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La vie courante en Hohenhoff :[/center]
En ces lieux seront postés des textes qui dépeignent la vie en Hohenhoff : cela peut être des textes dépeignant la vie de la famille royale aussi bien que de petits paysans ou pêcheurs, des présentations d'événements exceptionnels ou banals, politiques et intéressants pour l'extérieur ou totalement a-politique et sans intérêt spécifique pour le reste du monde. Bref, la vie en Hohenhoff, dans toute sa diversité.
La vie courante en Hohenhoff
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Hohenhoff
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De royaux entremetteurs :
Le Palais de la Rose, l'ancien palais des Princes de Rosenhoff, vaincus et éteints lors de la Grande Guerre, méritait plus que jamais son nom au printemps, quand les vastes jardins de roses dont il était entouré, soigneusement entretenus par les jardiniers princiers – ceux des princes de Rosenhoff puis des princes-héritiers d'Erbermarcht – puis royaux depuis plus de deux siècles, fleurissaient sous l'appel printaniers. Les jardins se remplissaient de parfums délicats, et surtout la vue depuis les fenêtres du palais, donnant sur les jardins puis sur la capitale au-delà, était magnifique. Le vieux roi d'Hohenhoff aimait à venir s'installer sur l'un des balcons de ses appartements, qui donnait sur les plus vastes jardins, aux roses multicolores arrangées avec goût, quand venait cette période de l'année, pour y mener une partie de ses affaires. Cela le mettait toujours de bonne humeur, et lui rappelait les meilleurs moments de son enfance passée en grande partie dans ce jardin au milieu des roseraies.
En l'occurrence, le monarque n'était pas seul, et recevait même un invité de marque : un prince, et même un prince de sang royal. Pas n'importe quel sang, d'ailleurs, puisque l'on parlait d'un prince thorvalois. Sa visite du reste n'était pas une surprise, les deux hommes ayant échangé quelques lettres avant de finalement se rencontrer pour parler face à face de l'affaire qui les occupait. Et c'était une affaire de grande importance que le roi Aloisius II entendait traiter avec le prince Jens du Thorval : une affaire de mariage. Une affaire qui était importante pour tout père bien entendu, plus encore pour un monarque, mais qui, en l'occurrence, avait encore une valeur particulière pour le souverain hohenhoffois, comme il l'expliqua à son interlocuteur, avec lequel il conversait en latin autour d'une bouteille de vin de Zerberhoff.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « C'est que, voyez-vous, il est vital que ma lignée continue. C'est par elle que c'est faite l'union du pays : si elle venait à s'éteindre, les vieilles lignées royales risqueraient de s'entre-déchirer pour avoir l'honneur de lui succéder, risquant d'entraîner une guerre civile, voir une partition du pays... l'Hohenhoff est encore une union jeune et fragile, et plus elle aura d'héritiers nés des mariages qui ont permis sa formation, plus elle deviendra solide et aura de chances de perdurer. »
L'Hohenhoff s'était en effet formé sur l'union des parents du roi, enfants des deux grands royaumes archipélagiques, puis du roi lui-même avec sa femme, qui avait amené pacifiquement le Nordfield au sein de la nouvelle monarchie. Si la lignée d'Aloisius venait à s'éteindre, le problème ne serait pas un manque de prétendants mais plutôt le fait que chaque lignée grand-ducale, tenues actuellement par les cousins directs et le beau-frère du monarque, se sentirait légitime pour monter sur le trône... ou à défaut récupérer l'indépendance de ses anciens territoires si on lui refusait la couronne unie. C'était pour cela, comme il l'expliqua à son visiteur, qu'il avait essayé d'avoir de nombreux enfants, et qu'il devait maintenant veiller aux mariages de ceux-ci, à commencer par celui de son aînée et héritière, Valeska, un mariage d'une importance particulière pour d'autres raisons aussi, bien entendu.
C'était pour cela qu'il avait accueillit favorablement la proposition de son invité, exprimée pour la première fois par lettre : celle d'une union entre la jeune femme et le cadet de Jens, le prince Arne. Les avantages étaient multiples aux yeux du monarque hohenhoffois : d'une part il y avait la valeur de l'alliance politique avec le Thorval, le « plus noble » et le « plus chrétien » des royaumes almérans formant le Saint-Empire, aux yeux de l'Hohenhoff, celui, aussi, dont le monarque avait le plus envie de se rapprocher : les liens avec le Viertenstein et au travers lui la Bassaxe étaient déjà solides et anciens, tandis qu'avec le Fiémance le meilleur angle de rapprochement semblait être la coopération économique, comme celle mise en place autour d'Osvelburg. Ce mariage permettrait donc de resserrer également les liens avec le Thorval.
Mais un autre atout de cette proposition aux yeux du monarque était plus prosaïque : la réputation de grande fertilité de la famille royale thorvaloise. Son interlocuteur n'avait-il pas eu cinq enfants ? La Reine, sa nièce, n'en avait-elle pas mis au monde huit ? Cela semblait de bonne augure au souverain îlien, qui ne voulait pas risquer un mariage stérile pour un bel accord politique. Restait ensuite à se renseigner sur le futur marié, ce qui avait été fait avec des résultats positifs – le jeune homme semblait un bon candidat, et sa spontanéité ne pourrait que faire du bien à sa fille, de l'avis d'Aloisius – et à obtenir, côté thorvalois, le consentement royal. Cela avait été fait, et les deux pères avaient donc finalement pu se rencontrer pour mettre au point les derniers détails : Jens, après avoir quitté sa reine, avait ainsi fait le voyage jusqu'en Hohenhoff pour rencontrer le roi archipélagique.
Les deux hommes se mirent à cette occasion d'accord sur le principe de proposer l'union à leurs enfants, mais de ne pas l'imposer. Aloisius avait lui-même connu un mariage où il n'avait eut nulle voix au chapitre, pas plus que sa femme : ils avaient été mariés jeunes, au nom de l'union nécessaire de l'archipel. Avec le temps, il avait appris à l'apprécier, surtout après la naissance de leurs enfants, mais il savait qu'il aurait pu plus mal tomber – et frémissait dans le secret de son âme chaque fois qu'il rencontrait la plus acariâtre de ses belles-sœurs d'ailleurs – et souhaitait donner la chance à sa fille de faire connaissance avec son futur époux, pour déterminer si elle pourrait bien s'entendre avec lui. Il la savait assez réaliste pour ne pas chercher frénétiquement le grand amour des poètes, de toute façon, et pour juger son futur époux sur des critères objectifs. Il était prêt à un refus, même si par ailleurs il pensait que les chances que cela se passe bien étaient bonnes.
L'affaire fut donc entendue, de même que les menus détails autour du mariage, après quoi la conversation entre les deux hommes se poursuivit quelques temps, autour de sujet divers et varié, et de plusieurs autres bouteilles. Ils quittèrent finalement les lieux au soir tombant, après avoir convenu que les potentiels époux seraient présentés l'un à l'autre dans les jours à venir, posant la première pierre de cette future union qui, si Dieu le voulait, permettrait de rapprocher un peu plus le Thorval et l'Hohenhoff.
De royaux entremetteurs :
Le Palais de la Rose, l'ancien palais des Princes de Rosenhoff, vaincus et éteints lors de la Grande Guerre, méritait plus que jamais son nom au printemps, quand les vastes jardins de roses dont il était entouré, soigneusement entretenus par les jardiniers princiers – ceux des princes de Rosenhoff puis des princes-héritiers d'Erbermarcht – puis royaux depuis plus de deux siècles, fleurissaient sous l'appel printaniers. Les jardins se remplissaient de parfums délicats, et surtout la vue depuis les fenêtres du palais, donnant sur les jardins puis sur la capitale au-delà, était magnifique. Le vieux roi d'Hohenhoff aimait à venir s'installer sur l'un des balcons de ses appartements, qui donnait sur les plus vastes jardins, aux roses multicolores arrangées avec goût, quand venait cette période de l'année, pour y mener une partie de ses affaires. Cela le mettait toujours de bonne humeur, et lui rappelait les meilleurs moments de son enfance passée en grande partie dans ce jardin au milieu des roseraies.
En l'occurrence, le monarque n'était pas seul, et recevait même un invité de marque : un prince, et même un prince de sang royal. Pas n'importe quel sang, d'ailleurs, puisque l'on parlait d'un prince thorvalois. Sa visite du reste n'était pas une surprise, les deux hommes ayant échangé quelques lettres avant de finalement se rencontrer pour parler face à face de l'affaire qui les occupait. Et c'était une affaire de grande importance que le roi Aloisius II entendait traiter avec le prince Jens du Thorval : une affaire de mariage. Une affaire qui était importante pour tout père bien entendu, plus encore pour un monarque, mais qui, en l'occurrence, avait encore une valeur particulière pour le souverain hohenhoffois, comme il l'expliqua à son interlocuteur, avec lequel il conversait en latin autour d'une bouteille de vin de Zerberhoff.
S.M.R. Aloisius II d'Hohenhoff : « C'est que, voyez-vous, il est vital que ma lignée continue. C'est par elle que c'est faite l'union du pays : si elle venait à s'éteindre, les vieilles lignées royales risqueraient de s'entre-déchirer pour avoir l'honneur de lui succéder, risquant d'entraîner une guerre civile, voir une partition du pays... l'Hohenhoff est encore une union jeune et fragile, et plus elle aura d'héritiers nés des mariages qui ont permis sa formation, plus elle deviendra solide et aura de chances de perdurer. »
L'Hohenhoff s'était en effet formé sur l'union des parents du roi, enfants des deux grands royaumes archipélagiques, puis du roi lui-même avec sa femme, qui avait amené pacifiquement le Nordfield au sein de la nouvelle monarchie. Si la lignée d'Aloisius venait à s'éteindre, le problème ne serait pas un manque de prétendants mais plutôt le fait que chaque lignée grand-ducale, tenues actuellement par les cousins directs et le beau-frère du monarque, se sentirait légitime pour monter sur le trône... ou à défaut récupérer l'indépendance de ses anciens territoires si on lui refusait la couronne unie. C'était pour cela, comme il l'expliqua à son visiteur, qu'il avait essayé d'avoir de nombreux enfants, et qu'il devait maintenant veiller aux mariages de ceux-ci, à commencer par celui de son aînée et héritière, Valeska, un mariage d'une importance particulière pour d'autres raisons aussi, bien entendu.
