Presse nationale et locale

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[justify][center]Providence[/center]


Le Raksasa, à nouveau dans la tourmente ?
24 janvier 2028

Un enregistrement macabre est apparu le 21 janvier sur l'internet mondial et montre l’exécution par la Main Noire d'un certain "Siman II" pour reniements de ses promesses à l'encontre du Califat. A genoux devant ses bourreaux, on voit le condamné prononcer une autocritique dans laquelle il regrette l'engagement de l'armée impériale Raksas au Lerminia et admet mériter sa punition. Son chef roule sur le sable quelques instants plus tard. Bien qu'étant une mise en scène, comme l'illustre l’impeccabilité des vêtements portés par les Islamistes, ainsi que la suite d'effets spéciaux liés à la décapitation, les révélations du supposé Siman II font froid dans le dos. Une question est sur toutes les lèvres depuis : l'Empire du Raksasa a-t-il eu des relations avec la Main Noire au Barebjal et de quelle amplitude ? Interrogé sur les révélations, le ministre royal des affaires étrangères s'est déclaré « troublé » et attend des explications de Jiyuan, à l'image du reste de la communauté internationale. Après les accusations de génocide en Eussice, les autorités impériales du Makara méridional font face à une nouvelle affaire et voient leur chemin de croix se prolonger. Alors que des négociations pour la paix au Lerminia se tiennent entre la Coalition Pan-arabe et le duo Plarel-Raksasa, le régime Tchoconalien hésite encore à commenter le dossier, par peur de déstabiliser les pourparlers en cours. Rappelons que des millions de chrétiens vivent au Lerminia et sont, par leur religion, les premiers ciblés et les plus vulnérables à l'heure actuelle. Cela n'aura pas retenu la verve des instances du Harakat, parti présidentiel, qui ont vivement protester contre le stoïcisme apparent du chef Fahd el-Sayeed. Le silence radio règne ailleurs au Barebjal, les chancelleries n'ont pour l'heure pas voulut faire de déclaration.

Suspension de la prévôté pontificale.
24 janvier 2028

Devant la léthargie du Vatican, la Couronne a pris la décision de suspendre jusqu'à nouvel ordre les activités judiciaires de l'Inquisition Papale. Méfiante vis-à-vis de l'institution, la royauté craint les possibles conséquences d'une absence de l'autorité centrale et ne reviendra sur sa décision que lorsque Urba aura redonné des signes de vie. Les Inquisiteurs pontificaux continueront de vivre et de se mouvoir le plus librement du monde mais ne devront pas officier. C'est la deuxième fois que ces derniers sont forcés d'arrêter le travail depuis l'implantation de la prévôté religieuse en l'an de grâce 2025. Son plus haut fait aura été de mettre aux arrêts et de juger les prédicateurs de croisade qui avaient sillonné le pays en 2026 au nom de la libération du Lerminia. Parmi les sujets de Sa Majesté, l'Inquisition est inégalement perçue et cela varie d'une paroisse à l'autre, allant du simple respect à la méfiance, voir à l'hostilité. En dépit de difficultés visibles, le Thorval fait pourtant partie de ceux qui ont le mieux reçu l'Inquisition. En effet, des pays tels que le Viertenstein interdisent la présence d’Inquisiteurs au sein de leurs frontières.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Crise de la laine ?
