RP PARTICIPATIF | Vie des immigrés en Sébaldie

Lukas

Message par Lukas »

10 Janvier 2027

[justify]Un peu partout dans la communauté Khaldidanaise, suite aux refus de plus en plus nombreux d'embauches d'immigrés impériaux, s'élèvent des voix pour dénoncer les injustices dont sont victimes les Khaldidanais dans la société Sébalde et plus généralement les immigrés.
Rudolpho, après avoir subi durant quelques semaines les récriminations de ses co-religionnaires immigrés khaldidanais, suite aux tapages et ravages causé par sa mise en accusation des méthodes injustes de son patron, méthode généralisée selon différents groupements de populations, a réussi le tour de force d'unir une partie de ses compatriotes et quelques immigré d'autres pays derrière une association factuelle de soutien de la cause immigrée en Sébaldie.

Les immigrés qui s'estiment victime de discrimination, contraire aux lois Sébaldes, et d'injustices pourront trouver des groupes de discussions et de soutien auprès de l'Association de Rudolpho dont les détails légaux sont a finaliser auprès des instances compétentes en Sébaldie.

Les Khaldidanais ont hérité d'un sérieux sens de la Justice et de l'équité, de part leur héritage chrétien (presque tout les émigrés impériaux sont chrétiens) et ultra judiciaire de l'Empire restauré; ils comptent mettre ces talents et cette Foi en la Justice au service des autres immigrés et populations en Sébaldie..[/justify]
Sovana

Message par Sovana »

21 Janvier 2027

Les Culturiens trouvent le concept de [url=http://www.simpolitique.com/post258934.html#p258934]Votoloco[/url] très amusant. Certains s'y adonnent à titre personnel, eux qui d'habitude ne s’intéressent que de très loin aux élections, qu'ils méprisent. Les Azudéens pour leur part sont plus ou moins outrés par ce qu'ils considèrent comme cynique, mais relativisent quant à la déception intrinsèque qu'engendre la plupart des mécanismes électifs. Des dialogues se créent ainsi autour des machines à café des professeurs, entre ceux que cela, amuse, révulse, les férus de dynamiques qui interprètent la façon dont cela est reçu par la population comme une marque du caractère dépossédant des élections elles-mêmes ainsi désacralisées, ou bien encore ceux qui s'en fichent et souhaitent entendre parler d'autre chose que ce qui passe déja dans les médias conventionnels appartenant de toute façon à des groupements économiques.
Rumy

Message par Rumy »

06 Février 2027

Les immigrés Kaiyuanais, principalement des Dakans, s'intègrent bien dans leur nouveau chez-soi. La plupart sont appréciés de leurs employeurs, de leur voisin et de leurs collègues. Il fallait savoir que les Kaiyuanais avait un certain savoir vivre, hérité d'une société aux règles et aux mœurs strict et hiérarchisé. Leur facilité dans l'apprentissage de langue, hérité du système éducatif Kaiyuanais, leur avait donné un net avantage en terme d'intégration, mais aussi d'attractivité pour certains types d'emploi au niveau des télécommunications, centre d'appel et au service à la clientèle. Mais certains Kaiyuanais avaient choisit d'autres voies. Ceux c'étant installé depuis déjà un bon moment en Sébaldie et maîtrisant parfaitement l'une des langues officielles du pays, se lançait généralement vers de nouveaux horizons. Certains, ayant vécu toute leur vie de l'agriculture, s'installent dans l'arrière pays comme main-d'oeuvre agricole. D'autres ont ouvert des salons de thé grâce au financement de la communauté et de l'engouement de l'exotisme qui a permit d'attirer certains investisseurs. Un temple bouddhiste a même été ouvert dans la capitale, dans l'un des quartier les plus fréquenté par la communauté Kaiyuanaise. Ce quartier était devenu la porte d'entré du Kaiyuan vers la Sébaldie. Les Kaiyuanais s'installaient dans cette zone, s'intégraient et au bout d'un moment ils pouvaient envisager de s'installer hors de la capitale. Une boutique de porcelaine, un détaillant d'épices, de café et de thé, un centre de pratique de la médecin traditionnelle Kaiyuanaise. Ce genre d'établissement attisait la curiosité et il n'était pas rare de voir un Sébalde venir tenter l'expérience de l'acupuncture, les Kaiyuanais offrant un service impeccable en Sébalde ou en Néerlandais.
Gwenael

Message par Gwenael »

Ils ont été 300 000 à quitter la Schenkennie lorsqu'a éclaté la guerre civile en 2023. Non politisés pour la plupart, ces citoyens n'avaient que faire de savoir si le pays était dirigé par un Empereur ou un Président. Tout ce qu'ils voulaient, c'était vivre paisiblement, sans qu'un obus ne traverse le toit de leur maison pour venir les déranger. Parmis eux, 2000 ont choisi de partir s'installer en Sébaldie. Les premiers étaient la famille Skouarneg qui avait choisi Stranaberg car, d'après ce qu'ils avaient entendu, on vivait bien là-bas, du moins mieux qu'en Schenkennie, et ce n'était pas très éloigné de chez eux. Ils s'étaient installé dans un quartier de la capitale dont on a oublié le nom aujourd'hui, et que l'on appelle "Schekenn bihan" (la "petite Schenkennie"). En effet, peu de temps après s'être installés, ils furent rejoints par leurs anciens voisins, puis une autre famille qui avait entendu dire que le quartier accueillait déjà une petite communauté schenkennienne. Le quartier et les rues adjacentes furent bientôt dominés par les immigrés schenkenniens. La communauté fut par ailleurs renforcée par une seconde vague d'immigration de 3000 Républicains qui, à la Restauration en 2024, ont préféré quitter le pays en attendant le retour de la République Schenkennienne.

Très vite ont fleuri à Schenkenn Bihan des boutiques vendant des produits traditionnels schenkenniens, ainsi que des restaurants schenkenniens (majoritairement des crêperies). Les habitants du quartier le quittent le moins possible et ne s'approvisionnent que chez les épiciers et les restaurateurs qui s'y trouvent. Les immigrés schenkenniens ne parlent que peu de langues étrangères, c'est pourquoi ils ont du mal à trouver un emploi en Sébaldie, préférant travailler dans les boutiques du quartier, au milieu des autres Schenkenniens, ou pas du tout, profitant ainsi des revenus sociaux gracieusement offerts par l'État sébalde. Quelques-uns réussissent tout de même à trouver des emplois, car certains patrons sébaldes préfèrent embaucher ces immigrés prêts à tout pour toucher un petit salaire, et qu'ils peuvent payer au noir, que des Sébaldes nécessitant le salaire minimum.

La communauté schenkennienne prend de plus en plus de place dans la capitale et ses membres ne passent pas inaperçus, ne faisant aucun effort d'intégration et n'hésitant pas à porter des vêtements traditionnels schenkenniens. Les immigrés schenkenniens sont par conséquent vus d'un mauvais œil par les Sébaldes "de souche" habitant la capitale, c'est pourquoi la demande de construction d'un temple henaïque à Schenkenn Bihan, déposée à la mairie de Stranaberg, a suscité de vives oppositions...
Iskupitel

Message par Iskupitel »

[center]Immigration rime-t-elle avec colonisation ?[/center]

[justify]Alors que les ressortissants d'origine tel-éribaine sont présents et prospèrent discrètement au sein de la société sébalde, dans le Novacan, leur présence se fait de plus en plus connaître. À l'origine, ils n'étaient que de paisibles restaurateurs ou de petits entrepreneurs cherchant simplement à faire de l'argent. Aujourd'hui, les tel-éribains ne quittent que très rarement leur communauté, mais ont noué d'étroites relations avec les partis politiques sionistes, qui foisonnent dans la région. Certains immigrés sont même connus pour leurs positions extrémistes et s'investissent énormément dans ces mouvements. Financièrement, ils avaient soutenu le Mouvement Juif de Milokan Erkovic en 2023, avant même de pouvoir immigrer massivement. Aujourd'hui, ils sont parfois à l'origine des mouvements de revendication de l'identité juive. Bien que le Mouvement Juif n'ait pas eu l'effet escompté et n'ai obtenu que 5 sièges au Parlement, le mouvement avait été lancé, et les élections législatives prévues en 2027 devraient être l'occasion pour les immigrés tel-éribains de favoriser son développement. Mais au-delà de la politique, les tel-éribains ont entrepris d'acquérir de nombreuses parcelles foncières, qu'elles soient construites ou non. Les tel-éribains, qui profitent d'un soutien de lobbys de la métropole, ne comptent pas quitter la Sébaldie pour l'instant ; et leur installation se fait de plus en plus profonde au fur et à mesure que le temps passe. Certains tel-éribains s'érigent en magnats locaux possédant plusieurs restaurants ou plusieurs entreprises. Après seulement 3 ans de présence, les ressortissants vicaskarans se sont fait une place non négligeable en tant que communauté dans la province du Novacan. Certains théorisent sur cette présence et estiment que les autorités tel-éribaines ont favorisé et entretenu cette pénétration discrète de la société sébalde. Si rien ne peut être prouvé, bon nombre de théories circulent à propos des tel-éribains, qui ne sont plus vus par tous comme d'inoffensifs commerçants. Une mafia s'est créée autour des tel-éribains les plus influents, et c'est parfois par la force qu'ils font respecter leur autorité. En parallèle de la société sébalde, les tel-éribains ont fondé leur système communautaire et militent en faveur de l'indépendance du Novacan, parfois même ouvertement soutenus par les partis politiques tel-éribains. Un journal est publié de manière quotidienne, adressé aux juifs et se présentant comme favorable à un Novacan indépendant et théocrate. Dans les colonnes de ce papier acquis en 2025 par un ressortissant tel-éribain du nom de Tzvi Heshem, les journalistes, pour la plupart tel-éribains, dépeignent une Sébaldie triste et pauvre qui aurait tout intérêt à se séparer de la Province du Novacan, acquise plusieurs siècles auparavant pour sauver les Juifs du péril musulman venant d'Ombërie, plus au sud. Les tel-éribains ont fait leur nid au Novacan, et leur installation ne passe plus inaperçue.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

