Tranche de vie

Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Tranche de vie en République d'Endo[/center]

[center][img]http://images.salaun-holidays.com/coree_du_sud-seoul-vue_sur_la_ville-01_fotolia.jpg[/img][/center]
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Simple journée[/center]

Le réveil sonne, il fait encore noir dehors.
Je me lève et je me prépare mon petit déjeuné. Soupe, riz et légumes.
Une fois que j'ai bien déjeuné, je nettoie et range ma vaisselle. Il est temps que je fasse ma toilette.
Il est l'heure de partir. Aujourd'hui encore, c'est une rude journée qui m'attends.
Je suis un ouvrier dans l'une des innombrables usines de la zone grise de Pahmu, située à plusieurs kilomètres.
Pour y aller, je prends un bus puis un train spécialement destiné à la zone. Une fois là bas, je marche 15 minutes pour me rendre à l'usine.
Cela me prends environ 1:30. Une fois à l'usine, je dois me préparer et c'est partie pour une longue journée.
Ma journée a débuté mais quelque chose cloche. Un intervenant nous a tous réunis pour une réunion prévu par la direction mais dont personne dans le groupe n'a entendu parlé. Je crois que c'est un mauvais signe.

J'en étais sûr ! On nous remplace ! L'entreprise s'est décidée à investir dans des machines ! On nous vole notre travail !
Après plusieurs heures où questions et réponses se sont enchainées, la réunion est enfin finie. L'investissement dans des machines industrielles est motivé par l'état à ce qui parait. Cependant, loin de nous renvoyer purement et simplement, on nous a donné le choix. Soit on part dans une autre entreprise, ce que feront peut être les ouvriers se jugeant déjà qualifiés et refusant ces nouveaux outils, soit nous reprenons nos études. En réalité, la plupart d'entre nous avions arrêté l'école dès nos 13 ou 14 ans, ce n'est que récemment que l'âge minimal est de 16 ans.
D'un côté, si je change de travail, j'aurai un salaire mais le risque que les autres entreprises entament les mêmes réformes sont grandes.
De l'autre, je n'aurais qu'une petite subvention de la part de l'état pendant ma formation et la reprise d'étude ainsi qu'un salaire de travail à mi-temps.
Cependant, dans la seconde option, je trouverais plus facilement un travail. Tant pis, ils m'ont dis que j'avais deux mois pour y réfléchir, après quoi, je serais automatiquement mis dans la première option.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Crucifixion[/center]

Une nuit à Pahmu, des gyrophares sonnaient au loin et les lumières bleues et rouges de la police étaient visible.
On y voyait la formation d'une large barrière représenté par une bande de plastique jaune et qui devait limiter le lieu du crime, défini par les enquêteurs et les techniciens spécialisés. Cette zone est mis en place par la police afin de garder la scène de crime intacte. C'était en plein dans un parc.
Cette zone est interdite au public ainsi qu'aux personnes n'ayant pas encore intégré la méthodologie adéquate, tant que les experts de la Police scientifique n'ont pas terminé l'examen approfondi des lieux. De nombreux véhicules étaient stationnés proche du périmètre de la scène du crime, provenant de la police scientifique mais également de la section médecine légale.
Un homme, à peine la trentaine, arriva sur les lieux après avoir montré une plaque à l'un des policiers de garde.
Il s'avança jusqu'à une femme, elle aussi la trentaine, plutôt jolie mais légèrement fatiguée.
Il était presque deux heures du matin et la scène n'était pas beau à voir.
- Bonsoir Jun.
- Bonsoir Inspecteur Mifune.
- Alors ? Pourquoi m'a t-on appelé à une heure et demie du matin ?
- Cela ne va pas vous plaire. Ce cas est le sixième.
- Et merde... En êtes vous sûre ?
- Oui, la victime est une femme, entre 20 et 30 ans probablement, difficile à dire. Il nous manque la tête... encore... mais cette fois ci, on a autre chose.
- Ah ? Développez.
- Un passant, auditionnez un peu plus loin, vous le voyez ?
- Oui, celui qui parle avec cet agent ?
- En effet, eh bien il a interrompu le tueur. Regardez ce rapport préliminaire.
Elle tendit alors un dossier où une dizaine de feuilles s'y trouvait, l'inspecteur le pris et le feuilleta.
- Intéressant, dit-il presque pour lui.
- Vous trouvez aussi ? Il a été partiellement vu et on l'a interrompu dans sa mise en scène macabre.
- Oui, il n'a pu accrocher cette pauvre femme à cette croix d'après ce que je vois, les mains se sont déchirées à cause du poids car il n'a pu clouer les pieds. Il a donc été interrompu par ce passant ? C'est moche à voir.
- Très, mais cela nous a permis de trouver une chose nouvelle, sans doute à cause de la précipitation du tueur. Une trace ADN.
- Vraiment ? Où ça ?
- Sous les ongles du cadavre, nous avons pu retrouver un peu de peau. Avec un peu de chance, ça sera celui de notre tueur.
- Je l'espère.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Tombeau marin[/center]

