Accordailles Thorval-Fiémance

Arios

Message par Arios »

Charles-Philippe : Vous semblez ne pas apprécié cette idée. Une nouvelle annexion fiémançaise dans la région serait sujette à de nombreuses critiques, mais surtout l'intégration de la Savouè serait un puits sans fond pour nos finances, vu la mauvaise volonté qu'y mettraient les nouveaux sujets de la Couronne...
Le pays a un héritage propre, il ne s'agirait pas de l'estomper, mais d'en diminuer le zèle nationaliste, et pour une question de puissance de l'État royal lurien permettre l'intégration du territoire au système politique d'Astia.
A partir de l'instant où Rivea et Aste se sont unis, avec le Vallon, non dans la fusion de leurs identités mais dans la vocation commune à se protéger en tant que pays unique, le danger des effacements culturels existe et c'est pourquoi il faut le considérer.
Une nouvelle nation rejoignant cette monarchie ne renforcerait pas le danger existant.

Vous demanderez l'avis de Sa Majesté Annabelle. Si elle nous offre la fille de son Archichancelier, nous pouvons bien lui offrir le choix du destin de la Savouè une fois celle-ci vaincue.
Zaldora

Message par Zaldora »

[ve]Comte Gunnar : je vous remercie de ses précisions, sire, et en aviserait Sa Majesté. Nous vous promettons que le choix se fera dans le contentement des intérêts de la Fiémance et de la Lurie-Orientale. Par ailleurs, nous savons que votre Couronne a essayé de tisser des liens de bon voisinage avec la République Lurienne, à l'Ouest, mais que les choses n'ont pas bien tourné, notamment à cause d'influences extérieurs néfastes. Nous pensons qu'il serait, à l'avenir, intéressants d'essayer ou de ressayer un rapprochement des deux Lurie. Rien que pour contrer les tentatives d'expansion libérales en Alméra.[/ve]
Arios

Message par Arios »

Charles-Philippe : L'unification entre Aste et Rivea, et avec le Vallon, tient ses racines d'une volonté populaire plus ancienne, mais il est certain que le facteur déterminant dans la proclamation d'une royauté en Lurie orientale a été cette volonté de contrer à l'unification libérale d'une partie des anciennes principautés luriennes. L'État royal lurien doit avoir la prétention de dépasser en capacité d'action son voisin libéral, mais le destin de cette nation est évidemment d'être réunie sinon la Lurie royale ne tiendra pas. Sa langue administrative d'ailleurs ne tient son foyer aucunement dans les territoires inclus.

Nous savons que le Thorval entretient des liens importants avec la Franconie, du moins ce pays s'en vante souvent. Quelle est la réelle nature de votre rapprochement ?
Zaldora

Message par Zaldora »

[ve]Comte Gunnar : Concernant la Franconie, il y a de la déception à la Cour. Je présume que par partenaire important, les Franconiens entendent principalement la coopération agricole que nous avons entamé, dans l'espoir de les aiguiller par étape vers les bonnes valeurs. L’élection de M. Finckel nous fit croire au basculement, hélas... rien ne se déroula comme prévu. Les libéraux manipulèrent les institutions, un réel coup d'État, pour se maintenir au pouvoir et réduire grandement la marge de manœuvre du nouveau président. Depuis, rien n'a avancé...sauf les libéraux qui ont encore renforcé leur emprise sur les institutions. Nos actions se sont faits à pure perte. Nos relations sont cordiales et ne dépassent pas le bon voisinage sans grandes convictions.[/ve]
Arios

Message par Arios »

Charles-Philippe : Sa Majesté a des valeurs qui la protègent des déceptions qui peuvent tomber autour d'elle, par la charité qu'elle exerce, comme des feuilles en automne.

[...]

Après le repas du soir, qui avait été fastueux en dépit des événements, consistant en une daube de sanglier accompagnée de très nombreux fruits rouges venus de chaque province du Royaume et de ses possessions, et malgré le manque de femmes pour papillonner sur des discussions secondaires, on put prendre place quelques temps dans un salon où le vin fort se mêlait à la prise de tabac, pour certains de la noblesse venus partager la soirée accompagnés d'une partie de la Cour. Des couples légitimes ou amicaux disparaissaient au fil de ce temps de détente, et lorsque resta moins de monde qu'au départ le Prince put aller faire la demande qui justifiait la présence de l'Archichancelier.

Jean : Monsieur le Comte, Excellence.
J'ai eu vent par mon entourage que votre fille n'était pas casée, et j'ai aussi pu comprendre que votre famille et votre Reine s'étaient accordé avec le Royaume pour qu'elle me fût destinée. En tant que futur monarque de Lurie, et c'est un pays qui ne manque ni de vin ni de gibier, je vous demande de bien vouloir m'accorder sa main.

Dans un coin de la pièce, un jeune homme héritier des Montenvieu, compléta la sentence entre deux gorgées : "et le reste." On l'entendit si faiblement qu'il fut impossible de savoir s'il s'agissait de cette discussion ou d'une autre. Le vin avait coulé sans excès de joie, comme une orgie silencieuse d'un temps fiéman revenu.

Jean : J'ai pu déceler chez elle les marques d'un certain intérêt à l'égard de toutes ces choses... moi-même peut-être.

Charles-Philippe : C'est bon, Messire Jean. Laissons Messire Gunnar répondre à ta requête.
Zaldora

Message par Zaldora »

[ve]Comte Gunnar : Messire Prince, munit de l’agrément de Sa Majesté Annabelle deuxième du nom, reine de Thorval, j'offre ma bénédiction patriarcale pour les épousailles de votre altesse et de ma bien aimée fillote, Margrethe, marquant l'union de nos familles et de nos maisons. Chérissez votre épouse et prenez bien soin d'elle. J'espère que sa mère, ses frères et moi-même pourront lui rendre assez régulièrement visite en Lurie. A l'occasion, par exemple, quelques temps après le mariage, de la naissance d'un bel et vigoureux héritier mâle !

A ce moment, le comte voulu boire à la santé du couple.[/ve]
Arios

Message par Arios »

La garde du Prince Jean, composée de jeunes élèves officiers déjà bien constitués, ne manqua pas de trinquer à la réponse de Gunnar, et à son même levé de verre. Ils étaient beaucoup autant de bruns à la chevelure pendante sur leur tenue militaire dont l'allure décrépissait à mesure de l'avancement de la soirée. On fêta quelques instants. Lorsqu'un des grands officiers du Roi fut pris de convulsions à la poitrine et s'enfuit pour une fenêtre dans la pièce d'à côté, le monarque jugea qu'il était temps de mettre fin aux réjouissances.

Charles-Philippe : Mademoiselle Marguerite restera le gage de notre meilleure amitié, autant en Lurie qu'en Fiémance. Nous répondrons à tous les devoirs envers elle, à commencer par la libération de chaque paroisse occupée de ce pays.
Demain tous nos domestiques seront à votre service pour vous permettre de visiter ce qu'il vous plaira entre ici et l'aéroport, ou bien pour vous accompagner jusqu'à la frontière du Froncer ainsi que nos gardes.
Je pense devoir aller suppléer au Comité qui ne parvient plus à s'occuper de tous les foyers de contestation du pays.
Merci de votre déplacement et de votre bénédiction, et bonne nuit Excellence.
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