[center]Partie 1 : Avant la tempête...[/center]
Chapitre 1 : Retour aux sources
La neige tombait abondamment sur Prétorus en cet après-midi du 18 janvier. Les flocons avaient rendus les trottoirs aussi glissants que des patinoires et avaient recouvert la ville d'un grand manteau blanc. Les nuages étaient si épais que les rayons du soleil ne s'étaient quasiment jamais montrés en une semaine. Seul les routes échappaient à cette couverture blanche et glaciale grâce au dispositions prisent par la Mairie, qui ne voulait pas rééditer les mêmes erreurs que l'année précédente, où la circulation avait été à l’arrêt pendant de longs jours, paralysant la Capitale tout entière. C'est donc sans encombres que la berline noire du Comte de Prétorus se rendit au Palais Saint Louis.
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Ferdinand de Préson, Comte de Prétorus[/center]
Le Comte descendit de la voiture et entra dans l'aile principale. Il fut accueilli par un huissier qui le conduisit jusqu'au salon privé du Président de la République. En traversant les couloirs, le Comte ne pu s'empêcher de sourire à la vue de certains symboles datant de la monarchie, toujours présents dans la décoration du palais. L'huissier le fit entrer dans le salon et lui annonça qu'il pouvait attendre ici en attendant la venue du Président. Il fut alors laissé seul dans ce magnifique salon.
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Il resta longtemps debout, parcourant du regard la pièce. Il en fit le tour et s’arrêta sur chaque petit détail qui lui semblait intéressant. Il regarda ensuite par la fenêtre d'où il contempla la vue sur la cours enneigée. Enfin il finit par s'asseoir dans l'un des fauteuil et se mit à réfléchir. La pendule sonna 18 heures. Quelques minutes passèrent sans qu'aucun bruit ne vinrent perturber la méditation du vieux comte jusqu'à ce qu'un huissier entra et annonça le Président Finckel. Ferdinand de Préson se leva et salua le Président d'une poignée de main. Les deux hommes s'assirent.
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Rodolphe Finckel : Alors mon ami, comment vas-tu?
Ferdinand de Préson : Ma foi, très bien ! Je suis heureux de voir que ça a l'air d'être également ton cas.
Rodolphe Finckel : Tout à fait ! Bien, je t'ai fais venir ici car j'aimerais te parler de quelque chose de très important. Que peux-tu me dire de la famille de Lérnon depuis la fin de leur exile? Dans l'état actuel des choses bien sûr, inutile de me faire l'historique depuis la mort de Charles XIII en 1765.
Ferdinand de Préson : En ce moment? Eh bien ils sont toujours dans le sud du Throval, toutefois la famille n'a plus que un descendant direct : Victor de Lérnon. Son père et mort en 2021 et il n'a pas de frères, que des sœurs. Il a 32 ans et je peux t'assurer qu'il est brillant.
Rodolphe Finckel : Tu as eu l'occasion de le rencontrer?
Ferdinand de Préson : Effectivement j'ai eu cet honneur. C'est quelqu'un de raffiné, d’intelligent, il est cultivé et il a beaucoup de charisme. Mais si je puis me permettre, est-ce que ton intérêt pour les de Lérnon ne serait-il pas étranger à ces rumeurs sur ton rêve de remettre en place la Monarchie?
Rodolphe Finckel :-souriant- C'est bien ça. La République est gangrenée par les sbires des libéraux, qu'ils soient dans le monde politique, économique ou culturel. On ne peut pas changer la société sans changer nos institutions. C'est le seul moyen d’arrêter la décadence morale de ce pays.
Ferdinand de Préson : Comme toujours vous portez la voie de la sagesse. Toutefois, vous ne pourrez mettre en place tout ceci tant que les libéraux auront le contrôle du Gouvernement.
Rodolphe Finckel : Exact. C'est pour ça que cette grande transformation de nos institutions ne pourra se faire qu'après les élections législatives ayant lieu cet été. Après la victoire de l'Union Populaire, nous aurons le champ libre. Mais il me faut quelqu'un pour réunir les royalistes et pour faire le lien entre notre futur roi et moi. J'ai beaucoup d'estime pour vous, j'aimerais donc que vous vous chargiez de cela.
Ferdinand de Préson : Ce sera un grand honneur pour moi d'aider à la réalisation de cette noble tâche.
Rodolphe Finckel : Dans ce cas, ne perdons pas de temps.
[RP]Le bon, le roi et le truand
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Michou92
Chapitre 2 : Concertation
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La fin du mois de février se rapprochait peu à peu et la neige commençait ça faire place aux premiers bourgeons. La vie politique en Franconie, elle aussi, se réchauffait à l'approche des élections législatives de Juillet, décisives car pouvant donner ou non la majorité désirée par le Président Finckel depuis sa prise de fonction il y a bientôt un an et demi. Les conservateurs prennent en force là où les libéraux s'affaiblissent de plus en plus comme en témoigne les sondages, très mauvais par rapport aux dernières élections. Mal grès ce contexte peu confortable pour le centre-droit et ses alliés, ces échéances ne sont pas le seul motif d'inquiétude des partisans de l'ancien Président. Alors que la nuit tombe sur Prétorus, plusieurs berlines noires convergent vers le Ministère de l'Intérieur où une réunion non officielle a été organisée. Les différents participants arrivés par une entrée à l'arrière du bâtiment, on les fit conduire dans une petite pièce dans l'un des angles du Ministère, loin du bureau du ministre et de la folle activité se déroulant tout autour. La pièce était sombre, la lumière n'éclairant que le centre de la table, laissant le reste de l'espace dans la pénombre. Le petit comité s'assis en silence autour de la table. Après quelques minutes d'attentes, le ministre de l'Intérieur entra.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg[/img][/url]
Nicolas Palevesse[/center]
Il regarda attentivement les uns et les autres avant de s'asseoir au bout de la table.
Nicolas Palevesse : Mesdames, Messieurs, merci d'être venu. Je vous ai fait venir car l'heure est grave.
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Vincent Courneuve : Je l'espère bien Nicolas, tu sais que nous réunir est un risque et qu'il ne faut pas prendre cela à la légère.
Nicolas Palevesse : Ne t'en fait pas Vincent, nous ne craignons rien ici. La raison de cette réunion est quant à elle bien fondée : Finckel complote avec les royalistes. Il compte tout faire pour nous battre aux législatives et profiter de sa majorité pour réintroduire la Monarchie.
Tout le monde autour de la table eut l'air à la fois surpris et inquiets de cette nouvelle. C'est alors que Emmanuel Lann, jusque là assis au fond de sa chaise, se redressa et prit la parole.
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Emmanuel Lann, Président directeur général de la compagnie Lann, premier exploitant de bois de Franconie, était une personne très influente dans le monde économique franconien. Réputé pour ses penchants ultra-libéraux et son sens des affaires, sa présence au sein de ce comité était considérée par les autres membres comme un précieux atout.