C'était pour cela qu'il avait accueillit favorablement la proposition de son invité, exprimée pour la première fois par lettre : celle d'une union entre la jeune femme et le cadet de Jens, le prince Arne. Les avantages étaient multiples aux yeux du monarque hohenhoffois : d'une part il y avait la valeur de l'alliance politique avec le Thorval, le « plus noble » et le « plus chrétien » des royaumes almérans formant le Saint-Empire, aux yeux de l'Hohenhoff, celui, aussi, dont le monarque avait le plus envie de se rapprocher : les liens avec le Viertenstein et au travers lui la Bassaxe étaient déjà solides et anciens, tandis qu'avec le Fiémance le meilleur angle de rapprochement semblait être la coopération économique, comme celle mise en place autour d'Osvelburg. Ce mariage permettrait donc de resserrer également les liens avec le Thorval.
Mais un autre atout de cette proposition aux yeux du monarque était plus prosaïque : la réputation de grande fertilité de la famille royale thorvaloise. Son interlocuteur n'avait-il pas eu cinq enfants ? La Reine, sa nièce, n'en avait-elle pas mis au monde huit ? Cela semblait de bonne augure au souverain îlien, qui ne voulait pas risquer un mariage stérile pour un bel accord politique. Restait ensuite à se renseigner sur le futur marié, ce qui avait été fait avec des résultats positifs – le jeune homme semblait un bon candidat, et sa spontanéité ne pourrait que faire du bien à sa fille, de l'avis d'Aloisius – et à obtenir, côté thorvalois, le consentement royal. Cela avait été fait, et les deux pères avaient donc finalement pu se rencontrer pour mettre au point les derniers détails : Jens, après avoir quitté sa reine, avait ainsi fait le voyage jusqu'en Hohenhoff pour rencontrer le roi archipélagique.
Les deux hommes se mirent à cette occasion d'accord sur le principe de proposer l'union à leurs enfants, mais de ne pas l'imposer. Aloisius avait lui-même connu un mariage où il n'avait eut nulle voix au chapitre, pas plus que sa femme : ils avaient été mariés jeunes, au nom de l'union nécessaire de l'archipel. Avec le temps, il avait appris à l'apprécier, surtout après la naissance de leurs enfants, mais il savait qu'il aurait pu plus mal tomber – et frémissait dans le secret de son âme chaque fois qu'il rencontrait la plus acariâtre de ses belles-sœurs d'ailleurs – et souhaitait donner la chance à sa fille de faire connaissance avec son futur époux, pour déterminer si elle pourrait bien s'entendre avec lui. Il la savait assez réaliste pour ne pas chercher frénétiquement le grand amour des poètes, de toute façon, et pour juger son futur époux sur des critères objectifs. Il était prêt à un refus, même si par ailleurs il pensait que les chances que cela se passe bien étaient bonnes.
L'affaire fut donc entendue, de même que les menus détails autour du mariage, après quoi la conversation entre les deux hommes se poursuivit quelques temps, autour de sujet divers et varié, et de plusieurs autres bouteilles. Ils quittèrent finalement les lieux au soir tombant, après avoir convenu que les potentiels époux seraient présentés l'un à l'autre dans les jours à venir, posant la première pierre de cette future union qui, si Dieu le voulait, permettrait de rapprocher un peu plus le Thorval et l'Hohenhoff.
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Hohenhoff
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Romance princière :
Les jardins du Palais de la Rose étaient sans doute plus beaux encore... vu de l'intérieur. C'était un réel plaisir que de se promener entre les allées en fleurs, un plaisir visuel mais également olfactif. Il y avait de petits bancs pour faire halte, une ou deux tables, sur certaines places, pour un pique-nique estival, et d'aimables fontaines de-ci de-là permettant le boire leur beauté mais surtout leur eau, pour se rafraîchir lors des étés les plus chauds. On ne retrouvait pas là le faste compliqué de certains glorieux jardins fiémançais, mais plutôt des motifs simples, aimables, qui rendaient la balade plaisante. Pour l'heure, on était encore au printemps et non seulement on pouvait profiter des plus belles floraisons mais en plus on n'était accablé ni par le froid ni par la chaleur. Un endroit idéal pour une innocente promenade... aussi bien que pour une rencontre qui n'avait rien d'innocente, même si la promenade y jouerait sans doute un rôle.
En effet, la jeune Valeska d'Hohenhoff savait qu'aujourd'hui un prétendant l'attendait au sein des jardins. Son père n'était pas homme à de basses manipulations : il l'avait prévenu de ses projets. Le père du jeune homme avait parlé avec lui, et il considérait que cette union serait bonne pour elle autant que pour l'Hohenhoff. Néanmoins, et c'était une grâce presque inattendue, il ne lui imposait pas le mariage : il souhaitait simplement qu'elle fasse connaissance avec son potentiel époux pour voir s'il pourrait lui convenir. C'était plus qu'elle n'en avait espéré, et elle avait accepté avec plaisir, sans vraiment être étonnée d'ailleurs quand son père lui dit où elle devait retrouver le prétendant pour leur première rencontre. Son père, comme elle, avait grandit majoritairement à Rosenhoff, et il savait que sa fille, plus encore que lui peut-être, appréciait les jardins de roses du palais devenu royal. Un cadre idéal pour y trouver l'amour... ou à défaut pour y trouver un mari qui pourrait faire son bonheur – ce qui était tout ce qu'espérait la princesse.
Elle avait été heureuse du reste d'apprendre l'alliance choisie par son père. Elle avait beaucoup aimé son séjour au Thorval, et gardait une impression très positive de la Reine de Thorval, qu'elle avait rencontré plusieurs fois, au Viertenstein ainsi que dans son propre château, donc, où elle avait pu plus longuement converser avec elle. Elle avait donc un bon a-priori sur son fiancé, et du reste pouvait voir la valeur politique de cette alliance, qui renforcerait les liens avec le Thorval et également, au-delà, avec le Saint-Empire et les monarchies alméranes. Comme le relevaient des journalistes viertensteinois il y a un mois environs, les monarchies continentales étaient toutes liées entre elles... et l'archipélagique Hohenhoff était à l'écart. Les journalistes évoquaient d'ailleurs son propre mariage pour pallier à ce fait... ils avaient donc été prophétiques, mais Valeska savait que du reste leur pari n'était pas bien risqué : elle-même savait depuis longtemps qu'elle épouserait sans doute un prince étranger, autant pour ne favoriser aucune maison ducale que pour faire entrer du sang neuf dans la lignée hohenhoffoise et lier le pays à l'extérieur.
Sur ces dernières pensées, elle arriva finalement à la Clairière des Lapins, où elle devait retrouver le jeune homme. Celle-ci était nommée ainsi en référence à la fontaine qui se trouvait en son centre, une fontaine à quatre jets simples, qui tombaient aux quatre points cardinaux dans quatre petits vasques où l'on pouvait boire, et surmonté par une sculpture représentant un groupe de lapins folâtrant, en un exemple de l'art champestre qui avait fleurit dans toute l'île centrale il y a quelques siècles, et restait fort apprécié. Quatre bancs l'entouraient, avec vue sur les rosiers de plusieurs couleurs qui entouraient la « clairière ». Son potentiel mari attendait assis sur l'un des bancs, et se leva en la voyant, un sourire franc et spontané, qui plu tout de suite à la jeune femme. Il y avait en lui quelque chose qui semblait dire que la franchise semblait être son mode d'expression naturel, quelque chose de rafraîchissant. Par ailleurs, c'était un véritable colosse, qui la faisait se sentir toute petite, mais elle ne resta pas intimidée longtemps quand il s'adressa à elle.
Visiblement peu à l'aise avec le protocole – elle y était assez rodée elle-même pour reconnaître rapidement ce genre de choses – il ne lui en fit pas moins un galant baise main, ayant visiblement été bien éduqué tout de même, avant de lui proposer de prendre place avec lui sur un banc, ce qu'elle accepta volontiers, souriante. Le jeune homme était bien fait de sa personne, et semblait plutôt sympathique. Surtout, au-delà des premiers instants, il retrouva vite une grande franchise, qui sembla... rafraîchissante à la jeune femme. La plupart des nobles de son âge en Hohenhoff avaient du mal à être véritablement francs et spontanés avec elle, surtout quand ils pensaient à demander sa main. Le bel Arne, de son côté, avait rapidement perdu toute éventuelle formalité, et les deux jeunes gens discutèrent ouvertement, en latin, pendant un long moment. L'un et l'autre savaient les projets faits par leur père et n'essayèrent pas de se mentir, cherchant plutôt à se découvrir en toute honnêteté.
Finalement, à la fin de ce bel après-midi de printemps, Valeska l'invita à partager un repas avec elle, et passa là encore un bon moment, remarquant au passage que son potentiel époux semblait aimer lever le coude. Néanmoins, elle pu ainsi aussi voir que même un peu ivre – et donc plus sûrement encore sans artifice – il ne devenait pas sombre ou violent, mais avait au contraire l'alcool joyeux. Elle accepta de danser avec lui, une danse enthousiaste dans laquelle elle se laissa maladroitement guidée par son cavalier un peu tanguant, avant de le laisser la raccompagner à sa chambre, sur le pas de laquelle il la laissa avec un salut un peu incertain qui la fit sourire. Le lendemain, elle fit dire à son père qu'il pouvait officialiser le début des fiançailles entre elle et Arne. Elle voulait encore faire connaissance avec lui avant de se décider définitivement pour le mariage, mais, entre son caractère entiers et les points de vue affirmés mais pleins de bon sens qu'il avait échangé avec elle, elle se sentait prête à donner une chance à ce beau guerrier avec lequel elle pouvait très bien, au fond, s'imaginer passer sa vie, si l'alchimie entre eux se confirmait...
Romance princière :
Les jardins du Palais de la Rose étaient sans doute plus beaux encore... vu de l'intérieur. C'était un réel plaisir que de se promener entre les allées en fleurs, un plaisir visuel mais également olfactif. Il y avait de petits bancs pour faire halte, une ou deux tables, sur certaines places, pour un pique-nique estival, et d'aimables fontaines de-ci de-là permettant le boire leur beauté mais surtout leur eau, pour se rafraîchir lors des étés les plus chauds. On ne retrouvait pas là le faste compliqué de certains glorieux jardins fiémançais, mais plutôt des motifs simples, aimables, qui rendaient la balade plaisante. Pour l'heure, on était encore au printemps et non seulement on pouvait profiter des plus belles floraisons mais en plus on n'était accablé ni par le froid ni par la chaleur. Un endroit idéal pour une innocente promenade... aussi bien que pour une rencontre qui n'avait rien d'innocente, même si la promenade y jouerait sans doute un rôle.
