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Sébaldie

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23 janvier 2030

[center]Sebaaldopol

Au plus fort d’une crise politique, Goran Horandson lâche
une bombe et devient Premier ministre par intérim


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/409717menecius.jpg[/img]
Juozas Menecius, destitué par la Cour Constitutionnelle le 22 janvier.[/center]
        • [justify]Juozas Menecius, Premier ministre de la Sébaldie depuis 2028, a été officiellement destitué par la Cour Constitutionnelle pour non-respect d’une initiative populaire nationale. S’il devrait être normalement reconduit dans ses fonctions par le Président de la République, il se désolidarise de Goran Horandson, son Vice-Premier ministre devenu par conséquent Premier ministre par intérim. Celui-ci, en faisant légaliser une forme d’esclavage moderne qui en tait à peine le nom, a créé un tollé international, quatorze ans après sa légalisation de la viande humaine. Les Sébaldes en appellent à son départ.[/justify]

          [justify]GORAN HORANDSON ASSURE L’INTÉRIM APRÈS AVOIR TRAHI JUOZAS MENECIUS. Le [url=http://www.simpolitique.com/post278933.html#p278933]processus de destitution[/url] a finalement abouti : Juozas Menecius n’est plus Premier ministre de la République Sébalde depuis le 22 janvier. Depuis, c’est le numéro deux, Goran Horandson, qui assure l’intérim, jusqu’à ce que le président honoraire de la République Sébalde, Koen Van Overbeck, ne nomme un nouveau Premier ministre. Il est extrêmement probable qu’il renomme à ce poste Juozas Menecius, qui a fait ses preuves à la tête du gouvernement depuis deux ans. Mais le gouvernement ne pourra pas être reconduit comme tel, la coalition entre libéraux et nationalistes ayant éclaté. Et c’est là que le bât blesse pour Menecius : le Premier ministre manque de soutiens en dehors de son parti et n’est pas en capacité de mener une coalition gouvernementale nouvelle. Aussi, il ne lui reste plus que l’arme de la dissolution parlementaire, qui est la prérogative du seul Premier ministre de plein droit. Goran Horandson, lui, n’aura droit qu’à quelques pouvoirs limités en tant que Premier ministre par intérim. Il ne peut pas remanier le gouvernement, ne peut pas déposer de nouveau projet de loi, ne peut pas dissoudre le Parlement, ne peut utiliser la force armée… Son action consiste juste à s’occuper des affaires courantes jusqu’à ce que le Président nomme un Premier ministre de plein droit. Dans le droit constitutionnel sébalde, on entend par « affaires courantes » toutes celles qui ont eu cours avant la démission ou la destitution du Premier ministre, et qui doivent être conduites à leur terme.

          LA LÉGALISATION DE L’ESCLAVAGE CRÉE UN TOLLÉ INTERNATIONAL. L’action, dit-on, était préparée de longue date. Personne n’a cru Goran Horandson lorsque, dans une [url=http://www.simpolitique.com/post277618.html#p277618]interview accordée à notre rédaction[/url], il préconisait l’encadrement de la pratique esclavagiste. L’homme est habitué à ce genre de sorties médiatiques non suivies des faits. Mais à la veille du procès de la Cour Constitutionnelle du Premier ministre, Goran Horandson a voulu entacher la crédibilité de ce dernier en déposant ce projet de loi absurde. Pour ce faire, le chef de file des nationalistes a su rassembler discrètement son propre camp, ainsi que leurs cousins députés identitaires et – plus étonnant – un certain nombre de libéraux et de juifs sionistes. L’objectif de ce projet de loi était avant tout de tuer politiquement Juozas Menecius, ce que Horandson a en partie réussi. Mais la loi n’est pas passée inaperçue en dehors des frontières sébaldes. En 2016, la légalisation de la viande humaine voulue par le même Goran Horandson avait conduit à un attentat perpétré par le Kirkstan, en plus de mesures d’embargo. En 2030, la réaction internationale est encore plus violente : après avoir dit d'elle qu'elle est le "seul pays développé au monde", [url=http://www.simpolitique.com/post283471.html#p283471]la Rostovie a coupé toute circulation de marchandises et de personnes entre la Sébaldie et elle[/url] ; la [url=http://www.simpolitique.com/post283490.html#p283490]Fiémance a interdit toute émigration de ses sujets en Sébaldie[/url]... et l’Hokkaido [url=http://www.simpolitique.com/post283480.html#p283480]a félicité et suivi la Rostovie en instaurant un embargo partiel mais très contraignant contre la Sébaldie[/url]. Comme en 2016, Goran Horandson reste indifférent vis-à-vis de ces menaces économiques ; il n’a qu’un seul but : diriger une Sébaldie, qu’elle soit riche ou ruinée. L’opposition, néanmoins, s’organise : dimanche 27 janvier, d’énormes manifestations dans les rues de toutes les grandes villes sont attendues pour réclamer et le retrait de cette loi et le départ de Horandson de toute la vie politique sébalde. Son seul soutien vient de la [url=http://www.simpolitique.com/post283515.html#p283515]presse sélène[/url] qui refuse d’y voir dans la loi votée au Parlement une légalisation de l’esclavage telle qu’on l’entend habituellement. Goran Horandson aura réussi, une fois de plus, à mettre le pays sans dessus dessous.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

26 janvier 2030

[center]PozovaPost

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/400728notaire.jpg[/img]

« Atteinte de phobie administrative, je suis heureuse qu’un tuteur veille sur moi »
[/center]

        • [justify]Malgré les critiques virulentes contre la loi les ayant instaurés, les premiers contrats de « tutelle totale et consentie » ont été signés. Parmi les intéressés, Wilma Van Rompaey livre son témoignage et s’oppose aux procès malhonnêtes intentés contre cette loi.

