[i38] - Île Saint-Marcien
Superficie : 8000 hectares
Habitants : non
Ressource : ?
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La marine marchande du Kirep rapporte un îlot inhabité dans ce qui semble être un archipel dense.
[i38] - Île Saint-Marcien
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Alwine
Jamais deux sans trois :
[right]20 Avril 2028, île inconnue, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Alors qu'il commençait tout juste à avoir exploré un peu plus correctement l'îlot dont la responsabilité lui avait été confiée, et qu'il n'avait toujours pas reçu confirmation de la réception du communiqué officiel de la République Populaire Arabe de Tchoconalie, le Capitaine Mogaro Dombark avait eut une surprise de taille : lors de sa communication régulière avec Lokaroum on l'avait averti que, suite à l'intérêt manifesté pour le groupe d'îles qu'il avait signalé tout autour de la nouvellement nommée Île Saint-Théodore, le Maok, après avoir récupérer la nouvelle Île Saint-Eusèbe, venait... d'en récupérer une troisième. Cette fois, le premier découvreur avait été la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep et, bien qu'on ne lui ait pas donné les détails, c'était visiblement après une brève négociation que le Royaume de Maok avait réussi à obtenir les coordonnées précises et surtout, face à une telle puissance militaire, l'autorisation officielle d'obtenir la souveraineté que le Kirep aurait pu revendiquer.
Le Capitaine Mogaro Dombark avait donc été prié de détacher le troisième patrouilleur de sa flottille avec deux navires civils à nouveau, ce qui lui laissait encore le plus grand navire venu avec eux. On lui avait promis des renforts, surtout humains, dès que possible, mais même au prix d'étirer un peu les maokoriens dans la région, tout cela en valait encore largement la peine. Il avait donc transmis les ordres au Capitaine Kiguré Narak, qui commandait le Vent du large, et celui-ci, après de rapides préparatifs, s'était mis en route. Le petit groupe marin était maintenant bien rôdé, si l'on pouvait dire, et les indications laissées par le Kirep, et les traces laissées par la marine marchande communiste sur l'île, bien que ténues, finirent de lui apporter la confirmation nécessaire. Après avoir vérifié que les dits kirépiens étaient bel et bien parti, et qu'un puissant navire de guerre n'allait pas couler son modeste patrouilleur pour son audace, le brave Capitaine pu ainsi s'approcher sans encombre du troisième îlot qu'avait réussi à obtenir le Maok.
Y débarquant sans encombre avec une troupe réduite, il y planta le drapeau maokorienne et, comme l'avaient fait ses collègues deux jours plus tôt sur les îles voisines, en prit possession au nom de Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok, la revendiquant comme une possession de la Couronne maokorienne. Selon la tradition qui semblait bien partie pour s'installer dans ce domaine lors de la prise de possession d'une île inhabitée par le Maok, il la nomma, en accord avec sa hiérarchie qui avait communiqué préalablement sur le sujet, en fonction d'un saint fêté au jour de son acquisition, à savoir en l'occurrence l'Île Saint-Marcien. Il commença directement, comme ses collègues avant lui, à explorer l'île, recherchant d'éventuels habitants, bien que jusqu'ici on en ait pas trouvé dans la région, mais aussi les sources d'eau, les informations sur l'île... bref, structurant la prise de contact maokorienne avec Saint-Marcien, tout en commençant, en parallèle, à bâtir les premiers bâtiments et, peut-être surtout, la première chapelle.
Pour la troisième fois en quelque jour, le Maok commençait officiellement à assurer sa présence sur l'île, ainsi que la présence du Christ, par l'édification d'un – encore bien modeste – lieu saint, afin de marquer autant la prise de possession de l'endroit que le fait qu'il était placé non seulement entre les mains du Maok mais aussi sous le regard de Dieu...
[right]20 Avril 2028, île inconnue, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Alors qu'il commençait tout juste à avoir exploré un peu plus correctement l'îlot dont la responsabilité lui avait été confiée, et qu'il n'avait toujours pas reçu confirmation de la réception du communiqué officiel de la République Populaire Arabe de Tchoconalie, le Capitaine Mogaro Dombark avait eut une surprise de taille : lors de sa communication régulière avec Lokaroum on l'avait averti que, suite à l'intérêt manifesté pour le groupe d'îles qu'il avait signalé tout autour de la nouvellement nommée Île Saint-Théodore, le Maok, après avoir récupérer la nouvelle Île Saint-Eusèbe, venait... d'en récupérer une troisième. Cette fois, le premier découvreur avait été la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep et, bien qu'on ne lui ait pas donné les détails, c'était visiblement après une brève négociation que le Royaume de Maok avait réussi à obtenir les coordonnées précises et surtout, face à une telle puissance militaire, l'autorisation officielle d'obtenir la souveraineté que le Kirep aurait pu revendiquer.
Le Capitaine Mogaro Dombark avait donc été prié de détacher le troisième patrouilleur de sa flottille avec deux navires civils à nouveau, ce qui lui laissait encore le plus grand navire venu avec eux. On lui avait promis des renforts, surtout humains, dès que possible, mais même au prix d'étirer un peu les maokoriens dans la région, tout cela en valait encore largement la peine. Il avait donc transmis les ordres au Capitaine Kiguré Narak, qui commandait le Vent du large, et celui-ci, après de rapides préparatifs, s'était mis en route. Le petit groupe marin était maintenant bien rôdé, si l'on pouvait dire, et les indications laissées par le Kirep, et les traces laissées par la marine marchande communiste sur l'île, bien que ténues, finirent de lui apporter la confirmation nécessaire. Après avoir vérifié que les dits kirépiens étaient bel et bien parti, et qu'un puissant navire de guerre n'allait pas couler son modeste patrouilleur pour son audace, le brave Capitaine pu ainsi s'approcher sans encombre du troisième îlot qu'avait réussi à obtenir le Maok.
Y débarquant sans encombre avec une troupe réduite, il y planta le drapeau maokorienne et, comme l'avaient fait ses collègues deux jours plus tôt sur les îles voisines, en prit possession au nom de Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok, la revendiquant comme une possession de la Couronne maokorienne. Selon la tradition qui semblait bien partie pour s'installer dans ce domaine lors de la prise de possession d'une île inhabitée par le Maok, il la nomma, en accord avec sa hiérarchie qui avait communiqué préalablement sur le sujet, en fonction d'un saint fêté au jour de son acquisition, à savoir en l'occurrence l'Île Saint-Marcien. Il commença directement, comme ses collègues avant lui, à explorer l'île, recherchant d'éventuels habitants, bien que jusqu'ici on en ait pas trouvé dans la région, mais aussi les sources d'eau, les informations sur l'île... bref, structurant la prise de contact maokorienne avec Saint-Marcien, tout en commençant, en parallèle, à bâtir les premiers bâtiments et, peut-être surtout, la première chapelle.
Pour la troisième fois en quelque jour, le Maok commençait officiellement à assurer sa présence sur l'île, ainsi que la présence du Christ, par l'édification d'un – encore bien modeste – lieu saint, afin de marquer autant la prise de possession de l'endroit que le fait qu'il était placé non seulement entre les mains du Maok mais aussi sous le regard de Dieu...
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Alwine
Une tranquillité appréciée :
[right]17 Juillet 2028, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
L'Île Saint-Marcien était la dernière et la plus petite des îles découvertes, certes indirectement mais du moins totalement légitimement, par le Maok dans cet archipel du sud-ouest du Zanyane, mais elle n'était pas pour autant négligée par les maokoriens. Comme ses deux sœurs voisines également sous protection de la Couronne de Maok, elle avait connus divers développements ces derniers temps, et son évolution avançait même très bien, sous le commandement du Capitaine Kiguré Narak, commandant du Vent du large, qui, comme ses collègues capitaines sur les deux îles voisines, devait assurer la protection de l'île ainsi que l'ordre publique sur celle-ci, mais était également le relais direct de l'autorité royale sur l'île, la gérant au nom de la Couronne et de son souverain, le Roi Ménélok IV.
Pour l'heure, on avait pu confirmer que, comme pour sur les deux autres îles maokoriennes dans la région, l'Île Saint-Marcien était bel et bien inhabitée avant l'arrivée des maokoriens, ce qui leur évitait la question des peuples indigènes. D'un côté, le Capitaine Kiguré Narak était déçu de se voir confirmer qu'il n'y aurait pas d'occasion d'évangélisation d'un peuple, mais de l'autre il était également soulagé de ne pas devoir traiter une situation aussi complexe que celle, par exemple, de l'Île Fotamba, plus au nord, où, si les maokoriens avaient trouvés un peuple riche, qui était maintenant intégré à la communauté des peuples maokoriens par l'[url=http://www.simpolitique.com/lois-edits-royaume-maok-t12292.html#p271075]Édit Royal sur la question des langues[/url], et qui était assurément une chance, ils devaient également veiller à respecter le délicat équilibre de la protection, en plus de devoir subir certaines critiques internationales qui ne voulaient pas voir le ralliement libre et pleinement consentit des populations indigènes, mouvement qui, heureusement, semblait tendre à se dissiper.