L'avion de ligne en partance pour le Raksasa était dans les airs, au dessus de la mer, à l'Ouest d'In Tao, capitale de l'Eran.
Plusieurs passagers dormaient, d'autres regardaient des films et d'autres encore étaient sur leur téléphone ou leur ordinateur portable.
Soudain, une explosion se fit entendre et perturba le vol pendant plusieurs et longues secondes.
Les passagers étaient pris au dépourvu, leurs affaires tombèrent dans les travées. Des stewards et des hôtesses, plusieurs heurtèrent le plafond tandis que d'autres eurent la chance de pouvoir s'accrocher à des éléments solides tel que le dossier d'un siège où lorsqu'un passager avait eu la réaction de les rattraper avant qu'ils ne tombent.

Tout semblait revenu à la normale à bord de l'avion quelques secondes après la détonation. Plusieurs passagers quittèrent leur siège pour chercher leur téléphone portable parmi les objets qui jonchaient les travées. On entendait encore des vibrations inquiétantes. Quelques minutes après l'incident, le personnel de bord demanda aux passagers placés près des hublots de surveiller les ailes et de signaler toute anomalie.

Une jeune femme saisit le poignet d'un steward.
- Savez-vous ce qui s'est passé ?
En dépit de son expérience, le regard de l'homme trahissait son inquiétude.
- L'équipage cherche toujours à déterminer les causes de la détonation. Nous vous informerons dès que nous en saurons davantage.
Un nouveau grincement ébranla la cabine. Plusieurs compartiments à bagages s'ouvrirent, déversant leur contenu dans les travées.
Un passager endoa assis près d'un hublot se dressa sur son siège et s'adressa à une hôtesse de l'air.
- Madame, une pièce vient de se détacher de l'aile droite.
- Vous en êtes certain ?
- Je suis formel.
- À quoi ressemblait-elle ?
- Je ne pourrais pas la décrire. Ça s'est passé très vite !
- Moi aussi, je crois que je l'ai vue, dit une femme assise derrière le témoin. C'était un morceau de métal rectangulaire.
L'hôtesse hocha lentement la tête.
- Je vais informer le commandant de bord immédiatement.

Après quelques instants, l'écran intégré au dossier de face donna des informations aux passagers.
La ligne rouge qui suivait l'image de l'avion décrivait une boucle à trois cent soixante degrés. L'appareil se dirigeait vers l'Amérique du Nord.
- On a fait demi-tour, dit quelqu'un.
À cet instant précis, la femme assise devant lui lança d'une voix étranglée :
- On perd de l'altitude.
La voix d'une femme jaillit des haut-parleurs. Elle s'exprimait avec le plus grand calme.
- Bonjour. Je suis Linh-Dan Pham, votre copilote. Nous sommes toujours en train d'essayer de déterminer l'origine précise du dysfonctionnement, et nous éprouvons de légères difficultés à contrôler l'appareil en raison d'une rupture partielle du système hydraulique. Par mesure de précaution, nous avons modifié notre cap afin de nous poser à Mei dans environ quatre-vingt-cinq minutes. Nous vous prions de ne pas quitter vos places avant l'atterrissage.

