Médias : télévisions et journaux

luc57

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[center]Moujirad Kalima


Bulletin de mi-campagne[/center]

SONDAGE DE MI-CAMPAGNE

Nastaram Djahad : 15%
Eskandar Fatemeh : 11%
Sherazade : 26%
Hasem Javaneh : 11,5%
Ajmane Ben-Baïssa : 4%

Nous sommes à présent à la moitié de la campagne, à seulement un mois des élections présidentielles. Cette campagne, et c’est le moins que l’on puisse dire, est pleine en rebondissement et en surprise.

Nastaram Djahad, candidate du parti sortant, stagne avec difficulté à 15%. A la stupéfaction générale, le parti Lutte Populaire a sans aucun doute choisi la stratégie de se reposer sur ses lauriers, choisissant de ne pas faire campagne, misant sur son excellent bilan à la tête du pays pour être réélu. Visiblement, cette stratégie n’est pas payante, car Nastaram Djahad n’est plus en tête de sondage comme elle l’était durant de longs mois. D’ailleurs, persuadée d’être réélue sans difficulté, Nastaram Djahad a débuté toute une série de projets pour l’Alamut, dont des rencontres, terriblement chronophages, l’empêchant de fait de faire campagne. Les classes moyennes ; celles qui ont poussé Lutte Populaire au pouvoir lors des dernières élections, ont aujourd’hui quitté le giron du parti, s’éclatant dans les autres. Aujourd’hui, à un mois des élections, Lutte Populaire est en passe de perdre les présidentielles ; un séisme dans la République Islamique.

Eskandar Fatemeh, candidat islamiste, favorable à un raidissement de la République Islamique, s’est lui aussi trouvé face à un mur dans ces élections. Durant les dernières présidentielles, Fatemeh avait témoigné d’un dynamisme rare, couplé à un soutien populaire très important de la part des classes populaires. Cependant, il semblerait que les classes populaires aient basculé dans le panier de Sherazade. Les seuls soutiens d’Eskandar Fatemeh sont à présent le clergé et leurs familles, heureusement assez nombreux en Alamut, ainsi que le patronat. Cette alliance clergé-patronat est vue par les classes moyennes comme la volonté pour le parti islamiste de recréer une forme d’aristocratie moderne. Il faut d’ailleurs compter sur le parti de Hasem Javaneh : celui-ci prône des positions littéralement opposées au parti islamiste, et la campagne active du candidat libertaire ne peut que retirer bon nombre d’électeurs à Fatemeh. Cependant, il est un autre élément à prendre en compte : Fatemeh mène une campagne relativement molle, ne visitant que ses foyers d’électeurs, fuyant les éventuels réservoirs humains qui pourraient se déverser dans son parti. Peut-être l’inertie de Fatemeh cache-t-elle autre chose ?

Sherazade est la surprise de cette campagne. Démarrant la campagne avec autant d’intentions de vote que le parti sortant, la voilà cavalant en tête avec plus d’un quart des voix. Aux sources de cette victoire : une campagne hyperactive, un imaginaire quasi-mythique (le rétablissement du Sultanat, quand même !), des promesses alléchantes et un sourire éclatant. Avant même le début de la campagne, une rumeur circulait, comme quoi Sherazade ne désirerait pas renverser la République Islamique, sûrement dans le but de ne pas brusquer un pays ayant déjà vécu récemment un changement de régime. Elle rétablirait donc le Sultanat, mais y associerait le Grand Ayatollah Meyssam Kamshad, ce qui fut suffisant pour que ce dernier n’utilise pas ses recours au Conseil des Gardiens pour invalider la candidature de Sherazade. Grosse erreur de Kamshad, d’après le parti au pouvoir. En tout cas, la composition de l’électorat de Sherazade est tout à fait particulière. Tout d’abord, les classes populaires, et en masse. Plus de 70% des plus pauvres des alamiens ont déclaré qu’ils voteraient pour la « Sultane ». Avec eux, une partie du clergé a choisi de suivre Meyssam Kamshad, tandis que l’autre refuse de voir une femme à la tête du pays. De plus, une petite frange de la population fait bruyamment campagne de son côté pour la « Sultane » : ce sont les descendants des aristocrates alamiens déchus au début du XXe siècle. On peut aussi noter le ralliement d’une partie non-négligeable des classes moyennes ainsi que de la petite bourgeoisie, voulant sûrement tenter une expérience sultanique, espérant que cela fasse du bien aux affaires, via la promesse de diminution de l’influence islamique dans le pays –l’usure ?-. En tout cas, les adversaires de Sherazade montrent du doigt son ambiguïté sur la question de l’islam : Meyssam Kamshad ou laïcité ? Les deux ? Difficilement conciliables. En tout cas, le succès de la « Sultane » a aussi à ses racines une communication exceptionnelle, ce qui contraste avec « l’ectoplasmisme » de Mohammad Rohani par exemple. Son implication dans le domaine culturel alliée avec sa légitimité de sang donne un mélange… présidentiable.

Hasem Javaneh le libéral-libertaire est la seconde surprise de cette élection. Partant avec un score moitié inférieur à celui du parti sortant, le voilà en train de le talonner. Multipliant les contacts avec la population (rencontres et débats), les slogans accrocheurs et un calme remarquable, il donne l’image d’un candidat qui sait où il va, droit dans ses bottes, avec un véritable plan de route. Ignorant les accusations de sodomie et de proxénétisme que lui ont envoyé la partie la plus extrémiste des mollahs, Hasem Javaneh a quasiment doublé son score d’intentions de vote durant les dernières semaines. Son électorat est sans doute le plus disparate qui soit : une partie du patronat, avide de faire tomber les dernières barrières économiques, une partie des jeunes, avide de pouvoir vivre leur vie comme bon leur semble, une partie du clergé défroqué, une partie des classes populaires, croyant par ce vote se rapprocher d’une société occidentale qu’elle admire et une partie des classes moyennes, votant Javaneh comme vote contestataire. Une arrivée de ce parti au pouvoir se solderait sans aucun doute par une destruction, ou au moins une dénaturation de la République Islamique, et évidemment une diminution drastique de l’influence islamique dans la société, ce qui ne peut qu’effrayer le pouvoir en place. Bien que l’élection de Javaneh soit loin d’être assurée, sa montée dans les sondages mérite que l’on garde un œil sur lui et sa campagne d’une grande qualité.

Ajmane Ben-Baïssa est bon dernier de cette campagne, faisant grandir ses intentions de vote à dose homéopathique. Communiste jusqu’au bout, Ben-Baïssa ne semble vouloir parler qu’aux classes populaires, négligeant les classes moyennes, ce qui lui porte sûrement préjudice. On notera aussi qu’une partie de la bourgeoisie reporte son vote sur lui, dans un but de contestation, mais aussi, selon certains, par réel engagement politique, ce qui laisse pantois nos commentateurs. Cependant, et c’est assez peu su, la Rostovie, inspiratrice de ce parti, jouit d’une assez mauvaise réputation au sein de la société alamienne, et prendre ses distances avec ce pays serait une bonne stratégie de développement pour le PCA. Pour le moment, personne ne donne ce parti dépassant les 6 ou 7%, l’écartant sérieusement de toutes perspectives de gouverner un jour.

Quelques nouvelles

-Une rumeur court comme quoi Nastaram Djahad et Eskandar Fatemeh se seraient rencontrés avec Meyssam Kamshad, afin de discuter d’une éventuelle alliance sacrée pour maintenir la République Islamique au pouvoir, compromis sur compromis.

-Sherazade, quant à elle, tiendrait au contraire à s’écarter du pouvoir du Grand Ayatollah. Elle pense en effet que sa popularité personnelle suffirait à maintenir son pouvoir en place : inutile donc de s’encombrer du Guide spirituel de la nation alamienne.

-Ajmane Ben-Baïssa aurait rencontré en secret des représentants du clergé alamien.
luc57

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[center]Moujirad Kalima


Sherazade remporte les élections présidentielles d’Alamut !
Proclamation du Sultanat d’Alamut


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=605833PrincesseRaniadeJordanielafashionportraitw674.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/605833PrincesseRaniadeJordanielafashionportraitw674.jpg[/img][/url][/center]

C’est avec le score impressionnant de 35% des voix que Sherazade est élue président de la République Islamique d’Alamut. Promesse faite, promesse tenue, Sherazade, quelques minutes après son entrée en fonction, renverse la République Islamique et proclame le rétablissement du Sultanat d’Alamut.

[center]Aujourd’hui monte sur le trône Sherazade, première du nom, Sultane d’Alamut, Fille des Magarcides, Gardienne de la Tradition, Protectrice des Garamantènes et Reine des Îles.[/center]

La Sultane Sherazade a nommé sa fille Esmaralda, âgée de 16 ans, première héritière au trône.