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31 décembre 2027
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        • [justify]Le « mauvais comportement » des Hokkaidiens porte préjudice à l’image du pays
          Lorsqu’ils évoquent les Hokkaidiens, les Sébaldes tendent à penser que l’immigration n’est pas une chance. Certes, le niveau de vie des insulaires de cet Empire au large du Makara est élevé et permet à la Sébaldie des rentrées fiscales intéressantes, mais les Sébaldes n’apprécient guère les immigrés qui les traitent avec mépris. Certains étudiants sébaldes en ont fait la difficile expérience : le propriétaire du « studio » qu’ils louent est hokkaidien. « Studio » est un grand mot puisqu’il s’agit de plus en plus souvent de placards de 2 m² minimum, qui ont reçu une [url=http://www.simpolitique.com/post253509.html#p253509]dérogation du Parlement sébalde[/url] pour être loués. Une aubaine pour les entrepreneurs hokkaidiens, bien moins davantage pour les locataires victimes. Si la petite stature des Hokkaidiens semble s’y adapter, certains Sébaldes allongent difficilement leurs jambes dans des pièces aussi ridicules. En réalité, la majorité des immigrés hokkaidiens sont ceux qui ont fui le régime social-démocrate, trop « rouge » à leur goût. Mais les Sébaldes ne semblent pas s’attarder sur ces futilités : d’après ce qu’ils voient, l’Hokkaidien est cupide et méprisant.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/5262771Hokkaido.png[/img][/center]

          [justify]Fan inconditionnel des produits [url=http://www.simpolitique.com/sopori-t10989.html]Sopori[/url], Adriaan, 20 ans, avait même opté pour un abonnement payant sur Internet pour pouvoir visionner ses émissions favorites. Depuis, il loge dans un misérable studio à Stranaberg loué par un magnat hokkaidien. À défaut de pouvoir s’en prendre au propriétaire, il a résilié son abonnement et incite ses amis à le suivre dans cette démarche, en protestation contre l’Hokkaido. Ce boycott semble néanmoins se propager pour des causes pourtant plus nobles, comme [url=http://www.simpolitique.com/post266519.html#p266519]l’initiative populaire nationale n°16[/url]. Fin décembre 2027, des Hokkaidiens naturalisés sébaldes, ont en effet déposé une initiative pour interdire l’usage du vif-argent, responsable de pathologies atroces sur les êtres humains et animaux. Ce débat a fait grand vie outre-mer, en Hokkaido. Néanmoins, des partisans du boycott contre l’Hokkaido estiment légitimes de manifester contre cette initiative, y voyant « une entreprise d’immersion du pouvoir hokkaidien dans les affaires sébaldes ». Le mouvement de protestation est pour le moment très négligeable mais pourrait s’amplifier si les Hokkaidiens ne mettent pas d’eau dans leur… saké.[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]La Fédération Transnationale investit le métapolitique… et gagne au Votoloco.
          L’immigration en provenance de la Fédération Transnationale est la plus politisée que la Sébaldie connaît depuis 2024, mais pas au sens auquel on pourrait penser. Loin des revendications politiques habituelles, les Ecoles Politiques Technocrates (EPT) forment l’individu à ne pas se contenter de ses seuls acquis. Cette idée, globale, semble plaire auprès des chantres de la méritocratie, qui pointent depuis des années un « nivellement par le bas ». Les entreprises sébaldes, au départ frileuses vis-à-vis de ces EPT, semblent de plus en plus adhérer. « Les écoles classiques forment les exécutants de demain, les Ecoles Politiques Technocrates les dirigeants de demain », a ainsi décrit Leopold Scheinberg, président de la principale organisation patronale du pays, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle, face à une armada de chefs d’entreprise. « Les EPT ont une approche nouvelle, pouvant se résumer par le concept « Quest to learn », qui consiste pour l’étudiant à chercher de lui-même la solution à un problème posé par le professeur, au contraire du système scolaire classique qui forme des jeunes peut-être très cultivés mais qui peinent à donner une application concrète à leur savoir. Dans une logique managériale, il est beaucoup plus intéressant d’avoir un individu formé aux EPT, qui ne demandera pas une « feuille de route » à ses supérieurs. Gain de temps et d’argent. »[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/4599352Federation.png[/img][/center]

          [justify]Les idées technocrates séduisent depuis qu’elles s’exportent, notamment au Wapong dernièrement. Auparavant, elles étaient floues et abstraites, malgré des applications très concrètes dans les Etats de La Fédération. Si elles séduisent la société civile, les élus locaux, eux, ne manquent pas d’interpeller le gouvernement sur ces « faiseurs de troubles à l’ordre public ». Déchiré entre le patronat d’un côté et les baronnies locales de l’autre, le pouvoir de Stranaberg a fini par trancher une première fois, en accordant la nationalité sébalde aux immigrés de La Fédération. En réalité, les élus locaux craignent de ne plus avoir la mainmise sur la prérogative scolaire, qui est l’une des plus importantes dont ils bénéficient. Certes, la technocratie a encore du chemin à parcourir : « Azude ? C’est pas le nom d’une société d’assurances, ça ? » répond un badaud interrogé sur la politique menée dans cet Etat d’Alméra occidental inconnu au bataillon. Mais en la rendant plus active sur le terrain, la technocratie fait son petit bonhomme de chemin en Sébaldie. En fins politologues, un groupe d’enseignants-chercheurs de la Fédération a joué au [url=http://www.simpolitique.com/post258934.html#p258934]Votoloco[/url] organisé en début d’année. S’il n’a pas gagné le gros lot, ces technocrates ont analysé dans ses moindres détails la vie politique sébalde, en prenant non seulement en compte les enjeux politiques et les sondages, mais aussi et surtout tout le métapolitique, tout ce qui prédispose les hommes à opter pour telle ou telle autre idée politique. Par leurs prédictions aux trois quarts correctes, cette trentaine d’enseignants-chercheurs ont gagné la bagatelle de 300 000 Bald (250 000 $RAK grosso modo), à dépenser comme bon leur semble.[/justify]

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          [justify]Le gouvernement incite les Sébasts à rompre leurs liens avec leur pays natal.
          Depuis 2024, 3 460 Sébasts ont tenté l’aventure sébalde. Certains sont partis vers un autre parti, d’autres envisagent le retour au pays, une petite poignée seulement entend s’intégrer dans la société sébalde. Seuls 142 dossiers de naturalisation ont été reçus par l’administration, essentiellement des intellectuels et des individus hautement qualifiés. Ce qui s’apparentait à un séjour de courte durée, « le temps que le régime actuel chute », est en train de s’éterniser. Pensant revenir au pays bientôt, de nombreux Sébasts n’ont pas pris le soin de s’intégrer, de baragouiner un seul mot de sébalde ou de néerlandais, ou même de chercher un travail. Si le gouvernement sébalde est plus indulgent vis-à-vis des Sébats qu’envers certaines autres nationalités, il presse toutefois les indécis à définir leur projet de vie en Sébaldie. Indirectement, le gouvernement incite les Sébasts à rompre leurs liens avec leur Etat d’origine et à presser leurs proches à venir les rejoindre. Devant cette indécision, l’administration sébalde menace en effet de nombreux Sébats de ne pas renouveler leur visa.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/7634633Sebastov.png[/img][/center]

