Rencontre entre le Maok et la Couronne tarnoise
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Amaski
La résidence princière du souverain tarnois était située près de la cité historique de Jéricho, celle dont les murailles auraient été secouées et détruites par le son de trompettes, au moins selon les récits bibliques. La demeure était une bâtisse de taille moyenne, entourée d'un grand jardin contenant des arbres fruitiers, des potagers et des nombreuses variétés de fleurs exotiques comme par exemple des orchidées ou des roses. Il y avait à l'intérieur de ce domaine aussi une grande piscine et même une petite piste asphaltée suffisamment long pour permettre atterrissage d'un petit avion privé à quelques centaines de mètres du bâtiment central. En somme, c'était une résidence secondaire qui se voulait non seulement confortable mais aussi capable d'accueillir des invités de marque dignement, surtout dans le cadre de rencontres diplomatiques plus ou moins officielles.
Le prince tarnois était arrivé dans sa résidence il y a environ une semaine. Le monarque avait l'intention de rester un mois au Bardaran, le temps de pouvoir non seulement visiter la ville sainte mais aussi de pouvoir discuter avec son homologue du Maok, homme qu'il avait invité à le joindre dans sa demeure près de la cité de Jéricho. Cette rencontre n'était pas anodine car elle avait été planifiée depuis longtemps mais elle avait été systématiquement repoussée pour des raisons de calendrier incompatible. Néanmoins, les deux souverains avaient enfin pu trouver quelques jours qui convenaient aux deux. Dans l'esprit d'éviter un voyage trop long à son confrère du Maok, le Prince tarnois avait alors proposé de se voir dans ce palais situé au Nord du Zanyane, près du Royaume du Maok.
Le personnel de la demeure avait été instruite à tout préparer pour accueillir le souverain zanyanais dignement. Une équipe avait été envoyée près de la piste d’atterrissage en cas où le souverain du Maok déciderait de venir par avion. Un autre groupe de serviteurs attendait à l'entrée principale du palais en cas où le très auguste dignitaire n'arriverait pas par les airs mais viendrait en voiture. En même temps, le reste du personnel préparait des mets et des boissons dans les cuisines pour permettre à la délégation diplomatique de se restaurer après l'arrivée. Même si la journée s’annonçait clémente, on ne voulait pas passer pour des mauvais hôtes en laissant les invités assoiffés et affamés. De toute façon, la rencontre se voulait plus ou moins informelle et donc on pouvait prendre du temps pour permettre aux gens du Maok de se reposer un peu après un long voyage.
Une fois toutes les dernières préparations faites, le personnel et le prince tarnois se tenaient prêts pour accueillir le roi du Maok et sa délégation.
Le prince tarnois était arrivé dans sa résidence il y a environ une semaine. Le monarque avait l'intention de rester un mois au Bardaran, le temps de pouvoir non seulement visiter la ville sainte mais aussi de pouvoir discuter avec son homologue du Maok, homme qu'il avait invité à le joindre dans sa demeure près de la cité de Jéricho. Cette rencontre n'était pas anodine car elle avait été planifiée depuis longtemps mais elle avait été systématiquement repoussée pour des raisons de calendrier incompatible. Néanmoins, les deux souverains avaient enfin pu trouver quelques jours qui convenaient aux deux. Dans l'esprit d'éviter un voyage trop long à son confrère du Maok, le Prince tarnois avait alors proposé de se voir dans ce palais situé au Nord du Zanyane, près du Royaume du Maok.
Le personnel de la demeure avait été instruite à tout préparer pour accueillir le souverain zanyanais dignement. Une équipe avait été envoyée près de la piste d’atterrissage en cas où le souverain du Maok déciderait de venir par avion. Un autre groupe de serviteurs attendait à l'entrée principale du palais en cas où le très auguste dignitaire n'arriverait pas par les airs mais viendrait en voiture. En même temps, le reste du personnel préparait des mets et des boissons dans les cuisines pour permettre à la délégation diplomatique de se restaurer après l'arrivée. Même si la journée s’annonçait clémente, on ne voulait pas passer pour des mauvais hôtes en laissant les invités assoiffés et affamés. De toute façon, la rencontre se voulait plus ou moins informelle et donc on pouvait prendre du temps pour permettre aux gens du Maok de se reposer un peu après un long voyage.
Une fois toutes les dernières préparations faites, le personnel et le prince tarnois se tenaient prêts pour accueillir le roi du Maok et sa délégation.
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Contrairement à ce qu'il aurait voulu voir advenir dans l'idéal, Ménélok n'avait pas pu faire à pied le pèlerinage jusqu'à la Terre Sainte de Bardaran. Ses obligations de Roi, hélas, ne lui avaient guère permis de partir assez tôt, et ne lui permettaient pas plus de pouvoir allonger les délais de la rencontre. Il avait eut à faire avant, et il était attendu après, dans la lointaine Alméra. C'était donc par la voie des airs qu'il était arrivé en ce pays où était né et avait vécu le Christ, où il était mort et où, revenu à la vie, il avait marché parmi les hommes, en corps et non pas en esprit. Néanmoins, son emploi du temps n'était pas si chargé qu'il ne puisse, heureusement, se permettre d'arriver un peu en avance pour visiter les divers lieux de la Terre Sainte, comme il l'avait déjà fait autrefois, au temps où, simple prince, il avait pu prendre le temps de faire un véritable pèlerinage.
C'était ainsi qu'il était arrivé une semaine plus tôt à l'aéroport de Bardaran-Ville et que, à pied ou en voiture, il avait parcouru une partie du pays, gagnant notamment une fois le sud pour aller visiter certaines des écoles et des hospices que les religieux venus de son pays avaient ouverts ici, visitant les petites localités et remarquant avec un sourire les progrès qui avaient été faits. Bien sûr, il avait aussi consacré de longs moments à se recueillir sur les lieux saints, les gagnants alors généralement à pied, habillé non en Roi mais en pèlerin au milieu d'un petit groupe, pareil à de nombreux autres – sinon, bien sûr, que son groupe était essentiellement constitué de gardes du corps, mais qu'importait – et dormant de même, le soir, dans des établissements bien tenus mais modestes plutôt que de choisir les riches demeures qu'on aurait pu attendre de son rang.
Enfin était venu le temps de rencontrer le Prince de Tarnosia, que le monarque zanyanais attendait depuis longtemps. Si leurs deux Couronnes avaient pu se rencontrer et conclure des traités depuis quelques mois, il aspirait à une rencontre personnel avec le monarque tarnois tout juste restauré sur son trône chrétien, et portant la responsabilité d'une pléthore d'âmes tout juste sauvées des ténèbres du paganisme. Il avait passé des habits de qualité, et avant de monter dans la voiture qui le conduirait jusqu'au domaine princier il passa une discrète couronne d'or ornée d'émeraudes sur son front, honorant ainsi son rang, mais il était plus décontracté que lors des rencontres plus « officielles », car il espérait que celle-ci aurait un caractère plus amical que formel.
Ce fut donc dans une voiture noire, longue mais en soit assez ordinaire, que le Roi de Maok arriva à la porte du domaine tarnois, et en descendit, le sourire aux lèvres. Il était accompagné de son chapelain, ainsi que de six gardes, dont quatre femmes, les fameuses Amazones de Maok, particulièrement bien entraînées, ainsi que de deux serviteurs. C'était clairement le ton d'une visite à un monarque ami en sa résidence plutôt que la suite d'un riche roi venu impressionner ses contemporains. Ménélok s'avança au devant des domestiques, et demanda, en latin, à être conduit jusqu'au Prince de Tarnosia, un des serviteurs se tenant prêt à servir d’interprète en cas de besoin.
En dépit de son manque de suite, Ménélok, avec sa couronne, le sceptre d'or qu'il avait prit en sortant de la voiture, ses vêtements de qualité et surtout son air royal, était impossible à confondre avec un simple manant, et semblait impatient d'enfin rencontrer ce prince à l'état aussi vaste qu'un Empire avec lequel il espérait bâtir une relation de confiance.