Le Grand Ayatollah d’Alamut, Meyssam Kamshad, a annoncé qu’il conserverait ses fonctions, après un long entretien avec la Sultane.

Le Majles est dissous, ainsi que le Conseil des Gardiens, avant une reformation à venir par de nouvelles élections, annoncées prochainement par la Sultane.

Sherazade a prononcé le discours suivant devant toutes les télévisions d’Alamut, repris par les journaux, les radios, et diffusé dans le monde entier :

[quote]« Alamiens et alamiennes,

Vous m’avez porté à la tête de notre nation par vos bulletins de vote, et par ce fait, vous m’avez accordé votre confiance, confiance que je ne trahirai pas. Lorsque mon aïeul Mahmoud VII, paix à son âme, fut déposé, mon grand-père était présent, Mahmoud VIII, qui ne régna pas. Lorsque le dernier sultan rendit son dernier soupir, son fils était encore là, et il recueillit ses dernières paroles. Il lui dit que seule notre dynastie, la dynastie des Magarcides, pouvait empêcher l’Alamut de sombrer dans les méandres de la modernité et des bouleversements que le monde connaissait. C’était un homme d’une grande force intellectuelle, un véritable chef d’état, qui avait une vision à long terme. Nombreux sont ceux qui ont critiqué l’agression moderniste que subissait le Barebjal, et nombreux sont ceux qui ont accepté de vendre notre pays au plus offrant. L’Alamut, cependant, a puisé dans ses racines les plus profondes son caractère de résistance aux forces extérieures. Nous sommes sur une île, et les agressions extérieures ne sont pas rares, notre peuple l’a connu, et toujours, les a repoussé, car nous sommes là aujourd’hui.

Ceux qui m’ont précédé depuis Mahmoud VII n’ont pas fait voler en éclat les constructions de mes Pères, car ils étaient eux aussi habité de l’esprit alamien dans toute sa profondeur et sa magnificence. Charaman Ben-Garsiv a fait sortir notre pays de la misère tiers-mondiste en en faisant une nation qui avait une voix sur le Barebjal, il a appris à vos parents à lire, à écrire, à compter, il a exporté nos produits et protégé notre peuple. Le République Islamique lui a succédé et se termine aujourd’hui, elle a considérablement fait croître la richesse de notre pays, a mené une politique diplomatique tout azimut admirable et a exporté notre culture comme jamais, faisant de notre nation une puissance internationale non crainte, mais mieux, respectée. Je ne nierai pas ce qu’ils ont fait, et je ne reviendrai pas dessus. Je le continuerai, en apportant avec mon nom la stabilité et ce que les Mayongais appellent l’éternel hier, avec ses nuances et son acceptation selon notre culture. J’apporte avec moi l’appel de nos ancêtres, provenant du fond des âges, et demandant la restauration de la grandeur alamienne par le Grand Sultanat.

Ainsi, je demande à tous les Alamiens et toutes les Alamiennes de me rejoindre et de s’agréger autour du Sultanat pour avancer ensemble, sans regarder nos différences d’étiquettes politiques. J’annonce la fin du système multipartiste et le retour à des formes de démocraties locales telles que mes ancêtres les concevaient déjà bien avant que l’Occident apporte sa fausse démocratie.

Au monde entier à présent, j’aimerais transmettre mes plus chaleureuses marques de bienveillance. Tous les traités signés jusqu’alors sont maintenus et nous attendons rencontrer d’autres nations. Je veux que l’Alamut conserve son statut de pacificateur et d’arbitre des tensions internationales, et je veux qu’il s’affirme comme tel, plus encore, et qu’il soit respecté à l’étranger. Je demande aussi un rapprochement des nations barebjaliennes afin de ramener la paix dans les régions troublées.

Tout cela, mes amis, mes frères et sœurs, je veux que nous le fassions ensemble, je veux qu’ensemble, encore, nous fassions de l’Alamut une puissance qui brillera dans le monde entier, afin qu’elle accomplisse son destin, celui de devenir le joyau incrusté à la surface de la terre ». [/quote]

Ce discours fut salué par tous les Alamiens, attendant avec impatience la nouvelle constitution et les nouvelles institutions du Sultanat.
La dynastie des Magarcides revenait sur le trône, plus d’un siècle après sa destitution, l’Alamut semblait revenir enfin vers ses racines les plus profondes.

SECRET
Nombre de commentateurs ont signalé que le terme « islam » n’est pas apparu une seule fois dans ce discours… de quoi déplaire à certains.
D’après des sources peu sûres, Mohammad Rohani et son ancien gouvernement auraient cherché à rejoindre la Tchoconalie en douce.
Le Grand Ayatollah d’Alamut, Meyssam Kamshad, quant à lui, est bien maintenu dans ses fonctions, mais il semblerait qu’il n’y soit plus seul.
L’ancien candidat Hasem Javaneh est porté disparu depuis la proclamation des résultats.
luc57

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[center]Moujirad Kalima

Refonte du système politique et administratif

(1/2) – Satrapies et décentralisation administrative

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=345219NewCarteSatrapie.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/345219NewCarteSatrapie.png[/img][/url][/center]

La Sultane Sherazade a annoncé au cours d’un récent communiqué de presse vouloir entamer une décentralisation administrative de l’Alamut.
Elle a notamment insisté sur le fait que la décentralisation n’était en aucun cas politique et se proposait d’appliquer rigoureusement le principe de subsidiarité en termes administratifs et judiciaires.
L’élément central de cette refonte est la remise au goût du jour du système de divisions administratives en satrapies : l’Alamut reforme ses entités administratives historiques.
Le but visé par un tel programme est la volonté de stimuler l’économie locale, de favoriser la participation citoyenne à la vie politique et de retrouver les plus profondes racines de notre nation.
Avec une administration plus efficace car simplifiée, il sera beaucoup plus facile pour les entreprises, industriels et entrepreneurs de créer ou de développer leurs affaires -en accord avec l’état- acquérant ainsi une grande faculté d’adaptation, idéale pour l’expansion économique.
Des assemblées citoyennes seront organisées : elles existaient déjà sous le règne de Charaman Ben-Garsiv et ont été muselé sous la République Islamique. Sherazade a exprimé sa volonté d’en exclure l’ « étrange importante présence » des ayatollahs.
Elles se dérouleront en lieux et dates convenus au sein des entités convenues et ne pourront que gérer les problèmes locaux (restauration de route, où allouer le budget, vote des crédits aux industries locales etc.).
Le tout teinté bien évidemment d’une coloration historique profonde : les satrapies n’ont pas été tracées au hasard. Nous donnerons ici leur nom ainsi que quelques indications à leur sujet
.

-------------------------------------------------------

1 : Alamopolis. Centre historique, culturelle et politique de l’Alamut depuis le Moyen-Âge, la région qui entoure la cité d’Alamopolis, et porte son nom, est le bijou de la couronne du Sultanat. Durant des siècles, cette satrapie était une plaque tournante du commerce au Barebjal, accessible depuis la mer (via le très large fleuve du Fezzan) et depuis la terre : les histoires des caravanes de milliers de chameaux font encore rêver les grands-pères d’aujourd’hui. Tout Alamut s’est construit autour d’Alamopolis et aujourd’hui encore, Sherazade comprend qu’il faut rendre à cette région le rôle crucial qu’elle eût de par le passé.

2 : Al-Zuhul Alzamaad. Dans la langue d’Alamut : Les plaines d’émeraude. Délimitée par les fleuves du Fezzan et du Kemali, à quelques mètres près, la satrapie d’Al-Zuhul Alzamaad entre dans les projets de la Sultane comme le grenier d’Alamut : c’est là que se situent les plus vastes champs agricoles fertiles, directement alimentés par les fleuves des montagnes de la quatrième satrapie. Depuis que l’amélioration des moyens de communication a permis à l’état de structurer une vision à long terme de l’organisation du territoire, Al-Zuhul Alzamaad est investie par les agriculteurs, protégés des pillards par les Sultans, depuis toujours : il s’agit de redonner à cette satrapie son rôle millénaire, au sein d’un Alamut cohérent.

3 : Judran Alhahid. Dans la langue d’Alamut : La muraille de fer. Il s’agit d’une référence aux mines, très présentes dans cette satrapie, et dans lesquelles il n’y a jamais eu un seul gramme de fer. Il s’agissait plutôt d’étain et de bronze, en quantité toutefois limité, avec parfois quelques filons de chrome. Dès le début du XXe siècle, c’est dans cette région assez peuplée que les industriels installèrent les premières usines d’Alamut. De fait, il y a là encore une industrie -principalement légère- fonctionnelle, et la majorité de la population active (environ 56%) travaille dans le secteur secondaire, l’agriculture y est très faible, en raison d’un sol peu fertile. Judran Alhahid a souvent été un rempart contre les invasions venues de l’Est et aujourd’hui, elle est le rempart de l’économie alamienne.

