Encyclopédie du royaume aléouite de Galnaquie
SOMMAIRE
I. Généralités (85%)
II. Histoire (0%)
III. Géographie (0%)
IV. Institutions (0%)
V. Vie politique (0%)
VI. Société (0%)
VII. Religion (0%)
VIII. Défense territoriale (0%)
IX. Economie (0%)
X. Infrastructures (0%)
XI. Avancée technologique (0%)
XII. Encyclopédie visuelle (0%)
XIII. Puissance militaire (0%)
I. Généralités
[img]http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/taymz/JoUa8HkhSRmyOtxIlOTA_ayasofya1.jpg[/img]
Basilique de la Sagesse Sacrée de Galtar
Nom officiel de la nation : Royaume aléouite de Galnaquie
Nom courant de la nation : Galnaquie
Devise : « Après la nuit vient l'aube. »
Langue officielle : Galnaque (dérivé du grec mais nombreuses influences européennes et orientales)
Langues reconnues : Turc, latin, grec (minorités)
Capitale : Galtar
Gentilé : Galnaque(s)
Monnaie : la Lyre Galnaque (LGa) ≈ 10 dollars RAK
Population approximative : environ 95 000 000 habitants en 2028
Superficie du territoire : ??
habitants par kilomètres carrés : ?? hab./km²
Plus grandes villes (dans l'ordre décroissant) : Arkos, Galtar, Ragenver, Sanct-Eugen, Nagoniople, Sanct-Yuna, Kandarnople, Galcique
Régime de la nation : Monarchie parlementaire
Souveraine : Constantine I d'Arkos
Fête nationale : ??
Orientation politique : Gouvernement actuellement modéré mais concurrence entre courants politiques : socialistes, libéraux, identitaires.
Produit intérieur brut global : 40 milliards dollars RAK en 2027, soit environ 400 milliards LGa
Produit intérieur brut par habitant : 421 dollars RAK en 2027, soit environ 4 210 LGa
Religions : (chiffre approximatifs car la religion a peu d'importance en matière de politique)
- Christianisme orthodoxe : 45%
- Aléouisme : 30%
- Islam : 10%
- Polythéisme hérité de l'empire néapolitain : 5%
- Catholicisme : 5%
Habitat de la population (2028) :
Citadins : 54 millions habitants (57%)
Ruraux : 41 millions habitants (43%)
Encyclopédie de la Galnaquie
-
Cyrios
II. Histoire de la Galnaquie
Une héritière de l'Empire Tyrantin (Ier siècle av JC - 1453)
Aux environs de l'an -100, le territoire actuel de la Galnaquie était peuplé de diverses populations, en particulier grecques sur les côtes. Tout le territoire fut annexé à l'Empire Néapolitain en pleine expansion. Puis, avec la scission en deux parties de l'Empire en 285, la Galnaquie revint à la partie orientale contrôlée par Tyrance. La langue grecque devint dominante mais à part les élites, la population ne parlait pas le grec classique mais plutôt un dialecte empruntant à d'autres langues européennes dont le latin. Le christianisme orthodoxe s'imposa comme religion majoritaire mais sans remplacer un culte aux Dieux grecs et romains qui existe encore aujourd'hui chez une minorité.
Dès 537 fut construite la grande église de la Sagesse Sacrée à Galtar, cadeau de l'empereur Justinian le Grand à la Galnaquie. D'une architecture très audacieuse et majestueuse pour l'époque, on ne parvint pas à réaliser de basilique aussi grande pendant des siècles.
Malgré la décadence progressive de l'Empire Néapolitain d'Orient (ou Empire Tyrantin), cette période tyrantine garde l'image d'un "âge d'or" dans les mentalités galnaques. Âge d'or ou la Galnaquie était une province riche et participait à un empire puissant et prestigieux.
Hélas, face à ses nombreux ennemis extérieurs, l'Empire régressa de plus en plus. A partir de 1204, les Croisés catholiques, les turcs Seldjoukides puis les turcs Ottomans attaquèrent et dépecèrent progressivement l'Empire.
En 1453, l'aventure de l'Empire Néapolitain d'Orient prit fin avec la chute de Tyrance face aux Ottomans. Les galnaques allaient connaître plusieurs siècles de domination musulmane.
La domination ottomane (1453 - XIXe siècle)
De façon générale, cette période est considérée comme une régression par les galnaques. Tout d'abord, les chrétiens, ultra-majoritaires, devinrent politiquement une minorité, considérés comme adeptes d'une religion moins évoluée que l'Islam. De plus, étant maintenant dans un Empire musulman, la Galnaquie vit ses relations commerciales et culturelles se restreindre avec les pays almérans, d'où un appauvrissement et une sensation de décadence culturelle.
Les généreuses récoltes agricoles permirent toutefois à la démographie de grimper fortement. Par ailleurs, le souvenir d'un âge d'or tyrantin servit de repère culturel à une population qui commençait à prendre conscience de son identité nationale. Les conversions à l'islam furent ainsi minoritaires. Quand l'Empire Ottoman entra en décadence, des révoltes commencèrent à exploser, jusqu'à amener le pays à devenir indépendant en 1830.