8 février 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/37/1442146181-image-article-sur-laine.png[/img][/center]
Il y a de l'eau dans le gaz entre une portion de la paysannerie pourvoyeuse de laine et les tisserands urbains. Les relations se tendent et pourraient déboucher sur une crise ouverte. Parmi les différents corps de métier, la corporation des tisserands Adurstedois est celle ayant le moins appréciée la démonstration paysanne qui consista à vendre la majorité du surplus de laine aux familles des cités plutôt qu'aux artisans du textile. Un geste symbolique, pas appelé à se reproduire, qui visait à proclamer au grand jour la liberté et l'indépendance de la campagne à l'égard des acteurs économiques urbains, quel qu'il soit. Faute de livraison, d'aucunes manufactures artisanales durent suspendre le travail pendant quelques jours au milieu du mois de novembre et envoyèrent une bonne cinquantaine de compagnonnes au chômage technique. Le textile, le filage et les travaux devant un métier à tisser sont en effet monopolisés par les femmes. « C'était injustifié, et contribue à plomber les bonnes relations que nous entretenions » témoigne Søren, maitre à Adursted et ajoute « Le revenu que touchent les paysans sur la vente lainière est bon. Le juste prix adossé à la notion de Caritas est respecté à la lettre, nous ne comprenons pas ce qui passa par la tête de certains. » Toute la paysannerie lainière n'est pas concernée mais les conséquences négatives pourraient rejaillir sur l'ensemble. La perte de confiance est possible, alors que des rumeurs circulent sur l'intention des corps de métier du textile de s’approvisionner à l'étranger en 2028, faisant ainsi perdre des débouchés, jusqu'ici assurés, aux gens des campagnes. Les prévôtés royales, compétentes pour les litiges entre corporations, pourraient intervenir et proposer une conciliation, avant que la crise ne prenne de trop grandes proportions. Du reste, il serait injuste que des personnes impliquées ni de près ni de loin soient impactés à cause de la fougue d'une minorité de paysans qui n'a visiblement pas mesurer les conséquences de ses actes, ainsi que l'ampleur que cela pouvait prendre. Par ailleurs, nul besoin de proclamer leur liberté vis-à-vis de la ville, tellement la chose est évidente et saute aux yeux. Une histoire rocambolesque à plus d'un titre ! La laine est, au Thorval, la fibre la plus courante, suivis du lin, tandis que les fibres non-naturelles (artificielles/synthétiques) ne se font pas de place dans la confection de vêtements.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Thorval : engouement spirituel pour les reliques.
14 février 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442323781-reliquaire-st-gunleif.png[/img]
Reliquaire de St Gunleif de Løgstør, à l'église paroissiale.[/center]
La Sainte Couronne effectue depuis début décembre un tour complet du Thorval et il reste quatre mois et demi pour parcourir le plus de paroisses possibles. En effet, le but n'était pas de privilégier certaines communautés d'habitants, mais bien de donner à tous la chance de contempler et de vénérer l'une des reliques les plus sacrées de la Chrétienté, avant son retour en Fiémance. A ce titre, les autorités ecclésiastiques pourraient solliciter l’archevêché Opémontois pour une prolongation du périple. L'agitation et la ferveur qui animent un village au moment de l'entrée de la Sainte Couronne témoigne de l'inexprimable dévotion des sujets de Sa Majesté à l'égard des saintes reliques. Depuis 2020, on remarque de fréquents embouteillages au sein des déambulatoires, permettant de circuler autour de l'autel, dans le chœur, donnant aussi accès aux chapelles secondaires, endroit choisit pour exposer ou abriter des reliques. Celles-ci peuvent également être placées sur l'autel principal ou sur des tribunes d'ostentation spécialement bâtit à cet effet, voir exposées en procession via des monstrances, sorte de reliquaire portatif. Les processions se font les jours de fêtes, mais aussi lors de périodes spéciales. Par exemple, des processions extraordinaires, très suivies, se produisent sur ordre de l’évêque au commencement de l'hiver afin d'obtenir la protection du Saint contre le froid, tant au bénéfice des hommes que de leurs récoltes. Alors qu'existe dans le monde un courant sceptique, au Thorval, on ne doute guère et l'on croit fermement aux virtus, aux potestas et aux bienfaits que le culte des reliques apporte aux dévots. On ne doute pas non plus de leur sacralité, en témoigne la cérémonie de l'Hommage dont le serment s'effectue sur reliques afin de le doter d'un caractère sacré. Dès lors, quand la Couronne proclama, il y a trois ans, le 5 novembre (fêtes des Saintes Reliques) jour férié chômé, personne ne fut surpris. Le dévouement aux restes des Saints est si fort, que leurs actualités parviennent à éclipser des sujets plus graves: sur la dernière semaine, Gamlesten ne vécut que pour s’enquérir de la châsse de St Gilmar, saint patron du village, dont la structure en bois abimée par les siècles nécessitait sa complète réfection. Les dons des fidèles, intérieurs comme extérieurs à la paroisse, furent suffisamment élevés pour que la nouvelle châsse puisse prendre la forme d'une église miniature avec quelques ornements pour l'enrichir et l'embellir. Cette dévotion populaire s'accompagne, de manière plus ou moins systématique, de la crainte d’abimer ou de perdre les restes sacrés. Les saintes reliques sont des biens spirituels communs inestimables et quand l'une d'elle est en danger, c'est toute la paroisse qui l'est. Encore vivace est sans doute le souvenir des années 1950 où il fallut, devant le coup d'État, déplacer, cacher et disperser les reliquaires afin qu'ils ne tombent entre les malveillantes mains des milices marxistes. On estime qu'un grand nombre put ainsi être sauvé, à défaut d'être tous retrouvé à ce jour. C'est pourquoi, il est aujourd'hui impossible de faire un recensement complet et précis des reliques présentes au Thorval. On peut simplement affirmer qu'elles sont nombreuses, ainsi que l'illustre les chœurs, les absidioles et les cryptes de nos églises. En outre, la règle canonique selon laquelle tout autel doit contenir sa titulature et ses reliques, n'est pas optionnelle.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Victoire de la chanson sur le sondage.
