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Jahor Business Times
06 Septembre 2028

[justify]Le Premier ministre sortant Kuan Deng Lee (Independance People Party, libéral conservateur) a tenu hier dans la soirée son dernier grand rassemblement de campagne avant les élections législatives du week-end prochain. Devant 3.500 sympathisants réunis pour l'occasion, il a une nouvelle fois martelé ses objectifs pour la prochaine législature. Au pouvoir depuis bientôt douze ans, il a promis le changement dans la continuité, s'accrochant ainsi à ce qui a été le slogan de campagne de la formation politique qu'il dirige et qui n'a jamais connu la relégation dans l'opposition depuis l'indépendance acquise en 1973.

Alors qu'entre 2018 et 2026, Jahor semblait connaître une certaine stagnation économique rappelant les premières années suivants l'indépendance, la formation de l'équipe gouvernementale sortante devrait remporter les élections législatives sans trop de difficultés. La reprise de l'économie et la croissance plus forte que connaît le pays depuis deux ans aideront surement à remporter une majorité absolue à l'unique chambre du Parlement. La question sera toutefois de savoir si le Parti populaire pour l'indépendance parviendra à retrouver sa majorité des deux tiers qui lui permettrait de passer outre les vétos présidentiels. Perdue après les élections de 2024, elle constitue l'objectif politique que s'est fixé le Premier ministre. En cas de victoire, son parti retrouverait des marges de manoeuvres plus importantes que celles dont il disposait durant la législature qui s'achève. Pour rappel, le mandat de Kuan Deng Lee est jugé comme le plus controversé de l'histoire récente du pays, notamment en raison des nombreux revers politiques essuyés depuis quatre ans. En effet, la majorité s'était heurté à pas moins de six reprises à un véto suspensif présidentiel, la contraignant à laisser de côté certaines réformes pourtant promises durant la campagne de 2024 ; au premier rang desquelles figure l'emblématique promesse de modifier en profondeur le Taxes & incomes Act de 1999 ainsi que le Business Act de 2000 qui fixent les grands principes de l'imposition des ménages et des entreprises. Ces réformes, largement soutenues par l'électorat traditionnel du Independance People Party s'était heurté à la réticence présidentielle de les ratifier. Le Président Weng See Wu avait justifié en 2025 son refus par « le nécessaire besoin de maintenir une équité entre les ménages qui est, aujourd'hui, assurée par les lois en vigueur ».

Le ministre des Finances de l'époque Jang Zaiqing avait appelé à cette occasion à la démission du chef de l'Etat, provoquant un important scandale qui l'avait contraint de présenter sa démission au Premier ministre. Longtemps considéré comme le dauphin d'un chef du gouvernement dont on disait qu'il était de plus en plus usé par l'exercice du pouvoir, le jeune politicien est à présent reconverti dans la finance. Si Kuan Deng Lee brigue à présent un nouveau mandat, c'est également en partie parce qu'aucun successeur crédible n'a pu émerger dans un parti entièrement verrouillé et à la botte de son leader.

Ainsi, si le Independance People Party parvenait à rafler 60 des 89 sièges à pourvoir, rien ne l'empêcherait alors de représenter les projets de lois qui avaient été retoqués en étant, cette fois-ci, certain de les faire voter puis ratifier. A condition bien sur que l'ensemble des parlementaires du groupe votent comme un seul homme.

A côté de ces textes emblématiques, la politique économique a été au coeur des préoccupations de tous les électeurs. Réclamant davantage de baisses d'impôts, les électeurs ont, semble-t-il, été entendus, puisque l'ensemble des formations qui concourent à l'élection ont inscrit ce projet à leur programme. Tous ne vont néanmoins pas aussi loin que la formation libérale-conservatrice qui promet une refonte complète des lois sur l'imposition et la taxation. Elle ne cache d'ailleurs pas son objectif : réduire l'importance de l'Etat dans l'économie au profit du marché et du libre arbitre des acteurs économiques. « Nous allons faire de notre pays le nouvel Eldorado pour les investisseurs étrangers et les capitaux des grandes compagnies étrangères, désireuses de s'installer à Jahor » a ainsi plusieurs fois clamé Kuan Deng Lee au cours des trois semaines de campagne. Son projet est notamment d'attirer les capitaux bancaires à Jahor en promettant un ambitieux projet qui se rapproche d'un renforcement du secret bancaire. Pour atteindre ce but, sa formation compte bien s'appuyer sur sa réforme du Business Act, dans les tiroirs depuis maintenant trois ans, en raison des aléas politiques et du véto présidentiel. Si la tendance de ces derniers jours devait se confirmer, la République de Jahor pourrait se retrouver avec le Parlement le plus favorable au Independance People Party depuis 2004, année où il avait remporté l'intégralité des sièges à pourvoir au Parlement.[/justify]
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Jahor Morning Post
08 Septembre 2028