          WILMA A PEUR DE LA LIBERTÉ, ET C’EST SON DROIT. Wilma a 39 ans. La fleur de l’âge, cette vieille fille, sans mari et sans enfant, qui approche la quarantaine, a connu bien des évènements malheureux dans sa vie. Grâce à la loi voulue par Goran Horandson, Wilma a pu entrer en contact avec Frans, de vingt-cinq ans son aîné, jeune retraité et ancien cadre des laboratoires Bergensberg. Entre déceptions amoureuses, problèmes financiers, sans-abrisme, Wilma a signé son contrat avec son protecteur, Frans, qui l’a prise sous son aile et l’a aidé à remonter la pente.
            • « Lorsque Frans m’a ramassée, je vivais dans la rue depuis six mois. C’était il y a un an de cela. Vous savez, il est de plus en plus difficile de se loger en Sébaldie, la priorité aux logements sociaux est donnée aux étrangers, de plus en plus nombreux. Plus jeune, je voulais travailler dans le journalisme mais après mes études, je n’ai eu que des déconvenues. Il faut se vendre devant un employeur… je ne sais pas faire cela ! Du coup, j’ai alterné des petits boulots. J’ai été lâchée sur le marché du travail sans aucune préparation, rien. Certains prétendent que c’est cela, « la liberté ». C’est plutôt la liberté d'être lâchée en pleine nature, sans repère, et la liberté de se planter en beauté. Les quelques revenus que je gagnais, je devais les déclarer à l’administration fiscale mais je ne comprenais rien ! Tout était tellement compliqué. Ça et la recherche de logement… Pour y arriver, il faut être un requin, user de toutes les ruses possibles. J’ai une phobie de toute cette paperasse, de tous ces coups de fil à passer pour obtenir tel ou tel document… Oui, je suis atteinte de phobie administrative et je suis heureuse qu’un tuteur veille sur moi ! Pourquoi ce privilège devrait-il réservé aux seuls enfants et adultes handicapés ? Je ne suis ni l’un ni l’autre, je ne suis tout simplement pas faite pour ce monde. Une marginale, une asociale mais pas une handicapée. Je dispose de toutes mes facultés mentales. »
              [right]- Wilma[/right]
          Le témoignage de Wilma est intéressant à plus d’un titre : peut-on obliger un individu à être libre ? N'est-ce pas contradictoire ? Au fond, la liberté n’est-elle pas oppressante ? Les discours sur la « lutte contre l’assistanat » ne sont-ils pas anxiogènes ? Wilma, en tout cas, se dit plus encore de « phobie administrative », victime de la violence de la société. Elle, qui dormait dans les rues de Merudstein, a finalement trouvé son sauveur, par hasard. Frans, jeune retraité veuf aux cheveux à peine grisonnants, est venu à son secours et lui a proposé l’hospitalité. D’abord pour une nuit, puis pour un mois, puis pour une durée indéterminée. La relation est purement amicale, jamais charnelle, mais Wilma a dû toutefois se plier à quelques requêtes de son hôte.
            • « Frans garde les vêtements de sa femme, décédée il y a dix ans, dans un coffre cadenassé dans sa chambre. Sans me forcer néanmoins, il voulait que je les porte. Puis que je porte ses bijoux. Au départ, j’ai trouvé ça bizarre, voire macabre… mais j’ai accepté pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour moi. Son visage rayonnait de bonheur. Il n’a jamais été violent contre moi, il ne m’a jamais demandé quoi que ce soit d’indécent. »
              [right]- Wilma[/right]
          Wilma se considère-t-elle comme une esclave ? Frans est-il son maître ? L’intéressée dément formellement :
            • « Je n’ai pas l’impression d’être son esclave. Il me laisse faire tout ce que je veux. Au fond, ce qu’il veut, c’est juste de la compagnie et briser la solitude. J’ai connu cela, moi aussi, quand j’étais dans la rue. Le procès intenté contre cette loi est donc largement exagéré et profondément malhonnête ! Je ne dis pas que tous les tuteurs sont aussi gentils et attentionnés que Frans mais ils ne sont pas tous des bourreaux non plus. Sous prétexte que quelques-uns se montrent violents, on ne peut pas pénaliser tout le monde ! »
              [right]- Wilma[/right]
          Wilma est maintenant la « disposée » de Frans. L’un des deux peut à tout moment rompre le contrat, en se présentent à l’huissier de justice ou au notaire devant lequel ils ont signé le contrat de tutelle. Ce contrat épargne à Wilma toutes les formalités administratives, qui sont désormais confiées à son tuteur, Frans. L’angoisse des lendemains a disparu, elle sait qu’elle a un confortable logis à sa disposition et qu’elle n’a plus à s’inquiéter de sa situation financière. Elle peut désormais mener les projets qu’elle souhaite, sous la bienveillance de son tuteur.

          NOTEERJEVOOGD, UN SITE DE MISE EN RELATION ENTRE TUTEURS ET DISPOSÉS. Signifiant littéralement « Note ton tuteur » en néerlandais, le site NoteerJeVoogd.sb a vu le jour peu de temps après l’adoption de la loi sur la tutelle totale et consentie. Le site permet de mettre en relation les candidats à la tutelle et les éventuels disposés. Le but de ce site est d’inciter les tuteurs à être les plus bienveillants possibles, pour éviter que leurs (ex-)disposés n’entachent leur réputation. À l’inverse, les tuteurs peuvent noter leurs disposés s’ils s’ont également inscrits. Pour les disposés, le site est gratuit, moyennant la vérification de leurs profils par la copie de leurs pièces d’identité. Pour les tuteurs ou candidats à la tutelle, le site est payant (4.99 Bald par mois). L’abonnement leur permet d’entrer en relation avec les candidats disposés (via leur numéro de téléphone, ou la messagerie interne). Les profils les mieux notés chaque mois apparaissent en page d’accueil, incitant ainsi tuteurs comme disposés à se vendre le mieux possible, et à jouir du plus grand nombre de commentaires positifs. Pour le fondateur du site, « il n’y a aucune raison à ce que les tuteurs paraissent pour les maîtres esclavagistes ainsi dépeints par les médias et les opposants à cette loi puisque leurs profils se retrouveront en queue de classement et sombreront dans l’oubli ». Parmi les 230 premiers inscrits, les profils sont assez divers mais le profil type du tuteur est plutôt un homme seul, âgé de 50 ans en moyenne, aisé alors que le profil type du disposé est plutôt un ou une jeune, parfois étudiant, parfois étranger, parfois les deux.[/justify]
Sébaldie