Emmanuel Lann : C'est bien gentil d'essayer de faire ça, mais encore faut-il que la population le soutienne, or, si je ne m'abuse, bien que les libéraux républicains sont en pertes de vitesse, je n'ai pas cru percevoir un regain d'intérêt pour la monarchie...
Vincent Courneuve : Emmanuel, à partir du moment où Finckel veut réintroduire la monarchie, la prise en compte de l'avis populaire n'est plus que facultative.
Emmanuel Lann : Je veux bien Vincent, mais il lui faut quand même un certains soutient, ou ce sera l’insurrection.
Nicolas Palevesse : Même si la monarchie n'est pas plébiscitée par les franconiens, n'importe quelle alternative aux politiciens actuels sera soutenue par la population. Il faut bien avouer que le comportement de la classe politique écœure beaucoup de monde. Et nous en sommes les principaux responsables : en allant jusqu'à changer la constitution pour nous accrocher au pouvoir, nous avons perdu le soutient populaire.
Emmanuel Lann : Des remords Nicolas? Tu étais pourtant l'un des principaux soutiens de cette idée à l'époque. Enfin, là n'est pas le problème : qu'est-ce qu'on sait? Elles sont fiables tes infos?
"Ce ne sont pas ses infos, ce sont les miennes"
A ces mots, teintés d'un léger accent allemand, tout le monde se tourna vers l'autre bout de la pièce, là d'où venait la voix. Un homme, presque passé inaperçu depuis le début de la réunion, tournait le dos aux autres personnes présentes et contemplait la nuit depuis la fenêtre. Il se retourna et s'approcha lentement.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=887261ChristophWaltz.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/887261ChristophWaltz.jpg[/img][/url][/center]
C'était Herman Lenz, directeur des services secrets intérieurs. Il s'assit finalement à côté de Lann.
Herman Lenz : Ces infos, mes infos, sont toujours justes et si je dis que Finckel prépare quelque chose avec les royalistes, c'est que c'est vrai. Il a chargé le comte de Prétorus de rassembler les royalistes autour de lui et de rentrer en négociations avec le dernier fils de la famille de Lérnon, actuellement au Throval.
Emmanuel Lann : Eh bien Lenz, qu'attendez-vous? Faites tuer ce type, si il n'y a plus de roi potentiel il n'y a plus de royalistes.
Herman Lenz : Emmanuel je suis directeur des services secrets intérieurs, je ne m'occupe pas des opérations externes comme c'est le cas ici. J'ai bien quelques contacts fiables chez les renseignements extérieurs mais pas suffisamment pour monter une opération de cette ampleur surtout en s'assurant que le Président Finckel ne sache rien.
Emmanuel Lann : Je ne vous ai pas dit d'utiliser vos services, pourquoi on ne demande à...enfin à qui vous savez quoi.
Herman Lenz : Les commandos félins vous voulez dire? Ils ne sont pas opérationnels, ils ont l'entraînement mais pas l'équipement qu'il s'agisse d'armement ou de logistique.
Emmanuel Lann : Oh...à quoi bon se payer les services d'anciens vétérans reconvertis dans le privé si on ne peut pas les utiliser tout de suite? Eh bien si vous ne pouvez pas tuer le fils de Lernon faites assassiner Finckel, ça sera plus vite réglé !
Vincent Courneuve : Emmanuel, on est pas dans un western alors arrête de vouloir tuer tout le monde s'il te plait !
Nicolas Palevesse : De toutes façon qui dit Finckel mort dit nouvelle élection présidentielle, or on la perdrait, ça ne servirait donc à rien.
Les uns et les autres essayaient de trouver des solutions plus irréalisables les unes que les autres. Seul Nicolas Palevesse et Herman Lenz restaient calmes et observaient la scène. Tout d'un coup, la femme assise à l'autre bout de la table et qui n'avait pas pris la parole de toute la réunion exprima son exaspération sur un ton autoritaire. Le bruit fit place au silence. Elle approcha son visage de la lumière et sortit de la pénombre : il s'agissait de Caroline Lefèvre, l'ex première dame de Franconie.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=486504FlorencePernelreference.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/486504FlorencePernelreference.jpg[/img][/url][/center]
Caroline Lefèvre : Je me fiche de comment vous allez régler le problème, mais il faut qu'il soit réglé rapidement. Nous avons des fonds quasiment illimités pour le type d'opération que nous voulons mener : corruption, intimidation, attaques armées, voir pire. Par conséquent les royalistes doivent être éliminés par n'importe quel moyen. Nous serons bientôt en guerre contre les ennemis de la République, contre les ennemis d'un régime que nous avons mis en place et qui doit être sauvegardé. Alors autant que nous commencions le jeu avec un avantage sur eux.
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La fin du mois de février se rapprochait peu à peu et la neige commençait ça faire place aux premiers bourgeons. La vie politique en Franconie, elle aussi, se réchauffait à l'approche des élections législatives de Juillet, décisives car pouvant donner ou non la majorité désirée par le Président Finckel depuis sa prise de fonction il y a bientôt un an et demi. Les conservateurs prennent en force là où les libéraux s'affaiblissent de plus en plus comme en témoigne les sondages, très mauvais par rapport aux dernières élections. Mal grès ce contexte peu confortable pour le centre-droit et ses alliés, ces échéances ne sont pas le seul motif d'inquiétude des partisans de l'ancien Président. Alors que la nuit tombe sur Prétorus, plusieurs berlines noires convergent vers le Ministère de l'Intérieur où une réunion non officielle a été organisée. Les différents participants arrivés par une entrée à l'arrière du bâtiment, on les fit conduire dans une petite pièce dans l'un des angles du Ministère, loin du bureau du ministre et de la folle activité se déroulant tout autour. La pièce était sombre, la lumière n'éclairant que le centre de la table, laissant le reste de l'espace dans la pénombre. Le petit comité s'assis en silence autour de la table. Après quelques minutes d'attentes, le ministre de l'Intérieur entra.
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Nicolas Palevesse[/center]
Il regarda attentivement les uns et les autres avant de s'asseoir au bout de la table.
Nicolas Palevesse : Mesdames, Messieurs, merci d'être venu. Je vous ai fait venir car l'heure est grave.
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Vincent Courneuve : Je l'espère bien Nicolas, tu sais que nous réunir est un risque et qu'il ne faut pas prendre cela à la légère.
Nicolas Palevesse : Ne t'en fait pas Vincent, nous ne craignons rien ici. La raison de cette réunion est quant à elle bien fondée : Finckel complote avec les royalistes. Il compte tout faire pour nous battre aux législatives et profiter de sa majorité pour réintroduire la Monarchie.
Tout le monde autour de la table eut l'air à la fois surpris et inquiets de cette nouvelle. C'est alors que Emmanuel Lann, jusque là assis au fond de sa chaise, se redressa et prit la parole.
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Emmanuel Lann, Président directeur général de la compagnie Lann, premier exploitant de bois de Franconie, était une personne très influente dans le monde économique franconien. Réputé pour ses penchants ultra-libéraux et son sens des affaires, sa présence au sein de ce comité était considérée par les autres membres comme un précieux atout.