4 : Arkanalssama. Dans la langue d’Alamut : Les piliers des cieux. Il s’agit d’une satrapie extrêmement montagneuse, presque entièrement couverte des massifs de Tilissa, certains très élevés. Le principal avantage de ce massif est qu’il déverse des ruisseaux de ses sommets jusque dans les plaines fertiles du Nord. Son eau pure et fraîche, presque au centre d’Alamut, permet d’apaiser la soif de beaucoup d’Alamiens et de nourrir bêtes et plantes. Gérer l’approvisionnement en eau est évidemment une lourde tâche, pleine de responsabilité, entre les mains d’un satrape qui se doit d’être de haut vol.

5 : Garamantard. Dans la langue d’Alamut : Le sol des Garamantènes. Il sera difficile d’être plus clair sur l’appellation de cette satrapie, définie selon le « sillon » mythologique tracée autour de la propriété territoriale des peuples du désert, les Garamantènes. C’est la seule satrapie sans satrape. Les Garamantènes y gèrent tout eux-mêmes et n’entretiennent que peu de relations avec le reste du pays.

6 : Al-Awhar Stun. Dans la langue d’Alamut : Le marais de pierre. Satrapie à la frontière de la Tchoconalie, l’Al-Awhar Stun est l’une des zones les moins densément peuplées de tout Alamut, on n’y dénombre qu’un peu plus d’un million d’habitants, massé sur les côtes. La plupart de son territoire est fait de roches énormes, posées comme par un glacier des milliers d’années auparavant. Il est dans la continuité du désert du centre du Barebjal et n’a d’intérêt que par la variété de roches que l’on y trouve. L’implantation d’une satrapie ici a servi à protéger le Sud du Sultanat pendant des siècles, mais aujourd’hui, le satrape et Sherazade auront la lourde tâche d’aménager ce territoire hostile pour l’intégrer au développement d’Alamut.

7 : Halqat Alnar. Dans la langue d’Alamut : La ceinture de feu. Cette large bande de terre est la transition entre le Sud aride et désertique et le Nord plus humide et prospère. Cette satrapie a servi de tampon, au cours des siècles, pour protéger Alamopolis des raids venus du Nord, et elle possède donc une tradition militaire très prégnante. Le Sud de la bande se compose d’ergs, et en remontant vers le Nord, on trouve des montagnes d’où coulent le Fezzan et l’Akbar. Dans les creux de ces montagnes, des terres au potentiel inexploitées : très chaudes, mais facilement irrigables grâce auxdites montagnes, il est possible d’en tirer d’excellents rendements.

8 : Al-Qarn. Dans la langue d’Alamut : La corne. Seconde satrapie la plus riche d’Alamut et première satrapie en terme de population (un peu plus de 10 millions d’habitants), la Corne est la plaque tournante par excellence du commerce alamien. C’est là que se situent et que ce sont toujours situés les grands ports de pêche mais aussi de commerce : c’est de là que partaient les navires pour échanger épices et bijoux aux quatre coins du monde dès le XVe siècle. Aujourd’hui encore, les potentialités de ce territoire sont colossales, et un juste arrangement jouxté à des investissements réfléchis permettra d’en faire l’une des zones les plus prospères du Barebjal, puis du monde.

9 : Ardal-burahyat. Dans la langue d’Alamut : La terre des lacs. Zone centrale d’Alamut, le nom de cette satrapie contraste autant avec le Nord fertile et le Sud aride. On y trouve effectivement des lacs, mais aussi des marécages : Ardal-burahyat est une région vastement protégée par des réserves naturelles : la faune et la flore y sont particulières abondantes et variées, et le tourisme y est une activité déterminante. Limitée à l’Ouest par l’Akbar et à l’Est par le Fezzan, cette zone humide peut aussi permettre la culture de produits agricoles bien particuliers, même si une orientation vers l’élevage peut s’avérer plus judicieuse.

10 : Al-dara. Dans la langue d’Alamut : Le bouclier. Si l’Al-Machir a souvent été partie intégrante de l’Alamut, ce n’est plus le cas, et il fut un peu aux Alamiens ce que les Barbares du Nord étaient aux Empires tombés. Satrapie tampon, elle est aujourd’hui pacifiée et recèle d’un nombre d’opportunités assez importantes si l’on prend bien en compte tous les paramètres : le djebel Al-Mouar, deux façades maritimes, des réseaux de communications bien entretenus et surtout des puits de pétrole…

11 : Ras Ben Beldoul. Il s’agit de l’île d’Alamut, conquise il y a quelques siècles maintenant. Bien que parfois problématique et emplie de conflits ethniques et religieux, le mélange de Ras Ben Beldoul a pu donner à Alamut un avant-poste incontournable sur la mer. Très liée à la flotte (autant marchande, que civile ou militaire), cette île est aussi une base de pêche importante (elle ne se situe qu’à quelques milles à l’Est des eaux internationales) et malgré quelques activités sismiques parfois gênantes (point chaud), Ras Ben Beldoul est un atout majeur pour l’Alamut.

(2/2) – Satrapes et instauration du suffrage parental traditionnel

Chacune de ces satrapies aura à sa tête un satrape, qui sera élu au suffrage parental traditionnel (cela signifie que pour avoir le droit de vote, il faut être marié et avoir au moins deux enfants légitimes).

La tradition sultanique veut que la satrapie d’Alamopolis soit dirigée par le premier héritier au trône d’Alamut.
Il n’y aura donc pas d’élection ici, la région étant dirigée par Esmeralda, princesse héritière du trône d’Alamut, Fille des Magarcides, Satrape d’Alamopolis.
A Alamopolis, le satrape doit présenter un programme, qui est rejeté ou approuvé par plébiscite.

De même, la satrapie Garamantard appartient intégralement au peuple des Garamantènes, un satrape y sera donc nommé directement par la Sultane et résidera à Sidi-Tolba, en contact direct avec les peuples du désert, selon la tradition.

Il y aura donc dix élections dans quelques semaines. L’abolition des partis politiques au sein du Sultanat n’exclut pas la présence de « clubs politiques », qui sont en fait les réminiscences des anciens partis, portant le même nom, et présentant des candidats dans chacune des satrapies, si soutien populaire suffisant il y a.

Voici les listes des factions/clubs qui se présentent dans chaque satrapie :

2 : Al-Zuhul Alzamaad

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”

3 : Judran Alhahid

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste « Citoyens libres »
-Liste communiste

4 : Arkanalssama

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”

6 : Al-Awhar Stun

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste communiste

7 : Halqat Alnar

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste Force & Honneur

8 : Al-Qarn

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste « Citoyens libres »

9 : Ardal-burahyat

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste « Citoyens libres »

10 : Al-dara

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste « Citoyens libres »

11 : Ras Ben Beldoul

-Liste Sultanique
-Liste “Lutte Populaire”
-Liste “Progrès et développement”
-Liste « Citoyens libres »
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


Résultats des élections satrapiques

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=563192ElectionsSatrapie.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/563192ElectionsSatrapie.png[/img][/url][/center]


[center]Commentaires des élections par Bachir Kaouthar

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=596831lephilosopheabdennourbidaretaitaperpignana567922516x343.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/596831lephilosopheabdennourbidaretaitaperpignana567922516x343.jpg[/img][/url][/center]

[quote]« Les premières élections satrapiques du jeune Sultanat ne peuvent se comprendre qu’au travers de l’étude de l’électorat de chaque circonscription. Nous prendrons ici au niveau satrapique, afin de simplifier notre propos.

La victoire de la Sultane est claire et nette. En plus des satrapies naturelles du Sultanat (la terre des Garamantènes -5- et Alamopolis -1-), les listes sultaniques sont arrivées en tête dans sept autres satrapies. Le meilleur score enregistré est dans la Corne -8- avec 79% des voix. Cependant, deux satrapies sont tombées entre les mains de l’ancien gouvernement « Lutte Populaire », il s’agit des Marais de pierre -6- et des Plaines d’émeraude -2-. Ce qui devient particulièrement gênant pour le pouvoir, c’est que le nouveau satrape des Plaines n’est autre que Nastaram Djahad, ministre de la Justice du dernier gouvernement de la République Islamique, et ancienne candidate à la présidence. Son retour aux affaires après un bref passage à vide a surpris la population locale, et ma fois, plutôt agréablement.