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[center]BRÈVES AU 29 JANVIER 2030

Koen Van Overbeck prend son temps et en fait perdre aux autres • Les « casseurs de pub » sont également casseurs de marché[/center]
        • [justify]NOMINATION D’UN NOUVEAU PREMIER MINISTRE : LE PRÉSIDENT SÉBALDE S’ACCORDE PLUS DE TEMPS. Surprise au Palais Présidentiel. Après la destitution de Juozas Menecius du poste de Premier ministre par la Cour Constitutionnelle, le Président était invité à en nommer un nouveau. Tout indiquait à croire que le président Koen Van Overbeck allait reconduire Menecius dans ses fonctions. La conférence de presse, à laquelle la rédaction du Sebaaldopol a été conviée, était même prévue au soir du 27 janvier dernier. À la surprise générale, celle-ci fut « reportée sine dine ». Selon un communiqué laconique de la part du Palais, le Président s’accorderait davantage de « temps de réflexion ». Les responsables politiques, eux, ne cachent pas leur colère : « Nous sommes en pleine crise jeekimoise mais avec tout le respect que j’ai pour sa fonction, le Président n’assume pas son rôle de garant de la continuité de l’Etat. Son comportement est très imprudent. » annonce ainsi le ministre des Affaires Etrangères. Le téléphone de Van Overbeck n’a semble-t-il pas cessé de sonner. Le jeune chef d’Etat reçoit les sollicitations de tous ceux qui convoitent la fonction de Premier ministre. D’après nos informations, le Président n’entend pas se prononcer sur le nom du Premier ministre dans les jours à venir. La Sébaldie reste donc sans gouvernement de plein exercice. [draco]#Sebaaldopol #PremierMinistreIntrouvable[/draco]

          LE MARCHÉ DE LA PUBLICITÉ S’EFFONDRE EN SÉBALDIE SUITE À L’INITIATIVE DES CASSEURS DE PUB. Depuis le 2 septembre 2029, il est [url=http://www.simpolitique.com/post280028.html#p280028]possible de dégrader le mobilier urbain à usage exclusivement publicitaire[/url]. Si les altermondialistes ont crié leur joie, les professionnels du marché de la publicité s’arrachent les cheveux depuis plusieurs mois. Tous les groupes du secteur, sans exception, affiche un net recul de leur chiffre d’affaires sur le dernier trimestre. Le groupe sébalde Reklams a ainsi vu son chiffre d’affaires reculer de 41 % entre octobre et décembre 2029 et les prévisions ne sont guère plus optimistes pour l’avenir. Les groupes étrangers Central com, Seikyung Publicity Corporation et Thad Genth, n’échappent pas à ce plongeon sectoriel. L’entreprise kaiyuanaise Ameonshen Media, présente sur le marché publicitaire, a néanmoins su amortir la crise grâce à la diversité de ses investissements, dans le domaine du cinéma et de la télévision notamment. La loi autorisant le vandalisme du mobilier à usage exclusivement publicitaire au nom de la liberté d’expression, les panneaux publicitaires sont régulièrement victimes de dégradations. La facture pour les agences de publicité est très salée : les primes d’assurance ont augmenté jusqu’à 1000 % pour les mobiliers exclusivement publicitaires, tandis que les annonceurs rechignent à faire la promotion de leurs produits et services via ce mobilier. Ainsi, le prix d’un affichage a été divisé par 15, ce qui permet aux entreprises les plus modestes d’accéder au privilège de la publicité urbaine. Epargné par la loi, le mobilier mixte (de type abribus) n’échappe néanmoins pas aux casseurs de pub. Pour sortir de cette crise, une seule solution pour les groupes publicitaires : diversifier leur activité, abandonner la publicité urbaine et investir dans la publicité dématérialisée, sur les écrans d’ordinateur et de télévision. Un lot de consolation qui ne rendra pas le sourire aux quelques 340 salariés à travers tout le pays – employés comme cadres – qui verront leur poste supprimé. [draco]#DeVrijeBladeren #ForceTranquilleSebalde[/draco][/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/598605pub.jpg[/img][/center]
Sébaldie

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2 février 2030

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

Manifestations monstres contre la loi sur la tutelle totale et consentie


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/219093demonstratie.jpg[/img][img]http://img15.hostingpics.net/pics/795799demonstratie2.jpg[/img]
500 000 personnes étaient réunies à Stranaberg (photos)
1 million dans tout le pays.[/center]
        • [justify]C’était la goutte (de sang) de trop ! Lydia Bakhuijsen, une jeune ouvrière agricole du Gelnan [url=http://www.simpolitique.com/post283718.html#p283718]a été retrouvée décapitée, dans une benne à ordures de la périphérie de Gelnoberg[/url]. Son assassin n’a guère pris la peine de dissimuler son corps et pour cause : en tant que « tuteur », il a agi en toute légalité. Lydia était devenue son bien meuble. Déjà excédés par l’adoption d’une telle loi, les Sébaldes ont manifesté leur colère face à l’impuissance des politiques. Près d’un million ont fait le choix de battre le pavé pour réclamer le retrait de cette loi et le départ de Goran Horandson, dont la moitié à Stranaberg.