Indépendance et modernisme (XIXe siècle - 2015)
Certains traits culturels ont permis une unification du territoire sous une même autorité étatique : regret de l'âge d'or tyrantin, christianisme orthodoxe majoritaire, dialectes dérivés du grec...Au nom du premier, une monarchie parlemenaire fut établie avec à sa tête les princes d'Arkos, une dynastie qui gouvernait la Galnaquie au temps de Tyrance.
Au XIXe siècle, la nation galnaque était devenue une réalité. Après la période ottomane de déclassement économique et d'isolement politique, elle était affamée de développement et de puissance géopolitique.
A cause de cela, l'Etat se modernisa de plus en plus, gagnant en efficacité mais aussi en autoritarisme. A partir de 1850, les élites furent converties au Socialisme, idéologie qui se développait en particulier dans les pays pauvres. Cela devint une véritable dictature, avec une administration policière et judiciaire particulièrement intolérante et puissante. Au début, les galnaques avaient accepté cette autoritarisme qui semblait se faire pour la bonne cause. Les structures économiques de la société étaient transformées à marche forcée. La Galnaquie connut un développement économique consistant, certes ponctué de crises mutliples, mais qui donnait à la population de grands espoirs. Mais petit à petit, les progrès économiques se tarirent, et la frustration populaire grandit.
Alors, dans les années 1970, les gouvernants décidèrent, notamment qu'il était temps d'implanter ce concept de plus en plus populaire: la démocratie. Des élections furent instituées, permettant d'élire une assemblée. Le problème est qu'en réalité les socialistes ne lâchèrent pas du tout l'appareil d'Etat. Il n'y avait pas de liberté d'expression et ceux qui contredisaient les thèses socialistes se faisaient condamner voire emprisonner pour des motifs comme "trahison", "immoralité"...
Cette combinaison entre la prétention à la démocratie, et la mainmise socialiste sur l'Etat allait créer le drame historique qui allait engloutir la Galnaquie. Dans les années 2000, le pouvoir socialiste était débordé par le mécontentement populaire. L'opposition conservatrice-traditionnaliste était devenue très populaire. D'abord modérée, elle se radicalisa au fur et à mesure que l’État la réprimait, et prit bientôt les armes. Alors la Galnaquie sombra dans la violence.
Le pays déchiré par la guerre civile (2016 - 2023)
En 2015, des manifestations d'ampleurs se firent voir, tandis qu'une rébellion armée commençait à se former. Bientôt, des villages allaient se soulever et passer aux mains de milices se réclamant du Parti Identitaire Galnaque (PIG, traditionnaliste et anti-socialiste). Le régime perdit tout à coup le contrôle de nombreuses zones rurales. En mars 2016, les rebelles identitaires conquirent la ville de Kandarnople puis celle de Sanct-Yuna (dans l'Est). De son côté, l'administration du régime était lancée dans une répression violente, utilisant des bombes qui faisaient de nombreuses victimes civiles. Cela aggravait la tension et la force de conviction des identitaires.
La Galnaquie vivait sa crise la plus grave et la plus meurtrière depuis sa création. La rébellion contrôlait presque 25% du territoire. La guerre entraînait de nombreux morts et de nombreuses destructions. La côte était épargnée et le commerce extérieur se maintenait, mais l'économie de l'arrière-pays souffrait beaucoup surtout dans l'Est. On évalue que la guerre civile a abouti à diviser par trois le PIB de la Galnaquie.
Durant sept ans, le conflit alterna entre affrontements et tentatives de compromis.
Fin 2023, le conflit reprenait et devenait total, s'étendant à des régions auparavant plutôt épargnées (Ragenver, Sanct-Eugen). La solution vint d'un groupe politique inattendu, issu des identitaires : les aléouites, partisans d'une philosophie religieuse appelée Aléouisme.
La paix des aléouites (2023 -)
On définit souvent l'aléouisme comme une "philosophie religieuse" plus que comme une religion au sens strict. Sans créer une communauté fermée et aux pratiques rigides, elle promeut, pour l'individu ou pour la société, certains principes, par ex : une vie tournée vers la culture et le savoir plutôt que vers l'enrichissement matériel ; une harmonie entre les citoyens et un lien de confiance entre eux et l'autorité légitime.
Son atout était d'être en affinité avec les thèses identitaires, tout en étant capable de s'inscrire dans un cadre étatique. Alors que l'aléouisme avait d'abord émergé dans les rangs des identitaires, très vite il commença à devenir un véritable pont entre les rebelles et le régime.
Septembre 2023, les aléouites avaient officiellement pris le pouvoir parmi les rebelles. Face aux bombardements du régime, ils perdaient la bataille militaire ; pourtant, ils parvinrent à gagner la bataille politique.
Hélène de St-Yuna, l'émissaire aléouite, avait officiellement proposé en novembre 2023 de discuter en vue d'une réconciliation nationale. Mais il se heurta à l'intransigeance d'Appolyes Altrophile, le Premier ministre social-libéral, qui avait refusé tout dialogue. Altrophile avait même ordonné l'intensification des bombardements sur les zones rebelles. Or, grâce à l'activisme médiatique des aléouites, l'opinion publique se prit de compassion pour les assiégés des zones rebelles.