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Contrairement à ce qu'il aurait voulu voir advenir dans l'idéal, Ménélok n'avait pas pu faire à pied le pèlerinage jusqu'à la Terre Sainte de Bardaran. Ses obligations de Roi, hélas, ne lui avaient guère permis de partir assez tôt, et ne lui permettaient pas plus de pouvoir allonger les délais de la rencontre. Il avait eut à faire avant, et il était attendu après, dans la lointaine Alméra. C'était donc par la voie des airs qu'il était arrivé en ce pays où était né et avait vécu le Christ, où il était mort et où, revenu à la vie, il avait marché parmi les hommes, en corps et non pas en esprit. Néanmoins, son emploi du temps n'était pas si chargé qu'il ne puisse, heureusement, se permettre d'arriver un peu en avance pour visiter les divers lieux de la Terre Sainte, comme il l'avait déjà fait autrefois, au temps où, simple prince, il avait pu prendre le temps de faire un véritable pèlerinage.
C'était ainsi qu'il était arrivé une semaine plus tôt à l'aéroport de Bardaran-Ville et que, à pied ou en voiture, il avait parcouru une partie du pays, gagnant notamment une fois le sud pour aller visiter certaines des écoles et des hospices que les religieux venus de son pays avaient ouverts ici, visitant les petites localités et remarquant avec un sourire les progrès qui avaient été faits. Bien sûr, il avait aussi consacré de longs moments à se recueillir sur les lieux saints, les gagnants alors généralement à pied, habillé non en Roi mais en pèlerin au milieu d'un petit groupe, pareil à de nombreux autres – sinon, bien sûr, que son groupe était essentiellement constitué de gardes du corps, mais qu'importait – et dormant de même, le soir, dans des établissements bien tenus mais modestes plutôt que de choisir les riches demeures qu'on aurait pu attendre de son rang.
Enfin était venu le temps de rencontrer le Prince de Tarnosia, que le monarque zanyanais attendait depuis longtemps. Si leurs deux Couronnes avaient pu se rencontrer et conclure des traités depuis quelques mois, il aspirait à une rencontre personnel avec le monarque tarnois tout juste restauré sur son trône chrétien, et portant la responsabilité d'une pléthore d'âmes tout juste sauvées des ténèbres du paganisme. Il avait passé des habits de qualité, et avant de monter dans la voiture qui le conduirait jusqu'au domaine princier il passa une discrète couronne d'or ornée d'émeraudes sur son front, honorant ainsi son rang, mais il était plus décontracté que lors des rencontres plus « officielles », car il espérait que celle-ci aurait un caractère plus amical que formel.
Ce fut donc dans une voiture noire, longue mais en soit assez ordinaire, que le Roi de Maok arriva à la porte du domaine tarnois, et en descendit, le sourire aux lèvres. Il était accompagné de son chapelain, ainsi que de six gardes, dont quatre femmes, les fameuses Amazones de Maok, particulièrement bien entraînées, ainsi que de deux serviteurs. C'était clairement le ton d'une visite à un monarque ami en sa résidence plutôt que la suite d'un riche roi venu impressionner ses contemporains. Ménélok s'avança au devant des domestiques, et demanda, en latin, à être conduit jusqu'au Prince de Tarnosia, un des serviteurs se tenant prêt à servir d’interprète en cas de besoin.
En dépit de son manque de suite, Ménélok, avec sa couronne, le sceptre d'or qu'il avait prit en sortant de la voiture, ses vêtements de qualité et surtout son air royal, était impossible à confondre avec un simple manant, et semblait impatient d'enfin rencontrer ce prince à l'état aussi vaste qu'un Empire avec lequel il espérait bâtir une relation de confiance.
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Amaski
La délégation royale fut rapidement prise en charge par un vieux majordome au visage ridé et à la chevelure blanche. Au premier moment, la composition étrange de la délégation avait surpris le personnel du bâtiment, surtout les guerrières amazones. Décidément, les souverains du Zanyane avaient aussi leurs particularités, pensa le majordome.
Le vieux domestique avait été averti que les souverains orientaux (almérans et zanyanais) avaient pour coutume d’utiliser une langue antique pour la diplomatie dite Latin. Quelques leçons lui avaient permis d’apprendre les plus rudimentaires des bases de cette langue, juste suffisamment pour pouvoir déceler la volonté de son interlocuteur mais sans pouvoir aller dans les détails. Le Prince tarnois, lui, ayant été éduqué en Numancia, avait des connaissances nettement plus amples et profondes de cette langue bien étrange pour les oreilles tarnoises.
Avec un simple geste, le majordome invita le souverain à le suivre. C’est ainsi que paré des ornements royaux, le monarque du Maok fut conduit en direction du salon principal de la résidence. Le chemin les conduisait à travers un long couloir avec trois alcôves, chacune contenant une statue de Saint. La première accueillait une représentation de Saint-Thomas, la seconde de Saint-François d’Assise et la troisième de Jérôme Savonarole. On y voyait bien la particularité de l’Église tarnoise qui consistait à avoir été créée et nourrie par les ordres mendiants et des missionnaires radicaux. Après avoir franchi le couloir dont le sol était composé dans un bois foncé travaillé, le souverain fut conduit dans le salon principal où l’attendait le prince Oroskon.
La salle était ronde avec au centre une grande table basse faite d'un bois clair avec autour d’elle deux grands sièges. Les murs étaient ornés avec du stuc selon les techniques habituelles dans le Sud de l’Alméra et au Viertenstein, pays qui avait fourni des nombreux architectes à la Couronne tarnoise dont certains avaient été assignés à dessiner les plans et surveiller le chantier de cet édifice. Un tiers de la salle donnait directement sur une terrasse depuis laquelle on pouvait voir les jardins voisins. Le Soleil brillait dans le ciel bleu clair pendant que des palmiers dansaient dans le vent qui était entra de se lever à l’extérieur.
Le prince se tenait débout, prêt à accueillir son homologue. Il était habillé simplement avec des vêtements mélangeant le noir et le brun, le coton et le cuir, sans aucun ornement et aucune présence de pierre précieuse. Depuis sa prise de pouvoir, une année s’était écoulée et le souverain était à l’aube d’atteindre sa dix-huitième année d’existence. Comme il était souvent le cas avec les jeunes de cette tranche d’âge, le souverain avait grandi encore de quelques centimètres et laissé ses cheveux pousser. Il imitait de manière subtile Oroskon I, premier du nom et souverain connu pour ses contributions culturelles et son pacifisme.
C’est alors que le prince Oroskon salua son confrère Ménélok.
« Votre Altesse, c’est un grand plaisir de pouvoir vous accueillir ici. Sachez que vous pouvez considérer cette demeure comme la vôtre durant tout votre séjour au Bardaran. J’espère aussi que vous avez pu faire un bon voyage depuis votre royaume ? »
Le vieux domestique avait été averti que les souverains orientaux (almérans et zanyanais) avaient pour coutume d’utiliser une langue antique pour la diplomatie dite Latin. Quelques leçons lui avaient permis d’apprendre les plus rudimentaires des bases de cette langue, juste suffisamment pour pouvoir déceler la volonté de son interlocuteur mais sans pouvoir aller dans les détails. Le Prince tarnois, lui, ayant été éduqué en Numancia, avait des connaissances nettement plus amples et profondes de cette langue bien étrange pour les oreilles tarnoises.
Avec un simple geste, le majordome invita le souverain à le suivre. C’est ainsi que paré des ornements royaux, le monarque du Maok fut conduit en direction du salon principal de la résidence. Le chemin les conduisait à travers un long couloir avec trois alcôves, chacune contenant une statue de Saint. La première accueillait une représentation de Saint-Thomas, la seconde de Saint-François d’Assise et la troisième de Jérôme Savonarole. On y voyait bien la particularité de l’Église tarnoise qui consistait à avoir été créée et nourrie par les ordres mendiants et des missionnaires radicaux. Après avoir franchi le couloir dont le sol était composé dans un bois foncé travaillé, le souverain fut conduit dans le salon principal où l’attendait le prince Oroskon.
