Activités internes

Viktor Troska

Message par Viktor Troska »

[justify]COMPTE A REBOURS
[url=https://www.youtube.com/watch?v=J6SDp3Un_VI]Pour des choses graves, de l'apaisement[/url]

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Sudrup, île méridional, était considéré vis à vis des deux autres îles du Pesak comme la plus reculée, voir la plus 'paumée'. Peut-être était-ce dû à son climat incertain, ou par son environnement qui n'était pas du goût de tout le monde. De fortes pluies battantes balayaient les forêts de l'île de manière continuelles. Une personne en particulier, aimait profiter de ce climat particulier, pour méditer et y effectuer de longues marches. Cette personne était Alexey Nikita, le plus haut représentant de la Surigimi au Kirep. Emmitouflé dans sa capote, les mains dans le dos, le regard fixé sur un point imaginaire devant lui, il avançait en réfléchissant sur l'avenir de son pays, ainsi que sur son parcours politique au sein du Kirep. Aucune raison particulière de s'étendre grandement sur l'archétype même qu'est Alexey Nikita, en tant que chef d'un organe de sureté dans un État socialiste : Travailleur, distant, froid. Des qualités indéniables pour le poste qu'il occupait. L'un de ses passe-temps favori quand il ne se trouvait pas à travailler au QGS, était de venir jusqu'au Pesak afin de réfléchir, méditer et marcher. Ce temps était idéal pour lui, cette pluie ne le gênant absolument pas. Il avançait sur un long chemin de terre, cherchant le calme dont il avait tant besoin. Nikita occupait une position de choix dans l'appareil d'État Kirépien, il était redouté et détesté par beaucoup de personnes à la fois. Seulement il ne se mêlait pas de politique, du moins pas directement. Il avait compris que la recette d'une bonne longévité est de savoir tenir ses ennemis proches de soi et ses amis encore plus près. Ne pas faire de débordements inutiles, ne pas se sacrifier en rien. Nikita avait une deuxième passion, qui était les échecs. Il y travaillait son esprit calculateur, magnanime et stratégique. Rien d'étonnant pour une personnalité occupant ses fonctions. Alors qu'il était entrain d'arpenter un long chemin dans la forêt, il fut rattrapé par un chien de très grande taille, haut sur patte et de couleur noir : Il s'agissait de Servaz, son Terre-Neuve. Il l'avait trouvé il y a quelques années, alors qu'il avait très certainement été abandonné par ses maîtres. Ils se sont lié l'un à l'autre, dans une complicité à toute épreuve.

Le chemin débouchait à l'orée de la forêt, sur une vaste clairière qui s'étendait sur des centaines de mètres. Là, Nikita alla s'asseoir sur des pierres qui se trouvaient non loin de lui, se saisissant d'une branche au sol pour la lancer à son chien, qui semblait ravi de ce regain d'attention à son égard. Quand il rapporta à son maître la branche qu'il lui avait envoyé, il put distinguer sur la figure de Nikita un sourire, qui changeait grandement l'expression de son visage, lui donnant une autre physionomie. Servaz devait être l'un des rares à voir le chef suprême de la Surigimi sourire, voir montrer de l'affection quand il recevait plusieurs petites tapes amicales sur sa tête de la part de son maître. Un toussotement se fit entendre non loin d'eux et d'un volte-face de la tête, Nikita avait perdu son sourire en une fraction de seconde. Voilà les obligations qu'il s'imposait pour continuer à diriger ses services.


AGENT DE LA SURIGIMI | « Excusez-moi Camarade Président-Suprême, mais ils sont arrivés et vous attendent. »

