Rencontre entre le Viertenstein et la Casti à Shtako

poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center][url=http://www.casimages.com/i/151119015542265261.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/19/151119015542265261.jpg[/img][/url]

[url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/20/151120034446495991.jpg[/img][/url][/center]

[quote]

Le Viertenstein, lointain voisin de Nord, envoyait aujourd'hui Karl von Leuheim, ancien chancelier devenu diplomate. Cette information surprenante avait fait sourire Lazak qui le pensait berger devenu mouton". L'accueil était en somme assez sommaire, Lazak'Tarr refusant de rencontrer "un simple diplomate" pour qui il éprouvait de l'antipathie. En effet, le Roi des Casti avait été perturbé par un rêve qu'il n'a jamais su expliquer de façon compréhensible, où le diplomate lui volait quelque chose (un jour c'était une cuillère, l'autre un canapé...). Lazak'Tarr étant très superstitieux (et fou, il faut le reconnaître), il se tiendrait à distance afin de ne pas déclencher une malédiction. Sa fille avait beau lui expliquer qu'une malédiction ne s'attrape pas comme un rhume, il allait se tenir loin, et résoudre le problème d'une fromagerie qui visiblement tournait mal... Toute une aventure royale! Donc ignorons le schizophrène et revenons à la rencontre. L'unique aéroport du pays allait alors accueillir la délégation du nord, venue d'une Principauté dont le nom même était pratiquement inconnu des Casti. Le lieu d'accueil était toujours aussi délabré, on jurerait un lieu abandonné. Mais il n'en était rien, un comité d'accueil composé de la [url=http://www.casimages.com/i/151226053025692669.png.html]fille du Roi[/url], une jeune femme de 23 ans nommée Kassi'Tarr, au tempérament bien trempé. Elle est en général impliquée dans tous les coups tordus d'importance ayant lieu sur la terre des Casti. A ses cotés, un [url=http://www.casimages.com/i/151226053218519592.jpg.html]homme[/url] aussi chaleureux qu'une pierre se tenait. Plusieurs [url=http://www.casimages.com/i/151226053337882324.jpg.html]voitures noires[/url] attendaient, encadrées d'[url=http://www.casimages.com/i/151226053714614593.jpg.html]hommes en noir[/url] dont on serait prêts à croire des femmes habillées de niqab. Alors, l'avion de la délégation arriva. Il parvint même à atterrir.
[/quote]
Otto

Message par Otto »

[justify]L'accueil était exactement comme l'attendait Karl von Leunheim : froid et distant. Il était sortie de sa retraite spirituelle pour servir une nouvelle fois la principauté par cette mission diplomatique. En effet, il était inenvisageable pour le régent ou le prince-héréditaire de venir dans ce pays aux mœurs si barbares, et le fait qu'il y aient été conviés par le monarque ne changeait rien. Le Chancelier Witteslreich n'était pas venu non plus, alors qu'il était pourtant le chef de la diplomatie viertensteinoise, le premier serviteur des princes dans leur politique internationale. Envoyer Karl von Leunheim, ancien chancelier ayant quitté son poste dans les temps troublés de décembre 2027 où le pouvoir princier fut vacillant, était un signe fort que les castihans semblaient avoir compris : le Viertenstein méprisait cette petite nation aux mœurs barbares.

La rencontre débuta à l'aéroport. Alors que l'avion avait atterri et que ses portes s'étaient ouvertes, personnes ne descendaient, ni l'émissaire, ni aucun membre de l'équipage. En effet à l'intérieur de l'avion Leunheim, en soutane, chantait l'office des Tierces que l'équipage viertensteinois écoutait avec attention. Une des hôtesses de l'avion avait fait remarquer au prêtre qu'il serait peut-être judicieux de ne pas faire attendre la fille du roi castihan lorsque Karl von Leunheim sorti son bréviaire.
« Dieu n'attend pas ma fille ! La princesse, elle, a tout son temps... » lui répondit sèchement le prêtre qui entonna le premier hymne de l'office avec le reste de l'équipage alors que l'avion venait juste d'atterrir et qu'il effectuait quelques manœuvres pour se positionner à l'endroit prévu.

