pour lui, et qu'ils mettaient en valeur autant en son nom qu'en le leurs propres. Ils ne lui en voulaient pas, attention, loin de là ! Ils avaient déjà eut la visite de l'un de leurs princes, et ils savaient que le Roi Ménélok, par ailleurs, était trop occupé pour partir en balade à son gré dans les îles. Néanmoins, en lieu et place, la visite de la Reine Très Chrétienne avait eut une valeur spéciale, qui, plusieurs mois après, résonnait encore dans les conversations et les pensées des habitants.

Par ailleurs, les six derniers mois avaient été paisibles, sûr l'île perdue dans la mer à l'ouest du continent, bien éloignée même des îles proches de la vaste archipel Mokanga, vaste par le territoire réunis en son sein mais pas par le nombre de ses îles, de sortes que la mer s'étendait entre chacune d'entre elles. Ce n'était pas pour autant que l'Île Saint-Sévère n'était pas liée à sa voisine de Fotamba, bien entendu : que du contraire, il y avait souvent des échanges entre les deux. Mais cela n'empêchait pas les habitants de Saint-Sévère de profiter d'une impression de calme, de tranquillité, de renouveau, impression plus profonde encore que celle qui pouvait habiter les citoyens résidant sur les îles maokoriennes du sud, par exemple. Au final, c'était donc une vie paisible que connaissaient les habitants de Saint-Sévère, même si, comme leurs concitoyens du sud, et peut-être plus encore, ils voyaient souvent passer des vaisseaux venus faire escale sur leur petite île, pour un peu de repos, et le chargement ou déchargement de denrées ou marchandises.

Ici, le gros du trafic passait bien entendu du sud au nord, ou inversement, venant généralement d'une escale en Aiglantine ou dans les îles maokoriennes du sud, ou parfois aussi directement d'une destination plus lointaine. Il y avait aussi, vers l'est, les vaisseaux partant ou venant du Kweku et du Gowa qui parfois faisaient escale, ainsi, venant de l'est, que les vaisseaux faisant la liaison avec l'Île Fotamba. Au final, cela faisait de l'animation de temps à l'autre sur l'île, qui s'occupait aussi, bien entendu, de sa vie intérieure ! Une vie intérieur au beau fixe, en ces beaux mois d'été, rayonnants sous ce climat tropical. Si les travaux étaient parfois rudes et difficiles à réalisés, encore maintenant, il n'empêchait qu'ils étaient gratifiant, et que petit à petit les pionniers de Saint-Sévère, les premiers des maokoriens à prendre la mer vers une vie nouvelle, bien avant que l'on n'envisage le fait que d'autres îles puissent s'ajouter aux possessions ultramarines du Royaume de Maok, bâtissaient la vie dont ils avaient rêvé au moment d'embarquer, sur les rivages est du continent, bien loin d'ici.

Comme dans les îles maokoriennes du sud, ici aussi, l'année avait été rythmée par des fêtes pour l'anniversaire de la consécration de l'église locale, celui de la découverte de l'île, pour les fêtes religieuses et bien sûr pour les fêtes nationales. Des fêtes toujours joyeuses, qui rythmaient la vie de la communauté, tout comme le faisaient les actions des guildes implantées localement, dont la première était bien entendu celle des verriers, toujours dans une santé florissante, avec des commandes nombreuses, venant notamment du continent, faisant tourner à un rythme animé mais loin d'être industriel, que du contraire, un secteur qui comme les autres productions locales restait avant tout intéressé par le beau travail bien fait et non par quelque production massive, un soucis largement apprécié, bien entendu, par leurs clients, ravis de pouvoir profiter des productions soignées et toujours magnifiques crées grâce au talent des maîtres et artisans verriers, ainsi qu'au sable de qualité de l'Île Saint-Sévère.
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Chant des Îles :[/center]

[right]Toutes les informations des îles maokoriennes, pour les insulaires, par les insulaires !
Édition du 23 juin 2030.
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Notre journal distribué pour la première fois sur le continent :

