Le Comité National des Paysans Fiémançais, organe créé lors de la promulgation du Plan Agricole Fiémançais il y a bientôt dix ans, se faisait davantage connaître ces mois-ci en tant que "Comité National", ou plus simplement "Comité", par opposition au gouvernement.
Cette institution non démocratique réunissant des personnalités importantes affiliées toujours ou presque au parti chorocrate, présent au Sénat et à la Chambre des Représentants, avait été dernièrement plébiscitée à la capitale, Opemont, pour entamer une autre politique que celle du modèle de la capitale libérale, libertaire, attirant les fortunes et les épiciers étrangers, invitant ses propres nationaux à retourner à la campagne.
La révolte d'automne menée par la fronde des "Chômeurs-grêveurs" était la probable réponse d'un monde ouvrier, mais plus largement de petites familles citadines refusant de choisir entre être riches en demeurant sur place, ou prendre le chemin de l'agriculture rurale. Ils voulaient rester, en nombre, et faute d'être riches au moins ne pas être poussés mécaniquement à la paupérisation, à mendicité, tandis que le nombre de grosses fortunes augmentait.
Pour réaliser sa transition socialiste déjà pleine de contradictions dues au bouillonnement intellectuel et à la tentative de fonder un modèle qui, jusqu'à présent, avait été farouchement combattu par les gouvernements libéraux, et encore trop maîtrisé par le pouvoir chorocrate tel qu'il s'était défini par expérience du pouvoir.
On avait lancé, pour respecter l'idée du plein-emploi, de larges chantiers sur la base d'une demande anticipée, sinon artificielle : http://www.simpolitique.com/post267185.html#p267185
On avait émis l'idée, au lieu d'abolir le capital, de le collectiviser afin que les entreprises étrangères ou en construction distribuent une quantité importante de leurs parts aux habitants, ou à la collectivité municipale : http://www.simpolitique.com/post267387.html#p267387
Les débats étaient vifs sur l'orientation que devait prendre la réforme de la législation citadine, dont l'objectif était évidemment à la justice sociale, à la possibilité d'élever les conditions de vie d'une classe populaire désireuse de vivre en ville. Ceux-là pouvaient porter jusque sur des questions morales : http://www.simpolitique.com/post266910.html#p266910
Entre l'élaboration d'un ordre nouveau qui fragiliserait l'attractivité de la capitale, dont la majorité des véritables acteurs n'était pas du tout acquis à cette refondation, et une meilleure redistribution des recettes du libéralisme, il y avait un large panel de possibilités. Opemont l'apprentie rouge avait convié une délégation d'experts kirépiens qui l'aideraient ainsi à actionner les bons leviers, pour satisfaire durablement la classe ouvrière, conserver les acquis financiers nécessaires à la chorocratie, mais ancrer l'abstraction urbaine dans le monde et l'organisation socialiste qui savaient, tous comptes faits, ne pas être nuisibles à la production de richesses.
Réunion d'Opemont - Kirep/Fiémance
-
Alexei
Peu de choses séparaient les Communards des Partizani et de leurs successeurs "Gardes rouges".
Jeunes ouvriers, étudiants et paysans, les Yougoslaves avaient pris vaillamment les armes en 1980, pour les actionner contre les fascistes, les profiteurs et les capitalisants, véritables cancers du monde. Presque 60 ans plus tard, c'est au tour du petit peuple d'Opemont de se soulever, de manière moins violente et féroce, certes, mais avec la même ambition. Après avoir goûté au capitalisme raksasan l'espace de deux ans, les Opemontois avaient fait leur choix : ce serait le socialisme. Finie la mainmise du Capital sur la vie quotidienne, finis le chômage et la précarité, finis l'égoïsme, l'avarice et le malheur. Les artisans de ces infamies n'ont maintenant plus leur place dans la ville aux cents clochers, qui servira volontiers de porte-drapeau du socialisme dans toute la Fiémance, et même dans l'Alméra-centrale, qui sait ?
