Rencontre entre le Tarnosia et le Maok à Lokaroum

Alwine

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Le lien entre tourisme et accords sur le judiciaire était dans l'esprit des maokoriens que la présence de touristes induisaient de possibles crimes soit sur ou par les touristes. Il convenait donc de s'entendre sur les cas de figure possible, afin d'éviter des soucis diplomatique si jamais un incident malheureux venait à se produire. En l'occurrence, une fois encore, Malinia fut ravie des réponses de l'Archevêque, et répondit avec le sourire.

« Quand je parle d'accords d'extraditions j'entends bien prévoir les possibilités, pas rendre cela automatique. Le but du Maok est principalement de pouvoir « récupérer » ceux qui ont commis des crimes graves sur notre sol, ou éventuellement de punir nous-mêmes certains faits qui nous paraîtraient graves, ce genre de choses, pas de faire échapper quiconque à sa juste punition. Ce genre d'accord, ainsi qu'une coopération large entre nos services policiers, me semblerait une très bonne chose, sur ce volet.

Je suis heureuse de voir que vous partagez nos vues sur la peine de mort. Quand ce n'est pas le cas, les discussions sur des possibles extraditions de criminels risquant la mort au Maok sont toujours compliquées, mais le problème ne se posera donc pas ici. »
Amaski

Message par Amaski »

L’archevêque était surpris d'apprendre que la peine de mort était en vigueur au Maok. Il avait imaginé que ce pays aurait adopté une approche plus progressiste dans ce domaine. A titre personnel, le moine n’approuvait pas l’existence de cette mesure dans la péninsule tarnoise, mais c’étaient des lois qui avaient été instauré il y a bien longtemps et qui étaient très compliquées à modifier. A l’heure actuelle, le Gouvernement avait d’autres priorités que la question de la peine de mort. Heureusement, le Maok et la Couronne tarnoise semblaient être d’accord sur l’essentiel, ouvrant la voie à une coopération judiciaire en cas de crime commis par un de leurs ressortissants. Ce ne serait, sans aucun doute, pas aussi simple en pratique, mais avec un peu de bonne volonté, on devrait pouvoir surmonter ces potentiels cas de demande d’extradition.

« Il est bien que nos deux gouvernements puissent être d’accord sur les points essentiels d’une coopération judiciaire entre nos deux contrées. Sans aucun doute que nous saurons résoudre chaque cas en prenant en compte son contexte et aussi les enjeux politiques. Pour notre part, il n’y aucune volonté de vouloir par exemple permettre aux terroristes d’échapper à votre justice, un sentiment que vous partagez vous-même. Sinon, avez-vous un autre sujet que vous aimeriez discuter dans ce contexte »
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia nota une trace de surprise chez son interlocuteur, quand elle mentionna la peine de mort, mais ne s'y attarda pas. Ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait, mais pour elle, le soucis de la justice qu'avaient les maokoriens n'était pas incompatible avec leur foi chrétienne, que du contraire même. Elle se concentra plutôt sur la réponse de son interlocuteur proprement dite, qu'elle salua d'un sourire.

« Je suis heureuse que nous ayons pu nous mettre d'accord. De mon côté, non, je suis arrivée au bout des points que je voulais voir dans ce domaine... et vous, avez-vous encore des choses à voir, sur le plan judiciaire ou sur toute autre question ? N'hésitez pas, si tel est le cas, je pense que nous pouvons sans soucis parler de tous types de sujets. »
Amaski

Message par Amaski »

L’archevêque avait l’impression que les discussions commençaient gentiment à prendre fin, au moins en ce qui concernait le domaine du tourisme et de la coopération judiciaire. Il n’avait pour sa part rien de particulièrement intéressant à ajouter. Les points centraux avaient été traités et clarifiés, permettant à chacun de savoir dans quelle direction irait la coopération entre les deux pays, ce qui était une excellente chose.

« Pour notre part, nous avons pu aborder les sujets les plus importants et les plus urgents. Bien évidemment, si nous constaterons qu’il existe des problèmes à résoudre, nous pourrons faire intervenir nos ambassadeurs respectifs. A l’heure actuelle, il nous semble que nous avons pu mettre sur pied des principes de coopération qui sont non seulement pertinents, mais qui devraient également permettre de renforcer notre collaboration chaque fois d’avantage sans passer par des procédures trop compliquées. »
Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Visiblement, les deux représentants semblaient avoir faire le tour des questions à aborder. Ce n'était pas vraiment un problème, car la ministre considérait qu'ils avaient établis des bases solides, de même que des perspectives intéressantes qui pourraient se développer plus tard. En somme une ouverture des relations des plus intéressantes, qui, elle l'espérait, permettraient de construire une amitié durable entre leurs deux pays.

« Hé bien, je pense que nous avons pu faire le tour de ce que nous pouvions établir aujourd'hui, en effet. Bien entendu, nos ambassadeurs pourront régler tous problèmes par la suite, et je suis sûr que nos pays seront amenés à développer de nouvelles choses avec le temps. Nous pouvons passer à la rédaction du traité final, je pense. Étant donné que le Tarnosia est bien plus rôdé que le Maok dans ce domaine, je vous laisse cet honneur, si vous le voulez bien. »
Amaski

Message par Amaski »

C’est alors qu’un des secrétaires de l’archevêque entama de rédiger une première version d’un possible accord. La proposition fut soumise à la Ministre du Maok afin de lui permettre de proposer des modifications ou d’accepter sous cette forme.