[justify]Le Independance People’s Party (Parti Populaire pour l’Indépendance, libéral conservateur) du Premier ministre Kuan Deng Lee a remporté les élections législatives de ce week-end. Cette victoire, prévue par tous les analystes politiques, marque le retour triomphant des libéraux-conservateurs au Parlement. En remportant 73 des 89 sièges à pourvoir, la formation du gouvernement sortant réalise son deuxième meilleur score de l’histoire du pays. Cette avance confortable va également lui permettre d’être assurée de disposer de la majorité des deux tiers nécessaire pour dépasser le véto présidentiel. Rappelons qu’en 2004, le Independance People’s Pary avait réussi l’exploit de remporter l’intégralité des sièges, au terme d’une élection législative menée face à des rivaux inexistants sur le plan politique et médiatique. Il faut avouer qu’à l’époque, les événements tragiques – un séisme d’une grande force avait frappé Jahor, causant 156 morts et de nombreux blessés – avaient conduit à souder l’électorat autour du chef du gouvernement.

Réélu avec 89% des suffrages dans sa circonscription du très chic District of Upper East Coast, Kuan Deng Lee devrait être à nouveau plébiscité pour occuper le siège de chef du gouvernement pour quatre années supplémentaires. Il pourra notamment compter sur le soutien de l’aile libérale de sa formation. Cette dernière a fait une entrée triomphale à la chambre puisqu’elle a doublé le nombre de ses représentants. Avec 52 députés, elle va peser particulièrement lourd dans les débats parlementaires. Son « leader », Jeng Bao, va peser lourd dans les négociations autour des réformes à venir, particulièrement celles concernant l’imposition des sociétés, la taxation des ménages et la refonte du secteur financier. Jeng Bao fait d’ailleurs partie de la Bande des Quatre. Cette équipe constitue un groupe informel constitué par quatre figures montantes au sein du Independance People’s Party. Fondée il y a deux ans, elle permet à ses membres d’échanger leur point de vue, afin de mieux peser au sein de la direction du parti. Celui qui emmène la frange libérale du parti en a fait un outil puissant pour favoriser son ascension politique. Il pourrait bien, d’ailleurs, devenir le prochain ministre des Finances.

En attendant de pouvoir former son gouvernement, Kuan Deng Lee a déjà reçu les félicitations de l’ensemble de la classe politique, tous ses adversaires ayant reconnu leur défaite. Le président Weng See Wu devra dans les jours à venir le charger de constituer une équipe capable de diriger le pays. Ce dernier a exprimé « ses vives félicitations » au Premier ministre sortant. Il s’est toutefois gardé d’annoncer qui il chargerait de conduire l’action gouvernementale pour les quatre ans à venir. Si la nomination de Kuan Deng Lee ne fait guère de doutes, quelques politologues estiment que le « Vieux sage » pourrait tenter un coup de poker pour mettre des bâtons dans les roues de son adversaire politique le plus résolu. « Weng See Wu est un vieux renard de la politique. Sa rivalité avec Kuan Deng Lee, qui frise parfois l’affrontement ouvert, pourrait le pousser à proposer à un autre député du Independance People’s Party de constituer un gouvernement. Non pas pour empêcher son adversaire de devenir Premier ministre – ce dernier tient suffisamment bien ses troupes pour qu’elles ne s’aventurent pas à valider une autre candidature – mais bien pour semer la zizanie dans les rangs de la majorité parlementaire. En proposant la fonction à un autre, le président de la République pourrait permettre à une autre figure d’émerger, d’exister face à l’omniprésent chef du gouvernement. Cette stratégie permettrait d’accélérer le remplacement au sommet de la formation politique qui domine la vie publique depuis l’indépendance ». Cette théorie, si elle semble en séduire certains, paraît toutefois assez hasardeuse. Les conséquences pour le chef de l’Etat en cas d’échec seraient énormes. Avec une majorité de plus de 66 sièges au Parlement, le Premier ministre dispose d’assez d’élus pour faire mettre aux voix une procédure de destitution du président. Les prochains jours seront donc sans grande surprise.[/justify]
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Jahor Business Times
11/09/2028