Pour cela, les communistes kirépiens donneraient beaucoup. Traversant une période particulièrement agité, le monde et le contexte géopolitique pouvaient changer plus soudainement que prévu. Annoncée comme morte et enterrée par les fanatiques de l'ex-Pelabssa, ce qu'ils appelaient la "pieuvre rouge" était loin d'avoir dit son dernier mot : Thalìboz, Finnherland, Lychaka, Eone, Oustrie, Sebastov, Cubalivie, Madhiya (...), le drapeau rouge brille encore fièrement dans ces pays. "Pourquoi pas sur le reste du monde ?", se prenait à espérer la nouvelle génération communiste kirépienne ?
Génération jeune, farouchement radicale ainsi profondément redevable et admirative des plus grands prophètes marxistes : Vladimir Kirov, Jiang Quing, Toni Pérès, Yanvik Sliman, Guillermo Zamoda, et bien sûr Vliduj Gak, à qui l'on vouait désormais un culte encore plus impressionnant que de son vivant. Statues, fresques murales, chansons, peintures, et même pièces de théâtre ; son portrait ornait aujourd'hui tous les bureaux, toutes les usines, toutes les zadruga (kolkhozes), et même la façade du Parlement d'où émanait, du visage géant du grand homme -trônant à côté de celui de Marx- une curieuse aura mystique et révolutionnaire. Idole de tout un peuple et exemple pour tous les communistes du monde, l'âme et la philosophie du "camarade-leader" semblaient immortelles.
À l'image des symboles l'entourant, telle que la légendaire "gakovka", ce calot militaire orné de l'étoile rouge revêtu par les ex-Partisans et leurs descendants Gardes rouges, qui était même tombé sur la tête de nombreuses personnalités yougoslaves. Parmi elles, le camarade Halil Hajdar, jeune communiste originaire de Metenica (île albanophone au sein de Pesak) [url=http://www.simpolitique.com/post267754.html#p267754]à la verve particulièrement forte à l'égard du Raksasa[/url], qui présiderait la délégation du Parti des Travailleurs, comptant une demi-douzaine de représentants et responsables en tout genre, prêts à faire part de leurs conseils et de leur expérience à leurs camarades Communards.
Jeunes ouvriers, étudiants et paysans, les Yougoslaves avaient pris vaillamment les armes en 1980, pour les actionner contre les fascistes, les profiteurs et les capitalisants, véritables cancers du monde. Presque 60 ans plus tard, c'est au tour du petit peuple d'Opemont de se soulever, de manière moins violente et féroce, certes, mais avec la même ambition. Après avoir goûté au capitalisme raksasan l'espace de deux ans, les Opemontois avaient fait leur choix : ce serait le socialisme. Finie la mainmise du Capital sur la vie quotidienne, finis le chômage et la précarité, finis l'égoïsme, l'avarice et le malheur. Les artisans de ces infamies n'ont maintenant plus leur place dans la ville aux cents clochers, qui servira volontiers de porte-drapeau du socialisme dans toute la Fiémance, et même dans l'Alméra-centrale, qui sait ?
Pour cela, les communistes kirépiens donneraient beaucoup. Traversant une période particulièrement agité, le monde et le contexte géopolitique pouvaient changer plus soudainement que prévu. Annoncée comme morte et enterrée par les fanatiques de l'ex-Pelabssa, ce qu'ils appelaient la "pieuvre rouge" était loin d'avoir dit son dernier mot : Thalìboz, Finnherland, Lychaka, Eone, Oustrie, Sebastov, Cubalivie, Madhiya (...), le drapeau rouge brille encore fièrement dans ces pays. "Pourquoi pas sur le reste du monde ?", se prenait à espérer la nouvelle génération communiste kirépienne ?
Génération jeune, farouchement radicale ainsi profondément redevable et admirative des plus grands prophètes marxistes : Vladimir Kirov, Jiang Quing, Toni Pérès, Yanvik Sliman, Guillermo Zamoda, et bien sûr Vliduj Gak, à qui l'on vouait désormais un culte encore plus impressionnant que de son vivant. Statues, fresques murales, chansons, peintures, et même pièces de théâtre ; son portrait ornait aujourd'hui tous les bureaux, toutes les usines, toutes les zadruga (kolkhozes), et même la façade du Parlement d'où émanait, du visage géant du grand homme -trônant à côté de celui de Marx- une curieuse aura mystique et révolutionnaire. Idole de tout un peuple et exemple pour tous les communistes du monde, l'âme et la philosophie du "camarade-leader" semblaient immortelles.