          [justify]La Sébaldie n’a pas bonne opinion auprès de la majorité des pays d’Alméra orientale. Les quelques immigrés issus de ce pays sont des notables (aristocratie kirépienne déchue, intellectuels et entrepreneurs sébats…) mais peu influents malheureusement. Une immigration massive provenant de l’un de ces Etats serait un moyen efficace pour la République Sébalde d’asseoir sa légitimité et infléchir les positions radicales du gouvernement sébastov, qui pourrait dès lors devenir un partenaire du régime sébalde. Pour ce faire, les Sébats doivent honorer l’animal national de leur pays, le chat, symbole d’indépendance.[/justify]

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          [justify]« Là où il y a des Chosons, il y a du travail au black »
          Zanskan. Province la plus calme et la plus coquette de Sébaldie, la population y est sensiblement plus âgée qu’ailleurs. Les Chosons apprécient cette province, loin du tumulte urbain, qui leur rappelle leurs trajets dans la steppe inhabitée de leur pays d’origine. Les personnes âgées n’hésitent pas à faire appel à ces « gitans discrets et polis » pour ramoner leur cheminée, réparer leur charpente ou même faire des courses au supermarché, sans devoir déclarer ces petits au fisc sébalde. Par contre, les identitaires ne décolèrent pas : « Ces Chosons sont à moitié édentés, comme les vieux pour lesquels ils bossent. On pourrait les photographier pour le prochain référendum sur les prothèses dentaires ! » résume l’un des militants, riant jaune, avec une bande d’amis, une chope de bière à la main. Loin de toutes ces considérations, les Chosons, au contraire des Khaldidanais, ne connaissent pas leurs droits et ne veulent pas tant les connaître. Demain, ils seront dans un autre pays, qui sait. Le travail dissimulé profite aussi bien aux seniors pour lesquels les Chosons travaillent qu’aux Chosons eux-mêmes : le premier est exempté de taxe et le deuxième reçoit une rémunération plus généreuse et immédiate.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/8047724Choson.png[/img][/center]

          [justify]Stranaberg. Tai-Youn est le premier de la journée à poser un pied dans le temple bouddhiste de la capitale sébalde. Il observe ce rituel quand il le peut : d’habitude, il arpente les déserts du Choson qui sont, on s’en doute peu, pauvre en lieux de culte. Le moine, d’origine kaiyuanaise, le salue chaleureusement et l’invite à prier silencieusement devant l’imposante statue de Bouddha pendant près d’une demi-heure. Tai-Youn a beau empester le poisson, personne ne le juge dans ce lieu de méditation. Après la prière, le moine bouddhiste apprend à connaître son frère. Il lui fit comprendre que le contrat de travail qu’il avait signé était parfaitement nul aux yeux de la justice mais Tai-Youn lui répondait, avec un langage des signes improvisé, qu’il ne voulait pas s’attaquer à son patron, que celui-ci était bon avec lui et ses proches. Il déclina même la portion de riz que le moine bouddhiste voulut lui offrir. En revanche, le moine l’avertit des risques que lui et sa famille prenaient à travailler au noir. En effet, les services du fisc sébalde délégués au recouvrement et à la lutte contre le travail dissimulé n’étaient tendres ni avec les patrons en infraction, ni avec les travailleurs étrangers qu’ils embauchaient. Il lui nota son nom et son adresse si une telle situation venait à se produire, pour assurer sa défense.[/justify]

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          [justify]Les Fiémançais énergiques au travail… et dans les plumards.
          Ce concessionnaire de Polcefeld, dans la province du Feldan, ne cache pas sa joie : il a vendu ces vieilles voiturettes d’occasion importées de Remino, de la [url=http://www.simpolitique.com/topic7505.html]marque FVR[/url] qui datent d’une autre époque et qui étaient restées dans sa boutique depuis un an. Le concessionnaire s’apprêtait à les envoyer à la casse avant que ne viennent des Fiémançais curieux, qui avaient envie besoin d’autonomie dans leurs déplacements. Chez eux, disent-ils, « les routes sont impraticables, le Royaume se refuse de réparer tous ces nids-de-poule qui détruiraient en l’espace de 50 kilomètres les amortisseurs d’une auto toute neuve ». La Fiémance avait lancé une guerre culturelle contre l’automobile, qui était loin de faire l’unanimité auprès des sujets du Royaume, dont une grande partie s’était exilée en Sébaldie. Une voiture pas chère, qui a déjà fait ses preuves. Le frein à main a disparu ? Un morceau de balai cassé fera l’affaire pour le remplacer. Le système D, qu’ils déclinent au quotidien, a fait des Fiémançais de redoutables travailleurs, principalement dans le sud du pays, où ils goûtent aux joies d’un ensoleillement quasi-permanent.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/6781045Fiemance.png[/img][/center]

          [justify]Une fois installés, difficile de déloger les Fiémançais. Le gouvernement sébalde, qui a facilité leur implantation, n’a-t-il pas ouvert une boîte de Pandore ? Les Sébaldes « de souche » disparaissent au fur et à mesure des décennies et jamais le pays n’a connu un tel remplacement de population depuis l’invasion slave d’Alméra orientale vers le XVe siècle. Le Fiémançais n’est pas un Alméran-oriental, enfin presque, il est le trait d’union entre l’Alméra traditionnaliste et l’Alméra socialiste. Le Sébalde le voit de cette manière : un bon vivant, attaché à la tradition, qui loin de se battre pour une cause idéologique, veille à son épanouissement et celui de son environnement. Fort de ce stéréotype, il a gravi les échelons. Ouvrier manutentionnaire en 2024, son profil évolue de plus en plus vers celui de contremaître. Certains Fiémançais s’imaginent également entrepreneurs. Toujours est-il que les Fiémançais mettent volontiers la main à l’ouvrage quand il s’agit de repeupler une Sébaldie en proie il y a encore dix ans aux politiques malthusiennes. Ne risque-t-il pas de le faire de manière un peu trop… zélée ?[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]Depuis la Sébaldie, des Tchoconaliens envoient des messages à Fảhd el-Sayeed
          L’immigration tchoconalienne en Sébaldie a débuté peu avant l’arrivée au pouvoir de l’actuel président de la République Populaire Arabe de Tchoconalie. Durant les premières années de son mandat, le pouvoir tchoconalien a multiplié les attaques contre les « impérialistes », dont la Sébaldie faisait partie. Aujourd’hui, l’adversaire a changé de visage, en la personne du Raksasa. Par ailleurs, les récentes preuves d’ouverture d’el-Sayeed, notamment en ce qui concerne le réseau Twinkle, tendent à montrer une réorientation de la politique diplomatique. Si le gouvernement sébalde a décidé de renvoyer aux calendes grecques l’étude d’un retour des relations diplomatiques, des citoyens tchoconaliens devenus sébaldes – principalement des jeunes et des hauts-diplômés - grâce à une procédure accélérée de naturalisation pour réfugiés politiques, ont lancé [url=http://www.simpolitique.com/post266519.html#p266519]une initiative à ce sujet (N°8)[/url] pour forcer le gouvernement à se positionner. Ces Tchoconaliens, qui ont fui le régime du Président Fahd, gardent des liens très forts avec leurs familles, restées au pays. Plutôt que de s’opposer davantage au régime et risquer la vie de leurs familles, ils pensent que seule une relation apaisée entre une Sébaldie qu’ils ont adoptée et une Tchoconalie dans laquelle ils sont nés peut leur être utile, à eux et leur famille.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/4020786Tchoconalie.png[/img][/center]

          [justify]Toujours est-il que l’administration sébalde accorde moins souvent l’asile politique aux Tchoconaliens qu’elle ne le faisait encore il y a quatre ans, en 2023. La situation est, parait-il, moins préoccupante pour les immigrés. La communauté tchoconalienne en Sébaldie craint surtout que la Tchoconalie ne perd de sa force à l’étranger, notamment au profit de l’Alamut, son concurrent de longue date. Le même Etat d’Alamut qui coopère, très récemment, amicalement sur des projets très ambitieux avec la Sébaldie. Anciens adversaires du régime, les Tchoconaliens de Sébaldie envoient donc aujourd’hui des messages à un président dont, certes, ils contestent encore la légitimité et l’autorité, mais qui engage l’avenir de tout un Etat. Cette même communauté craint une « alamutification » de la Sébaldie et de sa diplomatie au Barebjal, dont les Tchoconaliens n’auraient rien à gagner. Souhaitant pour 70 % d’entre eux, devenir sébaldes, les Tchoconaliens restent pourtant attachés à faire rayonner la culture de leur pays, à travers des projections de films, des prestations musicales et son artisanat. Une manière aussi d’inciter les Sébaldes à signer cette initiative.[/justify]