[justify]C’est la réforme qui pourrait marquer le début de la nouvelle législature et qui risque au passage de provoquer quelques remous dans l’assemblée nouvellement élue. En effet, le texte d’une note sur une refonte du système éducatif jahori a fuité et est parvenue à la rédaction du Jahor Morning Post qui s’est empressé d’en publier le contenu. Si l’on ignore encore comment exactement pareil document a pu parvenir à nos confrères, une chose est certaine, celui qui l’a transmise a commis une sacrée boulette. Le plus probable serait d’affirmer que la personne chargée de transmettre la note s’est trompée dans le numéro du télécopieur. Pourtant, les plus complotistes ne manqueront pas de voir dans cette coïncidence le fruit d’une manipulation politique, destinée éventuellement à torpiller le texte avant son examen même à la chambre. Dans ce dernier cas, il s’agirait d’une manœuvre audacieuse puisqu’elle ne peut venir que d’un membre éminent de l’administration fraîchement élue par les députés. Audacieuse surtout parce qu’elle risque de mettre le Premier ministre dans une situation particulièrement inconfortable vis-à-vis de l’opposition, mais surtout de sa propre majorité. Rappelons que certains au sein de celle-ci avaient averti qu’ils seraient particulièrement vigilent à ce qu’une réforme de l’enseignement ne tende pas à une trop importante libéralisation du système. L’aile libérale du Independance People’s Party au Parlement en revanche s’est dite « particulièrement intéressée par les principales mesures suggérées dans la note qui a été révélée dans la presse ce matin » au travers d’un communiqué de plusieurs de ses représentants. Le chef du gouvernement, Kuan Deng Lee, a eu du mal à masquer son embarras à sa sortie du Parlement où les débats, qui devaient initialement porter sur le discours de prise de fonction du Premier ministre, ont rapidement dévié vers la fameuse note. « Je ne souhaite faire aucune commentaire à propos de ce document. Sachez que le gouvernement travaille activement à améliorer le quotidien des Jahori, sur la base du programme pour lequel il a été élu » s’est-il contenté de répondre aux journalistes de plusieurs chaînes de télévision et de radio qui l’interrogeaient à propos du contenu de ce projet de réforme.