Emmanuel Lann : C'est bien gentil d'essayer de faire ça, mais encore faut-il que la population le soutienne, or, si je ne m'abuse, bien que les libéraux républicains sont en pertes de vitesse, je n'ai pas cru percevoir un regain d'intérêt pour la monarchie...
Vincent Courneuve : Emmanuel, à partir du moment où Finckel veut réintroduire la monarchie, la prise en compte de l'avis populaire n'est plus que facultative.
Emmanuel Lann : Je veux bien Vincent, mais il lui faut quand même un certains soutient, ou ce sera l’insurrection.
Nicolas Palevesse : Même si la monarchie n'est pas plébiscitée par les franconiens, n'importe quelle alternative aux politiciens actuels sera soutenue par la population. Il faut bien avouer que le comportement de la classe politique écœure beaucoup de monde. Et nous en sommes les principaux responsables : en allant jusqu'à changer la constitution pour nous accrocher au pouvoir, nous avons perdu le soutient populaire.
Emmanuel Lann : Des remords Nicolas? Tu étais pourtant l'un des principaux soutiens de cette idée à l'époque. Enfin, là n'est pas le problème : qu'est-ce qu'on sait? Elles sont fiables tes infos?
"Ce ne sont pas ses infos, ce sont les miennes"
A ces mots, teintés d'un léger accent allemand, tout le monde se tourna vers l'autre bout de la pièce, là d'où venait la voix. Un homme, presque passé inaperçu depuis le début de la réunion, tournait le dos aux autres personnes présentes et contemplait la nuit depuis la fenêtre. Il se retourna et s'approcha lentement.
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C'était Herman Lenz, directeur des services secrets intérieurs. Il s'assit finalement à côté de Lann.
Herman Lenz : Ces infos, mes infos, sont toujours justes et si je dis que Finckel prépare quelque chose avec les royalistes, c'est que c'est vrai. Il a chargé le comte de Prétorus de rassembler les royalistes autour de lui et de rentrer en négociations avec le dernier fils de la famille de Lérnon, actuellement au Throval.
Emmanuel Lann : Eh bien Lenz, qu'attendez-vous? Faites tuer ce type, si il n'y a plus de roi potentiel il n'y a plus de royalistes.
Herman Lenz : Emmanuel je suis directeur des services secrets intérieurs, je ne m'occupe pas des opérations externes comme c'est le cas ici. J'ai bien quelques contacts fiables chez les renseignements extérieurs mais pas suffisamment pour monter une opération de cette ampleur surtout en s'assurant que le Président Finckel ne sache rien.
Emmanuel Lann : Je ne vous ai pas dit d'utiliser vos services, pourquoi on ne demande à...enfin à qui vous savez quoi.
Herman Lenz : Les commandos félins vous voulez dire? Ils ne sont pas opérationnels, ils ont l'entraînement mais pas l'équipement qu'il s'agisse d'armement ou de logistique.
Emmanuel Lann : Oh...à quoi bon se payer les services d'anciens vétérans reconvertis dans le privé si on ne peut pas les utiliser tout de suite? Eh bien si vous ne pouvez pas tuer le fils de Lernon faites assassiner Finckel, ça sera plus vite réglé !
Vincent Courneuve : Emmanuel, on est pas dans un western alors arrête de vouloir tuer tout le monde s'il te plait !
Nicolas Palevesse : De toutes façon qui dit Finckel mort dit nouvelle élection présidentielle, or on la perdrait, ça ne servirait donc à rien.
Les uns et les autres essayaient de trouver des solutions plus irréalisables les unes que les autres. Seul Nicolas Palevesse et Herman Lenz restaient calmes et observaient la scène. Tout d'un coup, la femme assise à l'autre bout de la table et qui n'avait pas pris la parole de toute la réunion exprima son exaspération sur un ton autoritaire. Le bruit fit place au silence. Elle approcha son visage de la lumière et sortit de la pénombre : il s'agissait de Caroline Lefèvre, l'ex première dame de Franconie.
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Caroline Lefèvre : Je me fiche de comment vous allez régler le problème, mais il faut qu'il soit réglé rapidement. Nous avons des fonds quasiment illimités pour le type d'opération que nous voulons mener : corruption, intimidation, attaques armées, voir pire. Par conséquent les royalistes doivent être éliminés par n'importe quel moyen. Nous serons bientôt en guerre contre les ennemis de la République, contre les ennemis d'un régime que nous avons mis en place et qui doit être sauvegardé. Alors autant que nous commencions le jeu avec un avantage sur eux.
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Michou92
Chapitre 3 : "Devine qui vient dîner"
Le Compte de Prétorus, Ferdinand de Préson, c'était efforcé de réunir depuis plusieurs mois les soutiens de la cause royaliste en Franconie. La tâche c'était montrée moins difficile que prévue : de nombreux hommes d'affaires de ce qu'on appelait "la vieille Franconie" et qui étaient issus d'anciennes familles nobles ou bourgeoises ne voyaient plus d'un mauvais œil la fin de la République, dont la légitimité s'était affaiblie depuis que les libéraux s'accrochaient désespérément au pouvoir et que les affaires judiciaires à l'encontre des politiciens ne faisaient que se multiplier. Les royalistes étaient donc maintenant en mesure de commencer à entreprendre le retour d'un roi en Franconie à condition que les législatives de juillet soient favorables au Président actuel, ce qui pour le moment serait le cas selon les sondages des différentes instituts d'opinion franconiennes. Il fallait dorénavant rencontrer le premier intéressé de ces ambitieux dessins : l'héritier légitime de la famille royale franconienne, les de Lérnon.
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Ferdinand de Préson[/center]
Ferdinand de Préson avait donc décidé de se rendre le plus rapidement possible au Thorval dans le Marquisat de Halsnaes, là ou l'ancienne famille royale avait élue domicile depuis son exil au XVIIIe siècle. Le Comte était partit de Prétorus à l'aube afin d'arriver au Marquisat dans la soirée afin d'être reçu par les de Lérnons pour le dîner. Le comte n'était accompagné que d'un garde du corps et d'un chauffeur, une plus grande suite aurait pu attirer l'attention et il n'était pas dupe : les libéraux l'espionnaient. C'est ainsi que sa voiture traversa la frontière dans l'après-midi et arriva à la résidence des de Lérnons peu de temps avant vingt heures. Il n'y avait que 120 km entre la Franconie et ce lieu mais les infrastructures thorvaliennes ne permettaient pas de rouler rapidement. Ce temps passé à traverser le paysage thorvalien ne fut pas considéré comme perdu par le leader officieux des royalistes qui eut bonheur à le contempler.
A huit heure moins vingt, la voiture entra dans le village de Verdensende. Une légère pluie tombait sur le par-brise et les vitres de la berline faisaient ressentir le froid du dehors à leur contact. C'était un ravissant petit village rural où les maisons disposées encore de toits de chaume en parfait état. On pouvait encore voir au loin les prairies et les étables que la nuit tombante n'avaient pas encore fait disparaître sous son manteau noir bleuté. La voiture quitta le village pour monter en haut de la colline où se trouvait la résidence. La route qui y menait était bordée de chênes et de quelques sapins. On pouvait voir à l’horizon la silhouette à peine perceptible des montages aux cimes enneigées dont l'aspect imposant faisait frémir le comte, admirateur de ce genre de paysage grandioses. Enfin, la voiture arriva devant les grilles de la propriété. Un garde vérifia l'identité du comte et laissa la berline pénétrée dans le parc. Bientôt, le véhicule de de Préson s’arrêta devant la demeure.