          LYDIA EST LA PREMIÈRE VICTIME MAIS PAS LA DERNIÈRE. Il a suffi seulement une dizaine de jours pour que le premier drame survienne. Lydia Bakhuijsen est devenue malgré elle l’égérie de l’opposition à la loi MSJ1-2030. Cette femme de 28 ans, qui a grandi dans les quartiers populaires de Beruzel, travaillait depuis 2024 pour une coopérative agricole appartenant ni plus ni moins à l’héritier du trône royal hypothétique slave, Valerian Maksimov. La jeune femme, célibataire de longue date, s’était amourachée d’un boucher salafiste qui faute de pouvoir en faire sa deuxième épouse, a usé du dispositif de « tutelle totale et consentie » légalisé par Goran Horandson pour en faire une épouse officieuse. Elle en a payé les frais : elle a été décapitée et – pire – justice ne sera jamais faite sur sa mort. Valerian Maksimov a fait une entorse à son refus de parler aux médias, pour condamner formellement cet acte et accuser le gouvernement face aux caméras :
            • « Mes premières pensées vont pour la famille et tous les proches de Lydia. Son tragique meurtre leur sera d’autant plus difficile à supporter qu’ils ne pourront pas faire leur deuil. Ils ne peuvent faire leur deuil que si justice soit faite. Or, justice ne sera jamais faite. Du moins, quand je parle de justice, je parle celle des hommes. La sanction divine, en revanche, sera sans équivoque : son assassin brûlera en enfer. »
              [right]- Valerian Maksimov[/right]
          Valerian Maksimov en appelle désormais à ce que l’histoire de Lydia ne soit pas oubliée. L’héritier au trône slave, reconverti dans l’entreprenariat agricole, annonce par ailleurs qu’il financera les funérailles si la famille le souhaite. Lydia doit-elle être inhumée selon le rite islamique ou chrétien ? Lydia s’était convertie à l’islam il y a six mois mais sa foi est-elle suffisamment mature et sincère ? La famille, inconsolable, reste catégorique : Lydia sera enterrée selon le rite chrétien. Problème : Lydia était la « propriété » de son assassin. Il a donc le dernier mot sur ce qu’adviendra sa dépouille. Sauf s’il refuse d’organiser ses obsèques, Lydia sera donc inhumée selon le rite musulman. La famille, bien que tourmentée par les évènements, est prête à contester coûte que coûte cette décision en justice. Et là encore, Valerian Maksimov promet de payer tous les frais d’avocats. Mais il n’est pas le seul : son concurrent au trône et ex-président de la République, Sebastiaan Van Althuis, l’a devancé et a annoncé que sa fondation philanthropique « veillera à ce que la famille de Lydia ne manque jamais de rien ». Les velléités dynastiques ne sont jamais loin, même en cette période de recueillement censée unir toute la nation.

          LES SÉBALDES S’ORGANISENT MAIS SE CONFRONTENT À UN PROCESSUS LÉGISLATIF LENT. L’affaire a fait grand bruit en Sébaldie. Déjà, spontanément, d’importantes manifestations ont eu lieu au soir de l’adoption de la loi, le 20 janvier dernier. Ces manifestations ont pris de l’ampleur hier soir : un million de Sébaldes ont battu le pavé dans tout le pays, 500 000 environ rien qu’à Stranaberg. Criant leur indignation, les Sébaldes exigent l’abrogation « immédiate » de la loi MSJ1-2030 ainsi que le départ à la tête du gouvernement, et même de la vie politique sébalde toute entière, de Goran Horandson. Le Président de la République, Koen Van Overbeck, n’est pas épargné, de nombreux manifestants soulignent sa passivité et son refus de mettre fin au chaos politique dans lequel la Sébaldie s’engouffre. C’est que le retrait de la loi se confronte à une impasse constitutionnelle : le gouvernement et le Parlement ne peuvent déposer de nouveau texte avant la nomination d’un nouveau Premier ministre, de plein droit et ayant obtenu la motion de confiance du Parlement. Or, le pays est actuellement dirigé par un gouvernement démissionnaire, d’affaires courantes. Cette situation, censée durer quelques jours tout au plus, s’éternise en raison des hésitations du Président, qui est le seul habileté à nommer un Premier ministre. Heureusement, le dispositif d’initiative populaire est épargné par cet immobilisme : une initiative demandant l’abrogation de cette loi a été déposée le 21 janvier. Le Parlement peut continuer à voter lesdites initiatives et à les soumettre à référendum national s’il les rejette. Mais le processus est long : six mois de recueil de signataires avant un vote au Parlement… alors que l’agenda est rempli. En effet, le Parlement devra encore examiner et voter une dizaine d’autres initiatives, voire davantage. Autrement dit, et si la Sébaldie ne sort pas de son impasse politique, l’initiative ne sera adoptée par voie parlementaire pas avant un an minimum ; et pas avant un an et demi par voie référendaire. D’ici là, beaucoup de sang coulera sous les ponts…[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

10 février 2030

[center]Sebaaldopol

Attentat près de Gelnoberg : 15 morts

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/632199mosquee.jpg[/img]
La mosquée al-Kâtib de Dracberg fut aujourd’hui le théâtre d’un attentat,
qui a causé la mort de 10 ouvriers cabroquois, de leur contremaître et de 4 policiers.[/center]
        • [justify]DERNIÈRE MINUTE. [url=http://www.simpolitique.com/post283942.html#p283942]Un attentat a été perpétré très tôt ce matin[/url], vers 4h, contre des ouvriers qui travaillaient à la destruction des minarets de la mosquée al-Kâtib de Dracberg. La piste terroriste est privilégiée.[/justify]

          [justify]CARNAGE DANS LA MOSQUÉE. Aucun témoin encore vivant n’a assisté à la scène. Seul un appel de renfort des policiers permet de situer l’action : vers 4h du matin, une demi-douzaine d’individus (peut-être davantage) assiègent la mosquée al-Kâtib de Dracberg au moment où des ouvriers cobraquois commençaient à démanteler les minarets, conformément à l’initiative populaire votée en ce sens en octobre dernier. Les impacts de balle témoignent de l’hyper-violence de l’affront entre les assaillants les policiers. À l’extérieur de la mosquée, le corps de trois policiers gisent. À l’intérieur, ce sont ceux du quatrième policier et des dix ouvriers cobraquois, alignés comme sur un peloton d’exécution, qui témoignent de l’horreur qui s’est déroulé. Sur la route, le contremaître a été retrouvé, une balle dans la tête, alors qu’il semblait très vraisemblablement prendre la fuite à bord de sa berline. Le véhicule a fini dans un fossé. L’expertise balistique est formelle : un des assaillants a tiré sur le contremaître lorsqu’il se retrouvait face à lui. Le pare-brise du véhicule comporte en effet un impact de balle. Mais ce n’est pas tout : le pare-choc, lui aussi, présente un impact qui laisse à supposer qu’un des assaillants a été renversé. L’analyse d’un prélèvement de sang sur la chaussée permettra d’en être fixé. Les douilles retrouvées sont celles de fusils d’assaut classiques : la piste terroriste est privilégiée.

