[center]Siège du pouvoir souverain et de la famille royale.
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[img]http://www.virtualmuseum.ca/media/edu/EN/uploads/image/meiji_emperor_04_lrg.jpg[/img][/center]
Palais royal Mikaka
-
Buonaparte
[center]Le roi est mort. Vive le roi !
Bref aperçu de la nation tosakienne et des futures orientations politique.[/center]
[center][img]http://www.sakura-house.com/blog/fr/files/2013/08/1e6b95642758940d6282d1602cc5c12b.jpg[/img][/center]
Une semaine après le décès de feu Sa Majesté Berûsama IIème du nom, roi de Tosaka et descendant des dieux kamiques, son fils a été sacré roi à sa succession sous le nom de Hashiku Ier du nom. La lignée royale, qui dirige d’une main de fer le pays depuis des temps immémoriaux, descendrait, selon la mythologie tosakienne, des Anciens dieux kamiques qui créèrent le monde il y a des millénaires de cela. Aujourd’hui, le nouveau roi, issu de la caste supérieure des Kami, s’est vu couronné par le Haut-Prêtre Jinoï, leader du Haut-Conseil formé par quinze prêtres kamiques choisis par leurs pairs.
Le sacre a eu lieu au palais Mikaka, construit au sommet d’une montagne sur une tour de plusieurs dizaines de mètres, surplombant ainsi de très haut la capitale tosakienne de Kiriu qui s’étend tout le long de la vallée. Il ferait ainsi des temps où le palais, bâti selon la légende par le dieu de la guerre Hesoko lui-même, serait caché par les nuages, comme flottant dans le ciel ; l’on dit à ce moment que le roi, semi-divin venu éclairer et guider le peuple, entrerait en communication directe avec les dieux kamiques. Il est extrêmement rare, même pour un aristocrate bien placé dans l’échelle sociale, d’avoir le privilège de voir de ses propres yeux le roi. Ses sorties publiques annuelles se comptent sur les doigts d’une main ; ses déplacements se font sous une très lourde escorte et bien préservés des yeux de la plèbe. Très rares sont ses apparitions publiques, et il est formellement interdit de le prendre en photo ou de tenter de reproduire son visage, sous peine de mort par décapitation. Seuls les portraits ou photographies officielles sont autorisées à la diffusion et à la vente.
Le sacre royal fait partie de ces évènements auxquels seuls les aristocrates et le clergé a le privilège d’assister, tandis que le peuple se réunit fidèlement dans les rues, priant publiquement pour l’avènement d’une ère plus prospère encore.
Au palais, la cérémonie, bien que fastueuse, est en fait assez courte et simple. Le nouveau roi, après avoir baisé la main de son défunt père, allongé dans une pièce séparée sur un matelas de velours, et récupéré la couronne symboliquement déposée sur le buste du mort, fait son entrée dans le grand salon. Après avoir traversé un long tapis de soie flanqué des nobles et des prêtres les plus importants du royaume, l’héritier royal, s’agenouillant face au Haut-Prêtre Jinoï, se voit couronné par celui-ci, qui, aussitôt, s’agenouille à son tour, prêtant serment devant les dieux kamiques de le servir et de l’honorer, tandis que celui-ci se redresse fièrement avant d’être applaudi par son public : ainsi un roi est fait.
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Hashiku était assis dans le divan de cuir de son salon personnel. Il s’agissait d’une petite salle spacieuse, éclairée par une fenêtre aux rideaux pourpres, et sobrement décorée, où se dressait un grand bureau bien rangé et quelques étagères renfermant des milliers de pages. Il songeait. A 19 ans, il était déjà devenu roi ; son père ne l’avait été qu’à 44 ans. Il avait été un homme bon, bienveillant, mais bien trop prudent à son goût. Un roi tout puissant pour lequel la société entière s’actionnait ne devait pas simplement veiller à la préservation de celle-ci. Son père s’était attelé, durant les 22 ans de son règne, à façonner un royaume stable, renfermé sur lui-même, avec une économie suffisamment prospère et une culture particulièrement raffinée. Les arts et la philosophie avaient connus un essor considérable ces dernières années, amenant peut-être la pensée kamique à son glorieux sommet.