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Un portier munit d'un parapluie vint lui ouvrir. Il entra alors dans le hall, rustique mais chaleureux et décoré dans un ton sobre mais que peu de personnes auraient pu se payer. La tante de l'héritier arriva pour accueillir son hôte.
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Isabelle de Lérnon[/center]
Isabelle de Lérnon : Bonsoir monsieur le compte ! J'espère que vous avez fait bon voyage.
Ferdidand de Préson : Il a été des plus agréable votre altesse. Je vous remercie une nouvelle fois de me recevoir.
Isabelle de Lérnon : C'est bien normal vu tout ce que vous faites pour nous. Mon neveu est très impatient de connaître les détails des ambitions que vous et votre Président avaient pour lui. Mais ne tardons pas ici, allons à table.
Le comte et son hôte traversèrent la demeure pour arriver dans une salle haute de plafond et disposant d'une grande cheminée où brûlaient des bûches massives qui éclairaient la pièce d'une douce lumière mouvante. Ferdinand de Préson fit la connaissance de Charles-Louis de Vedecin, conseiller de la famille et intendant de cette grande demeure.
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Charles-Louis de Vedecin[/center]
C'est alors que l'héritier au trône, Alexandre de Lérnon, entra.
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Alexandre de Lérnon[/center]
Alexandre de Lérnon : Monsieur le comte ! C'est un honneur de vous rencontrer enfin.
Le comte s'inclina légèrement et le salua.
Ferdinand de Préson : Tout l'honneur est pour moi votre altesse.
Tous se mirent à table et les plats arrivèrent presque immédiatement.
Alexandre de Lérnon : Je suis très touché par ce que vous faites. Sans vous je n'ai aucune chance de récupérer mon trône. Si nous arrivons à nos fins sachez que vous serez récompensé comme il se doit. Mais comment comptez-vous vous y prendre?
Ferdinand de Préson : Je vous remercie de votre générosité votre altesse. Eh bien la stratégie est simple : les libéraux sont affaiblis et la République avec eux. Ainsi la classe politique au pouvoir et les institutions ont perdu leur soutient auprès du peuple, qui veut désormais un vrai changement. Nous allons profiter de ce rejet de la République pour remettre en place une monarchie de droit divin basée sur des valeurs traditionalistes. Une fois les législatives passées et notre majorité en place, nous vous ferons revenir et le Président Finckel vous rendra votre statut de chef de l'Etat pour garder celui de chef du Gouvernement. Vous serez alors Prince-héritier de Franconie jusqu'à votre couronnement par l'Archvêque d'Alonville dans la cathédrale de Prétorus. Après cela, la monarchie sera rétablie.
Charles-Louis de Védecin : C'est un beau plan monsieur le comte. Mais êtes vous sûr que les libéraux ne feront rien pour l'empêcher de se réaliser?
Ferdinand de Préson : Comme je vous l'ai dit, les libéraux son affaiblit dans l'opinion. Une fois qu'ils auront perdu leur majorité au parlement, il ne pourront plus rien faire qui puisse empêcher le retour de son altesse sur le trône.
Charles-Louis de Védecin : Pour cela il faut d'abord gagner les législatives. Et ne pensez-vous pas que les libéraux ont les moyens de nous nuire autrement que par les urnes?
Ferdinand de Préson : Les législatives seront gagnées, même les libéraux n'y croient plus. Après, je ne vous cache pas qu'ils constituent encore des adversaires qu'il ne faut pas sous estimer : ils ont des moyens et des partisans encore nombreux. Mais ils sont de plus en plus affaiblis.
Alexandre de Lérnon : J'admire votre certitude, et j'espère de tout cœur que les faits vous donneront raison. Quelle est-donc la prochaine étape? Les législatives?
Ferdinand de Préson : Sur le devant de la scène, oui. Mais avant cela je pense commencer à créer une base populaire soutenant votre retour, probablement un peu avant les élections. Cela comprendrait les adhérents de l'Union Populaire, tous ou presque favorables à un changement de régime, additionnés à des gens ne soutenant pas toujours les idées du Président Finckel mais étant en accord avec lui sur la nécessité de rétablir la monarchie.
Alexandre de Lérnon : Très bien. Quand pensez-vous que je puisse rentrer au pays?
Ferdinand de Préson : Pas dans l'immédiat. Les libéraux restent dangereux et pourraient tenter quelque chose contre vous. Ici vous êtes à l'abris. Une fois les législatives passées et la situation sous contrôle, nous pourrons vous faire revenir vous et votre famille.
Alexandre de Lérnon : Alors dans ce cas je lève un verre à vos projet, à votre détermination, et à notre avenir !
Le Compte de Prétorus, Ferdinand de Préson, c'était efforcé de réunir depuis plusieurs mois les soutiens de la cause royaliste en Franconie. La tâche c'était montrée moins difficile que prévue : de nombreux hommes d'affaires de ce qu'on appelait "la vieille Franconie" et qui étaient issus d'anciennes familles nobles ou bourgeoises ne voyaient plus d'un mauvais œil la fin de la République, dont la légitimité s'était affaiblie depuis que les libéraux s'accrochaient désespérément au pouvoir et que les affaires judiciaires à l'encontre des politiciens ne faisaient que se multiplier. Les royalistes étaient donc maintenant en mesure de commencer à entreprendre le retour d'un roi en Franconie à condition que les législatives de juillet soient favorables au Président actuel, ce qui pour le moment serait le cas selon les sondages des différentes instituts d'opinion franconiennes. Il fallait dorénavant rencontrer le premier intéressé de ces ambitieux dessins : l'héritier légitime de la famille royale franconienne, les de Lérnon.
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Ferdinand de Préson[/center]
Ferdinand de Préson avait donc décidé de se rendre le plus rapidement possible au Thorval dans le Marquisat de Halsnaes, là ou l'ancienne famille royale avait élue domicile depuis son exil au XVIIIe siècle. Le Comte était partit de Prétorus à l'aube afin d'arriver au Marquisat dans la soirée afin d'être reçu par les de Lérnons pour le dîner. Le comte n'était accompagné que d'un garde du corps et d'un chauffeur, une plus grande suite aurait pu attirer l'attention et il n'était pas dupe : les libéraux l'espionnaient. C'est ainsi que sa voiture traversa la frontière dans l'après-midi et arriva à la résidence des de Lérnons peu de temps avant vingt heures. Il n'y avait que 120 km entre la Franconie et ce lieu mais les infrastructures thorvaliennes ne permettaient pas de rouler rapidement. Ce temps passé à traverser le paysage thorvalien ne fut pas considéré comme perdu par le leader officieux des royalistes qui eut bonheur à le contempler.