28 février 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/38/1442695926-scalde-thorvalois.png[/img]
Statut de scalde à Sankt-Knud, petite ville de province.[/center]
Lorsque l'on souhaite connaitre l'humeur populaire, passe-t-on un contrat avec un cabinet spécialisé dans les enquêtes d'opinion ? Pas au royaume. Ces structures ont tour à tour fait banqueroutes, faute d'activité et de sollicitations. Aussi curieux que cela puisse paraitre aux premiers abords, c'est la renaissance de la tradition orale qui en est la cause majeure. En effet, les scaldes leurs ont été fatals, mais sans que cette vénérable corporation d'artistes ne l'imaginent, ni ne le désirent. Le scalde est un chanteur, un poète et un conteur. Il mène une vie solitaire et semi-nomade à sillonner les pays du Thorval, se mêlant village après village aux jacasseries populaires des tavernes, y participe lui même quand l'occasion se présente. S’imprégnant de l'ambiance et des sujets de discussion, ce dernier retranscrit ce qu'il a vécu en chanson, le plus fidèlement possible. Cantonnés aux campagnes, les scaldes officient maintenant aussi en ville. Petit à petit, la plume scaldique gagna en crédibilité, fiabilité et représentativité, si bien qu'elle devint le meilleur moyen de s'aviser de l'état d'esprit populaire. Aujourd'hui, rares sont celles et ceux qui méprisent la valeur de ces chansons. Les créations scaldiques en la matière -ils ne font pas que cela- sont régulières et apparaissent à chaque période de l'année. Le ton employé est tantôt mélancolique, tantôt résolument humoristique, joyeux, coloré, ironique et sarcastique. C'est ainsi que courant 2025, un chant apparu à Lystræ, bourg rural de la moitié sud-est, et se fit ensuite connaître de l'ensemble du Thorval. Son titre était évocateur, Aux belles noces de l'homme en blanc. Les paroles décrivaient l'histoire d'un puissant homme résolu à se marier, au nom du progrès, malgré l'interdit qui pesait sur ses épaules. Tous le monde l'eut compris, l'individu en question était le souverain pontife Alexandre IX et la chanson illustrait la forte réprobation du peuple à l'égard du Concile des Valeurs et en particulier le volet sur le mariage des prêtres. Plus récemment, le M'ssire et la p'tite paysanne compta la vie d'un frai nobliaux amouraché d'une humble mais merveilleuse paysanne. Il faut ici voir le rapprochement Thorvalo-Kirépien et les moqueries du petit peuple Adurstedois sur la façon dont le représentant de la Couronne a semblé faire la cour à la commissaire aux affaires étrangères, Alexandra Tuzla.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Décès dû à la rage.