Un écoeurement face à la violence de la répression commençait à se diffuser largement. En février 2024, la reine Constantine, dont la fonction était ordinairement honorifique, força le Premier ministre social-libéral à la démission. Elle nomma à la place Alan Seldem, parlementaire aléouite proche des identitaires. Cet épisode reste connu comme étant la « révolution aléouite ». Grâce à une habile politique de dialogue et de compromis, Seldem obtint une armistice générale qui ouvrit la voie à la réconciliation nationale.
Vie politique actuelle
Quatre ans plus tard, le pays reste profondément marqué par cette longue guerre civile. De nombreux problèmes persistent. Certains groupes rebelles identitaires n'ont toujours pas déposé les armes, et la police garde encore des pratiques très autoritaires. Mais la situation a évolué favorablement et bien plus vite que prévu. Les combats se sont fait rares, la reconstruction est en cours dans les zones sinistrées. Surtout, la confiance envers l’État revient. Le pays tente désormais de se développer économiquement et d'acquérir un rôle international correspondant à son poids.
Pourtant, bien que l’État galnaque s'appelle désormais « royaume aléouite de Galnaquie », en réalité la religion pèse toujours peu dans la vie politique. Car, au final, l'enjeu historique majeur de la Galnaquie ces dernières années a été la division profonde de la population entre différentes idéologies (politiques plutôt que religieuses). Cela a produit des tensions extrêmes, tant les valeurs étaient incompatibles : tandis que le socialisme apparaissait comme une tyrannie pour les conservateurs, l'identitarisme apparaissait comme un mouvement extrêmiste, contraire à tous les idéaux du « peuple de gauche ». Toute l'intelligence d'Alan Seldem et du mouvement aléouite a été de proposer une solution pour concilier différentes tendances en apparence inconciliables.
Sur le plan politique, du fait de leur réussite inespérée concernant la réconciliation nationale, les aléouites acquirent un grand prestige, allant bien au-delà du « peuple identitaire » où l'aléouisme avait d'abord émergé. De ce fait, la vie politique est dominé depuis la fin de la guerre par le puissant « Parti Démocrate Aléouite », devenu centriste. Les trois partis traditionnels (Socialiste, Libéral, Identitaire) sont ainsi devenus minoritaires.
Une héritière de l'Empire Tyrantin (Ier siècle av JC - 1453)
Aux environs de l'an -100, le territoire actuel de la Galnaquie était peuplé de diverses populations, en particulier grecques sur les côtes. Tout le territoire fut annexé à l'Empire Néapolitain en pleine expansion. Puis, avec la scission en deux parties de l'Empire en 285, la Galnaquie revint à la partie orientale contrôlée par Tyrance. La langue grecque devint dominante mais à part les élites, la population ne parlait pas le grec classique mais plutôt un dialecte empruntant à d'autres langues européennes dont le latin. Le christianisme orthodoxe s'imposa comme religion majoritaire mais sans remplacer un culte aux Dieux grecs et romains qui existe encore aujourd'hui chez une minorité.
Dès 537 fut construite la grande église de la Sagesse Sacrée à Galtar, cadeau de l'empereur Justinian le Grand à la Galnaquie. D'une architecture très audacieuse et majestueuse pour l'époque, on ne parvint pas à réaliser de basilique aussi grande pendant des siècles.
Malgré la décadence progressive de l'Empire Néapolitain d'Orient (ou Empire Tyrantin), cette période tyrantine garde l'image d'un "âge d'or" dans les mentalités galnaques. Âge d'or ou la Galnaquie était une province riche et participait à un empire puissant et prestigieux.
Hélas, face à ses nombreux ennemis extérieurs, l'Empire régressa de plus en plus. A partir de 1204, les Croisés catholiques, les turcs Seldjoukides puis les turcs Ottomans attaquèrent et dépecèrent progressivement l'Empire.
En 1453, l'aventure de l'Empire Néapolitain d'Orient prit fin avec la chute de Tyrance face aux Ottomans. Les galnaques allaient connaître plusieurs siècles de domination musulmane.
La domination ottomane (1453 - XIXe siècle)
De façon générale, cette période est considérée comme une régression par les galnaques. Tout d'abord, les chrétiens, ultra-majoritaires, devinrent politiquement une minorité, considérés comme adeptes d'une religion moins évoluée que l'Islam. De plus, étant maintenant dans un Empire musulman, la Galnaquie vit ses relations commerciales et culturelles se restreindre avec les pays almérans, d'où un appauvrissement et une sensation de décadence culturelle.
Les généreuses récoltes agricoles permirent toutefois à la démographie de grimper fortement. Par ailleurs, le souvenir d'un âge d'or tyrantin servit de repère culturel à une population qui commençait à prendre conscience de son identité nationale. Les conversions à l'islam furent ainsi minoritaires. Quand l'Empire Ottoman entra en décadence, des révoltes commencèrent à exploser, jusqu'à amener le pays à devenir indépendant en 1830.