Si l’on regarde de près les Marais et les Plaines : pourquoi les listes sultaniques ont-elles été battues dès le premier tour ? Dans les deux cas, une analyse rigoureuse de l’électorat doit se faire. Dans les Plaines tout d’abord : d’après les sondages, parmi ceux qui ont voté pour Sherazade, il y a les agriculteurs, les fonctionnaires et un peu plus discrètement, les retraités. La liste Lutte Populaire a reçu les suffrages des ouvriers et aussi de quelques familles côtières sur lesquelles nous allons revenir.
En effet, Sherazade a promis dans sa campagne qu’elle favorisera l’agriculture dans cette satrapie afin d’en faire le moteur interne de l’Alamut. Il ne fait aucun doute que cet objectif est accessible, et permettrait au pouvoir en place de conserver cette région dans son giron. Un faux pas avec les agriculteurs pourrait coûter très cher, niveau électoral, vu leur nombre. Les fonctionnaires, quant à eux, voient en l’arrivée du Sultanat un pouvoir central plus puissant et plus « jacobin », peut-être plus attentif que son prédécesseur vis-à-vis des requêtes et doléances des membres de la fonction publique. Pour les retraités, il est très intéressant de remarquer leurs motivations, quand on les interroge : non seulement ils ne craignent pas pour leurs épargnes, mais en plus, c’est le côté historique qui les a le plus séduit chez Sherazade : leurs parents ont vécu les dernières heures du Sultanat au début du XXe siècle.
Malheureusement pour Sherazade, agriculteurs, fonctionnaires et retraités ne forment pas la majorité de la population dans cette satrapie (d’autant plus que le taux d’abstention chez les agriculteurs était de 40%). C’est donc le littoral qui a remporté les élections. En effet, les ouvriers n’ont pas oublié que le gouvernement de Mohammad Rohani avait énormément agi dans leur sens, surtout dans cette région, et Nastaram Djahad a bien fait de le rappeler à grands cris durant sa campagne, enjoignant les ouvriers à se déplacer aux urnes (95% de participation). Les familles côtières dont j’ai parlé avant sont des familles qui ont soutenu la République Islamique jusqu’au bout et sont des grandes familles centenaires alamiennes : les Al-Miliad, les Al-Koudadi, les El-Merek etc. Et pour cause, elles ont toujours fourni à l’Alamut ses plus grands imams et ses plus grands docteurs de théologie islamique. Eux et leurs réseaux d’influence ont donc reporté leurs voix, massivement, sur Djahad et Lutte Populaire, de la République Islamique déchue.
La victoire de Lutte Populaire dans les Plaines d’émeraude est donc due à l’islam d’une part et au vote ouvrier massif d’autre part. Une bonne stratégie de la Sultane consisterait en un soutien important de l’industrie locale couplé à une « diplomatie interne » équilibrée avec la tradition musulmane de la région.

La seconde satrapie est plus étonnante. Le marais de pierre est très peu peuplé, toute la population est sur les côtes, vivant dans des petits villages épars (le taux d’urbanisation est de 19%). Seule la ville d’Ismaïl forme une petite exception, mais perd des habitants chaque année, fuyant vers le Nord. Ce qui a fait perdre Sherazade ici, c’est son absence. Cette région n’a pas été visitée durant sa campagne, et elle en a finalement très peu parlé. Les ruraux sont des pêcheurs pauvres, vivant difficilement de leur métier et la ville d’Ismaïl est faite de petits ouvriers à faibles revenus (textiles…). Bref, ce fut clairement une erreur de la part de la Sultane que de ne pas s’occuper plus clairement de cette région. Peut-être le résultat des élections poussera le gouvernement à s’intéresser d’un peu plus près à l’aménagement de ce territoire. Ses vastes plaines dures sont le terrain propice à l’installation de panneaux photovoltaïques, et le projet est sur la table du Palais des Milles et unes Nuits : installer ces champs sur les côtes et autour d’Ismaïl créerait une quantité d’emploi extraordinaire, ne serait-ce que pour la formation des ouvriers ainsi créés, et l’installation d’usines de dessalement de l’eau de mer pourrait elle aussi s’avérer une excellente solution pour contrer Lutte Populaire dans les Marais ».[/quote]

[center]La ville d’Ahmerrad : enjeux et potentialités

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=114519Alger.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/114519Alger.jpg[/img][/url][/center]

Ahmerrad est la troisième ville du pays en terme de population (1,2 millions) et la deuxième du point de vue économique (derrière Shariz). Située à un point qui a fait d’elle une plaque tournante de l’économie mondiale pendant de nombreux siècles, les gouvernements successifs se sont acharnés à continuer de faire d’Ahmerrad cette plaque tournante de l’économie alamienne et du Barebjal en général.

Quelques données en perspective ouvrent des problématiques stimulantes : l’aéroport d’Ahmerrad est l’un des plus fréquentés du Barebjal. Les universités de la ville sont les plus remplies du pays. La pyramide des âges en fait une ville incroyablement dynamique. Les chantiers navals civils d’Alamut se situent ici. Les réseaux de transport sont performants et modernes. L’important ratio policier-habitant en fait une ville très sûre. Les touristes se pressent aux alentours de la ville. Etc etc.

Bref, Ahmerrad est une ville qui doit et qui va jouer un rôle absolument crucial dans le développement de l’Alamut.
La Sultane Sherazade a mis au point un projet qui permettrait de faire de la ville cette métropole mondiale aux multiples facettes :
  • -Construction de nouveaux logements pour l’accueil de nouveaux habitants.
  • -Agrandissement du quartier des affaires.
  • -Appel à l’implantation de firmes étrangères.
  • -Modernisation des structures portuaires.
  • -Mise aux normes « écologiques » des usines entourant la ville.
  • -Interconnexion de tous les quartiers de la ville (métro, bus…).
  • -Renforcer le pouvoir de décision d’Ahmerrad sur la Corne.
  • -Installation du troisième prince-héritier -Kanya (à sa majorité)- du Sultanat dans la ville.
  • -Création d’un quartier « Technopôle ».
  • -Multiplier les investissements dans le tourisme.
  • -Investir massivement dans les structures éducatives.
luc57

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[center]Moujirad Kalima


De la dynastie des Magarcides

Arbre généalogique -réduit à la famille proche- de la famille sultanique

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=442680Gnalogie.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/442680Gnalogie.png[/img][/url][/center]

Sherazade : Née en 1991. Actuelle Sultane d’Alamut. Sherazade grandit dans les bras de son grand-père, le fils du dernier Sultan d’Alamut, Mahmoud VII, déposé en 1927. Son enfance fut bercée par les contes des Mille et une Nuits et les récits des gloires, des exploits et des chutes de ses ancêtres, les Sultans d’Alamut. Se destinant à des études d’histoire, elle fut recalée aux examens d’entrée et postula finalement pour un double cursus anthropologie-psychologie, qu’elle réussit brillement. A peine le Colonel Ben-Garsiv ayant pris le pouvoir, Sherazade parvint à le rencontrer en personne lors d’une de ses visites dans son université et s’investit dans le cercle étudiant d’amis du Colonel. Elle militera pour Ben-Garsiv jusqu’à son mariage, en 2011. Elle épouse un riche banquier, Mohammed, aujourd’hui décédé, rencontré durant ses études. Un an plus naît tard la petite Esmeralda, puis sa petite sœur et les deux petits frères. Les revenus confortables de son mari et la politique pro-« mère au foyer » du Colonel ont permis à la jeune mère de famille de travailler depuis son domicile, pour le ministère des affaires étrangères, afin de demeurer proche de ses enfants.

Sa mère décède en 1995, et son père en 2022. C’est à ce moment précis que Sherazade découvre que son père et Charaman Ben-Garsiv étaient, depuis les années 2010, très souvent en contact. Les lettres qu’elle découvrit lui apprirent que le Colonel était sur le point d’abandonner le pouvoir pour rétablir le Sultanat, estimant avoir fait son travail et donner alors le pays aux mains d’une dynastie qui lui confèrerait stabilité et unité pour un long moment. Ce projet n’aboutit pas à cause du coup d’état des Ayatollahs. Sherazade n’eut alors plus qu’un seul objectif : mener à terme le projet de son père et du Colonel, pour l’Alamut. Elle quitta son travail et mit en branle tous les réseaux de son défunt père pour préparer une vaste opération visant à l’amener rapidement et efficacement sur le devant de la scène, présenter son visage au peuple d’Alamut, que celui-ci se souvienne des Sultans. La République Islamique avait laissé une brèche ouverte : les élections présidentielles, et c’est par celles-ci que Sherazade fut élue président de la République, république qu’elle renversa trois jours plus tard pour se faire couronner Sultane.