Quoi qu'il en soit, la situation sur Saint-Marcien était bien plus simple : il y avait simplement un peuple, de colons certes mais pas moins légitime pour autant, loin de là, venus non pas défigurer l'île mais l'habiter en harmonie, et voilà tout. Respecter la faune et la flore n'était pas un problème pour les maokoriens et, comme sur les îles voisines, les constructions de bases avaient pu être réalisées sans problèmes, à savoir, par ordre d'importance aux yeux des nouveaux venus, la chapelle et puis les habitations. Ici non plus, on n'avait pour l'heure pas encore pu mené d'exploration assez poussée pour définir une éventuelle ressource dont aurait pu bénéficier l'île, mais on n'était guère inquiet : même si on ne trouvait rien, qu'importait, ce n'était pas le plus important. Il importait avant tout de développer une communauté intégrée et autonome, qui pourrait, avec les îles proches, former la base d'un relais respectueux de son environnement dans cette région océane.
Dernièrement, un convois maokorien revenant de l'Aiglantine et de l'Archipel Mokanga était ainsi passé par les trois îles et si, globalement, les vaisseaux n'avaient pas pu faire escale où que ce soit, des échanges joyeux, par barques, avaient eut lieu. Les vitraux des églises n'étaient pas encore à l'ordre du jour, mais on avait obtenu quelques exemples de l'artisanat verrier naissant de Saint-Sévère qui faisaient espérer beaucoup des futures églises, et on avait pu profiter d'alcools transmis par les Katangalas, entre autres bienfaits venus du Nord. Des îles, et notamment de Saint-Marcien, il n'y avait pas eu grand-chose à embarquer, mais on avait tout de même chargé une cargaison de fruits divers qui, bien conservés, permettraient aux maokoriens du continent d'avoir un petit aperçu de la vie de ces îles.
En tous cas, la situation était bonne sur l'île, et la communication régulière avec les voisins permettait de s'assurer une bonne entente avec les autres implantations maokoriennes. On attendait beaucoup des résultats des rencontres menées sur le continent avec divers pays pour notamment clarifier la situation des îles non-maokoriennes proches, et l'on espérait en tous cas que tout irait pour le mieux de se côté. Mais, globalement, les gens faisaient confiance à leur Roi pour les protéger de ce mal, et la présence rassurante du Capitaine Kiguré Narak, de son Vent du large et des soldats de garnisons permettaient à tous de dormir tranquilles, rêvant de l'avenir qui restait encore en grande partie à bâtir sur ces îles du sud-ouest, mais qui semblait en tous receler toujours autant de promesses...
[right]17 Juillet 2028, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
L'Île Saint-Marcien était la dernière et la plus petite des îles découvertes, certes indirectement mais du moins totalement légitimement, par le Maok dans cet archipel du sud-ouest du Zanyane, mais elle n'était pas pour autant négligée par les maokoriens. Comme ses deux sœurs voisines également sous protection de la Couronne de Maok, elle avait connus divers développements ces derniers temps, et son évolution avançait même très bien, sous le commandement du Capitaine Kiguré Narak, commandant du Vent du large, qui, comme ses collègues capitaines sur les deux îles voisines, devait assurer la protection de l'île ainsi que l'ordre publique sur celle-ci, mais était également le relais direct de l'autorité royale sur l'île, la gérant au nom de la Couronne et de son souverain, le Roi Ménélok IV.
Pour l'heure, on avait pu confirmer que, comme pour sur les deux autres îles maokoriennes dans la région, l'Île Saint-Marcien était bel et bien inhabitée avant l'arrivée des maokoriens, ce qui leur évitait la question des peuples indigènes. D'un côté, le Capitaine Kiguré Narak était déçu de se voir confirmer qu'il n'y aurait pas d'occasion d'évangélisation d'un peuple, mais de l'autre il était également soulagé de ne pas devoir traiter une situation aussi complexe que celle, par exemple, de l'Île Fotamba, plus au nord, où, si les maokoriens avaient trouvés un peuple riche, qui était maintenant intégré à la communauté des peuples maokoriens par l'[url=http://www.simpolitique.com/lois-edits-royaume-maok-t12292.html#p271075]Édit Royal sur la question des langues[/url], et qui était assurément une chance, ils devaient également veiller à respecter le délicat équilibre de la protection, en plus de devoir subir certaines critiques internationales qui ne voulaient pas voir le ralliement libre et pleinement consentit des populations indigènes, mouvement qui, heureusement, semblait tendre à se dissiper.
Quoi qu'il en soit, la situation sur Saint-Marcien était bien plus simple : il y avait simplement un peuple, de colons certes mais pas moins légitime pour autant, loin de là, venus non pas défigurer l'île mais l'habiter en harmonie, et voilà tout. Respecter la faune et la flore n'était pas un problème pour les maokoriens et, comme sur les îles voisines, les constructions de bases avaient pu être réalisées sans problèmes, à savoir, par ordre d'importance aux yeux des nouveaux venus, la chapelle et puis les habitations. Ici non plus, on n'avait pour l'heure pas encore pu mené d'exploration assez poussée pour définir une éventuelle ressource dont aurait pu bénéficier l'île, mais on n'était guère inquiet : même si on ne trouvait rien, qu'importait, ce n'était pas le plus important. Il importait avant tout de développer une communauté intégrée et autonome, qui pourrait, avec les îles proches, former la base d'un relais respectueux de son environnement dans cette région océane.
Dernièrement, un convois maokorien revenant de l'Aiglantine et de l'Archipel Mokanga était ainsi passé par les trois îles et si, globalement, les vaisseaux n'avaient pas pu faire escale où que ce soit, des échanges joyeux, par barques, avaient eut lieu. Les vitraux des églises n'étaient pas encore à l'ordre du jour, mais on avait obtenu quelques exemples de l'artisanat verrier naissant de Saint-Sévère qui faisaient espérer beaucoup des futures églises, et on avait pu profiter d'alcools transmis par les Katangalas, entre autres bienfaits venus du Nord. Des îles, et notamment de Saint-Marcien, il n'y avait pas eu grand-chose à embarquer, mais on avait tout de même chargé une cargaison de fruits divers qui, bien conservés, permettraient aux maokoriens du continent d'avoir un petit aperçu de la vie de ces îles.
En tous cas, la situation était bonne sur l'île, et la communication régulière avec les voisins permettait de s'assurer une bonne entente avec les autres implantations maokoriennes. On attendait beaucoup des résultats des rencontres menées sur le continent avec divers pays pour notamment clarifier la situation des îles non-maokoriennes proches, et l'on espérait en tous cas que tout irait pour le mieux de se côté. Mais, globalement, les gens faisaient confiance à leur Roi pour les protéger de ce mal, et la présence rassurante du Capitaine Kiguré Narak, de son Vent du large et des soldats de garnisons permettaient à tous de dormir tranquilles, rêvant de l'avenir qui restait encore en grande partie à bâtir sur ces îles du sud-ouest, mais qui semblait en tous receler toujours autant de promesses...
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Alwine
Paix et développement :
[right]21 Octobre 2028, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Si ceux qui géraient les différentes îles placées sous la protection de la Couronne du Maok avaient de quoi se féliciter de leurs gestions, le Capitaine Kiguré Narak, qui était chargé de protéger et de guider le destin de l'Île Saint-Marcien au nom du bien-aimé Roi de Maok, Ménélok le Quatrième, n'avait pas non plus à rougir de son bilan. En effet, comme dans le reste du territoire ultramarin du pieux royaume zanyanais, les choses allaient bien, et très bien, même. Bien sûr, la vie n'était pas un long fleuve tranquille et sans soucis, que du contraire, elle était sans cesse pleine d'efforts et parfois de conflits avec les éléments, quand il le fallait, mais elle n'en était pas pour autant moins belle, que du contraire. C'était aussi ce petit parfum d'aventure, cette occasion de développer une petite portion du Royaume du Maok dans cet endroit où au part avant ne s'étendait nulle état et nulle protection, qui avait attiré les colons maokoriens ici, autant, sans doute, que la vie qu'ils espéraient tous et toutes se bâtir en ces lieux.
Plus calme que ses deux voisines les plus proches, elle qui n'avait ni l'agitation qu'apportait la visite des scientifiques aiglantins qui étaient venus réaliser une mission – la première de celles, que l'on espérait à terme nombreuses, prévues par les accords qui avaient été établis entre le Maok et l'Aiglantine sur la question des îles nouvelles – sur l'Île Saint-Théodore, ni le surplus d'attention que sa taille supérieure et le statut de chef-lieu plus ou moins officieux en devenir de la partie maokorienne de l'archipel de l'Île Saint-Eusèbe, l'Île Saint-Marcien n'en restait pas moins active, et même épanouie. L'un dans l'autre, le Capitaine Kiguré Narak n'était pas mécontent de sa tranquillité, et même s'il serait peut-être heureux, lui aussi, d'avoir plus tard des occasions de quitter celle-ci, lorsque viendrait son tour de recevoir la visite de savants venus d'Aiglantine, par exemple, pour l'heure il savourait calmement les avantages que cela apportait.
