Deux dynasties en concurrence pour un trône royal sébalde imaginaire
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Provinces plutôt proches de la dynastie néerlandophone (Van Althuis) / Provinces plutôt proches de la dynastie slave (Maksimov)
En foncé : les provinces les plus attachées à la dynastie dont il est question
En clair : les provinces attachées de manière plus négligeable à la dynastie dont il est question
En blanc : la province soutient la dynastie rivale ou n'a aucune préférence (Novacan)[/center]
- [justify]Indépendante depuis 1815, la Sébaldie a pris la forme d’une république avec à sa tête un président initialement dépourvu de pouvoirs, sinon celui d’assurer la continuité de l’Etat. Auparavant, le monarque remplissait ce rôle. Mais la rivalité entre la famille néerlandophone et la famille slavique a eu raison de la monarchie. Ce conflit, sobrement intitulé par les historiens « Grande querelle dynastique », illustre bien la complexité ethnique d’une Sébaldie qui a toujours recherché son identité.
AUX ORIGINES DU CONFLIT, LES INVASIONS SLAVES. Les prémices de la Sébaldie actuelle remontent au XIIe siècle, à l’époque des grandes excursions maritimes organisées par le [url=http://www.simpolitique.com/laagland-f380.html]Royaume du Laagland[/url] qui voit dans cette terre du Jeekim, nourrie par un bras de mer encerclant l’actuelle Île de Centralia, le terreau idéal pour y établir un comptoir commercial. Au moment de leur installation, les colons laaglandais éloignent de la mer les autochtones présents – qui pratiquaient une certaine forme de druidisme - exilés dans les terres plus au nord. Si la Sébaldie garde très peu de ses vestiges de son patrimoine druidique et celtique (contrairement à des Etats comme la Schenkennie ou la Carnutie) on retrouve néanmoins quelques mégalithes au Nord. De nombreux laaglandais n’ont finalement pas fait le chemin du retour, se plaisant sur ces terres au climat beaucoup plus doux que dans la mère patrie. Bien que la Sébaldie possède peu de ressources naturelles, les colons ont des ambitions pour la nouvelle terre qui permet, grâce à ses vastes étendues de plaines, l’élevage massif de bovins et caprins. Ce bétail donne le suif, qui lui-même donnera son nom à l’actuelle Sébaldie : « suif » vient du latin « sebalis ». Littéralement, la Sébaldie est la terre du suif. Mais revenons à nos moutons. Fiers de leur découverte, les colons laaglandais importent leur langue – le néerlandais – et leurs valeurs. Ces fervents chrétiens font de la Sébaldie une terre catholique, avec à leur tête une branche assez éloignée de la famille royale laaglandaise en froid avec cette dernière : la maison Van Althuis est née. De la terre druidique, la Sébaldie devient une monarchie catholique assez paisible. Elle règnera pendant près de cinq siècles. En effet, au XVIIe siècle, les puissances de l’Alméra orientale – slaves et orthodoxes – viennent envahir le Jeekim et une Sébaldie qui avait déjà perdu de sa superbe et de son unité. La réforme protestante a divisé la chrétienté sébalde en deux camps particulièrement hostiles équivalents (une proportion que l’on retrouve encore un peu au Laagland puisque catholiques et protestants représentent respectivement 42 % et 30 % de la population). L’arrivée des slaves, en provenance de l’actuelle Rostovie et de ses voisins fera de l’orthodoxie la troisième grande confession chrétienne en Sébaldie. L’invasion est violente : les néerlandophones sont massacrés et on assiste littéralement à un remplacement de la population. Les patronymes néerlandophones tendent à se raréfier au profit de patronymes slaves, dont le plus noble est Maksimov ; une famille désireuse d’instaurer une monarchie slavique en Sébaldie, sous l’égide du Saint-Empire orthodoxe. Du XVIIe siècle jusqu’en 1813, année où éclate la révolution d’indépendance, la Sébaldie est donc gouverné par un monarque slave. La question se pose du régime à adopter : les familles Van Althuis et Maksimov tentent d’obtenir les faveurs des révolutionnaires indépendantistes. Cette « Grande Querelle dynastique » durera presque deux ans. Les révolutionnaires trancheront cette question en 1815 : ce sera une république, pour « tourner la page », en écrire une nouvelle et inscrire la Sébaldie dans « le progrès ».