Indépendance et modernisme (XIXe siècle - 2015)
Certains traits culturels ont permis une unification du territoire sous une même autorité étatique : regret de l'âge d'or tyrantin, christianisme orthodoxe majoritaire, dialectes dérivés du grec...Au nom du premier, une monarchie parlemenaire fut établie avec à sa tête les princes d'Arkos, une dynastie qui gouvernait la Galnaquie au temps de Tyrance.
Au XIXe siècle, la nation galnaque était devenue une réalité. Après la période ottomane de déclassement économique et d'isolement politique, elle était affamée de développement et de puissance géopolitique.
A cause de cela, l'Etat se modernisa de plus en plus, gagnant en efficacité mais aussi en autoritarisme. A partir de 1850, les élites furent converties au Socialisme, idéologie qui se développait en particulier dans les pays pauvres. Cela devint une véritable dictature, avec une administration policière et judiciaire particulièrement intolérante et puissante. Au début, les galnaques avaient accepté cette autoritarisme qui semblait se faire pour la bonne cause. Les structures économiques de la société étaient transformées à marche forcée. La Galnaquie connut un développement économique consistant, certes ponctué de crises mutliples, mais qui donnait à la population de grands espoirs. Mais petit à petit, les progrès économiques se tarirent, et la frustration populaire grandit.
Alors, dans les années 1970, les gouvernants décidèrent, notamment qu'il était temps d'implanter ce concept de plus en plus populaire: la démocratie. Des élections furent instituées, permettant d'élire une assemblée. Le problème est qu'en réalité les socialistes ne lâchèrent pas du tout l'appareil d'Etat. Il n'y avait pas de liberté d'expression et ceux qui contredisaient les thèses socialistes se faisaient condamner voire emprisonner pour des motifs comme "trahison", "immoralité"...
Cette combinaison entre la prétention à la démocratie, et la mainmise socialiste sur l'Etat allait créer le drame historique qui allait engloutir la Galnaquie. Dans les années 2000, le pouvoir socialiste était débordé par le mécontentement populaire. L'opposition conservatrice-traditionnaliste était devenue très populaire. D'abord modérée, elle se radicalisa au fur et à mesure que l’État la réprimait, et prit bientôt les armes. Alors la Galnaquie sombra dans la violence.
Le pays déchiré par la guerre civile (2016 - 2023)
En 2015, des manifestations d'ampleurs se firent voir, tandis qu'une rébellion armée commençait à se former. Bientôt, des villages allaient se soulever et passer aux mains de milices se réclamant du Parti Identitaire Galnaque (PIG, traditionnaliste et anti-socialiste). Le régime perdit tout à coup le contrôle de nombreuses zones rurales. En mars 2016, les rebelles identitaires conquirent la ville de Kandarnople puis celle de Sanct-Yuna (dans l'Est). De son côté, l'administration du régime était lancée dans une répression violente, utilisant des bombes qui faisaient de nombreuses victimes civiles. Cela aggravait la tension et la force de conviction des identitaires.
La Galnaquie vivait sa crise la plus grave et la plus meurtrière depuis sa création. La rébellion contrôlait presque 25% du territoire. La guerre entraînait de nombreux morts et de nombreuses destructions. La côte était épargnée et le commerce extérieur se maintenait, mais l'économie de l'arrière-pays souffrait beaucoup surtout dans l'Est. On évalue que la guerre civile a abouti à diviser par trois le PIB de la Galnaquie.
Durant sept ans, le conflit alterna entre affrontements et tentatives de compromis.
Fin 2023, le conflit reprenait et devenait total, s'étendant à des régions auparavant plutôt épargnées (Ragenver, Sanct-Eugen). La solution vint d'un groupe politique inattendu, issu des identitaires : les aléouites, partisans d'une philosophie religieuse appelée Aléouisme.
La paix des aléouites (2023 -)
On définit souvent l'aléouisme comme une "philosophie religieuse" plus que comme une religion au sens strict. Sans créer une communauté fermée et aux pratiques rigides, elle promeut, pour l'individu ou pour la société, certains principes, par ex : une vie tournée vers la culture et le savoir plutôt que vers l'enrichissement matériel ; une harmonie entre les citoyens et un lien de confiance entre eux et l'autorité légitime.
Son atout était d'être en affinité avec les thèses identitaires, tout en étant capable de s'inscrire dans un cadre étatique. Alors que l'aléouisme avait d'abord émergé dans les rangs des identitaires, très vite il commença à devenir un véritable pont entre les rebelles et le régime.
Septembre 2023, les aléouites avaient officiellement pris le pouvoir parmi les rebelles. Face aux bombardements du régime, ils perdaient la bataille militaire ; pourtant, ils parvinrent à gagner la bataille politique.
Hélène de St-Yuna, l'émissaire aléouite, avait officiellement proposé en novembre 2023 de discuter en vue d'une réconciliation nationale. Mais il se heurta à l'intransigeance d'Appolyes Altrophile, le Premier ministre social-libéral, qui avait refusé tout dialogue. Altrophile avait même ordonné l'intensification des bombardements sur les zones rebelles. Or, grâce à l'activisme médiatique des aléouites, l'opinion publique se prit de compassion pour les assiégés des zones rebelles.