En ce qui concerne les idées et la formation intellectuelle de la désormais Sultane, elles sont diverses mais cohérentes. Elle a suivi beaucoup de cours d’économie à l’université et le cercle d’amis du Colonel qu’elle fréquentait enseignait un socialisme panarabe qui a longtemps séduit Sherazade, malgré son mariage avec un coffre-fort. Au cours des années, les défis et les enjeux de la mondialisation ne cessant de grandir, elle révise progressivement sa position, adoucissant son socialisme en abandonnant petit à petit la cause panarabe. Une chose la démarque cependant très clairement des autres dirigeants arabes : l’absence de l’islam dans son éducation. Sherazade, bien sûr, a lu le Coran, et connaît la ferveur religieuse de son peuple, et ne la néglige pas, mais elle sait quels dégâts peuvent faire une société athée et une société fondamentaliste : les deux mènent à tout sauf à la stabilité sur le long terme. Ainsi, comme l’a fait remarquer un journaliste étranger, avec beaucoup de tact, la politique intérieure de Sherazade se définit comme suit : « Slay the sodomites, leash the Shiites ». Pour continuer sur sa formation, son domaine de prédilection est la diplomatie, et elle a un don extraordinaire pour la rhétorique ; bref, une diplomatie ouverte et tout azimut, mais avec quelques restrictions malgré tout… en tout cas, bien plus que le gouvernement précédent.

Imane : Née en 1994. Actuelle princesse-sœur. De trois ans la cadette de la Sultane, Imane a toujours été dans « l’ombre » de sa sœur, qui a toujours été considérée comme plus intelligente, plus belle, plus gentille. En effet, Imane arrête l’école à l’âge de 21 ans, après trois années d’études de sciences politiques, qui lui permettent de décrocher un poste au ministère de l’intérieur, qu’elle détient encore aujourd’hui, avec une petite promotion. Jamais mariée, sans enfants, elle est devenue un véritable bourreau de travail depuis l’entrée en campagne de sa sœur. Les deux femmes sont très proches et Imane s’est souvent occupé de ses neveux et de ses nièces, encore aujourd’hui. Elle est particulièrement proche de Kanya.
Aux dernières élections satrapiques, Imane a été tête de la liste sultanique en Arkanalssama, et elle l’a remporté haut la main, garantissant au Sultanat cette satrapie cruciale.

La tradition sultanique veut qu’Imane ait des enfants, au moins un, au cas où la branche dynastique de sa sœur venait à s’éteindre. La pression se fait de plus en plus grande depuis le rétablissement du Sultanat.

Esmeralda : Née en 2012. Actuelle princesse-héritière. Fille aînée de la Sultane, nièce d’Imane, la princesse d’Esmeralda suit des études d’économie à l’université Al-Dastan. Nommée de fait satrape d’Alamopolis, en tant que princesse-héritière, elle ne s’occupe que guère de la gestion de la satrapie, déléguant son travail à des officiers de sa mère. Elle reprendra en main la satrapie à la fin de ses études, ne se contentant pour l’instant que de participer aux principales réunions d’administrations. Dans son entourage, Esmeralda est décrite comme une jeune femme intelligente, très aimable et portée sur le relationnel (elle accueille par exemple les délégations étrangères). Elle n’en demeure pas moins « têtue et de mauvaise foi », pour citer sa mère, lorsqu’on lui démontre avec trop de facilité qu’elle a tort.

Nymeria : Née en 2013. Actuelle seconde héritière. Deuxième enfant de Sherazade et Mohammed, Nymeria doit son nom à la femme du Sultan Mahmoud III, ayant régné à la fin du Moyen-Âge, et qui fut une sultane connue pour sa vivacité d’esprit, son audace et ses réformes osées pour le bien de sa nation. Nymeria étudie elle aussi l’économie à l’université Al-Dastan, avec des résultats un peu moins bons que ceux de sa sœur aînée, avec qui elle n’a d’ailleurs pas d’excellentes relations. De tous les enfants de la Sultane, celle-ci est sans aucun doute celle qui s’intéresse le moins à l’histoire de sa famille et à la politique de manière générale. Elle passe plus de temps à se faire courtiser dans les couloirs d’Al-Dastan par les riches étudiants Raksasans, Kaiyuanais et Alamiens qu’à prévoir son avenir. Elle trouve cependant toujours un appui auprès de sa mère, qui n’a de cesse de la défendre à longueur de temps, malgré ses nombreux écarts.

Kanya : Né en 2015. Troisième prétendant au trône. Le premier garçon descendant direct de la Sultane est un jeune homme passionné d’informatique, de numérique, de nouvelles technologies et aussi… de peinture. Il a remporté à l’âge de 10 ans un prix à Shariz pour avoir peint une superbe toile. Encore aujourd’hui, Kanya aime se détendre en peignant tout en écrivant à côté des programmes informatiques biscornus et en bricolant des petits gadgets. Figure même du « nerd » ou de « l’intello » occidental, Kanya aimerait faire carrière dans les grands technopôles alamiennes en construction ; sa mère l’a d’ailleurs beaucoup mis en avant pour promouvoir ces projets, comme garantie aux investisseurs et aux ingénieurs du soutien de la famille régnante.

Mahmoud : Né en 2021. Quatrième prétendant au trône. Le dernier-né de la famille suit tranquillement son cursus scolaire à Shariz, attendant sans le savoir le jour où il sera jeté dans l’arène de la politique, entraîné par les évènements programmés à sa naissance…
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


La 39ième édition de la course du Néguev est lancée !

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=743496hidalgo200302g.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/743496hidalgo200302g.jpg[/img][/url][/center]

Depuis quatre siècles maintenant, tous les dix ans, une course hippique monumentale a lieu en Alamut. Près de deux milles cavaliers traversent l’Alamut d’Est en Ouest, suivant la course du soleil, longeant le désert ardent du Néguev et chevauchant les plaines fertiles comme les marécages de roches.

Sur le dos des splendides étalons ou caspiens alamiens, c’est cette année 1992 cavaliers exactement qui se sont lancés dans l’aventure : 1900 kilomètres à parcourir en 28 jours précisément, ce qui relève de la véritable prouesse.

Au travers de l’histoire, et depuis que nous possédons des statistiques fiables, on compte environ 82% des participants qui abandonnent la course avant l’arrivée, le plus souvent à cause de la mort de leurs montures. De même, environ 7% des participants meurent pendant la course.
Cela paraîtrait idiot à de nombreuses nations du monde, mais un véritable a eu lieu pendant l’organisation de la course cette année : fallait-il renforcer les conditions de sécurité pour arriver au zéro mort ou bien maintenir strictement les traditions ?
Peu importe le débat, c’est son aboutissement qui est intéressant : aucune mesure supplémentaire ne sera prise en matière de sécurité. Il y aura tous les cent kilomètres un point où des policiers vérifieront si tout le monde est passé, et un ou deux petits hélicoptères qui suivront la horde –ainsi l’appelle-t-on-.

L’expérience nous a cependant apprise que les écarts se creusaient très rapidement, la plupart des abandons se font sur les cent premiers kilomètres. Et la plupart des morts sur les cinq cent derniers. Gérer son temps et son cheval relève du tour de force. En effet, la course ne s’arrête jamais : on peut galoper vingt heures d’affilées et ne dormir que quatre heures si on le souhaite. Cependant, gérer un cheval de course, fusse-t-il un étalon, n’est pas chose simple. Les meilleurs peuvent galoper des heures durant, mais ils ont quand même besoin de repos et d’eau. Il faut savoir leur fournir les deux.

Ajoutons à cette difficulté l’absence totale de repères : les participants doivent mémoriser une carte pour éviter les « pièges » (vallées trop profondes, fleuves infranchissables…) mais la seule règle consiste surtout à suivre Hélios...

[center]Faut-il remilitariser l’Alamut ?

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=947865XXL15056865305493f428aa1b2manouvremilitaireIran.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/947865XXL15056865305493f428aa1b2manouvremilitaireIran.jpg[/img][/url][/center]

La campagne de la Sultane Sherazade n’était pas orientée sur ce sujet-là mais il mérite sans aucun doute d’être abordé : le volet militaire. Alors que les analyses géopolitiques se multiplient dans les pays du monde entier, le Sultanat d’Alamut doit lui aussi trouver sa place dans le grand concert international, et les regards extérieurs ne sont pas sans utilité.

Considérons qu’il faille, pour la réussite d’une nation, une force économique, culturelle, diplomatique et militaire. Qu’en est-il de l’Alamut ?

Economiquement, il y a peu de soucis à se faire, en réalité. La croissance économique d’Alamut est à deux chiffres, dépassent par moments les 20% et ne faiblira pas, grâce aux exportations de pétrole. L’or noir représente une manne économique exceptionnelle, et l’action étatique qui vise à réinvestir massivement l’argent gagné dans d’autres circuits de production, pour que l’Alamut joue sur plusieurs plans, est gagnante. Aujourd’hui, l’Alamut est la première puissance économique du continent, et les prévisions sont plus qu’optimistes pour le futur.

Culturellement, l’Alamut est un colosse. Première destination touristique mondiale, le Sultanat se distingue par une culture d’une épaisseur exceptionnelle qui s’exporte aux quatre coins du monde. Tout est fait, à tous les étages de la société, pour mettre en valeur cette inépuisable ressource et s’en servir comme d’un atout majeur aux yeux du monde entier. Plus que quiconque, l’Alamut a là une carte à jouer, une sorte de joker que l’on pose sur la table à chaque jeu, garantissant des points d’avance.