A huit heure moins vingt, la voiture entra dans le village de Verdensende. Une légère pluie tombait sur le par-brise et les vitres de la berline faisaient ressentir le froid du dehors à leur contact. C'était un ravissant petit village rural où les maisons disposées encore de toits de chaume en parfait état. On pouvait encore voir au loin les prairies et les étables que la nuit tombante n'avaient pas encore fait disparaître sous son manteau noir bleuté. La voiture quitta le village pour monter en haut de la colline où se trouvait la résidence. La route qui y menait était bordée de chênes et de quelques sapins. On pouvait voir à l’horizon la silhouette à peine perceptible des montages aux cimes enneigées dont l'aspect imposant faisait frémir le comte, admirateur de ce genre de paysage grandioses. Enfin, la voiture arriva devant les grilles de la propriété. Un garde vérifia l'identité du comte et laissa la berline pénétrée dans le parc. Bientôt, le véhicule de de Préson s’arrêta devant la demeure.
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Un portier munit d'un parapluie vint lui ouvrir. Il entra alors dans le hall, rustique mais chaleureux et décoré dans un ton sobre mais que peu de personnes auraient pu se payer. La tante de l'héritier arriva pour accueillir son hôte.
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Isabelle de Lérnon[/center]
Isabelle de Lérnon : Bonsoir monsieur le compte ! J'espère que vous avez fait bon voyage.
Ferdidand de Préson : Il a été des plus agréable votre altesse. Je vous remercie une nouvelle fois de me recevoir.
Isabelle de Lérnon : C'est bien normal vu tout ce que vous faites pour nous. Mon neveu est très impatient de connaître les détails des ambitions que vous et votre Président avaient pour lui. Mais ne tardons pas ici, allons à table.
Le comte et son hôte traversèrent la demeure pour arriver dans une salle haute de plafond et disposant d'une grande cheminée où brûlaient des bûches massives qui éclairaient la pièce d'une douce lumière mouvante. Ferdinand de Préson fit la connaissance de Charles-Louis de Vedecin, conseiller de la famille et intendant de cette grande demeure.
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Charles-Louis de Vedecin[/center]
C'est alors que l'héritier au trône, Alexandre de Lérnon, entra.
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Alexandre de Lérnon[/center]
Alexandre de Lérnon : Monsieur le comte ! C'est un honneur de vous rencontrer enfin.
Le comte s'inclina légèrement et le salua.
Ferdinand de Préson : Tout l'honneur est pour moi votre altesse.
Tous se mirent à table et les plats arrivèrent presque immédiatement.
Alexandre de Lérnon : Je suis très touché par ce que vous faites. Sans vous je n'ai aucune chance de récupérer mon trône. Si nous arrivons à nos fins sachez que vous serez récompensé comme il se doit. Mais comment comptez-vous vous y prendre?
Ferdinand de Préson : Je vous remercie de votre générosité votre altesse. Eh bien la stratégie est simple : les libéraux sont affaiblis et la République avec eux. Ainsi la classe politique au pouvoir et les institutions ont perdu leur soutient auprès du peuple, qui veut désormais un vrai changement. Nous allons profiter de ce rejet de la République pour remettre en place une monarchie de droit divin basée sur des valeurs traditionalistes. Une fois les législatives passées et notre majorité en place, nous vous ferons revenir et le Président Finckel vous rendra votre statut de chef de l'Etat pour garder celui de chef du Gouvernement. Vous serez alors Prince-héritier de Franconie jusqu'à votre couronnement par l'Archvêque d'Alonville dans la cathédrale de Prétorus. Après cela, la monarchie sera rétablie.
Charles-Louis de Védecin : C'est un beau plan monsieur le comte. Mais êtes vous sûr que les libéraux ne feront rien pour l'empêcher de se réaliser?
Ferdinand de Préson : Comme je vous l'ai dit, les libéraux son affaiblit dans l'opinion. Une fois qu'ils auront perdu leur majorité au parlement, il ne pourront plus rien faire qui puisse empêcher le retour de son altesse sur le trône.
Charles-Louis de Védecin : Pour cela il faut d'abord gagner les législatives. Et ne pensez-vous pas que les libéraux ont les moyens de nous nuire autrement que par les urnes?
Ferdinand de Préson : Les législatives seront gagnées, même les libéraux n'y croient plus. Après, je ne vous cache pas qu'ils constituent encore des adversaires qu'il ne faut pas sous estimer : ils ont des moyens et des partisans encore nombreux. Mais ils sont de plus en plus affaiblis.
Alexandre de Lérnon : J'admire votre certitude, et j'espère de tout cœur que les faits vous donneront raison. Quelle est-donc la prochaine étape? Les législatives?
Ferdinand de Préson : Sur le devant de la scène, oui. Mais avant cela je pense commencer à créer une base populaire soutenant votre retour, probablement un peu avant les élections. Cela comprendrait les adhérents de l'Union Populaire, tous ou presque favorables à un changement de régime, additionnés à des gens ne soutenant pas toujours les idées du Président Finckel mais étant en accord avec lui sur la nécessité de rétablir la monarchie.
Alexandre de Lérnon : Très bien. Quand pensez-vous que je puisse rentrer au pays?
Ferdinand de Préson : Pas dans l'immédiat. Les libéraux restent dangereux et pourraient tenter quelque chose contre vous. Ici vous êtes à l'abris. Une fois les législatives passées et la situation sous contrôle, nous pourrons vous faire revenir vous et votre famille.
Alexandre de Lérnon : Alors dans ce cas je lève un verre à vos projet, à votre détermination, et à notre avenir !
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Michou92
Chapitre 4 : Un espion ça trompe énormément
Il faisait encore beau en ce milieu d'après midi. Les rues de Prétorus étaient pleines de monde. Les gens avaient l'air heureux, insouciants. Herman Lenz les enviait en les regardant par la fenêtre du Palais Saint Louis. Il aurait tant aimé être comptable, boulanger ou forain, sans histoires, sans gros soucis, une vie simple et heureuse. Mais non, il avait fallut qu'il consacre sa vie à son pays. Et aujourd'hui, il devait le faire d'une façon peu conventionnelle. Pendant que les passants regardaient les vitrines et allaient au cinéma lui devait s'arranger pour récupérer des documents secrets du Président. D'un autre côté, malgré la pression qu'il avait sur les épaules, il reconnaissait qu'il aimait ce genre de situation : l'excitation, la peur d'être découvert, l’improvisation, tout cela réuni lui rappelait les grandes heures de la résistance contre les fascistes. Il avait l'impression de rajeunir : depuis qu'il était directeur du Département du Renseignement Intérieur, il n'avait plus jamais fait de mission de ce genre. Or, c'était un homme de terrain et il n'avait pu que saisir l'opportunité qui se présentait à lui aujourd'hui pour renouer avec ces pratiques. Il avait trouvé un prétexte de pacotille pour pouvoir avoir un entretien avec le Président, qui devait ensuite partir pour Semptra. La conversation durait maintenant depuis dix minutes et il espérait que Rodolphe Finckel n'allait pas trop tarder à partir, son prétexte pour le voir ne pouvant pas durer non plus trop longtemps par manque d'arguments autour du sujet.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=816717Snow.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/816717Snow.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=887261ChristophWaltz.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/887261ChristophWaltz.jpg[/img][/url]
Rodolphe Finckel et Herman Lenz[/center]
Rodolphe Finckel : Et donc, pour résumer, vous pensez que des jardiniers bassaxons complotent contre l'Etat à cause du refus de délivrer des permis de construire leur permettant de créer de nouvelles serres dans le Nord de la Province?