Après avoir fait attendre la princesse castihane et ses gardes du corps pendant près de cinq minutes, l'ancien chancelier apparu enfin aux portes de l'avion. Le père Karl von Leunheim, prêtre de la Société des Pères Ignatiens de Stricte Observance et ancien chancelier du Viertenstein, découvrait le comité d'accueil en même temps que celui-ci le découvrait. La délégation semblait un cortège funèbre. La fille du roi et son acolyte ressemblait à ses gens qui se tiennent près du cercueil et à qui on sert la main en disant "Mes sincères condoléances". Les choses noires derrières eux ressemblaient vaguement à des êtres humains mais Leunheim ne pouvait pas jurer qu'ils soient réellement humains. Enfin, les voitures ressemblaient aux grands 4x4 que l'on trouve dans les villages près des forêts du Viertenstein et dont on se sert pour aller chasser.

Le prêtre descendit de l'avion et se dirigea vers le couple. Le chancelier fit un semblant d'inclinaison pour la princesse et un très petit signe de tête à son chaperon. Il prit froidement la parole :


« Mes hommages, madame. Je constate que monsieur votre père n'est pas là. J'espère qu'il n'est pas trop indisposé et qu'il ne lui ai rien arrivé de grave. Pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté. Je suis le père Karl von Leunheim, ambassadeur extraordinaire des princes de Viertenstein auprès des Provinces-Unies de Casti. J'espère que cette rencontre sera constructive pour nos deux pays. »[/justify]
poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center][url=http://www.casimages.com/i/151119015542265261.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/19/151119015542265261.jpg[/img][/url]

[url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/20/151120034446495991.jpg[/img][/url][/center]

Alors que [url=http://www.casimages.com/i/151226053025692669.png.html]Kassi'Tarr[/url] piétinait en attendant que la délégation sorte de l'avion, [url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html]Ranok'Tadja[/url] lui susurra de se calmer. Il avait pourtant supplié le Roi des Casti de la tenir loin de la rencontre -en fait, de tout être humain- tant son tempérament explosif était dangereux. Alors Ranok'Tadja lui dit:

Ranok'Tadja: Allons... Il y a bien quelque chose à tirer de cette pathétique pantalonnade, soyons rusés!
Kassi'Tarr: Non, mais je veux pas être rusée: quand on va chez quelqu'un on vient à l'heure et on les fait pas attendre pendant dix plombes.
Ranok'Tadja: Mais ils ont peut-être eu un problème...
Kassi'Tarr: Et ben si le voyage dure plus longtemps on part plus tôt, c'est connu comme combine.
Ranok'Tadja: Et là, à vot' taille, c'est quoi?
Kassi'Tarr:Ca là? Une ceinture.
Ranok'Tadja:Vous m'prenez vraiment pour le prince des pécores, hein?
Kassi'Tarr:Y'a de ça, mais pas que...
Ranok'Tadja:Là! Ca, Là! C'est un poignard, pas une ceinture...
Kassi'Tarr:Ouais... Et puis si vous voulez pas qu'on serve de la grillade de Tadja aux invités je vous conseille de la fermer.
Ranok'Tadja:M...
Kassi'Tarr:Chuuuteuh!

L'ambiance n'était pas vraiment accueillante, une fille au regard démoniaque et un diplomate qui a peur de finir aux crocodiles (ou dans l'assiette des invités). La délégation du Nord vint, il y avait certes un diplomate mais c'était visiblement un tout autre personnage qui venait ici visiter les Casti... Dans les livres, Kassi'Tarr les avait vus... Un prêtre ! Le diplomate du Viertenstein avait pris la parole, la Princesse lui répondit:

Kassi'Tarr:Oh et bien comme je sais que les peuples du Nord nous méprisent, il doit en être de même pour vous. Oui, on me reconnait à ma franchise: je me nomme Kassi'Tarr, fille de Lazak'Tarr. L'invitation ne concernait qu'un diplomate, pas un prêtre, vous restez là.
Ranok'Tadja:Kassi! Il vient avec nous!

Un homme en noir avança, on pouvait entendre ce qu'il chuchotait: "Votre père exige de vous de la gentillesse et de la courtoisie".

Kassi'Tarr:Bien, je l'y autorise...
Ranok'Tadja:Maintenant laissez moi parler, Kassi. Je vous prie d'excuser cette demoiselle, elle est persuadée de votre mépris à notre égard et vous croit de retour pour tenter de nous coloniser.
Kassi'Tarr:Oui, bon, vous nous voyez comme des barbares, nous c'est pareil. Je vais essayer d'être plus aimable... Donc, bienvenue en terre Casti, je vous remercie de me demander comment va mon père, visiblement, il tiendrait à vous rencontrer et nous attendrait au Palais.