En effet, la jeune Valeska d'Hohenhoff savait qu'aujourd'hui un prétendant l'attendait au sein des jardins. Son père n'était pas homme à de basses manipulations : il l'avait prévenu de ses projets. Le père du jeune homme avait parlé avec lui, et il considérait que cette union serait bonne pour elle autant que pour l'Hohenhoff. Néanmoins, et c'était une grâce presque inattendue, il ne lui imposait pas le mariage : il souhaitait simplement qu'elle fasse connaissance avec son potentiel époux pour voir s'il pourrait lui convenir. C'était plus qu'elle n'en avait espéré, et elle avait accepté avec plaisir, sans vraiment être étonnée d'ailleurs quand son père lui dit où elle devait retrouver le prétendant pour leur première rencontre. Son père, comme elle, avait grandit majoritairement à Rosenhoff, et il savait que sa fille, plus encore que lui peut-être, appréciait les jardins de roses du palais devenu royal. Un cadre idéal pour y trouver l'amour... ou à défaut pour y trouver un mari qui pourrait faire son bonheur – ce qui était tout ce qu'espérait la princesse.
Elle avait été heureuse du reste d'apprendre l'alliance choisie par son père. Elle avait beaucoup aimé son séjour au Thorval, et gardait une impression très positive de la Reine de Thorval, qu'elle avait rencontré plusieurs fois, au Viertenstein ainsi que dans son propre château, donc, où elle avait pu plus longuement converser avec elle. Elle avait donc un bon a-priori sur son fiancé, et du reste pouvait voir la valeur politique de cette alliance, qui renforcerait les liens avec le Thorval et également, au-delà, avec le Saint-Empire et les monarchies alméranes. Comme le relevaient des journalistes viertensteinois il y a un mois environs, les monarchies continentales étaient toutes liées entre elles... et l'archipélagique Hohenhoff était à l'écart. Les journalistes évoquaient d'ailleurs son propre mariage pour pallier à ce fait... ils avaient donc été prophétiques, mais Valeska savait que du reste leur pari n'était pas bien risqué : elle-même savait depuis longtemps qu'elle épouserait sans doute un prince étranger, autant pour ne favoriser aucune maison ducale que pour faire entrer du sang neuf dans la lignée hohenhoffoise et lier le pays à l'extérieur.
Sur ces dernières pensées, elle arriva finalement à la Clairière des Lapins, où elle devait retrouver le jeune homme. Celle-ci était nommée ainsi en référence à la fontaine qui se trouvait en son centre, une fontaine à quatre jets simples, qui tombaient aux quatre points cardinaux dans quatre petits vasques où l'on pouvait boire, et surmonté par une sculpture représentant un groupe de lapins folâtrant, en un exemple de l'art champestre qui avait fleurit dans toute l'île centrale il y a quelques siècles, et restait fort apprécié. Quatre bancs l'entouraient, avec vue sur les rosiers de plusieurs couleurs qui entouraient la « clairière ». Son potentiel mari attendait assis sur l'un des bancs, et se leva en la voyant, un sourire franc et spontané, qui plu tout de suite à la jeune femme. Il y avait en lui quelque chose qui semblait dire que la franchise semblait être son mode d'expression naturel, quelque chose de rafraîchissant. Par ailleurs, c'était un véritable colosse, qui la faisait se sentir toute petite, mais elle ne resta pas intimidée longtemps quand il s'adressa à elle.
Visiblement peu à l'aise avec le protocole – elle y était assez rodée elle-même pour reconnaître rapidement ce genre de choses – il ne lui en fit pas moins un galant baise main, ayant visiblement été bien éduqué tout de même, avant de lui proposer de prendre place avec lui sur un banc, ce qu'elle accepta volontiers, souriante. Le jeune homme était bien fait de sa personne, et semblait plutôt sympathique. Surtout, au-delà des premiers instants, il retrouva vite une grande franchise, qui sembla... rafraîchissante à la jeune femme. La plupart des nobles de son âge en Hohenhoff avaient du mal à être véritablement francs et spontanés avec elle, surtout quand ils pensaient à demander sa main. Le bel Arne, de son côté, avait rapidement perdu toute éventuelle formalité, et les deux jeunes gens discutèrent ouvertement, en latin, pendant un long moment. L'un et l'autre savaient les projets faits par leur père et n'essayèrent pas de se mentir, cherchant plutôt à se découvrir en toute honnêteté.
Finalement, à la fin de ce bel après-midi de printemps, Valeska l'invita à partager un repas avec elle, et passa là encore un bon moment, remarquant au passage que son potentiel époux semblait aimer lever le coude. Néanmoins, elle pu ainsi aussi voir que même un peu ivre – et donc plus sûrement encore sans artifice – il ne devenait pas sombre ou violent, mais avait au contraire l'alcool joyeux. Elle accepta de danser avec lui, une danse enthousiaste dans laquelle elle se laissa maladroitement guidée par son cavalier un peu tanguant, avant de le laisser la raccompagner à sa chambre, sur le pas de laquelle il la laissa avec un salut un peu incertain qui la fit sourire. Le lendemain, elle fit dire à son père qu'il pouvait officialiser le début des fiançailles entre elle et Arne. Elle voulait encore faire connaissance avec lui avant de se décider définitivement pour le mariage, mais, entre son caractère entiers et les points de vue affirmés mais pleins de bon sens qu'il avait échangé avec elle, elle se sentait prête à donner une chance à ce beau guerrier avec lequel elle pouvait très bien, au fond, s'imaginer passer sa vie, si l'alchimie entre eux se confirmait...
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Hohenhoff
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Romance princière (2) :
Cela faisait un peu plus d'un mois maintenant que le prince de Thorval et la princesse-héritière d'Hohenhoff s'étaient rencontrés pour la première fois, et que Valeska avait accepté l'idée des fiançailles avec Arne, même si elles restaient encore à confirmer dans la durée. Ce qui n'avait pas empêché les pays du simpomonde de se faire écho de la nouvelle, n'hésitant pas, pour certains, à l’interpréter comme un renforcement de l'alliance objective, par des objectifs et des valeurs communes, nouées par les représentants du Thorval et de l'Hohenhoff à la Diète Impériale sur la plupart des sujets. C'était un élément auquel Valeska elle-même n'avait pas pensé, mais elle devait bien avouer que ce n'était peut-être pas faux... et que c'était en tous cas certainement une bonne chose. Si le Saint-Empire était une réalité nécessaire, aux yeux de la princesse, il était tout aussi nécessaire, sinon plus, de ne pas en faire une machine au service des intérêts fiémançais ou des envies militaristes des viertensteinois.
Néanmoins cela ne faisait que rajouter une dimension supplémentaire à une alliance politique objective déjà largement avantageuse, de toute façon. Le renforcement des liens avec le Thorval, qui pour l'Hohenhoff était la véritable « tête spirituelle » de l'Alméra chrétienne et même de la chrétienté au sens large, par sa valeur d'exemple, sans compter les nombreux autres atouts dont disposait le pays scandinave, était de toute façon une excellente alliance. Ce qu'il restait à déterminer c'était si elle, Valeska, pouvait sur un plan personnel vouloir partager sa vie avec Arne, fonder une famille avec lui et porter ses enfants. La princesse-héritière était convaincue d'avance, pour ainsi dire, c'était la femme qu'il restait véritablement à convaincre... et le moins que l'on puisse dire c'était que pour l'heure les choses étaient plutôt en bonne voie : la première impression faites par le jeune prince avait jusqu'ici été confirmé chaque fois qu'elle l'avait vu.
Le jeune homme, en bon soupirant, n'avait pas hésité à dégager du temps pour lui faire la cour, et ce jour-là Valeska avait décidé de se rendre avec lui jusqu'à Nordfield, capitale de l'état du même nom, jadis une principauté, aujourd'hui un Grand-Duché. C'était la ville où avait grandit sa mère, où avaient régné certains de ses ancêtres et où elle gardait de très bons souvenirs de certaines visites, et ce depuis son enfance. C'était en endroit agréable en été, où il profitait d'un climat assez frais dû à sa position dans le nord de l'archipel, et puis c'était l'occasion de présenter Arne à une partie de sa famille. C'était une chose que l'on faisait souvent, dans la noblesse d'Hohenhoff, et qui était même assez répandue dans le peuple : on ne se contentait pas de présenter le ou la fiancé au père mais également au reste de la famille proche. Dans son cas précis, bien entendu, cela avait aussi un écho politique puisque sa famille proche était constitué des nobles les plus puissants de l'archipel, qui avaient tous des intérêts dans la réussite de son mariage.
Le voyage en bateau avait été plaisant, Arne prouvant qu'il avait le pied marin et savait même se rendre utile sur un vaisseau, qualité indispensable pour un future prince-consort d'Hohenhoff, tout en procurant d'agréables discussions à sa fiancée, lui parlant de sa famille et de son pays, que la belle n'avait visité qu'une fois mais qu'elle avait apprécié, et qu'elle espérait pouvoir mieux découvrir, dans le futur. La visite de la ville fut toute aussi plaisante, avec ses remparts tournés en partie vers la terre mais avant tout vers la mer et les potentiels assaillants venus d'outre-mer, que ce soit du Casti ou du continent lui-même, mais également son vaste port montrant l'ouverture de l'ancienne principauté sur les échanges maritimes... quand on venait en paix. Une valeur toujours partagée par le grand-duché aujourd'hui, ainsi que par l'ensemble du royaume, d'ailleurs. Valeska ne manqua pas non plus de faire visiter à son fiancé la basilique de Nordfried, siège de l'église orthodoxe du Nordfried, la première église orthodoxe du pays, et qui comptait parmi les sites d'implantation les plus anciens de la foi chrétienne en Hohenhoff.
Comme elle l'expliqua à son fiancé alors qu'ils visitaient la ville elle-même, c'était en effet sur les îles du nord que les chrétiens avaient tout d'abord posé le pied, à des dates contestées : les îles de Nordfried et d'Hammertal prétendaient toutes les deux à l'honneur de cette première présence chrétienne : la première était soutenue par les orthodoxes, alors que l'autre l'était par les catholiques, tout simplement parce que lors du grand schisme la première avait choisi l'orthodoxie et l'autre le catholicisme. Aujourd'hui encore, le Patriarche de Nordfried restait la première autorité des orthodoxes dans l'archipel, autant parce que son siège était incontestablement le plus ancien de la foi orthodoxe en Hohenhoff que parce qu'il réunissait le plus grand nombre de fidèles, plus de la moitié même selon les dernières statistiques. L'église orthodoxe de Nordfried était aussi la foi de sa mère, comme elle l'avoua au jeune homme, et même si elle-même avait été élevée en catholique, et l'était de tout son cœur, bien entendu, cela l'aidait à rester ouverte à la tolérance religieuse.