Diplomatiquement, il ne serait pas faux de signaler que l’Alamut est sûrement l’un des seuls pays au monde à ne pas avoir d’ennemis déclarés et voulant sa destruction. Aucun front n’est actuellement ouvert et les liens que tissent Shariz avec les capitales du monde entier garantissent au pays une position d’arbitre international et donc, de voix de Stentor de la scène internationale, du moins en potentiel.

Militairement, et voilà le point manquant. L’armée alamienne est l’une des plus faibles du monde, sans aucun doute la plus faible du Barebjal, et, proportionnellement à son PIB, l’une des plus petites du monde. C’est ce que rapporte, en substance, un rapport ministériel posé récemment sur la table de la Sultane. Celle-ci s’est dite très préoccupée par cette situation, d’autant plus que de nombreuses organisations terroristes commencent à s’exciter au Barebjal. En tout cas, un programme de remilitarisation est en cours de rédaction. Cette initiative a été saluée par le parti islamiste d’Eskandar Fatemeh (Parti pour le progrès et le développement), qui appelle depuis longtemps à une militarisation, et même à terme à une nucléarisation de nos forces armées.
Cependant, le débat n’est pas clos. Au Majles, de nombreux députés se sont violemment opposés au projet, statuant que ce serait là prouver au monde entier que la diplomatie alamienne n’est qu’une vitrine. En somme, une diplomatie sans armes leur paraît être une bonne stratégie pour une diplomatie pure, désintéressée, et donc un progrès économique et géopolitique extraordinaire, grâce au prestige accumulé devant les pays du monde entier.
D’autres proposent de réorienter le projet en se concentrant uniquement sur les forces de défenses : renforcer nos frontières, fortifier nos villes, créer des bunkers défensifs, bref, s’assurer que notre territoire soit rigoureusement inexpugnable.
La Sultane aura, encore, à faire la part des choses.

[center]La princesse Nymeria, « fan » du Kaiyuan

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=139726MissMaroc2012.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/139726MissMaroc2012.jpg[/img][/url][/center]

Deuxième héritière du trône d’Alamut, la princesse Nymeria étudie actuellement à l’université Al-Dastan. Pas encore majeure, elle est pourtant déjà connue et populaire auprès de la jeune génération alamienne. Elle représente, d’après tous les portraits qui en sont faits, la douce alliance entre la tradition –grâce à sa filiation- et la modernité –grâce à son implication dans le siècle-. Souvent à la tête de comités étudiants ou invitées à des colloques pour discuter de tel ou tel sujet, la sémillante Nymeria ravit les foules par son sourire, sa beauté, sa simplicité et son plein-de-vie.
Récemment, la princesse était justement à une réunion, à l’université Al-Dastan, qui réunissait les professeurs, des députés du Majles, des Ayatollahs, des délégations étrangères (Al-Dastan est composé de beaucoup d’étrangers) ou encore de spécialistes reconnus en sociologie ou géopolitique. Le sujet évoqué était « La place de la culture dans le monde à venir ». Au bout de quelques minutes, la princesse Nymeria a fait de son discours un véritable hymne au Kaiyuan, dont nous retranscrivons ici les plus éminents passages :

[quote]« L’université Al-Dastan est une porte sur le monde, et sa fondation doit être rappelée, comme l’a noté notre professeur d’histoire de l’éducation, comme l’une des dates clés de l’histoire de notre nation et de notre continent […]. En tout cas, l’une des meilleures choses que propose aujourd’hui l’université, c’est la possibilité pour des étudiants et des enseignants du monde entier de passer quelques années ici. Alors bien sûr, il y a le côté prestigieux, de venir étudier sur nos somptueuses terres, mais aussi le pan diplomatique : donner à des fils et des filles d’autres nations l’opportunité de découvrir notre peuple et sa culture immense, c’est témoigner de notre confiance à leur égard et notre volonté de nouer des liens extrêmement forts avec eux […].

Il m’a notamment été donné de rencontrer beaucoup d’étudiants kaiyuanais, et j’étais toujours été agréablement surprise de constater l’extraordinaire aménité de ces personnes, sobres et intelligentes, à l’image de leur nation, le dragon du Makara. Au début, je dois dire que je ne connaissais pas très bien ce pays, sinon qu’il était au Makara et qu’on y mangeait le riz qu’il exportait. Et puis un jour, un des élèves, ici présent, m’a prêté un ouvrage, récemment traduit, en farsi : Histoire du Kaiyuan de Jin Xianien. Non seulement il est remarquablement bien écrit, mais en plus, il est très synthétique, et livre au lecteur toutes les clés de compréhension de la puissance kaiyuanaise actuelle. Enfin… personnellement, ce pays est de loin l’un de mes favoris aujourd’hui, j’ai une immense admiration pour ce qu’il a accompli au cours de son histoire, du destin qu’il s’est forgé dans le concert des nations. Mon ami m’a d’ailleurs recommandé un autre ouvrage, comme quoi… cette fois-ci intitulé Kaiyuan, peuple et civilisation, qui appuie un peu moins sur la chronologie et la politique et beaucoup plus sur les arts et les lettres dans ce pays. Car, contrairement à ce qu’on croit, le Kaiyuan, c’est pas seulement deux palais, une capitale et des rizières ! C’est… un art de vivre, une vision du monde, de la vie, des peuples. C’est une civilisation qui, au cours de l’histoire, a développé une incroyable pensée sur l’Autre et sur la terre, comme nourricière de l’humanité. […]

Enfin, je vais arrêter ici mon hagiographie sur cette nation, mais voilà, pour ceux qui s’intéressent au Makara ou qui sont tout simplement curieux de découvrir une autre culture à la profondeur monumentale, je ne pourrais que vous recommander de vous intéresser de près au Kaiyuan, vraiment ! Sur le menu, j'ai prévu de m'intéresser à la philosophie kaiyuanaise... cela m'a toujours effrayé, mais après avoir mangé celle de l'Alamut, des peuples slavians et du Raksasa, je pense pouvoir vouloir ajouter à ma bibliothèque cet autre chef-d’œuvre de l'esprit humain ! »[/quote]

Beaucoup ont glosé sur ce petit discours, car il y avait beaucoup de Kaiyuanais dans la salle, et parce que le pays est très lié à l’Alamut diplomatiquement, d’autres ont même indignement souligné une relation entre la princesse et un étudiant kaiyuanais, tandis que d’autres analystes ont tenu à souligner chacune des fautes de la jeune femme, comme si l’on s’attendait à un discours parfait.
Bref, le Kaiyuan, dragon makaran, ne laisse pas indifférent beaucoup d’Alamiens, évidemment derrière l’Alamut lui-même.
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


Azad Al-Mandana nommé Vizir !

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=69106966794370100892640360no.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/69106966794370100892640360no.jpg[/img][/url][/center]

Le rétablissement du Sultanat est un fait acté depuis plusieurs mois et la clef de voûte de l’édifice demeure en la personne de Sherazade. Cependant, pour parfaire le tableau, il faut ressusciter une fonction disparue depuis 1854 : le Vizir.

En 1854, le Sultan Mokhtar III, dans un accès de faiblesse, sans doute, se voit contraint de supprimer le poste de Vizir : tous les pouvoirs de cette fonction sont transférés vers le Majles (le Parlement), ce qui a, à terme, pense-t-on, provoqué la chute du Sultanat. Mais le sujet n’est pas là aujourd’hui.

Désireuse de tailler les racines les plus profondes de l’Alamut, Sherazade a pris la décision, sans l’accord du Majles, de créer un poste de Vizir : celui-ci aura pour fonction principale de conseiller la Sultane et de présider en son nom le Majles. Une ligne téléphonique permanente est mise en place entre les deux personnages. Un autre de ses rôles est d’assurer la régence, si besoin est, ou encore de veiller à l’application des lois dans les différentes satrapies. Pour mener à bien cette dernière mission, le Vizir possède une administration quasi-personnelle, les « Tumans » (prononcez Toumanes) : il s’agit de deux mille hommes pétris de droit sultanique et souvent docteur en théologique islamique (mais laïcs) chargés de régler les affaires qui relève de l’autorité viziriale à petite échelle (ils s’occupent notamment des appels aux tribunaux et conseillent les satrapes dans le domaine législatif). Le concours pour devenir tuman est extrêmement rude.

Dans le rôle de vizir, Sherazade a appelé à ses côtés Azad Al-Mandana. Marié, père de quatre enfants, Al-Mandana n’est pas ce que l’on pourrait attendre d’un vizir, bureaucrate et binoclard. C’est un ancien des services secrets, formé à l’armée, avec un potentiel de communication assez exceptionnel. Jouissant d’une popularité certaine auprès de beaucoup d’Alamiens (notamment les jeunes hommes, les femmes et les forces de l’ordre), Al-Mandana représente une carte de plus dans le jeu de la Sultane, qui rallie à elle les derniers lambeaux de population qui n’ont pas voté pour les listes sultaniques.