La salle était ronde avec au centre une grande table basse faite d'un bois clair avec autour d’elle deux grands sièges. Les murs étaient ornés avec du stuc selon les techniques habituelles dans le Sud de l’Alméra et au Viertenstein, pays qui avait fourni des nombreux architectes à la Couronne tarnoise dont certains avaient été assignés à dessiner les plans et surveiller le chantier de cet édifice. Un tiers de la salle donnait directement sur une terrasse depuis laquelle on pouvait voir les jardins voisins. Le Soleil brillait dans le ciel bleu clair pendant que des palmiers dansaient dans le vent qui était entra de se lever à l’extérieur.
Le prince se tenait débout, prêt à accueillir son homologue. Il était habillé simplement avec des vêtements mélangeant le noir et le brun, le coton et le cuir, sans aucun ornement et aucune présence de pierre précieuse. Depuis sa prise de pouvoir, une année s’était écoulée et le souverain était à l’aube d’atteindre sa dix-huitième année d’existence. Comme il était souvent le cas avec les jeunes de cette tranche d’âge, le souverain avait grandi encore de quelques centimètres et laissé ses cheveux pousser. Il imitait de manière subtile Oroskon I, premier du nom et souverain connu pour ses contributions culturelles et son pacifisme.
C’est alors que le prince Oroskon salua son confrère Ménélok.
« Votre Altesse, c’est un grand plaisir de pouvoir vous accueillir ici. Sachez que vous pouvez considérer cette demeure comme la vôtre durant tout votre séjour au Bardaran. J’espère aussi que vous avez pu faire un bon voyage depuis votre royaume ? »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
La compréhension n'avait pas forcément été des plus faciles avec les domestiques, mais Ménélok avait su faire passer le message sans trop de soucis au final, répétant avec patience si besoin était. Entrant finalement dans la demeure royale, il ne pu qu'en approuver la décoration. Il aimait le fait qu'il n'y ait pas de surcharge de luxe, et ne pouvait qu'approuver les statues pieuses. Quant au style plus général, aux inspirations venues d'Alméra et plus particulièrement du Viertenstein, elle n'était guère dépaysante pour le monarque, dont le propre style national était une synthèse entre les influences alémaniques et l'apport maokorien ancien, avec certains bâtiments, comme l'ancien siège colonial, étant même profondément imprégné de ce style. L'un dans l'autre, la demeure lui fit une excellente impression, et ne pu que confirmer ses bonnes dispositions d'esprit.
Il se retrouva ainsi finalement en présence du Prince de Tarnosia, vêtu de manière plus humble encore que lui, et avec quelques années de moins. Loin de l'image du monarque se prélassant dans sa pourpre, il ressemblait plus à un digne roi chrétien, même si, par une modestie de bonne aloi, il ne réclamait point un tel titre. Il aurait été bien en peine de reconnaître le style d'un ancien souverain tarnois, mais en tous cas le style du souverain actuel lui plaisait, et quand il le salua, ce fut avec un sourire ouvert, franc et sincère, qu'il lui répondit.
Sa Majesté Ménélok IV : « Salut à toi, Prince Oroskon. Je suis heureux de te rencontrer enfin, et je te remercie pour ton hospitalité. Hélas, je ne pourrai rester autant que je le voudrai en Terre Sainte, car des devoirs m'attende envers mon filleul, le Prince Héritier du Viertenstein, mais je serai heureux d'accepter ton hospitalité pour le temps pendant lequel je resterai ici. Mon voyage fut bon en effet, quoique j'aurais préféré l'accomplir à pied, pour que ce soit un véritable pèlerinage... hélas, mes charges de monarques ne me permettent plus guère de dégager autant de temps... »
Ménélok eut un léger soupir, comme s'il regrettait le temps où, n'étant que l'héritier, il pouvait se consacrer plus pleinement à sa foi et aux rites qu'il lui plaisait d'accomplir. Il se reprit rapidement, toutefois, car le temps n'était pas aux regrets.
Sa Majesté Ménélok IV : « Et toi, de ton côté, as-tu fait bon voyage depuis la lointaine Tarnosia ? Mon chemin, assurément, aura été plus court. Dis-moi, avais-tu déjà eut la chance de venir en Terre Sainte ? C'est, à mon avis, une chance pour tout chrétien de pouvoir fouler cette terre où vécu jadis Notre Seigneur le Christ. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
La compréhension n'avait pas forcément été des plus faciles avec les domestiques, mais Ménélok avait su faire passer le message sans trop de soucis au final, répétant avec patience si besoin était. Entrant finalement dans la demeure royale, il ne pu qu'en approuver la décoration. Il aimait le fait qu'il n'y ait pas de surcharge de luxe, et ne pouvait qu'approuver les statues pieuses. Quant au style plus général, aux inspirations venues d'Alméra et plus particulièrement du Viertenstein, elle n'était guère dépaysante pour le monarque, dont le propre style national était une synthèse entre les influences alémaniques et l'apport maokorien ancien, avec certains bâtiments, comme l'ancien siège colonial, étant même profondément imprégné de ce style. L'un dans l'autre, la demeure lui fit une excellente impression, et ne pu que confirmer ses bonnes dispositions d'esprit.
Il se retrouva ainsi finalement en présence du Prince de Tarnosia, vêtu de manière plus humble encore que lui, et avec quelques années de moins. Loin de l'image du monarque se prélassant dans sa pourpre, il ressemblait plus à un digne roi chrétien, même si, par une modestie de bonne aloi, il ne réclamait point un tel titre. Il aurait été bien en peine de reconnaître le style d'un ancien souverain tarnois, mais en tous cas le style du souverain actuel lui plaisait, et quand il le salua, ce fut avec un sourire ouvert, franc et sincère, qu'il lui répondit.
Sa Majesté Ménélok IV : « Salut à toi, Prince Oroskon. Je suis heureux de te rencontrer enfin, et je te remercie pour ton hospitalité. Hélas, je ne pourrai rester autant que je le voudrai en Terre Sainte, car des devoirs m'attende envers mon filleul, le Prince Héritier du Viertenstein, mais je serai heureux d'accepter ton hospitalité pour le temps pendant lequel je resterai ici. Mon voyage fut bon en effet, quoique j'aurais préféré l'accomplir à pied, pour que ce soit un véritable pèlerinage... hélas, mes charges de monarques ne me permettent plus guère de dégager autant de temps... »
Ménélok eut un léger soupir, comme s'il regrettait le temps où, n'étant que l'héritier, il pouvait se consacrer plus pleinement à sa foi et aux rites qu'il lui plaisait d'accomplir. Il se reprit rapidement, toutefois, car le temps n'était pas aux regrets.
Sa Majesté Ménélok IV : « Et toi, de ton côté, as-tu fait bon voyage depuis la lointaine Tarnosia ? Mon chemin, assurément, aura été plus court. Dis-moi, avais-tu déjà eut la chance de venir en Terre Sainte ? C'est, à mon avis, une chance pour tout chrétien de pouvoir fouler cette terre où vécu jadis Notre Seigneur le Christ. »
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Amaski
Les deux souverains prirent place autour de la table basse. Quelques instants plus tard, des domestiques entrèrent et amenèrent des plats de fruits et des amuse-bouches. On fit aussi venir plusieurs carafes d’un vin du Viertenstein. Une fois les mets et boissons disposés sur la table, le personnel se retira pour laisser aux deux monarques la possibilité de discuter en toute tranquillité. Oroskon fit un signe de main, invitant Ménélok à se servir librement et sans gêne. Le cadre était très officieux et aucun des deux n’était tenu par un protocole plus ou moins contraignant selon les traditions nationales. C'est alors que le Prince répondit à son interlocuteur.