Cela amena les fiancés à discuter de la question des courants de la foi chrétienne, comme Valeska l'avait fait en son temps avec la royale cousine du jeune homme, lors de la visite qui avait officialisé les liens entre leurs deux royaumes... posant sans doute les premiers jalons du processus qui avait conduit à l'arrangement de leur union. Finalement vint le temps de la rencontre avec la belle-famille potentielle d'Arne, et notamment avec Varkow II de Nordfried, l'un des hommes les plus puissants et influent du pays, qui se révéla néanmoins un homme simple et chaleureux dans le cadre privé où les deux fiancés le rencontrèrent, visiblement très attaché à sa nièce et plutôt satisfait de la spontanéité dont fit montre le prince thorvalois. La rencontre au final se passa très bien, et Arne fit une excellente impression sur la famille grand-ducale de Nordfried. Un pas de plus vers la concrétisation du mariage, avec des fiançailles qui devenaient de plus en plus solides, au fur et à mesure que les deux jeunes gens apprenaient à s'apprécier.
Romance princière (2) :
Cela faisait un peu plus d'un mois maintenant que le prince de Thorval et la princesse-héritière d'Hohenhoff s'étaient rencontrés pour la première fois, et que Valeska avait accepté l'idée des fiançailles avec Arne, même si elles restaient encore à confirmer dans la durée. Ce qui n'avait pas empêché les pays du simpomonde de se faire écho de la nouvelle, n'hésitant pas, pour certains, à l’interpréter comme un renforcement de l'alliance objective, par des objectifs et des valeurs communes, nouées par les représentants du Thorval et de l'Hohenhoff à la Diète Impériale sur la plupart des sujets. C'était un élément auquel Valeska elle-même n'avait pas pensé, mais elle devait bien avouer que ce n'était peut-être pas faux... et que c'était en tous cas certainement une bonne chose. Si le Saint-Empire était une réalité nécessaire, aux yeux de la princesse, il était tout aussi nécessaire, sinon plus, de ne pas en faire une machine au service des intérêts fiémançais ou des envies militaristes des viertensteinois.
Néanmoins cela ne faisait que rajouter une dimension supplémentaire à une alliance politique objective déjà largement avantageuse, de toute façon. Le renforcement des liens avec le Thorval, qui pour l'Hohenhoff était la véritable « tête spirituelle » de l'Alméra chrétienne et même de la chrétienté au sens large, par sa valeur d'exemple, sans compter les nombreux autres atouts dont disposait le pays scandinave, était de toute façon une excellente alliance. Ce qu'il restait à déterminer c'était si elle, Valeska, pouvait sur un plan personnel vouloir partager sa vie avec Arne, fonder une famille avec lui et porter ses enfants. La princesse-héritière était convaincue d'avance, pour ainsi dire, c'était la femme qu'il restait véritablement à convaincre... et le moins que l'on puisse dire c'était que pour l'heure les choses étaient plutôt en bonne voie : la première impression faites par le jeune prince avait jusqu'ici été confirmé chaque fois qu'elle l'avait vu.
Le jeune homme, en bon soupirant, n'avait pas hésité à dégager du temps pour lui faire la cour, et ce jour-là Valeska avait décidé de se rendre avec lui jusqu'à Nordfield, capitale de l'état du même nom, jadis une principauté, aujourd'hui un Grand-Duché. C'était la ville où avait grandit sa mère, où avaient régné certains de ses ancêtres et où elle gardait de très bons souvenirs de certaines visites, et ce depuis son enfance. C'était en endroit agréable en été, où il profitait d'un climat assez frais dû à sa position dans le nord de l'archipel, et puis c'était l'occasion de présenter Arne à une partie de sa famille. C'était une chose que l'on faisait souvent, dans la noblesse d'Hohenhoff, et qui était même assez répandue dans le peuple : on ne se contentait pas de présenter le ou la fiancé au père mais également au reste de la famille proche. Dans son cas précis, bien entendu, cela avait aussi un écho politique puisque sa famille proche était constitué des nobles les plus puissants de l'archipel, qui avaient tous des intérêts dans la réussite de son mariage.
Le voyage en bateau avait été plaisant, Arne prouvant qu'il avait le pied marin et savait même se rendre utile sur un vaisseau, qualité indispensable pour un future prince-consort d'Hohenhoff, tout en procurant d'agréables discussions à sa fiancée, lui parlant de sa famille et de son pays, que la belle n'avait visité qu'une fois mais qu'elle avait apprécié, et qu'elle espérait pouvoir mieux découvrir, dans le futur. La visite de la ville fut toute aussi plaisante, avec ses remparts tournés en partie vers la terre mais avant tout vers la mer et les potentiels assaillants venus d'outre-mer, que ce soit du Casti ou du continent lui-même, mais également son vaste port montrant l'ouverture de l'ancienne principauté sur les échanges maritimes... quand on venait en paix. Une valeur toujours partagée par le grand-duché aujourd'hui, ainsi que par l'ensemble du royaume, d'ailleurs. Valeska ne manqua pas non plus de faire visiter à son fiancé la basilique de Nordfried, siège de l'église orthodoxe du Nordfried, la première église orthodoxe du pays, et qui comptait parmi les sites d'implantation les plus anciens de la foi chrétienne en Hohenhoff.
Comme elle l'expliqua à son fiancé alors qu'ils visitaient la ville elle-même, c'était en effet sur les îles du nord que les chrétiens avaient tout d'abord posé le pied, à des dates contestées : les îles de Nordfried et d'Hammertal prétendaient toutes les deux à l'honneur de cette première présence chrétienne : la première était soutenue par les orthodoxes, alors que l'autre l'était par les catholiques, tout simplement parce que lors du grand schisme la première avait choisi l'orthodoxie et l'autre le catholicisme. Aujourd'hui encore, le Patriarche de Nordfried restait la première autorité des orthodoxes dans l'archipel, autant parce que son siège était incontestablement le plus ancien de la foi orthodoxe en Hohenhoff que parce qu'il réunissait le plus grand nombre de fidèles, plus de la moitié même selon les dernières statistiques. L'église orthodoxe de Nordfried était aussi la foi de sa mère, comme elle l'avoua au jeune homme, et même si elle-même avait été élevée en catholique, et l'était de tout son cœur, bien entendu, cela l'aidait à rester ouverte à la tolérance religieuse.
Cela amena les fiancés à discuter de la question des courants de la foi chrétienne, comme Valeska l'avait fait en son temps avec la royale cousine du jeune homme, lors de la visite qui avait officialisé les liens entre leurs deux royaumes... posant sans doute les premiers jalons du processus qui avait conduit à l'arrangement de leur union. Finalement vint le temps de la rencontre avec la belle-famille potentielle d'Arne, et notamment avec Varkow II de Nordfried, l'un des hommes les plus puissants et influent du pays, qui se révéla néanmoins un homme simple et chaleureux dans le cadre privé où les deux fiancés le rencontrèrent, visiblement très attaché à sa nièce et plutôt satisfait de la spontanéité dont fit montre le prince thorvalois. La rencontre au final se passa très bien, et Arne fit une excellente impression sur la famille grand-ducale de Nordfried. Un pas de plus vers la concrétisation du mariage, avec des fiançailles qui devenaient de plus en plus solides, au fur et à mesure que les deux jeunes gens apprenaient à s'apprécier.
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Hohenhoff
[center][img]http://zupimages.net/up/15/50/90jd.png[/img][/center]
La tour thorvaloise :
Le Thorval, voilà un nom qui était rentré dans les conversations hohenhoffoises de bien des manières, ces derniers temps. Tout d'abord, bien entendu, c'était un nom qui avait été présent depuis des mois, et l'entrée dans le Saint-Empire, débattu aux côtés des noms des autres états membres de l'organisation impériale un peu partout dans le pays. Cette « vague » de discussions impériales avait été relancé par l'ouverture du chantier du port d'Osvelburg, qui avait raisonnée à travers le pays, avec un renforcement des discussions autour du Thorval quand on avait appris que la petite presse thorvaloise s'émouvait du sort des pêcheurs locaux. Et puis, bien sûr, les négociations ouvertes directement avec le pieux royaume nordique avaient également nourrit beaucoup de conversations, généralement de manière assez positives d'ailleurs, car, depuis le début, la plupart des échos qui circulaient à travers le pays étaient bons au sujet du Thorval comme des thorvalois.
Bien entendu, une autre nouvelle avait, plus encore que toutes les autres, soulevé les passions dans l'archipel : celle de l'annonce des fiançailles royales entre la princesse-héritière Valeska et le prince Arne de Thorval, cousin de la Reine Annabelle. Dans un pays qui avait fait son unité par la royauté, et où Valeska incarnait, littéralement et concrètement, les unions qui avaient permis l'unification nationale dans la paix et la continuité, la nouvelle ne pouvait que créer beaucoup de bruits. Aujourd'hui que les fiançailles semblaient bien parties pour se confirmer, vu qu'aucun signal contraire n'était encore venu de la royauté, et que ceux qui avaient vu les deux fiancés royaux avaient répandu le bruit qu'ils semblaient bien s'entendre, les discussions étaient un peu retombée, mais cette question, qui touchait tous les citoyens dans un domaine souvent très important pour eux, n'en restait pas moins souvent discuté le soir, dans les causeries entre voisins notamment.
Mais les habitants de la région de Baruberg, une baronnie du comté de Friedhart, avaient d'autres raisons de parler du Thorval puisque depuis plusieurs mois on y construisait la « tour thorvaloise », comme disaient les locaux. Plus exactement il s'agissait d'un observatoire astronomique thorvalo-hohenhoffois, construit dans le style thorvalois, qui tranchait avec ce que l'on connaissait sur l'île de Zerberhoff jusqu'ici. Aujourd'hui terminé, l'observatoire continuait d'attirer de nombreux visiteurs, curieux de découvrir ce bâtiment original et pourtant fonctionnel. Il s'agissait d'une haute tour, dans le style néogothique, qui atteignait environs une quarantaine de mètres de haut. Au sommet, ladite tour était munie d'un dôme qui contenait le télescope et créait des éclats de lumières divisibles de loin. Étrangement, tout original qu'il soit le bâtiment se fondait bien dans le paysage, semblant en harmonie avec lui, et de fait, la plupart des commentaires étaient positifs.
La construction était destinée à accueillir des astronomes des deux royaumes, et ceux-ci avaient déjà commencé à s'installer. La tour, construire en partie grâce à l'aide et au savoir-faire thorvalois, dans une belle collaboration entre les deux pays, avait permis aux locaux de découvrir un peu ces fameux thorvalois, au travers des ouvriers et ingénieurs venus aider leurs homologues hohenhoffois sur le chantier. Après cela, ça avait été le temps de l'inauguration, réalisée par le baron de Baruberg lui-même, en compagnie d'un des savants thorvalois qui venait alors d'arriver, dans une ambiance conviviale et bon enfant où tous, locaux comme thorvalois présents – et hohenhoffois de l'extérieur présents, d'ailleurs – avaient pu fêter dignement l'ouverture de ce site qui, on en était convaincu, serait un atout pour la science astronomique almérane.