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          [justify]Rudolpho obtient gain de cause en dernière instance : le Khaldidan, figure de la cause immigrée
          L’affaire remonte au début de l’année 2026 et n’aurait été jugée par la Cour de Cassation qu’en 2029 si elle n’avait pas cause un tel émoi. C’était sans compter sur la persévérance des Khaldidanais qui, ne craignant plus d’être stigmatisés par leurs patrons, ont pris le pari de s’attaquer à un patron sébalde. Initiateur de cette poursuite judiciaire, Rudolpho intente un procès à son employeur après que celui-ci l’ait congédié au terme de deux périodes de tests non rémunérées, comme le prévoit la [url=http://www.simpolitique.com/post252393.html#p252393]loi MSFTP1-2026[/url]. L’employeur, un certain Monsieur L., a motivé son refus d’employer et de rémunérer Rudolpho sur une plus longue durée, par une insatisfaction du travail fourni par ce dernier, alors même qu’il a à deux reprises utilisé la durée maximale non rémunérée pour le « tester ». Rudolpho en vient à la conclusion qu’il a effectivement donné satisfaction à Monsieur L. mais que celui-ci refuse tout simplement de le rémunérer. L’affaire, portée au tribunal de Merstranaüd, au nord du Stranan, plaide en faveur de Rudolpho et condamne l’employeur à lui verser un an de salaire prévu par le contrat. Monsieur L. fait appel, considérant que les enregistrements audio ne peuvent être retenus dans le dossier car réalisés à son insu. En mars 2027, la cour d’appel de Merstranaüd donne raison à Monsieur L. et déboute Rudolpho de sa requête.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/7947047Khaldidan.png[/img][/center]

          [justify]Repartant de zéro, Rudolpho décide de médiatiser l’affaire, profitant de ses liens avec sa paroisse catholique. D’abord publiée dans le petit journal de la paroisse, l’affaire est relayée dans la presse catholique, si bien que la ministre de la Formation Professionnelle et du Travail, Olivera Kirchner, catholique pratiquante, est sommée de s’expliquer. La ministre, auteur de cette loi des quatre jours non rémunérs, botte en touche : « Laissons la justice faire son travail. » martèle-t-elle sans cesse. Accusée de jouer contre la cause immigrée et de trahir un fervent catholique, Olivera Kirchner répond bêtement qu’elle a volontairement laissé un vide juridique en ce qui concerne l’abus de ce dispositif, pour laisser la justice « décider au cas par cas ». Trois mois plus tard, après les élections générales, Olivera Kirchner perd son ministère lors de la composition du gouvernement Liesder II. Une petite victoire pour Rudolpho, même si la loi continue d’exister. Le gouvernement, qui ne préfère que cette affaire se dénoue le plus rapidement possible, enjoint secrètement la Cour de Cassation de Stranaberg à se prononcer sur le dossier. Ce qu’elle fait le 29 décembre 2027 : appelée à se prononcer sur le droit et non plus le fond, la Cour « casse » le jugement de la Cour d’appel de mars, considérant que « le fait d’acquitter un accusé parce que les preuves à charge contre lui ont été enregistrées à son insu ne pouvait être reçu ». La Cour de Cassation confirme ainsi le jugement du tribunal de première instance et la condamnation de l’employeur à verser un an de salaire, dont le montant mensuel est défini par le contrat signé par Rudolpho. Galvanisé par ce succès juridique, Rudolpho entend développer son association de la « cause immigrée » dont le logo présente la même balance présente sur le drapeau du Khaldidan. Leopold Scheinberg, président de la principale organisation patronale du pays, a par contre mis en garde contre l’ensemble des patrons sébaldes contre ce peuple venu du Vicaskaran, qui a « le procès facile ».[/justify]

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          [justify]La médecine traditionnelle de l’Empire du Kaiyuan suscite un intérêt grandissant
          C’est un fait : la Sébaldie n’a pas su exploiter de la manière la plus adéquate l’arrivée de Kaiyuanais sur son sol et ce quand bien même la République Sébalde entretient officiellement des relations diplomatiques mais aussi culturelles avec le Royaume du Kaiyuan depuis 2015. Leur arrivée a surtout souffert de l’afflux massif d’une dizaine de nationalités différentes au même instant. Les Kaiyuanais ont dès lors été reconnus comme de simples trilingues et leur voie professionnelle a été toute trouvée : les call-centers, les services de traduction ou d’une manière générale les services à la clientèle. Les Kaiyuanais, caractérisés par leur pudeur et leur discrétion, n’ont pas fait étalage de leurs métiers plutôt précaires et certains ont tout simplement décidé de partir, toujours aussi discrètement, à l’aventure de l’entreprenariat. Il est en tout cas une entreprise qui fonctionne, dans cette Sébaldie qui se recherche de nouvelles spiritualités : l’installation de temples bouddhistes, fréquentés notamment par des Chosons par de passage, comme celle située non loin du port de Stranaberg (HRP : cf. plus haut, RP du Choson).[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/8571808Kaiyuan.png[/img][/center]

          [justify]L’Empire du Kaiyuan est riche de sa culture. Et il y a un domaine qui suscite particulièrement l’intérêt des investisseurs, des clients et du gouvernement : sa pharmacopée et sa médecine traditionnelle. Les Sébaldes sont de plus en plus hostiles à la médecine moderne, dite « synthétique ». Grande consommatrice de médicaments, la société sébalde ne se sent pas pour autant plus apaisée et « guérie ». L’un des principaux maux dont elle souffre concerne le manque de sommeil, inhérente à [url=http://www.simpolitique.com/post259943.html#p259943]l’avènement de la société de loisirs qui, depuis quelques années, s’est largement développée[/url]. Le Sébalde moyen dort aujourd’hui moins de 7 heures par jour, ce qui pose un problème de santé publique à tel point que le groupe pharmaceutique Apothekol a [url=http://www.simpolitique.com/plantes-medicinales-vertus-soporifiques-t12148.html]lancé un appel d’offres pour l’importation de plantes médicinales à vertus soporifiques[/url]. L’Etat sébalde se rapproche ainsi de la communauté kaiyuanaise installée chez lui pour lui proposer une collaboration et faciliter les transactions Kaiyuan-Sébaldie. De nombreux emplois sont à la clé. Le groupe industriel Schooncoop, déjà spécialisé dans les bronzages, massages et épilations, voudrait bien étendre son activité aux acupunctures… à conditions que les Kaiyuanais acceptent de « vendre » une de leurs traditions et renouer avec le travail à la chaîne qu’ils ont connu dans les call-centers. Après tout, rappelons-le dans tous les sens du terme, le Kaiyuan est riche de sa culture…[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]La Schenkennie et ses Schenkenniens : un voisin si proche, des voisins si lointains…
          Les Sébaldes ne peuvent pas craindre ce qu’ils connaissent, à savoir la vie en communautés. En revanche, ils n’apprécient guère les communautés revendicatrices, surtout lorsque ces mêmes revendications sont injustifiées. Ils en ont eu un exemple assez flagrant, avec des immigrés de Schenkennie, qui pourtant partagent le même continent qu’eux mais qui semblent vouloir manifester à tout prix le fait que s’ils sont jeekimois, ils ne sont en revanche en aucun cas sébaldes. Leurs revendications d’un retour à la République restent donc lettre morte auprès des Sébaldes. D’autant que non seulement ils ne prennent pas la peine de s’intégrer mais entendent bénéficier des minima sociaux, prévus par le système de protection sociale sébalde, s’ils ne trouvent pas d’emploi dans leur quartier de la capitale. Un Schenkennien qui travaillerait en dehors de ce quartier recevrait inévitablement une visite des services de lutte contre le travail dissimulé… par délation de l’un de ses collègues.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/9193069Schenkennie.png[/img][/center]

          [justify]Repliée sur elle-même, limitée à quelques kilomètres carrés de Stranaberg, la communauté schenkennienne ne fait aucun effort pour faire valoir une culture dont ils sont pourtant fiers. Peut-être n’est-ce pas là leur objectif. Les fameuses crêpes de la Schenkenn Bihan, si elles sont fortement appréciées, tentent d’être copiées par d’autres crêperies tenues par les Sébaldes. Cependant, la gastronomie n’étant pas le fort de la culture sébalde, certains restaurateurs se résignent à demander l’aide de Schenkenniens. Si proches, si loin, les Schenkennien sont également les moins demandeurs de naturalisation. Sur les quelques 5000 ressortissants environ, seuls 3 dossiers de naturalisation ont été reçus par l’administration sébalde. Néanmoins, la municipalité progressiste de Stranaberg a accédé à la requête de ces derniers pour la construction d’un temple henaïque mais le manque de foncier disponible les amènera très certainement à l’emménager à l’étage au-dessus de la crêperie. Pour joindre l’utile à l’agréable dans ce quartier où on trouve de tout, sauf une envie de s’intégrer.[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]Les Tel-Eribains ravivent les tensions entre le Novacan et le Gelnan.
          Si le Novacan était un Etat indépendant, sa première mesure serait de fortifier un mur le séparant sa la province voisine de Gelnan. Pourtant, ces deux provinces doivent cohabiter très délicatement, l’une à côté de l’autre. Ces provinces sont le jour et la nuit : l’opulence du Novacan contre la précarité du Gelnan ; la communauté juive du Novacan contre la communauté musulmane du Gelnan ; les Tel-Eribains contre le reste des immigrés et des Sébaldes non juifs. En l’occurrence, un journal publié par un Tel-Eribain, du nom de Tzvi Heshem, a fait brûler le torchon entre les deux communautés après avoir évoqué un « péril musulman ». À la frontière, des affrontements violents ont eu lieu de manière sporadique tout au long de l’année 2027. La police sébalde, qui reste sur le qui-vive, a dispersé à plusieurs reprises ces rassemblements mais fait nouveau, des forces de l’ordre qui se réclament elles aussi de la police sébalde, mettent de l’huile sur le feu, en aspergeant par exemple du gaz lacrymogène uniquement sur les manifestants musulmans.[/justify]