Azad Al-Mandana a commencé son mandat (mandat de 5 ans, renouvelable 3 fois maximum) avec un discours adressé aux Alamiens, dans lequel il fait quelques rappels historiques sur la fonction de Vizir et sa fonction au vingt-et-unième siècle. Il promet notamment une application plus juste des lois et une administration plus proche des sujets de la Sultane.



[center]Programme de réforme pour Al-Awhar Stun

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=518411435726.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/518411435726.jpg[/img][/url][/center]

Le « marais de pierre » est l’une des régions les moins dynamiques de tout l’Alamut : la densité de population la plus faible, le PIB le plus faible, l’âge moyen le plus avancé, bref, cette satrapie semble avoir été laissé à l’abandon depuis de nombreuses décennies.

Cependant, la donne est en train de changer : la Sultane s’entretient avec le président tchoconalien Fahd Al-Sayeed et entend développer un commerce extrêmement important entre nos deux nations. Pour cela, plusieurs solutions se présentent : déjà, il a été annoncé qu’un traité de libre-échange sera signé entre l’Alamut et la Tchoconalie, ce qui boostera le commerce. Ensuite, d’autres accords ont été signés dans l’échange de différents produits de différents secteurs.

Al-Awhar Stun est la satrapie frontalière avec la Tchoconalie et c’est donc logiquement ici que le pouvoir a jeté son dévolu pour la constitution d’une région frontalière dynamique et principalement tournée vers l’exportation.

Plusieurs idées sont déjà posées sur la table :
-Premièrement, reconversions des usines locales selon les produits exportés en Tchoconalie mais aussi au Zanyane. Agrandissement des usines si nécessaires.
-Deuxièmement, installation d’organismes militaires aux frontières pour gérer le trafic avec plus d’efficacité.
-Troisièmement, développement d’un vaste réseau routier et ferré relié aux réseaux tchoconaliens.
-Quatrièmement, multiplier les investissements dans la flotte de commerce côtière et agrandir les quais.
-Cinquièmement, partir à la conquête de nouveaux marchés au Sud-Zanyane et au Thyroptis.



[center]Une tempête de sable ravage Sidi-Tolba

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=566215VideoTemptedesablePhoenix2011.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/566215VideoTemptedesablePhoenix2011.jpg[/img][/url][/center]

Le désert ne donne rien. Sauf du sable. Et du vent. Lorsqu’il donne les deux ensembles, les dégâts occasionnés sont terriblement violents.

C’est ce qui s’est produit il y a trois jours dans l’îlot du désert, Sidi-Tolba : les Garamantènes, peuple du désert, prévenaient depuis plusieurs jours les sidiaques de l’arrivée imminente d’une tempête de sable gigantesque. Des mesures ont alors été prises, mais sans grand sérieux…

Résultat : plus de trois mille personnes sans logement, quatre morts, eau et électricité coupés pendant 72 heures (et toujours pas rétablis à l’heure actuelle), plusieurs dizaines de blessés, bref, la ville est coupée du monde, seule face aux nuages de sable qui ont déferlé dans ses rues.

Une cellule de crise a été mise en place : des commissaires sultaniques envoyés sur place pour prendre en considération l’ampleur des dégâts et trouver des solutions pour limiter au maximum, la prochaine fois, ces ravages…
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


[url=https://youtu.be/hT1V7LaKf90]Courte vidéo sur le Sultanat[/url]
Paysages, Sultane, personnalités importantes
Expédiée sur tout l'internet[/center]
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


Le sujet épicé du dessalement qui laisse un goût amer

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=118666israel.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/118666israel.jpg[/img][/url][/center]

La sécheresse qui a frappé le Sultanat cet été a fait ressurgir le sujet plus que douloureux de l’approvisionnement en eau. Certaines régions de l’Alamut, extrêmement minoritaires, n’ont toujours pas accès à de l’eau potable.

Convenant alors d’étudier toutes les sources d’eau possible, plusieurs idées se sont dégagées : collecter l’eau de pluie, puiser l’eau des nappes phréatiques, ou même pomper l’eau des fruits, des fleuves, des ruisseaux. Cependant, l’aridité du climat rend souvent difficile chacune de ces possibilités, et une seule demeure : dessaler la source inépuisable qu’est l’océan.

Les Garamantènes possèdent suffisamment d’oasis dans leurs déserts et quand bien même, ils n’ont pas besoin des autres alamiens. Il faut donc organiser des « aqueducs » modernes amenant l’eau dessalée jusqu’au plus loin dans les terres afin que ceux qui n’habitent pas sur le littoral puissent quand même avoir une autre perspective de vie que de mourir de soif.

Mais vient alors la douloureuse : quel prix ? Ne serait-il pas plus rentable de financer l’installation de toutes ces personnes sur la côte ? Soit, mais quel seraient les conséquences sociales d’une désertion de l’intérieur du pays ? Vaut-il seulement la peine ? A priori, la construction de ces aqueducs est envisagée, peu importe le coût, de sorte que chaque alamien, là où il est, puisse accéder à l’eau potable. Soyons tout de même cohérent avec la lutte contre l’exode rural…

La Sultane elle-même devrait présenter sous peu le projet de construction de ce réseau d’aqueducs, ainsi que les programmes en aménageant l’amont. Il y a actuellement près de quatre-vingt-quatorze usines de dessalement de l’eau de mer, de taille différente, pourvoyant environ sept millions de personnes, ce qui est considérable. Le plus étonnant, c’est que des villes comme Narra, quasiment entièrement abreuvé d’eau de mer dessalée, se sont même rendues compte qu’elles économisaient de l’argent, en se débarrassant de canaux et de systèmes de pompes coûteux, tant à l’entretien qu’à la construction, qui acheminaient l’eau des oasis et des fleuves jusqu’à la ville.

Bref, d’ici quelques années, tout l’Alamut boira l’eau des requins.


[center]Azad Al-Mandana en visite sur les quais d’Ahmerad

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=156953pg25yossicohenreuters.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/156953pg25yossicohenreuters.jpg[/img][/url][/center]

Azad Al-Mandana, est en pleine tournée communication sur le littoral alamien, qu’il suit d’Est en Ouest, d’où le nom de « voyage d’Helios » pour qualifier le déplacement du Vizir. Depuis nomination il y a quelques mois, Al-Mandana s’est déjà fait remarquer à plusieurs reprises au Majles, s’attaquant violemment à des députés –souvent Lutte Populaire- qui critiquaient un peu trop acerbement les projets de lois présentés.

Cependant, et c’est ce qui plaît aux Alamiens qui regardent souvent la retransmission des débats parlementaires, c’est qu’Azad Al-Mandana démonte ses adversaires sans aucune… violence. Toujours avec beaucoup de classe, de charisme et surtout, une grande maîtrise de soi. Sa voix grave et calme s’abat sur son adversaire et immobilise totalement toute faculté de réflexion chez celui-ci, qui se rassoit souvent un peu penaud.

Rappelons que le Vizir possède une très grande popularité chez les jeunes, les femmes et les hommes en armes, principalement. Il continuera sans doute d’appuyer son influence sur ces trois groupes. Cependant, les critiques commencent à discrètement à lui tomber dessus, par les petites voix de journaux locaux.

Un journal le traitait récemment de « démagogue », ou encore de « people raksasan plutôt que Vizir des Terres d’Alamut ». Bref, son style très moderne et sa prétendue arrogance sur le champ de bataille font de lui un personnage très controversé qui, contrairement à la Sultane, ne parvient pas à faire l’unanimité.

C’est ainsi qu’il décida, il y a peu, de faire ce voyage le long de la côte alamienne, inaugurant au passage la fameuse « boucle alamienne », ensemble de routes longeant les rives de nos terres, finie assez récemment. Durant son voyage, il a rencontré de toutes les professions, de toutes les catégories sociales, de tous les âges, et s’est même essayé à quelques pas de danse ou ateliers cuisines. Bref, Azad Al-Mandana sous son meilleur angle (sic ?).

Les quais d'Ahmerrad ont été particulièrement éprouvants. Al-Mandana a été interpellé par des marins pêcheurs qui lui ont demandé, sous un ton peut-être un peu trop viril, si le gouvernement comptait enfin les autoriser à aller pêcher dans les eaux internationales, car le poisson de leur entreprise ne se trouve qu’en haute mer. Al-Mandana, d’abord agacé par les quolibets, se résolut à faire volte-face et à engager une discussion constructive et ferme avec ces hommes qui, au final, ont serré la main du Vizir, ce dernier leur ayant promis de répondre à leur appel…


[center]La sécheresse se termine…

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L’Alamut, au cours de son histoire, a connu les pires et les pires sécheresses du monde, et celle de cet été pourrait bien entrer au palmarès.