Maintenant que la tour était en fonction depuis quelques semaines, l'intérêt retombait sûrement, certes... mais également lentement. Il faudrait sans doute des mois pour que l'on cesse de voir le bâtiment comme un objet de curiosité, et sans doute resterait-il bien plus longtemps encore un lieu remarquable par son originalité, du genre que l'on faisait voir à ses amis ou à la famille quand ils venaient vous rendre visite. Mais en attendant, le lieu, maintenant en activité, accueillait surtout des savants hohenhoffois comme thorvalois qui pouvaient étudier le ciel et les étoiles dans un bâtiment neuf et fonctionnel tout en mettant leurs savoirs respectifs en collaboration pour faire avancer toujours plus loin la connaissance de la voûte céleste et de ses mystères.
La tour thorvaloise :
Le Thorval, voilà un nom qui était rentré dans les conversations hohenhoffoises de bien des manières, ces derniers temps. Tout d'abord, bien entendu, c'était un nom qui avait été présent depuis des mois, et l'entrée dans le Saint-Empire, débattu aux côtés des noms des autres états membres de l'organisation impériale un peu partout dans le pays. Cette « vague » de discussions impériales avait été relancé par l'ouverture du chantier du port d'Osvelburg, qui avait raisonnée à travers le pays, avec un renforcement des discussions autour du Thorval quand on avait appris que la petite presse thorvaloise s'émouvait du sort des pêcheurs locaux. Et puis, bien sûr, les négociations ouvertes directement avec le pieux royaume nordique avaient également nourrit beaucoup de conversations, généralement de manière assez positives d'ailleurs, car, depuis le début, la plupart des échos qui circulaient à travers le pays étaient bons au sujet du Thorval comme des thorvalois.
Bien entendu, une autre nouvelle avait, plus encore que toutes les autres, soulevé les passions dans l'archipel : celle de l'annonce des fiançailles royales entre la princesse-héritière Valeska et le prince Arne de Thorval, cousin de la Reine Annabelle. Dans un pays qui avait fait son unité par la royauté, et où Valeska incarnait, littéralement et concrètement, les unions qui avaient permis l'unification nationale dans la paix et la continuité, la nouvelle ne pouvait que créer beaucoup de bruits. Aujourd'hui que les fiançailles semblaient bien parties pour se confirmer, vu qu'aucun signal contraire n'était encore venu de la royauté, et que ceux qui avaient vu les deux fiancés royaux avaient répandu le bruit qu'ils semblaient bien s'entendre, les discussions étaient un peu retombée, mais cette question, qui touchait tous les citoyens dans un domaine souvent très important pour eux, n'en restait pas moins souvent discuté le soir, dans les causeries entre voisins notamment.
Mais les habitants de la région de Baruberg, une baronnie du comté de Friedhart, avaient d'autres raisons de parler du Thorval puisque depuis plusieurs mois on y construisait la « tour thorvaloise », comme disaient les locaux. Plus exactement il s'agissait d'un observatoire astronomique thorvalo-hohenhoffois, construit dans le style thorvalois, qui tranchait avec ce que l'on connaissait sur l'île de Zerberhoff jusqu'ici. Aujourd'hui terminé, l'observatoire continuait d'attirer de nombreux visiteurs, curieux de découvrir ce bâtiment original et pourtant fonctionnel. Il s'agissait d'une haute tour, dans le style néogothique, qui atteignait environs une quarantaine de mètres de haut. Au sommet, ladite tour était munie d'un dôme qui contenait le télescope et créait des éclats de lumières divisibles de loin. Étrangement, tout original qu'il soit le bâtiment se fondait bien dans le paysage, semblant en harmonie avec lui, et de fait, la plupart des commentaires étaient positifs.
La construction était destinée à accueillir des astronomes des deux royaumes, et ceux-ci avaient déjà commencé à s'installer. La tour, construire en partie grâce à l'aide et au savoir-faire thorvalois, dans une belle collaboration entre les deux pays, avait permis aux locaux de découvrir un peu ces fameux thorvalois, au travers des ouvriers et ingénieurs venus aider leurs homologues hohenhoffois sur le chantier. Après cela, ça avait été le temps de l'inauguration, réalisée par le baron de Baruberg lui-même, en compagnie d'un des savants thorvalois qui venait alors d'arriver, dans une ambiance conviviale et bon enfant où tous, locaux comme thorvalois présents – et hohenhoffois de l'extérieur présents, d'ailleurs – avaient pu fêter dignement l'ouverture de ce site qui, on en était convaincu, serait un atout pour la science astronomique almérane.
Maintenant que la tour était en fonction depuis quelques semaines, l'intérêt retombait sûrement, certes... mais également lentement. Il faudrait sans doute des mois pour que l'on cesse de voir le bâtiment comme un objet de curiosité, et sans doute resterait-il bien plus longtemps encore un lieu remarquable par son originalité, du genre que l'on faisait voir à ses amis ou à la famille quand ils venaient vous rendre visite. Mais en attendant, le lieu, maintenant en activité, accueillait surtout des savants hohenhoffois comme thorvalois qui pouvaient étudier le ciel et les étoiles dans un bâtiment neuf et fonctionnel tout en mettant leurs savoirs respectifs en collaboration pour faire avancer toujours plus loin la connaissance de la voûte céleste et de ses mystères.
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Hohenhoff
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Romance princière (3) :
Cela faisait trois mois maintenant que Valeska avait rencontré Arne pour la première fois, et celui-ci continuait de faire de fréquents séjours dans l'archipel pour apprendre à connaître sa fiancée. Il ne faisait plus guère de doute pour personne que les fiançailles étaient définitivement actées, maintenant : cela n'avait pas fait l'objet d'une quelconque annonce officielle de confirmation, mais simplement que le jeune prince thorvalois ait toujours les faveurs de l'héritière hohenhoffoise après ces trois mois semblait indiquer que ladite faveur serait durable. Certes, du point de vue d'états plus « modernes », où les couples se faisaient et se défaisaient à l'envie, trois mois cela pouvait sembler n'être rien pour un jeune couple, à peine une passade, après laquelle une séparation restait toute naturelle. Mais dans la société hohenhoffoise, et particulièrement dans la noblesse, où les mariages et les alliances avaient un rôle capital, il n'était pas question de tant de légèreté : si après trois mois une damoiselle digne de ce nom n'avait toujours pas découragé un prétendant, c'était qu'elle ne lui trouvait guère de défaut et envisageait sérieusement la concrétisation finale.
De fait, Valeska appréciait beaucoup son prétendant – soupirant ne lui aurait guère convenu, il fallait bien l'avouer – et le temps passé avec lui semblait toujours des plus agréables. Il était un jeune homme franc, loin des nobles parfois trop sophistiqués qui avaient espéré obtenir sa main jusqu'ici, et il avait bon cœur. De plus, il avait toutes les compétences requises pour l'assister le jour où il monterait sur le trône, et pourrait notamment la conseiller dans le domaine militaire, le tout sans qu'elle ne doive sans cesse le surveiller de peur de le voir mener l'une ou l'autre intrigue par soif de pouvoir. Bref, il paraissait être un excellent candidat, sans compter le côté politique de leur union, qui était dans les meilleurs standards qu'aurait pu attendre la princesse-héritière, aussi bien pour elle que son pays. Enfin, il était bel homme et elle pouvait passer du temps avec lui avec plaisir, ce qui ne gâchait rien, d'autant que son désir d'en apprendre plus sur ce qui serait, en cas de mariage, sa seconde partie, semblait sincère... et qu'il semblait aussi capable de s’acclimater à la vie très proche de la mer que menaient les hohenhoffois, naturellement.
Et forcément, plus ces fiançailles paraissaient officielles et définitives, plus les demandes pour rencontrer le jeune homme s'étaient multipliées. Si la plupart pouvaient être ignorées, d'autres, en revanche, ne souffriraient guère d'être trop longtemps repousser : celles des Grands-Duchés... autrement dit ceux qui étaient à la fois dans le cercle des nobles les plus puissants et, plus important encore sans doute dans ce cas précis, ses cousins directs. En effet, elle avait présenté Arne à la famille grand-ducale de Nordfried, la famille de sa mère, mais dans le complexe échiquier tout à la fois politique et familial d'Hohenhoff, il était impensable de ne pas en faire de même, maintenant que l'union se confirmait, avec les familles grands-ducales de Zerberhoff et d'Erbermarcht. Et la jeune princesse avait décidé de d'abord présenter son fiancé à celle qu'elle lui présenta comme « sa cousine favorite », Amalia II, Grande-Duchesse de Zerberhoff. C'était sa cousine au deuxième degré en vérité, fille d'un cousin germain de son père, lui-même fils de la sœur cadette de la Reine Alosia I de Zerberhoff, première reine co-souveraine d'Hohenhoff, qui avait pris la tête du duché après qu'Alosia soit montée sur le trône fédéral.
C'est ainsi que, après un nouveau voyage en mer, là aussi fort plaisant – la mer, ou plutôt l'amour de la mer, étant visiblement l'un des points communs qu'avaient les deux fiancés – le jeune couple visita l'Île de Zerberhoff, la plus méridionale des îles de l'archipel hohenhoffoise, la plus fière et la plus insoumise dans l'histoire, également. Si le joug unitaire avait parfois pesé sur le Zerberhoff, cela n'avait jamais été de bon gré, sauf quand ils en étaient eux-mêmes à l'origine, car ses habitants étaient d'une mentalité fière, qui n'acceptait pas volontiers les chaînes. C'était d'ailleurs la grande force de la monarchie actuelle : parvenir, grâce à son caractère rassembleur, à réunir l'archipel sans pour autant nier l'identité régionale et donc réveiller ce genre de fierté. L'accueil fut bon, d'ailleurs, pour le couple princier, Valeska étant vue avant tout comme la future « reine de Zerberhoff », elle qui portait en elle le sang de la longue lignée des souverains de l'île, plus que comme une future incarnation de l'idée fédérale. Et l'idée de son mariage réjouissaient beaucoup les locaux, d'autant que, un mariage en Zerberhoff étant inenvisageable pour des questions simples de consanguinité, ils préféraient largement voir leur prochain prince-consort issu d'une prestigieuse lignée étrangère.