Cela fait plusieurs années maintenant que le Chant des Îles est né, d'abord sous le nom le Chant de Saint-Sévère, avant de peu à peu élargir son champ d'action à l'Archipel Mokanga puis finalement à l'ensemble du monde îlien maokorien. Un succès qui n'aurait pas été possible sans le soutient et l'intérêt de nos lecteurs, toujours fidèles à notre publication, en dépit parfois d'un délais entre l'impression de nos nouvelles, sur Saint-Sévère, et leur réception, notamment dans les îles du sud, qui reçoivent communément nos éditions par paquets ! Qu'importe pour ces gens de bien, heureux de trouver de nos nouvelles et de voir les leurs trouver un écho dans nos pages, tout comme nous sommes heureux, sur Saint-Sévère comme chez eux, de recevoir les nouvelles fraîchement imprimées au Maok continental.

Et justement, aujourd'hui est un jour spécial puisque, pour la première fois, cette édition sera distribuée à des abonnés du même Maok continental, rendant ainsi la diffusion journalistique mutuelle, comme il se doit au sein de territoires faisant pareillement partie d'un même Royaume. Bien sûr, ceux d'entre-vous qui liront ces lignes depuis un café de Mosoaï auront un beau retard sur ceux qui les découvriront dans leur salon à Saint-Sévère, mais qu'importe, après tout ! L'important reste la communion d'informations, et la possibilité enfin offerte comme de juste au monde insulaire maokorien de faire raisonner ses nouvelles dans l'ensemble de notre beau royaume ! Une réussite assurément pour laquelle nous devons remercier nos lecteurs, une fois encore, les anciens, déjà mentionnés, mais aussi les nouveaux qui, sur le continent, à bien des kilomètres d'ici, ont fait le choix de s'abonner à notre journal, comme beaucoup d'autres après eux, espérons-le !

C'est l'occasion pour nous de revenir sur l'histoire de notre journal : simple journal amateur au début, imprimé sur leur temps libre par certains des habitants de notre belle île de Saint-Sévère exerçant par ailleurs d'autres métiers comme activité principale, il s'est peu à peu professionnalisé, sans perdre pour autant sa capacité à centraliser les écrits et les récits d'amateurs éclairés venus de toute l'île, puis de toutes les îles du Maok ! Enregistré en temps et en heure à la Guilde des Journalistes, notre journal peut maintenant compter sur une rédaction pluraliste, formée en partie de professionnels, en partie d'ancien amateurs devenus apprentis et en passe de réussir leur passage vers le journalisme professionnel et en partie d'amoureux de l'information qui continuent d'aider et de participer sans abandonner pour autant par ailleurs leurs autres métiers.

Cet élargissement du cadre de notre publication ne changera ceci dit pas notre ligne journalistique : nous sommes là avant tout pour donner les nouvelles de nos îles, ouvrir un espace d'expression aux habitants de celle-ci et, globalement, nous faire le relais de tout ce qui, dans notre petit monde insulaire, permet judicieusement nos développements. Pas de risque donc de voir votre journal changer pour devenir une pâle copie sans âme, parce que dépourvue de son originalité propre, des titres de presse du continent, pour la lecture desquels, de toute façon, nos lecteurs sont bien mieux servit en allant directement consulter les originaux, bien entendu !