          UN ÉLU IMPLIQUÉ ? La classe politique a apporté, de manière unanime, son soutien aux familles des quinze victimes de l’attentat. Toutefois, une question se pose : comment les assaillants ont-ils pu connaître le lieu et la date exacte du chantier ? Depuis octobre, en effet, ces informations restent strictement secrètes jusqu’au dernier moment, de telle sorte à éviter les mouvements de foule. Généralement, les chantiers ont donc lieu au petit matin. Qui disposait de ces informations ? Les élus nationaux d’une part, qui ont un droit de regard sur la bonne application des textes votés au Parlement ; les élus locaux d’autre part qui doivent pouvoir anticiper les problèmes de voirie inhérents aux chantiers. Autrement dit, près de 600 personnes détenaient l’information au moment des faits et l’une d’elles, voire plusieurs d’entre elles, l’ont utilisée à des fins terroristes. Cela suppose que l’un des élus est impliqué dans cet attentat. L’enquête risque d’être très longue pour en déterminer le responsable.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

17 février 2030

[center]Le Cocard
Une bombe dans une synagogue n’explose pas. Bilan : aucun mort.


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/406409caricature.jpg[/img][/center]
          • [justify]La scène a lieu à Ambrosius. Le rabbin ultra-orthodoxe Yosef Kreiswirth ne s’en remet toujours pas : [url=http://www.simpolitique.com/post284176.html#p284176]une bombe a failli exploser dans sa synagogue[/url]. Le bilan est trop lourd : une grande campagne de paranoïa diffusée sur les ondes de Radio Judaica.

            Blague d’adolescent potache ou record d’amateurisme ? Hier, samedi 16 février, jour de sabbat, au petit matin, alors que le rabbin Ariel s’apprête à donner son office, une bombe artisanale est retrouvée. Les papillotes gigotent, toute l’audience regagne la sortie. En deux temps, trois mouvements, l’équipe de déminage de la police nationale arrive. Le résultat tombe : deux bouteilles de verre remplis de poudre, attachés à un colis de fortune. Un engin aussi dangereux qu’un lot de salière et poivrière. La poudre est certes bien de l’explosif mais les branchements ont été malencontreusement oubliés.

            Il ne s’en est pas fallu davantage pour que le rabbin paranoïaque Shlomo Ariel en appelle à la sécurité de tous les lieux de culte juifs dans un tel climat, quelques jours après les attentats à la mosquée de Dracberg qui, eux, ne se sont pas faits avec des balles en mousse. La même chanson sur Radio Judaica se répète en boucle… c’est très barbant ![/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]BRÈVES AU 23 FÉVRIER 2030

Le maire d’Ambrosius est-il gâteux et paranoïaque ? • Le Tarnosia investit malgré tout dans la bobocratie sébalde •
La Sébaldie, économiquement riche, sympathiquement déficitaire[/center]
        • [justify]QUE SE PREPARE-T-IL À AMBROSIUS ? LE MAIRE EST INQUIET. Un jardinier de la mairie d’Ambrosius a repéré un drone en train de survoler un des bois de la périphérie. S’il ne s’agit pas d’un délit, il s’en est fallu de peu pour que le maire, Karel Stankor, ne s’en inquiète. La municipalité fait part de nombreux débordements. D’abord, la cité universitaire de l’Université de Gelnoberg, délocalisée à Ambrosius pour des raisons d’espace, a été investie par des identitaires et constitue une très mauvaise publicité pour la ville. De l’autre côté, l’extrême gauche rassemblée autour du PRCS s’adonne à des concerts en plein air à qui agacent les riverains. Les islamistes, eux, ont saccagé les terres et le bétail d’un exploitant agricole local. Karel Stankor l’assure : il est en danger… Il en appelle à Stranaberg pour lui assurer la protection mais l’Etat, semble-t-il, considère le vieux maire comme paranoïaque. [draco]#LeNouveauSebaldaquin #CoupD’EtatLocal[/draco]

          LE TARNOSIA INVESTIT À STRANABERG ET ASSURE DE SON SOUTIEN ENTRE VICTIMES D’EMBARGO. Le Premier ministre par intérim Goran Horandson fonctionne selon la maxime « Un de perdu, dix de retrouvés ». Alors que la Sébaldie est victime d’un embargo rostov, fiémançais et hokkai, le Tarnosia a refusé de participer à ce boycott, le jugeant contre-productif. En cela donc il se rapproche du point de vue de Horandson, lequel assure que sa loi sur la tutelle totale et consentie a permis de ressouder entre eux tous les Etats victimes d’embargo. Le Tarnosia est en effet blacklisté par le Raksasa depuis plusieurs mois. C’est la raison pour laquelle [url=http://www.simpolitique.com/post284459.html#p284459]le Belvyn Group[/url] a entrepris la construction d’une immense tour dans le quartier d’affaires de la capitale sébalde. Cette décision a certes provoqué l’ire de la gauche, peu sensible à l’œuvre dessinée par l’architecte Toran Shen et surtout hostile au fait d’occuper le peu de foncier disponible dans une capitale qui fait face au fléau du mal-logement, mais elle a rassuré les investisseurs et la majeure partie de la classe politique. « Sans doute, si nous n’avions pas été snobés par la Rostovie, la Fiémance et l’Hokkaido, jamais le Tarnosia ne se serait pris la peine de se pencher sur la Sébaldie ; nous sommes pour ainsi dire des compagnons d’infortune » résume un député nationaliste du Parlement sébalde, favorable à la loi MSJ1-2030. Cette décision a surpris une grande partie de la finance et de la politique sébalde puisque, quelques jours auparavant, la [url=http://www.simpolitique.com/post283952.html#p283952]presse tarnoise avait qualifié la Sébaldie de « bobocratie »[/url]. « C’est oublié » assure le député nationaliste, avec le sourire. [draco]#DeVrijeBladeren #SolidaritéEmbargo[/draco]