Herman Lenz : Effectivement, il y a un risque non négligeable. Je l'ai toujours dit : on ne peut pas faire confiance à des jardiniers. Tout comme on ne peut pas faire confiance aux garagistes. D'ailleurs il se pourrait que des garagistes cherchent aussi à faire des attentats contre notre pays.
Rodolphe Finckel : Mon dieu des garagistes aussi? Mais pourquoi?
Herman Lenz : Ah vous savez, savoir ce que pense un garagiste est une tâche quasiment impossible, même pour mes services. Mais il faut s'en méfier.
Rodolphe Finckel : Je dois vous avouer que je suis sceptique. Non pas que je remette en cause vos compétences mais êtes vous-sûr que vous n'êtes pas un peu paranoïaque?
Herman Lenz : Croyez-en mon expérience : on n'est jamais trop prudent.
Rodolphe Finckel : Eh bien écoutez, si vous pensez qu'il y a un risque menez votre enquête, nous verrons bien. Je suis désolé de vous pousser comme ça vers la porte mais j'ai un train à prendre.
Les deux hommes sortirent du bureau et descendirent les escaliers. Lenz prétexta devoir aller aux toilettes pour ne pas devoir accompagner le Président jusqu'à la porte et ainsi pouvoir rester dans le palais. Une fois dans les WC, il sortit de sa poche une oreillette qu'il mit. Il vérifia dans la glace qu'on ne la voyait pas et appuya dessus pour déclencher le micro.
Herman Lenz : Allô, vous me recevez?
Ludovic Harbour : 5 sur 5 monsieur.
Herman Lenz : Vous vous êtes arrangé pour que vous soyez seul au poste de contrôle des caméras?
Ludovic Harbour : Oui oui, j'ai mis un léger somnifère dans le café de mes deux autres collègues. Ça tombait bien : ils étaient tous les deux très fatigués ainsi je n'aurais pas à trouver d'explications douteuses pour justifier qu'il se soient endormis tous deux en même temps. Par contre qui dit léger somnifère dit peu de temps : vous avez environ 25 minutes avant qu'ils se réveillent.
Herman Lenz : Très bien. Et pour les enregistrements?
Ludovic Harbour : J'ai une cassette que j'ai dupliquée hier en fin d'après midi. Etant donné que comme aujourd'hui il n'y avait personne dans les couloirs, ce sera très crédible. Ensuite un peu de bidouillages quant à la date de l'enregistrement et hop, c'est bon !
Herman Lenz : Très bien. Tenez moi au courant de tout mouvement pouvant me compliquer la tâche.
Ludovic Harbour : A vos ordres chef !
Herman Lenz sortit des toilettes et remonta l'escalier pour arriver dans l'antichambre. Il fut confronter aux deux gardes républicains surveillant l'entrée du bureau du Président.
Garde : Le Président n'est plus là monsieur.
Herman Lenz : Oh je suis confus mais j'ai oublié mon manteau, puis-je?
Garde : Je vais aller le chercher.
Herman Lenz : Non non non ! Vous n'avez pas le droit de bouger de votre poste sauf sur ordre du Président. Nous n'allons pas appeler le Président pour ça alors laissez moi aller le chercher.
Garde : Très bien, mais dépêchez vous s'il vous plait.
Herman Lenz entra dans le bureau.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=384110BureauSimpo.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/384110BureauSimpo.jpg[/img][/url][/center]
Tout de suite après avoir refermé la porte il sortit des gants afin de ne pas laisser d’empreintes. Il regarda autour de lui. Il vérifia derrière les tableaux, dans les tiroirs du bureau : rien. Son regard se posa sur l'une des bibliothèques et plus particulièrement sur trois livres sur le Litzburg et le Thorval. En plus du sujet assez spécial pour une bibliothèque ne comportant que des livres sur l'Histoire nationale, leur aspect était moins poussiéreux que les autres. Il les retira : Bingo ! Un coffre. Il nota l’immatriculation du coffre, notée en tout petit en bas et appela un proche collaborateur ayant accès aux fichiers comportant tous les codes des coffres immatriculés appartenant entre autres à l'Etat. Cela avait été bien utile avant la guerre civile et Lenz avait continué cette pratique sans toutefois en parler à Lefèvre puis à Finckel.
Herman Lenz : Oui allô Martin, tu aurais le code du coffre dont je viens de t'envoyer le numéro?
Martin Lorman : Je cherche, deux secondes...Ah je ne sais pas où tu es mais c'est du lourd : je n'ai pas le code, seulement le nombre de caractères : 5.
Herman Lenz : Très bien je vais faire avec.
Il regarda autour de lui et vit la photo du couple Finckel avec leur chien.
Herman Lenz : 5 lettres? Comme Alice Finckel !
Il tapa le code : erreur. Herman Lenz ne comprenait pas. Dans sa fiche sur Finckel il était dit qu'il aimait prendre des codes en rapport avec ceux qu'il aimait. Le garde frappa à la porte.
Garde : Vous avez bientôt finit?
Herman Lenz : Oui oui ! Le contenu de mes poches s'est renversé, je ramasse juste et j'arrive !
Il regarda à nouveau autour de lui et retomba sur la même photo. Il la fixa quelques secondes et vit le chien.
Herlan Lenz : Comment il s'appelle ce clebs déjà? Ah oui, Médor. Médor? M-E-D-O-R. Ça fait 5 lettre aussi.
Il rentra le code : Accepté. Lenz fut troublé que Finckel préfère mettre le nom de son chien à celui de sa femme mais bon. Il ouvrit le coffre et pris la carte magnétique ouvrant la porte du sous sol où était rangé les documents qu'il cherchait. Il prit son manteau resté sur la chaise et sortit après avoir rangé ses gants. Il descendit, traversa quelques salons et arriva devant l'entrée du sous sol. Par chance les services secrets avaient des locaux en bas et par conséquent il était accrédité pour descendre. Il traversa les couloirs et finit par arriver à proximité de la salle réservée aux dossiers du Président. Deux hommes de la sécurité intérieur du palais été présents dans le couloir aboutissant sur ladite salle. Il ne devait pas y avoir de gardes ici. Il n'auraient pas pu trouver ailleurs pour bavarder? Il fallait faire quelque chose auquel cas Lenz savait qu'il ne pourrait pas atteindre son but.
Homme de la sécurité 1 : Alors Martin, comment vas la petite?
Homme de la sécurité 2 : Très bien Joseph je te remercie, 4 ans déjà !