D'un geste de la main approbateur, Nikita fit signe à l'agent qu'il avait bien entendu de quoi il en retournait. Du coin de l'œil, il le regardait de nouveau s'enfoncer dans la forêt et une fois qu'il était suffisamment loin, lança de nouveau la petite branche à son chien, heureux de pouvoir reprendre le petit jeu qui avait cessé il y a peu. Mais le temps pressait et même si il avait envie de rester à cet endroit encore un long moment, ses obligations ne le lui permettaient pas. Il descendit de la pierre sur laquelle il s'était juché, donnant plusieurs tapes sur sa cuisse pour que son chien le suive, prenant un autre chemin qui devait le conduire au fameux point de rendez-vous. La situation au sein du Kirep avait pris un nouveau tournant depuis de nombreux mois et comme à son habitude, Nikita était sur la brèche. C'est à contre-cœur -et tout le monde en était parfaitement conscient- qu'il avait obéit aux ordres visant à neutraliser les Gardes Rouges, à leur supprimer le droit de porter des armes. Bref, les décapiter politiquement. Le Président-Suprême de la Surigimi avait joué sur les deux tableaux, en forçant Vladislav Todor à prendre des mesures contre les Gardes Rouges, en sachant pertinemment que ce mouvement aurait comme effet d'attirer la sympathie sur eux. Nikita faisait son possible pour satisfaire la droite, lui ouvrir un boulevard qu'elle allait s'empresser d'emprunter. Quand il aurait réuni les forces nécessaires pour les écraser par surprise, il ne se gênerait pas pour le faire. C'est dans cette optique qu'il avait été contacté par un pays voisin du Kirep : L'Oustrie. Un appui important venait de se concrétiser et malgré le peu d'information qu'il avait pu quérir, il avait choisit d'organiser une rencontre au Pesak, pour plus de tranquillité et pouvoir mettre les choses à plat. Après quelques minutes le long du chemin, il bifurqua sur sa droite pour se retrouver au centre de la forêt, où l'attendait la délégation Oustrienne, composé Nadezhda Fredericova, Délégué du Peuple aux Affaires Internes, Prebor Ketarziev, fraîchement nommé Délégué du Peuple à l'Inspection Ouvrière et Paysanne et de Valerian Toulganine, Délégué du Peuple aux Affaires Militaires. Officiellement, cette rencontre n'a jamais eu lieu. Officieusement, elle est cruciale pour l'avenir deux nations socialistes.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/25/1434482164-trio-magique.png[/img][/center]

NADEZHDA FREDERICOVA | « Camarade Alexay Nikita, c'est un plaisir et un honneur. Je vous présente... »

ALEXEY NIKITA | « Je sais très bien de qui il s'agit, Camarade-Citoyenne Fredericova. »

Nikita lâcha le plus sèchement possible les mots qu'il venait de prononcer, jetant presque un froid d'emblée.

ALEXEY NIKITA | « Excusez-moi pour mes paroles, mais comme vous vous en doutez cette rencontre est de la plus haute importance. J'aimerai que nous entrions au plus vite dans le vif du sujet. Les Gardes Rouges ? »

VALERIAN TOULGANINE | « Nous sommes prêt à fournir tout ce dont les Gardes Rouges Kirépiens auront besoin. Logement, camp d'entraînement militaire, armes et appui logistique directement sur le territoire Oustrien. Il y aura plusieurs bases et campements non loin des montagnes à notre frontière commune, afin qu'il n'y est pas d'interférence ou de complication. Bien évidemment, le gouvernement Oustrien ne peut pas officiellement reconnaître cette aide. Vous le comprendrez aisément. »

ALEXEY NIKITA | « Oui, oui je comprends parfaitement. Écoutez, votre aide va nous être précieuse. Frapper les Gardes Rouges est une erreur politique que va très bientôt regretter les éléments droitiers qui se sont emparé du pouvoir. Grâce à votre aide, nous pourrons maintenir les Gardes Rouges dans une semi-clandestinité et continuer de les entraîner. Soyez sûr que nous n'oublierons pas votre geste. Nous vous rendrons l'appareil, bien évidemment. Notamment contre ce diable ce Ozokanine. »

La prononciation du nom d'Ozokanine attise la curiosité et l'attention de Prebor Ketarziev.

ALEXEY NIKITA | « Ne vous en faîtes pas Camarade-Citoyen Ketarziev, nous ne vous priverons pas de la joie de détruire politiquement ce droitier qui n'a rien à envier à ceux qui sont à la tête de mon pays pour le moment. »

PREBOR KETARZIEV | « C'est tout à votre honneur, Camarade Nikita. Sachez que nous ferons tout notre possible, pour solidifier la lutte commune de nos deux peuples contre les révisionnistes, les traîtres et les timorés. L'établissement de camp de Gardes Rouges en Oustrie, nous permettra sans doute de former notre propre version de Gardes Rouges, qui seront utile prochainement pour attaquer de front la droite. Afin d'éviter les soupçons, il y aura évidemment une dénomination différente, mais les buts seront les mêmes. »

VALERIAN TOULGANINE | « Nous attendons donc que vous nous fassiez parvenir ce qu'il vous faudrait et ce dont vous voudriez que nous vous mettions à disposition. Bien évidemment, les Gardes Rouges seront strictement encadré par des officiers et par des Kirépiens, il est hors de question que nous empiétons sur vos prérogatives. »

Nikita tape deux fois dans ses mains et l'un des agents de la Surigimi, apporta un porte-document qu'il tendit à Nikita. Ce dernier le tendit ensuite à Toulganine pour qu'il puisse en prendre connaissance. Tout y était : Effectifs, armes, encadrements, conseils techniques et idéologiques. Une fois de plus, le Président-Suprême ne prenait pas à la légère la tâche qu'il s'était confié.