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/39943710TelErib.png[/img][/center]

          [justify]La communauté musulmane de Sébaldie, sébalde ou immigrée, unie dans son opposition aux « chiens sionistes », a interpellé le gouvernement à ce sujet. L’Etat a récusé formellement leurs accusations, en indiquant que de tels agissements n’étaient pas l’œuvre de la police sébalde, prouvant l’existence d’une mafia novacanaise, soutenue (financièrement ?) par les Tel-Eribains. Les pouvoirs publics ne semblent pas prendre ce conflit au sérieux et les Sébaldes considèrent quant à eux qu’il s’agit « d’un conflit entre juifs et musulmans vieux comme le monde », ils s’en désintéressent totalement. Ce qui laisse la mafia tel-éribo-novacanaise agir en toute impunité. La récente initiative populaire nationale de Norbert Abdallah Förstner ne les effraie guère. Dans l’opinion publique, l’idée que Tel-Erib est un partenaire indispensable de la Sébaldie reste largement répandue. Enfin, si la gestion du paradis fiscal de l’île Unawi est officiellement confiée au gouvernement, basé à Stranaberg, elle est dans les faits assurée à l’autre bout du pays, à Nova-Lenbruck, où les dignitaires juifs de Sébaldie et de Cyrénanie coopèrent avec les autorités provinciales. En toute insouciance, le gouvernement ne semble pas s’en rendre compte mais le Tel-Erib a ravivé l’idée qu’un Etat dans l’Etat puisse exister et risque de mettre en péril l’unité de tout un pays.[/justify]
Alwine

Message par Alwine »

La scène se déroulait dans un village plutôt modeste, dans le sud de la province de Feldan. Une région à forte présence catholique, mais avec également une forte implantation de l'Islam. Une situation qui semblait bien paradoxale aux maokoriens, mais qui s'expliquait, d'après leurs prêtres, par le manque d'énergie ou peut-être de temps des curés locaux, qui avaient laissé venir les émigrés d'une religion différente, leur avait donné du travail, les avait intégrés dans leur société, mais ne s'étaient pas assez préoccupés du salut de leur âme. Bien sûr, il ne fallait pas les forcer à se convertir, car une conversion obtenue par l'épée n'était pas la solution, mais il aurait fallu leur montrer, autant de fois que nécessaire, que Jésus-Christ n'était pas seulement l'homme né sans pêchés, mais également le Fils de Dieu et la seule véritable voie vers le salut.

On pouvait comprendre que les prêtres de Sébaldie, qui, déjà en sous-effectifs, ne pouvaient pas assez remplir cette mission. Mais qu'importait ! Maintenant, d'autres prêtres étaient arrivés, des prêtres qui brûlaient non d'un zèle plein de haine, mais d'une envie brûlante de convertir les masses, de raviver la foi chez les catholiques et de la faire naître chez les autres. C'était exactement pour cela qu'ils étaient venus du Maok, et c'était cette mission qu'ils comptaient bel et bien remplir. Ils misaient beaucoup sur les grands rassemblement dans les champs, quand l'été serait revenu, mais pour le moment ils sauraient se contenter des assemblées plus petites des campagnes hivernales, en espérant que cela pourrait donner de premiers noyaux de la foi. Ils étaient arrivés depuis peu, et ils étaient encore plein de l'espoir que, avec l'aide du Christ, ils pourraient ramener l'ensemble de ce pays en voie de perdition dans le giron du Seigneur.

La plupart des prêtres en étaient encore à apprendre la langue locale, et se contentaient de quelques sermons hésitants, ou alors d'actes de foi en latin, rassemblant les maokoriens ordinaires autour d'eux en des exemples de foi, quand ils ne participaient pas, comme tous les prêtres, à aider les plus pauvres comme ils le pouvaient. C'était l'occasion de profiter, justement, de l'hiver, pour pouvoir apprendre les bases linguistiques nécessaires à une bonne diffusion de la Foi. Néanmoins, quelques-uns savaient prêcher, parfois dans la langue du pays, mais plus souvent en néerlandais, et partageaient leur temps entre ces prêches, l'instruction de leurs frères et la participation aux œuvres de solidarité, même s'ils avaient encore assez peu de moyens pour cela, il était vrai. Qu'importait, le peu qu'ils avaient, qu'ils parlent la langue ou non, ils le partageaient volontiers pour aider les plus pauvres dans les campagnes.

C'était un prêtre qui maîtrisait assez bien le néerlandais qui prêchait, ce jour-là. Il avait un accent, mais restait compréhensible, et prêchait avec passion. Les maokoriens s'arrêtaient pour l'écouter, même si pour la plupart ils ne parlaient pas la langue, par respect pour le prêtre mais aussi par amitié, car, quand il ne prêchait pas, ce prêtre-ci s'occupait notamment d'aider ses ouailles à trouver un travail, en servant de traducteur. Il était alors doux et compréhensif. Maintenant, alors qu'il prêchait, perché sur une botte de foin pas encore utilisée qu'un fermier avait accepté que quelques-uns de ses fidèles déplace sur la place du village, il était passionné, plein du feu de la Foi sincère. Il tenait un discours sur les mérites du christianisme, sur la solidarité notamment, mais aussi sur la vie meilleure qu'auraient ceux qui étaient fidèles au Christ au paradis, en récompense de leurs peines et de leur piété terrestres.

Le prêcheur œuvra longtemps, sans se soucier que les gens aillent et viennent, mais cherchant toujours à les retenir non par des appels mais par la passion, la pertinence de ses prêches. Veillant à ne pas troubler l'ordre public, il arrêterait si les autorités lui demandaient, mais sinon ne manquerait pas de continuer de longues heures, et de revenir d'autres jours. En cas de problème, il trouverait une autre solution. Plus tard, il prendrait du temps pour s'entretenir avec tous ceux qu'il aurait interpellé. Encore et encore il continuerait, tout comme il continuerait d'aider les plus pauvres, notamment chez ses compatriotes, mais pas seulement, et tout comme il continuerait d'aider ses compagnons dans la foi à apprendre la langue locale.

Avec de la chance, d'ici à l'été, des prêcheurs comme lui pourraient se répandre plus largement, partout dans la province et un jour, partout dans le pays, faisant fleurir conversions et vocations à la prêtrise. Par ses actions, le maokorien espérait rendre cette terre aussi chrétienne que le Maok, mais il avait encore un bien long travail devant lui...
Sébastov

Message par Sébastov »

Lettre de Grigor Malacheyev à sa femme :


« Ma tendre épouse,

Cela fait bien longtemps que je ne t’ai pas vu et je ne malheureusement pas que je te reverrai un jour. Le pays semble beaucoup changer et le régime se durcir, les nouvelles nous parviennent de temps à autres par de nombreuses lettres reçues par mes camarades de route.

Aujourd’hui un choix immense s’offre à moi, revenir auprès de toi ou accepter l’offre de la Sébaldie, c'est-à-dire nous intégrer, nous plus espérer revenir bientôt et prendre la nationalité de notre terre d’accueille. Prendre cette nationalité reviendrais à ne plus pouvoir revenir au pays sauf pour du tourisme mais là encore je risquerais pour ma vie. La Sébaldie nous propose également de vous faire venir et ainsi réunir les familles mais nous savons tout deux que cela est impossible, jamais le gouvernement ne te laissera quitter le pays. Donc, voilà mon dilemme, revenir et mourir, ne jamais plus te voir et dépérir.

Nous en avons tous parlés dans la communauté et nous avons pris une décision, malheureusement cela implique de t’abandonner. Nous allons presque tous faire une demande d’asile politique, les autres demanderons la nationalité, très peu reviendrons. On va apprendre la langue du pays, chercher du travail et tenter de nous intégrer le plus possible.