Sur le plan religieux, la grande Cathédrale de la Sainte-Trinité que visita le prince thorvalois présentait une petite originalité : bien que de rite familier et catholique, elle n'était pas, comme l'en informa l'archevêque, dans le giron d'Urba, car pour des raisons d'attachement à leurs traditions les gens de Zerberhoff avaient rompu avec Urba longtemps au part avant pour fonder leur propre église, dite « catholique trinitaire ». Aujourd'hui, en partie sous l'influence de ce qui se passait au Thorval entre catholiques et orthodoxes, certains envisageaient un possible retour dans le giron d'Urba, mais tous les fidèles étaient loin d'être forcément acquis, et le chemin serait encore long, même si l'homme de foi sembla apprécier sa discussion avec le prince. Le contact avec la famille grand-ducale fut également très bon, la grande-duchesse se montrant très ouverte et n'hésitant pas à se montrer taquine avec la princesse-héritière et amicale avec « son futur cousin par alliance ». Lequel abusa d'ailleurs peut-être un peu du vin fin de Zerberhoff, ce qui n'empêcha pas la soirée de bien se dérouler, d'ailleurs.
Au final, de rencontre en rencontre, Valeska en profitait pour faire connaissance avec le jeune homme et le présenter à sa famille, certes, mais aussi pour lui apprendre à connaître le pays et les gens sur lesquels, un jour, il serait amené à régner à ses côtés, ce qui était après tout fondamental, car en tant que prince-consort s'il n'exercerait pas le pouvoir elle n'en attendait pas moins qu'il connaisse le pays et sache la conseiller, ce qui, soit dit en passant, semblait bien parti, le contact avec les gens du commun semblant naturel pour Arne, au grand plaisir de sa future épouse, qui était ravie de le voir ainsi prendre contact avec le peuple des différentes régions du royaume.
Romance princière (3) :
Cela faisait trois mois maintenant que Valeska avait rencontré Arne pour la première fois, et celui-ci continuait de faire de fréquents séjours dans l'archipel pour apprendre à connaître sa fiancée. Il ne faisait plus guère de doute pour personne que les fiançailles étaient définitivement actées, maintenant : cela n'avait pas fait l'objet d'une quelconque annonce officielle de confirmation, mais simplement que le jeune prince thorvalois ait toujours les faveurs de l'héritière hohenhoffoise après ces trois mois semblait indiquer que ladite faveur serait durable. Certes, du point de vue d'états plus « modernes », où les couples se faisaient et se défaisaient à l'envie, trois mois cela pouvait sembler n'être rien pour un jeune couple, à peine une passade, après laquelle une séparation restait toute naturelle. Mais dans la société hohenhoffoise, et particulièrement dans la noblesse, où les mariages et les alliances avaient un rôle capital, il n'était pas question de tant de légèreté : si après trois mois une damoiselle digne de ce nom n'avait toujours pas découragé un prétendant, c'était qu'elle ne lui trouvait guère de défaut et envisageait sérieusement la concrétisation finale.
De fait, Valeska appréciait beaucoup son prétendant – soupirant ne lui aurait guère convenu, il fallait bien l'avouer – et le temps passé avec lui semblait toujours des plus agréables. Il était un jeune homme franc, loin des nobles parfois trop sophistiqués qui avaient espéré obtenir sa main jusqu'ici, et il avait bon cœur. De plus, il avait toutes les compétences requises pour l'assister le jour où il monterait sur le trône, et pourrait notamment la conseiller dans le domaine militaire, le tout sans qu'elle ne doive sans cesse le surveiller de peur de le voir mener l'une ou l'autre intrigue par soif de pouvoir. Bref, il paraissait être un excellent candidat, sans compter le côté politique de leur union, qui était dans les meilleurs standards qu'aurait pu attendre la princesse-héritière, aussi bien pour elle que son pays. Enfin, il était bel homme et elle pouvait passer du temps avec lui avec plaisir, ce qui ne gâchait rien, d'autant que son désir d'en apprendre plus sur ce qui serait, en cas de mariage, sa seconde partie, semblait sincère... et qu'il semblait aussi capable de s’acclimater à la vie très proche de la mer que menaient les hohenhoffois, naturellement.
Et forcément, plus ces fiançailles paraissaient officielles et définitives, plus les demandes pour rencontrer le jeune homme s'étaient multipliées. Si la plupart pouvaient être ignorées, d'autres, en revanche, ne souffriraient guère d'être trop longtemps repousser : celles des Grands-Duchés... autrement dit ceux qui étaient à la fois dans le cercle des nobles les plus puissants et, plus important encore sans doute dans ce cas précis, ses cousins directs. En effet, elle avait présenté Arne à la famille grand-ducale de Nordfried, la famille de sa mère, mais dans le complexe échiquier tout à la fois politique et familial d'Hohenhoff, il était impensable de ne pas en faire de même, maintenant que l'union se confirmait, avec les familles grands-ducales de Zerberhoff et d'Erbermarcht. Et la jeune princesse avait décidé de d'abord présenter son fiancé à celle qu'elle lui présenta comme « sa cousine favorite », Amalia II, Grande-Duchesse de Zerberhoff. C'était sa cousine au deuxième degré en vérité, fille d'un cousin germain de son père, lui-même fils de la sœur cadette de la Reine Alosia I de Zerberhoff, première reine co-souveraine d'Hohenhoff, qui avait pris la tête du duché après qu'Alosia soit montée sur le trône fédéral.
C'est ainsi que, après un nouveau voyage en mer, là aussi fort plaisant – la mer, ou plutôt l'amour de la mer, étant visiblement l'un des points communs qu'avaient les deux fiancés – le jeune couple visita l'Île de Zerberhoff, la plus méridionale des îles de l'archipel hohenhoffoise, la plus fière et la plus insoumise dans l'histoire, également. Si le joug unitaire avait parfois pesé sur le Zerberhoff, cela n'avait jamais été de bon gré, sauf quand ils en étaient eux-mêmes à l'origine, car ses habitants étaient d'une mentalité fière, qui n'acceptait pas volontiers les chaînes. C'était d'ailleurs la grande force de la monarchie actuelle : parvenir, grâce à son caractère rassembleur, à réunir l'archipel sans pour autant nier l'identité régionale et donc réveiller ce genre de fierté. L'accueil fut bon, d'ailleurs, pour le couple princier, Valeska étant vue avant tout comme la future « reine de Zerberhoff », elle qui portait en elle le sang de la longue lignée des souverains de l'île, plus que comme une future incarnation de l'idée fédérale. Et l'idée de son mariage réjouissaient beaucoup les locaux, d'autant que, un mariage en Zerberhoff étant inenvisageable pour des questions simples de consanguinité, ils préféraient largement voir leur prochain prince-consort issu d'une prestigieuse lignée étrangère.
Sur le plan religieux, la grande Cathédrale de la Sainte-Trinité que visita le prince thorvalois présentait une petite originalité : bien que de rite familier et catholique, elle n'était pas, comme l'en informa l'archevêque, dans le giron d'Urba, car pour des raisons d'attachement à leurs traditions les gens de Zerberhoff avaient rompu avec Urba longtemps au part avant pour fonder leur propre église, dite « catholique trinitaire ». Aujourd'hui, en partie sous l'influence de ce qui se passait au Thorval entre catholiques et orthodoxes, certains envisageaient un possible retour dans le giron d'Urba, mais tous les fidèles étaient loin d'être forcément acquis, et le chemin serait encore long, même si l'homme de foi sembla apprécier sa discussion avec le prince. Le contact avec la famille grand-ducale fut également très bon, la grande-duchesse se montrant très ouverte et n'hésitant pas à se montrer taquine avec la princesse-héritière et amicale avec « son futur cousin par alliance ». Lequel abusa d'ailleurs peut-être un peu du vin fin de Zerberhoff, ce qui n'empêcha pas la soirée de bien se dérouler, d'ailleurs.
Au final, de rencontre en rencontre, Valeska en profitait pour faire connaissance avec le jeune homme et le présenter à sa famille, certes, mais aussi pour lui apprendre à connaître le pays et les gens sur lesquels, un jour, il serait amené à régner à ses côtés, ce qui était après tout fondamental, car en tant que prince-consort s'il n'exercerait pas le pouvoir elle n'en attendait pas moins qu'il connaisse le pays et sache la conseiller, ce qui, soit dit en passant, semblait bien parti, le contact avec les gens du commun semblant naturel pour Arne, au grand plaisir de sa future épouse, qui était ravie de le voir ainsi prendre contact avec le peuple des différentes régions du royaume.
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Hohenhoff
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Romance princière (4) :
Cela faisait maintenant cinq mois que les deux fiancés s'étaient rencontrés pour la première fois, et Valeska n'avait guère été surprise quand, à l'approche d'une nouvelle visite du prince thorvalois pour que celui-ci continue la cour qu'il lui faisait – même s'il fallait bien avouer que cela n'avait guère avoir avec les cours sophistiquées que l'on pouvait imaginer dans certaines monarchies continentales ou dans d'autres parties du monde, comptant particulièrement avec toute la franchise et la noble simplicité d'Arne – son père l'avait appelée pour lui demander son avis « ferme et définitif » sur le jeune prétendant à sa main. Ce que son père souhaitait, elle le savait, ce n'était pas une simple appréciation comme celles qu'elle avait déjà livré plusieurs fois, formellement ou non, mais une réponse tranchée : était-elle prête à faire d'Arne son époux, avec une résolution égale à celle qu'elle devrait avoir le jour du mariage en prononçant le « oui » fatidique et irrévocable ? Cet acte-là l'engagerait devant Dieu, mais celui que son père lui avait demandé l'engageait et surtout engageait le pays devant les yeux des hommes – et même si c'était infiniment moins important, cela l'était tout de même, car l'Hohenhoff était trop jeune dans son rayonnement international pour se permettre le ridicule d'un mariage annulé en dernière minute.
Une fois encore, la jeune femme avait été heureuse d'avoir l'occasion de faire ce choix. Cela aurait sans doute semblé étrange aux gens des pays dits « libéraux » ou chacun faisait ce qu'il voulait, mais pour une famille royale digne de ce nom, tout, jusqu'au mariage, devait être au service du peuple. Son père n'avait eut aucun choix de sa fiancée – pas plus que sa mère ne l'avait choisi, d'ailleurs – et elle était heureuse du fait qu'il lui ait laissé ce choix. Du reste, elle n'avait aucune raison de changer son choix, et elle confirma qu'elle donnait son accord définitif pour le mariage. Concrètement, cela voulait dire que le processus du mariage proprement dit allait être enclenché : on allait annoncer une date à la face du monde, commencer les préparatifs, envoyer les invitations et ainsi de suite. Après cela, difficile donc de faire marche arrière, et impossible de le faire sans perdre la face, mais Valeska estimait qu'elle avait eut bien assez de temps pour sa réflexion et pour tout le reste. Ce n'était plus seulement une première impression : après cinq mois, elle pouvait dire qu'Arne était un homme juste et bon, qui ferait un bon mari et plus important encore un bon prince-consort pour l'Hohenhoff dans le futur. De plus, personnellement, elle l'appréciait, elle se sentait protéger au près de lui, et sa simplicité savait toujours admirablement la toucher.