La fameuse note qui accompagnait sans doute un second document contenant davantage de précisions quant à la refonte du système scolaire jahori n’en est pas pour autant moins révélatrice de ce que pourraient être les grands axes de changements qui s’annoncent pour l’école du pays. Plusieurs changements majeurs sont à noter. Tout d’abord la privatisation des établissements d’enseignement. Si le Ministère de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports devrait conserver quelques écoles, principalement pour assurer une éducation pour tous, notamment à ceux dont les parents ne pourront pas financer des études qui devraient devenir plus coûteuses, l’immense majorité des établissements scolaires vont passer entre les mains d’associations chargées de les administrer. La nouveauté consiste d’ailleurs dans le financement de ces nouvelles structures. Si naturellement les frais de scolarité devraient représenter – tout du moins dans un premier temps – le gros des budgets à dispositions des conseils d’administration de ces associations, les financements privés vont aller en croissant. En effet, les fondations, particuliers mais aussi les entreprises pourront participer au financement de l’enseignement, moyennant un droit d’être représentés aux assemblées générales et de faire élire un ou plusieurs représentants au conseil d’administration des écoles. Les entreprises pourraient bien trouver dans ce système plusieurs avantages notables. Au premier rang d’entre eux, cela leur offrira de pouvoir plus aisément créer des liens entre le monde de l’entreprise et celui de l’école, avec pour objectif de faire coller les programmes scolaires au plus près de leurs besoins en main d’œuvre et en diplômés qualifiés. En effet, de nombreux groupes, notamment dans le domaine des services, et plus spécialement le secteur financier, avaient ces dernières années critiqué le décalage entre les offres de formation dans les établissements scolaires et la réalité des besoins en main d’œuvre. Le deuxième avantage que pourraient y voir les entreprises serait de faire émerger des partenariats renforcés, par exemple au travers de programmes de formation intégrée, comprenant des expériences dans le monde professionnel. Un tel bouleversement des modes de formation conduirait nécessairement à une employabilité accrue des diplômés ; ces derniers bénéficiant de connaissances pratiques augmentées. « Plutôt que de miser sur des dispositifs législatifs contraignants forçant les entreprises à recruter des étudiants en stage au cours de leurs études, nous préférons naturellement toute autre solution plus souple qui nous donnerait l’occasion de participer à l’élaboration des programmes scolaires afin que notre voix puisse également être entendue. Cela rapprochera les besoins des uns et des autres » a déclaré Tsang Ye Chan, président de l’Union of Jahori Companies, principal organisation de représentation des entrepreneurs.

En gagnant également largement en autonomie, les écoles et universités pourront plus aisément tester de nouvelles méthodes d’apprentissage, concentrant les efforts dès les premières années d’enseignement sur l’acquisition de savoirs élémentaires, tels le calcul, la lecture et les langues vivantes. « Une pareille réforme serait une excellente nouvelle pour le système scolaire, à l’heure où de plus en plus de nos jeunes quittent le cycle élémentaire avec de graves lacunes dans des matières jugées pourtant essentielles » a déclaré un chef d’établissement, interrogé sur l’avis qu’il se fait d’une possible refonte du parcours scolaire. D’autres responsables d’établissement sont néanmoins plus sceptiques, soulignant que l’on sait ce que l’on perd, pas ce que l’on gagne, et que l’école de le gouvernement aurait eu davantage à gagner à améliorer les dispositifs déjà existants plutôt que de se lancer dans un chantier dont on ne sait pas encore exactement l’ampleur qu’il risque de prendre. Beaucoup craignent une école à plusieurs vitesses, avec d’un côté les établissements dont les frais de scolarité seront élevés et où se retrouveront les élèves dont les parents pourront financer des études coûteuses, et de l’autre des établissements moins dotées où se rassembleront les exclus des « bonnes » écoles, voire les écoles publiques. « Tout cela va accroître les inégalités » tempête une mère de familles interrogée alors qu’elle récupérait son fils à la sortie des cours.[/justify]
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Jahor Morning Post
18/09/2028

[justify]Le ministre des Affaires étrangères, Gao Jinlong, a déclaré vouloir renforcer les relations diplomatiques de Jahor avec les autres nations du monde. Cependant, dans un premier temps, les services du ministère des Affaires étrangères devraient en toute logique se concentrer sur les pays géographiquement situés au plus près du territoire national. L’objectif affiché est de rendre du dynamisme à la diplomatie jahori, alors même que les dernières années ont été caractérisées par un retrait évident de la scène internationale. Cette discrétion est à expliquer par la volonté – politique – des gouvernements précédents de se concentrer davantage sur les affaires intérieures. Le développement de l’industrie de pêche avait ainsi été au cœur des préoccupations, en témoigne le rang de Vice-Premier ministre qui était accordé à Peng Li depuis 2024. Ce dernier considérant avoir rempli sa mission en renforçant ce volet important de l’économie nationale avait annoncé au début de la campagne ne pas souhaiter faire partie d’un nouveau gouvernement ; préférant « profiter de la sagesse de [ses] années en coulant une retraite tranquille entourée de [son] épouse, de [ses] enfants et petits-enfants ». La réalité de ce retrait est quelque peu autre. A titre de rappel, les relations entre Peng Li et le Premier ministre, Kuan Deng Lee, se sont considérablement détériorées au cours des deux dernières années. Les deux hommes, en désaccord profond sur l’attitude à adopter face aux vétos présidentiels et face au manque de coopération dont a pu faire preuve le chef de l’Etat, sont en froid. Depuis près de six mois ils ne se parlaient d’ailleurs plus que pour régler les dossiers ayant trait à la conduite de la politique gouvernementale. Le « pot de départ » organisé à l’issue du conseil de gouvernement en l’honneur de Peng Li avait été le point d’orgue d’une rivalité née tardivement. Les invités avaient ainsi pu noter que dans l’allocution du Premier ministre avait été particulièrement brève, vantant uniquement « le travail accompli » par le vieux politicien.