Un écoeurement face à la violence de la répression commençait à se diffuser largement. En février 2024, la reine Constantine, dont la fonction était ordinairement honorifique, força le Premier ministre social-libéral à la démission. Elle nomma à la place Alan Seldem, parlementaire aléouite proche des identitaires. Cet épisode reste connu comme étant la « révolution aléouite ». Grâce à une habile politique de dialogue et de compromis, Seldem obtint une armistice générale qui ouvrit la voie à la réconciliation nationale.
Vie politique actuelle
Quatre ans plus tard, le pays reste profondément marqué par cette longue guerre civile. De nombreux problèmes persistent. Certains groupes rebelles identitaires n'ont toujours pas déposé les armes, et la police garde encore des pratiques très autoritaires. Mais la situation a évolué favorablement et bien plus vite que prévu. Les combats se sont fait rares, la reconstruction est en cours dans les zones sinistrées. Surtout, la confiance envers l’État revient. Le pays tente désormais de se développer économiquement et d'acquérir un rôle international correspondant à son poids.
Pourtant, bien que l’État galnaque s'appelle désormais « royaume aléouite de Galnaquie », en réalité la religion pèse toujours peu dans la vie politique. Car, au final, l'enjeu historique majeur de la Galnaquie ces dernières années a été la division profonde de la population entre différentes idéologies (politiques plutôt que religieuses). Cela a produit des tensions extrêmes, tant les valeurs étaient incompatibles : tandis que le socialisme apparaissait comme une tyrannie pour les conservateurs, l'identitarisme apparaissait comme un mouvement extrêmiste, contraire à tous les idéaux du « peuple de gauche ». Toute l'intelligence d'Alan Seldem et du mouvement aléouite a été de proposer une solution pour concilier différentes tendances en apparence inconciliables.
Sur le plan politique, du fait de leur réussite inespérée concernant la réconciliation nationale, les aléouites acquirent un grand prestige, allant bien au-delà du « peuple identitaire » où l'aléouisme avait d'abord émergé. De ce fait, la vie politique est dominé depuis la fin de la guerre par le puissant « Parti Démocrate Aléouite », devenu centriste. Les trois partis traditionnels (Socialiste, Libéral, Identitaire) sont ainsi devenus minoritaires.
-
Cyrios
III. Géographie
La Galnaquie est composée de plusieurs provinces ayant chacune leurs spécificités. Les principales sont :
- province d'Epire, sur la côté ouest : région la plus industrielle
- province d'Arkos, nord : région la plus dynamique économiquement, et intellectuellement puisque la métropole d'Arkos accueille plusieurs des meilleures universités du pays
- province du Dauphiné, côte sud : la grande ville portuaire de Ragenver est assez dynamique mais l'arrière-pays reste très pauvre après avoir été ravagé par la guerre civile
- province de Nagoniople, centre : cette province est un ravissement pour les touristes car elle abrite de beaux vestiges de la culture gréco-néapolitaine, puis tyrantine. Mais aujourd'hui cette région est peu attractive et beaucoup de jeunes en partent.
- province de Yunévie, centre: région ravagée par la guerre civile, avec pour capitale Sanct-Yuna. C'est ici que l'aléouisme (et notamment l'aléouisme chrétien) est le plus fervent
IV. Institutions
La Galnaquie est une monarchie parlementaire où la royauté (actuellement Sa Majesté Constantine) a un pouvoir la plupart du temps symbolique. Elle a pu toutefois prendre des décisions fortes lors de périodes de troubles particuliers: ainsi, c'est la reine Constantine qui a forcé le Premier ministre à la démission durant la guerre civile, ce qui a permis ensuite la désescalade grâce à l'arrivée de responsables politiques modérés.
La forme de l'Etat est démocratique avec des élections régulièrement organisées pour élire le Parlement.
V. Vie politique
La vie politique actuelle est dominée, au Parlement, par une sorte de grand parti centriste, le Parti Démocrate Aléouite (PDA), qui revendique l'application de la philosophie aléouite comme gage de bon développement de la Nation. Le débat politique s'organise beaucoup autour de ce parti, avec des partis plus "clivés" qui tentent d'orienter la politique du gouvernement. Ces partis étaient autrefois majoritaires (notamment le Parti Socialiste) mais sont aujourd'hui beaucoup moins puissants. Il y a :
- Parti Identitaire (PI), qui promeut le respect des traditions, le protectionnisme, la fermeture des frontières. A la base il y a une certaine entente avec le PDA, mais ce dernier est assez modéré alors que le PI est beaucoup plus radical et conservateur.
- Parti Socialiste (PS), qui se place dans une perspective internationaliste de mise en place d'un système communiste. Il est historiquement assez autoritaire et intransigeant sur sa morale.
- Parti Libéral (PL), qui défend le développement économique, l'ouverture des frontières et l'innovation culturelle.