24 mars 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/40/1443476745-renard-fourbe.png[/img][/center]
Un paysan de Gråkirke, paroisse rurale située à soixante kilomètres de Valborg, est mort cette nuit des suites de la rage. La prise en charge est intervenue peu après l'apparition des premiers signes et à moins d'un miracle, le taux de survie en dehors de la période d'incubation est nul ou presque. La victime a probablement contracté l'infection après avoir inhalé l'air d'une caverne de chauve-souris sise à quelques lieux du village. Des analyses de l'endroit incriminé ont confirmé l'hypothèse par la présence d'une forte concentration du virus dans l'air*. La caverne se trouve désormais interdite d'entrée. La communauté d'habitants de Gråkirke a prié de longues nuits, qui pour la survivance de leurs camarade, qui pour sa libération. En effet, la rage terrifie et nombres parmi le peuple font le rapprochement avec les possessions démoniaques. Pour ne pas troubler la tranquillité du hameau, le trépassé n'y sera pas enterré et il rejoindra une fosse commune citadine. C'est le premier mort de la rage en 2028 et l'épisode montre que le Thorval n'est pas encore libre de la maladie. Depuis 2020, les détections annuelles de la rage chez l'homme sont en hausse et gravitent dans une fourchette comprise entre un et dix. Une information à mettre en relief avec les données récoltées depuis 1970 qui ne recensent que dix cas chez l'homme en cinq décennies. Une cause pourrait être la ruralisation du pays. Sortie des villes, la population est plus exposée au risque qu'auparavant. La majorité des victimes sont chasseurs ou travailleurs forestiers, suivis par les possesseurs de bétail. « Il y a des foyers dans la province de Vadgaard. Ce front progresse vers l'Est et le Sud à une vitesse de trente à quarante km par an » explique Falke Erlindrsen, épidémiologiste à l'université royale d'Adursted, « les Thorvaliens craignent la rage et se montrent prudents. Soyons en contents car c'est l'unique barrière contre une épidémie à plus grande échelle » s'amuse-t-il ensuite à se montrer alarmiste. A ce jour, les services sanitaires de la Couronne estiment le nombre d'animaux enragés au Thorval à huit milles. Sans intervention, ce chiffre pourrait doubler d'ici vingt ans. Deux tiers sont des renards, suivit des loups, des chiens errants et des chauves-souris. Une situation qui pourrait motiver l'État à s'investir dans une campagne de vaccination de la faune concernée. Néanmoins, de par les quatre coins du royaume, des voix paysannes se font vives pour l'organisation d'une chasse massive et tout azimut du renard, à défaut du loup. Deux créatures honnit, fourbes et maléfiques. Soit la Couronne se dépêche de vacciner, soit il ne restera bientôt plus un seul renard dans le pays !

* [url=http://www.cchst.com/oshanswers/diseases/rabies.html]Source.[/url][/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Escroquerie à la pharmacopée.
5 avril 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/40/1443790764-charlatan2.png[/img][/center]
Une personne exerçant illégalement le métier de pharmacien a été rattrapée par les jurés de la communauté Kestborgeoise des médecins et des chirurgiens, chargée par ses chartes de veiller aux bonnes pratiques des professionnels du pharmaceutique. Depuis six semaines, Ulv de son nom, sillonnait les places urbaines et les hameaux. N'étant membre de corporation, il échappera au conseil de discipline corporative mais a été remis à la justice royale pour exercice illégal et escroquerie. Retrouvé tôt hier dans une auberge rurale près de Rødhus, petit village situé au sud-est, l'homme transportait avec lui divers ingrédients destinés aux préparations, un carnet, et une pharmacopée personnelle. Celle-ci était remplit de recettes, breuvages et remèdes farfelus, des mélanges dépourvus de bon sens et sans effet. Ses notes montrent qu'il aurait déjà profité de la naïveté d'une dizaine d'âmes, principalement à la campagne, quoique on ne sait pas si l'ensemble de son activité y est consignée. Cela sera à la justice de mettre les choses au clair. Une rapide recherche auprès des différents établissements universitaires permet de savoir qu'Ulv exerçait son métier sans diplôme, ayant abandonné ses études au bout d'un an. La réussite des études est pourtant une condition indispensable pour entrer dans une corporation de pharmacien, dont les grades sont les suivants : licencié (titulaire d'un diplôme, lui donnant le droit d'exercer), maître (apothicaire/pharmacien expérimenté de haut vol reconnut par ses pairs et recevant étudiants en stage, licenciés pour se perfectionner) et professeur (maitre recruté à l'université pour former les futurs licenciés). Le sort de l'accusé, actuellement en résidence surveillée à Adursted, va dépendre d'un facteur : par ses tromperies, a-t-il miné la santé des gens ? Si oui, plusieurs années de prison sont à attendre, si non, les juges pourraient faire preuve de mansuétude en le mettant sous régime probatoire, assortis de l'obligation de rendre l'argent escroquée et du paiement d'une amende salée. Cette affaire intervient alors que nous assistons depuis au moins cinq ans à une préférence populaire pour les pharmacopées traditionnelles et naturelles. Les préparations à base de cassis sont les plus connues et soignent les plaies -aide à cicatrisation-, les rhumatismes, l'hypertension. Il y a dans le lot, d'excellents et intègres pharmaciens, puis d'autres, travailleurs clandestins qui ne sont qu'usurpateurs et profiteurs. Des charlatans dignes des "psychanalystes", dont la discipline n'est pas reconnue au royaume.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


La publicité, mineur droit de cité.