Maintenant que Kuan Deng Lee a remporté les élections législatives, il a souhaité mettre une partie de son capital politique dans un changement de cap diplomatique. Il a ainsi chargé Gao Jinlong de tisser un réseau de contacts avec les représentants étrangers. Pourtant, cette ouverture à l’étranger ne devrait pas se faire tous azimuts. En effet, chaque ministère a reçu une lettre de mission. Celle du ministre des Affaires étrangères met l’accent sur la « nécessaire reprise des relations avec l’étranger, en favorisant, dans un premier temps, les contacts avec les Etats jugés les plus proches géographiquement ». La République de Jahor devrait donc logiquement se tourner avant tout vers le Makara, mais également le Barebjal et le Thyrioptis. En langage politique cela veut naturellement signifier que le Raksasa sera la première des priorités de la nouvelle administration issue des rangs du Independance People’s Party. Interrogé à propos de la place à accorder à la superpuissance mondiale dans la diplomatie du nain jahori, Gao Jinlong a esquivé en employant un ton léger : « selon mes souvenirs des cours de géographie, le Raksasa se trouve effectivement à proximité de chez nous. Mais peut-être allez-vous m’annoncer qu’entre hier soir et ce matin son gouvernement a décidé de déménager le pays ? ».

Plus largement, il convient de s’interroger sur la stratégie diplomatique souhaitée par Kuan Deng Lee. Si personne n’ignore le contenu de son programme – qui peut être résumé en trois mots : plus de liberté – l’orientation que prendra la diplomatie jahori est plus incertaine. Pourtant, de plus en plus de diplomates s’accordent à dire que les relations bilatérales reflèteront les ambitions économiques du gouvernement. Les relations internationales devraient ainsi être mises au service de la réalisation du programme politique sur lequel le gouvernement s’est fait élire. Les échanges commerciaux devraient donc constituer l’essentiel des accords signés. Il n’est pas tout à fait improbable cependant que certains protocoles inclus des aspects plus stratégiques, tels des conventions de défense et d’assistance. En effet, considérant la légèreté des forces de défense nationale, il conviendra surement pour le gouvernement de trouver un ou deux partenaires fiables, capables d’assurer une protection sur le pays. Les prochaines semaines montreront l’orientation que prendra la diplomatie jahori.[/justify]
Jahor

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Jahor Business Times
26/09/2028

[justify]Les élections législatives ont redynamisé largement le pays. En effet, selon nombre d'experts qui s'intéressent aux évolutions économiques et financières, la bourse de Jahor semble avoir accueilli avec un certain enthousiasme la réélection de Kuan Deng Lee à la tête du gouvernement. Le Jahor Exchange a ainsi pris deux points depuis le début du mois, soit sa plus forte hausse en cinq ans, dépassant même les 500 points, son record historique. Le précédent record avait été atteint en 1995, au moment de l'envolée des marchés makarans. Cette flambée s'était terminée avec une crise majeure, provoquée par des retraits importants de capitaux, redirigés à l'époque vers les places alméranes et nord-vicaskaranes. Pour souvenir, il s'en était suivi une grave crise économique et monétaire pour plusieurs pays, dont la République de Jahor. Entre 1995 et 1998, le produit intérieur brut avait reculé de près de 10%, provoquant des restrictions des carnets de commande et une forte augmentation du chômage. Le dolalr jahori avait également perdu beaucoup de sa valeur, mettant en danger l'équilibre financier national. La dette avait fortement cru également, obligeant le gouvernement à mener plusieurs plans de rigueur successifs. C'est suite à cette crise majeure du système financier national que les réformes qui ont jeté les bases actuelles de fonctionnement de l'économie ont été menées.