À l'image des symboles l'entourant, telle que la légendaire "gakovka", ce calot militaire orné de l'étoile rouge revêtu par les ex-Partisans et leurs descendants Gardes rouges, qui était même tombé sur la tête de nombreuses personnalités yougoslaves. Parmi elles, le camarade Halil Hajdar, jeune communiste originaire de Metenica (île albanophone au sein de Pesak) [url=http://www.simpolitique.com/post267754.html#p267754]à la verve particulièrement forte à l'égard du Raksasa[/url], qui présiderait la délégation du Parti des Travailleurs, comptant une demi-douzaine de représentants et responsables en tout genre, prêts à faire part de leurs conseils et de leur expérience à leurs camarades Communards.
-
Arios
Ferréol Séguenot : Nous sommes heureux de pouvoir compter sur l'expérience révolutionnaire dont vous êtes dépositaire, camarade Hajdar, ainsi que sur celle de vous-autres.
Le chantier social à Opemont a la particularité de devoir demeurer dans les clous, mêmes larges, laissés par le gouvernement du pays. Sans se faire d'illusions, il faut convertir l'économie sans la déclasser.
Nous n'avons pas pour objectif, mes camarades du Comité et moi-même, de coller de façon précise à une idéologie même si nous savons lesquelles apportent satisfaction et prospérité, et lesquelles apportent esclavage et luttes fratricides au service de quelconques élites de classe.
Notre seul désir est que chaque famille opemontoise, nationale ou immigrée, accède à un niveau de vie convenable. Nous voulons éradiquer la pauvreté, or cela ne nous semble pas possible en transformant l'héritage économique structurel de la cité en champs de ruines.
Aussi, et vous l'aurez compris, ce réformisme compliqué doit s'appuyer sur la présence d'esprit des personnes à votre hauteur, qui ont l'expérience du socialisme et portent des idées pointues, seules lances assez dures pour opérer la bête.
Le chantier social à Opemont a la particularité de devoir demeurer dans les clous, mêmes larges, laissés par le gouvernement du pays. Sans se faire d'illusions, il faut convertir l'économie sans la déclasser.
Nous n'avons pas pour objectif, mes camarades du Comité et moi-même, de coller de façon précise à une idéologie même si nous savons lesquelles apportent satisfaction et prospérité, et lesquelles apportent esclavage et luttes fratricides au service de quelconques élites de classe.
Notre seul désir est que chaque famille opemontoise, nationale ou immigrée, accède à un niveau de vie convenable. Nous voulons éradiquer la pauvreté, or cela ne nous semble pas possible en transformant l'héritage économique structurel de la cité en champs de ruines.
Aussi, et vous l'aurez compris, ce réformisme compliqué doit s'appuyer sur la présence d'esprit des personnes à votre hauteur, qui ont l'expérience du socialisme et portent des idées pointues, seules lances assez dures pour opérer la bête.
-
Alexei
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Spiro_Moisiu.jpg/230px-Spiro_Moisiu.jpg[/img]
Halil Hajdar
Vice-secrétaire général du Bureau Politique du Parti des Travailleurs du Kirep[/center]
« Au contraire, tout le plaisir est pour nous. Les idées marxistes, et égalitaristes en général, ont toujours été farouchement combattues de l'autre côté de la Mer Bleue par une bourgeoisie, malheureusement omnipotente, ayant toujours eu un tour dans son sac pour réduire l'influence de ces mêmes idées.
Si nous ne croyons pas à une simple réforme du capitalisme comme solution viable sur le long terme, le cas fiémançais chorocrate pourrait faire exception, et en cela nous tenons à ce que ce soit le cas. Le gouvernement, qui tolère curieusement ce soulèvement pour le moment, ne doit pas être sous-estimé. Le spectre de la contre-révolution peut frapper à tout moment, de la manière la plus soudaine possible, même dans un pays marxiste depuis plus de soixante ans comme le Kirep. Mais nous avons foi en le prolétariat opemontois qui saura, à coup sûr, déjouer ces intrigues bien avant qu'elles ne surviennent.
