Rencontre Royale entre le Lito et le Maok à Lokaroum

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Alwine

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

[right]17 Juillet 2028, aéroport de Lokaroum.[/right]

C'était seulement la deuxième fois depuis la réouverture diplomatique du Maok que Lokaroum accueillit un personnage royal, et la première fois que celui-ci était un zanyanais. Certes, la royauté au Lito était devenue un peu différente de ce qu'elle était dans les pays plus classique, dont le Maok faisait partie, et les journaux avaient même publié [url=http://www.simpolitique.com/presse-royaume-maok-t12090-45.html#p270768]une explication aussi précise que possible du système litonien[/url], mais dans l'esprit du peuple, malgré tout, le mot « Roi » restait associé à une certaine noblesse, une certaine grandeur, que ne pourrait jamais avoir une président, un chancelier ou quoi que ce soit d'autre. C'était donc le protocole royal qui était de mise, et le Roi du Maok qui présiderait à la rencontre, en lieu et place de sa Ministre des Affaires Étrangères ou parfois de son Premier Ministre, comme cela aurait pu être le cas pour une rencontre plus ordinaire.

Comme lors de la visite du Roi Suprême du Perlian, tout cela avait eu deux effets, indépendants et complémentaires. D'une part, la ferveur populaire était bien plus grande, que lors d'une rencontre « normale » avec un simple diplomate, et une foule nombreuse s'était réunie à l'aéroport et à la sortie de celui-ci, ainsi qu'en plusieurs endroits de la ville où on avait prévu le passage du convoi royal, comme pour la visite perliane, qui avait laissé une forte impression dans les esprits populaires. Les gens étaient nombreux à grandir des bannières joyeuses, aux couleurs nationales, des drapeaux maokoriens ou, plus souvent, le seul symbole de la famille royale, les trois étoiles sables sur fond de gueule, exempté du vert du drapeau d'état. L'ambiance était joyeuse, car la foule était très heureuse et excitée de cette nouvelle visite royale, celle d'un état puissant du Zanyane qui plus est, qui leur semblait la preuve d'un épanouissement de leur diplomatie.

D'autre part, on avait déployé plus de moyens que d'habitude, comparable, là encore, à celle mise en place pour la visite perliane et plusieurs centaines de soldats étaient présents. Ils formaient notamment une longue double haie d'honneurs, mêlant soldats masculins et féminins – les fameuses Amazones de Maok, qui existaient depuis l'époque pré-coloniale – en tenue d'apparat, pour honorer le Roi du Lito. D'autres assuraient la sécurité tout autour de l'aéroport, et d'autres encore étaient venus renforcer la Police Royale pour contenir l'enthousiasme de la foule, purement amicale, mais qui aurait pu éventuellement poser problème. On envisageait pas vraiment un acte hostile sur le territoire maokorien, mais en cas de problèmes tous ces gens bien armés un peu partout sur le parcours que devait emprunter le souverain étranger serait apte à réagir.

Comme il avait été annoncé aux litoniens, Ménélok IV en personne attendait son royal visiteur, entouré de plusieurs de ses proches conseillers, parmi lesquels la Ministre des Affaires Étrangères, le Ministre de la Culture et la Généralissime de ses armées, ainsi que plusieurs conseillers plus privés. Les conseillers étaient vêtus de vêtements de qualités, mais sobres. Ménélok IV lui-même portait une cape faite en peau de léopard et bordé d'une crinière de lion. Plutôt que la lourde couronne d'or traditionnelle, il avait choisi de porter une couronne plus délicate en émeraudes et argent, élégant travail moderne de ses artisans, qui lui en avaient fait cadeau pour son couronnement. Il tenait à la main le sceptre royal, en or et travaillé en son sommet en forme de tête de lion, qui faisait partie de l'antique trésor royal maokorien.

On n'attendait plus que les visiteurs, qui étaient annoncés pour bientôt. Comme on confirma qu'ils étaient tout proche, le Roi fit faire silence dans son escorte et attendit l'arrivée de son royal visiteur, même si sa Royauté était d'une forme un peu particulière... qu'importait, il restait un chef d'état couronné, et devant donc être respecté comme tel.
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