Rencontre Royale entre le Perlian et le Maok à Lokaroum

Alwine

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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Le monarque zanyanais écouta avec attention la réponse de son collègue du Vicaskaran, car le sujet religieux était quelque chose d'important pour son peuple et donc, bien entendu, également pour lui. De fait, l'exposé de son invité fut très complet, expliquant les relations entre son royaume et le Saint-Siège, et notamment la pacification qu'il y avait apporté, avec l'aide du Thorval apparemment, ce qui n'étonna guère Ménélok, puis détaillant la Foi en elle-même. Il y avait là quelque chose de ce que ses propres ancêtres avaient pratiqués, avec l'adoration des cours d'eau et des forêts, mais il n'en fit pas commentaire. Pour les maokoriens, ce genre de croyance était bien lointaine, et bien dénuée de sens, alors qu'au Perlian cette foi, plus élaborée, et se donnant des racines plus haute, était visiblement encore très vivace...

Sa Majesté Ménélok IV : « J'espère que vous y avez pris plaisir oui, en tous cas de mon côté, ma curiosité a été largement satisfaite ! Le fait que les chrétiens aient cohabité dans la paix, au moins au niveau des populations, avec les membres de votre propre foi, est un témoignage déjà suffisant à mes yeux du fait qu'elle soit une religion de paix, qui peut continuer de coexister avec la chrétienté. Je ne peux que regretter les heurs qui se sont produits du temps de votre père, mais le fait même qu'après cela la foi chrétienne ait pu croître à nouveau en paix sous votre règne prouve qu'il n'y a pas eu de véritable mouvement de haine dans votre peuple, je pense, et démontre également votre propre ouverture d'esprit. »

En lui-même, bien entendu, Ménélok était convaincu que son vis-à-vis était dans l'erreur, et que son peuple était entraîné dans une fausse direction avec lui... et il supposait que la réciproque devait également être vraie. Néanmoins, et l'histoire que le monarque d'outre-mer venait de raconter le prouvait encore, ce n'était pas par l'intolérance et la confrontation de force que l'on avançait, et le Roi du Zanyane était intimement persuadé que ce ne serait pas par la force qu'on pourrait obtenir des conversions. C'est pourquoi il préférait une ambiance apaisée et sereine, même avec les païens. En son temps, Dieu les ramènerait dans Son troupeau, à l'heure qu'il aurait choisie, et pourvu qu'ils ne deviennent pas violents avec ses frères en religion, Ménélok ne leur voulait assurément aucun mal, ni à ceux du Perlian ni à ceux d'ailleurs.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous rendrais volontiers la politesse par une telle explication mais le Maok se caractérise, avant tout, par une religion fidèle au christianisme. Tous mes sujets sont chrétiens, et une majorité tiennent du Catholicisme Urbain, même si nous avons aussi une forte minorité orthodoxe, séparée dans sa propre église autocéphale, et une faible minorité protestante, assez éclatée. Nous sommes des tenants des anciennes manières, tels le Thorval et le Viertenstein par exemple mais, comme ces deux pays, nous sommes également ouverts aux relations avec les non-chrétiens. »

Étant donné qu'il savait les liens du Perlian avec le Thorval, comme son invité royal venait de le rappeler, et le Viertenstein, lien ici encore renforcé par une union entre deux membres des deux dynasties, Ménélok ne jugea pas utile d’insister plus en avant, ce disant qu'Hadrian voyait certainement ce qu'il voulait dire. Du reste, tournant une nouvelle fois, le véhicule, qui était sorti de la ville proprement dite, arrivait au Palais Royal.

Sa Majesté Ménélok IV : « Mais voici que nous arrivons ! Nous allons pouvoir aller nous installer, et nous pourrons commencer les discussions « sérieuses », pour reprendre le qualificatif qu'aiment à utiliser mes ministres. »

Tandis qu'il parlait, ils franchirent les grilles délimitant le domaine du Palais proprement dit, des grilles qui étaient l'un des points d'entrée d'un puissant mur d'enceinte, doté de ses propres tours et de son chemin de ronde, qui était prévu, le cas échéant, pour soutenir un assaut. La voiture traversa alors le parc, Ménélok en profitant pour décrire les espèces qui s'y trouvaient. C'était un mélange culturel assez propre au Maok, rappelant quelque chose des parcs royaux almérans, mais reprenant des essences indigènes pleines de couleur et de vie, des arbres rares et vénérables, souvent âgés de plusieurs siècles, et des fleurs diverses, le long du chemin pavé. Le Palais lui-même se trouvait au bout du parc, en haut d'un promontoire rocheux qui dominait l'océan, avec devant lui une sorte de large place pavée avec au milieu une fontaine ancienne, façonnée en argent, représentant des poissons aux yeux d'émeraudes, de la bouche desquels coulait l'eau.