          LA ROSTOVIE ÉCHOUE À SE FAIRE DÉTESTER. L’Office fédéral des statistiques de la République d’Aiglantine a publié [url=http://www.simpolitique.com/bundesamt-fur-statistik-office-federal-des-statistiques-t12899.html]une passionnante étude sur la perception des Etatx aux yeux du reste du monde[/url]. À peu près tous les domaines sont explorés. Si la Sébaldie s’impose assez banalement comme « pays le plus scandaleux », dans un contexte favorable à un tel qualificatif, la nouvelle n’a guère réjoui les tours opérateurs et tous les professionnels du tourisme. « C’est une épée de Damoclès qui vient de nous tuer ! » s’alarme le directeur de Sunce, principal groupe touristique de Sébaldie. 28 Etats ont répondu à l’enquête, un échantillon perfectible mais suffisant pour valider son authenticité. Si le Maok, le Thorval et le Kaiyuan décrochent le palmarès des Etats les plus appréciés et propices au tourisme, la Sébaldie, elle, fait pâle figure. Elle fait partie du top 10 (9e) des pays les plus détestés. La fasciste Varlovie est à peine plus détestée que la Sébaldie ! Le Kirep et l’Oustrie sont en revanche préférés à la république jeekimoise. Après avoir annihilé tout le Pelabssa, la Rostovie s’impose comme le 14e pays préféré du reste du monde ! Le pays reçoit certes le soutien d’autres Etats socialistes et communistes mais, plus étonnant, il semblerait que des démocraties libérales soient prêtes à se ranger auprès d’elle si un conflit international venait à éclater. La Realpolitik est vraiment dans l’air du temps…[draco]#Kulturism #HateFail[/draco][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

26 février 2030

[center]PozovaPost

Identité Sébalde victime à son tour d’un attentat,
l’extrême-gauche fait exploser sa joie


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/507819incendieis.png[/img]
La majeure partie des locaux a peut-être pu été sauvé, mais le bilan humain est trop lourd.[/center]

        • [justify]Cela commence à devenir une triste habitude. Le 24 février dernier, deux semaines après l’attentat de la mosquée de Dracberg, un autre, cette fois-ci perpétré contre les nouveaux locaux du parti Identité Sébalde, ont accusé un plus lourd bilan encore : 21 morts. Mais l’information n’a guère ému au sein de la population nationale, et a même provoqué des liesses de joie de la part de groupuscules antifascistes.

          21 VISAGES À NE PAS OUBLIER. Ils et elles s’appellent Markus, Raksel, Leonie, Rosanne, Milan, Askelan, Markus... et ont été victimes de la barbarie qui, une fois encore, a touché le Gelnan. Le député du Parlement national Yakov Kuznetsov, 54 ans, d’origine varlovienne, figure locale de longue date du mouvement, fait partie des victimes. Quatorze jours après [url=http://www.simpolitique.com/post283963.html#p283963]l’attentat contre des ouvriers cobraquois à Dracberg[/url], le Gelnan est de nouveau en deuil. Quelques jours à peine après l’inauguration de ses nouveaux locaux d’Ambrosius, Identité Sébalde fait les frais d’une campagne très active contre l’islamisation de la province. Même si officiellement, la policier affirme « n’exclure aucune hypothèse », la piste islamiste semble privilégiée. Il est 19h20 quand employés et militants d’Identité Sébalde s’apprêtent à baisser le rideau de fer. Profitant de ce moment, un groupe d’une dizaine de personnes s’infiltre dans les nouveaux locaux du parti et fait feu. L’attaque n’est pas ciblée : des militants comme des employés non encartés du parti sont fatalement touchés. Une information a cependant alarmé les enquêteurs de la police judiciaire : le numéro de série des douilles retrouvé est sensiblement proche du numéro de série des douilles retrouvées à Dracberg après le désastre. Ce qui signifie que les munitions ont été peu ou prou achetées au même moment et que les auteurs de l’attentat contre Identité Sébalde sont les mêmes que ceux de la mosquée de Dracberg. « La probabilité est de 95 % » affirme laconiquement un officier de la police judiciaire.

          VICTIMES D’UN BLOCAGE INSTITUTIONNEL : L’IMMOBILISME MEURTRIER DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ! Les moyens de la police restent cependant limités : le ministère public, sous la supervision du ministère de la Justice, ne peut se saisir du dossier car le gouvernement est dit « d’affaires courantes » depuis la destitution de Juozas Menecius et le manque de volonté du président de la République, qui frise l’absurdité, de nommer une nouvelle personne à cette fonction. Autrement dit, seuls des moyens de police sont mobilisés pour faire régner l’ordre. Problème : les policiers, contrairement aux membres de la Garde nationale sébalde, ou de l’armée ne bénéficient pas d’entraînement et de matériel militaire. Les policiers doivent donc remplir une mission qui dépasse ses prérogatives. Le lieutenant Martin Krusen, qui dirige les opérations à Ambrosius, est sorti de son devoir de réserve pour accabler le gouvernement, premier fautif :
            • « J’en appelle au président de la République. Il est de son devoir de nommer immédiatement un nouveau Premier ministre de plein droit et mettre fin à cette puérile crise politique. Monsieur le Président, vos mains déjà couvertes de sang reçoivent celui des victimes d’Ambrosius. Pareil pour vous, messieurs et mesdames les députés de la Nation.
              Tant que je serai en poste, je refuserai de faire courir des risques à mes hommes. Il y a une énorme asymétrie de moyens : nous avons des terroristes armés jusqu’aux dents, qui disposent de moyens militaires contre lesquels la police nationale ne peut pas lutter. Seules la garde nationale ou, mieux encore, l’armée peuvent intervenir dans de telles situations. Mais ils sont bloqués pour des questions constitutionnelles, c’est absurde et totalement inconscient de laisser nos compatriotes se faire tuer pour de telles questions !
              »
              [right]- Martin Krusen, lieutenant de police à Ambrosius[/right]
          En sortant de son devoir de réserve, Martin Krusen s’exposera à une probable mise à pied dès qu’un gouvernement de plein droit sera nommé mais l’homme prend le risque. Le respect de la Constitution doit-il être supérieur à la protection des civils ? Les familles des victimes ont leur réponse. L’état-major sébalde, moins loquace sur le sujet, serait lui aussi excédé par cette situation. Les militaires de l’armée nationale sont prêts à intervenir mais pour des raisons de droit constitutionnel, ils ne peuvent pas.