En effet, le Roi des Casti avait peur de laisser la délégation avec sa fille. Celle ci, d'un signe de main, les invitait à la suivre dans le véhicule qui leur était dédié. Alors qu'elle marchait sensuellement devant les hommes du Nord, Ranok'Tadja pris la parole:


Ranok'Tadja:Sa Majesté le Roi a mis à disposition ces véhicules. Ils ne sont pas très beaux, mais ils assurent une sécurité maximale. La Princesse sera éloignée, elle ne sera même pas dans le même véhicule que nous. Comme le dit notre Roi, "nous ne sommes pas barbares, mais nous en sommes entourés". Je pense que vous comprenez de qui je parle dit-il en regardant vers la Princesse.
Vous ne serez plus importunés par la Princesse, nous voulons changer notre image, mais avec des gens tels que cette demoiselle, c'est difficile. Vous comprendrez en rencontrant notre Roi que nous sommes un pays ouvert, et amical.

Alors que tous étaient devant le véhicule, Ranok'Tadja invita les Nordiques à s'y installer. Tout y était: biscuits, vin, alcools forts, thé... Ranok'Tadja avait un visage amical, et la Princesse avait été éloignée de force par les gardes. Cette situation faisait facilement comprendre que la délégation passait avant les Casti, aussi nobles étaient-ils.
Otto

Message par Otto »

[justify]Le diplomate, comme beaucoup de Viertensteinois, tenait les Castihans pour le peuple aux moeurs les plus sauvages en Alméra, et les propos de la princesse à son égard l'avait conforté dans cette idée. Il vient ici sur l'invitation du roi et se fait insulter par sa fille ? Mais pour qui se prend-t-elle celle là ? Le Viertenstein n'a aucun irrédentisme quant à ce petit archipel, mais le contact de la civilisation almérane et chrétienne ferait sûrement beaucoup de bien à ces gens là. Enfin, si ça lui fait plaisir de croire qu'il est là pour les coloniser... Il était venu pour dialoguer, voilà qu'il se fait insulter. Enfin, le prête était resté silencieux, subissant sans un mot les propos violent de la princesse à son égard. Le voyage en voiture promet d'être plus calme : il est seul avec celui qui semble être un conseiller de la princesse. Une fois seul dans l'habitacle, il repris le dialogue avec cet homme, de toute évidence bien mieux élevé que la princesse.

« L'apparence du véhicule compte peu : c'est sa destination qui m'importe ! Je serai donc reçu par le roi ? C'est un grand honneur pour moi, croyez-le bien. Leurs Altesses les princes n'ont pus être présent, les préparatifs pour le couronnement prochain de Franz-Ulrich les mobilisent beaucoup, j'imagine que Son Altesse votre roi le comprendra bien. En attendant d'arriver devant lui, peut-être pourrions-nous discuter un peu. Vous pourriez me parler de l'histoire récente de votre pays par exemple. Je crois me souvenir que votre roi est accédé au trône très récemment, comment s'est passé cette accession ? »[/justify]
poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center][url=http://www.casimages.com/i/151119015542265261.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/19/151119015542265261.jpg[/img][/url]

[url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/20/151120034446495991.jpg[/img][/url][/center]

Il fallait désormais essayer de rassurer le diplomate Viertensteinois, et corriger cet élan de la Princesse. Cela promettait d'être compliqué, il était prévu qu'elle se joigne à la rencontre au Palais. La présence de son père allait, espérait-on, tempérer ses pulsions. Il avait pourtant d'autres filles, mais aucune ne voulait participer à la vie politique. Malheureusement la seule intéressée était capable de raser un village pour avoir roulé dans un nid-de-poule. Le diplomate Viertensteinois semblait sympathique après tout, et compréhensif. Heureusement pour lui, il allait être en présence du meilleur diplomate Castihan, connu pour sa (parfois trop grande) gentillesse apparue il y a cependant assez peu de temps. Il répondit par un allemand impeccable, on l'aurait dit récité et appris par coeur bien qu'un affreux accent casti vienne tout gâcher. En effet, Ranok s'était découvert une passion pour les langues germaniques suite au récent rapprochement avec le pays voisin, l'Hohenhoff, qui parle cette langue. Une passion dont une femme était la cause.

Ranok'Tadja: Ma réponse suivra ceci: je vous remercie de ne pas tenir rigueur à la Princesse. Soyez-en sûr, mon Roi ne laissera pas passer cela.