29 avril 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/41/1444481577-enseigne-taverne.png[/img]
Enseigne d'une taverne, dans le nord d'Adursted
L'une des rares forme de publicité encore pratiquée.
[/center]
Qu'il est bon de se promener sur les chemins ruraux sans risquer de tomber sur un panneau publicitaire ou une pré-enseigne. De même que les ruelles citadines sont charmantes sans affichages et pollution lumineuses commerciaux. Les lois restreignant la réclame auront bientôt dix ans, elles permirent de protéger nombres d'endroits contre le phénomène, notamment la campagne, et de nettoyer certains autres salit par des abus. A l'extérieur, seules les enseignes collées à l'auberge, la taverne ou l'épicerie subsistent, tandis que l'usage de pré-enseignes, quoique légal, requiert une autorisation difficile à obtenir, ainsi que le paiement d'un droit onéreux au seigneur. La distribution d'imprimés et d'autres prospectus n'est pas moins difficile. L'affichage sur les murs ou via un panneau est interdit. La publicité télévisuelle n'a plus guère d'intérêt, relatif à la faible possession de télévisions et le réseau intranet intègre le célèbre logiciel ad-block. Bien que possédant une flopée d'auditeurs, la radio s'est également détachée de la réclame et il n'est plus guère surprenant de tomber sur des programmes musicaux, culturels, intellectuels ne souffrant d'aucune interruption intempestive. Les mesures législatives ont joué un rôle important dans la situation actuelle, accompagnées des diverses initiatives prises à l'échelon local. Toutefois, ce volontarisme a vu ses objectifs initiaux dépassés grâce à un changement des mentalités populaires. On passa donc d'une publicité réduite et contrôlée, à une quasi-absence. Autrefois (Ndlr : en 2018) acceptée si modeste et non invasive, la publicité a petit à petit vu sa réputation se dégrader, au point de faire face, une décennie plus tard, à une hostilité palpable. Celle-ci jouit en effet d'une image exécrable et on rapproche son utilisation à la charlatanerie. En effet, la croyance populaire veut qu'un bon produit se suffit à lui même et n'a pas besoin d'être vanté. Le bouche à oreille fera son œuvre. Dès lors, promouvoir son établissement est une source de honte, de moqueries et de railleries. En dehors des enseignes, les formes de publicité encore tolérées par la société sont la criée sur les places de marché, ainsi que les annonces informatives et non-commerciales des crieurs sur le parvis des églises citadines comme rurales.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Des étudiants revenus d'Esmark.