« Le voyage fut très agréable et pas trop long. J’ai eu le plaisir de pouvoir profiter d’un des nouveaux avions que possède la Tarnosia Airlines pour gagner quelques heures. Il était, comme tu peux l’imaginer, pas possible de recourir à une autre manière de voyager que par les airs. Les mers sont bien trop dangereuses, infestées de pirates et on ne sait jamais s’il n’y a pas une mine sous-marine de l’époque de la guerre Rostovie-USP qui traîne dans les eaux.
Après, je loue ta volonté d’avoir voulu envisager de faire le voyage depuis ton pays à pied. Cela doit être un périple de plusieurs mois si je ne me trompe pas, sans oublier que certaines régions du Zanyane sont toutes sauf sûres pour les voyageurs trop ou pas assez fortunés.
C’est la première fois que je visite la Terre sainte car ma famille n’avait pas vraiment le temps et l’occasion pour voyager à l’étranger. Les guerres des dernières années ont rendu les voyages touristique risqués et la destruction du parce satellitaire mondial a été désastreux pour le transport aérien. L’époque du tourisme de masse est révolue depuis au moins le début de la guerre aux USP surtout après que le monde a assisté à la destruction des principaux aéroports des USP et de la Rostovie. Après, il est vrai que c’est une expérience unique de pouvoir fouler le sol où ont eu lieu tant d’événements historiques et miraculeux.
Et toi ? As-tu déjà visité ces terres dans le passé ? »
Le Prince avait entendu parler que le prince du Viertenstein avait été récemment adoubé. C’était apparemment une coutume de ce pays septentrional de veiller à faire des futurs monarques des bons chevaliers. Pour sa part, Oroskon trouvait que c'était une coutume assez intéressant. Laissant paraître un léger sourire, le Prince continua alors.
« Saches que tu es le bienvenu ici en tout instant et à toute occasion. Je comprends bien évidemment que tu ne puisses pas rester longtemps en Terre sainte, mais tu fais bien de vouloir prendre soin du Prince-héritier du Viertenstein. Il est urgent en cette époque de troubles de renforcer les monarchies alméranes et de soutenir leurs souverains. Est-ce que tu sais comment se porte le Prince-héritier ? »
« Le voyage fut très agréable et pas trop long. J’ai eu le plaisir de pouvoir profiter d’un des nouveaux avions que possède la Tarnosia Airlines pour gagner quelques heures. Il était, comme tu peux l’imaginer, pas possible de recourir à une autre manière de voyager que par les airs. Les mers sont bien trop dangereuses, infestées de pirates et on ne sait jamais s’il n’y a pas une mine sous-marine de l’époque de la guerre Rostovie-USP qui traîne dans les eaux.
Après, je loue ta volonté d’avoir voulu envisager de faire le voyage depuis ton pays à pied. Cela doit être un périple de plusieurs mois si je ne me trompe pas, sans oublier que certaines régions du Zanyane sont toutes sauf sûres pour les voyageurs trop ou pas assez fortunés.
C’est la première fois que je visite la Terre sainte car ma famille n’avait pas vraiment le temps et l’occasion pour voyager à l’étranger. Les guerres des dernières années ont rendu les voyages touristique risqués et la destruction du parce satellitaire mondial a été désastreux pour le transport aérien. L’époque du tourisme de masse est révolue depuis au moins le début de la guerre aux USP surtout après que le monde a assisté à la destruction des principaux aéroports des USP et de la Rostovie. Après, il est vrai que c’est une expérience unique de pouvoir fouler le sol où ont eu lieu tant d’événements historiques et miraculeux.
Et toi ? As-tu déjà visité ces terres dans le passé ? »
Le Prince avait entendu parler que le prince du Viertenstein avait été récemment adoubé. C’était apparemment une coutume de ce pays septentrional de veiller à faire des futurs monarques des bons chevaliers. Pour sa part, Oroskon trouvait que c'était une coutume assez intéressant. Laissant paraître un léger sourire, le Prince continua alors.
« Saches que tu es le bienvenu ici en tout instant et à toute occasion. Je comprends bien évidemment que tu ne puisses pas rester longtemps en Terre sainte, mais tu fais bien de vouloir prendre soin du Prince-héritier du Viertenstein. Il est urgent en cette époque de troubles de renforcer les monarchies alméranes et de soutenir leurs souverains. Est-ce que tu sais comment se porte le Prince-héritier ? »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
C'est en toute simplicité que Ménélok s'installa face au Prince des Tarnois. Il n'avait su exactement quel niveau de décorum était attendu, et il était heureux de voir que celui-ci était minimum. Il appuya son sceptre contre la table et accepta volontiers de se servir un verre de vin, avant d'écouter les propos de son hôte. Après l'avoir écouté, il répondit en premier à la question sur la santé du Prince-Héritier, qui, après tout, lui semblait la plus importante.
Sa Majesté Ménélok IV : « Aux dernières nouvelles que j'ai reçue, il y a quelques jours à peine, sa santé est excellente, je te remercie de t'en enquérir. Je ne peux qu'être d'accord avec toi, d'ailleurs, il faut prendre soin des monarchies, non seulement alméranes mais plus largement chrétiennes, je pense, dans ce monde où nombreux sont ceux qui voudraient nous voir tomber. Je ne te cacherai pas qu'il y a aussi une amitié très ancienne entre les Rois de Maok et les Princes de Viertenstein qui fait que mon soucis pour le jeune Prince est tout particulier. Mais je ne doute pas que, lors de son couronnement prochain, il sera tout à fait à la hauteur de la lourde tâche qui reposera alors sur ces épaules, car c'est un jeune homme admirable.
Concernant la Terre Sainte, j'y suis déjà venu, oui, et je te confirme que ce fut un long voyage, parfois périlleux, car j'y suis venu par voie de terre. C'était à l'époque où ma tante, que Dieu garde son âme, était encore sur le trône, et où je n'étais que l'héritier. Combien moins lourdes étaient mes charges, alors ! Il y a une valeur particulière aux yeux des maokoriens à faire le pèlerinage à pied, mais je suis bien conscient que notre relative proximité avec la Terre Sainte joue sûrement sur cette valeur ajoutée, sans parler des nombreux fidèles qui, comme toi, ne pourraient guère rallier cette terre à pied, si ardent que soit leur désir. Je suis heureux d'avoir pu revenir, et d'avoir pu visiter et soutenir les nombreux projets des moines maokoriens à travers tout le pays, tout en me recueillant à nouveau sur les lieux saints. »
Marquant une pause, le souverain en profita pour déguster une gorgée de vin. En parlant, il avait eu un ton amical, ouvert, nullement entaché par le parlé du latin qu'il développait avec un grand naturel. Reposant son verre, il reprit, en souriant.
Sa Majesté Ménélok IV : « En parlant de projets des moines, j'espère que la communauté chrétienne se porte bien en ton pays, elle qui a été évangélisée par les prêcheurs ? C'est maintenant que se trouve le carrefour de la foi, quand il s'agit de la solidifier, mais j'ai confiance dans ton peuple pour s'accomplir dans la foi du Christ, grâce aux symboles de la Foi que tu met à sa disposition. J'ai entendu dire par exemple que tu avais l'intention de placer des statues de saints de par de nombreux lieux de ta nouvelle capitale. Je voulais te féliciter pour ce projet, que tous mes architectes m'ont décris comme admirable, et j'espère qu'un jour, porter par les ailes des admirables vaisseaux tarnois, je pourrai la visiter dans toute sa chrétienne splendeur une fois achevée. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
C'est en toute simplicité que Ménélok s'installa face au Prince des Tarnois. Il n'avait su exactement quel niveau de décorum était attendu, et il était heureux de voir que celui-ci était minimum. Il appuya son sceptre contre la table et accepta volontiers de se servir un verre de vin, avant d'écouter les propos de son hôte. Après l'avoir écouté, il répondit en premier à la question sur la santé du Prince-Héritier, qui, après tout, lui semblait la plus importante.