Lenz, jusqu'alors collé au mur au coin du couloir, sortit de sa cachette et alla à leur rencontre.
Homme de la sécurité 1 : Mes respects mon colonel. Les locaux du DRI sont de l'autre côté, vous vous êtes perdu?
Herman Lenz : Oh non pas du tout. Je me demandais : j'ai cru entendre votre supérieur, le lieutenant-colonel Straff. Il avait l'air de pester après un certain Martin et un certain Jospeh. Vous les connaissez? Si j'étais eux je filerais voir ce qui se passe avant qu'il s'énerve encore plus ah ah !
Les deux hommes se regardèrent, l'air inquiet. Ce n'était pas un secret : le lieutenant-colonel Straff, en charge de la sécurité du Palais, était un parton terrible, le genre à vous virer pour un rien si il est de mauvaise humeur.
Homme de la sécurité 2 : Vous êtes sûr de ce que vous dites?
Herman Lenz : Non, il était loin. Mais entre nous je prendrais pas de risque. Vu votre air j'en déduis que c'est vous?
Homme de la sécurité 1 : Martin, faut y aller.
Homme de la sécurité 2 : On peut pas laisser le couloir sans surveillance !
Homme de la sécurité 1 : Ça va pour deux minutes, il n'y a aucun risque.
Pendant qu'ils parlaient, Harbour contacta Lenz via son oreillette.
Ludovic Harbour : Herman, si ils partent, veille à te dissimuler derrière le piller collé au mur sur ta droite. Cela me permettra de garder cette séquence de la caméra au fond du couloir afin de la monter avec le faux enregistrement de vidéosurveillance. Tu comprendras que si sur le faux les deux zozos n’apparaissent pas ça va faire louche et Straff va se méfier de moi.
Lenz appliqua ce conseil et laissa passer les agents en se collant au mur derrière le pilier.
Ludovic Harbour : Ne bouge pas jusqu'à ce qu'il aient disparu des images. C'est bon tu peux y aller.
Lenz se précipita alors au fond du couloir et arriva devant la porte. Il sortit la carte et la glissa. La porte s'ouvrit et il rentra. Il se trouva maintenant dans une petite salle avec des étagères de dossiers et une table en métal. Il commença à chercher sur les étagères quelque chose comme "campagne 2023" ou "Lefèvre". Il espérait que l'ancien chef de l'Etat ne s'était pas trompé et que les documents seraient bien là. Il s’arrêta sur un dossier intitulé "Compte Lefèvre". Il le prit et le posa sur la table. C'était bien ça : toutes les preuves que Rodolphe Finckel et son équipe de campagne rapprochée avaient crée cette affaire de toute pièce avec la complicité du Litzburg. Il sortit un appareil phot miniature et photographia chaque page. Il rangea tout avec précaution et ressortit. Il s'empressa de quitter le sous-sous. Il ne lui restait plus qu'à remettre la carte du Président à sa place. Il remonta les escalier et arriva à nouveau devant les gardes.
Herman Lenz : Eh eh, vous allez rire ! J'ai aussi oublié ma sacoche !
Les deux gardes le regardèrent avec un regard traduisant bien leur consternation. Ils ne dirent rien et le laissèrent entrer. Il pu remettre la carte à sa place et sortit du palais.
40 minutes plus tard,
dans un parking du sud de la Capitale
Lenz attendait depuis peu dans ce vieux parking souterrain. C'était un lieu connu des services secrets : peu de caméras et un gardien qui reste à l'entrée : parfait pour les rendez-vous. Il entendit une voiture approcher. C'était une berline noire. Elle s'arrêta à son niveau. Le chauffeur descendit et lui ouvrit la porte. Il entra.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg[/img][/url][/center]
Nicolas Palevesse : Tu l'as?
Herman Lenz : Bien sûr que je l'ai.
Il lui donna l’appareille de poche. Palevesse le brancha sur un petit ordinateur portable qu'il avait sur les genoux. Il parcourra rapidement le dossier.
Nicolas Palevesse : Excellent. C'est tout ce qu'il nous faut. Qu'est-ce qu'on ferez sans toi hein? Bien. Maintenant c'est à moi de gérer cette bombe. On ne peut pas se permettre de mouiller directement Finckel au risque de déstabiliser une nouvelle fois le système. En revanche ses proches impliqués vont en prendre plein la figure.
Herman Lenz : Cela va suffire pour couler les tradis?
Nicolas Palevesse : Oh non mais ça va beaucoup y contribuer. Cette élection est cruciale : si on reste au pouvoir le roi ne reviendra pas or c'est tout ce qui compte.
Herman Lenz : Tu es conscient qu'en faisant ça je me suis grillé auprès de Finckel? Bien qu'ils n'auront pas de preuves ils se douteront que c'est moi.
Nicolas Palevesse : C'était un mal nécessaire Herman. Tu connais les risques. Mais tant que Lefèvre sera là Finckel ne pourra pas te nuire d'un point de vue professionnel. Pour ce qui est du reste c'est à toit de gérer. Inutile qu'on s'attarde ici. Bonne soirée Herman.
Lenz sortit de la voiture qui partit immédiatement.
Il faisait encore beau en ce milieu d'après midi. Les rues de Prétorus étaient pleines de monde. Les gens avaient l'air heureux, insouciants. Herman Lenz les enviait en les regardant par la fenêtre du Palais Saint Louis. Il aurait tant aimé être comptable, boulanger ou forain, sans histoires, sans gros soucis, une vie simple et heureuse. Mais non, il avait fallut qu'il consacre sa vie à son pays. Et aujourd'hui, il devait le faire d'une façon peu conventionnelle. Pendant que les passants regardaient les vitrines et allaient au cinéma lui devait s'arranger pour récupérer des documents secrets du Président. D'un autre côté, malgré la pression qu'il avait sur les épaules, il reconnaissait qu'il aimait ce genre de situation : l'excitation, la peur d'être découvert, l’improvisation, tout cela réuni lui rappelait les grandes heures de la résistance contre les fascistes. Il avait l'impression de rajeunir : depuis qu'il était directeur du Département du Renseignement Intérieur, il n'avait plus jamais fait de mission de ce genre. Or, c'était un homme de terrain et il n'avait pu que saisir l'opportunité qui se présentait à lui aujourd'hui pour renouer avec ces pratiques. Il avait trouvé un prétexte de pacotille pour pouvoir avoir un entretien avec le Président, qui devait ensuite partir pour Semptra. La conversation durait maintenant depuis dix minutes et il espérait que Rodolphe Finckel n'allait pas trop tarder à partir, son prétexte pour le voir ne pouvant pas durer non plus trop longtemps par manque d'arguments autour du sujet.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=816717Snow.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/816717Snow.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=887261ChristophWaltz.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/887261ChristophWaltz.jpg[/img][/url]
Rodolphe Finckel et Herman Lenz[/center]
Rodolphe Finckel : Et donc, pour résumer, vous pensez que des jardiniers bassaxons complotent contre l'Etat à cause du refus de délivrer des permis de construire leur permettant de créer de nouvelles serres dans le Nord de la Province?