NADEZHDA FREDERICOVA | « Nous espérons que cette rencontre, est le début d'une coopération plus grande entre nos services. Nous luttons pour des idéaux communs, par des moyens différents mais nous nous retrouvons face aux même adversaires du socialisme. Nous les étranglerons dans les plis du drapeau rouge qu'ils arborent, alors qu'ils ne font que combattre ce même drapeau rouge. Nous nous tenons à votre disposition, si jamais d'autres éventualités se profileraient. »

Des saluts militaires furent échangés, mais ce furent bien vite des poignées de mains qui firent leur apparition, dissipant l'air martial qui semblait planer depuis le début de la rencontre. Nikita invita ses hôtes à le suivre pour qu'ils puissent continuer leur discussion de façon informel, autour d'une tasse de thé ou de café, selon les convenances. Nul ne sait dans les détails ce qui se trament exactement entre ces différentes personnalités et les forces sociales qu'elles animent.Les cartes sont entre les mains de Nikita et de la Surigimi. Il le sait parfaitement, c'est pourquoi il gardera tout au long de cet entrevu, un air serein et quasi décontracté. Le compte à rebours est lancé. Tout a été planifié jusqu'au moindre détail. Cela ne peut que marcher, ne cesse de penser Nikita. Cela ne peut que marcher ![/justify]
Alexei

Message par Alexei »

[justify]Promenade...
Décembre 2028

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Alexey Nikita aimait à se "réfugier" à Pesak.
Si les anciens dirigeants kirépiens, à l'exception de Vliduj Gak, avaient tendance à mépriser cet archipel (vue comme un simple outil commercial et touristique), lui appréciait particulièrement son calme et la beauté saisissante des paysages. C'est pour cela qu'il avait d'ailleurs acquis une humble chaumière (bien loin des villas et des palaces des dirigeants de l'Ouest) perdue dans la campagne de l'île Valjevo, qui correspondait à son hygiène de vie saine au possible (pas d'alcool ni de tabac). À des années lumières du tumulte d'Ophrone, les forêts pésakiennes, le piaillement des oiseaux et le grand air permettaient au Predsednik de se régénérer, de ne pas être nerveusement et mentalement emporté par son harassante besogne. Celle-ci lui prenait des journées -voir des nuits- entières. Il avait l'habitude de s'enfermer dans son bureau pour y ressortir de longues heures plus tard. Cela, au prix de sa vie publique, car il n'apparaissait qu'assez rarement à la télévision. C'était son tempérament : un ancien maître-espion né dans la fraîcheur d'un matin de janvier ; réservé, calculateur et s'entourant de mystère. Loin d'être un simple scribouillard, il réfléchissait à tout et sur tout. L'avenir de la Révolution, du Kirep, du socialisme. C'était un esprit logique, dévoué corps et âme à sa cause, pour laquelle il était inflexible. Chef de la Surigimi, il n'hésitait pas à faire passer par les armes les ennemis de classes, les gauchistes, les droitiers, les séparatistes et les nationalistes, puisque ce qu'il faisait était juste et justifié par le Bien commun. En vertu de quoi, il était respecté par ses pairs et craint par ses ennemis. Sa démission du directoire de la Surigimi ne l'avait pas pour autant fait tourner la page avec la fonction qu'il avait exercé pendant trente ans, et il continuait à enquêter sur tout, tout le monde, et à se tenir informer de tout ce qu'il se passait. Ainsi, bien qu'absent -voir invisible- de la vie publique, Alexey Nikita se révélait être omniscient ; absolument rien n'échappait à son œil aiguisé et à sa mémoire à toute épreuve. Bourreau de travail, éloigné des hommages, il n'en était pas moins respecté par les Kirépiens qui appréciaient la gestion collective de la nation et le faible culte autour de lui.

