[RP] La vie des agatéens

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Macharius

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Société – vie courante


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Bordeleaux – 00h24

L'auberge de la Mouette fumée accueille ce soir encore de nombreux clients qui boivent plus que de raison au grand bonheur du patron. Située sur les quais en bord de mer, l'auberge fait partie des lieux incontournables pour une soirée réussie depuis de nombreuses années maintenant. Parmi ses clients du soir, elle compte plusieurs équipages de pêcheurs qui sont venus se saouler une dernière fois avant de prendre la mer pour plusieurs semaines à bord de leurs embarcations. L'ambiance est joyeuse, les chants grossiers s'enchaînent et les rires dominent la musique d'ambiance. Alors que la serveuse leur apporte une nouvelle tournée de bière, l'un des marins-pêcheurs qui sait qu'il ne verra pas de femme avant son retour sur la terre ferme lui met fermement une main aux fesses ce qui déclenche l'hilarité de ses camarades.

« La belle prise que voilà ! Viens donc me... »

C'est au tour de la main de la serveuse de s'abattre sur le visage du malpropre, la jeune femme avait l'habitude de ce genre de situation et tout aurait pu en rester là. Mais de la table d'à côté fusa une autre remarque.

« Elle n'aime pas l'odeur de poisson pas frais la mignonne. Elle préfère les mains fermes d'un artisan. »

Joignant le geste à la parole, c'est au tour de l'artisan de poser sa main sur le derrière de la jeune femme, déclenchant cette fois le rire de ses compagnons. Mais l'un des marins-pêcheurs s'était levé brusquement pour asséner un direct dans la mâchoire de l'artisan.

« Et celle-là, elle est assez ferme pour toi ? »

En un rien de temps, la situation dégénéra en bagarre entre les artisans et les marins-pêcheurs, entraînant rapidement avec eux toutes les personnes présentes qui prirent part pour l'un ou l'autre camps, par intérêt envers la guilde représentée ou par intérêt pour une bonne bagarre générale. Très vite, la taverne s'était transformée en champs de bataille, chaque camps s'abritant derrière les tables renversées pour se protéger des objets volants qui traversaient la pièce dans un sens puis dans l'autre. On comptait chez les marins-pêcheurs deux nez cassés et trois arcades ouvertes, tandis que les artisans comptaient une dent cassée, une lèvre fendue et deux paires d'yeux pochées. C'est là qu'arriva la patrouille du guet municipal prévenue par le gérant de l'auberge. Leur chef était un homme d'expérience et il avait l'habitude de gérer ce genre d’événements tous les soirs. Sa voix forte et autoritaire n'eut aucun mal à couvrir la cohue.

« Cessez immédiatement et tout se... »

« Et ta mère ?! »

Le chef de la patrouille fut coupé par un morceau de gigot plein de graisse qui vint s'écraser sur son menton. Sortant sa matraque qu'il frappa à l'intérieur de sa paume, il lança ses ordres à la patrouille, plein de sang froid.

« Viandez moi ces loquedus! »

Bien qu'en infériorité numérique, les marins-pêcheurs et les artisans s'étant alliés par la force des choses, la patrouille n'eut aucun mal à ramener l'ordre après avoir foncé dans le tas. Il n'y eut que des blessés légers, mais aucun des bagarreurs du soir ne s'en sortit indemne et tous finirent en cellule de dégrisement sous la garde intraitable du guet municipal. Naturellement, la guilde des artisans et celle des marins-pêcheurs prirent en charge l'intégralité des réparations pour ne pas se mettre la guilde des aubergistes à dos.

Une soirée comme une autre.
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