Après quelques minutes, l'un des passagers demanda à ses voisins si, comme lui, il voyait la même chose sur leur écran.
L'avion avait perdu cinq cents mètres d'altitude.
- On continue à descendre, fit observer son voisin.
- Le pilote a sans doute modifié sa trajectoire pour éviter une zone de turbulences, expliqua un autre.
- Bordel de merde ! rugit un passager qui s'exprimait avec un accent provenant du Kaiyuan extrêmement prononcé. Hôtesse !
Des bouts de phrases parvint jusqu'à plusieurs rangées aux alentours et des questions furent posées.
- Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Qui ?
- Là, derrière. Il a parlé d'une fissure.
- Dans l'aile ?
- Mon Dieu, vous plaisantez ?
- Oui, une énorme fissure dans l'aile droite.
- C'est pour ça que nous perdons de l'altitude ?
Une annonce résonna dans l'intercom.
- Chers passagers, c'est Linh-Dan Pham qui vous parle. Cette fois, sa voix hachée trahissait son affolement.
- J'ai le regret de vous informer que la structure de l'appareil a subi de graves dommages. Nous sommes en mesure de le diriger, mais nous ne pouvons plus maintenir notre altitude. Nous restons en contact permanent avec nos ingénieurs, à Pahmu, et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour trouver une solution. En attendant, notre personnel de bord va procéder à une démonstration de l'utilisation des gilets de sauvetage. Je vous demande d'être très attentifs.

Un steward effectua une nouvelle annonce.
- Veuillez sortir votre gilet de l'emplacement situé sous votre siège et passer votre tête dans l'encolure en vue de la procédure d'amerrissage. Surtout, ne le gonflez pas avant d'avoir quitté l'appareil. Ne placez aucun objet sur vos cuisses et tenez-vous prêts à adopter la position de sécurité dès que l'équipage vous en donnera l'ordre. Les membres du personnel de bord vont à présent regagner leurs sièges et ne pourront plus vous prêter assistance.

Des pleurs se fit entendre ainsi que la voix d'une mère se voulant rassurante.
- Nous n'allons pas mourir, dit la jeune mère à son enfant de 11 ans sur un ton qui se voulait rassurant. Nous avons des gilets de sauvetage et des canots de survie. Les secours sont déjà en route pour nous recueillir, j'en suis certaine.
Le rugissement des turbines s'amplifia à mesure que l'appareil se rapprochait de la surface de l'océan.
- Position de sécurité ! lança une voix dans l'intercom. Je répète, position de sécurité !

Au moment où l'avion heurta les flots, l'onde de choc déchira l'un de ses tympans.
Un homme qui était trop corpulent pour adopter la position d'urgence recommandée par l'équipage. Sa tête heurta le dossier à plus de trois cents kilomètres heure. Les os de sa face volèrent en éclats.
Les hurlements des passagers étaient assourdissants puis se turent.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Qui a dis corruption ?[/center]

On toqua à la porte une série de fois avant que je n'ouvris la porte.
En ces temps troubles, mon quartier était devenu dangereux. Pas parce qu'il était sous le contrôle d'un gang mais c'était bien cette absence de revendication qui était problématique. Mon foyer pouvais être la proie de combats de rues et les lois de l'underground n'y étaient pas maintenues.

On retoqua à la porte.
Je pris mon arme de service, une arme qui ne me quittait plus depuis longtemps.
J'ai regardé à travers le judas optique.
J'étais rassuré et rangeais mon arme, à porté de main.
Je déverrouilla la porte et l'entrouvris.

L'individu était bien habillé, veste légère, chemise blanche, c'était clairement des habits de fonctionnaires.
Il prit la parole.
- Dashan ?
J'étais à moitié étonné et quelque peu content. Un vieil ami de l'école de police. Je répondis simplement.
- Salut Hui.
- Tu vas bien ?
- ça peut aller et toi ?
- ça va, on peut parler ?
- Bien sûr, entre.