Le Palais proprement dit était un bâtiment de grande taille, aux proportions dignes du Roi qu'il habitait. D'un style tenait à la fois des influences alméranes, et plus précisément alémaniques, et d'éléments purement maokoriens, il s'affichait comme le plus vieille exemple de l'architecture maokorienne « chrétienne », de ce mélange unique des influences venues du nord et des éléments indigènes qui formait le style propre du pays zanyanais, différent autant du style de l'Alméra que de celui rencontré généralement au Zanyane. C'était également autant une forteresse qu'un palais car, malgré une certaine beauté dans ses lignes et ses matériaux, il était très visiblement prévu pour soutenir un siège, particulièrement du côté de la mer, autant qu'on puisse le voir. Devant le palais était rassemblée une double haie d'honneur de soldats en uniformes d'apparats, et c'est au bout de celle-ci que la voiture royale vint se garer.

Une femme-officier vint leur ouvrir la porte, et Ménélok fit signe à son invité de descendre le premier, ce qui était lui faire honneur, pour un maokorien, puisque, à l'ordinaire, c'était le personnage aillant le plus haut rang social qui descendait le premier d'une voiture ou d'un avion, par exemple. Une fois les deux monarques descendus, les soldats se mirent au garde-à-vous pour les saluer, et le Roi de Maok conduisit lui-même le Roi de Perlian jusqu'au Palais, tandis que derrière eux leur voiture repartait, laissant la place à la voiture suivante du convois, puis aux autres, de sorte que finalement tous les dignitaires maokoriens comme perlians aient pu débarquer et, suivant leurs monarques, avancer jusqu'au palais. On passa par le Grand Hall, décoré de façon royale, avec nombre de matériaux indigènes, à commencé par les boiseries, très fournies, mais loin des dorures parfois très appréciées dans certaines cours d'Alméra, puis l'on gagna la grande salle que Ménélok avait fait préparer pour la rencontre.

Il s'agissait d'une belle salle, là encore très belle, dans un style proprement maokorien, sans surcharge de luxe même si elle tenait son rang royale. Elle était dotée d'une grande baie vitrée donnant sur la mer, en contrebas, et meublée essentiellement par une grande table ovale de bois clair, avec au centre de chacun des grands côtés, se faisant face, deux chaises plus ornementées faciles à identifier comme celles prévues pour les Rois. Normalement, la table était assez vaste pour recevoir tout le monde, et, sur invitation du monarque maokorien, chacun pu prendre place. Le Roi de Perlian pourrait ainsi mener la discussion, ou laisser la main à un de ses ministres, selon les usages qui lui convenaient le mieux.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, nous y voici. J'espère que vous avez tous, messieurs et mesdames, faits bon voyage. Si vous voulez un rafraîchissement, n'hésitez pas, nos serviteurs sont là expressément pour cela. »

En effet, plusieurs serviteurs étaient présents, et sur les côtés se trouvaient plusieurs buffets avec diverses boissons, des vins, des jus de fruits frais, de l'eau et d'autres encore. La plupart des maokoriens prirent le temps de demander, d'un geste, à être servit, et Ménélok lui-même se fit servir un jus frais, qu'il aimait boire durant la journée.

Sa Majesté Ménélok IV : « Pour entamer les discussions sérieuses, je propose tout d'abord de poser les bases, à savoir la reconnaissance mutuelle de nos pays, l'échange d'ambassades, les accords de non-agression et de non-ingérence. Voyez-vous quelque chose à ajouter à ces points de base, ou à redire ? Sinon, nous pourrons rapidement passer à la suite. »
Margaery

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[center]Hadrian Ier
Roi Suprême de Perlian
[/center]