Au bord du désert, la température a dépassé 50°C près de deux semaines en août, frôlant les 45°C sur la côte. Pas moins de 37°C à l’ombre. Et encore, si la chaleur faisait la sécheresse ! Du 1 juillet au 18 août, c’est près de 80% du territoire alamien (en dehors du désert) qui n’a pas reçu un seul millimètre d’eau, un record historique.

Plusieurs conséquences à constater… et à déplorer :

Des incendies ont ravagé le centre du pays, des hectares entiers de vignes et de forêts sont partis en fumée, et l’on est déjà en train de penser à des projets de reboisement massif, ne serait-ce que pour assurer une marge productive suffisamment conséquente pour les années à venir.

Une mortalité très importante chez de nombreuses personnes (infarctus, insolation à répétition…), et pas seulement des personnes âgées, d’ailleurs, mais aussi des maçons ou des agriculteurs ayant passé trop de temps au soleil. De plus, il faut aussi noter une hausse de la mortalité du bétail, car une bonne partie des installations agricoles ne sont pas adaptées à une telle chaleur et à des manques d’eau chroniques.

Une avancée du désert ; alors que la terre se dessèche, les crevasses s’emplissent du sable porté par un vent de plus en plus conquérant, brisant avec dans ses courants les espoirs de nombres d’agriculteurs d’étendre leurs champs…

Des activités ralenties voire carrément stoppées, et l’on pense notamment à l’école : proviseurs et autres professeurs ont choisi, à certains endroits, de renvoyer les enfants à la maison une fois la chaleur de midi supportée. A un niveau supérieur, les métiers de plein air ont dû être suspendus et des entreprises ont même proposé à leurs employés de dormir le jour et de travailler la nuit, beaucoup plus fraîche (15-25°C) –avec un salaire qui suit, évidemment-, tant les pertes étaient énormes.

Comme quoi, quatre mille ans après la naissance des premières grandes civilisations, il est des obstacles que jamais l’homme ne pourra contenir ni briser.
luc57

Message par luc57 »

[center]Moujirad Kalima


Bachir Kaouthar, « philosophe officiel » du Sultanat

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Depuis plusieurs mois, les publications officielles et officieuses s’emplissent des écrits de Bachir Kaouthar, sociologue, philosophe, ancien haut fonctionnaire d’état, et qui a été l’un des premiers à applaudir au retour du Sultanat. Mais qui est-il ?

Bachir Kaouthar a 46 ans, il est marié, père de deux filles, il est né à Shariz, où il a grandi avec un père extrêmement rude et une mère aimante qui l’a élevé de tout son amour. En grandissant, il se passionne pour l’histoire de sa nation, et les racines sultaniques rejaillissent sous ses yeux à la lecture des scribes des sultans. Après son service militaire, dans l’armée de terre, il intègre l’université de Shariz, dans un cursus de sciences humaines classique (histoire, philosophie, épistémologie, sociologie) duquel il ressort diplômé. Il obtiendra par la suite un petit poste de bas étage dans un journal local, à mi-temps. Vivant toujours chez ses parents, il choisit de continuer ses études, en étudiant cette fois-ci l’économie. Surdiplômé à 30 ans, il se présente à un concours de la fonction publique et se met à travailler pour le ministère du budget, sous le colonel Ben-Garsiv. C’est là qu’il rencontre Sherazade, future sultane d’Alamut, avec qui il se lie d’amitié. Bachir rencontre aussi son épouse Aïcha, sa secrétaire, avec qui il aura donc deux filles, jumelles, aujourd’hui âgée de 16 ans.

Opposant farouche à la République Islamique, il est mis sous surveillance pendant ce régime et se rapproche de Sherazade. Il est déplacé à un poste sans responsabilité, ce qui lui permet d’agir, plus ou moins dans l’ombre, au retour du Sultanat. Il rédige notamment Des racines de l’Alamut où il énonce les facteurs qui ont construit l’Alamut : sa richesse culturelle, ses dynasties sultaniques et son commerce intelligent. L’ouvrage est censuré, car parmi ces facteurs, il « oublie » l’islam, provoquant l’ire de Meyssam Kamshad.

Parmi ses autres publications, on peut notamment trouver une théorisation de l’état alamien, qui prend une petite teinte laïque mais rejetant violemment l’athéisme, intitulée Institutions de l’Alamut. Il propose notamment de donner plus de pouvoirs à la Sultane et de miser énormément sur l’éducation de ses enfants. Sur l’état en lui-même, Kaouthar a toujours défendu un « juste milieu » un peu ennuyeux, de l’avis de beaucoup de commentateurs : pas trop libéral, pas trop protectionniste, pas trop autoritaire, pas trop laxiste, pas trop musulman, pas trop athée etc. Il tient cependant des positions très conservatrices sur les questions de mœurs notamment, et une position très fine sur l’économie, qui colle, ou se fait coller, à l’actuel Alamut de Sherazade…

Rappelons cependant, à toutes fins utiles, que Bachir Kaouthar n’a techniquement aucune autorité directe sur le pays.

[center]Kanya, Prince d’Alamut, inaugure le technopôle de Narra

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=308717maxresdefault.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/308717maxresdefault.jpg[/img][/url][/center]

Cela fait un an maintenant que le premier fils, troisième enfant, de Sherazade, s’est installé à Narra, bon gré mal gré. Il semblerait qu’il ait pris ses aises dans la ville, suivant tranquillement ses études, avec la protection qui s’impose.

Il y a quelques jours, le technopôle de Narra a ouvert. Qu’est-ce ? Un immense bassin d’emplois créé au Sud de la ville, concentrant des laboratoires de recherches, des usines high-tech, des tours avec des bureaux entièrement remplis de plans et de projets de design, des bâtiments d’ingénieries… bref, il s’agit là d’un annexe du projet « Tech’Alamut », initié il y a plusieurs mois à Shariz. Cependant, celui de Narra devra devenir à terme le plus important. Le nombre de brevets déposé par l’Alamut se doit d’augmenter dans les années à venir.

Kanya a prononcé un discours, rédigé par sa mère la Sultane, quand même, qui a été vivement applaudi par les cadres du technopôle. Son contenu est intéressant : il rappelle que le budget coulé dans le bassin est colossal et que le Sultanat est donc du côté de la science et de l’innovation, il traite aussi du sujet des améliorations des réseaux de communication, qui rendront à terme Narra plus accessible (augmentation de la capacité de l’aéroport, du nombre de routes…), et autre sujet intéressant et relativement inattendu : le prince Kanya a aussi indiqué que des campagnes seront menées dans le monde entier, grâce à l’important réseau d’ambassades tissé par l’Etat, afin d’attirer des ingénieurs de toutes les nations. Ponts d’or, exemptions fiscales… de multiples mesures seront mises en place afin que Narra et dans une moindre mesure Shariz, devienne un des centres d’innovation mondiaux des plus prisés.

Le directeur du site s’est ensuite rendu sur la tribune, a félicité le prince et lui a souhaité de réussir ses études, dont il a d’ailleurs rappelé la difficulté. Peut-être un jour, a-t-il signalé, le prince sera à sa place à la direction de « Tech’Alamut », et qu’il pourra, couronne sur la tête, formules en tête, partir à la conquête du monde complexe des mathématiques, de la mécanique, du numérique et de la haute-technologie.

[center]Fin des travaux de restauration de la Mosquée El-Magar

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=489342ismosqueeispahan.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/489342ismosqueeispahan.jpg[/img][/url][/center]

L’islam demeure et demeurera toujours une part intégrante et extrêmement prégnante de la culture alamienne, et le Sultanat ne doit pas effacer ce que les quatre années de république islamique ont fait.

On pense notamment aux rénovations de monuments islamiques. Ceux-ci ont tous été terminés et d’autres ont même été lancés, pendant que derrière, on coupait les subventions aux imams un peu trop embêtants.

La mosquée Al-Magar est un des plus parfaits exemples de cette politique mesurée et précise : il s’agit de la deuxième plus grande mosquée du pays, au centre de Shariz. Elle compense sa place de seconde par une architecture et des décorations absolument magnifiques. En fait, elle est l’un des plus beaux monuments qui soit dans l’Alamut actuel. Elle fut construite en 1652 par le Sultan est subit deux destructions de son histoire, mais elle fut reconstruite, et à chaque fois embellie.

Aujourd’hui, c’est Sherazade, fille des Magarcides, qui finance personnellement la restauration de la mosquée, dont elle a inauguré la finalisation hier dans la soirée. Un dîner a clôturé la soirée, et l’on a rappelé l’importance qu’il y avait à maintenir l’islam comme pivot de la société alamienne.
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