Le premier, et non des moindres, était qu'il avait lui-même beaucoup moins de soucis à se faire et de formalités à remplir que ses collègues des deux îles voisines. Il pouvait tranquillement gérer sa petite communauté, qui n'était guère contrariante, et se développait plutôt bien, l'ordre et la sécurité assurés par les militaires placés sous son commandement. Ici aussi, comme partout ailleurs dans les territoires ultramarins du Maok, l'idée des « jardins de toiture » avait fait son apparition, et, comme sur Saint-Eusèbe, avec une force particulière due à la proximité de l'île avec Saint-Théodore, dont émanait la fameuse idée, via les fameux scientifiques aiglantins. Et ici aussi, elle avait été bien accueillie par les habitants dont les maisons, construites tour récemment, pouvaient facilement être dotée de cette nouvelle idée, intéressante pour produire plus et mieux en évitant de monopoliser pour cela de larges étendues de terres.
Ici aussi, bien entendu, l'écho des nouvelles venues d'Urba avait été fort, et ici aussi le peuple était plus qu'heureux de voir monter un maokorien sur le Trône de Saint-Pierre, et qui plus est un homme bien connu et apprécié. Ici aussi, la piété en était ressortie renforcée. Aux yeux des colons, le climat semblait indubitablement favorable au Royaume de Maok, et donc à eux aussi, puisque, pour eux, ils faisaient partie de ce royaume au même titre que ceux qui vivaient à Lokaroum ou à Mojaro, loin de là, sur le continent. Ce sentiment positif était bien entendu apprécié du Capitaine Kiguré Narak, car il ne pouvait que l'aider à motiver et à guider la population de la petite île qui, portée par un certain contentement et un optimisme incontestable, et plus portée encore à se mettre à la tâche, si difficile soit celle-ci, qu'elle ne l'aurait été autrement. On cherchait encore les ressources spéciales dont pourrait disposer cette île, comme dans le reste de l'archipel, mais en attendant on ne se privait pas d'y faire des efforts pour que bientôt tout y soit parfaitement organisé.
Il y avait toujours à faire, entre les occupations sur la pépinière et les jardins, les ateliers à mettre en place, l'église à avancer, le futur petit port à préparer, et tout simplement la vie plus ou moins autonome à poursuivre. Pour l'heure bien entendu, de nombreuses choses étaient encore fournies par les navires qui faisaient escale sur l'archipel, mais à terme le but était bien que la partie maokorienne de celui-ci soit plus ou moins autarcique au besoin, tout en s'intégrant harmonieusement à l'écosystème local, donc... tout un programme, que les habitants abordaient néanmoins avec le sourire, certains de la bonne fortune que Dieu voudrait bien continuer d'accorder – ils le pensaient de tout leur cœur – au pieux Royaume dont ils faisaient partie.
[right]21 Octobre 2028, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Si ceux qui géraient les différentes îles placées sous la protection de la Couronne du Maok avaient de quoi se féliciter de leurs gestions, le Capitaine Kiguré Narak, qui était chargé de protéger et de guider le destin de l'Île Saint-Marcien au nom du bien-aimé Roi de Maok, Ménélok le Quatrième, n'avait pas non plus à rougir de son bilan. En effet, comme dans le reste du territoire ultramarin du pieux royaume zanyanais, les choses allaient bien, et très bien, même. Bien sûr, la vie n'était pas un long fleuve tranquille et sans soucis, que du contraire, elle était sans cesse pleine d'efforts et parfois de conflits avec les éléments, quand il le fallait, mais elle n'en était pas pour autant moins belle, que du contraire. C'était aussi ce petit parfum d'aventure, cette occasion de développer une petite portion du Royaume du Maok dans cet endroit où au part avant ne s'étendait nulle état et nulle protection, qui avait attiré les colons maokoriens ici, autant, sans doute, que la vie qu'ils espéraient tous et toutes se bâtir en ces lieux.
Plus calme que ses deux voisines les plus proches, elle qui n'avait ni l'agitation qu'apportait la visite des scientifiques aiglantins qui étaient venus réaliser une mission – la première de celles, que l'on espérait à terme nombreuses, prévues par les accords qui avaient été établis entre le Maok et l'Aiglantine sur la question des îles nouvelles – sur l'Île Saint-Théodore, ni le surplus d'attention que sa taille supérieure et le statut de chef-lieu plus ou moins officieux en devenir de la partie maokorienne de l'archipel de l'Île Saint-Eusèbe, l'Île Saint-Marcien n'en restait pas moins active, et même épanouie. L'un dans l'autre, le Capitaine Kiguré Narak n'était pas mécontent de sa tranquillité, et même s'il serait peut-être heureux, lui aussi, d'avoir plus tard des occasions de quitter celle-ci, lorsque viendrait son tour de recevoir la visite de savants venus d'Aiglantine, par exemple, pour l'heure il savourait calmement les avantages que cela apportait.
Le premier, et non des moindres, était qu'il avait lui-même beaucoup moins de soucis à se faire et de formalités à remplir que ses collègues des deux îles voisines. Il pouvait tranquillement gérer sa petite communauté, qui n'était guère contrariante, et se développait plutôt bien, l'ordre et la sécurité assurés par les militaires placés sous son commandement. Ici aussi, comme partout ailleurs dans les territoires ultramarins du Maok, l'idée des « jardins de toiture » avait fait son apparition, et, comme sur Saint-Eusèbe, avec une force particulière due à la proximité de l'île avec Saint-Théodore, dont émanait la fameuse idée, via les fameux scientifiques aiglantins. Et ici aussi, elle avait été bien accueillie par les habitants dont les maisons, construites tour récemment, pouvaient facilement être dotée de cette nouvelle idée, intéressante pour produire plus et mieux en évitant de monopoliser pour cela de larges étendues de terres.
Ici aussi, bien entendu, l'écho des nouvelles venues d'Urba avait été fort, et ici aussi le peuple était plus qu'heureux de voir monter un maokorien sur le Trône de Saint-Pierre, et qui plus est un homme bien connu et apprécié. Ici aussi, la piété en était ressortie renforcée. Aux yeux des colons, le climat semblait indubitablement favorable au Royaume de Maok, et donc à eux aussi, puisque, pour eux, ils faisaient partie de ce royaume au même titre que ceux qui vivaient à Lokaroum ou à Mojaro, loin de là, sur le continent. Ce sentiment positif était bien entendu apprécié du Capitaine Kiguré Narak, car il ne pouvait que l'aider à motiver et à guider la population de la petite île qui, portée par un certain contentement et un optimisme incontestable, et plus portée encore à se mettre à la tâche, si difficile soit celle-ci, qu'elle ne l'aurait été autrement. On cherchait encore les ressources spéciales dont pourrait disposer cette île, comme dans le reste de l'archipel, mais en attendant on ne se privait pas d'y faire des efforts pour que bientôt tout y soit parfaitement organisé.
Il y avait toujours à faire, entre les occupations sur la pépinière et les jardins, les ateliers à mettre en place, l'église à avancer, le futur petit port à préparer, et tout simplement la vie plus ou moins autonome à poursuivre. Pour l'heure bien entendu, de nombreuses choses étaient encore fournies par les navires qui faisaient escale sur l'archipel, mais à terme le but était bien que la partie maokorienne de celui-ci soit plus ou moins autarcique au besoin, tout en s'intégrant harmonieusement à l'écosystème local, donc... tout un programme, que les habitants abordaient néanmoins avec le sourire, certains de la bonne fortune que Dieu voudrait bien continuer d'accorder – ils le pensaient de tout leur cœur – au pieux Royaume dont ils faisaient partie.
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Alwine
Un havre paisible :
[right]9 Février 2029, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Tout comme cela se passait également plus au sud, et en vérité, sur l'ensemble du territoire ultramarin du Maok, les derniers mois avaient été l'occasion de nombreuses joies, sur l'Île Saint-Martien. Certes, l'église n'étaient pas tout à fait terminée pour la fête de Noël, mais qu'importait ! Cela n'avait pas empêcher les fidèles de s'y réunir, les travaux ayant été pensés de tels sortes, sur les dernières semaines avant la fête, pour que l'intérieur du futur bâtiment ne soit pas trop encombré. Le toit n'était pas encore posé, les vitraux pas encore arrivés, mais cela n'était pas ce qui importait aux maokoriens. Certes, l'église n'était pas encore officiellement consacrée, puisque pas achevée, mais le prêtre c'était fait un plaisir de bénir le lieu de l'assemblée, et d'y tenir la messe de Noël. Car église ou pas, c'était en tous cas la première Nativité qu'ils connaissaient sur Saint-Marcien, et cela, assurément, méritait d'être marqué d'une pierre blanche. Tous en étaient sûr, ce ne serait que la première d'une longue liste de fêtes de Noël célébrés par eux et, qui sait, par leurs enfants après eux, sur cette portion de Maok d'outre-mer.