Une fois à l'intérieur, il prit un air plus sérieux.
- Parlons de ton équipe.
- D'accord, attends moi une minute.
Tout en rentrant à l'intérieur, je préparais deux tasses de thé dans la cuisine. Convention sociale oblige.
Une fois préparées, je rentrais dans le salon où il s'était installé.
Nous nous servîmes et tout en buvant notre boisson, je pris la parole.
- Je t'écoute.
L'air toujours sérieux, il était également nerveux.
- On m'a chargé de te dire que si tu arrêtais toutes tes opérations, tu recevras un versement unique de six millions.
Il aspira tandis que j'écoutais.
- Hey Dashan, en dollars rak, pas en xia.
Mon esprit était déconnecté. Je n'en arrivais pas à croire mes oreilles. Mon propre ami, qui était à la solde de l'un de ses foutus trafiquants, ces mêmes personnes qui avait tué nombre de mes équipiers. J'étais... énervé mais je gardais mon calme, du moins, en apparence.
- Qui t'a passé ce message ?
- Tu dois sûrement le savoir.
Je savais qui était derrière ce message, mais je voulais l'entendre.
- Dis moi son nom.
- Tu le sais bien.
- Dis moi son nom, Hui.
Il prit l'air contrit et prononça le nom.
- Byaku.
C'était le Bras Droit de l'une des organisations criminelles les plus importantes du pays.
Je le regardais et poussa un souffle, plein de mépris envers cet homme.
Il continua à parler.
- Ne me regarde pas comme ça, je me suis toujours inquiété pour toi. Si je te dis ça, c'est pour te protéger, toi et le reste de ta famille. Tu sais comment ils procèdent avec ceux qu'ils considèrent comme une menace. Je ne veux pas que ta famille souffre. Ce mec a beaucoup de contacts, je suis surpris qu'il ne t'ait pas encore tué.
- Barre-toi.
C'était court, mais c'était tout ce que je pouvais dire avant de montrer mon immense colère envers cet équipier et ami que je connaissais depuis longtemps.
C'était une véritable trahison et je le sentis comme ça. Colère, mais également mépris envers cet homme.
- Voyons Dashan...
Je me levais rapidement, de tel manière à lui montrer que j'étais sérieux, plus que sérieux.
Il comprit et se leva également.
- Dashan...
S'arrêta, souffla, et partie tout en ajoutant une dernière phrase.
- Fais attention à toi.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Nouvelle vie[/center]

*zrrh* Ici Alpha 1, rien à signaler. *zrrh*
*zrrh* Bien reçu. *zrrh*
Je mis en veille mon système de communication afin d'éviter de gêner les communications tout en recevant les messages les plus importants.
Nous étions dans le bureau présidentiel, gardant la pièce avec trois autres équipiers et protégeant l'une des personnalités les plus importantes du pays.
Le président revenais de l'une de ses nombreuses excursions sur le terrain, vérifiant les constructions du pays, visitant les principales universités et laboratoires de recherches ou créant des liens avec des personnalités locales.
J'annonçais au président :
- Monsieur, la zone est sécurisée.
- Merci Okélo. Qu'est ce que je ferais sans vous ?
- Monsieur ?
- Et puis, on peut se tutoyer lorsque nous sommes en priver messieurs.
- Très bien monsieur. Nous vous remercions monsieur.
J'avais répondu pour tous et tout le monde savais que nous n'en ferions rien.
Nous étions les plus fidèles du président, choisi pour notre capacité à anticiper et à s'adapter aux évènements ainsi que notre loyauté à toute épreuve.
La garde présidentielle était l'unité la plus prestigieuse, découlant de la garde impériale. Nous devions servir le dirigeant et le protéger contre toute menace.
Cette charge prestigieuse, je l'avais acquis grâce à mon passé mais également, grâce aux capacités qui se sont développées après mon apprentissage.

Je suis un ancien esclave de Casti, utilisé comme garde, et je fus donné en temps que cadeau par le Roi de Casti.
Je n'avais que peu d'émotions, les taisant lorsque j'étais encore un esclave au service de Sa Majesté. Maintenant, je comprends le sens du mot "liberté".
Malgré le fait que j'appartiens toujours à cet homme de pouvoir, j'ai refusé ses propositions de liberté, voulant la gagner par moi même. Il m'a cependant beaucoup donné. Cet homme m'a accueilli comme si j'avais été toujours à ses côtés, il m'a offert la dignité d'être un homme libre et égal aux autres. De même, il m'a assuré un toit, de la nourriture mais également une éducation et une formation. Aussi bien pour moi que pour mes enfants.
J'ai passé un temps dans un centre de formation afin d'apprendre cette langue étrangère, ses rites et ses coutumes. J'ai appris leur histoire, la philosophie, les sciences politiques, les mathématiques, l'électronique, les arts martiaux du pays, mais également la cuisine, l'ingénierie, la conduite de toute sorte de véhicules. J'ai compris que cette éducation était celle d'une élite. En plus de suivre une formation militaire, j'ai donc suivi une formation de majordome, de sécurité rapprochée, d'apothicaire, de médecin et j'en passe. Mes enfants sont également liés à cette nouvelle charge, leur éducation et leur formation seront cependant plus poussées, plus affinées et l'on m'a dis qu'ils aideront les futurs dirigeant de ce pays... de notre pays.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]C'est quoi ton plan ?[/center]