Mais cette pensée n’est pas faite pour se nourrir d’elle-même, comme ce pourrait être le cas chez les cultures affaiblies que l’on pourrait trouver ailleurs. La culture tosakienne se veut d’aller plus loin, de faire advenir les plus grands.
Hashiku serait un de ceux-là. Il serait même le plus grand, et cela faisait des années qu’il préparait ce moment. Aujourd’hui, le tapis de la gloire s'était déroulé à ses pieds. Et il ne demandait qu'à le fouler.
Bref aperçu de la nation tosakienne et des futures orientations politique.[/center]
[center][img]http://www.sakura-house.com/blog/fr/files/2013/08/1e6b95642758940d6282d1602cc5c12b.jpg[/img][/center]
Une semaine après le décès de feu Sa Majesté Berûsama IIème du nom, roi de Tosaka et descendant des dieux kamiques, son fils a été sacré roi à sa succession sous le nom de Hashiku Ier du nom. La lignée royale, qui dirige d’une main de fer le pays depuis des temps immémoriaux, descendrait, selon la mythologie tosakienne, des Anciens dieux kamiques qui créèrent le monde il y a des millénaires de cela. Aujourd’hui, le nouveau roi, issu de la caste supérieure des Kami, s’est vu couronné par le Haut-Prêtre Jinoï, leader du Haut-Conseil formé par quinze prêtres kamiques choisis par leurs pairs.
Le sacre a eu lieu au palais Mikaka, construit au sommet d’une montagne sur une tour de plusieurs dizaines de mètres, surplombant ainsi de très haut la capitale tosakienne de Kiriu qui s’étend tout le long de la vallée. Il ferait ainsi des temps où le palais, bâti selon la légende par le dieu de la guerre Hesoko lui-même, serait caché par les nuages, comme flottant dans le ciel ; l’on dit à ce moment que le roi, semi-divin venu éclairer et guider le peuple, entrerait en communication directe avec les dieux kamiques. Il est extrêmement rare, même pour un aristocrate bien placé dans l’échelle sociale, d’avoir le privilège de voir de ses propres yeux le roi. Ses sorties publiques annuelles se comptent sur les doigts d’une main ; ses déplacements se font sous une très lourde escorte et bien préservés des yeux de la plèbe. Très rares sont ses apparitions publiques, et il est formellement interdit de le prendre en photo ou de tenter de reproduire son visage, sous peine de mort par décapitation. Seuls les portraits ou photographies officielles sont autorisées à la diffusion et à la vente.
Le sacre royal fait partie de ces évènements auxquels seuls les aristocrates et le clergé a le privilège d’assister, tandis que le peuple se réunit fidèlement dans les rues, priant publiquement pour l’avènement d’une ère plus prospère encore.
Au palais, la cérémonie, bien que fastueuse, est en fait assez courte et simple. Le nouveau roi, après avoir baisé la main de son défunt père, allongé dans une pièce séparée sur un matelas de velours, et récupéré la couronne symboliquement déposée sur le buste du mort, fait son entrée dans le grand salon. Après avoir traversé un long tapis de soie flanqué des nobles et des prêtres les plus importants du royaume, l’héritier royal, s’agenouillant face au Haut-Prêtre Jinoï, se voit couronné par celui-ci, qui, aussitôt, s’agenouille à son tour, prêtant serment devant les dieux kamiques de le servir et de l’honorer, tandis que celui-ci se redresse fièrement avant d’être applaudi par son public : ainsi un roi est fait.