Par ailleurs, la fête avait aussi eut un effet stimulant sur la communauté, qui, en s'assemblant pour la messe dans la future grande église, avait pu avoir comme une vision de ce que serait celle-ci une fois achevée. De fait depuis lors les travaux avaient bien avancés, et même les moins optimistes étaient certains de voir le saint ouvrage achevé avant Pâques, qui pourrait certainement, tous se le disaient en souriant, être célébrée cette fois dans un édifice achevé, complet et consacré. Parallèlement, bien entendu, les autres travaux se poursuivaient aussi, et les maisons déjà achevées avaient pour la plupart vu une partie de leur toit être consacré à l'établissement d'un petit potager « spécial », tel que les aiglantins en avaient donné l'idée non loin de là, sur Saint-Théodore. Certes, les habitants ne faisaient pas cela avec le même fanatisme écologique que le peuple d'Aiglantine, mais pour eux c'était un moyen d'assurer bientôt totalement leur subsistance.
En attendant, l'île était certes approvisionnée, comme ses voisines, mais restait aussi la plus paisible. La moins animée auraient peut-être dit certains, voyant le mauvais côté des choses, mais ce n'était pas ce que faisaient les habitants. Au contraire, ils se réjouissaient de ce cadre paisible, qui leur permettait de développer leur communauté tranquillement, en équilibre avec la nature et la foi. Plus d'une fois, le Capitaine Kiguré Narak avait parlé d'un havre paisible à propos de l'île qu'il avait la charge de protéger au nom de la Couronne de Maok, et la formule était souvent repris par les habitants de l'île, ainsi que par ceux du reste de la partie maokorienne de l'archipel. Il était vrai, du reste, que les choses étaient paisibles sur Saint-Marcien. La communauté avait de modestes ambitions, à savoir la paix et la bonne entente, une vie proche de Dieu et de leurs voisins, ainsi que de la nature de cette île auparavant inhabitée par l'homme, et elle s'attelait à les réaliser sans faire de vague, laissant sans l'ombre d'un regret l'aura d'importance à ses voisines.
Même la nouvelle de la peste levantine, ou bactérie Bh321, de son nom savant, avait causé moins de trouble qu'ailleurs. Il fallait bien dire aussi que les échanges étaient plus limités sur Saint-Marcien, particulièrement les échanges directs avec l'extérieur. On ne voyait guère, généralement, que les vaisseaux maokoriens, soit venus directement ou non de la partie continentale du pieu royaume zanyanais, soit venus de ses parties ultra-marines, c'est à dire surtout des deux îles maokoriennes voisines, pour faire escale ici, ce qui diminuait fortement les chances que la bactérie puisse s'y transmettre. Cela n'avait pas empêché bien entendu la mise en place des mêmes mesures que sur les autres îles maokoriennes, ou que sur le territoire maokorien continental, cela dit, car on était jamais trop prudent. Les deux îles voisines avaient été plus sérieusement mobilisées, car la majorité du trafique était accueillit sur l'une et que l'autre avait vu l'installation d'une mission scientifique aiglanaise – ors l'Aiglantine faisait partie des pays touchés – mais cela n'avait pas empêché les mesures d'être diffusées également à Saint-Marcien.
Au final toutefois, la vie en était peut-être moins encore troublé qu'ailleurs dans les territoires ultra-marins du Maok par cette sombre nouvelle, à tord ou à raison. Et si l'on y priait aussi pour la résolution de cette crise, on consacrait autant de temps au moins à demander au Seigneur que l'Île Saint-Marcien reste, pour longtemps encore, un havre paisible où on pouvait vivre en paix et dans la tranquillité en bâtissant quelque chose de bon et de durable.
[right]9 Février 2029, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Tout comme cela se passait également plus au sud, et en vérité, sur l'ensemble du territoire ultramarin du Maok, les derniers mois avaient été l'occasion de nombreuses joies, sur l'Île Saint-Martien. Certes, l'église n'étaient pas tout à fait terminée pour la fête de Noël, mais qu'importait ! Cela n'avait pas empêcher les fidèles de s'y réunir, les travaux ayant été pensés de tels sortes, sur les dernières semaines avant la fête, pour que l'intérieur du futur bâtiment ne soit pas trop encombré. Le toit n'était pas encore posé, les vitraux pas encore arrivés, mais cela n'était pas ce qui importait aux maokoriens. Certes, l'église n'était pas encore officiellement consacrée, puisque pas achevée, mais le prêtre c'était fait un plaisir de bénir le lieu de l'assemblée, et d'y tenir la messe de Noël. Car église ou pas, c'était en tous cas la première Nativité qu'ils connaissaient sur Saint-Marcien, et cela, assurément, méritait d'être marqué d'une pierre blanche. Tous en étaient sûr, ce ne serait que la première d'une longue liste de fêtes de Noël célébrés par eux et, qui sait, par leurs enfants après eux, sur cette portion de Maok d'outre-mer.
Par ailleurs, la fête avait aussi eut un effet stimulant sur la communauté, qui, en s'assemblant pour la messe dans la future grande église, avait pu avoir comme une vision de ce que serait celle-ci une fois achevée. De fait depuis lors les travaux avaient bien avancés, et même les moins optimistes étaient certains de voir le saint ouvrage achevé avant Pâques, qui pourrait certainement, tous se le disaient en souriant, être célébrée cette fois dans un édifice achevé, complet et consacré. Parallèlement, bien entendu, les autres travaux se poursuivaient aussi, et les maisons déjà achevées avaient pour la plupart vu une partie de leur toit être consacré à l'établissement d'un petit potager « spécial », tel que les aiglantins en avaient donné l'idée non loin de là, sur Saint-Théodore. Certes, les habitants ne faisaient pas cela avec le même fanatisme écologique que le peuple d'Aiglantine, mais pour eux c'était un moyen d'assurer bientôt totalement leur subsistance.
En attendant, l'île était certes approvisionnée, comme ses voisines, mais restait aussi la plus paisible. La moins animée auraient peut-être dit certains, voyant le mauvais côté des choses, mais ce n'était pas ce que faisaient les habitants. Au contraire, ils se réjouissaient de ce cadre paisible, qui leur permettait de développer leur communauté tranquillement, en équilibre avec la nature et la foi. Plus d'une fois, le Capitaine Kiguré Narak avait parlé d'un havre paisible à propos de l'île qu'il avait la charge de protéger au nom de la Couronne de Maok, et la formule était souvent repris par les habitants de l'île, ainsi que par ceux du reste de la partie maokorienne de l'archipel. Il était vrai, du reste, que les choses étaient paisibles sur Saint-Marcien. La communauté avait de modestes ambitions, à savoir la paix et la bonne entente, une vie proche de Dieu et de leurs voisins, ainsi que de la nature de cette île auparavant inhabitée par l'homme, et elle s'attelait à les réaliser sans faire de vague, laissant sans l'ombre d'un regret l'aura d'importance à ses voisines.
Même la nouvelle de la peste levantine, ou bactérie Bh321, de son nom savant, avait causé moins de trouble qu'ailleurs. Il fallait bien dire aussi que les échanges étaient plus limités sur Saint-Marcien, particulièrement les échanges directs avec l'extérieur. On ne voyait guère, généralement, que les vaisseaux maokoriens, soit venus directement ou non de la partie continentale du pieu royaume zanyanais, soit venus de ses parties ultra-marines, c'est à dire surtout des deux îles maokoriennes voisines, pour faire escale ici, ce qui diminuait fortement les chances que la bactérie puisse s'y transmettre. Cela n'avait pas empêché bien entendu la mise en place des mêmes mesures que sur les autres îles maokoriennes, ou que sur le territoire maokorien continental, cela dit, car on était jamais trop prudent. Les deux îles voisines avaient été plus sérieusement mobilisées, car la majorité du trafique était accueillit sur l'une et que l'autre avait vu l'installation d'une mission scientifique aiglanaise – ors l'Aiglantine faisait partie des pays touchés – mais cela n'avait pas empêché les mesures d'être diffusées également à Saint-Marcien.
Au final toutefois, la vie en était peut-être moins encore troublé qu'ailleurs dans les territoires ultra-marins du Maok par cette sombre nouvelle, à tord ou à raison. Et si l'on y priait aussi pour la résolution de cette crise, on consacrait autant de temps au moins à demander au Seigneur que l'Île Saint-Marcien reste, pour longtemps encore, un havre paisible où on pouvait vivre en paix et dans la tranquillité en bâtissant quelque chose de bon et de durable.