Dans la pratique du pouvoir, le Premier ministre a une marge de manoeuvre aujourd'hui assez limitée, bien moindre qu'à l'époque de la dictature socialiste. La règle est de rechercher un certain niveau de consensus par la négociation entre forces politiques différentes. Cela nécessite des palabres qui attirent parfois des critiques sur la "lenteur" du processus de décision politique.
Le Premier ministre actuel est Alan SELDEM, issu du PDA. Bien qu'issu du camp aléouite conservateur, il est aujourd'hui assez modéré et en faveur d'un développement économique et d'une ouverture culturelle "raisonnable" de la Galnaquie. Il est particulièrement intéressé par la culture et les sciences humaines.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=263683MatteoRenzi.png][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_263683MatteoRenzi.png[/img][/url] Alan SELDEM, Premier ministre du royaume aléouite de Galnaquie
VI. Société
La Galnaquie est composée de plusieurs provinces ayant chacune leurs spécificités. Les principales sont :
- province d'Epire, sur la côté ouest : région la plus industrielle
- province d'Arkos, nord : région la plus dynamique économiquement, et intellectuellement puisque la métropole d'Arkos accueille plusieurs des meilleures universités du pays
- province du Dauphiné, côte sud : la grande ville portuaire de Ragenver est assez dynamique mais l'arrière-pays reste très pauvre après avoir été ravagé par la guerre civile
- province de Nagoniople, centre : cette province est un ravissement pour les touristes car elle abrite de beaux vestiges de la culture gréco-néapolitaine, puis tyrantine. Mais aujourd'hui cette région est peu attractive et beaucoup de jeunes en partent.
- province de Yunévie, centre: région ravagée par la guerre civile, avec pour capitale Sanct-Yuna. C'est ici que l'aléouisme (et notamment l'aléouisme chrétien) est le plus fervent
IV. Institutions
La Galnaquie est une monarchie parlementaire où la royauté (actuellement Sa Majesté Constantine) a un pouvoir la plupart du temps symbolique. Elle a pu toutefois prendre des décisions fortes lors de périodes de troubles particuliers: ainsi, c'est la reine Constantine qui a forcé le Premier ministre à la démission durant la guerre civile, ce qui a permis ensuite la désescalade grâce à l'arrivée de responsables politiques modérés.
La forme de l'Etat est démocratique avec des élections régulièrement organisées pour élire le Parlement.
V. Vie politique
La vie politique actuelle est dominée, au Parlement, par une sorte de grand parti centriste, le Parti Démocrate Aléouite (PDA), qui revendique l'application de la philosophie aléouite comme gage de bon développement de la Nation. Le débat politique s'organise beaucoup autour de ce parti, avec des partis plus "clivés" qui tentent d'orienter la politique du gouvernement. Ces partis étaient autrefois majoritaires (notamment le Parti Socialiste) mais sont aujourd'hui beaucoup moins puissants. Il y a :
- Parti Identitaire (PI), qui promeut le respect des traditions, le protectionnisme, la fermeture des frontières. A la base il y a une certaine entente avec le PDA, mais ce dernier est assez modéré alors que le PI est beaucoup plus radical et conservateur.
- Parti Socialiste (PS), qui se place dans une perspective internationaliste de mise en place d'un système communiste. Il est historiquement assez autoritaire et intransigeant sur sa morale.
- Parti Libéral (PL), qui défend le développement économique, l'ouverture des frontières et l'innovation culturelle.
Dans la pratique du pouvoir, le Premier ministre a une marge de manoeuvre aujourd'hui assez limitée, bien moindre qu'à l'époque de la dictature socialiste. La règle est de rechercher un certain niveau de consensus par la négociation entre forces politiques différentes. Cela nécessite des palabres qui attirent parfois des critiques sur la "lenteur" du processus de décision politique.
Le Premier ministre actuel est Alan SELDEM, issu du PDA. Bien qu'issu du camp aléouite conservateur, il est aujourd'hui assez modéré et en faveur d'un développement économique et d'une ouverture culturelle "raisonnable" de la Galnaquie. Il est particulièrement intéressé par la culture et les sciences humaines.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=263683MatteoRenzi.png][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_263683MatteoRenzi.png[/img][/url] Alan SELDEM, Premier ministre du royaume aléouite de Galnaquie
VI. Société
-
Cyrios
VII. Religions
La Galnaquie est historiquement une nation majoritairement chrétienne orthodoxe. Toutefois, la guerre civile de 2016 a amené le développement d'une nouvelle religion, l'Aléouisme, dont environ 30% de la population galnaque se réclame aujourd'hui. Toutefois, l'aléouisme a acquis un importance politique et intellectuelle qui excède nettement le culte populaire dont il fait l'objet.
Environ 45% de la population se revendique chrétienne, chiffre en baisse continue depuis l'indépendance.
Le royaume compte aussi des minorités musulmanes turcophones, catholiques, et mêmes des polythéistes attachés aux dieux gréco-romains.
A. L'Aléouisme
Parfois religion, philosophie voire idéologie politique selon la façon dont on le considère, l'Aléouisme s'est développé en Galnaquie durant la guerre civile de 2016-2023, jusqu'à devenir un courant politique et religieux dominant dans le pays.