Alors que le texte de la réforme de l'école est déjà en débat au sein de la commission de l'éducation, Kuan Deng Lee a annoncé l'ouverture d'un nouveau grand chantier législatif : celui de l'imposition des sociétés et des capitaux. Le gouvernement se donne 100 jours pour faire adopter un texte par le Parlement. L’objectif est de faciliter l’inscription de sociétés au registre jahori des sociétés. Issu du monde de l’entreprise – il a gravi en dix ans tous les échelons de direction Jahor Technologies Engineering Ltd jusqu’à en devenir le Deputy Chairman pour le Makara – le Premier ministre souhaite rendre possible la création d’une entreprise en moins de cinq jours. La première version du projet de loi s’appuie notamment sur une plus grande informatisation. Cela sous-tend une dématérialisation des procédures de dépôt de dossier et de traitement. Alors qu’il faut aujourd’hui compter une dizaine de jours pour pouvoir lancer son activité, le gouvernement a prévu de diviser par deux ces délais.

Pourtant, le Premier ministre et son ministre des Finances veulent aller encore plus loin en s’attaquant également à la fiscalité. « Nous allons provoquer la plus grande révolution fiscale que ce pays ait connu » a annoncé Jeng Bao, figure montante du parti et nommé ministre des Finances. Le compte des dispositions qui devrait faire de la cité-Etat l’un des endroits les plus attractifs au monde pour investir et faire des affaires. L’impôt sur le revenu des sociétés va ainsi être abaissé à 17%. En outre, alors qu’auparavant les actionnaires étaient imposés sur les dividendes, après application de l’impôt sur les sociétés, ils seront dorénavant exonérés de taxation. Cela signifie que l’imposition sur les entreprises sera dorénavant un impôt définitif. « Nous ne pouvons pas infliger à ceux qui créent de la richesse et prennent le risque d’investir dans l’économie de notre pays une double imposition ; une première fois sur les bénéfices puis une deuxième fois sur le fruit de leur investissement » a déclaré le ministre des Finances. Le Income Tax Act présenté au Parlement prévoit également de reviser l’imposition sur le revenu des personnes physiques. Alors que jusqu’à présent il n’existait pas de distinction entre résidents et non-résidents, le gouvernement va alléger la pression sur les premiers afin d’encourager à l’établissement permanent à Jahor. L'objectif de cette réforme de l'Income Tax Act est également de permettre une entrée de devises étrangères, notamment des dollars raksasans dans le circuit économique jahori.

Les résidents de nationalité jahori devront s’acquitter de l’impôt en fonction de leurs revenus. L’assiette comprendra les revenus du travail, les éventuelles indemnités, les allocations et les avantages en nature. Un plafonnement de l’imposition est prévu pour chaque tranche. Les résidents permanents de nationalité étrangère seront imposés sur les mêmes bases. Seuls les non-résidents seront taxés différemment. Cette nouveauté doit en effet encourager ceux dont la présence à Jahor n’excède pas les 183 jours (une demie année) à faire le choix de l’installation permanente. Kuan Deng Lee justifie ces changements par la forte compétition internationale qui pourrait s’installer entre les Etats du Makara. « Depuis que le Wapong est sous l’influence grandissante du Syndicat pour la Solidarité Paysanne, le climat des affaires y est devenu plus pesant qu’au temps du Mouvement pour la Liberté Citoyenne. Nous devons profiter de l’instabilité fréquente qui touche cet ancien joyau du libéralisme pour nous transformer en destination prise pour les affaires » a souligné Jeng Bao.[/justify]
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Jahor Business Times
30/09/2028

[justify]Le brouillard se dissipe autour du Income Tax Act à mesure que les débats parlementaires progressent. Jeng Bao a détaillé devant les députés les détails de l’imposition sur les sociétés. Si le gouvernement est plutôt qualifié de conservateur, ce qu’il propose apparaît davantage comme un programme particulièrement révolutionnaire. En effet, la Corporate Income Taxva être intégralement refondue pour permettre la mise en place de seuils de déclenchement de l’impôt. « Nous souhaitons favoriser l’attractivité de Jahor. Cela a été l’un des engagements du Independance People’s Party tout au long de la campagne. L’objectif que nous nous sommes fixé, et que nous atteindrons, est de parvenir à augmenter de 20% le nombre d’entreprises étrangères dont le siège social serait déplacé vers notre pays. La fiscalité est l’un des moteurs du dynamisme fiscal et économique que nous souhaitons insuffler ».