Sa Majesté Ménélok IV : « Aux dernières nouvelles que j'ai reçue, il y a quelques jours à peine, sa santé est excellente, je te remercie de t'en enquérir. Je ne peux qu'être d'accord avec toi, d'ailleurs, il faut prendre soin des monarchies, non seulement alméranes mais plus largement chrétiennes, je pense, dans ce monde où nombreux sont ceux qui voudraient nous voir tomber. Je ne te cacherai pas qu'il y a aussi une amitié très ancienne entre les Rois de Maok et les Princes de Viertenstein qui fait que mon soucis pour le jeune Prince est tout particulier. Mais je ne doute pas que, lors de son couronnement prochain, il sera tout à fait à la hauteur de la lourde tâche qui reposera alors sur ces épaules, car c'est un jeune homme admirable.
Concernant la Terre Sainte, j'y suis déjà venu, oui, et je te confirme que ce fut un long voyage, parfois périlleux, car j'y suis venu par voie de terre. C'était à l'époque où ma tante, que Dieu garde son âme, était encore sur le trône, et où je n'étais que l'héritier. Combien moins lourdes étaient mes charges, alors ! Il y a une valeur particulière aux yeux des maokoriens à faire le pèlerinage à pied, mais je suis bien conscient que notre relative proximité avec la Terre Sainte joue sûrement sur cette valeur ajoutée, sans parler des nombreux fidèles qui, comme toi, ne pourraient guère rallier cette terre à pied, si ardent que soit leur désir. Je suis heureux d'avoir pu revenir, et d'avoir pu visiter et soutenir les nombreux projets des moines maokoriens à travers tout le pays, tout en me recueillant à nouveau sur les lieux saints. »
Marquant une pause, le souverain en profita pour déguster une gorgée de vin. En parlant, il avait eu un ton amical, ouvert, nullement entaché par le parlé du latin qu'il développait avec un grand naturel. Reposant son verre, il reprit, en souriant.
Sa Majesté Ménélok IV : « En parlant de projets des moines, j'espère que la communauté chrétienne se porte bien en ton pays, elle qui a été évangélisée par les prêcheurs ? C'est maintenant que se trouve le carrefour de la foi, quand il s'agit de la solidifier, mais j'ai confiance dans ton peuple pour s'accomplir dans la foi du Christ, grâce aux symboles de la Foi que tu met à sa disposition. J'ai entendu dire par exemple que tu avais l'intention de placer des statues de saints de par de nombreux lieux de ta nouvelle capitale. Je voulais te féliciter pour ce projet, que tous mes architectes m'ont décris comme admirable, et j'espère qu'un jour, porter par les ailes des admirables vaisseaux tarnois, je pourrai la visiter dans toute sa chrétienne splendeur une fois achevée. »
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Amaski
Le souverain tarnois écouta avec beaucoup d’attention les nouvelles données par le roi Ménélok, laissant ce dernier exposer sans interruption les dernières informations sur le prince du Viertenstein. Pendant que le roi parlait, le prince se servait d’un verre de vin et but quelques gorgées sans oublier de fixer son regard vers son homologue. La boisson était assez épicée, un goût qui pouvait que plaire à Oroskon et dont il savoura chaque aspect avec patience. C’est alors que le prince donna une première réponse à son interlocuteur.
« Je suis heureux d’entendre que le prince du Viertenstein est en bonne santé. Espérons, bien évidemment, que cela reste ainsi pour très longtemps afin que lui et son royaume jouissent d’un règne long et heureux. »
Après une petite pause d’une seconde, le prince continua.
« Il ne fait pas de doute que la monarchie est un régime qui ne compte pas ses ennemis. Beaucoup la combattent pour des raisons d’idéologie comme le font par exemple les communistes et socialistes. Ils oublient souvent que la monarchie et la république ne sont pas si différent l’une de l’autre. La preuve : bien de républiques de l’ère moderne étaient plus monarchiques que certaines principautés et des nombreux royaumes avaient des structures bien plus démocratiques et fédérales qu’on aime le croire.
C’est donc une bonne nouvelle de voir le prince du Viertenstein être préparé avec beaucoup de diligence à devenir un bon souverain. L’Alméra occidentale n’a jamais été une région très calme. Les deux Guerres du Quantar ont été effroyables sans oublier l’époque où l’effroyable Rike s’est étendu sur presque tout le Nord du continent. Il faut donc des princes sages et s'engageant pour la paix. »
Le prince Oroskon but à nouveau une gorgée du vin épicé. Il était surpris à ce que le souverain du Maok ait eu l’occasion de faire le pèlerinage à pied. Le Zanyane n’avait jamais été un continent très pacifique surtout au début du siècle où une petite guerre froide existait entre les pays de cette terre.
« Je peux que t’admirer pour avoir eu le courage d’entamer un pèlerinage rempli d’embûches et de dangers. Rare sont les gens ayant le courage de faire une telle entreprise, surtout quand on est un prince héritier dont dépend l’avenir d’une nation. Ta tante devait avoir beaucoup de confiance en Dieu pour te laisser faire ce périple.
La nouvelle de l’action des moines maokoriens m’est parvenue. Il semble qu’ils font un excellent travail au point même que certaines nations ont été courroucées par leur noble entreprise. On peut qu’espérer qu’ils continuent leur œuvre salutaire pour toute l’humanité. Sache que tes moines pourront compter avec mon soutien si un jour ils sont dans le besoin. »
C’est alors que Ménélok questionna Oroskon sur la situation religieuse dans la péninsule. Le prince répondit avec calme.
« La communauté chrétienne se porte bien même si le nombre de nouveaux convertis a beaucoup diminué depuis que les chrétiens composent plus que 50% de la population. L’élan d’origine s’essouffle lentement mais cela se fait au profit d’une stabilisation de l’Église tarnoise. C’est ainsi que le pape a validé la nomination des évêques et plusieurs pays chrétiens soutiennent la formation pastorale. C'est ainsi qu'à l’heure actuelle, on parle d’une population chrétienne d’environ deux-tiers de la population tarnoise. C’est une très grande prouesse surtout en considérant les expériences passées. Cependant, beaucoup de travail reste à faire et des nombreuses questions ne sont pas encore tranchées.
Sache que tu seras bienvenu le jour que tu viendras visiter Titanua. Pour le moment, il est vrai, la cité est un grand chantier et il faudra encore du temps pour finaliser les travaux les plus importants. »
Oroskon se permit alors d’aborder un autre sujet qui le tenait particulièrement à cœur.
« Vue que nous sommes ensemble, j’aimerais te poser une question. Quel est ton avis au sujet de la situation du Saint-Empire ? Beaucoup critiquent l’actuel empereur Viktoria pour avoir monopolisé le pouvoir impérial et de ne pas prendre au sérieux sa charge. Certains suggèrent même que le temps serait venu de la destituer et de réformer l’Empire. »
« Je suis heureux d’entendre que le prince du Viertenstein est en bonne santé. Espérons, bien évidemment, que cela reste ainsi pour très longtemps afin que lui et son royaume jouissent d’un règne long et heureux. »
Après une petite pause d’une seconde, le prince continua.
« Il ne fait pas de doute que la monarchie est un régime qui ne compte pas ses ennemis. Beaucoup la combattent pour des raisons d’idéologie comme le font par exemple les communistes et socialistes. Ils oublient souvent que la monarchie et la république ne sont pas si différent l’une de l’autre. La preuve : bien de républiques de l’ère moderne étaient plus monarchiques que certaines principautés et des nombreux royaumes avaient des structures bien plus démocratiques et fédérales qu’on aime le croire.
C’est donc une bonne nouvelle de voir le prince du Viertenstein être préparé avec beaucoup de diligence à devenir un bon souverain. L’Alméra occidentale n’a jamais été une région très calme. Les deux Guerres du Quantar ont été effroyables sans oublier l’époque où l’effroyable Rike s’est étendu sur presque tout le Nord du continent. Il faut donc des princes sages et s'engageant pour la paix. »
Le prince Oroskon but à nouveau une gorgée du vin épicé. Il était surpris à ce que le souverain du Maok ait eu l’occasion de faire le pèlerinage à pied. Le Zanyane n’avait jamais été un continent très pacifique surtout au début du siècle où une petite guerre froide existait entre les pays de cette terre.