Sache que je ne fais pas cela par plaisir mais pour nous protéger. Je tenterais tout mon possible pour te faire venir à mes côtés mais je doute que cela soit possible.

J’espère que cette lettre te parviendra un jour. »


Cette lettre ne parviendra jamais à destination.

Cette lettre montre l’état d’esprit actuel des Sébasts en Sébaldie suite à l’annonce de fin de visa. La majorité des Sébasts voyant l’état actuel de leurs pays d’origine tentent de monter des dossiers d’asile politique. Ceux qui parlent déjà la langue font de nombreuses de nationalité. Aucun ne souhaite retourner au Sébastov.

Tous ou presque cherche activement du travail, mais aucun n’est encore prêt à prendre un travail pour lequel ils ne sont pas formés. L’apprentissage de la langue reste tabou pour le moment, le cas de Grigor étant une exception, à cause d’une peur de perdre leurs identités et les derniers liens qui les lient avec leurs familles.

Suite à l’annonce du gouvernement Sébastov d’accepter d’accueillir leurs familles beaucoup se rendent au ministère des affaires étrangères pour que la Sébaldie fasse pression sur la RMDPS, d’autres (Ceux parlant la langue ou s’étant bien intégrés) tentent d’alerter l’opinion publique sur la situation là-bas et demande de l’aide pour rapatrier les familles ou pour que les deux gouvernements trouvent une solution afin de revoir leurs familles.
Sébaldie

Message par Sébaldie »

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21 mai 2028
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        • [justify]« Invasion fiémançaise » : le gouvernement prend les devants
          La République Sébalde a décidé de mettre un frein à sa politique d’immigration en ce qui concerne le Royaume des Fiémançais, qui devient par conséquent le premier Etat à subir une telle restriction. Officiellement pour des raisons sanitaires, la Fiémance étant l’un des foyers principaux soupçonnés du Coronavirus. Officieusement, la décision vient du Vice-Premier ministre tout juste revenu au pouvoir Goran Horandson qui s’affole du nombre de Fiémançais en Sébaldie (de loin les plus nombreux parmi les étrangers y vivant) et de leur fort taux de fécondité. Une mesure d’inspiration malthusienne, à laquelle la Sébaldie n’était plus habituée depuis cinq ans. Le Premier ministre Juozas Menecius veut rassurer : la décision est « temporaire et partielle ». Autrement dit, les services d’immigration étudient au cas par cas les demandes fiémançaises et soumettent ses requérants à des délais d’attente plus longs qui, officiellement toujours, sont calquées sur « les temps d’incubation normalement constatés en cas d’infection au coronavirus ». En réponse, le sénateur fiémançais Roch de Castelariac prévient ses concitoyens expatriés : « La Fiémance n'a pas les moyens de vous récupérer. Intégrez-vous en Sébaldie, fondez-vous dans la masse, devenez Sébaldes. Il ne fallait pas partir. ».[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/ya62.jpg[/img][/center]

          [justify]Les relations diplomatiques sébaldo-fiémançaises risquent d’être légèrement impactées par cette décision. En effet, si d’aventure les titres de séjour de certains Fiémançais déjà présents n’étaient pas reconduits, ces derniers deviendraient des illégaux sur le territoire. De plus, les retours au pays d’origine ne seraient visiblement pas acceptés par les autorités fiémançaises. Ils deviendraient donc apatrides, avec les risques que cela concourt, comme des incarcérations. Cependant, les deux Etats n’en sont pas là et la Sébaldie, pour se parer à cette éventualité, préfère restreindre les quotas de Fiémance, quitte à discriminer un pays particulier. Goran Horandson, qui n’est jamais en manque d’idées et sous la pression des libéraux avec lesquels il compose le gouvernement actuel, penche pour une solution consensuelle : accepter et naturaliser les Fiémançais seulement s’ils sont stériles, de manière pathologique ou volontaire, l’Etat sébalde remboursant intégralement la vasectomie ou la ligature des trompes. Pas sûr que l’idée aboutisse, ni qu’elle fasse son chemin auprès des Fiémançais…[/justify]

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          [justify]Maok… Que j’aime ta couleur café.
          Si la Sébaldie est une terre d’immigration, elle n’avait jusqu’alors rencontré que des individus très largement de type caucasien, plus rarement arabe ou asiatique mais jamais l’immigration ne fut-elle aussi… « sombre ». Les Maokiriens l’ont appris à leurs dépens : si très majoritairement, les Sébaldes se moquent éperdument de la couleur de peau, celle-ci a causé quelques relents racistes, parfois très violents. Au Novacan, à leur arrivée en Sébaldie, en pleines échauffourées entre juifs et musulmans, les prêcheurs chrétiens zanyanais ont essuyé la fureur des ultra-orthodoxes qui ont bouté ces « nègres » hors de la province. Le pasteur Kasigo en garde une amère expérience : il s’est fait prendre à partie par de jeunes Novacanais, âgés entre 12 et 15 ans, reconnaissable par leurs papillotes, qui lui ont lancé des dizaines de gros cailloux et des peaux de banane. Le pasteur, qui a trouvé refuge dans une communauté protestante d’une municipalité de la province voisine, avoue leur avoir déjà pardonné et reste déterminé à les évangéliser. « Il est de mon devoir d’aller où la parole du Christ est la plus inaccessible. » répète cet homme de 36 ans en guise de leitmotiv.

          Cette affaire a sifflé dans les oreilles de la communauté musulmane qui, aux premiers abords, a vu à travers ces missionnaires chrétiens des alliés objectifs pour sa lutte contre l’arrogance sioniste. C’était sans compter leur abnégation à vouloir convertir également les mahométans à la religion du Christ. Dans certaines communes du Feldan, les prédicateurs de ces deux camps se livrent à une bataille sans relâche, ce qui a pour conséquence de désintéresser les premiers concernés, à savoir les athées. Les enjeux sont grands : non seulement contribuer au salut des âmes des mécréants mais aussi (et surtout ?) obtenir des fonds supplémentaires pour les cultes comme le permet la loi, les subventions étant distribuées au prorata du nombre de croyants (surtout imposables). En outre, comme au Novacan, les Maokiriens sont arrivés au pire moment, après ce que les locaux appellent « l’invasion fiémançaise » (voir plus haut). Mais les efforts des prêtres, surtout catholiques dans cette province, ne sont pas vains : ils parviennent à convertir d’anciens musulmans, généralement des immigrés de pays où l’islam prédomine, à forte pression sociale, comme la Tchoconalie. À défaut de pouvoir convertir les Sébaldes, les Maokiriens s’attaquent aux communautés étrangères qui fleurissent dans le pays depuis cinq ans.[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/qa38.jpg[/img][/center]

          [justify]L’immigration homosexuelle n’est pas exclusive au Maok : Tchoconaliens, Valacides, Biturigeois, Kirépiens, Khaldidanais… ils sont nombreux à avoir fait le choix de venir s’installer en Sébaldie pour fuir le conservatisme et la pression souvent religieuse de leur pays respectif, souvent à des fins durables. Mais quasiment tous ont fait le choix d’au mieux prendre du recul vis-à-vis de la pratique religieuse, au pire l’abandonner purement et simplement. Les Maokiriens, eux, veulent pouvoir conjuguer leur amour du sexe identique et une pratique religieuse assidue sous une forme plus « libérée ». Incompatible au Maok, ce mode de vie est parfaitement toléré en Sébaldie et constitue même la raison d’être de l’association « Adam & Adam », qui compte de plus en plus d’adhérents à travers le pays. Quoi qu’il en soit, l’arrivée de Maokiriens homosexuels a suscité la… curiosité des homosexuels sébaldes qui ont eu hâte de savoir si les rumeurs sur les attributs sexuels généreux des Zanyanais étaient fondées. Si certains homosexuels ont été comblés, tous avouent être assez perturbés par l’habitude des Maokiriens à parler de l’Evangile après l’acte sexuel. « Je ne vois pas comment on peut être homosexuel et pratiquant ! » avoue de sa voix fluette Jan, un Sébalde de souche, conseiller financier de profession. Son partenaire maokirien, lui, n’y voit pas d’incompatibilité : s’il parvient à inciter ce cadre bancaire à écrire « Eglise catholique romaine » dans la rubrique « Affiliation religieuse » sur sa déclaration fiscale, son âme n’en sera que mieux sauvée…

          Exotiques et peu nombreux à représenter le Zanyane, les Maokiriens entendent mettre à profit leurs connaissances à des fins lucratives et même d’utilité publique. Prenant conscience des problèmes de sommeil des Sébaldes, ils souhaitent contribuer à l’amélioration de la qualité du café sébalde, jusqu’ici très médiocre. Ils font redécouvrir à leurs hôtes les joies du café torréfié artisanalement et moulu à la main, bien loin des paquets de café lyophilisé vendus en masse dans les supermarchés sébaldes. Ils profitent notamment du contrat passé entre la République Sébalde et du Royaume de Maok pour monter leur affaire.[/justify]