Vos premières mesures, dont nous avons pu nous enquérir dès leur promulgation, le démontrent parfaitement, et nous ne pouvons qu'encourager les suivantes qui devront, comme vous le dites, réformer l'économie vers une base plus saine, plus collectiviste, selon les méthodes que vous jugerez les meilleures.
Il est cependant à retenir que c'est l'économie qui fait les hommes et non l'inverse. Une économie totalement libérée, détenue par une poignée de profiteurs, sera forcément synonyme de libertarisme dans les moeurs, ce qui est propre au capitalisme. En revanche, une économie contrôlée, entre les mains des travailleurs et du peuple tout entier instiguera d'elle-même la solidarité, le partage et la vertu dans la société. »
Halil Hajdar
Vice-secrétaire général du Bureau Politique du Parti des Travailleurs du Kirep[/center]
« Au contraire, tout le plaisir est pour nous. Les idées marxistes, et égalitaristes en général, ont toujours été farouchement combattues de l'autre côté de la Mer Bleue par une bourgeoisie, malheureusement omnipotente, ayant toujours eu un tour dans son sac pour réduire l'influence de ces mêmes idées.
Si nous ne croyons pas à une simple réforme du capitalisme comme solution viable sur le long terme, le cas fiémançais chorocrate pourrait faire exception, et en cela nous tenons à ce que ce soit le cas. Le gouvernement, qui tolère curieusement ce soulèvement pour le moment, ne doit pas être sous-estimé. Le spectre de la contre-révolution peut frapper à tout moment, de la manière la plus soudaine possible, même dans un pays marxiste depuis plus de soixante ans comme le Kirep. Mais nous avons foi en le prolétariat opemontois qui saura, à coup sûr, déjouer ces intrigues bien avant qu'elles ne surviennent.
Vos premières mesures, dont nous avons pu nous enquérir dès leur promulgation, le démontrent parfaitement, et nous ne pouvons qu'encourager les suivantes qui devront, comme vous le dites, réformer l'économie vers une base plus saine, plus collectiviste, selon les méthodes que vous jugerez les meilleures.
Il est cependant à retenir que c'est l'économie qui fait les hommes et non l'inverse. Une économie totalement libérée, détenue par une poignée de profiteurs, sera forcément synonyme de libertarisme dans les moeurs, ce qui est propre au capitalisme. En revanche, une économie contrôlée, entre les mains des travailleurs et du peuple tout entier instiguera d'elle-même la solidarité, le partage et la vertu dans la société. »
-
Arios
Ferréol Séguenot : Vous avez compris avec tolérance notre démarche réformiste, par raison.
Aussi, vous semblez nous conseiller d'attaquer d'abord l'économie, et de ne pas perdre du temps en débats interminables, avec le reste de la société, quant au maintien ou non d'industries touchant aux mœurs, je pense évidemment à la plus honteuse de celle-ci, l'exploitation de la femme par l'homme bourgeois.
Quoique l'apparition de tels débats pourraient occuper l'espace médiatique le temps d'engager des réformes plus contraignantes.
Pour l'instant, la situation demeure exceptionnelle, puisque un très grand nombre d'entreprises ont été forcées d'embaucher, quand cela ne correspondait pas forcément à une demande véritablement ciblées. Des temps-pleins se transforment en temps-partiels, c'est là le seul moyen qu'elles ont pour ne pas renvoyer leurs anciens employés, ce qui est une source de pauvreté et nous cherchons un moyen d'y contrevenir : puisque des ouvriers, employés, ont dû diminué leur nombre d'heures afin d'en donner. Les grands travaux n'ont pas tout à fait contenu l'entier phénomène et il en faudra sans doute d'autres, notamment dans les secteurs tertiaires.
J'aimerai votre avis sur cette question de la répartition du travail.