« Je peux que t’admirer pour avoir eu le courage d’entamer un pèlerinage rempli d’embûches et de dangers. Rare sont les gens ayant le courage de faire une telle entreprise, surtout quand on est un prince héritier dont dépend l’avenir d’une nation. Ta tante devait avoir beaucoup de confiance en Dieu pour te laisser faire ce périple.
La nouvelle de l’action des moines maokoriens m’est parvenue. Il semble qu’ils font un excellent travail au point même que certaines nations ont été courroucées par leur noble entreprise. On peut qu’espérer qu’ils continuent leur œuvre salutaire pour toute l’humanité. Sache que tes moines pourront compter avec mon soutien si un jour ils sont dans le besoin. »
C’est alors que Ménélok questionna Oroskon sur la situation religieuse dans la péninsule. Le prince répondit avec calme.
« La communauté chrétienne se porte bien même si le nombre de nouveaux convertis a beaucoup diminué depuis que les chrétiens composent plus que 50% de la population. L’élan d’origine s’essouffle lentement mais cela se fait au profit d’une stabilisation de l’Église tarnoise. C’est ainsi que le pape a validé la nomination des évêques et plusieurs pays chrétiens soutiennent la formation pastorale. C'est ainsi qu'à l’heure actuelle, on parle d’une population chrétienne d’environ deux-tiers de la population tarnoise. C’est une très grande prouesse surtout en considérant les expériences passées. Cependant, beaucoup de travail reste à faire et des nombreuses questions ne sont pas encore tranchées.
Sache que tu seras bienvenu le jour que tu viendras visiter Titanua. Pour le moment, il est vrai, la cité est un grand chantier et il faudra encore du temps pour finaliser les travaux les plus importants. »
Oroskon se permit alors d’aborder un autre sujet qui le tenait particulièrement à cœur.
« Vue que nous sommes ensemble, j’aimerais te poser une question. Quel est ton avis au sujet de la situation du Saint-Empire ? Beaucoup critiquent l’actuel empereur Viktoria pour avoir monopolisé le pouvoir impérial et de ne pas prendre au sérieux sa charge. Certains suggèrent même que le temps serait venu de la destituer et de réformer l’Empire. »
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Alwine
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok écouta attentivement le Prince, qui parla longuement, buvant lui aussi quelques gorgées de vin tout en concentrant son attention sur les paroles de son hôte. On voyait facilement que, loin de simplement badiner, il prenait cette discussion avec intérêt et sérieux. Il hocha plusieurs fois la tête, enregistrant ce que lui livrait le monarque d'outre-Altevum, avant de finalement reprendre la parole quand le jeune homme en eu terminé, commençant par réagir à ce qu'il avait dit plus tôt.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je te remercie de toutes ces nouvelles, et de ton soutient, notamment pour les moines de mon pays. Malheureusement, les œuvres réussies attirent toujours la jalousie des uns et l'ire des autres, qui auraient voulu voir ce beau pays de Bardaran rester plongé dans l'inculture et le manque de soins, sans doutes, mais ce n'est pas cela qui découragera les maokoriens de participer, à leur modeste échelle, à ce que ce ne soit justement point le cas Je suis heureux de ce que tu m'apprend sur le Tarnosia, et je suis sûr qu'une fois la foi solidement enracinée elle ne pourra que continuer de s'étendre peu à peu, montrant la vérité à ceux qui sont encore, hélas, trop loin de la Foi.
Je me dois aussi, malheureusement, de tempérer la confiance en Dieu de ma défunte tante. J'étais bien encadré pour ce voyage, et les maokoriens connaissent certaines routes plus sûres que d'autres... sans oublier que je n'étais pas le seul héritier, et heureusement, sinon sans doute aurais-je été enfermé dans le Palais jusqu'à avoir perpétué la lignée ! »
Le monarque eut un léger rire et s'interrompit pour boire une légère gorgée de vin. Il buvait lentement, afin de profiter de la boisson sans s'enivrer trop rapidement. Il redevint plus sérieux quand il reprit la parole, car, bien que la discussion soit détendue, il n'oubliait pas que certains sujets n'avaient rien de plaisanteries.
Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant le Saint-Empire, ta question me rappel celles que me posa jadis la Très Chrétienne Annabelle, qui protège cette belle terre, il y a déjà près d'un an. Je lui avais répondu à l'époque ce qui est toujours vrai aujourd'hui : le Maok n'a, au fond, qu'une idée lointaine du Saint-Empire, avec lequel il n'a jamais vraiment eu de relation... au tout début des relations avec le Viertenstein, les colons qui commerçaient avec le Maok étaient officiellement des impériaux, mais en fait les relations se firent toujours avec les Princes et non les Empereurs, dont mes ancêtres n'entendirent parler que lointainement.
Pour être tout à fait franc, vu du Maok, le Saint-Empire n'a jamais eu l'aura qu'il aurait apparemment dû avoir, d'après les recherches que j'ai mené depuis. Nous n'avons jamais vu l'Empereur que comme un souverain lointain... et temporel. Pour moi, c'est, toujours en toute franchise, ce qu'est encore l'Impératrice actuelle, une souveraine de ce monde. En l'état, je ne lui reconnaît aucune préséance, sinon peut-être historique, tel un reliquat honorifique du passé, mais certainement rien de plus. Le fait que les Empereurs soient élus majoritairement par des princes locaux, dans une même famille, prouve bien qu'ils ne sont pas autre chose.
Je suppose néanmoins, vu ta question, que tu voudrais parler d'un Saint-Empire différent, plus proche de ce qu'il est sensé être en théorie. Hé bien c'est là une chose que le Maok n'a jamais connu – preuve d'ailleurs que le Saint-Empire est vidé de sa substance réelle depuis bien longtemps – mais que je serai heureux de connaître. Il faudra voir néanmoins comment les puissances alméranes le comprendront : comme un protecteur de la Foi partout dans le monde, ou comme le premier des souverains de l'Alméra. Si c'est le premier cas, alors je participerai volontiers à cette réforme, quoiqu'il faille voir quelle forme prendrait alors le nouvel Empire. Donner une force de commandement à un roi ou un prince souverain chrétien, même élu par ses pairs, semble exclu.
Quelle serait donc la vision dont tu rêverais pour ce futur Saint-Empereur ? Celle d'un arbitre, d'un protecteur de la foi, ou autre chose ? J'avoue que tu as éveillé ma curiosité et que je serai heureux d'en entendre plus à ce sujet. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok écouta attentivement le Prince, qui parla longuement, buvant lui aussi quelques gorgées de vin tout en concentrant son attention sur les paroles de son hôte. On voyait facilement que, loin de simplement badiner, il prenait cette discussion avec intérêt et sérieux. Il hocha plusieurs fois la tête, enregistrant ce que lui livrait le monarque d'outre-Altevum, avant de finalement reprendre la parole quand le jeune homme en eu terminé, commençant par réagir à ce qu'il avait dit plus tôt.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je te remercie de toutes ces nouvelles, et de ton soutient, notamment pour les moines de mon pays. Malheureusement, les œuvres réussies attirent toujours la jalousie des uns et l'ire des autres, qui auraient voulu voir ce beau pays de Bardaran rester plongé dans l'inculture et le manque de soins, sans doutes, mais ce n'est pas cela qui découragera les maokoriens de participer, à leur modeste échelle, à ce que ce ne soit justement point le cas Je suis heureux de ce que tu m'apprend sur le Tarnosia, et je suis sûr qu'une fois la foi solidement enracinée elle ne pourra que continuer de s'étendre peu à peu, montrant la vérité à ceux qui sont encore, hélas, trop loin de la Foi.