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Hashiku était assis dans le divan de cuir de son salon personnel. Il s’agissait d’une petite salle spacieuse, éclairée par une fenêtre aux rideaux pourpres, et sobrement décorée, où se dressait un grand bureau bien rangé et quelques étagères renfermant des milliers de pages. Il songeait. A 19 ans, il était déjà devenu roi ; son père ne l’avait été qu’à 44 ans. Il avait été un homme bon, bienveillant, mais bien trop prudent à son goût. Un roi tout puissant pour lequel la société entière s’actionnait ne devait pas simplement veiller à la préservation de celle-ci. Son père s’était attelé, durant les 22 ans de son règne, à façonner un royaume stable, renfermé sur lui-même, avec une économie suffisamment prospère et une culture particulièrement raffinée. Les arts et la philosophie avaient connus un essor considérable ces dernières années, amenant peut-être la pensée kamique à son glorieux sommet.
Mais cette pensée n’est pas faite pour se nourrir d’elle-même, comme ce pourrait être le cas chez les cultures affaiblies que l’on pourrait trouver ailleurs. La culture tosakienne se veut d’aller plus loin, de faire advenir les plus grands.
Hashiku serait un de ceux-là. Il serait même le plus grand, et cela faisait des années qu’il préparait ce moment. Aujourd’hui, le tapis de la gloire s'était déroulé à ses pieds. Et il ne demandait qu'à le fouler.
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Buonaparte
[center]S'armer ou périr...[/center]
« C'est une honte ! s'écriait le roi face à son commissaire aux forces armées et son chef d'état-major, après avoir lu le rapport du Commandement royal, qui recensait le matériel militaire des armées et établissait un comparatif avec les armées étrangères. Pour cent de nos guerriers, quatre-vingt-dix ont un équipement assez vétuste pour être écrasés par un troupeau de buffles ! Ne vous rendez-vous pas compte du danger extraordinaire qui pèse sur la patrie ? Non, ce n’est plus possible. Je savais la situation périlleuse, mais pas à un tel point. Comment mes nobles ancêtres ont-ils pu laisser faire ? Il est grand temps d'entamer la plus grande refonte qui n'a jamais été entreprise par un souverain tosakien. Cheville ouvrière de l’ère de gloire vers laquelle tend notre royaume, soyez prêts à marquer l’Histoire au fer rouge. »
Plein d'enthousiasme, et animé par une énergie sans limite, le jeune roi avait convoqué l'état-major tout entier ainsi que les hauts responsables du ministère des armées en vue d'établir un plan de réarmement massif. Tosaka n'avait plus le choix : c'était s'armer ou périr.
L'armement et l'équipement individuel des soldats tosakiens étaient dans un état extrêmement préoccupant pour le jeune roi et ses ministres. Dotés d'armes datant d'au moins cinq décennies, dénués de tout équipement personnel - mis à part une gourde, une boussole et une pauvre botte de rechange - près de quatre cent mille hommes en armes (sur cinq cent mille) ne pouvaient se targuer de ce titre décemment. Malgré un bon entraînement et une dévotion sans limite de la part des recrues, l'armée tosakienne, dans sa globalité, ne pouvait rivaliser avec aucune force militaire sur le continent.
La force blindée quant à elle, malgré un relatif effort de modernisation ces dernières années, était si faible numériquement que l'arme avait été rendue quasiment inutile, si ce n'est pour des opérations de soutien aux forces de police.
L'armée de l'air n'avait pas été épargnée par la décadence du pays, et les appareils aériens, au ridicule nombre de 45, n'étaient de surcroit technologiquement pas satisfaisant pour les nouvelles ambitions que le roi avait attribué à la patrie.
La marine royale avait bien été la seule en mesure de conserver une certaine dignité. Les tosakiens étaient des marins de naissance, et bien qu'elle ait peu servi au fil des siècles et des guerres, la marine tosakienne faisait la fierté d'un grand nombre de patriotes. La flotte tosakienne avait su, par des importations régulières, se maintenir à un niveau suffisant pour défendre ses côtes contre une flotte qui se respecte. Néanmoins, le manque crucial de puissance de feu et de moyen de projection ne pouvait satisfaire les vues du jeune roi.
La plus grande préoccupation de l’armée se faisait, au-delà de la médiocrité numérique et technologique des équipements, au sujet de la logistique et des communications. Dans sa situation actuelle, l’armée tosakienne n’était certainement pas prête à défendre son propre territoire.