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Sebastiaan Van Althuis
Héritier au trône hypothétique néerlandophone
Président de la République Sébalde (2023-2028)[/center]
SEBASTIAAN VAN ALTHUIS, L’HERITIER NEERLANDOPHONE. Le trône néerlandophone reconnaît un regain de popularité, à la faveur de son héritier hypothétique, [url=http://www.simpolitique.com/post265878.html#p265878]Sebastiaan Van Althuis[/url]. La tâche n’est guère aisée dans un pays qui s’est largement « dénéerlandisé », surtout en raison des politiques des gouvernements nationalistes des années 2010. Son prédécesseur, qui n’est autre que son père - Maximiliaan Van Althuis – était tributaire d’une bien plus mauvaise réputation. Ce personnage provocateur et sulfureux a trouvé la mort dans un accident de voiture en 2020, laissant à Sebastiaan ce trône toujours hypothétique auquel Maximiliaan n’accordait qu’une modeste importance. Sebastiaan prend, lui, son rôle de potentiel roi bien plus au sérieux. Philanthrope dans l’âme, il est très apprécié des Sébaldes et c’est la raison pour laquelle les libéraux tentent de l’approcher à cette date en vue des élections parlementaires de 2023. Le pari est réussi : avec 15 députés, le mouvement politique qu’il préside de facto – Renaissance néerlandophone – s’il se défend d’être monarchiste s’impose comme un allié gouvernemental. À défaut d’obtenir le trône, il se voit octroyer la Présidence honorifique de la République Sébalde, devenue un régime parlementaire. Assurant la continuité de l’Etat, il a durant son mandat – entre 2023 et 2028 – le pouvoir de nommer le chef du gouvernement. Un pouvoir qu’il use sciemment, à des fins politiques, pour éloigner les nationalistes, hostiles à la néerlandisation du pays, du gouvernement. Il perd néanmoins la présidence au profit de Koen Van Overbeck, un autre néerlandophone mais totalement indifférent de ces questions monarchiques. De la querelle qui l’oppose à son rival slave, Sebastiaan Van Althuis s’impose comme le « candidat de l’establishment », comme le philanthrope respecté et respectable, propre sur lui, catholique comme il le faut, intègre et proche de ses potentiels sujets. Certains diront qu’il est avant tout le candidat de la bourgeoisie financière et traditionnelle. Son aura n’est pas unanimement répartie sur le territoire sébalde, notamment l’ouest slave et juif de la Sébaldie.
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Valerian Maksimov
Héritier au trône hypothétique slave[/center]
VALERIAN MAKSIMOV, L’HERITIER SLAVE. Le trône slave est occupé depuis l’année 1998 par Valerian Maksimov, né en 1970. Moins photogénique que son rival néerlandophone, les médias mainstream le boudent quand ce n’est pas Valerian qui les fuit volontairement. La maison Maksimov ayant été dépossédée de nombreux de ses biens (immobiliers notamment), Valerian n’est pour ainsi dire pas une « grande fortune ». Entrepreneur dans l’agro-alimentaire dans la province du Gelnan, ce russophone passe autant de temps en Sébaldie que dans la Varlovie voisine, bien que la violence du régime fasciste d’Alcevic tend progressivement à l’en dissuader. Fervent chrétien orthodoxe, il souhaiterait que la Sébaldie renoue avec son âge d’or, qu’il situe à titre personnel durant l’occupation slave au XVIIIe siècle. À l’écart des querelles qui existent dans sa province entre Juifs et Musulmans, il est un conservateur, plutôt hostile à l’immigration et à la libéralisation des mœurs et de l’économie. Critiquant vivement la démocratie sébalde, il boycotte les scrutins électoraux et ce quand bien même il jouit d’un soutien assez important dans la province. Ailleurs, en dehors de quelques soutiens au Centran et au Kalternan, il a la réputation d’un homme sectaire et autoritaire bien qu’il se pose comme « homme de dialogue ». Bien qu’il ait tenté plusieurs approches, les Juifs et les Néerlandophones lui ont adressé une fin de non-recevoir dans la reprise du dialogue. À défaut de pouvoir un jour prétendre au trône hypothétique, qui semble acquis aux néerlandophones, il tente d’insuffler – sans prosélytisme toutefois – une dynamique favorable au retour des traditions en Sébaldie.[/justify]
- [justify]Indépendante depuis 1815, la Sébaldie a pris la forme d’une république avec à sa tête un président initialement dépourvu de pouvoirs, sinon celui d’assurer la continuité de l’Etat. Auparavant, le monarque remplissait ce rôle. Mais la rivalité entre la famille néerlandophone et la famille slavique a eu raison de la monarchie. Ce conflit, sobrement intitulé par les historiens « Grande querelle dynastique », illustre bien la complexité ethnique d’une Sébaldie qui a toujours recherché son identité.