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Alwine
Calme et tranquillité :
[right]3 juin 2029, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Plus que jamais, l'Île Saint-Marcien continuait de mériter son titre de petit havre de paix au sein de la partie maokorienne de l'archipel situé au sud-ouest du Zanyane, elle-même fort peu troublée généralement par ailleurs, il fallait bien l'avouer. Le spectre des quelques questions potentiellement inquiétantes quatre mois plus tôt, comme par exemple celui de la peste levantine, ou bactérie Bh321, s'était également écarté, se délitant peu à peu avec le temps, alors que l'on entendait de moins en moins parler de cette triste épidémie. Comme le coronavirus avant elle, la peste levantine avait semblé peu à peu s'étioler dans les esprits, comme si Dieu lui-même n'avait plus voulu continuer à agiter ce triste spectre sur la population du simpomonde, ce pourquoi bien entendu les habitants ne manquaient pas de consacrer une prière de temps à autre, même s'ils auraient préféré, pour la tranquillité des plus inquiets, une fin claire et précise à cette affaire, comme à la précédente.
Mais cette petite ombre au tableau ne troublait guère la majorité des habitants, en vérité. Ici, sur leur petite île, leur petit morceau de la Mère Patrie du bout du monde, perdu au cœur d'un vaste océan, ils avaient l'impression d'être à l'abri, protégés tout à la fois par l'amour du Christ, la main solide de leur Roi et les immenses étendues d'azur qui les entouraient. Les mesures de protection, et notamment la rotation des vaisseaux militaires, qui assuraient toujours une bonne défense à la petite île, surtout conjugué à ce qui se passait sur les îles voisines, et aux projets d’installation d'une force de défense aérienne sur l'île toute proche de Saint-Eusèbe, qui se concrétiseraient dès que les hélicoptères destinés à composer ladite force seraient livrés par la Rostovie, avaient fini d'encrer cette idée de tranquillité dans l'esprit des habitants. À la Couronne de les protéger, et à eux de continuer à déployer leurs efforts pour faire de cette île où ils avaient élu domicile un endroit où il faisait bon vivre, ce qui leur convenait très bien.
Leur partie de cet ambitieux programme se passait d'ailleurs plutôt bien, il fallait le dire. Au rang des choses qui avaient contribué à rendre leur vie, globalement encore assez rude, il fallait l'avouer – rudesse que, d'ailleurs, ils n'avaient pas de difficulté à accepter, que du contraire, sachant bien qu'il fallait en passer par là pour construire la vie dont ils rêvaient, et conscient par ailleurs que les épreuves ne pouvaient de toute façon que participer à élever leurs âmes – plus radieuse, il y avait eut la touche finale apportée à l'Église Saint-Marcien. S'en était suivit, bien entendu, l'inauguration de l'église et surtout sa sacralisation, en faisant définitivement un lieu sacré aux yeux de Dieu et des hommes, dans une cérémonie pleine de joie, qui avait rassemblé tous les habitants de l'île, bien entendu, et même attiré des délégations venues des îles voisines, qui avaient avec eux fêté cet événement vu comme majeur par tous les maokoriens de la région.
En retour, les habitants de Saint-Marcien n'avaient pas manqué de rendre la politesse à leurs voisins, en se rendant aux cérémonies qui avaient marquées l'ouverture des églises des îles voisines. Tout cela n'avait fait que renforcer les liens, déjà très fort, entre ces maokoriens d'outre-mer groupés dans la même archipel. La seule ombre au tableau, dans la région, était peut-être le manque de nouvelles en provenances des autres îles, les îles non-maokoriennes de cet archipel du sud-ouest du Zanyane. Si en soit il n'y avait pas vraiment de carence, les échanges entre les îles placées sous la protection du Maok, ainsi qu'avec le reste du Royaume et les alliés de celui-ci remplissant largement l'éventuel désir de connexion des autochtones, mais on espérait que se silence ne serait pas générateur de problèmes futurs. Néanmoins, dans ce domaine comme dans les autres, on s'en remettait là aussi à Dieu et au Roi pour la protection de l'Île Saint-Marcien.
En somme, même si, de temps à autre, les habitants aimaient à s'interroger sur les éventuels risques de l'extérieur, la vie continuait de se bâtir, tranquillement mais sûrement, sur la paisible Île Saint-Marcien, petit havre de paix que tous ses habitants étaient heureux d'avoir trouvé. Leurs prières s'élevaient souvent vers le Seigneur, pour le remercier de cette terre qu'il avait placé sur leur chemin, de cette vie nouvelle qu'il leur permettait d'y bâtir et de la nature verdoyante qu'il avait placé ici avec eux, ainsi que pour lui recommander le bien être pour les îles d'outre-mer, le Maok tout entier, et leur Roi bien-aimé qui régnait sur l'ensemble de celui-ci, sur les îles comme sur le continent.
[right]3 juin 2029, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Plus que jamais, l'Île Saint-Marcien continuait de mériter son titre de petit havre de paix au sein de la partie maokorienne de l'archipel situé au sud-ouest du Zanyane, elle-même fort peu troublée généralement par ailleurs, il fallait bien l'avouer. Le spectre des quelques questions potentiellement inquiétantes quatre mois plus tôt, comme par exemple celui de la peste levantine, ou bactérie Bh321, s'était également écarté, se délitant peu à peu avec le temps, alors que l'on entendait de moins en moins parler de cette triste épidémie. Comme le coronavirus avant elle, la peste levantine avait semblé peu à peu s'étioler dans les esprits, comme si Dieu lui-même n'avait plus voulu continuer à agiter ce triste spectre sur la population du simpomonde, ce pourquoi bien entendu les habitants ne manquaient pas de consacrer une prière de temps à autre, même s'ils auraient préféré, pour la tranquillité des plus inquiets, une fin claire et précise à cette affaire, comme à la précédente.
Mais cette petite ombre au tableau ne troublait guère la majorité des habitants, en vérité. Ici, sur leur petite île, leur petit morceau de la Mère Patrie du bout du monde, perdu au cœur d'un vaste océan, ils avaient l'impression d'être à l'abri, protégés tout à la fois par l'amour du Christ, la main solide de leur Roi et les immenses étendues d'azur qui les entouraient. Les mesures de protection, et notamment la rotation des vaisseaux militaires, qui assuraient toujours une bonne défense à la petite île, surtout conjugué à ce qui se passait sur les îles voisines, et aux projets d’installation d'une force de défense aérienne sur l'île toute proche de Saint-Eusèbe, qui se concrétiseraient dès que les hélicoptères destinés à composer ladite force seraient livrés par la Rostovie, avaient fini d'encrer cette idée de tranquillité dans l'esprit des habitants. À la Couronne de les protéger, et à eux de continuer à déployer leurs efforts pour faire de cette île où ils avaient élu domicile un endroit où il faisait bon vivre, ce qui leur convenait très bien.
Leur partie de cet ambitieux programme se passait d'ailleurs plutôt bien, il fallait le dire. Au rang des choses qui avaient contribué à rendre leur vie, globalement encore assez rude, il fallait l'avouer – rudesse que, d'ailleurs, ils n'avaient pas de difficulté à accepter, que du contraire, sachant bien qu'il fallait en passer par là pour construire la vie dont ils rêvaient, et conscient par ailleurs que les épreuves ne pouvaient de toute façon que participer à élever leurs âmes – plus radieuse, il y avait eut la touche finale apportée à l'Église Saint-Marcien. S'en était suivit, bien entendu, l'inauguration de l'église et surtout sa sacralisation, en faisant définitivement un lieu sacré aux yeux de Dieu et des hommes, dans une cérémonie pleine de joie, qui avait rassemblé tous les habitants de l'île, bien entendu, et même attiré des délégations venues des îles voisines, qui avaient avec eux fêté cet événement vu comme majeur par tous les maokoriens de la région.
En retour, les habitants de Saint-Marcien n'avaient pas manqué de rendre la politesse à leurs voisins, en se rendant aux cérémonies qui avaient marquées l'ouverture des églises des îles voisines. Tout cela n'avait fait que renforcer les liens, déjà très fort, entre ces maokoriens d'outre-mer groupés dans la même archipel. La seule ombre au tableau, dans la région, était peut-être le manque de nouvelles en provenances des autres îles, les îles non-maokoriennes de cet archipel du sud-ouest du Zanyane. Si en soit il n'y avait pas vraiment de carence, les échanges entre les îles placées sous la protection du Maok, ainsi qu'avec le reste du Royaume et les alliés de celui-ci remplissant largement l'éventuel désir de connexion des autochtones, mais on espérait que se silence ne serait pas générateur de problèmes futurs. Néanmoins, dans ce domaine comme dans les autres, on s'en remettait là aussi à Dieu et au Roi pour la protection de l'Île Saint-Marcien.