Génèse
Le but du régime autoritaire socialiste, en place à partir des années 1850, était de transformer une Galnaquie plutôt rurale et individualiste vers plus de collectivisation et vers plus de productivisme économique. Dans la pensée socialiste galnaque, la nécessité morale de la modernité socialiste pouvait justifier la violence politique. Le régime socialiste devint rapidement autoritaire et très répressif. Si, au début, il bénéficiait d'un certain état de grâce, les collectivisations forcées, la destruction des communautés rurales, et la répression contre toute pensée non socialiste, finirent par créer des émeutes régulières, voire des rébellions durables. L'une d'elle se distingua car elle aboutit à la création d'un courant de pensée religieuse qui allait bien plus tard devenir le courant dirigeant en Galnaquie : l'aléouisme.
En 1876, Yuna, commissaire politique de la police galnaque, était chargée d'organiser la répression contre une nouvelle révolte paysanne dans le centre du pays. Un soir, elle avait fait bombarder un village rebelle pour venger la mort de quatre policiers qui supervisaient la destruction de fermes de paysans. Elle fut alors frappé d'une terrible fièvre, qui la laissa proche du coma pendant trois jours. Durant cette fièvre intense, elle eut des visions. Plusieurs divinités vinrent lui parler, pour lui demander pourquoi elle participait à cette répression inhumaine. Ils emmenèrent son esprit avec eux et l'amenèrent au coeur du repères des rebelles. Elle vit les rebelles et leurs familles s'inquiéter et s'occuper avec amour de leurs proches blessés dans les bombardements, malgré le peu de moyens dont ils disposaient. Puis elle se réveilla de sa fièvre.
Quelques jours plus tard, sa décision était prise : elle déserta les rangs du régime et se présenta aux rebelles. Ceux-ci, méfiant, commencèrent par l'enfermer comme otage dans une petite cellule. Elle se mit à écrire abondamment sur le devoir des éléments d'une société de vivre en harmonie en tolérant leurs différences. Et petit à petit elle gagna leur confiance et devint une sorte de dirigeante morale pour eux, donnant une justification intellectuelle, éthique et spirituelle à leurs combats. Par la suite, quand la rébellion fut vaincue, elle fut forcée à l'exil. Mais ses idées ne disparurent pas et se répandèrent petit à petit parmi la rébellion.
Une philosophie politique
On peut dire de l'aléouisme qu'il a deux versions : une version qui correspond à la culture dirigeante, et une qui concerne les « petites gens ».
Celle qui correspond à la culture dirigeante est avant tout une philosophie politique qui propose un idéal de gouvernance et d'harmonie sociale. L'aléouisme postule à ce titre que toute société contient en elle-même une diversité d'identités et de tendances politiques qu'il faut accepter. La priorité d'une bonne gouvernance ne devrait pas être d'imposer par la violence un idéal moderniste d'organisation optimale, mais d'organiser la coexistence entre des personnes ou groupes aux aspirations diverses. L'aléouisme est donc résolument démocratique.
L'aléouisme rejette également le productivisme économique comme fin en soi. Le développement économique ne doit pas être une priorité, car il est dans la nature que la vie matérielle soit imparfaite, irrégulière, et parfois décroisse. L’État doit permettre à ses citoyens de se consacrer à la culture, à la politique, aux arts plutôt que de viser à tout prix le développement économique.
L'aléouisme populaire
L'aléouisme est une philosophie politique pour les dirigeants, mais aussi un culte religieux auprès des masses galnaques. Cet « aléouisme individuel » est basée sur l'idée que toute vie est un équilibre de bonheur et de malheur. Rien n'est jamais acquis pour l'individu, qui peut tout perdre rapidement ; mais son âme demeure toujours entière, pure et intouchable. Une fois mort, l'âme et le corps retournent à la mère Terre et redeviennent partie du grand Tout.
Différents cultes se réclamant de l'aléouisme existent en Galnaquie :
- Dans de nombreuses provinces, Yuna est la figure majeure de l'aléouisme, et est vue comme une mère attentive à tous ceux qui souffrent et ont des difficultés.
- En Yunévie, dans le centre du pays, de nombreux fidèles pratiquent des rituels de flagellation pour marquer la place qu'a la douleur dans la vie humaine.
- Dans la province d'Epire (ouest), il est aussi fait le culte de St-Eugen, qui n'était pas aléouite mais est considéré comme le saint-patron des travailleurs.
- Sur toute la côte Sud, la prière est pratiquée parfois longuement car nécessaire à une vie harmonieuse.
- A travers tout le pays, il existe un courant élargi d' « aléouisme chrétien », considérant que Yuna est une nouvelle sainte, directement inspirée par Jésus.
La Galnaquie est historiquement une nation majoritairement chrétienne orthodoxe. Toutefois, la guerre civile de 2016 a amené le développement d'une nouvelle religion, l'Aléouisme, dont environ 30% de la population galnaque se réclame aujourd'hui. Toutefois, l'aléouisme a acquis un importance politique et intellectuelle qui excède nettement le culte populaire dont il fait l'objet.
Environ 45% de la population se revendique chrétienne, chiffre en baisse continue depuis l'indépendance.