Dans le détail, cela signifie que l’ensemble des entreprises verront les 300 000 premiers dollars de leur chiffre d’affaires exonérés partiellement de la Corporate Income Tax. Les 100 000 premiers dollars seront intégralement exonérés, tandis que les 200 000 dollars suivants seront exonérés à hauteur de 50%. Pour bénéficier de ce dispositif avantageux, les entreprises devront toutefois remplir plusieurs conditions. Deux en réalité. La première est d’être régulièrement enregistrée auprès du ministère des Finances. La seconde est d’être, logiquement, résident fiscal à Jahor. Passé le seuil de 300 000$, les entreprises s’acquittent de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 17% de leur chiffre d’affaires. « Notre but est de simplifier au maximum la fiscalité pour les entreprises et les groupes étrangers. A Jahor le système sera simple. Mais il sera surtout particulièrement favorable aux affaires. Le Premier ministre et moi-même avons décidé qu’il était venu le temps d’abaisser drastiquement l’ensemble des impôts. En passant de 25% à 17% nous réduisons les taux. Mais l’assiette est élargie. Dorénavant, l’ensemble des sociétés seront imposables, dans la limite des dispositions prévues par le projet de loi de finances. Toutes les entreprises vont bénéficier de l’exonération sur les 300 000 premiers dollars raksasans. Au-delà de ce seuil, le nouveau barème sera pleinement appliqué » a déclaré le ministre des Finances.

Selon les analystes de la Bank of Jahor, l’ancienne banque centrale nationale, cette mesure va dans un premier temps creuser le déficit de l’Etat, estimé pour cette année à environ 1,5% du produit intérieur brut. « Mécaniquement, en réduisant les taux d’imposition, le gouvernement se prive de recettes. Pourtant, nous pouvons nous attendre, dans les cinq années qui viennent, à un accroissement du nombre d’entreprises qui feront le choix de s’installer fiscalement à Jahor. Si le gouvernement s’engage effectivement durablement sur la voie de la réduction de la taxation, alors cela va renforcer la confiance des investisseurs. L’important est de conduire une politique fiscale stable et qui fait le choix de s’inscrire dans la durée. L’avantage des cité-Etats c’est qu’elles ne nécessitent pas de budgets aussi colossaux que les grands Etats. C’est logique : ne pouvant mener des politiques internationales hégémoniques, elles ne ressentent souvent pas le besoin de se doter d’armées pléthoriques et de réseaux diplomatiques coûteux. En outre, la rareté de l’espace conduit à rationaliser les actions et interventions du gouvernement. Les politiques industrielles sont souvent faibles, car le sol est assez pauvre en ressources ». A voir si cette analyse se confirmera dans le temps.

Quelques indices laissent toutefois entrevoir quel type d’activité le ministère des Finances souhaite encourager. En effet, en parallèle à la révision de la Corporate Income Tax, la Personal Income Tax, impôt sur les revenus des personnes physiques, va voir le nombre de tranches augmenter jusqu’à sept. In fine, la première tranche sera intégralement exonérée, la dernière, pour les revenus au-delà de 320 000 dollars raksasans, le taux est de 20%. Là encore, l’objectif est d’attirer les riches investisseurs en leur proposant un système fiscal non confiscatoire. Les prochaines années, et la manière dont le gouvernement parviendra à vendre sa réforme aux investisseurs contribuera pour beaucoup à la réussite ou à l’échec de la réforme du Income Tax Act.[/justify]
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Jahor Morning Post
02/10/2028

[justify]Alors que les députés s’interrogent sur les efforts de libéralisation, la refonte du Income Tax Act et sur la réforme de l’école, le gouvernement avance sur le front de la lutte contre la corruption et le renforcement des pouvoirs des forces de l’ordre dans l’exercice de leurs missions de maintien de l’ordre public. Politiquement, le concept que semble appliquer l’exécutif est celui du carpet bombing. En présentant autant de projets de lois et de réformes, Kuan Deng Lee cherche à asphyxier l’opposition en l’obligeant à se battre sur tous les fronts. Fiscalité, sécurité, éducation et social. Autant de sujets sur lesquels le Independance People’s Party compte bien obliger le Jahor Worker’s Party à prendre position.