Louons donc le Ciel, chers lecteurs, pour la réussite qu'il a bien voulu attribuer à notre journal, et prions le Seigneur que celui-ci continue encore longtemps de prospérer pour le plus grand plaisir de notre équipe tout comme de nos lecteurs !
Alwine

Message par Alwine »

[center]Le Chant des Îles :[/center]

[right]Toutes les informations des îles maokoriennes, pour les insulaires, par les insulaires !
Édition du 30 juin 2030.
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Une commande réussie pour les verriers de Saint-Sévère :

Les affaires continuent décidément de bien marcher pour Saint-Sévère, comme on dirait dans une presse plus capitaliste. Sans verser dans ce genre d'excès, nous pouvons néanmoins, une fois encore, saluer une nouvelle belle réussite pour les maîtres, artisans et apprentis verriers de Saint-Sévère. Très prisé par Sa Majesté pour ses cadeaux officiels, salué par la Très Chrétienne Reine Annabelle de Thorval en son temps, lorsqu'ils lui envoyèrent un présent pour la remercier de son aide dans la naissance de leur activité, le travail des verriers de Saint-Sévère est de plus en plus reconnu dans l'ensemble du Maok, qu'il soit continental ou non, et même souvent au-delà. Mais déjà rien que pour satisfaire les commandes du continent, nous confiait un des maîtres verriers, c'est tout un travail qui occupe beaucoup les membres de la Guilde présents sur l'île.

La dernière réalisation en date, particulièrement saluée, a été réalisée pour le Monastère Orthodoxe de la Forêt Rouge, et montre une série de scènes de l'Apocalypse particulièrement saisissantes. Nous avions eut l'occasion d'admirer les pièces avant leurs départs, et nous avons eut confirmation de l'extrême satisfaction des moines maintenant qu'elles sont en place. Ce travail illustre bien, d'ailleurs, la raison du succès des artisans de Saint-Sévère, et également la raison qui fait que leur carnet de commande est déjà bien assez remplis à leur goût. En effet, ce travail admirable est surtout entièrement artisanal : chaque pièce est faite avec l'amour du métier, par un artisan qualifié ou sous sa supervision directe – bien que ce soit rarement le cas pour les grandes commandes, ou alors de petites pièces de moindre importances dont la réalisation est une récompense pour un apprenti méritant. Nulle possibilité, donc, d'étendre la production à l'infini sans abandonner ce modèle, ce à quoi les verriers se refusent bien naturellement.

Car si la qualité exceptionnelle du sable de Saint-Sévère, qui a motivé l'installation de la production verrière à cet endroit, est certainement un élément-clé de la qualité des produits finis, nul doute non plus que la qualité du travail et le soin mis dans celui-ci est également pour beaucoup dans tout cela. De plus, le cas du Monastère Orthodoxe de la Forêt Rouge met aussi en lumière un autre élément très important du travail des verriers de Saint-Sévère : le refus du mercantilisme. En effet, quand un travail plébiscité par des têtes couronnées, demandé par de nombreux nobles et profitant de nombreux autres atouts pourrait être vendu pour des sommes très importantes, les artisans n'ont pas demandé de sommes élevé pour leur travail au monastère : simplement une somme juste, qui leur permet de vivre correctement et de développer leurs ateliers de manière raisonnable, l'éventuel surplus étant généralement partagé avec les insulaires ou donné à la paroisse locale.

Au final, beaucoup sur le continent pensent que la méthode de travail de Saint-Sévère est au moins aussi importante que son sable et, vu le grand nombre de candidats à l'apprentissage qui s'y proposent, on parle de plus en plus d'envoyer s'ils le souhaitent certains maîtres sur le continent, où ils pourraient transmettre les méthodes de production de verre dans d'autres ateliers où, si Dieu le veut et si l'on découvre les matériaux appropriés – l'un n'étant au fond qu'un recoupement de l'autre – d'autres ateliers pourraient fleurir et permettre au niveau global des artisans verriers du Maok de s'améliorer petit à petit avec les décennies. Une évolution forcément lente, mais qui ne pourrait que profiter à terme aux belles maisons et surtout aux chapelles, églises, monastères et cathédrales du monde maokorien, et serait assurément une belle réussite pour une école née grâce à l'aide thorvaloise sur la petite île de Saint-Sévère.

Prions donc le Seigneur pour que la production des verriers continue de prospérer à Saint-Sévère et peut-être, à terme, rayonne dans notre beau royaume tout entiers...
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