La fin de la conversation fut plaisante, les deux souverains semblaient d'accord sur les idées de tolérance malgré le fossé religieux. Lorsqu'ils furent arrivés, Hadrian Ier put enfin contempler le Palais Royal, fusion harmonieuse entre influences alémaniques et maokoriennes. Une fois descendu de la voiture, le Roi de Perlian suivit son homologue en adoptant sciemment une allure lente pour pouvoir admirer l'édifice et les jardins. Malgré les très grandes différences d'architecture et de style, il était étonnant de voir les ressemblances que cet édifice partageait avec le Palais Royal de Cair Paravel (demeure des souverains du Perlian) concernant la situation. Hadrian Ier ne put s'empêcher de penser que sa résidence était-elle aussi un savant mélange entre anciens éléments défensifs et bâtiments d'agrément. De plus, tout comme ce qu'il avait sous les yeux, son propre palais était lui aussi accroché sur un promontoire rocheux dominant l'océan. S'adonnant en pensée à un peu de chauvinisme, le monarque vicaskaranais estima tout de même que le Palais Royal de Cair Paravel était certainement mieux défendable que celui des Rois de Maok. En effet, la demeure des Rois de Perlian avait pour caractéristique d'être située sur une presqu'île reliée par un pont de pierre au reste du royaume. Pont qu'il suffisait de démolir en cas de siège pour se retrouver coupé du monde extérieur. La mer ainsi que les falaises sur lesquelles était accroché le Palais devenaient alors la meilleure des défenses.

Sans aborder cette dernière pensée d'architecture défensive avec son homologue, Hadrian Ier complimenta avec sincérité Ménélok IV pour la beauté de sa résidence. Une attention particulière fut attribuée à la fontaine en argent qui fit sensation auprès du Roi de Perlian. Une fois entrés dans le Palais Royal des Rois de Maok, le souverain du Perlian fut tout d'abord sceptique vis à vis des nombreuses boiseries. Elles étaient certes d'une splendeur rare, mais ne risquaient-elles pas d'assombrir les pièces ? Ce qui serait dommage. Mais il n'en étaient rien, la lumière passait très bien dans les larges baies vitrées.

Le cortège arriva dans la salle qui allait accueillir les discussions. Hadrian Ier prit quelques secondes pour jeter un œil à la vue sur la mer que l'on avait d'ici, puis alla s'asseoir à la place qui lui était dévolue. Il remercia son hôte pour avoir fait préparer une collation, et commanda lui-aussi un jus de fruits auprès des serviteurs. Il avait plus particulièrement envie de goûter à des fruits typiquement zanyanais, que l'on ne trouvaient pas au Perlian.
Le Roi de Maok entama de nouveau la discussion, abordant l'éventualité de conclure des accords diplomatiques.


Hadrian Ier de Perlian :« Je pense que nous trouverons facilement un accord sur ces questions diplomatiques. Ce genre de traité est à nos yeux la base de relations diplomatiques saines et durables. J'ai pris la liberté de faire préparer une proposition de traité... »

En terminant sa phrase, Hadrian Ier se tourna vers les diplomates de sa suite. On s'affairait déjà à amener le texte en question, rédigé à l'ancienne sur une grande feuille de parchemin. Jetant un dernier coup d’œil au texte, le souverain hocha la tête en signe d'approbation, ce qui eut pour effet d'engager la seconde partie du rituel. En effet le diplomate confia immédiatement le traité à l'aide de camp du Roi (reconnaissable à son uniforme d'apparat de la Garde Royale du Perlian), qui prit soin de le glisser dans une pochette en cuir souple. Une fois cette tâche réalisée, il alla le porter aux collaborateurs du Roi de Maok.


[spoiler="Proposition de traité"][quote][center]Accord Perlian-Maok[/center]

Traité de Reconnaissance mutuelle

Article 1 - Le Royaume de Maok reconnaît le Royaume de Perlian comme un État souverain.
Article 1-1 - Le Royaume de Maok reconnaît le Régime actuel du Royaume de Perlian comme légitime.
Article 1-2 - Le Royaume de Maok reconnaît le Gouvernement actuel du Royaume de Perlian comme légitime
Article 1-3 - Le Royaume de Maok reconnaît les Frontières actuelles du Royaume de Perlian comme légitimes.

Article 2 - Le Royaume de Perlian reconnaît Le Royaume de Maok comme un État souverain.
Article 2-1 - Le Royaume de Perlian reconnaît le Régime actuel du Royaume de Maok comme légitime.
Article 2-2 - Le Royaume de Perlian reconnaît le Gouvernement actuel du Royaume de Maok comme légitime.
Article 2-3 - Le Royaume de Perlian reconnaît les Frontières actuelles du Royaume de Maok comme légitimes.

Signatures des représentants du Royaume de Perlian et du Royaume de Maok :




Traité de Non Agression


- Le Royaume de Maok s'engage à ne pas nuire au Royaume de Perlian et à ses intérêts.
- Le Royaume de Perlian s'engage à ne pas nuire au Royaume de Maok et à ses intérêts.