Ranok fit alors un petit sourire, malicieux certes, mais aussi affable (oui, Ranok est fort pour les grimaces) quoiqu'un peu forcé. Il n'en a pas l'habitude.

Ranok'Tadja: Donc pour vous répondre, l'histoire récente de notre pays est descriptible par trois mots: ouverture, changement, paix. Notre pays s'est ouvert il y a très peu de temps, et ce pour la première fois de son histoire. Nous connaissons quelques troubles suite à cela, notre population n'étant pas franchement favorable aux autres cultures. C'est tout un paradoxe pour un peuple qui se voit comme le plus éclairé du monde...

Ranok ne pu s'empêcher de rire. Ca il savait le faire sur commande (ça lui fait un qualité quand même, il en a peut-être d'autres, qui sait?).


Ranok'Tadja: Nous appliquons donc de nombreuses réformes, nous réprimons les révoltes car nos réformes sont mises en place afin d'aider le peuple, et des... Individus immoraux souhaitent saboter notre plan. Nous sommes ouverts à tous les pays, notre Roi ayant déjà voyagé en Endo ou encore en FROPT... A chaque peuple sa voie, ce qu'il compte, c'est que ça fonctionne sans détruire les autres. Notre Roi est aux commandes du pays depuis quelques mois seulement, son père ayant quitté notre monde il y a environ six mois. Je tiens d'ailleurs à vous avertir: nous les Casti aimons le maquillage, le blanc, le noir. Je sais les mœurs de vos contrées, cela pourrait vous choquer... Ici, il est bien vu d'être le plus original possible.

Ranok venait de faire un petit hors-sujet, qu'il estimait important. Il connaissait les préjugés des Viertensteinois, et donc devait faire comprendre que ce n'était nullement de la barbarie, mais une culture simplement différente.

Ranok'Tadja: Nous avons une culture évoluée malgré les apparences, elle est juste... Plus dure. Pour en revenir à notre histoire, nous n'avons jamais attaqué un autre pays, du moins dans le but de l'envahir. Et aujourd'hui, nous espérons pouvoir enfin inscrire le nom du Viertenstein dans nos livres d'histoire. Notre pays est fort ancien, il n'a jamais été colonisé et ne l'a jamais fait. Si vous avez des questions je suis tout prêt à y répondre, sinon, j'aimerais connaître l'histoire du Viertenstein... Voulez vous boire quelque chose ou bien vous souhaitez patienter jusqu'à l'arrivée à notre destination?
Otto

Message par Otto »

[justify]Le conseiller était des plus courtois avec lui. Le prêtre le trouvait réellement agréable par rapport à la princesse. La rencontre allait peut-être être plus intéressante que ce qui était espéré par le Conseil princier. Le prêtre sourit poliment aux propos de son collègue castihan. Il ne comprenait pas tout ses propos : son accent castihan mêlé à l'allemand étaient parfois peu intelligible pour ce diplomate dont la langue maternelle est le zaarois, un des dialectes germaniques du Viertenstein. Il comprenait l'essentiel et était capable de lui répondre :

« Votre roi est celui qui a initié cette politique d'ouverture vers l'étranger ces derniers temps ? Je lui en félicite : il n'est pas viable pour un pays de rester isolé sur la scène internationale au vue des troubles qui sont ceux de notre planète. J'entends que vous avez déjà rencontré d'autres grands pays tel le Thàliboz, avec lequel nous avons quelques liens grâce à l'Agorsa'a, ou l'Endo. Je ne peux que souhaiter que cette politique vous permette d'améliorer les conditions de vie des sujets de votre roi.

Concernant votre culture, elle semble bien loin de la nôtre. Le port du maquillage, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes, est peu répandue au Viertenstein. Nos mœurs défendent la sobriété matérielle et le naturel physique. Je respecte néanmoins votre culture qui est intéressante. Je reconnais néanmoins qu'elle est très dure. J'ai entendu tant d'histoires sur votre pays que je ne sais que croire...