Je me dois aussi, malheureusement, de tempérer la confiance en Dieu de ma défunte tante. J'étais bien encadré pour ce voyage, et les maokoriens connaissent certaines routes plus sûres que d'autres... sans oublier que je n'étais pas le seul héritier, et heureusement, sinon sans doute aurais-je été enfermé dans le Palais jusqu'à avoir perpétué la lignée ! »
Le monarque eut un léger rire et s'interrompit pour boire une légère gorgée de vin. Il buvait lentement, afin de profiter de la boisson sans s'enivrer trop rapidement. Il redevint plus sérieux quand il reprit la parole, car, bien que la discussion soit détendue, il n'oubliait pas que certains sujets n'avaient rien de plaisanteries.
Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant le Saint-Empire, ta question me rappel celles que me posa jadis la Très Chrétienne Annabelle, qui protège cette belle terre, il y a déjà près d'un an. Je lui avais répondu à l'époque ce qui est toujours vrai aujourd'hui : le Maok n'a, au fond, qu'une idée lointaine du Saint-Empire, avec lequel il n'a jamais vraiment eu de relation... au tout début des relations avec le Viertenstein, les colons qui commerçaient avec le Maok étaient officiellement des impériaux, mais en fait les relations se firent toujours avec les Princes et non les Empereurs, dont mes ancêtres n'entendirent parler que lointainement.
Pour être tout à fait franc, vu du Maok, le Saint-Empire n'a jamais eu l'aura qu'il aurait apparemment dû avoir, d'après les recherches que j'ai mené depuis. Nous n'avons jamais vu l'Empereur que comme un souverain lointain... et temporel. Pour moi, c'est, toujours en toute franchise, ce qu'est encore l'Impératrice actuelle, une souveraine de ce monde. En l'état, je ne lui reconnaît aucune préséance, sinon peut-être historique, tel un reliquat honorifique du passé, mais certainement rien de plus. Le fait que les Empereurs soient élus majoritairement par des princes locaux, dans une même famille, prouve bien qu'ils ne sont pas autre chose.
Je suppose néanmoins, vu ta question, que tu voudrais parler d'un Saint-Empire différent, plus proche de ce qu'il est sensé être en théorie. Hé bien c'est là une chose que le Maok n'a jamais connu – preuve d'ailleurs que le Saint-Empire est vidé de sa substance réelle depuis bien longtemps – mais que je serai heureux de connaître. Il faudra voir néanmoins comment les puissances alméranes le comprendront : comme un protecteur de la Foi partout dans le monde, ou comme le premier des souverains de l'Alméra. Si c'est le premier cas, alors je participerai volontiers à cette réforme, quoiqu'il faille voir quelle forme prendrait alors le nouvel Empire. Donner une force de commandement à un roi ou un prince souverain chrétien, même élu par ses pairs, semble exclu.
Quelle serait donc la vision dont tu rêverais pour ce futur Saint-Empereur ? Celle d'un arbitre, d'un protecteur de la foi, ou autre chose ? J'avoue que tu as éveillé ma curiosité et que je serai heureux d'en entendre plus à ce sujet. »
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Amaski
Oroskon écouta son homologue avec patience et garda quelques instants de silence avant de lui répondre, réfléchissant à la question du roi du Maok. Il était hésitant car il n’était pas certain de pouvoir être entièrement honnête avec Ménélok. Pouvait-il lui dire ce qui était sa pensée profonde au sujet du Saint-Empire ? Celle-ci n’était pas forcément identique aux paroles qui avaient été prononcé dans les ambassades alméranes ces dernières semaines. C’est alors qu’Oroskon décida que Ménélok était un homme de confiance, suffisamment pour qu’il puisse se montrer plus direct et franc avec ce dernier.
« Pour être sincère, j’ai à titre personnel que peu de confiance dans l’institution impériale. Elle me semble complètement dépassée depuis au moins la guerre USP-Rostovie car le monde ne peut plus se permettre depuis ce conflit de donner le pouvoir suprême à un humain, aussi symbolique ce pouvoir puisse-t-il être. Néanmoins, les Almérans ont une obsession presque congénitale pour leur passé, arrivant dans certains cas même à se morfondre dans une nostalgie paralysante. Les projets de dissoudre l’Empire auraient donc pour unique résultat de créer un vide dans lequel se jettera le premier roitelet afin de se proclamer empereur.
Il faudrait donc conserver l’Empire mais en le dépouillant de tous ce qui fait sa faiblesse actuelle et lui doter d'institutions modernes. A mes yeux, l’Empire devrait devenir une sorte de confédération de monarchies chrétiennes avec un noble qui ait la fonction d’Empereur. L’Empereur servira, et j’insiste sur ce mot, comme le président de la Confédération, égal aux autres mais avec une préséance purement protocolaire ainsi que la mission d’organiser des sommets entre les monarchies chrétiennes de manière régulière voire en fonction des actualités et des crises. Idéalement, ce noble ne devrait pas avoir de puissance territoriale propre donc ne pas être souverain. Grâce à cela, nous pouvons éviter que le pouvoir impérial soit utilisé pour renforcer un royaume particulier. Nous pouvons bien évidemment envisager de laisser un époux de reine devenir empereur en jouant sur le fait que celui-ci assumera sa charge comme une fonction à part entière.
L’Empereur devra à mon avis être élu par les princes chrétiens et le pape réunis en conclave et pour un mandat à vie. En même temps, le conclave pourrait aussi nommer un chancelier impérial pour un mandat de cinq ans et qui aura pour rôle d'assister l’empereur. Officieusement, le chancelier pourrait aussi servir à remplacer l’empereur dans ses fonctions si ce dernier s’avère inapte. Les princes chrétiens pourront à leur tour destituer chaque cinq ans un chancelier considéré comme corrompu ou trop éloigné des idéaux de l’Empire.
Bien évidemment, une telle réforme ne pourra pas se faire avec la reine Viktoria, prétendue impératrice. Nous avons essayé de convaincre le prince du Viertenstein et la reine du Thorval de faire une lettre commune à l’adresse du Pape afin de demander à ce dernier de destituer la prétendue impératrice, mais la reine du Thorval est hésitante et préfère rallier les princes schlessois à notre cause. Je comprends sa vision des choses mais je crains l'existance du risque à ce que la prétendue impératrice soit avertie par un prince fidèle de la tentative de la faire destituer de son titre d’impératrice.
La question reste maintenant à savoir si le Maok veut soutenir cette cause ? Je ne t’en voudrais pas si tu préfères garder tes distances. Même si les intentions sont bonnes, cela reste un complot dont la découverte pourrait provoquer un séisme politique. »
C’est alors qu’Oroskon ajouta avec un sourire.
« Pour ma part j’ai l’avantage d’avoir mes fiefs bien loin de l’Alméra et donc de ne pas devoir craindre des actions inconsidérés de la part du Schlessien. Cela me laisser le privilège de comploter à ma guise. »
« Pour être sincère, j’ai à titre personnel que peu de confiance dans l’institution impériale. Elle me semble complètement dépassée depuis au moins la guerre USP-Rostovie car le monde ne peut plus se permettre depuis ce conflit de donner le pouvoir suprême à un humain, aussi symbolique ce pouvoir puisse-t-il être. Néanmoins, les Almérans ont une obsession presque congénitale pour leur passé, arrivant dans certains cas même à se morfondre dans une nostalgie paralysante. Les projets de dissoudre l’Empire auraient donc pour unique résultat de créer un vide dans lequel se jettera le premier roitelet afin de se proclamer empereur.
Il faudrait donc conserver l’Empire mais en le dépouillant de tous ce qui fait sa faiblesse actuelle et lui doter d'institutions modernes. A mes yeux, l’Empire devrait devenir une sorte de confédération de monarchies chrétiennes avec un noble qui ait la fonction d’Empereur. L’Empereur servira, et j’insiste sur ce mot, comme le président de la Confédération, égal aux autres mais avec une préséance purement protocolaire ainsi que la mission d’organiser des sommets entre les monarchies chrétiennes de manière régulière voire en fonction des actualités et des crises. Idéalement, ce noble ne devrait pas avoir de puissance territoriale propre donc ne pas être souverain. Grâce à cela, nous pouvons éviter que le pouvoir impérial soit utilisé pour renforcer un royaume particulier. Nous pouvons bien évidemment envisager de laisser un époux de reine devenir empereur en jouant sur le fait que celui-ci assumera sa charge comme une fonction à part entière.