15 mai 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444920991-expulsion9.jpg[/img]
Contrôlés et renvoyés pour manquement à formalité administrative.[/center]
Une cinquantaine d'étudiants sont revenus de Fépuvi au cours des derniers mois sans pouvoir compléter leur année. La faute a une nouvelle loi obligeant chaque étranger à s'enregistrer au Ministère de l'Unité Vicaskarane. La possibilité de régler, au dernier moment, la formalité administrative ne leur a pas été permis et les autorités se sont bornées à appliquer la loi à la lettre. Les échanges universitaires entre le Thorval et l'Esmark se réalisaient dans la prospérité, non pas tant par la quantité, que par la qualité de ceux-ci. D'un coté comme de l'autre, les étudiants revenaient satisfaits de leur année, contents d'avoir améliorer et approfondi leurs connaissances. En général, ils se montraient discrets et ne troublaient pas la vie locale. La Couronne a déclaré par le ministre royal des Affaires Étrangères qu'elle déplorait le triomphe du courant indigéniste radical au détriment des modérés, mais a rappelé que les Esmarkiens étaient toujours les bienvenues dans nos universités. Néanmoins, compte tenu des récentes péripéties, le ressort parait cassé et l'hostilité du gouvernement fédéral Vicaskaran à l'encontre du catholicisme aggrave les choses. La politique très sécuritaire de la Fépuvi contraste avec celle appliquée ici, toujours plus lâche et de moins en moins contraignante : absence de caméras de surveillance, contrôle d'identité se raréfiant, forces de l'ordre discrètes... Le Conseil de Sa Majesté évoquerait même l'idée d'abolir la pièce d'identité, estimant que les registres paroissiaux suffisent. De facto, le port avec soi de la carte d'identité est déjà facultatif, tout comme son obtention à la majorité. Une souplesse sécuritaire qui semble témoigner d'un fond libertaire voulu par Sa Majesté, une volonté de laisser ses sujets tranquilles, à vivre leur vie parmi les leurs au sein des communautés villageoises et urbaines. Pour revenir sur la question estudiantine, les étudiants thorvalois lésés et désireux d'ajouter une expérience à l'étranger pourraient se tourner vers Opemont, le Viertenstein ou Bardaran, en priorité.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


La plus belle fleur de la vallée.
5 juin 2028


[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/43/1445518339-belle-femme.png[/img][/center]
Qu'est ce que la femme dans nos contrées ? Une pauvre créature, boulet au pied, dominée et méprisée par le Pater familias ? Un être inférieur à l'homme dépourvus du moindre droit ? Tous cela sont des stéréotypes qui ont hélas la vie dure et dont on ne se détache pas sans difficultés. A quelle échelle le royaume s'inspire-t-il de nos jours de l'ancien droit néapolisien pour la condition féminine ? Aucune et cela nous le devons en grande partie à la Mère de Dieu. En effet, l'amour portée à Marie, si fort que l'on s'agenouille devant elle, a déteint sur la femme au sens général, si bien que cette dernière jouit du titre de pilier de notre civilisation chrétienne. Sa place au sein de la société s'en retrouve influencée. Certes, elle est éducatrice et gardienne du foyer, mais cela ne signifie pas qu'elle y est restreinte. L'organisation des métiers prouve déjà le contraire : la gente féminine monopolise ou dirige l'enseignement, la gestion de bibliothèques, l'imprimerie, la draperie, les soins infirmiers et le textile notamment. Celle-ci partagent avec les hommes les professions tels que l’hébergement (auberge), la boulangerie ou la pêche. Des femmes tiennent, par exemple, commerce à Adursted. Les chartes les y autorisent et à nul moment le mari n'eut son mot à dire. En terme de droits, la femme a la personnalité juridique, peut témoigner et répondre librement d'une accusation. Les intérêts de la femme mariée sont en outre également protégés. Celle-ci est propriétaire de ses biens propres, et avec ceux de son époux, et le reste du clan, ils forment les biens familiaux. L'époux administre les biens de son épouse mais il ne peut en disposer et cette dernière participe de droit à tout ce que le foyer peut acquérir ou vendre. En cas de décès du père, la mère obtient la jouissance, selon les coutumes de chaque province, de la totalité ou d'une partie des biens propres de celui-ci : 100% au sein des familles roturières, entre 33 et 50% dans les familles nobles. Au niveau politique désormais, les femmes sont obligatoirement présentes aux réunions villageoises, ont voix au chapitre dans les débats et jouissent d'un certain poids. Elles peuvent même voter au nom de tout la famille. Enfin, comment faire l'impasse sur le trône ? Les seigneurs, armoires à glace revêches, mettent un genoux à terre devant une femme, lui sont fidèles et lui obéissent. En somme, la femme est intégrée à la société dans un rapport équilibré avec l'homme. Au sein du foyer, ni Pater familias ni individualisme féministe mais complémentarité : par ses qualités propres, le mari protège sa dame, tandis que cette dernière, grâce à sa nature féminine, aide l'homme à se réaliser, c'est à dire à devenir vertueux. Les enfants aussi. C'est en cela que la femme est le pilier de notre civilisation. Lors de l'évangélisation de nos peuples, entre la fin du Ve et le début du VIIe siècle, les mères n'ont-elles pas été les premières converties pour ensuite jouer un rôle considérable par l'ardeur qu'elles mirent à convertir leurs enfants et le père de ceux-ci ? La femme doit pouvoir s'impliquer dans tout ce qui concerne le respect de la personne. On dit souvent que pour tuer une société chrétienne, il suffit de retirer l'enfant et de pervertir la femme. Rien de plus lucide : la femme est gardienne du foyer, de la société, de la civilisation et de la vie. Une nation qui glorifie ainsi ses dames manifeste une misogynie bien suspecte.[/justify]
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[justify][center]Providence[/center]


Sur les relations entre l'Église et l'État.