En somme, même si, de temps à autre, les habitants aimaient à s'interroger sur les éventuels risques de l'extérieur, la vie continuait de se bâtir, tranquillement mais sûrement, sur la paisible Île Saint-Marcien, petit havre de paix que tous ses habitants étaient heureux d'avoir trouvé. Leurs prières s'élevaient souvent vers le Seigneur, pour le remercier de cette terre qu'il avait placé sur leur chemin, de cette vie nouvelle qu'il leur permettait d'y bâtir et de la nature verdoyante qu'il avait placé ici avec eux, ainsi que pour lui recommander le bien être pour les îles d'outre-mer, le Maok tout entier, et leur Roi bien-aimé qui régnait sur l'ensemble de celui-ci, sur les îles comme sur le continent.
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Alwine
Le retour d'un découvreur :
[right]30 juin 2030, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
L'année avait été calme et paisible, sur l'Île Saint-Marcien, comme sur ses voisines. Il fallait dire qu'il y avait peu de raisons de véritablement se troubler sur ces petits morceaux de Maok perdus au sud-ouest du Zanyane, où les habitants avaient trouvés ce qu'ils étaient avant tout venus chercher : une vie tranquille, sans vague et sans chaos, où l'on travaillait souvent dur pour produire ce dont on avait besoin mais où l'on pouvait aussi et surtout profité de la vie. L'Église avait fêté sa première année avec une messe d'action de grâce, et on avait de même fêté l'anniversaire de la découverte de l'île de cette manière, comme cela était aussi le cas d'ailleurs sur les îles voisines. C'était qu'il y avait toutes les raisons de remercier le Seigneur de ce « don » qu'il avait fait au peuple maokorien et plus particulièrement à eux, qui avaient la chance de vivre directement sur cette île que le Christ, dans sa bonté, avait eut la générosité de placer entre leurs mains pour qu'ils y vivent et y prospèrent comme ils la faisaient vivre et prospérer.
Néanmoins s'ils remerciaient le ciel pour ce don, comme ils le remerciaient pour la vie heureuse qu'ils menaient sur l'île où la magnifique église qu'il avait permis qu'ils élèvent à la gloire de Dieu, concrètement les plus informés des citoyens de Saint-Marcien savaient que, indirectement, ils devaient aussi le plaisir de vivre sur cette île à la découverte de marins étrangers, dont le gouvernement avait accepté discrètement de céder ses droits sur l'île au Maok. C'était le cas pour toutes les îles maokoriennes de leur petit archipel, même si cela n'enlevait rien au caractère totalement et proprement maokorien de celles-ci maintenant. La plupart du temps, il fallait bien avouer que même ceux qui étaient au courant de la chose ne s'en souciaient guère, et n'en tenaient pas vraiment compte : le plus important était le droit qu'ils avaient eux sur cette terre, eux qui avaient été les premiers d'entre tous à l'habiter et à la mettre en valeur, et le passé avant leur arrivé n'avait qu'une valeur relative.
Toutefois les choses avaient bougé à la faveur d'un événement qui, bien plus que toutes les guerres étrangères, avait ébranlé la chrétienté, notamment maokorienne. Cet événement, s'était la mise en place des lois anti-religieuses au Kirep, des lois de persécutions des croyants, d'abord « modérées », quoique bien trop excessives, puis carrément oppressives, en forçant les citoyens qui n'étaient pas d'accord avec le fait se sacrifier Dieu sur l'autel de la révolution – sur seule envie égoïste de quelques élus dans leurs fauteuils déconnectés de la réalité concrète – à prendre le chemin de l'exil, à quitter leur pays, leur patrie, la terre de leurs pères. Même si eux-mêmes avaient choisi de quitter leurs foyers pour une nouvelle vie, cela avait été fait de façon volontaire, dans le respect de leurs croyances et de leur foi à tous, et sans quitter le corps national : au contraire, ils allaient fonder un nouveau foyer qui lui aussi serait une part de la vie maokorienne, pour leurs enfants après eux. Ils avaient donc été justement épouvantés par la nouvelle.
Ladite nouvelle en avait entraîné une autre cependant, toute particulière au lieu : celle de l'arrivée d'un petit groupe de nouveaux arrivants, des kirépiens accueillit par le Maok et qui avaient émis le souhait... de revoir l'île que deux d'entre eux avaient découverts ! En effet parmi les milliers de kirépiens arrivant au Maok il s'était trouvé par hasard deux des membres de l'équipage du vaisseau marchand qui avait découvert Saint-Marcien pour la première fois. Confirmations faites, les autorités maokoriennes avaient bien entendu autorisé ce souhait, qui relevait pour eux de la justice, avis partagé par les habitants de l'île d'ailleurs, qui réservèrent une belle fête aux nouveaux arrivants. Après tout, si les locaux continuaient de voir l'île naturellement maokorienne, naturellement à eux puisqu'ils en étaient les premiers arrivants, le fait de compter maintenant deux des découvreurs parmi leurs concitoyens faisait un petit quelque chose... et puis c'était naturel qu'ils puissent vivre ici après tout ! Sans compter la solidarité naturelle pour des frères chrétiens persécutés et obligés de fuir leurs foyers : s'ils devaient reconstruire une vie, contraints et forcés, il était juste qu'ils le fassent sur Saint-Marcien.
C'est ainsi que depuis quelques jours, Saint-Marcien comptait deux familles de plus, débarquées avec quelques effets personnels qu'ils avaient pu emporter... et un traducteur pour aider les contacts avec la communauté. Ils semblaient pleins de bonne volonté d'apprendre et de s'intégrer, cela dit, et heureux de retrouver l'île qu'ils avaient jadis découvert avec quelque émotion. De plus, ils furent touchés par les « bienvenue » en langue kirépienne qui leur fut adressé à leur arrivé, soigneusement appris par les locaux pour les faire se sentir réellement bienvenus. Bien qu'orthodoxes sur une île majoritairement catholique, ils furent accueillit comme des frères dans la foi, et on commença à parler de la mise en place peut-être d'une chapelle orthodoxe et de rites orthodoxes dans l'église pour que « tous puissent se sentir chez eux ». L'intégration des deux familles ne faisait que commencer, mais elle commençait de belle façon, dans une ambiance chaleureuse qui devait leur réchauffer le cœur après leur froide expulsion...
[right]30 juin 2030, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
L'année avait été calme et paisible, sur l'Île Saint-Marcien, comme sur ses voisines. Il fallait dire qu'il y avait peu de raisons de véritablement se troubler sur ces petits morceaux de Maok perdus au sud-ouest du Zanyane, où les habitants avaient trouvés ce qu'ils étaient avant tout venus chercher : une vie tranquille, sans vague et sans chaos, où l'on travaillait souvent dur pour produire ce dont on avait besoin mais où l'on pouvait aussi et surtout profité de la vie. L'Église avait fêté sa première année avec une messe d'action de grâce, et on avait de même fêté l'anniversaire de la découverte de l'île de cette manière, comme cela était aussi le cas d'ailleurs sur les îles voisines. C'était qu'il y avait toutes les raisons de remercier le Seigneur de ce « don » qu'il avait fait au peuple maokorien et plus particulièrement à eux, qui avaient la chance de vivre directement sur cette île que le Christ, dans sa bonté, avait eut la générosité de placer entre leurs mains pour qu'ils y vivent et y prospèrent comme ils la faisaient vivre et prospérer.
Néanmoins s'ils remerciaient le ciel pour ce don, comme ils le remerciaient pour la vie heureuse qu'ils menaient sur l'île où la magnifique église qu'il avait permis qu'ils élèvent à la gloire de Dieu, concrètement les plus informés des citoyens de Saint-Marcien savaient que, indirectement, ils devaient aussi le plaisir de vivre sur cette île à la découverte de marins étrangers, dont le gouvernement avait accepté discrètement de céder ses droits sur l'île au Maok. C'était le cas pour toutes les îles maokoriennes de leur petit archipel, même si cela n'enlevait rien au caractère totalement et proprement maokorien de celles-ci maintenant. La plupart du temps, il fallait bien avouer que même ceux qui étaient au courant de la chose ne s'en souciaient guère, et n'en tenaient pas vraiment compte : le plus important était le droit qu'ils avaient eux sur cette terre, eux qui avaient été les premiers d'entre tous à l'habiter et à la mettre en valeur, et le passé avant leur arrivé n'avait qu'une valeur relative.