Au-delà de l’aspect purement militaire, tout l’intérêt de la renaissance de l’Armée royale allait de pair avec le renouveau économique du pays. Une dynamisation sans précédent de l’industrie lourde, un accroissement de la demande, le développement de l’exploitation des matières premières, ainsi qu’une ouverture diplomatique sur les grandes puissances de ce monde, jointe à l’implantation et l’importation du savoir-faire étranger : voilà ce que devrait permettre et ce qui devrait permettre la réalisation des grands projets de Sa Majesté.
« C'est une honte ! s'écriait le roi face à son commissaire aux forces armées et son chef d'état-major, après avoir lu le rapport du Commandement royal, qui recensait le matériel militaire des armées et établissait un comparatif avec les armées étrangères. Pour cent de nos guerriers, quatre-vingt-dix ont un équipement assez vétuste pour être écrasés par un troupeau de buffles ! Ne vous rendez-vous pas compte du danger extraordinaire qui pèse sur la patrie ? Non, ce n’est plus possible. Je savais la situation périlleuse, mais pas à un tel point. Comment mes nobles ancêtres ont-ils pu laisser faire ? Il est grand temps d'entamer la plus grande refonte qui n'a jamais été entreprise par un souverain tosakien. Cheville ouvrière de l’ère de gloire vers laquelle tend notre royaume, soyez prêts à marquer l’Histoire au fer rouge. »
Plein d'enthousiasme, et animé par une énergie sans limite, le jeune roi avait convoqué l'état-major tout entier ainsi que les hauts responsables du ministère des armées en vue d'établir un plan de réarmement massif. Tosaka n'avait plus le choix : c'était s'armer ou périr.
L'armement et l'équipement individuel des soldats tosakiens étaient dans un état extrêmement préoccupant pour le jeune roi et ses ministres. Dotés d'armes datant d'au moins cinq décennies, dénués de tout équipement personnel - mis à part une gourde, une boussole et une pauvre botte de rechange - près de quatre cent mille hommes en armes (sur cinq cent mille) ne pouvaient se targuer de ce titre décemment. Malgré un bon entraînement et une dévotion sans limite de la part des recrues, l'armée tosakienne, dans sa globalité, ne pouvait rivaliser avec aucune force militaire sur le continent.
La force blindée quant à elle, malgré un relatif effort de modernisation ces dernières années, était si faible numériquement que l'arme avait été rendue quasiment inutile, si ce n'est pour des opérations de soutien aux forces de police.
L'armée de l'air n'avait pas été épargnée par la décadence du pays, et les appareils aériens, au ridicule nombre de 45, n'étaient de surcroit technologiquement pas satisfaisant pour les nouvelles ambitions que le roi avait attribué à la patrie.
La marine royale avait bien été la seule en mesure de conserver une certaine dignité. Les tosakiens étaient des marins de naissance, et bien qu'elle ait peu servi au fil des siècles et des guerres, la marine tosakienne faisait la fierté d'un grand nombre de patriotes. La flotte tosakienne avait su, par des importations régulières, se maintenir à un niveau suffisant pour défendre ses côtes contre une flotte qui se respecte. Néanmoins, le manque crucial de puissance de feu et de moyen de projection ne pouvait satisfaire les vues du jeune roi.
La plus grande préoccupation de l’armée se faisait, au-delà de la médiocrité numérique et technologique des équipements, au sujet de la logistique et des communications. Dans sa situation actuelle, l’armée tosakienne n’était certainement pas prête à défendre son propre territoire.
Au-delà de l’aspect purement militaire, tout l’intérêt de la renaissance de l’Armée royale allait de pair avec le renouveau économique du pays. Une dynamisation sans précédent de l’industrie lourde, un accroissement de la demande, le développement de l’exploitation des matières premières, ainsi qu’une ouverture diplomatique sur les grandes puissances de ce monde, jointe à l’implantation et l’importation du savoir-faire étranger : voilà ce que devrait permettre et ce qui devrait permettre la réalisation des grands projets de Sa Majesté.