- D'accord, c'est quoi ton plan exactement ?
- Quoi ?
- Du calme, je veux connaitre ton plan et si il n'est pas parfait, je le refuse.
- D'accord. J'étais chez mon pote Abdel avec Yang, c'était comme d'hab cradingue et des bouteilles partout. On fumait l'une des dernières nouveauté, le slowmo. Un truc génial ! Mais tu me connais, je suis plutôt herbe si tu vois ce que je veux dire, celui de chez Pierre, le petit restau a à l'arrière une petite ruelle où campe le dealer, c'est le pote d'un pote du frère de sa copine. Ce truc te met dans un sentiment de bien être mais genre WOW ! Et puis on a commencé à parlé d'Emily, la pote de la copine au frère d'Abdel. C'est une fille qu'on connait depuis pas mal de temps. Ah oui au fait, ça doit être la première fille avec qui j'ai couché. *rire*
- Wowowo mec, ces détails là, c'est inutile. Simplifie, rentre dans le vif du sujet. Continue.
- Ok, alors on parle et il me dis qu'elle travaille comme nettoyeuse au sein d'une entreprise et elle sort avec un gars qui s'appelle Lee qui est le chef d'un petit gang de banlieue et elle lui un peu parlé de l'entreprise où elle travaille. Tu me suis ? Et elle lui dis : l'entreprise pour laquelle je travaille, en fait, c'est une façade et sert comme réserve pour l'une des grosses entreprises du coins et c'est rempli à bloc. Et alors comme Lee et le frère d'Abdel se connaissent depuis l'enfance, ils ont commencé à discuter et c'est à ce moment que ça devient cool. Comme ils fréquentent les mêmes bars, Lee lui dit : l'entreprise est pas gardée et ils ne pourront pas chercher qui a pris quoi car c'est censé être secret et que si ils portent plainte, ils se font niquer. Qu'est ce qu'on attends pour aller se servir ? Alors bien sûr le frère à Abdel lui a dis de me faire passer le message car il sait que nous sommes bon pour ce genre de taf, du coup je lui ai demandé : Est ce qu'Emily a demandé à Lee de dire à ton frère pour que tu fasses passer le message ?
- Et alors ? Il a répondu quoi ?
- ... Il a dis "Oui".
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Période difficile[/center]

Directeur : Professeur Lee, dans mon bureau. Tout de suite.
Professeur Lee : Et merde...
Directeur : Entrez, fermer la porte. Je vous présente monsieur Han, père de Ai.
Professeur Lee : Enchanté. *tends la main*
Monsieur Han : *ignore* Pour qui est ce que vous vous prenez monsieur Lee ? Vous poussez ma fille à me désobéir.
*air interloqué du professeur* *air interrogateur du directeur*
Professeur Lee : Hum, non je vous arrête. Ce que je lui ai dis...
Directeur : Est ce vrai que vous vous ingérez dans leurs affaires familiales ?
Professeur Lee : Non, mais je reste pour mon élève le seul à qui se référer en cas de problème ! Je sais monsieur Han que vous avez des problèmes à votre restaurant, je comprends que ce soit dur mais ce n'est pas à votre fille d'assumer ça.
Directeur : Monsieur Han, je suis navré du compor...
Monsieur Han : *geste d'arrêt* Non, laissez. *se tourne vers le professeur* Et que me conseillez vous ? Tout mes serveurs sont partis, je n'ai plus de personnel de salle et je ne peux même pas engager un second cuisinier. Il faut que Ai s'occupe du service.
Professeur Lee : Je comprends que vous passez une période difficile en ce moment mais votre fille n'a pas à assumer ça.
Directeur : Assez ! Sortez !
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]A la frontière[/center]