Toutefois les choses avaient bougé à la faveur d'un événement qui, bien plus que toutes les guerres étrangères, avait ébranlé la chrétienté, notamment maokorienne. Cet événement, s'était la mise en place des lois anti-religieuses au Kirep, des lois de persécutions des croyants, d'abord « modérées », quoique bien trop excessives, puis carrément oppressives, en forçant les citoyens qui n'étaient pas d'accord avec le fait se sacrifier Dieu sur l'autel de la révolution – sur seule envie égoïste de quelques élus dans leurs fauteuils déconnectés de la réalité concrète – à prendre le chemin de l'exil, à quitter leur pays, leur patrie, la terre de leurs pères. Même si eux-mêmes avaient choisi de quitter leurs foyers pour une nouvelle vie, cela avait été fait de façon volontaire, dans le respect de leurs croyances et de leur foi à tous, et sans quitter le corps national : au contraire, ils allaient fonder un nouveau foyer qui lui aussi serait une part de la vie maokorienne, pour leurs enfants après eux. Ils avaient donc été justement épouvantés par la nouvelle.
Ladite nouvelle en avait entraîné une autre cependant, toute particulière au lieu : celle de l'arrivée d'un petit groupe de nouveaux arrivants, des kirépiens accueillit par le Maok et qui avaient émis le souhait... de revoir l'île que deux d'entre eux avaient découverts ! En effet parmi les milliers de kirépiens arrivant au Maok il s'était trouvé par hasard deux des membres de l'équipage du vaisseau marchand qui avait découvert Saint-Marcien pour la première fois. Confirmations faites, les autorités maokoriennes avaient bien entendu autorisé ce souhait, qui relevait pour eux de la justice, avis partagé par les habitants de l'île d'ailleurs, qui réservèrent une belle fête aux nouveaux arrivants. Après tout, si les locaux continuaient de voir l'île naturellement maokorienne, naturellement à eux puisqu'ils en étaient les premiers arrivants, le fait de compter maintenant deux des découvreurs parmi leurs concitoyens faisait un petit quelque chose... et puis c'était naturel qu'ils puissent vivre ici après tout ! Sans compter la solidarité naturelle pour des frères chrétiens persécutés et obligés de fuir leurs foyers : s'ils devaient reconstruire une vie, contraints et forcés, il était juste qu'ils le fassent sur Saint-Marcien.
C'est ainsi que depuis quelques jours, Saint-Marcien comptait deux familles de plus, débarquées avec quelques effets personnels qu'ils avaient pu emporter... et un traducteur pour aider les contacts avec la communauté. Ils semblaient pleins de bonne volonté d'apprendre et de s'intégrer, cela dit, et heureux de retrouver l'île qu'ils avaient jadis découvert avec quelque émotion. De plus, ils furent touchés par les « bienvenue » en langue kirépienne qui leur fut adressé à leur arrivé, soigneusement appris par les locaux pour les faire se sentir réellement bienvenus. Bien qu'orthodoxes sur une île majoritairement catholique, ils furent accueillit comme des frères dans la foi, et on commença à parler de la mise en place peut-être d'une chapelle orthodoxe et de rites orthodoxes dans l'église pour que « tous puissent se sentir chez eux ». L'intégration des deux familles ne faisait que commencer, mais elle commençait de belle façon, dans une ambiance chaleureuse qui devait leur réchauffer le cœur après leur froide expulsion...
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Alwine
Une intégration bien réussie :
[right]10 septembre 2030, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Cela faisait un peu plus de deux mois, maintenant, que les familles kirépiennes étaient arrivées sur l'Île Saint-Marcien. Certes, de prime abord, on pouvait se dire qu'après tout il n'y avait « que » deux familles de présentes, mais dans le monde relativement modeste de la société insulaire, cela représentait tout de même un apport réel, surtout que, au-delà du groupe de personnes – deux familles étendues, cela faisait tout de même un peu de monde – proprement dit, il y avait aussi toute « l'onde de choc » causée par cette arrivée, et par tout ce qu'elle représentait. Ce qu'elle représentait s'était tout simplement le retour d'un âge de persécution en Alméra même, au Kirep, qui au nom d'une doctrine politique n'hésitait pas à se mettre en guerre avec Dieu, là où au part avant les kirépiens avaient eut la sagesse de laisser à chacun le choix de ses propres convictions. Elle représentait un exode forcé de tous ceux qui refusaient d'abjurer leur foi, sans pour autant rien avoir contre le modèle de société du Kirep, et qui malgré tout, se voyaient refuser de vivre le communisme dans les pas du Christ, lui qui avait pourtant été le premier à prôner l'égalité et l'amour entre tous les hommes.
On aurait pu craindre un certain rejet des kirépiens, ou au contraire une idéalisation de ces martyrs modernes, mais heureusement il n'en avait rien été, ni dans un sens ni dans l'autre. Les nouveaux venus avaient simplement été accueillit avec gentillesse, avec chaleur, avec humanité, comme on devait accueillir des frères et sœurs en Christ. Leur intégration n'avaient guère posé de problème majeur sur le plan pratique : venant d'une île, les deux familles de marins s'étaient facilement intégrés dans les gens simples qui vivaient sur l'île. Oh, il avait fallu s'habituer à un certain recul technologique, mais qu'était-ce que cela, disait souvent l'une des mères de famille, devant la possibilité de vivre sa foi et d'être au près de gens de bien ? On s'était vite aperçu, d'ailleurs, que la technologie dite « moderne » restait très dispensable, en redécouvrant les joies simples de cette vie de pionnier que l'on trouvait sur l'île. Bien entendu, la nostalgie de la patrie, à l'autre bout du monde, était toujours là : contrairement aux autres habitants, les kirépiens n'avaient pas choisi de partir de chez eux pour cette nouvelle aventure, ils n'étaient pas restés intégrés au sein d'un vaste ensemble patriotique, ce qui avait rendu l'acclimatation plus rude, sans doute.
Mais des efforts avaient été fait, bien entendu, de la part des nouveaux venus, bien sûr, qui avaient eut à cœur de rapidement apprendre la langue locale, notamment, de façon à se faire comprendre facilement de leurs nouveaux concitoyens. Les plus grands avaient dû apprendre autant que les plus petits, mais après trois mois ils avaient fait de beaux progrès, en dépit de leur accent marqué... sans compter qu'en face, on avait aussi appris à mieux les comprendre, et quelques mots de kirépiens n'avaient pas manquer de se glisser dans le vocabulaire de la communauté, après tout réduite ! Mais il y avait plus, du côté des maokoriens, puisqu'on avait fait des efforts religieux : peu de temps après les kirépiens, un prêtre orthodoxe était arrivé pour eux et avait officié tantôt dans une petite chapelle touchante de simplicité, tantôt dans l'église, pour le bénéfice de la petite communauté, ainsi que des quelques marins orthodoxes que comptaient les équipages des vaisseaux stationnant sur l'île... au point que certaines barges motorisées étaient parfois venues des vaisseaux protégeant les îles voisines ! Depuis, quelques autres familles orthodoxes s'étaient aussi installées sur l'île – dont la population, entre arrivée et départ, en était encore à se stabiliser durablement – permettant des services plus « consistants » et aussi une meilleure intégration des kirépiens sur un plan des plus essentiel, puisque c'était après tout bien leur fidélité à leur religion qui les avaient amené ici.
Ainsi, comme dans le reste du Maok, la collaboration entre orthodoxes et catholiques se faisait sans heurt, sans problème. Les nouveaux venus n'avaient pu qu'être charmés par la façon d'aborder les choses des maokoriens, très ouverts : si chacun pensait avoir la « meilleure voie vers le Ciel », ils ne méprisaient pas les autres chemins, tout en espérant malgré tout un jour une réunion de l'ensemble... dans leur voie, de préférence. Des débats bon enfant qui plaisaient globalement aux kirépiens, qui s'étaient bien fondus dans l'ensemble. Eux qui étaient restés communistes, ils appréciaient aussi la gestion au fond très égalitaire de l'île, et même s'ils avaient parfois un peu de mal à comprendre la foi mise par leurs concitoyens non seulement dans la foi mais aussi dans leur roi ils savaient la respectés. Eux qui excerçaient majoritairement, maintenant, parmi les pêcheurs de l'île, gardant le contact avec la vie qu'ils avaient toujours connus, quelques-uns aidant à l'agriculture locale, et découvrant les méthodes respectueuses de l'environnement en vigueur ici, ils n'avaient pas de mal, en dépit de quelques petites différences, à se bâtir une vie ici, même si la nostalgie de leur patrie ne s'effaçait pas et que, sans doute, ils seraient toujours au fond de leur cœur des kirépiens, en dépit de la voie prise par leur pays et de leur intégration réussie sur l'Île Saint-Marcien.