          LA SCANDALEUSE PROVOCATION DES MILITANTS D’EXTRÊME-GAUCHE QUI FÊTENT LA MORT DES IDENTITAIRES FACE À LA PERMANENCE DU PARTI. Les dégâts contre les locaux ont été finalement limités : on déplore certes plusieurs salles brûlées mais conformément aux dispositions légales actuelles, les locaux d’Identité Sébalde ont intégré un dispositif d’alarme incendie qui, lorsqu’ils détectent un départ de feu, arrosent la pièce. Ce dispositif a permis de limiter l’avancée de l’incendie mais il a tout de même fallu l’intervention des pompiers pour mettre un terme aux flammes. Le parti devrait voir ses dégâts entièrement remboursés par l’assurance. Sans le moindre respect à l’égard des victimes et de leurs familles, des militants d’extrême gauche ont manifesté spontanément hier devant les locaux endommagés des identitaires. Sous le son de musiques populaires, ils se sont réjoui de la mort de quinze identitaires.
            • « C’est l’un des plus beaux jours de ma vie. Voilà une dizaine de jours que la vermine fasciste crache sa haine contre les étrangers, contre les immigrés et contre tous ceux qui sont différents… en totale impunité. Elle n’a eu que ce qu’elle méritait et ce n’est que le début. No pasaran ! »
              [right]- Un militant antifasciste qui exprime sa joie face au lieu de l’attentat.[/right]
          On ignore si ces antifascistes ont un lien avec le Parti de la Renaissance Communiste Sébalde (PRCS), qui sévit lui aussi depuis plusieurs jours à Ambrosius. Mais ce non-respect de la mémoire de victimes innocentes en dit long sur le profil de ces manifestants et de la politique qu’il mettrait en place s’ils arrivaient au pouvoir par la force. En la mémoire des victimes, PozovaPost vous propose sur une double-page une photo de chacune d’entre elles que l’on a sobrement intitulée « In memoriam ».

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/767839antifa.jpg[/img]
          Des militants d’extrême gauche antifascistes ont manifesté leur joie devant des identitaires endeuillés.[/center][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

28 février 2030

[center]Le Nouveau Sébaldaquin

Ambrosius n’appartient plus à la République Sébalde et déclare son indépendance :
guignolesque ou inquiétant ?


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/551457ambrosius.jpg[/img]

Le maire d’Ambrosius, Karel Stankor (à gauche) et son premier adjoint (à droite)
ont tenté de replacer une plaque « Republiek van Sebaldië » mais ont subi la
répression de policiers locaux aux mains du nouveau pouvoir.[/center]
        • [justify]Il y a encore une semaine, l’idée qu’un Etat de facto puisse exister au sein même de la Sébaldie faisait gausser de nombreux Sébaldes, persuadés que l’Etat de droit aura toujours la supériorité sur des groupuscules violents aux folles lubies. Pourtant, c’est un fait : Ambrosius n’est plus sébalde. La ville incarne sa propre entité politique : l’État libre de Sébaldie. Avec sa propre législation, sa propre fiscalité, sa propre équipe non élue démocratiquement, ses propres forces de l’ordre… Les identitaires peuvent désormais s’en donner à cœur joie et appliquer le programme dont il rêve, même dans ses propositions les plus racistes et extrémistes.

          L’ÉTAT LIBRE DE SÉBALDIE, ENCLAVE FASCISTE À l’INTÉRIEUR MÊME DU PAYS. Mercredi 27 février 2030. En début de soirée, un homme – Caspar Maas – enorgueilli par une foule en délire se rend à pied, calmement, vers la mairie d’Ambrosius, tenue par le libéral Karel Stankor. Entouré de miliciens surarmés et suivi par des militants identitaires affichant pour la plupart un crâne rasé, Caspar Maas marche très symboliquement un mètre devant les autres pour montrer son autorité. L’homme s’apprête à entrer dans l’Histoire en créant un précédent. Jamais la Sébaldie n’a connu cela : un Etat sécessionniste, de la superficie d’une municipalité de taille moyenne, enclavé dans la même Sébaldie. Et pourtant, porté par l’élan populaire, l’homme franchit l’escalier avec sa garde rapprochée, alors que les militants ont été invités à rester dehors, sur la place de l’hôtel de ville.
            • « Quand j’ai vu ces hommes entrer dans mon bureau, je me suis dans quel était encore ce cirque. Ils m’ont demandé directement, froidement mais sans agressivité, de partir prétextant m’avoir relevé de mes fonctions. Ils n’ont évidemment aucune autorité pour le faire ! Mais leurs regards étaient menaçants et ils étaient armés jusqu’aux dents. Je me suis plié à leur requête et leur donnant ce qu’ils demandaient, à savoir l’écharpe de maire, pensant que les policiers allaient me dégager ces rigolos de mon bureau ! Mais même la police a refusé d’obéir, prêtant allégeance à ce soi-disant Etat libre de Sébaldie ! Mais dans quel monde vit-on ? Suis-je bien en Sébaldie ? Autant de questions que je me posais. Le gouvernement doit reprendre la main sur son propre pays car la bouffonnerie a assez duré ! »
              [right]- Karel Stankor, maire d’Ambrosius[/right]
          Mais Caspar Maas ne s’est pas revêtu de l’écharpe de maire de Karel Stankor. Il a confectionné son propre drapeau, sa propre écharpe. Son premier geste en tant que nouveau dirigeant de l’Etat libre de Sébaldie fut de laisser tomber du balcon la bannière or et noir sébalde, agrémentée d’un symbole identitaire.