Le premier à qui annoncer la nouvelle de son choix, et celui qui devait le valider en dernier lieux – bien que cette validation ne fasse guère de doute – avait bien entendu été Arne lui-même, à qui elle avait annoncé la chose dès son arrivée. Celui-ci n'avait guère caché sa joie, la prenant dans ses bras et la soulevant de terre dans un mouvement de bonheur spontané, ce qui fit rire sa promise. Néanmoins si formellement son approbation – vite concrétisée en mots – suffisait, conjuguée avec la sienne et celle de leurs souverains respectifs, qui avait déjà été obtenue, en pratique Valeska voulait annoncer la nouvelle tout d'abord, et ainsi recueillir l'approbation, d'un dernier groupe de personne, à savoir tout simplement la troisième « branche parente » de la famille royale : ses cousins de la famille grand-ducale d'Erbermarcht. Il était en effet difficilement concevable pour la paix des réunions familiales et plus largement la bonne ambiance nationale d'officialiser publiquement le mariage en ayant rencontrer les cousins de Nordfield et de Zerberhoff, mais pas la troisième maison majeure du pays – celle qui plus est dont « provenait » en droite ligne masculine la lignée royale actuelle – autant sur un plan politique – l'équilibre étant toujours important dans un état fédéral aussi jeune que l'Hohenhoff – que sur un plan personnel et familial.
C'est ainsi que pendant que le personnel royal préparait l'annonce officiel, les deux fiancés avaient prit le chemin de la cité d'Erbermarcht pour rencontrer la famille Grand-Ducale... encore une fois avec beaucoup de succès. Il fallait dire que, des trois familles qui avaient donné naissance à l'actuelle famille royale, les d'Erbermarcht avait été la plus touchée notamment par le phénomène de conversion : alors que les dirigeants du Nordfield restaient orthodoxes et que ceux du Zerberhoff, pour l'heure, continuaient à rester des catholiques trinitaires, les dirigeants de l'Erbermarcht, eux, s'étaient convertis au catholicisme urbain à la suite de Kunibert III, ce qui ne fit que privilégier un bon courant entre eux et le futur prince-consort. Au fond, même si cela s'était fait par des causes différents, l'Erbermarcht actuel ressemblait au Thorval sur le plan religieux : il se partageait entre catholiques et orthodoxes vivants en bonne intelligence, comme le prince pu du reste s'en rendre compte pendant sa visite du Grand-Duché.
En compagnie de sa fiancée, le jeune homme pu ainsi découvrir les lieux religieux forts d'Erbermarcht, qu'ils soient catholiques ou orthodoxes – certains étant d'ailleurs passés, avec le consentement des deux clergés et de la population, de la seconde catégorie à la première dans les dernières décennies, au fil des conversions – mais aussi, si pas surtout, les lieux de vie des gens d'Erbermarcht, les deux promis s'arrêtant souvent dans des villages et des lieux simples qui semblaient nombreux en Erbermarcht, les habitants accueillant avec joie celle qu'ils voyaient comme « leur » princesse – bien qu'ils ne fussent pas les premiers à le penser – composant une visite au ton très joyeux. Une visite qui se fini très bien pour le jeune prince thorvalois, d'ailleurs, puisque, avec cette dernière « validation » informelle de la famille – au sens large – de sa promise, le mariage pu finalement être officiellement annoncé à leur retour à Rosenhoff, la date étant fixée pour le mois de février.
Romance princière (4) :
Cela faisait maintenant cinq mois que les deux fiancés s'étaient rencontrés pour la première fois, et Valeska n'avait guère été surprise quand, à l'approche d'une nouvelle visite du prince thorvalois pour que celui-ci continue la cour qu'il lui faisait – même s'il fallait bien avouer que cela n'avait guère avoir avec les cours sophistiquées que l'on pouvait imaginer dans certaines monarchies continentales ou dans d'autres parties du monde, comptant particulièrement avec toute la franchise et la noble simplicité d'Arne – son père l'avait appelée pour lui demander son avis « ferme et définitif » sur le jeune prétendant à sa main. Ce que son père souhaitait, elle le savait, ce n'était pas une simple appréciation comme celles qu'elle avait déjà livré plusieurs fois, formellement ou non, mais une réponse tranchée : était-elle prête à faire d'Arne son époux, avec une résolution égale à celle qu'elle devrait avoir le jour du mariage en prononçant le « oui » fatidique et irrévocable ? Cet acte-là l'engagerait devant Dieu, mais celui que son père lui avait demandé l'engageait et surtout engageait le pays devant les yeux des hommes – et même si c'était infiniment moins important, cela l'était tout de même, car l'Hohenhoff était trop jeune dans son rayonnement international pour se permettre le ridicule d'un mariage annulé en dernière minute.
Une fois encore, la jeune femme avait été heureuse d'avoir l'occasion de faire ce choix. Cela aurait sans doute semblé étrange aux gens des pays dits « libéraux » ou chacun faisait ce qu'il voulait, mais pour une famille royale digne de ce nom, tout, jusqu'au mariage, devait être au service du peuple. Son père n'avait eut aucun choix de sa fiancée – pas plus que sa mère ne l'avait choisi, d'ailleurs – et elle était heureuse du fait qu'il lui ait laissé ce choix. Du reste, elle n'avait aucune raison de changer son choix, et elle confirma qu'elle donnait son accord définitif pour le mariage. Concrètement, cela voulait dire que le processus du mariage proprement dit allait être enclenché : on allait annoncer une date à la face du monde, commencer les préparatifs, envoyer les invitations et ainsi de suite. Après cela, difficile donc de faire marche arrière, et impossible de le faire sans perdre la face, mais Valeska estimait qu'elle avait eut bien assez de temps pour sa réflexion et pour tout le reste. Ce n'était plus seulement une première impression : après cinq mois, elle pouvait dire qu'Arne était un homme juste et bon, qui ferait un bon mari et plus important encore un bon prince-consort pour l'Hohenhoff dans le futur. De plus, personnellement, elle l'appréciait, elle se sentait protéger au près de lui, et sa simplicité savait toujours admirablement la toucher.
Le premier à qui annoncer la nouvelle de son choix, et celui qui devait le valider en dernier lieux – bien que cette validation ne fasse guère de doute – avait bien entendu été Arne lui-même, à qui elle avait annoncé la chose dès son arrivée. Celui-ci n'avait guère caché sa joie, la prenant dans ses bras et la soulevant de terre dans un mouvement de bonheur spontané, ce qui fit rire sa promise. Néanmoins si formellement son approbation – vite concrétisée en mots – suffisait, conjuguée avec la sienne et celle de leurs souverains respectifs, qui avait déjà été obtenue, en pratique Valeska voulait annoncer la nouvelle tout d'abord, et ainsi recueillir l'approbation, d'un dernier groupe de personne, à savoir tout simplement la troisième « branche parente » de la famille royale : ses cousins de la famille grand-ducale d'Erbermarcht. Il était en effet difficilement concevable pour la paix des réunions familiales et plus largement la bonne ambiance nationale d'officialiser publiquement le mariage en ayant rencontrer les cousins de Nordfield et de Zerberhoff, mais pas la troisième maison majeure du pays – celle qui plus est dont « provenait » en droite ligne masculine la lignée royale actuelle – autant sur un plan politique – l'équilibre étant toujours important dans un état fédéral aussi jeune que l'Hohenhoff – que sur un plan personnel et familial.
C'est ainsi que pendant que le personnel royal préparait l'annonce officiel, les deux fiancés avaient prit le chemin de la cité d'Erbermarcht pour rencontrer la famille Grand-Ducale... encore une fois avec beaucoup de succès. Il fallait dire que, des trois familles qui avaient donné naissance à l'actuelle famille royale, les d'Erbermarcht avait été la plus touchée notamment par le phénomène de conversion : alors que les dirigeants du Nordfield restaient orthodoxes et que ceux du Zerberhoff, pour l'heure, continuaient à rester des catholiques trinitaires, les dirigeants de l'Erbermarcht, eux, s'étaient convertis au catholicisme urbain à la suite de Kunibert III, ce qui ne fit que privilégier un bon courant entre eux et le futur prince-consort. Au fond, même si cela s'était fait par des causes différents, l'Erbermarcht actuel ressemblait au Thorval sur le plan religieux : il se partageait entre catholiques et orthodoxes vivants en bonne intelligence, comme le prince pu du reste s'en rendre compte pendant sa visite du Grand-Duché.
En compagnie de sa fiancée, le jeune homme pu ainsi découvrir les lieux religieux forts d'Erbermarcht, qu'ils soient catholiques ou orthodoxes – certains étant d'ailleurs passés, avec le consentement des deux clergés et de la population, de la seconde catégorie à la première dans les dernières décennies, au fil des conversions – mais aussi, si pas surtout, les lieux de vie des gens d'Erbermarcht, les deux promis s'arrêtant souvent dans des villages et des lieux simples qui semblaient nombreux en Erbermarcht, les habitants accueillant avec joie celle qu'ils voyaient comme « leur » princesse – bien qu'ils ne fussent pas les premiers à le penser – composant une visite au ton très joyeux. Une visite qui se fini très bien pour le jeune prince thorvalois, d'ailleurs, puisque, avec cette dernière « validation » informelle de la famille – au sens large – de sa promise, le mariage pu finalement être officiellement annoncé à leur retour à Rosenhoff, la date étant fixée pour le mois de février.
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Hohenhoff
[center][img]http://zupimages.net/up/15/50/90jd.png[/img][/center]
Mariage princier :
[NB : Rp décrivant des éléments s'étant déroulés en février inrp, avec mes excuses pour ce retard indépendant de ma volonté.]
La cérémonie avait été grandiose, bien entendu, mais on ne pouvait en attendre moins d'un mariage princier, après tout, surtout celui d'une princesse-héritière. Le mariage de Valeska d'Hohenhoff revêtait une importance toute particulière pour l'ensemble du peuple de l'archipel, qui voyait ainsi se concrétiser la promesse d'une poursuite de la lignée royale, et donc de l'union et de la paix du royaume. C'était aussi la réalisation concrète du lien restauré avec les puissances chrétiennes continentales, de la fin de l'isolation relative de la diplomatie hohenhoffoise, longtemps repliée sur elle-même pour la construction même de son identité et de son union en toute indépendance, ainsi que de l'amitié déjà affirmée avec le Royaume du Thorval, qui, après l'union de l'héritière avec un prince de sang thorvalois, devenait plus solide et plus réel que par l'intermédiaire de n'importe quel bout de papier ou traité, si solennel fut-il. On touchait ici à la forme d'union et d'alliance la plus concrète et la plus réelle qui soit, aux yeux d'un peuple comme les hohenhoffois, encore pétris de monarchisme, au point que leur pays ne s'était pas unis autrement que par le mariage. Un symbole qui valait pour le Thorval, bien sûr, mais aussi pour tout le Saint-Empire et même pour toute l'Alméra continentale proprement dites, à un certain degré.