Signatures des représentants du Royaume de Perlian et du Royaume de Maok :




Traité de non ingérence

- Le Royaume de Maok s'engage à ne pas ingérer dans la politique intérieure du Royaume de Perlian.
- Le Royaume de Perlian s'engage à ne pas ingérer dans la politique intérieure du Royaume de Maok.

Signatures des représentants du Royaume de Perlian et du Royaume de Maok :




Traité de relation diplomatique

- Le Royaume de Maok s'engage à fournir un bâtiment dans sa capitale afin d'en faire une ambassade du Royaume de Perlian.
- Le Royaume de Perlian s'engage à fournir un bâtiment dans sa capitale afin d'en faire une ambassade du Royaume de Maok .

Signatures des représentants du Royaume du Perlian et du Royaume de Maok :


[/quote][/spoiler]


(Annexe HRP : Parce que j'aime le montrer à tout le monde :D et parce que ça pourrait t'aider à mieux comprendre ce que je voulais dire voici le Palais Royal de Cair Paravel, demeure des Rois de Perlian ) :
[spoiler="Palais Royal"][img]http://nsa38.casimages.com/img/2015/10/13/151013061208719362.jpg[/img][/spoiler]
Alwine

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[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Les observations, réactions et compliments du souverain du Perlian furent bien entendu très appréciés par Ménélok lui-même, qui aimait toujours recevoir des retours, surtout positif, sur son domaine, qu'il aimait personnellement beaucoup, aussi bien que par les autres maokoriens à portée d'oreille. Ce fut donc dans une ambiance plutôt positive que tout le monde pu aller s'installer. Les indigènes étaient plutôt souriants, semblant de bonne humeur et pleins d'espoirs pour cette rencontre qui, jusqu'ici, semblait placée sous de très bons auspices. Après les dernières politesses d'usages, le Roi de Maok pris sur lui, en tant qu'hôte, de commencer la discussion « sérieuse », si l'on pouvait dire, celle qui fixerait, si tout se passait bien, les différents points d'accords qui lierait à l'avenir les deux Royaumes de Perlian et de Maok qui, séparés par une longue étendue océane et par leurs religions, se retrouvaient néanmoins sur nombre d'autres points.

Montrant que le Perlian était bien préparé, mieux, en fait, que ce à quoi le monarque zanyanais et ses conseillers s'attendaient, Hadrian fit rapidement produire un parchemin que, après un rapide contrôle, ses gens portèrent jusqu'aux conseillers royaux du Maok. Ceux-ci les contrôlèrent rapidement, hochant la tête et semblant satisfait. Finalement, la Ministre des Affaires Étrangères passa le document à Ménélok, qui l'étudia avec gravité. Pendant ce temps, on était venu servir les rafraîchissement. Le monarque du Vicaskaran se vit servir un jus de fruit assez exotique, à la saveur fraîche et légèrement sucrée, sans être écœurante, tandis que les autres étaient aussi servit selon leurs demandes. De son côté, le Roi de Maok releva assez vite la tête avec le sourire.

Sa Majesté Ménélok IV : « Tout ceci me convient parfaitement, et j'avoue que votre préparation m'impressionne, roi Hadrian. Je suis ravis de signer ces documents qui établissent paix et bonne entente entre nos peuples. »

Rapidement, on apporta au monarque la plume – la Plume Royale était par une tradition née sous le protectorat, qui goûtait fort l'exotisme, celle d'un oiseau tropical, très colorée, mais adaptée à ce genre d’exercice – et l'encre, et Ménélok signa une à une les différentes clauses. De l'histoire de son règne, c'était la première fois qu'il signait directement un traité, d'habitude pré-signé par le ministre qui négociait ledit traité puis contre-signé par lui une fois les discussions terminée, et cela amena un nouveau sourire sur son visage jeune et énergique, alors que, l'encre séchée, on ramenait le traité avec soin jusqu'à l'autre souverain.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, avez-vous d'autres traités de prévus, peut-être ? Ou un point particulier à aborder sur le point de la diplomatie ? Je serai heureux d'entendre tout proposition ou remarque du Perlian. Sinon, nous pouvons peut-être passé au volet économique, mais ne soyons pas pressés, nous avons tout notre temps. »

Marquant une pause pour laisser le Roi de Perlian ou un des siens répondre, Ménélok en profita pour boire un peu de jus, souriant doucement car il aimait la fraîcheur et le goût de celui-ci. Globalement d'ailleurs, son visage était toujours resté ouvert, sérieux parfois mais jamais fermé ou colérique, signe que, aux yeux du Maok, les choses avançaient plutôt bien.
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