En attendant, il va nous falloir imposer aux paysans des prix d'achats de leur marchandise plus bas. Pour que la situation ne soit pas inégalitaire, il faudra créer des filières d'importation moins localisées sur la région autour d'Opemont, donc aller chercher le ravitaillement de la capitale dans un maximum de régions du pays -donner l'illusion d'une sorte de libre-concurrence sur laquelle l'esprit des masses campagnardes ne peut pas évoluer-.
Evidemment, il est nécessaire par là de limiter et de surveiller les marges des transformateurs agro-alimentaires, souvent petits artisans nombreux dans la capitale, voire d'imposer davantage de taxes sur cette catégorie souvent bienaise par rapport à ses compatriotes.
En somme, baisser le coût de la vie pour ne pas désavantager ceux qui doivent partager leur emploi.
Mais cela ne crée pas de croissance.
Aussi, vous semblez nous conseiller d'attaquer d'abord l'économie, et de ne pas perdre du temps en débats interminables, avec le reste de la société, quant au maintien ou non d'industries touchant aux mœurs, je pense évidemment à la plus honteuse de celle-ci, l'exploitation de la femme par l'homme bourgeois.
Quoique l'apparition de tels débats pourraient occuper l'espace médiatique le temps d'engager des réformes plus contraignantes.
Pour l'instant, la situation demeure exceptionnelle, puisque un très grand nombre d'entreprises ont été forcées d'embaucher, quand cela ne correspondait pas forcément à une demande véritablement ciblées. Des temps-pleins se transforment en temps-partiels, c'est là le seul moyen qu'elles ont pour ne pas renvoyer leurs anciens employés, ce qui est une source de pauvreté et nous cherchons un moyen d'y contrevenir : puisque des ouvriers, employés, ont dû diminué leur nombre d'heures afin d'en donner. Les grands travaux n'ont pas tout à fait contenu l'entier phénomène et il en faudra sans doute d'autres, notamment dans les secteurs tertiaires.
J'aimerai votre avis sur cette question de la répartition du travail.
En attendant, il va nous falloir imposer aux paysans des prix d'achats de leur marchandise plus bas. Pour que la situation ne soit pas inégalitaire, il faudra créer des filières d'importation moins localisées sur la région autour d'Opemont, donc aller chercher le ravitaillement de la capitale dans un maximum de régions du pays -donner l'illusion d'une sorte de libre-concurrence sur laquelle l'esprit des masses campagnardes ne peut pas évoluer-.
Evidemment, il est nécessaire par là de limiter et de surveiller les marges des transformateurs agro-alimentaires, souvent petits artisans nombreux dans la capitale, voire d'imposer davantage de taxes sur cette catégorie souvent bienaise par rapport à ses compatriotes.
En somme, baisser le coût de la vie pour ne pas désavantager ceux qui doivent partager leur emploi.
Mais cela ne crée pas de croissance.
-
Alexei
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Spiro_Moisiu.jpg/230px-Spiro_Moisiu.jpg[/img]
Halil Hajdar
Vice-secrétaire général du Bureau Politique du Parti des Travailleurs du Kirep[/center]
« La libération de la femme est en effet un point indiscutable que le socialisme se doit d'appliquer. La femme opemontoise doit devenir un modèle pour la femme fiémançaise : délivrée de son ancienne condition d'"objet" de son époux, elle doit pouvoir travailler comme un homme et s'exprimer comme il se doit. Mais, bien entendu, cela doit être encadré et ne doit pas être la porte ouverte pour d'éventuels mouvements anarchistes ultra-féministes qui ne chercheraient qu'à subvertir la femme qui doit être malgré tout la gardienne des valeurs maternelles et familiales.
En ce qui concerne la répartition du travail, nous nous doutons de la délicatesse du problème. Pour remédier à cela, je pense qu'il serait judicieux de faire d'"une pierre deux coups", en créant des milices communales -plus ou moins discrètes- chargée, bien évidemment, de protéger la Commune des menaces externes comme internes. Les chômeurs pourraient s'enrôler et suppléer ainsi la police.