22 août 2028

[center][img]http://1.bp.blogspot.com/-VKCI_M76yIk/TiJcd9fe2wI/AAAAAAAAEwU/CdaK9C8qq4c/s1600/deux-glaives_129957899962448700.gif[/img]
Malgré que la religion catholique soit d'État,
les deux glaives sont distincts.
[/center]
En cette période pré-conclave, nous avons pensé qu'il était utile de décrire au cours d'un article la teneur des relations entre l'Église catholique et la Couronne (État). Cela afin d'apporter une vision plus nuancée et moins catégorique, évitant ainsi de nombreux malentendus. Le catholicisme est religion d'État, personne ne remet ce fait en cause, néanmoins, il n'y a pas d'interférence du politique dans le spirituel, ni de ce dernier dans le politique. Cela causerait un scandale retentissant. Nous ne disons pas qu'il en a été toujours ainsi au cours de l'histoire, mais c'est la situation présente. En sa qualité de souveraine, Sa Majesté peut commander aux évêques sur le domaine purement temporel mais recevrait des protestations sans fin si elle avait le malheur de se mêler des thèmes purement religieux, la nomination d'évêque par exemple. A l'inverse, un prélat peut sur demande fournir conseil avisé à la reine mais pas davantage, auquel cas Sa Majesté le rappellerait vite à ses devoirs en tant qu'homme d'Église. L'ensemble fonctionne comme une symphonie : chaque partie de l'orchestre joue sa partition, la Couronne offre les biens matériels à la société, tandis que l'Église propage les biens spirituels. Selon la philosophie thorvalienne, les deux catégories de biens sont nécessaires et se complètent l'un et l'autre, sans quoi le Bien Commun ne peut exister. C'est pour cette raison précise que l'État et l'Église coopèrent et il leur est impératif de ne pas s'entremêler afin que la mélodie conserve son harmonie. Comme preuve récente de ce que nous affirmons, il y a les négociations entre le Saint-Siège et l’archevêché d'Adursted à propos de l'autonomie locale et durant lesquels, la Couronne fut tenue à l'écart du début à la fin, ne recevant même pas d'informations sur l'avancée des discussions. En conclusion, les relations sont, à l'heure actuelle, équilibrée, de tel façon que ni la croisse ni le glaive ne puissent prendre l'ascendant sur l'autre. Le rééquilibrage a eu lieu en 2021, par l'édit royal sur l'organisation politique, article cinq. Avant cette date, les ecclésiastiques avaient surement un poids disproportionné sur les affaires étatiques, si bien que des voix en Alméra parlaient du Thorval comme d'une théocratie, alors qu'au Jeekim, en Sébaldie, on préféra qualifier la Couronne du sobriquet peu glorieux de "marionnette du Saint Siège". Sa Majesté est responsable de cette dérive, dû à son trop fort enthousiasme pour la religion, qui l'empêchait de remettre le clergé à sa place quand la chose s'avérait nécessaire.[/justify]
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