Avant que d'entamer l'histoire de mon pays, je me permettrai de vous prendre un verre d'un de vos alcools locaux. Je suis moi-même grand amateur de liqueur et de whisky. »

Leunheim prit ce que le castihan lui servit. Il réfléchit un peu et commença à parler de l'histoire de son pays sans avoir encore bu :

« Le Viertenstein est un pays très récent : unifié en 1702, annexé par l'Empire au mitan du XVIIIème siècle et n'a retrouvé son indépendance qu'en 1852. Vous parlez de colonisation : il y a un siècle encore, le Viertenstein soutenait un grand empire colonial : le royaume du Maok était sous protectorat viertensteinois, la ville de Jianghe, au Kaiyuan, fut également sous le protectorat alémanique. Enfin, près de vos frontières, les Comptoirs de l'Hohenhoff dépendaient de la Couronne. Ces territoires ont prospéré avec le Viertenstein et se sont soutenu tout au long du vingtième siècle. Cependant, les évènements de 1952 ont renversés la vapeur : alors qu'au Viertenstein des mouvements démocrates prennent le pouvoir, les Comptoirs et le Maok quittèrent le Viertenstein mais conservèrent avec la principauté de très bonnes relations. C'est notamment dus au fait que la colonisation viertensteinoise n'a pas été très violente comme a pus l'être la colonisation adélienne au Vicaskaran ou en Océania. Enfin, revenons au Viertenstien, une constitution fut imposé pour stopper les mouvements révolutionnaires à Hochburg : cette constitution mis en place une monarchie parlementaire qui resta en place jusqu'en 2024, date à laquelle la Charte fut modifiée en faveur d'une nouvelle charte, mettant en place un Etat plus stable.

Je sais que ce résumé est assez confus, mais c'est qu'il y a beaucoup à dire quant à notre histoire. Je serai heureux de vous parler d'un point plus précis si vous le désirez. »[/justify]
poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center][url=http://www.casimages.com/i/151119015542265261.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/19/151119015542265261.jpg[/img][/url]

[url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/20/151120034446495991.jpg[/img][/url][/center]

L'Infidèle aux ordres de la Croix savait néanmoins se faire d'une compagnie agréable et voyait ses paroles sages entendues avec toutes les attentions qu'elles exigeaient. Visiblement, les castihans étaient vus tels des diables du sud par ces habitants du Nord. Une hésitation s'invita dans les pensées du représentant du Peuple Céleste: valait-il mieux être craints ou estimés? La ligne de conduite est rapidement trouvée: craints et estimés. Alors que le diplomate des Gens de la Croix signalait qu'il appréciait le whisky, Ranok lui avoua:


Ranok'Tadja:Nous n'avons que deux alcools, celui que l'on nomme hydromel et notre invention propre: l'Aprhey. Préférez vous le goût ou bien les effets?

Après que le Prêtre eu répondu au sujet de sa préférence, l'Homme du Royaume du Sud poursuivit.

Ranok'Tadja:Je ferais part à mon Roi de vos félicitations que je partage et vous remercie de vos souhaits. Quant à notre culture, je suppose que vous pouvez en croire les grandes lignes. En toute rumeur il y a une base de vérité, c'est maintenant à nous de fournir à ces rumeurs une base noble. Vous avez mes remerciements pour m'avoir dépeint l'histoire de votre Pays. J'aurais bien des questions mais nous arrivons bientôt. Aussi, je ne vous en poserais qu'une. Elle n'aborde pas l'Histoire au sens strict: sous quelle bannière a justifié sa politique coloniale votre pays?

Par cette question, l'Homme aux cheveux blancs essayer de discerner les intentions séculaires des Viertensteinois: risqueraient-ils de recommencer? Le Palais allait bientôt être en vue. Si le Roi des Casti avait exigé un accueil simple, il souhaitait également donner une impression de puissance et de discipline. Les rues empruntées par les diplomates devenaient désertes, vides d'hommes. Parfois, on revoyait ces "hommes en noir", patrouiller et saluer le véhicule en levant leur sabre vers les cieux.
Otto

Message par Otto »

[justify]Le prêtre était quelque peu déconcerté par les propos du castihan : il ne cherche même pas à se défendre des rumeurs de barbarie qui circule sur son peuple. Sa question sur la "justification de la politique coloniale du Viertenstein" était également quelque peu surprenante. Leunheim se trouvait même blessé de cette question qui semblait insinuer attaquer directement le Viertenstein dans ce qu'il a de plus sacré, son histoire. Il prit le temps de réfléchir avant de répondre, un peu hésitant :

« Je me contenterai de l'hydromel : je préfère garder mes esprits pour la suite des discussions.