Là aussi, les chômeurs opemontois peuvent servir. En devenant une main d'oeuvre permettant d'accroître la production des terres du pays, il y a possibilité de rallier les paysans. Nous pouvons jouer sur l'antagonisme entre petits et grands propriétaires pour pousser les premiers à s'organiser en coopératives agricoles : ce que nous appelons les zadruga chez nous. Ces coopératives seraient ensuite centralisées dans une organisation, centralisée ou autogérée, qui s'occuperait d'échanger des produits avec la Commune pour le bien de tous et l'intérêt général. »
Halil Hajdar
Vice-secrétaire général du Bureau Politique du Parti des Travailleurs du Kirep[/center]
« La libération de la femme est en effet un point indiscutable que le socialisme se doit d'appliquer. La femme opemontoise doit devenir un modèle pour la femme fiémançaise : délivrée de son ancienne condition d'"objet" de son époux, elle doit pouvoir travailler comme un homme et s'exprimer comme il se doit. Mais, bien entendu, cela doit être encadré et ne doit pas être la porte ouverte pour d'éventuels mouvements anarchistes ultra-féministes qui ne chercheraient qu'à subvertir la femme qui doit être malgré tout la gardienne des valeurs maternelles et familiales.
En ce qui concerne la répartition du travail, nous nous doutons de la délicatesse du problème. Pour remédier à cela, je pense qu'il serait judicieux de faire d'"une pierre deux coups", en créant des milices communales -plus ou moins discrètes- chargée, bien évidemment, de protéger la Commune des menaces externes comme internes. Les chômeurs pourraient s'enrôler et suppléer ainsi la police.
Là aussi, les chômeurs opemontois peuvent servir. En devenant une main d'oeuvre permettant d'accroître la production des terres du pays, il y a possibilité de rallier les paysans. Nous pouvons jouer sur l'antagonisme entre petits et grands propriétaires pour pousser les premiers à s'organiser en coopératives agricoles : ce que nous appelons les zadruga chez nous. Ces coopératives seraient ensuite centralisées dans une organisation, centralisée ou autogérée, qui s'occuperait d'échanger des produits avec la Commune pour le bien de tous et l'intérêt général. »
-
Arios
Ferréol Séguenot : Je ne vous sens pas déterminé sur l'idée d'interdire ou non le commerce de son corps, lorsqu'on est une femme. Sans doute augurez vous du contexte opemontois avec prudence, et raison.
La priorité est je le pense économique et nous avons, en écho à vos propos, engagé une première réforme qui consiste à l'institution d'une aide alimentaire universelle pour les travailleurs - qui seuls sont justifiables dans la cité -.
La nourriture doit être un service public au même titre que l'eau, et demain l'électricité. L'Etat en a les moyens, et ponctionne violemment les campagnes comme les ouvriers depuis longtemps.
Mais encore une fois, baisser le coût de la vie nous apparaît comme la seule chose à faire, devant la rareté des emplois et la nécessité de les fractionner. Les discussions internes nous ont fait pencher en faveur de cette voie-là, dont la prochaine étape est de ramener le temps de travail maximal en ville à un nombre plus restreint d'heures hebdomadaires, peut-être 36 heures, voire 32, afin de donner à tous une tâche sans passer par votre solution milicienne, intelligente mais coûteuse.
Qu'en pensez-vous ?
La priorité est je le pense économique et nous avons, en écho à vos propos, engagé une première réforme qui consiste à l'institution d'une aide alimentaire universelle pour les travailleurs - qui seuls sont justifiables dans la cité -.
La nourriture doit être un service public au même titre que l'eau, et demain l'électricité. L'Etat en a les moyens, et ponctionne violemment les campagnes comme les ouvriers depuis longtemps.
Mais encore une fois, baisser le coût de la vie nous apparaît comme la seule chose à faire, devant la rareté des emplois et la nécessité de les fractionner. Les discussions internes nous ont fait pencher en faveur de cette voie-là, dont la prochaine étape est de ramener le temps de travail maximal en ville à un nombre plus restreint d'heures hebdomadaires, peut-être 36 heures, voire 32, afin de donner à tous une tâche sans passer par votre solution milicienne, intelligente mais coûteuse.
Qu'en pensez-vous ?