Il y avait moult invités prestigieux, mais encore une fois la chose était attendue. Les héritiers territoriaux des anciens souverains de l'île, grands-ducs et cousins de la mariés, s'étaient bien entendu déplacés, dans leurs plus beaux atout, mais tous les vassaux en avaient bien entendu fait de même : les ducs, les comtes, et un bon nombre des nobles les plus riches ou influents parmi les rangs inférieurs, tous se pressaient sur les bancs de la cathédrale de Rosenhoff. Seuls les nobles influents mais non-chrétiens étaient absents, et rejoindraient l'assemblée plus tard, lors de la fête qui suivrait le mariage. Néanmoins, au-delà de la noblesse de l'archipel, accompagnée d'autres représentant du peuple archipélagique, il y avait aussi des invités de plus grande envergure encore. De nombreux ambassadeurs s'étaient déplacés, mais plus encore on comptait avait la présence de grandes têtes couronnées du simpomonde : Annabelle II du Thorval, cousine du marié, voisinait avec le bon Ménélok IV de Maok ou le jeune Franz du Viertenstein et du Saint-Empire, ainsi qu'avec d'autres chefs d'états moins traditionnels, et peut-être moins remarqués du peuple, pour ce seul fait, bien que loin d'êtres méprisés dans le protocole pour autant, comme le Président du Wildhorn.
Tout cela était important, bien entendu, mais ce qui avait sans doute le plus touché Valensia, en fin de compte, avait sans doute été le calme de son propre cœur alors que son royal géniteur l'amenait jusqu'à l'autel où l'attendait son fiancé venu du nord, un calme teinté de bonheur. Alors qu'elle avait toujours eut un doute au fond d'elle, même si elle n'avait jamais imaginé se marier autrement que par devoir, bien entendu, elle découvrit en avançant vers celui qui n'était plus son fiancé que pour de cours instants que ces doutes s'étaient envolés. Elle se sentait pleinement sereine en s'avançant vers l'autel, comme si le ciel avait exaucé ses prières de paix, à moins qu'elle ne soit simplement parvenue à celle-ci au bout d'un long cheminement. En voyant Arne l'attendre au près de l'archevêque, un grand sourire lumineux comme le soleil sur son visage franc, elle ne pouvait que se dire qu'elle pourrait vraiment aimer cet homme, si on lui en laissait l'occasion, qu'il serait, en tous cas, plus qu'à la hauteur des tâches d'époux et de prince-consort que ce mariage lui destinait.
Cette certitude au cœur, la princesse-héritière n'en fut que plus rayonnante, et la cérémonie se déroula au mieux. Les serments furent échangés deux fois, l'une en latin, l'autre en allemand – pour être mieux compris du peuple, qui était après tout lui aussi concerné au premier chef par ce mariage qui était celui de sa future souveraine – au cœur d'une cérémonie qui fut aussi pieuse qu'heureuse, puis les mariés, et tous les nobles et royaux invités, sortirent de la cathédrale pour, sous les vivats populaires des habitants de la capitale, mais aussi de tout le pays, parfois venus de très loin pour pouvoir mêler sa joie à celle du couple princier, pour pouvoir lancer leurs bénédictions sur leur future souveraine et son nouvel époux et pour pouvoir fêter dignement cette occasion de liesse à l'échelle du pays entiers. Les jeunes mariés distribuèrent force de sourires, de signes de la main et autres manifestation de leur joie partagée, de même, sans doute, que nombre des participants au cortège, alors que tout ce petit monde s'acheminait jusqu'au Palais Royal de Rosenhoff où, rejoints par ceux des invités qui ne se jugeaient pas à leur place dans une église, tout ce petit monde poursuivit dignement la fête par un joyeux banquet de mariage.
Le banquet fut à la hauteur de la fête à célébré, fournissant du reste à chacun l'occasion de lever son verre à la santé des jeunes mariés. Les restes du banquet seraient redistribués le lendemain au peuple de la capitale et des environs, comme c'était de coutume pour les grandes fêtes de la famille royale, ce qui n'avait pas empêché la ville entière de faire la fête déjà dès le soir même. Valeska, toutefois, ne devait garder qu'une image floue de la soirée, portée essentiellement par la satisfaction de se savoir mariée et un certain stress pour sa nuit de noce, qui était tout de même sa première approche de « la chose ». Cela n'empêcha pas la fête de se dérouler au mieux, tout comme la nuit de noce, d'ailleurs, mais ce dernier récit, lui, n'appartenait qu'à l'intimité du jeune couple...
Mariage princier :
[NB : Rp décrivant des éléments s'étant déroulés en février inrp, avec mes excuses pour ce retard indépendant de ma volonté.]
La cérémonie avait été grandiose, bien entendu, mais on ne pouvait en attendre moins d'un mariage princier, après tout, surtout celui d'une princesse-héritière. Le mariage de Valeska d'Hohenhoff revêtait une importance toute particulière pour l'ensemble du peuple de l'archipel, qui voyait ainsi se concrétiser la promesse d'une poursuite de la lignée royale, et donc de l'union et de la paix du royaume. C'était aussi la réalisation concrète du lien restauré avec les puissances chrétiennes continentales, de la fin de l'isolation relative de la diplomatie hohenhoffoise, longtemps repliée sur elle-même pour la construction même de son identité et de son union en toute indépendance, ainsi que de l'amitié déjà affirmée avec le Royaume du Thorval, qui, après l'union de l'héritière avec un prince de sang thorvalois, devenait plus solide et plus réel que par l'intermédiaire de n'importe quel bout de papier ou traité, si solennel fut-il. On touchait ici à la forme d'union et d'alliance la plus concrète et la plus réelle qui soit, aux yeux d'un peuple comme les hohenhoffois, encore pétris de monarchisme, au point que leur pays ne s'était pas unis autrement que par le mariage. Un symbole qui valait pour le Thorval, bien sûr, mais aussi pour tout le Saint-Empire et même pour toute l'Alméra continentale proprement dites, à un certain degré.
Il y avait moult invités prestigieux, mais encore une fois la chose était attendue. Les héritiers territoriaux des anciens souverains de l'île, grands-ducs et cousins de la mariés, s'étaient bien entendu déplacés, dans leurs plus beaux atout, mais tous les vassaux en avaient bien entendu fait de même : les ducs, les comtes, et un bon nombre des nobles les plus riches ou influents parmi les rangs inférieurs, tous se pressaient sur les bancs de la cathédrale de Rosenhoff. Seuls les nobles influents mais non-chrétiens étaient absents, et rejoindraient l'assemblée plus tard, lors de la fête qui suivrait le mariage. Néanmoins, au-delà de la noblesse de l'archipel, accompagnée d'autres représentant du peuple archipélagique, il y avait aussi des invités de plus grande envergure encore. De nombreux ambassadeurs s'étaient déplacés, mais plus encore on comptait avait la présence de grandes têtes couronnées du simpomonde : Annabelle II du Thorval, cousine du marié, voisinait avec le bon Ménélok IV de Maok ou le jeune Franz du Viertenstein et du Saint-Empire, ainsi qu'avec d'autres chefs d'états moins traditionnels, et peut-être moins remarqués du peuple, pour ce seul fait, bien que loin d'êtres méprisés dans le protocole pour autant, comme le Président du Wildhorn.
Tout cela était important, bien entendu, mais ce qui avait sans doute le plus touché Valensia, en fin de compte, avait sans doute été le calme de son propre cœur alors que son royal géniteur l'amenait jusqu'à l'autel où l'attendait son fiancé venu du nord, un calme teinté de bonheur. Alors qu'elle avait toujours eut un doute au fond d'elle, même si elle n'avait jamais imaginé se marier autrement que par devoir, bien entendu, elle découvrit en avançant vers celui qui n'était plus son fiancé que pour de cours instants que ces doutes s'étaient envolés. Elle se sentait pleinement sereine en s'avançant vers l'autel, comme si le ciel avait exaucé ses prières de paix, à moins qu'elle ne soit simplement parvenue à celle-ci au bout d'un long cheminement. En voyant Arne l'attendre au près de l'archevêque, un grand sourire lumineux comme le soleil sur son visage franc, elle ne pouvait que se dire qu'elle pourrait vraiment aimer cet homme, si on lui en laissait l'occasion, qu'il serait, en tous cas, plus qu'à la hauteur des tâches d'époux et de prince-consort que ce mariage lui destinait.
Cette certitude au cœur, la princesse-héritière n'en fut que plus rayonnante, et la cérémonie se déroula au mieux. Les serments furent échangés deux fois, l'une en latin, l'autre en allemand – pour être mieux compris du peuple, qui était après tout lui aussi concerné au premier chef par ce mariage qui était celui de sa future souveraine – au cœur d'une cérémonie qui fut aussi pieuse qu'heureuse, puis les mariés, et tous les nobles et royaux invités, sortirent de la cathédrale pour, sous les vivats populaires des habitants de la capitale, mais aussi de tout le pays, parfois venus de très loin pour pouvoir mêler sa joie à celle du couple princier, pour pouvoir lancer leurs bénédictions sur leur future souveraine et son nouvel époux et pour pouvoir fêter dignement cette occasion de liesse à l'échelle du pays entiers. Les jeunes mariés distribuèrent force de sourires, de signes de la main et autres manifestation de leur joie partagée, de même, sans doute, que nombre des participants au cortège, alors que tout ce petit monde s'acheminait jusqu'au Palais Royal de Rosenhoff où, rejoints par ceux des invités qui ne se jugeaient pas à leur place dans une église, tout ce petit monde poursuivit dignement la fête par un joyeux banquet de mariage.
Le banquet fut à la hauteur de la fête à célébré, fournissant du reste à chacun l'occasion de lever son verre à la santé des jeunes mariés. Les restes du banquet seraient redistribués le lendemain au peuple de la capitale et des environs, comme c'était de coutume pour les grandes fêtes de la famille royale, ce qui n'avait pas empêché la ville entière de faire la fête déjà dès le soir même. Valeska, toutefois, ne devait garder qu'une image floue de la soirée, portée essentiellement par la satisfaction de se savoir mariée et un certain stress pour sa nuit de noce, qui était tout de même sa première approche de « la chose ». Cela n'empêcha pas la fête de se dérouler au mieux, tout comme la nuit de noce, d'ailleurs, mais ce dernier récit, lui, n'appartenait qu'à l'intimité du jeune couple...