[RPs] Divers roleplay solitaires

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Steve

Message par Steve »

Ici seront répertoriés divers RP solitaires, sans suites apparentes.
Steve

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[center]Usine désaffectée du Hulgerb
«Je déteste être attaqué»[/center]

Le calme régnait. Au loin, l'écho de gouttelettes d'eau se heurtant au sol se faisait entendre, transperçant sans gêne la froideur du silence inquiétant. Assis sur une chaise en bois, les mains liées derrière le dos, il n'avait comme seule option de se laisser bercer par l'agressive mélodie des gouttelettes. Ses pieds étaient également attachés aux barreaux de la chaise. Inutile de tenter de s'échapper en soulevant la chaise : il avait essayé deux heures durant, quelques temps auparavant. Impossible de déplacer d'un centième de millimètre la chaise. Elle devait sans doute être visée au plancher. Autour de lui, impossible de cerner quelque détail qui soit, fort probablement dû au fait que ses yeux étaient obstrués par ce qui semblait être du ruban adhésif. Étrangement, bien que ce soit la chose qui lui paraissait le moins étrange dans toute cette histoire, sa bouche était libre. Il devait être loin de toute civilisation, parce que crier, ça aussi il l'avait essayé. Et la conclusion n'était relativement pas très positive, puisqu'il était toujours attaché à sa chaise, prisonnier d'on-ne-sait-qui. À force de gigoter dans tous les sens, l'énergie se faisait de plus en plus rare et petit à petit, il sombra dans un calme alarmant. Cloc... Cloc... Cloc... Toujours au rendez-vous, les gouttelettes d'eau lui rappelaient, à une fréquence de deux secondes et demi -il avait compté-, qu'il vivait sans doute ses derniers instants. De longs et pénibles instants. Il pensait à Jessica, son épouse, puis ses deux filles, Sandy et Karol, sûrement mortes d'inquiétude depuis qu'il était disparu. D'ailleurs, depuis quand était-il ici? Un jour? Deux, peut-être? Ou alors, peut-être avait-il été drogué et qu'il était ici depuis des semaines, voire des mois. En se concentrant, il réalisa qu'il avait faim. Pas terriblement, mais sa faim semblait constante. Les douleurs qu'il ressentait dans l'avant-bras lui laissait croire qu'il pourrait peut-être avoir été placé sous soluté.

Cloc... Cloc... Poc... Poc... Cloc... Soudain, des bruits de pas se firent entendre au loin. Excité à l'idée d'être libéré, il cria, puis cria encore, indiquant qu'il se trouvait «ici», sans véritablement savoir où était ce «ici». Bordés de «Dieu merci», ses cris étaient de plus en plus portés par la joie d'enfin sortir d'ici. D'enfin sortir de cet endroit à rendre fou.


Inconnu : «Vous êtes réveillé. Bien.»

«Ingénieur informaticien, Diego Muñoz n'était pas idiot. Il compris rapidement qu'il était désormais face à son ravisseur. Avalant sa salive, avec la terrible peur de mourir, Muñoz lui demanda où il se trouvait et ce que l'homme inconnu, à la voix rauque, lui voulait. Entendant la toux d'un second individu, Muñoz réalisa qu'ils étaient deux.

Inconnu #1 : «Chaque chose en son temps.»

Diego Muñoz : «Mais qu'est-ce que vous me voulez?»

Inconnu #1 : «La nation shawiricoise voit d'un très mauvais œil les critiques qui peuvent mener à sa perte, monsieur Muñoz. Par le biais de votre chronique, vous vous êtes attaqué à une énorme machine de guerre qui dépasse votre entendement.»

Diego Muñoz : «C'est le président Decker qui vous envoie? Il vous envoie me tuer pour avoir dénoncé l'État totalitaire qu'il est en train d'instaurer en Shawiricie? C'est ça? RÉPONDEZ! C'est ça?»

Inconnu #1 : «Je n'ai pas besoin du président pour agir, sachez-le. Ce n'est d'ailleurs pas cette marionnette qui m'envoie, c'est la nation shawiricoise. Soutenir une cause politique, c'est votre droit, monsieur Muñoz. Vous intéresser à la politique, c'est en soit un devoir. Cependant, attaquer la nation shawiricoise, c'est une terrible erreur. Une terrible erreur. Parce que lorsque vous attaquez cette machine qu'est la Shawiricie, vous vous attaquez à moi. Et moi, monsieur Muñoz, je suis extrêmement rancunier et je déteste être attaqué. Vous me suivez?»

Diego Muñoz : «Vous êtes malade!»

Inconnu #1 : «Sans aucun doute. Je suis malade parce que vos actions peuvent entrainer un effet boule de neige et causer d'horribles torts à notre pays. Critiquer le gouvernement Decker, c'est une chose, mais la nation shawiricoise, c'est une erreur, monsieur Muñoz.»

Diego Muñoz : «Qu'est-ce que vous me voulez? Pourquoi m'avoir kidnappé?»

Inconnu #1 : «Monsieur Muñoz, je vous annonce que votre cadavre sera retrouvé par les autorités d'ici quelques jours, dans un fossé non-loin de votre lieu de travail. Manzana, si je ne fais pas erreur.»

Diego Muñoz : «La police vous trouvera, elle vous trouvera!»

Inconnu #1 : «Ne vous en faites pas pour ces incapables, les journalistes danubois vont suffisamment les occuper pour qu'une éventuelle enquête soit bâclée par la volonté absolue de la vérité. Mais vous et moi, monsieur Muñoz, nous connaissons la vérité.»

Diego Muñoz : «Quelle vérité?»

Inconnu #1 : «Vous allez mourir.»

L'inconnu se tourna vers son complice.

Inconnu #1 : «Tuez-le.»

Puis l'inconnu souhaita ses adieux à Diego Muñoz, en quittant tranquillement vers la sortie de l'immeuble désaffectée.

Inconnu #2 : «Qu'est-ce que je fous de lui, après, monsieur Schaffer?»

Agent Schaffer : «Ce qu'il y a à faire.»

L'homme de main de Schaffer acquiesça de la tête. Il sorti son pistolet de son étui, visa le milieu du front de Diego Muñoz, puis tira.
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