Le royaume compte aussi des minorités musulmanes turcophones, catholiques, et mêmes des polythéistes attachés aux dieux gréco-romains.
A. L'Aléouisme
Parfois religion, philosophie voire idéologie politique selon la façon dont on le considère, l'Aléouisme s'est développé en Galnaquie durant la guerre civile de 2016-2023, jusqu'à devenir un courant politique et religieux dominant dans le pays.
Génèse
Le but du régime autoritaire socialiste, en place à partir des années 1850, était de transformer une Galnaquie plutôt rurale et individualiste vers plus de collectivisation et vers plus de productivisme économique. Dans la pensée socialiste galnaque, la nécessité morale de la modernité socialiste pouvait justifier la violence politique. Le régime socialiste devint rapidement autoritaire et très répressif. Si, au début, il bénéficiait d'un certain état de grâce, les collectivisations forcées, la destruction des communautés rurales, et la répression contre toute pensée non socialiste, finirent par créer des émeutes régulières, voire des rébellions durables. L'une d'elle se distingua car elle aboutit à la création d'un courant de pensée religieuse qui allait bien plus tard devenir le courant dirigeant en Galnaquie : l'aléouisme.
En 1876, Yuna, commissaire politique de la police galnaque, était chargée d'organiser la répression contre une nouvelle révolte paysanne dans le centre du pays. Un soir, elle avait fait bombarder un village rebelle pour venger la mort de quatre policiers qui supervisaient la destruction de fermes de paysans. Elle fut alors frappé d'une terrible fièvre, qui la laissa proche du coma pendant trois jours. Durant cette fièvre intense, elle eut des visions. Plusieurs divinités vinrent lui parler, pour lui demander pourquoi elle participait à cette répression inhumaine. Ils emmenèrent son esprit avec eux et l'amenèrent au coeur du repères des rebelles. Elle vit les rebelles et leurs familles s'inquiéter et s'occuper avec amour de leurs proches blessés dans les bombardements, malgré le peu de moyens dont ils disposaient. Puis elle se réveilla de sa fièvre.
Quelques jours plus tard, sa décision était prise : elle déserta les rangs du régime et se présenta aux rebelles. Ceux-ci, méfiant, commencèrent par l'enfermer comme otage dans une petite cellule. Elle se mit à écrire abondamment sur le devoir des éléments d'une société de vivre en harmonie en tolérant leurs différences. Et petit à petit elle gagna leur confiance et devint une sorte de dirigeante morale pour eux, donnant une justification intellectuelle, éthique et spirituelle à leurs combats. Par la suite, quand la rébellion fut vaincue, elle fut forcée à l'exil. Mais ses idées ne disparurent pas et se répandèrent petit à petit parmi la rébellion.
Une philosophie politique
On peut dire de l'aléouisme qu'il a deux versions : une version qui correspond à la culture dirigeante, et une qui concerne les « petites gens ».
Celle qui correspond à la culture dirigeante est avant tout une philosophie politique qui propose un idéal de gouvernance et d'harmonie sociale. L'aléouisme postule à ce titre que toute société contient en elle-même une diversité d'identités et de tendances politiques qu'il faut accepter. La priorité d'une bonne gouvernance ne devrait pas être d'imposer par la violence un idéal moderniste d'organisation optimale, mais d'organiser la coexistence entre des personnes ou groupes aux aspirations diverses. L'aléouisme est donc résolument démocratique.
L'aléouisme rejette également le productivisme économique comme fin en soi. Le développement économique ne doit pas être une priorité, car il est dans la nature que la vie matérielle soit imparfaite, irrégulière, et parfois décroisse. L’État doit permettre à ses citoyens de se consacrer à la culture, à la politique, aux arts plutôt que de viser à tout prix le développement économique.
L'aléouisme populaire
L'aléouisme est une philosophie politique pour les dirigeants, mais aussi un culte religieux auprès des masses galnaques. Cet « aléouisme individuel » est basée sur l'idée que toute vie est un équilibre de bonheur et de malheur. Rien n'est jamais acquis pour l'individu, qui peut tout perdre rapidement ; mais son âme demeure toujours entière, pure et intouchable. Une fois mort, l'âme et le corps retournent à la mère Terre et redeviennent partie du grand Tout.
Différents cultes se réclamant de l'aléouisme existent en Galnaquie :
- Dans de nombreuses provinces, Yuna est la figure majeure de l'aléouisme, et est vue comme une mère attentive à tous ceux qui souffrent et ont des difficultés.
- En Yunévie, dans le centre du pays, de nombreux fidèles pratiquent des rituels de flagellation pour marquer la place qu'a la douleur dans la vie humaine.
- Dans la province d'Epire (ouest), il est aussi fait le culte de St-Eugen, qui n'était pas aléouite mais est considéré comme le saint-patron des travailleurs.
- Sur toute la côte Sud, la prière est pratiquée parfois longuement car nécessaire à une vie harmonieuse.
- A travers tout le pays, il existe un courant élargi d' « aléouisme chrétien », considérant que Yuna est une nouvelle sainte, directement inspirée par Jésus.