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Marko Vujin, lui, disposait d'un tempérament radicalement différent.
Le numéro un du Parti et de l'Internationale Communiste était un homme d'action, proche des masses, qui défendait bec-et-ongles sa ligne, tant au Comité central que dans le Conseil Suprême du Peuple. Jeune et impulsif, il n'en était pas moins un communiste réfléchi qui avait dévoré tous les ouvrages possibles et imaginables. Son charisme était ainsi doublé d'une grande culture, qui s'exerçait toujours lorsque le besoin s'en présentait. Plutôt loin du train de vie monacal -voir austère- d'Alexey Nikita, il était fumeur et buvait de temps à autre, avec sa prise de responsabilité au sein du Parti, il avait mis fin à sa vie sentimentale aventureuse en épousant une militante qu'il connaissait de longue date. Alors que les Kirépiens avaient un respect quasi-religieux pour le Predsednik ("président"), ils avaient de la sympathie et l'affection pour ce jeune leader proche du peuple qui utilisait les transports en commun pour aller au travail. Ils l'appelaient tout simplement "Marko", et certains accrochaient même son portrait à côté de celui de Vliduj Gak chez eux. Et à l'image du défunt camarade-poglavnik, le nouveau leader du Parti des Travailleurs se dévouait corps et âme pour la réalisation du plan quinquennal : visite dans les usines, dans les champs, etc. Il n'était d'ailleurs pas rare qu'il aidât les zadruga (coopératives) agricoles en difficulté en mettant lui-même la main à la pâte, pour montrer l'exemple. Malgré qu'il soit un homme d'action, en constant mouvement, il trouvait le temps de formuler des théories ([url=http://www.simpolitique.com/post250935.html#p250935]"doctrine Vujin"[/url]) et de se consacrer au mouvement ouvrier dans sa globalité. En outre, là où il prône une lutte totale contre l'impérialisme, Alexey Nikita, lui, souhaite plutôt apaiser les tensions et faire usage de pragmatisme, toujours dans un but révolutionnaire.

Deux hommes et deux tempéraments radicalement différents. Et pourtant, ils se complètent à merveille.
Loin des guerres intestines qui ont tendance à désunir l'Etat et le Parti, les deux leaders du Kirep ont fait le choix de l'union, s'appuyant mutuellement et faisant constamment front commun. Si bien que l'on parle du duo "Nikita-Vujin", le Parti et l'Etat servant désormais les mêmes intérêts : ceux du peuple, dans le cadre de la démocratie populaire garantie par le Conseil Suprême du Peuple.
Mais plus qu'un "partenariat", un semblant d'amitié était né entre les deux hommes au fil du temps. L'un appréciant la fougue et l'énergie de l'autre, et l'autre admirant l'intelligence et la sagesse de l'un. C'est ainsi que le Predsednik avait décidé d'inviter le Gensek ("secrétaire-général") au cours d'une de ses promenades en forêt où il aimait, d'ordinaire, être seul.

Marko Vujin -sortant une cigarette de son paquet- : Je comprends pourquoi tu aimes cet endroit, camarade. Le cadre y est reposant, mais j'avoue que je ne parviens pas à savoir comment tu fais pour te détacher de tout ce qu'il se passe au Kirep et dans le monde.

Alexey Nikita -faisant signe à son collègue de ranger sa cigarette- : Ce n'est pas un désir, ni une simple envie, camarade, c'est une nécessité. Bien que nous essayions de nous affranchir des lois de la nature, nous ne pouvons que rester admiratifs devant ce qui est ici : juste sous nos yeux. Qui que ce soit qui ait créé cela, nous sommes forcés d'admettre que cela restera toujours plus beau que tous les gratte-ciels ovskoriniens réunis. L'air de nos forêts, la beauté de nos îles, la majesté de nos montagnes, nous devons honorer les terres sur lesquels notre société s'est bâtie et rester proches de nos racines. Je suis convaincu que l'Homme nouveau saura honorer la nature sauvage, tout en ayant rejeté l'instinct primaire animal que celle-ci nous a inculqué et que les capitalistes et les fascistes tentent de sauvegarder selon des principes bestiaux. Ici, j'arrive à faire le point, et à réfléchir correctement.

Marko Vujin : C'est une vision louable, la même que celle de Vliduj Gak.

Alexey Nikita : En effet, c'est lui qui m'a tout enseigné, et je lui dois ma formation idéologique. Cependant, je n'ai pas toujours été d'accord sur tous les points de son programme.

Marko Vujin : Concernant l'athéisme total ?

Alexey Nikita : Un concept louable, mais trop brutal dans les méthodes. Je pense qu'il faut mettre fin à l'influence des religions en douceur, ce que Tadac a plus ou moins amorcé sous son mandat.

Marko Vujin : Que devient-il d'ailleurs ?