Soldat 01 : Alors ? On en est à combien ?
Soldat 02 : Avec celui là, on est au sixième camion. *tape sur le capot du véhicule qui suit* C'est bon ! Tu peux passer !
Une demie douzaine de camion passa la frontière endoa.
Soldat 01 : Tu sais pourquoi il y a autant de passages par ici ?
Soldat 02 : Non, mais c'est bizarre. ça dois faire le dixième convoi qui passe. Et c'est pas du tourisme qu'ils vont faire vu l'heure, il fait nuit noire. Heureusement qu'on est pas trop loin du poste et du village. Sinon, on serait comme deux glandu au milieux de la campagne.
Soldat 01 : Ouais, je veux bien te croire. Tu as vu quand même, ils ont les tampons qui vont avec... ça. *gestes*
Soldat 02 : C'est sûr, et ta vu les cargaison ? Remplis à ras-bord. Je me demande bien ce qu'il y a dedans.
Soldat 01 : De la nourriture je pense, j'ai entrevu des boites de conserves.
Soldat 02 : De la bouffe ? A cette heure ci ? Avec ces gars ? Eh bah, je ne savais pas qu'ils étaient en crise. Par contre, ce que j'en sais, c'est qu'une partie de l'Armée de Terre a récemment fais des exercices de combat dans la région. ça ne présage rien de bon, la dernière fois, c'était dans la région frontalière à la Roumalie alors qu'il y avait une grosse guerre civile là bas. D'après des rumeurs, les réfugiés étaient prévu.
Soldat 01 : Mouais, m'enfin on est pas intervenu directement même si on a perdu des gars à nous là bas.
Soldat 02 : Pas faux. Il n'y avait pas un pote de ton cousin là bas ?
Soldat 01 : Si, d'après ce qu'il m'a dis, son pote était pas tranquille. Toujours sur le qui-vive, c'était chaud. Eh, je vais te dire un truc classifié secret défense donc le répète pas mais de ce que j'ai compris, notre ambassade a fourni plein de papiers pour autoriser les réfugiés à rester autant qu'ils voulaient dans notre pays.
Soldat 02 : Sérieusement ? Heureusement qu'on est pété de thune. Si c'était il y a 30 ans, ont les aurait chassé à coup de fusil.
Soldat 01 : Eh ouais... m'enfin, j'ai de la famille là-bas et ils ont dis que les camps étaient bondés et que le gouvernement avait sous-estimé la chose. Du coup, deux oncles et une tante ont fais de l'humanitaire dans l'une des associations.
Soldat 02 : Wow, comme quoi, on vit un changement depuis l'arrivée de notre président.
Soldat 01 : C'est vrai, on est plus riche. Par contre, niveau corruption, il y a encore des bonnes.
Soldat 02 : Ouais, c'est moche. Par contre, ils ont dis aussi qu'ils vont renforcer la sécurité. ça peut pas faire de mal. Et d'après les infos, ils vont payer cher cette connerie.
Soldat 01 : Hum, on verra bien. Bon je vais pisser. Je te rejoins après.
Soldat 02 : Ok, prends ton temps... de toute façon, on bougera pas d'ici avant quelques heures.
Nicotine09

Message par Nicotine09 »

[center]Le Peuple[/center]

Père : Voici le formulaire pour aller faire des études à la faculté de médecine de la capitale. Tu n'as plus qu'à la signer.
Fils : Père, il y a des choses plus importantes pour moi que la médecine.
Père : Tu es dans une période de ta vie où la moindre décision construira ta vie future, la tienne mais également celle de tes proches. Tu dois te concentrer sur tes études.
Fils : Nos frères et sœurs offrent leur vie afin de façonner notre pays mais également le Grand-Makara et moi je devrais fuir mes devoirs ? Je ne veux pas passer pour un lâche aux yeux de nos compatriotes.
Père : Ne comprends tu donc pas que la guerre n'est que source de malheur ?
Fils : Ne comprenez vous pas que vous insultez nos ancêtres qui se sont battu pour former notre nation ?
Père : Penses plutôt aux peuples avant de penser à la nation. C'est ainsi que nous devons raisonner.
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