Si vous voulez aborder l'histoire, je ne suis pas l'homme le plus compétent. Avant de travailler dans la diplomatie de mon pays, je fus au service de la justice ecclésiastique alors les détails de l'histoire coloniale viertensteinoise... De ce que j'en sais, la politique ultramarine de la principauté ne fut pas une politique d'expansion pure et dure comme fut celle de l'Adélie par exemple. Le Viertenstein eut une politique réduite au commerce et au dialogue avec les populations locales, ce qui se traduisit par des liens particulièrement fort avec certaines cités ou certains Etats. »[/justify]
poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center][url=http://www.casimages.com/i/151119015542265261.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/19/151119015542265261.jpg[/img][/url]

[url=http://www.casimages.com/i/151120034446495991.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/11/20/151120034446495991.jpg[/img][/url][/center]

Le diplomate Casti remarqua assez facilement une certaine gêne chez le prêtre. Il décida de ne pas poursuivre davantage, d'autant plus que le véhicule atteignait le Palais. Si les rues étaient vides d'habitants, de nombreux hommes en armes étaient là. Le silence était total. En bas des escaliers du palais, plusieurs porteurs étaient là, munis de chaises. En haut de l'escalier, attendait le Roi des Casti, le regard noir, l'air hautain. Alors que le véhicule arrivait à destination, le diplomate répondit:

Ranok'Tadja: Bien, je comprends. Nous arrivons au Palais.

Ranok tendit alors la main, paume face au ciel, désignant le Palais visible à une centaine de mètres. Il poursuit.

Ranok'Tadja: Ce fut un plaisir de partager ce voyage avec vous.

Le véhicule se stoppa devant un grand tapis noir, face à l'escalier décrit précédemment. Il ouvrit la portière et la tin à l'invité nordique. C'est alors que les porteurs vinrent avec leurs chaises. Le diplomate du Nord allait-il se laisser hisser ? Ou verrait-il cet honneur barbare? Nous ne le savons pas encore, mais une fois arrivé en haut de l'escalier, le Roi le salua.

Lazak'Tarr: Cher diplomate venu des terres du Viertenstein, je vous salue. Je suis Lazak'Tarr, Roi des Casti. C'est un grand honneur pour moi de vous voir ici.

Le Roi avait abandonné son regard noir et son air supérieur, visiblement causés par le souci du comportement de sa fille. Ceux-ci laissaient place à un visage souriant et sincère. Le Roi se tenait assis, sa chaise étant portée par deux hommes encapuchonnés, tenue des esclaves du Palais. Ceux ci s'étaient abaissés pour ne pas se placer entre le regard des hommes dignes: le Prêtre, le Diplomate et le Roi.
Otto

Message par Otto »

[justify]Le voyage automobile était enfin fini. Après le malaise causé par la dernière question du diplomate, l'arrivé devant le palais royal avait quelque chose de salutaire pour le prêtre. Lorsqu'il descendit de la voiture, il remercia à voix basse le diplomate d'un "Danke", bref et discret. Il leva sa main droite vers son torse et l'appuya contre sa poitrine. Les Castihans ne pouvaient le voir, mais par ce geste, le prêtre serrait contre son corps sa croix. Il le fit presque machinalement, comme pour se rassurer dans l'ambiance inquiétante qui régnait devant le palais. La rue était vide, seul quelques gardes armés occupait les environs. Le tapis noir ajoutait à la scène un côté mortuaire. Des chaises à porteurs attendaient au pied des escaliers, tel les cercueils qui attendent d'être porté à l'issue des requiem. Mais le plus inquiétant était sûrement le roi. De loin, Leunheim le vit avec tout ce qu'un roi peut avoir de grand et puissant. A n'en pas douté, les Castihans avaient le sens de la mise en scène. Le prêtre s'avança vers les chaises à porteurs. Il imagina qu'une d'entre elle lui était réservée. Il ne prit toutefois pas la peine de monter dans la chaise, s'estimant indigne d'un tel honneur. Il monta à pied les escaliers. Une fois arrivé devant le roi, il s'inclina ostensiblement depuis la chaise à porteur et répondit à la salutation du monarque :

« Je vous remercie de votre accueil, roi des Casti. C'est un honneur immense pour moi, humble diplomate et serviteur de mon prince, que de rencontrer le souverain de ces îles. J'espère ne pas avoir offensé Votre Altesse en refusant l'honneur de me faire hisser sur ces chaises, mais un simple diplomate ne serait être élevé à l'égal d'un roi. Leurs Altesses Sérénissimes les princes de Viertenstein vous transmettent leurs salutations ainsi que leurs excuses de ne pas avoir pus se déplacer jusque en vos terres. »[/justify]
Répondre

Retourner vers « Scènes Internationale V3 »