Alexey Nikita : Il s'est retiré dans le Sud, aux alentours de Vitocha. Il a totalement abandonné la politique et vit paisiblement. Ses idées ovskoriniennes n'étaient vraisemblablement pas applicables ici et maintenant, il aurait fallu en faire une synthèse et l'adapter aux particularités de la nation et de l'époque. Mais les défauts majeurs de son modèle étaient l'élitisme et l'autoritarisme. Nous avons bien vu sur quoi cela a débouché : Vladislav Todor qui était prêt à vendre notre Révolution. Je te remercie encore d'avoir empêché ça avec nos camarades gardes rouges.

Marko Vujin : Le mérite te revient : sans ton intervention, nous aurions été tout simplement massacrés, ce qui était quasiment le cas. D'ailleurs, en parlant d'ennemis de la Révolution, nos agents sont de retour du Bojik ?

Alexey Nikita : Oui. Un est blessé mais les autres vont bien.

Marko Vujin : J'espère dans ce cas que les fascistes, et les ennemis du peuple, ont compris la leçon.

Alexey Nikita : Je l'espère pour eux. Si une telle chose venait à se reproduire, à Ophrone ou ailleurs, notre réaction serait beaucoup moins mesurée. Je pense que nous avons fait preuve d'une grande gentillesse et d'un grand égard envers eux.

Marko Vujin : Je ne peux qu'appuyer tes propos, ces consanguins nordiques n'en méritaient pas tant. Qu'en est-il de la situation en Roumalie ?

Alexey Nikita : Rien ne filtre depuis le retour du Roi Cheng à Boaterra. Lorsque le Conseil des Cinq abdiquera ce sera une grande victoire pour nous : les Roumaliens n'en seront que plus aptes à nous aider contre le Raksasa, au sein même du Makara. Nous pouvons espérer beaucoup de sa victoire, bien que sa soeur pense à un imposteur.

Marko Vujin : Nous ne pouvons lui en vouloir, espérons simplement qu'une rencontre sur un terrain "neutre" ne sera pas un piège. Les Wapongais restent des anticommunistes virulents.

Alexey Nikita : Exactement, et malgré les prévisions toujours plus sombres des Rostovs, j'ose penser que les choses redeviennent en notre faveur. Il va falloir désormais se tourner vers le Tiers-monde, mais avant cela, nous devons éradiquer le capitalisme en Alméra-orientale, ce, tout juste à côté de notre patrie.

Marko Vujin : Ce sera fait, camarade, je prends personnellement la charge de cette tâche.[/justify]
Alexei

Message par Alexei »

Propagande
Décembre 2029

Affiche placardée dans les rues de Kalup :

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/531414debcec7007fe7258ee88c99d2c4468e0.jpg[/img]

"Longue vie à l'union des travailleurs yougoslaves !"
Alexei

Message par Alexei »

[justify]Dan u Kalupu...
01 Janvier 2030

[img]http://speznas-shop24.com/media/images/popup/SOVIET_NAVAL_INFANTRY.jpg[/img]

"4... 3... 2... 1... bonne année !"
Savo et ses camarades levèrent leur petit verre rempli à ras-bord de rakija artisanale, spécialement amenée par Milivoje dont la famille travaillait dans une distillerie collective aux alentours de Nova Varos. D'un geste sûr, les quatre fusiliers-marins portèrent le récipient à leur bouche en ingurgitant le liquide, coloré par la prune, cul sec. Au loin, ils entendaient les groupes se succéder à Kalup pour le concert du nouvel an, tandis que le ciel était illuminé de feux d'artifice éclatant avec fracas. Chacun pensait à sa famille, ses amis ou sa petite-amie qui débutaient l'année 2030 sans eux. Tirés au sort pour être de garde, ils avaient passé la soirée à picoler, picoler et... picoler. À ce propos, Vlado, le plus jeune du groupe, était déjà complètement saoul : n'arrivant pas à se tenir droit, il "chantait" (car cela était un grand mot) des chants communistes, tout en continuant de boire. Milivoje, qui avait amené ladite rakija, s'en sortait un peu mieux, et était déjà en train de se rouler une autre cigarette, à l'instar de Ilir, un albanophone originaire de Metenica comme l'indiquait son prénom. Savo, lui, était le plus âgé du groupe du haut de ses vingt-cinq ans. Il se distinguait des autres avec sa barbe fournie mais correctement taillée -qui était presque devenue une mode chez les sous-officiers de la Marine kirépienne- et par sa résistance exceptionnelle à l'alcool.