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          [justify]Le réveil du pays au matin calme
          Les Sébaldes ont cru voir dans les Mayongais de simples Kaiyuanais du Sud. Mal leur en a pris. Le Mayong est une nation largement almeranisée par rapport au Kaiyuan. Tout autant à l’aise avec l’apprentissage des langues que leurs voisins du Makaran, ils n’ont pas la même capacité d’intégration, ni le même sens du service et n’adoptent pas les mêmes règles de politesse. Alors que les Kaiyuanais fuient les call-centers, les recruteurs pensaient trouver en les Mayongais de possibles remplaçants. L’essai n’a pas été concluant, les Mayongais n’ont pas la pudeur des Kaiyuanais et si le travail ne leur paraît pas assez gratifiant, ils n’hésiteront pas à leur dire ouvertement à leur hiérarchie. Un comportement vu par le patronat sébalde comme inacceptable. À plus d’un titre, les Mayongais veulent montrer leur singularité sur le continent makaran, refusant d’être qualifiés de « chevaux de Troie de la Fiémance », de « pseudo-Kaiyuanais malpolis » ou de « Wapongais-bis » comme l’écrit la presse sébalde, en particulier L’Observateur Sébalde, proche des partis politiques nationalistes. Cette fierté, les Mayongais l’expriment à travers l’habitat. Leur goût nouveau pour l’investissement les pousse à se rassembler pour acquérir ensemble des ensembles de petites habitations, qu’ils réhabilitent selon les styles architecturaux en vogue dans leur pays, dans les périphéries des villes de province pour y établir leurs quartiers, appelés « Mayongtowns ».[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/65sw.jpg[/img][/center]

          [justify]Les plus riches ont les dents plus longues mais se confrontent à une politique d’investissement différente de celle pratiquée au Mayong. Alors qu’au Mayong, les investisseurs peuvent espérer le concours financier de l’Etat mais aussi le profilage des citoyens qui y vivent, la politique d’investissement de la Sébaldie est davantage axée sur la politique du client-roi, de la concurrence-reine et donc sur la lutte contre les monopoles capitalistes. L’Etat sébalde qui, à la faveur d’une [url=http://www.simpolitique.com/post269979.html#p269979]initiative populaire si celle-ci est votée[/url], s’apprête à perdre tout contrôle sur les banques et allouer ses fonds pour une énorme plateforme publique de financement participatif. Ce n’est pas tout à fait la conception que les Mayongais avaient du citoyen-investisseur mais c’est en tout cas celle de la Sébaldie, avec laquelle ils devront composer : les Mayongais devront comprendre les Sébaldes pour espérer que chacun d’entre eux leur prête un tout petit pécule pour leur entreprise.[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]Avec le Perlian, les sectes continuent de s’épanouir en Sébaldie
          Ils sont beaux comme des dieux. Plus précisément, les immigrés du Perlian, dont la peau n’a jamais connu un seul bouton d’acné, sont des envoyés des dieux. Des dieux dont ils sont les seuls à connaître l’existence. Polythéiste, la foi perliane commence à investir la Sébaldie, chaque divinité devant avoir son lieu de culte. Divinité de la forêt, divinité de l’eau, divinité de l’air, divinité du feu… la pratique de cette religion coûte énormément et c’est l’objet même de l’arrivée de Perlians au Jeekim : débloquer des fonds pour leur croyance, comme l’y autorise la loi MSCS1-2023 sur le financement public des cultes. Pour ce faire, les croyants doivent remplir un certain nombre de critères, dont un nombre minimal de fidèles affiliés, une contribution fiscale minimale, la désignation d’un organisme mandataire financier pour percevoir et réattribuer les fonds. Un processus administratif assez lourd dûment récompensé puisque les subventions se comptent au final au minimum en centaines de milliers de Bald. Le gouvernement publie chaque année un décret précisant le nombre de fidèles à atteindre. Celui est fixé à 4 589, c’est-à-dire la population de la municipalité la moins peuplée de Sébaldie, situé dans le Zanskan.[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/7obl.jpg[/img][/center]

          [justify]Et c’est précisément dans le Zanskan que ces marginaux se sont donné rendez-vous. Bien qu’ils n’aient pas encore la nationalité sébalde, ils espèrent que [url=http://www.simpolitique.com/post269743.html#p269743]l’initiative n°19 sur la possibilité d’acquérir un rond-point aboutira[/url]. Le prix au mètre carré était particulièrement élevé en Sébaldie, acquérir un rond-point permettrait à ces croyants perlians de disposer d’un terrain idéal pour promouvoir et… véhiculer leur foi, et ce à faible prix. La population zanskanaise, la plus âgée du pays, n’est globalement pas très heureuse de ces jeunes qui veulent s’approprier la lisière de leurs bois. Néanmoins, ils profitent de la crédulité des vieilles dames isolées. Andrea, Sébalde veuve de 86 ans, légèrement sénile, témoigne de la venue de ces prédicateurs perlians avec engouement : « Oh… Vous voulez sans doute parler de ces jeunes gens, bien propres sur eux. Oui, ils ont de belles dents, ils sont bien polis. Ils m’ont aidée à descendre en toute sécurité les marches de l’apothicaire… Je leur ai donné un petit pourboire pour les remercier, ils m’ont dit qu’ils agissaient pour la nature… je trouve que c’est une noble cause. Ça change de ces jeunes qui crachent à terre. ». En réalité, Andrea a donné 85 Bald à ces jeunes pour financer leur culte. Une opération parfaitement bien huilée qui fonctionne à merveille avec un sourire charmeur. Le reste de la population est davantage indifférente. « Leur affaire n’aboutira pas ! » témoigne un Sébalde qui avait dit la même chose pour l’Eglise de Satan, aujourd’hui subventionnée. « Perlian ? C’est pas le nom d’une marque de yaourt ou d’ordinateur, ça ? » s’interroge un autre Sébalde. Quoi qu’il en soit, les Perlians rappellent que la Sébaldie est à plus d’un titre une terre de missionnaires, que la loi permissive fait venir en masse.[/justify]

          [center]------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

          [justify]Les ordres mendiants thorvaliens investissent la capitale sébalde du vice
          La municipalité de Kromwijk, située à 21 kilomètres de Triansa, est heureuse : elle a enfin vendu sa vieille auberge de jeunesse, construite dans les années 1960 sous la dictature communiste et abandonnée depuis quinze ans. Non raccordé à l’électricité, aucun acheteur n’en voulait. Cependant, le raccordement coûtait trop cher et la municipalité, qui en refusait d’en assumer les frais, cherchait le moyen de s’en débarrasser, quitte à la raser. Mais la vieille bâtisse avait du charme et le jardin, aujourd’hui laissé en friche, avait un potentiel important. L’acheteur était inhabituel : des Thorvaliens, aux habits rafistolés et aux sandales rudimentaires, avaient accepté la proposition de la municipalité. C’était des membres de l’Ordre mendiant des Ermites de saint Augustin. Ayant fait vœu de pauvreté, ils se moquaient bien de l’électricité, un groupe électrogène fera l’affaire au pire des cas. Leur vie, ils la passeront de toute évidence en dehors de ces murs, à la rencontre de gens de toutes conditions. Ils n’avaient besoin que d’une bâtisse dans un cadre reposant pour y réaliser leurs devoirs spirituels et de suffisamment de bougies pour les études. Le Jovan était une province particulièrement ensoleillée et agréable à vivre, ils n’auront guère de besoin de chauffage. Ou alors, juste pour chauffer la bibliothèque pour protéger les livres de l’humidité. Leur vie, ils la passeront à Triansa, capitale de province, trop chère et bruyante pour abriter 150 mendiants. Le bus leur suffira à rejoindre les deux municipalités.[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/v14x.jpg[/img][/center]