Le ministre de l’Intérieur Fan Jengjiao a, dans une interview donnée à la presse étrangère, détaillé le contenu du futur Home Security Performance Act. Cette nouvelle loi, devrait venir renforcer l’arsenal judiciaire déjà existant. Mais de nouveaux aspects sont de nature à modifier en profondeur le travail de la police. En effet, si les pouvoirs de contrôle des forces de l’ordre seront accrus, la création d’un service entièrement dédié à la lutte contre la cybercriminalité est une innovation majeure. Jusqu’à présent, cet aspect des missions de police était assuré par différentes unités des diverses directions de la police. Il s’agit donc d’une simplification et d’une centralisation au sein d’une même structure de tous les officiers chargés de contrôler les outils informatiques et internet. « Nous souhaitons engager un vaste mouvement de centralisation des services jusqu’à présent en charge du cybercrime au sein d’un même département, au carrefour de toutes les autres divisions de la direction de la police. Cette nouvelle structure gèrera principalement les délits liés à l’utilisation d’internet. Toutefois, elle sera également mobilisable par d’autres directions pour les assister dans la progression d’une affaire. Nous profiterons de l’opportunité pour rationaliser et moderniser les services affectés par la fusion. Certains officiers seront redéployés vers d’autres directions où leur contribution sera davantage appréciée. Mais la modernisation passera également par le déploiement de nouveaux outils informatiques. Les nouveaux postes seront reliés à la fibre optique pour faciliter le travail des enquêteurs et accroître leurs capacités d’investigation » a déclaré Fan Jengjiao. En parallèle, la répression de la pornographie sera renforcée. Si elle était plus ou moins tolérée par les gouvernements précédents, elle sera dorénavant fortement encadrée, voire interdite sur internet. Un renforcement du contrôle des réseaux devrait faciliter son interdiction. Seuls quelques rares endroits de Jahor proposeront donc encore des services liés à cette activité. Il faut néanmoins s’attendre à un accroissement de la surveillance, voire à de nouvelles mesures visant à la faire disparaître dans les années à venir. L’une des annonces les plus surprenantes est cependant autre. Le ministre de l’Intérieur, après avoir annoncé un déploiement massif de nouvelles caméras de vidéoprotection dans les rues de la ville, a également fait part de son souhait de voir Jahor s’inspirer de pratiques qui ont fait leurs preuves en matière de traitement de l’information. Ainsi, un contrat de plusieurs millions de dollars aurait déjà été signé avec une société schlessoise spécialisée dans la collecte et le traitement de données informatiques. Ce contrat prévoit notamment de mieux relier les images captées par les caméras à un même et unique fichier accessible aux principales structures assurant la sécurité publique, à l’image de pratiques révélées au Saint-Empire. Quelques dizaines de militants d’Amnesty International se sont à cette occasion rassemblés devant le ministère de l’Intérieur pour dénoncer les dérives autoritaires du gouvernement, notamment dans la conduite de sa politique sécuritaire.

En outre, Jeng Bao a présenté conjointement avec Fan Jengjiao les contours du nouvel Office for Transparancy qui sera en charge de la lutte contre la corruption. Rattaché formellement au ministère des Finances, cette structure, née de la fusion de plusieurs directions avec l’Anticorruption Agency, disposera dans les faits d’une véritable autonomie pour traquer les comportements assimilables à de la corruption. « La croissance des dernières années a accru le risque de voir se développer des comportements non conformes à l’éthique et à la morale économiques. C’est pour anticiper une pareille possibilité, le gouvernement a pris très à cœur la lutte contre la corruption. Il en va de la bonne santé de nos entreprises et de notre administration ».[/justify]
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