Vlado : C'est la luuuuuutteeeeeeuh finaaleeeuh... burp... ta rakija elle est à combien Mili... ?

Milivoje : 70%, camarade, ce qui est plutôt raisonnable -se stoppant pour allumer la cigarette qu'il venait de finir de rouler-. J'ai beaucoup plus fort à la maison !

Vlado : Pff... tu parles ! L'alcool c'est de l'eau... !

Ilir : Arrête tes conneries Vlado, le but était pas de finir complètement torché, mais de faire en sorte de profiter un minimum du réveillon, n'est-ce pas camarade Savo ? Imagine que les Raksasans attaquent, tu ferais quoi dans cet état ?

Vlado : Je...

Milivoje : Non non y a pire : que ferait-il si c'était la Surigimi qui le trouverait dans cet état ?

Ilir : Ahah ! Il aurait droit à une petite autocritique, voir à un réveil au prekrad ! (équivalent kirépien du perelag rostov ndlr)

Les quatre hommes rirent simultanément, tandis que Milivoje remplissait déjà les verres à peine vidés. Savo, qui n'avait pas encore parlé se contentait de fumer et de nettoyer son fusil d'assaut [url=http://www.simpolitique.com/post265984.html#p265984]M21A Nadzava[/url]. Les festivités battaient leur plein à Kalup, qui n'était qu'à huit kilomètres du port. Une autre fusée éclata, tous posèrent leur regard sur le ciel illuminé avant de prononcer d'une voix monotone "Nazdravlje" ("santé") et de vider une nouvelle fois le verre. Vlado posa le sien et s'endormit sur place.

Milivoje : Parfait, ça nous en fera plus !

Savo : Tu devrais en garder pour plus tard. On sait jamais, vue ce qu'il se passe au Jeekim.

Ilir : Arrête de te soucier de ça Savo, tu sais qu'on ira pas se battre là-bas. Les Schenkechoses sont peut-être des alliés de circonstance, mais les camarades Vujin et Nikita nous enverraient pas nous faire trouer le peau pour eux. Ils restent des monarchistes, d'ailleurs faire la grève est illégal là-bas, tu te rends compte ?!

Savo : Justement, moi je pense qu'on devrait aller casser du faf. Quand ces salopards ont envahi la Tcherkessie, c'est pas ta soeur qui a pris une shrapnel et qui a perdu un oeil. Merde, c'est pour ça que je me suis engagé moi : pour les abattre comme des lapins, eux et ces putains de bourgeois hypocrites, dit-il en pointant son arme vers la mer.

Milivoje : C'est l'alcool qui parle là, camarade... ok, les Varloviens méritent une bonne raclée, mais on a des problèmes plus urgents. Les barb... euh hum les salafistes qui se planquent en Kardjali sont mille fois plus dangereux, en comparaison. C'est comme en Constance, t'as vu le bordel que c'est ? Du jour au lendemain c'est parti en couille ! Moi si je devais aller flinguer des gens ce seraient ces ingrats de députés bourgeois qui mordent la main qui les a nourri.

Vlado : Ouuuais... la... la main qui les a nou...rri ! appuie-t-il avant de se rendormir.

Ilir : Ce qui est sûr, s'arrêtant pour tirer une latte de sa cigarette, c'est que le temps où on foutait rien est révolu. Ça commençait à me prendre la tête leurs querelles politiques à deux dinars. Là maintenant, on est au coeur de l'action !

Savo : Moi ce qui me fait marrer c'est de voir le nombre d'Etats nous condamnant et apportant leur soutien à ce porc d'Alcevic. Ce con a fait [url=http://www.simpolitique.com/post278889.html#p278889]fuir un quart de sa population[/url] et pourtant tout le monde lui lèche le cul ! Ça me débecte.

Milivoje : Au moins, les gens vont pouvoir se rendre compte de l'imposture qu'est la "démocratie" bourgeoise, déclare-t-il avant de remplir de nouveau les trois verres.

Ilir : C'est pas la première fois que ça arrive en plus. Du moment qu'un pays emmerde les rouges comme nous, tout le monde le suit sans se poser de questions.

Savo : Tant pis pour eux, un jour nous marcherons sur Stranaberg et Nagwon City ! riant.

Milivoje : Ouais, ils feront moins les marioles après ça, levant son verre au ciel étoilé, zdravlje drugovi ! (santé camarades)

Savo et Ilir : Zdravlje drugovi !

Vlado : Zzzdravlje... zZz...[/justify]
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