          QUEL FUTUR ? Les négociations pour un nouveau gouvernement sont toujours au point mort : il se dit que le président de la République, Sebastiaan Van Althuis, s’est enfermé chez lui pour ne plus subir la presse de plus en plus grande. Le jeune homme, sans doute la personne la plus hésitante sur Terre, craint toujours de nommer un Premier ministre alors que les évènements sont de plus en plus inquiétants en Sébaldie… Inconscient, cynique ou autiste ? Ou tout ça à la fois ? Toujours est-il que l’Etat libre de Sébaldie, après avoir fait rire la classe politique, commence à l’inquiéter. Ambrosius est maintenant une ville cadenassée. Au petit matin, aujourd’hui, le maire Karel Stankor, qui refuse de prêter allégeance à « ce nouvel Etat bidon », s’est rendu à l’hôtel de ville pour y visser la plaque de la République Sébalde, rappelant que Ambrosius n’est pas un Etat indépendant mais une municipalité sébalde. La répression policière ne s’est guère fait attendre. Combien de temps ce cinéma durera-t-il ? Aussi longtemps que le président se tâtera à vrai dire. Même le parti Identité Sébalde, dont Caspar Maas est initialement issu, tient à garder ses distances :
            • « Nous saluons toute initiative citoyenne visant à ce que les vrais Sébaldes reprennent la main sur leur quotidien et boutent les parasites en dehors de leurs frontières. Mais Caspar Maas a agi en toute indépendance d’Identité Sébalde, dont il a été exclu aujourd’hui même. Ne considérez pas ce pseudo Etat libre de Sébaldie comme une émanation de notre mouvement mais comme la consécration d’un mégalomane. C’est par la force des urnes qu’Identité Sébalde arrivera au pouvoir, et non avec ces Etats artificiels. Il n’y a qu’un Etat, c’est la Sébaldie… dont Ambrosius fait partie ! Je laisse aux bonnes âmes le soin de condamner le projet de Caspar Maas, mon propos n’est pas là… Il ne mérite même pas mes commentaires à vrai dire, il est ridicule. »
              [right]- Boris Vikentz, président du mouvement Identité Sébalde[/right]
          Sans s’opposer à ce nouvel Etat libre de Sébaldie, le patron du parti identitaire, l’observe avec ue certaine moquerie mêlé de mépris. Selon des sources proches du parti, Boris Vikentz appellerait Caspar Maas « l’Empereur » et s’adonnerait à de régulières imitations avec sa garde rapprochée. Pourtant, Identité Sébalde ne sortira pas indemne de cette crise qui touche son mouvement : si le pari de Maas réussit, le parti de Boris Vikentz pourrait très bien ne plus jamais se relever.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

1er mars 2030

[center]De Vrije Bladeren

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/524754bombeschenkenn.jpg[/img]

Une bombe schenkennienne explose à Beatriswald :
6 adolescents morts, une partie de la forêt décimée
[/center]
        • [justify]Les tensions entre la Sébaldie et la Schenkennie ont atteint leur paroxysme hier après l’explosion d’une bombe à Beatriswald, municipalité frontalière avec la Varlovie et située à l’extrême nord-ouest de la Sébaldie. Une erreur… volontaire ?

          L’IMPASSIBLE BEATRISWALD EST VICTIME DE SITUATION GÉOGRAPHIQUE. Beatriswald est une municipalité située à l’extrême nord-ouest de la Sébaldie, dans la province de Zanskan (HRP : [url=http://www.simpolitique.com/post278043.html#p278043]emplacement #203[/url]), dont le seul fait connu est [url=http://www.simpolitique.com/post255089.html#p255089]sa législation anti-bruit qui interdit toute nuisance sonore de plus de 40 décibels[/url]. Cette limite a largement été franchie par l’explosion d’une bombe survenue dans la forêt. La majeure partie de Beatriswald est en effet recouverte de forêts, rendez-vous dominical incontournable des retraités qui y vivent en masse. Le soir, néanmoins, le bois est occasionnellement investi par des jeunes venus se droguer, à l’abri de la surveillance policière. Ce jeudi 28 février, ce fut le cas. Des jeunes âgés entre 16 et 24 ans s’étaient rendez-vous vers minuit autour d’un feu de camp non loin d’un point d’eau. Ce choix leur fut fatal : [url=http://www.simpolitique.com/post284569.html#p284569]une bombe d’un avion militaire schenkennien a été largué par inadvertance à cet endroit précis, à quelques kilomètres seulement d’un village varlovien[/url]. Diplomatiquement, cette erreur coûtera très cher à la Schenkennie même si la Sébaldie ne peut pas, pour des raisons institutionnelles, recourir à la force armée. Les corps des jeunes malheureux ont été retrouvés calcinés, tout comme une chênaie millénaire.

          « C’EST UNE DÉCLARATION DE GUERRE ! » Le casus belli peut clairement être invoqué dans cette situation, même si une « erreur technique » est à l’origine du bombardement. Déjà échaudée par les évènements au Gelnan, la classe politique est unanime : « c’est une déclaration de guerre de la part de la Schenkennie ! ». Néanmoins, le gouvernement n’a pas les capacités à déclarer la guerre à un Etat tiers et contre l’avis de tous, le Premier ministre par intérim Goran Horandson ne le souhaite d’ailleurs pas.
            • « Ce qui s’est passé est inacceptable. Mais face à la barbarie schenkennienne, nous devons toujours agir avec diplomatie et exiger des réparations. Faute de quoi, et seulement dans ce cas, nous déclarerons la guerre à la Schenkennie. Si l’état-major schenkennien n’est pas frappé de folie meurtrière, il acceptera notre requête. Car c’est dans son intérêt. La Sébaldie n’est peut-être une puissance militaire capable de lutter seule contre l’Empire Schenkennien, mais elle a des alliés qui sont prêts à s’engager. La République Sébalde est encore trop bonne d’accorder l’occasion à la Schenkennie de réparer cette indigne erreur. Si quelqu’un d’autre occupait mon poste, il n’aurait pas cette clémence. »
              [right]- Goran Horandson, Premier ministre par intérim de la République Sébalde[/right]
          [/justify]
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