L’Empereur devra à mon avis être élu par les princes chrétiens et le pape réunis en conclave et pour un mandat à vie. En même temps, le conclave pourrait aussi nommer un chancelier impérial pour un mandat de cinq ans et qui aura pour rôle d'assister l’empereur. Officieusement, le chancelier pourrait aussi servir à remplacer l’empereur dans ses fonctions si ce dernier s’avère inapte. Les princes chrétiens pourront à leur tour destituer chaque cinq ans un chancelier considéré comme corrompu ou trop éloigné des idéaux de l’Empire.
Bien évidemment, une telle réforme ne pourra pas se faire avec la reine Viktoria, prétendue impératrice. Nous avons essayé de convaincre le prince du Viertenstein et la reine du Thorval de faire une lettre commune à l’adresse du Pape afin de demander à ce dernier de destituer la prétendue impératrice, mais la reine du Thorval est hésitante et préfère rallier les princes schlessois à notre cause. Je comprends sa vision des choses mais je crains l'existance du risque à ce que la prétendue impératrice soit avertie par un prince fidèle de la tentative de la faire destituer de son titre d’impératrice.
La question reste maintenant à savoir si le Maok veut soutenir cette cause ? Je ne t’en voudrais pas si tu préfères garder tes distances. Même si les intentions sont bonnes, cela reste un complot dont la découverte pourrait provoquer un séisme politique. »
C’est alors qu’Oroskon ajouta avec un sourire.
« Pour ma part j’ai l’avantage d’avoir mes fiefs bien loin de l’Alméra et donc de ne pas devoir craindre des actions inconsidérés de la part du Schlessien. Cela me laisser le privilège de comploter à ma guise. »
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Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok écouta attentivement la réponse de son royal interlocuteur, percevant, au-delà des simples affirmations, la sincérité de celui-ci, d'autant qu'il pouvait en juger. Il lui semblait que son interlocuteur parlait à cœur ouvert, et cela ne pouvait que lui plaire. Quand à ce qu'il disait, c'était une question grave, et, quand il eut fini de parler, le zanyanais médita quelques instants ces paroles avant de lui répondre à son tour.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hummm hé bien ta vision impériale est intéressante, en tous cas ! Je t'avoue volontiers que pour moi, comme je te l'ai dis, l'impératrice n'est qu'une reine avec un titre particulier, une préséance purement formelle. Je ne souhaite donc pas, tout comme toi, le rétablissement d'un Empire doté d'une grande puissance temporelle sur les autres monarques de la chrétienté. Pour moi, pour le Maok, ce genre d'idée est dépassée depuis bien plus longtemps encore que la guerre meurtrière que répandit la Main Noire de part le monde, et je suis heureux de voir que nous ne sommes pas les seuls à penser ainsi !
L'idée d'un Empire qui fédérerait les monarchies chrétiennes, toutefois, me paraît très intéressantes, aussi dis-je : pourquoi pas. Si ce projet se concrétise, tu pourras compter sur mon soutient. Je t'avoue néanmoins que le complot n'est pas dans ma nature, ni dans celle de mon peuple : si je m'engage sur cette voie, ce sera ouvertement, et je n'ai cure de froisser ou non l'impératrice actuelle. Si elle considère l'Empire comme un bien personnel, qui ne serait universel que quand cela sert ses intérêts, alors elle ne vaut pas mieux que ces almérans qui prônent l'universalité du message du Christ mais défaillent quand un zanyanais est élu pape !
Enfin... dans tous les cas, je pense que ce projet ne vaut la peine que s'il reçois l'adhésion des monarques catholiques, au moins. Je pense donc qu'avant de le pousser plus loin, il faut vous mettre d'accord, entre toi, Annabelle et le futur jeune Prince, et aussi pourquoi pas rallier les autres monarchies chrétiennes. Mon soutient en tous cas est acquis. Et une fois cela fait, porter clairement notre pétition à Sa Sainteté. Si le pouvoir pontifical ne l'a pas changé, et j'espère que tel n'est pas le cas, alors je suis sûr qu'il écoutera avant tout la volonté des chrétiens et non celle de la seule Viktoria, car c'est un homme juste.
Voilà en tous cas mon avis ! En toute franchise, si l'Empire est reformé selon ta vision, je m'en réjouirai. S'il ne l'est pas, hé bien, le Maok pourra vivre sans. Nous n'avons jamais connu d'Empire chrétien, juste un Empire qui, sur une partie de l'Alméra, établit un empire qui pour nous n'est ni plus ni moins que les empires actuels du Makara, du Jeekim ou du Vicaskaran. Je pourrai vivre avec et ignorer Viktoria comme mes ancêtres ignorent les siens depuis des siècles, même si je serai heureux de voir un véritable projet unir les monarques chrétiens. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok écouta attentivement la réponse de son royal interlocuteur, percevant, au-delà des simples affirmations, la sincérité de celui-ci, d'autant qu'il pouvait en juger. Il lui semblait que son interlocuteur parlait à cœur ouvert, et cela ne pouvait que lui plaire. Quand à ce qu'il disait, c'était une question grave, et, quand il eut fini de parler, le zanyanais médita quelques instants ces paroles avant de lui répondre à son tour.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hummm hé bien ta vision impériale est intéressante, en tous cas ! Je t'avoue volontiers que pour moi, comme je te l'ai dis, l'impératrice n'est qu'une reine avec un titre particulier, une préséance purement formelle. Je ne souhaite donc pas, tout comme toi, le rétablissement d'un Empire doté d'une grande puissance temporelle sur les autres monarques de la chrétienté. Pour moi, pour le Maok, ce genre d'idée est dépassée depuis bien plus longtemps encore que la guerre meurtrière que répandit la Main Noire de part le monde, et je suis heureux de voir que nous ne sommes pas les seuls à penser ainsi !
L'idée d'un Empire qui fédérerait les monarchies chrétiennes, toutefois, me paraît très intéressantes, aussi dis-je : pourquoi pas. Si ce projet se concrétise, tu pourras compter sur mon soutient. Je t'avoue néanmoins que le complot n'est pas dans ma nature, ni dans celle de mon peuple : si je m'engage sur cette voie, ce sera ouvertement, et je n'ai cure de froisser ou non l'impératrice actuelle. Si elle considère l'Empire comme un bien personnel, qui ne serait universel que quand cela sert ses intérêts, alors elle ne vaut pas mieux que ces almérans qui prônent l'universalité du message du Christ mais défaillent quand un zanyanais est élu pape !
Enfin... dans tous les cas, je pense que ce projet ne vaut la peine que s'il reçois l'adhésion des monarques catholiques, au moins. Je pense donc qu'avant de le pousser plus loin, il faut vous mettre d'accord, entre toi, Annabelle et le futur jeune Prince, et aussi pourquoi pas rallier les autres monarchies chrétiennes. Mon soutient en tous cas est acquis. Et une fois cela fait, porter clairement notre pétition à Sa Sainteté. Si le pouvoir pontifical ne l'a pas changé, et j'espère que tel n'est pas le cas, alors je suis sûr qu'il écoutera avant tout la volonté des chrétiens et non celle de la seule Viktoria, car c'est un homme juste.
Voilà en tous cas mon avis ! En toute franchise, si l'Empire est reformé selon ta vision, je m'en réjouirai. S'il ne l'est pas, hé bien, le Maok pourra vivre sans. Nous n'avons jamais connu d'Empire chrétien, juste un Empire qui, sur une partie de l'Alméra, établit un empire qui pour nous n'est ni plus ni moins que les empires actuels du Makara, du Jeekim ou du Vicaskaran. Je pourrai vivre avec et ignorer Viktoria comme mes ancêtres ignorent les siens depuis des siècles, même si je serai heureux de voir un véritable projet unir les monarques chrétiens. »