[quote][center]Traité de Lokaroum[/center]
Article 1 : La Couronne tarnoises et ses colonies se déclarent en paix et en harmonie avec le Royaume du Maok. Les deux puissances s’engagent à maintenir cet état en refusant d’agir de manière volontaire et délibérée à l’encontre des intérêts de l’autre. Les possibles conflits d’intérêt devront être résolus de manière pacifique et diplomatique dans le but d’assurer une communion longue et prospère entre les nations. Les deux contrées se reconnaissent donc et appliquer le principe de la non-ingérence.

Article 2 : Les deux puissances accueilleront auprès d’elles leurs ambassadeurs respectifs, leur offrant hospitalité et protection sur leurs terres. Les représentants diplomatiques devront pouvoir s’installer de préférence dans la capitale du pays et jouir d’un accès aux instances du gouvernement selon les principes de la nécessité. Une puissance peut demander le remplacement d’un ambassadeur si celui-ci commet des faux-pas majeurs.

Article 3 : Le Royaume du Maok est autorisé à envoyer des missionnaires catholiques dans les territoires de la Couronne tarnoise pour favoriser la conversion à la religion catholique. Cette autorisation ne fait pas foi pour les colonies dont l’accès est régulé par la Couronne de manière indépendante de la législation nationale. Un missionnaire violant les lois sera jugé par les tribunaux locaux. La Couronne tarnoise permettra aux missionnaires du Maok de suivre des cours de langue visant à les instruire dans le tarnois impérial.  

Article 4 : Les marchands tarnois seront autorisé à librement acheter des produits fabriqués dans le Royaume du Maok et de les revendre auprès des personnes de la péninsule tarnoise. Les dits marchands seront autorisés à créer des enclaves marchandes dans les ports du Maok afin d’y construire des entrepôts, des magasins et toutes les installations nécessaires au bon déroulement du commerce. Les dites enclaves seront soumises aux lois et coutumes du Maok.

Article 5 : Le Maok et la Couronne tarnoise fondent l’association « Isidore de Séville ». Cette association aura pour but d’organiser et de gérer les échanges d’étudiants entre les deux pays. Un échange pourra se faire entre un à deux semestres dans une des hautes écoles du pays partenaire. Des cours préparatoires seront attachés à l’échange pour permettre aux étudiants de dominer les bases de la langue nationale du pays visité.

Article 6 : Le Maok et la Couronne tarnoise fondent l’association « Saint Augustin ». Cette association assurera, à travers des subventions étatiques, le financement et la gestion d’un programme réunissant les principaux partenariats de recherche entre les universités et les hautes écoles professionnelles des deux pays.

Article 7 : Le Maok et la Couronne tarnoise créent la fondation « Saint Maurice » qui aura pour objectif de coordonner à large échelle les projets de coopération culturelle entre les deux contrées. La fondation sera financée par les deux états de manière paritaire.  

Article 8 : Le Maok et la Couronne tarnoise s’engagent à simplifier la procédure d’obtention de visa. Les personnes ayant un passeport biométrique, ne seront plus soumises à l’obtention d’un visa pour visiter l’autre pays. Les compagnies aériennes et navales seront également autorisées à ouvrir des lignes directes entre les deux pays. En même temps, les entrepreneurs des deux contrées seront dans le droit de construire et de gérer des installations hôtelières dans les deux contrées.

Article 9 : Le présent accord est signé sous le regard de Dieu le Tout-Puissant. Il pourra être modifié qu’avec l’accord des deux partenaires et durera dix ans, automatiquement renouvelable si aucun des deux partenaires exige autrement. Des modifications rédactionnelles seront possibles en tout instant.  

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Alwine

Message par Alwine »

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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Rapidement, un des membres du personnel de son invité rédigea un projet d'accord, que Malinia étudia avec attention, sachant bien qu'il ne fallait jamais trop se précipiter dans ce genre de cas, de peur de laisser passer une erreur ou un oubli, ce qui arrivait à tout le monde. Rien de cette sorte ici, toutefois, et ce fut avec le sourire qu'elle releva la tête du texte proposé.

« Hé bien, tout me parait en ordre, je serai heureuse de signer ceci au nom du Roi, et je suis certaine qu'il sera lui aussi très satisfait de le contre-signer. »

Le fait que le texte soit placé directement sous le regard de Dieu plairait sans nul doute beaucoup au souverain. Rapidement deux copies au propre furent réalisées, et Malinia les signa prestement, avec le sourire qui plus est.

« Et voilà... je pense que tout est en ordre, n'est-ce pas ? Cette rencontre aura été un plaisir, en tous cas, et j'espère qu'elle posera des bases qui se révéleront solides et profitables à nos deux pays dans l'avenir. »
Amaski

Message par Amaski »

Karn Belm s’était attendu à ce que la Ministre du Maok veuille faire modifier quelques passages de l’accord. Cependant, ceci ne semblait pas être le cas. C’était sans aucun doute une bonne nouvelle pour la confiance à venir entre les pays. Content de voir que le traité ne posait pas de problème, l’archevêque répliqua.

« Nous sommes heureux de l’entendre. Pour notre part, nous soumettrons l’accord à son Altesse pour qu’il soit signé en bonne et due forme. Cela devrait être une simple formalité, j’en suis persuadé. »

Quand on proposa deux copies du texte final, l’archevêque signa les deux documents au nom de la Couronne Tarboise.  C’était une signature sans valeur légale, mais le prince ne devrait pas avoir raison à s’opposer à signer l’accord sous la forme présente. Il était non seulement équilibré, mais offrait plein de perspectives économiques, culturelles et diplomatiques pour le futur. Une fois la signature fait, l’archevêque salua la Ministre, femme avec laquelle la conversation avait non seulement fructueuse, mais également intéressante.

« Ce fut également un plaisir pour moi. Veuillez apporter à votre roi mes plus respectueuses salutations. »

Ces derniers mots dits, le religieux quitta le salon.
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