[right]10 septembre 2030, Île Saint-Marcien, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Cela faisait un peu plus de deux mois, maintenant, que les familles kirépiennes étaient arrivées sur l'Île Saint-Marcien. Certes, de prime abord, on pouvait se dire qu'après tout il n'y avait « que » deux familles de présentes, mais dans le monde relativement modeste de la société insulaire, cela représentait tout de même un apport réel, surtout que, au-delà du groupe de personnes – deux familles étendues, cela faisait tout de même un peu de monde – proprement dit, il y avait aussi toute « l'onde de choc » causée par cette arrivée, et par tout ce qu'elle représentait. Ce qu'elle représentait s'était tout simplement le retour d'un âge de persécution en Alméra même, au Kirep, qui au nom d'une doctrine politique n'hésitait pas à se mettre en guerre avec Dieu, là où au part avant les kirépiens avaient eut la sagesse de laisser à chacun le choix de ses propres convictions. Elle représentait un exode forcé de tous ceux qui refusaient d'abjurer leur foi, sans pour autant rien avoir contre le modèle de société du Kirep, et qui malgré tout, se voyaient refuser de vivre le communisme dans les pas du Christ, lui qui avait pourtant été le premier à prôner l'égalité et l'amour entre tous les hommes.
On aurait pu craindre un certain rejet des kirépiens, ou au contraire une idéalisation de ces martyrs modernes, mais heureusement il n'en avait rien été, ni dans un sens ni dans l'autre. Les nouveaux venus avaient simplement été accueillit avec gentillesse, avec chaleur, avec humanité, comme on devait accueillir des frères et sœurs en Christ. Leur intégration n'avaient guère posé de problème majeur sur le plan pratique : venant d'une île, les deux familles de marins s'étaient facilement intégrés dans les gens simples qui vivaient sur l'île. Oh, il avait fallu s'habituer à un certain recul technologique, mais qu'était-ce que cela, disait souvent l'une des mères de famille, devant la possibilité de vivre sa foi et d'être au près de gens de bien ? On s'était vite aperçu, d'ailleurs, que la technologie dite « moderne » restait très dispensable, en redécouvrant les joies simples de cette vie de pionnier que l'on trouvait sur l'île. Bien entendu, la nostalgie de la patrie, à l'autre bout du monde, était toujours là : contrairement aux autres habitants, les kirépiens n'avaient pas choisi de partir de chez eux pour cette nouvelle aventure, ils n'étaient pas restés intégrés au sein d'un vaste ensemble patriotique, ce qui avait rendu l'acclimatation plus rude, sans doute.
Mais des efforts avaient été fait, bien entendu, de la part des nouveaux venus, bien sûr, qui avaient eut à cœur de rapidement apprendre la langue locale, notamment, de façon à se faire comprendre facilement de leurs nouveaux concitoyens. Les plus grands avaient dû apprendre autant que les plus petits, mais après trois mois ils avaient fait de beaux progrès, en dépit de leur accent marqué... sans compter qu'en face, on avait aussi appris à mieux les comprendre, et quelques mots de kirépiens n'avaient pas manquer de se glisser dans le vocabulaire de la communauté, après tout réduite ! Mais il y avait plus, du côté des maokoriens, puisqu'on avait fait des efforts religieux : peu de temps après les kirépiens, un prêtre orthodoxe était arrivé pour eux et avait officié tantôt dans une petite chapelle touchante de simplicité, tantôt dans l'église, pour le bénéfice de la petite communauté, ainsi que des quelques marins orthodoxes que comptaient les équipages des vaisseaux stationnant sur l'île... au point que certaines barges motorisées étaient parfois venues des vaisseaux protégeant les îles voisines ! Depuis, quelques autres familles orthodoxes s'étaient aussi installées sur l'île – dont la population, entre arrivée et départ, en était encore à se stabiliser durablement – permettant des services plus « consistants » et aussi une meilleure intégration des kirépiens sur un plan des plus essentiel, puisque c'était après tout bien leur fidélité à leur religion qui les avaient amené ici.
Ainsi, comme dans le reste du Maok, la collaboration entre orthodoxes et catholiques se faisait sans heurt, sans problème. Les nouveaux venus n'avaient pu qu'être charmés par la façon d'aborder les choses des maokoriens, très ouverts : si chacun pensait avoir la « meilleure voie vers le Ciel », ils ne méprisaient pas les autres chemins, tout en espérant malgré tout un jour une réunion de l'ensemble... dans leur voie, de préférence. Des débats bon enfant qui plaisaient globalement aux kirépiens, qui s'étaient bien fondus dans l'ensemble. Eux qui étaient restés communistes, ils appréciaient aussi la gestion au fond très égalitaire de l'île, et même s'ils avaient parfois un peu de mal à comprendre la foi mise par leurs concitoyens non seulement dans la foi mais aussi dans leur roi ils savaient la respectés. Eux qui excerçaient majoritairement, maintenant, parmi les pêcheurs de l'île, gardant le contact avec la vie qu'ils avaient toujours connus, quelques-uns aidant à l'agriculture locale, et découvrant les méthodes respectueuses de l'environnement en vigueur ici, ils n'avaient pas de mal, en dépit de quelques petites différences, à se bâtir une vie ici, même si la nostalgie de leur patrie ne s'effaçait pas et que, sans doute, ils seraient toujours au fond de leur cœur des kirépiens, en dépit de la voie prise par leur pays et de leur intégration réussie sur l'Île Saint-Marcien.
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Alwine
[center]Maok Première :[/center]
[right]La radio des îles, pour vous tenir informer de l'actualité insulaire maokorienne
Programme du 30 juin 2031, 10h30.[/right]
Et merci encore à la chorale de la cathédrale de Lokaroum, en voyage dans les îles maokoriennes et qui a bien voulu nous faire le plaisir de nous interpréter ce chant populaire sur l'amour du Christ à l'occasion de leur passage chez nous ! Et tout de suite sur l'antenne insulaire de Maok première, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du monde insulaire maokorien ainsi que du reste du Royaume et bien entendu du monde !
Nouvelles du monde :
*Encore une bonne période visiblement pour les pèlerinages au Bardaran, puisque le dernier bilan, communiqué par nos collègues de Bardaran Radio, fait état d'une grande affluence pour les dernières fêtes saintes chrétiennes. Une bonne chose assurément, qui montre que si notre monde connaît peut-être quelques ralentissements économiques passagers, le monde spirituel, lui, reste toujours aussi vivace.
[center][...][/center]
Nouvelles des Îles :
*Belle réussite pour les maîtres-verriers de Saint-Sévère, qui ont réussi une excellente commande pour le Monastère Orthodoxe de la Forêt Rouge, dans le Maok continental. Un succès qui, ajouté à beaucoup d'autres, semble avoir lancé l'idée d'une possible transmission de savoir de l'île vers le continent, en envoyant de futurs maîtres formés avec brio transmettre les techniques insulaires aux verriers du continent. Ce serait assurément une belle réussite pour Saint-Sévère et tout l'ensemble insulaire maokorien...
[center][...][/center]
*Une nouvelle naissance a été fêtée en grande joie sur Saint-Marcien, en effet ce fut la première fois... que des triplés venaient au monde sur l'île ! L'événement, déjà rare en soit, l'est plus encore à l'échelle d'une petite île. C'est en fait la première fois qu'il se produit dans les îles maokoriennes – à l'exception bien entendu de Fotamba, peuplée bien avant l'arrivée du Royaume jusque sur cette terre – et nul doute que, une fois que la nouvelle leur sera parvenue, nombre de nos auditeurs, nous le savons, prieront avec vous pour la bonne santé des trois bambins...
[center][...][/center]
Nouvelles du Continent :
*Le chantier du Tranzanyanais continue d'avancer, lentement mais sûrement, en dépit du ralentissements international des affaires. Les ouvriers, eux, continuent de s'activer et l'ouvrage final prend peu à peu forme, même s'il faudra encore longtemps, sans doute, avant que l'entièreté du réseau puisse être mis en service...
[center][...][/center]
Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur l'antenne insulaire de Maok Première, la chorale de Saint-Eusèbe nous fait le plaisir d'interpréter un chant sur la joie de voir une terre nouvelle, composée spontanément par les premiers arrivants civils sur leur île, et transmis sur les ondes pour la première fois...
[right]La radio des îles, pour vous tenir informer de l'actualité insulaire maokorienne
Programme du 30 juin 2031, 10h30.[/right]
Et merci encore à la chorale de la cathédrale de Lokaroum, en voyage dans les îles maokoriennes et qui a bien voulu nous faire le plaisir de nous interpréter ce chant populaire sur l'amour du Christ à l'occasion de leur passage chez nous ! Et tout de suite sur l'antenne insulaire de Maok première, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du monde insulaire maokorien ainsi que du reste du Royaume et bien entendu du monde !
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*Une nouvelle naissance a été fêtée en grande joie sur Saint-Marcien, en effet ce fut la première fois... que des triplés venaient au monde sur l'île ! L'événement, déjà rare en soit, l'est plus encore à l'échelle d'une petite île. C'est en fait la première fois qu'il se produit dans les îles maokoriennes – à l'exception bien entendu de Fotamba, peuplée bien avant l'arrivée du Royaume jusque sur cette terre – et nul doute que, une fois que la nouvelle leur sera parvenue, nombre de nos auditeurs, nous le savons, prieront avec vous pour la bonne santé des trois bambins...
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Nouvelles du Continent :
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