          [justify]Les Sébaldes ont plutôt bien accueilli l’arrivée de ces thorvaliens, pleins d’humour, qui étaient à mille lieux de l’image de l’austère moine vieillissant que les Triansais avaient en tête. Les clercs de Saint-Augustin étaient de tous âges, toutes conditions. Le plus jeune avait 28 ans et s’adonnait occasionnellement à des parties de volleyball sur les plages de Triansa. Il avait su susciter la curiosité de ses pairs. « Pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché la mort de mon père ? », « Peut-on être homosexuel et catholique ? », « Je n’ai jamais été baptisé, ai-je le droit d’entrer dans une église ? »… autant de questions de jeunes auxquelles les clercs répondaient avec le même entrain. Mais ils ne perdaient pas de vue leur objectif : convertir, en masse si possible, sauver des âmes que l’on disait perdues. Ils le faisaient avec un peu plus de tact que les prédicateurs maokiriens, également présents au Jovan. En tout cas, les Thorvaliens étaient de culture almérane, ce qui rendait l’entreprise plus aisée. Leurs habits les rendaient semblables à des sans-abris mais pas plus qu’ils ne le faisaient pour des sans-abris, les Sébaldes ne donnaient d’argent aux clercs mendiants. Du moins, pour l’instant. Ils avaient pris l’habitude de prendre le dernier bus à destination de Kromwijk, vers 23h30, juste après avoir rencontré les prostitués qui arpentaient les rues, non loin des maisons closes où ils ou elles officiaient. Ce soir, l’une de ces prostitués était khaldidanaise et se confiait auprès d’un mendiant pour demander le pardon de Dieu pour avoir commis le crime de l’avortement, après un acte mal protégé. La situation était très délicate et le mendiant ne pouvait pas se contenter de la condamner ou de lui dire « Va, et désormais ne pèche plus », comme le rapporte l’Evangile. Ayant obtenu le sacerdoce, le prêtre mendiant lui recommande une neuvaine pour obtenir le pardon. Cela ne sera certainement pas suffisant mais il sera là jour après jour pour sauver son âme. Et espérer, sans jamais la demander, la charité.[/justify]

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          [justify]Les expatriés de la FROPT sont-ils des déserteurs ?
          La Fédération des Républiques Orthodoxes et Populaires du Thyroptis était la seule nation d’obédience socialiste ou communiste à entretenir des relations avec la République Sébalde. Récemment d’ailleurs, l’Etat sébalde – via La Stranienne – répondu à l’appel d’offres de la FROPT, en manque de moyens financiers. La Sébaldie tient donc beaucoup à la bonne santé de ses relations bilatérales avec la FROPT. Les immigrés en sa provenance reçurent donc un accueil très cordial et ce, d’autant plus qu’ils souhaitaient ouvrir des restaurants, dans un pays où manger était davantage une nécessité qu’un réel plaisir. Les traditions de la fédération se confondaient beaucoup avec celles des Réminiens. En tout cas, les Sébaldes le percevaient ainsi et ne voyaient pas les fédérés comme des agents socialistes, comme ils ont pu le faire avec les immigrés kirépiens. Si fonder une entreprise est relativement facile en Sébaldie, les fédérés restaurateurs ont plusieurs missions qui les attendent : prouver que l’on peut se remplir la panse pour un prix raisonnable comme le recherchent les Sébaldes, affronter la concurrence de restaurants réminiens qui proposent des cartes équivalentes et surtout trouver le financement nécessaire car l’Etat n’accordera pas de subventions. En quelque sorte, répondre frontalement à l’économie libérale de leur pays d’accueil. Une aubaine qui peut terminer en un véritable cauchemar pour ceux qui ne s’y sont pas préparé.[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/1332.jpg[/img][/center]

          [justify]Même s’ils n’ouvrent pas d’entreprise, les fédérés subissent une concurrence, cette fois-ci au niveau de l’emploi. Les postes peu qualifiés sont déjà pris d’assaut par des travailleurs de tous horizons et il leur appartient de se démarquer. Les employeurs restent cependant réticents : ils craignent que les fédérés expatriés ne soient sous peu appelés sous les drapeaux dans la guerre aux Etats-Unis du Thyroptis. Le gouvernement sébalde s’est d’ores et déjà refusé à accorder l’asile politique aux ressortissants fédérés qui feraient le choix de déserter la guerre le cas échéant, de telle sorte à ne pas corrompre ses relations avec la FROPT, il encourage donc le gouvernement fédéré à préciser son positionnement sur ses expatriés. Pour l’instant, ceux-ci ne vivent que de maigres contrats d’un mois tout au plus. En temps de guerre, la situation peut très vite évoluer, le patronat en a conscience. Si la Sébaldie tient tant à garder de bonnes relations avec cet Etat qui ne lui est idéologiquement pas proche pourtant, c’est avant tant parce qu’en pleine réflexion sur sa politique énergétique, elle lorgne sur les réserves d’uranium de la FROPT… et même sur le biocarburant s’il tient ses promesses.[/justify]

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          [justify]De spectateurs, les Sébats deviennent acteurs
          En spectateurs assidus de la politique sébalde, les Sébasts le savent : la coalition gouvernementale a évolué. Les sionistes sont partis, les nationalistes sont revenus. Mais les libéraux continuent à superviser cette coalition qui fait le grand écart entre le centre-gauche et l’extrême droite. Cela n’a pas été sans conséquences pour la politique d’immigration. En effet, alors que le gouvernement, sous la pression des nationalistes, s’apprêtait à ne pas accorder l’asile politique aux quelques requérants sébasts mais seulement un simple titre de séjour de 6 mois, l’[url=http://www.simpolitique.com/post267781.html#p267781]association d’aide aux immigrés en Sébaldie[/url], présidée par le Khaldidanais Rudolpho Ferrer, a plaidé pour la cause sébaste, et a de nouveau obtenu gain de cause. Les quelques 2 000 Sébasts présents sur le territoire sébalde ne craignent plus de retour au pays mais devront montrer des preuves de leur intégration, sous peine de coupure des prestations sociales qui leur sont accordées. Le gouvernement sébalde s’est refusé à faire pression sur le Sébastov pour permettre aux nombreuses familles brisées de se retrouver. La Sébaldie n’a en effet pas envie de se mettre à dos un nouvel Etat dans cette partie de l’Alméra..[/justify]

          [center][img]http://zupimages.net/up/15/42/kz1n.jpg[/img][/center]

          [justify]Néanmoins, toujours en spectateurs assidus de la politique sébalde, les Sébasts ne sont pas sans savoir que les Sébaldes peuvent d’eux-mêmes faire la loi et [url=http://www.simpolitique.com/post270481.html#p270481]faire adopter par voie référendaire (initiative n°29)[/url] une résolution pour inciter la Sébaldie à ouvrir le dialogue avec le Sébastov sur ce sujet. Le processus législatif étant assez long, les résultats ne sont pas attendus avant au moins un an et demi. Mais c’est autant de temps dont disposent les Sébasts pour mobiliser les Sébaldes sur leur cause par des actions diverses. C’est en tout cas le conseil que l’Association de Rudolpho leur a donné, quitter à réfléchir à l’impossible, c’est-à-dire un consensus entre les expatriés Sébasts et le gouvernement de leur pays d’origine. Ne pas trop accabler le Sébastov pour espérer une faveur de ce dernier ou alors, dire définitivement adieu à sa famille restée au pays. Tel est le dilemme de la communauté sébaste de Sébaldie.[/justify]
Thunderoad

Message par Thunderoad »

Les hokkais observaient avec amusement depuis leurs tour d'ivoire l'agitation qui se déroulait en Sébaldie . Pour eux , ça n'étaient pas leurs problèmes et ils se fichent éperdument des palpitations politiques locales et autres foires religieuses ... Non , l'important c'était de faire des affaires : les hokkais suivait un double axe de développement . D'un coté ils se réunissaient pour vivre entre eux en une seule et immense gated community de Triansa , la ville du fun et du pognon facile , et de l'autre ils étendaient leurs toiles de propriétés immobilières dans toute la province et le pays . La méthode implacable est bien rodée : ils achètent des logements collectifs qui tombent en ruine , les font remettre à neuf , et les louent à l'unité , en augmentant légèrement le loyer au passage . C'est ainsi que des quartiers s'embourgeoisent petit à petit , mois après mois . Des secteurs qui faisaient autrefois la une des journaux nationalistes pour leurs criminalité chronique deviennent d'un coup des havres de paix sociale et de beauté environnementale !

Les magasins à sushis remplacent les boulangeries et les kebabs , des sanctuaires shintoïstes apparaissent dans des jardins privés mais ouverts au public ... etc ... C'est un lent et vaste shift culturel qui a commencé dés 2024 et s'étalera sur le long-terme , sur plusieurs années encore .

Avec un PIB qui pèse pour plus du double de celui des Sébaldes , les hokkais se baladent en permanence avec une liasse de Balds en poche , signe que les habitudes du pays demeurent car c'est très répandu en Hokkaido , même parmi les plus pauvres , d'avoir en permanence de grosses sommes en argent liquide sur soi ... Avec ça , les hokkais dépensent sans compter, lâchant un billet de cent Balds sans sourciller pour passer devant tout le monde dans une file , par exemple !

Les hokkais veulent s'intégrer à la société sébalde pour la rendre confortable à leur seul profit en attendant de pouvoir rentrer en Hokkaido , quand les sociaux-démocrates auront perdu le pouvoir.
Et justement en parlant de politique , les hokkais de Sébaldie ont créé le think tank Liberté Civile qui vient de faire un ÉNORME chèque à une certaine Janna Miyazawa ...
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