Herman Lenz : Effectivement, il y a un risque non négligeable. Je l'ai toujours dit : on ne peut pas faire confiance à des jardiniers. Tout comme on ne peut pas faire confiance aux garagistes. D'ailleurs il se pourrait que des garagistes cherchent aussi à faire des attentats contre notre pays.
Rodolphe Finckel : Mon dieu des garagistes aussi? Mais pourquoi?
Herman Lenz : Ah vous savez, savoir ce que pense un garagiste est une tâche quasiment impossible, même pour mes services. Mais il faut s'en méfier.
Rodolphe Finckel : Je dois vous avouer que je suis sceptique. Non pas que je remette en cause vos compétences mais êtes vous-sûr que vous n'êtes pas un peu paranoïaque?
Herman Lenz : Croyez-en mon expérience : on n'est jamais trop prudent.
Rodolphe Finckel : Eh bien écoutez, si vous pensez qu'il y a un risque menez votre enquête, nous verrons bien. Je suis désolé de vous pousser comme ça vers la porte mais j'ai un train à prendre.
Les deux hommes sortirent du bureau et descendirent les escaliers. Lenz prétexta devoir aller aux toilettes pour ne pas devoir accompagner le Président jusqu'à la porte et ainsi pouvoir rester dans le palais. Une fois dans les WC, il sortit de sa poche une oreillette qu'il mit. Il vérifia dans la glace qu'on ne la voyait pas et appuya dessus pour déclencher le micro.
Herman Lenz : Allô, vous me recevez?
Ludovic Harbour : 5 sur 5 monsieur.
Herman Lenz : Vous vous êtes arrangé pour que vous soyez seul au poste de contrôle des caméras?
Ludovic Harbour : Oui oui, j'ai mis un léger somnifère dans le café de mes deux autres collègues. Ça tombait bien : ils étaient tous les deux très fatigués ainsi je n'aurais pas à trouver d'explications douteuses pour justifier qu'il se soient endormis tous deux en même temps. Par contre qui dit léger somnifère dit peu de temps : vous avez environ 25 minutes avant qu'ils se réveillent.
Herman Lenz : Très bien. Et pour les enregistrements?
Ludovic Harbour : J'ai une cassette que j'ai dupliquée hier en fin d'après midi. Etant donné que comme aujourd'hui il n'y avait personne dans les couloirs, ce sera très crédible. Ensuite un peu de bidouillages quant à la date de l'enregistrement et hop, c'est bon !
Herman Lenz : Très bien. Tenez moi au courant de tout mouvement pouvant me compliquer la tâche.
Ludovic Harbour : A vos ordres chef !
Herman Lenz sortit des toilettes et remonta l'escalier pour arriver dans l'antichambre. Il fut confronter aux deux gardes républicains surveillant l'entrée du bureau du Président.
Garde : Le Président n'est plus là monsieur.
Herman Lenz : Oh je suis confus mais j'ai oublié mon manteau, puis-je?
Garde : Je vais aller le chercher.
Herman Lenz : Non non non ! Vous n'avez pas le droit de bouger de votre poste sauf sur ordre du Président. Nous n'allons pas appeler le Président pour ça alors laissez moi aller le chercher.
Garde : Très bien, mais dépêchez vous s'il vous plait.
Herman Lenz entra dans le bureau.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=384110BureauSimpo.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/384110BureauSimpo.jpg[/img][/url][/center]
Tout de suite après avoir refermé la porte il sortit des gants afin de ne pas laisser d’empreintes. Il regarda autour de lui. Il vérifia derrière les tableaux, dans les tiroirs du bureau : rien. Son regard se posa sur l'une des bibliothèques et plus particulièrement sur trois livres sur le Litzburg et le Thorval. En plus du sujet assez spécial pour une bibliothèque ne comportant que des livres sur l'Histoire nationale, leur aspect était moins poussiéreux que les autres. Il les retira : Bingo ! Un coffre. Il nota l’immatriculation du coffre, notée en tout petit en bas et appela un proche collaborateur ayant accès aux fichiers comportant tous les codes des coffres immatriculés appartenant entre autres à l'Etat. Cela avait été bien utile avant la guerre civile et Lenz avait continué cette pratique sans toutefois en parler à Lefèvre puis à Finckel.
Herman Lenz : Oui allô Martin, tu aurais le code du coffre dont je viens de t'envoyer le numéro?
Martin Lorman : Je cherche, deux secondes...Ah je ne sais pas où tu es mais c'est du lourd : je n'ai pas le code, seulement le nombre de caractères : 5.
Herman Lenz : Très bien je vais faire avec.
Il regarda autour de lui et vit la photo du couple Finckel avec leur chien.
Herman Lenz : 5 lettres? Comme Alice Finckel !
Il tapa le code : erreur. Herman Lenz ne comprenait pas. Dans sa fiche sur Finckel il était dit qu'il aimait prendre des codes en rapport avec ceux qu'il aimait. Le garde frappa à la porte.
Garde : Vous avez bientôt finit?
Herman Lenz : Oui oui ! Le contenu de mes poches s'est renversé, je ramasse juste et j'arrive !
Il regarda à nouveau autour de lui et retomba sur la même photo. Il la fixa quelques secondes et vit le chien.
Herlan Lenz : Comment il s'appelle ce clebs déjà? Ah oui, Médor. Médor? M-E-D-O-R. Ça fait 5 lettre aussi.
Il rentra le code : Accepté. Lenz fut troublé que Finckel préfère mettre le nom de son chien à celui de sa femme mais bon. Il ouvrit le coffre et pris la carte magnétique ouvrant la porte du sous sol où était rangé les documents qu'il cherchait. Il prit son manteau resté sur la chaise et sortit après avoir rangé ses gants. Il descendit, traversa quelques salons et arriva devant l'entrée du sous sol. Par chance les services secrets avaient des locaux en bas et par conséquent il était accrédité pour descendre. Il traversa les couloirs et finit par arriver à proximité de la salle réservée aux dossiers du Président. Deux hommes de la sécurité intérieur du palais été présents dans le couloir aboutissant sur ladite salle. Il ne devait pas y avoir de gardes ici. Il n'auraient pas pu trouver ailleurs pour bavarder? Il fallait faire quelque chose auquel cas Lenz savait qu'il ne pourrait pas atteindre son but.
Homme de la sécurité 1 : Alors Martin, comment vas la petite?
Homme de la sécurité 2 : Très bien Joseph je te remercie, 4 ans déjà !
Lenz, jusqu'alors collé au mur au coin du couloir, sortit de sa cachette et alla à leur rencontre.
Homme de la sécurité 1 : Mes respects mon colonel. Les locaux du DRI sont de l'autre côté, vous vous êtes perdu?
Herman Lenz : Oh non pas du tout. Je me demandais : j'ai cru entendre votre supérieur, le lieutenant-colonel Straff. Il avait l'air de pester après un certain Martin et un certain Jospeh. Vous les connaissez? Si j'étais eux je filerais voir ce qui se passe avant qu'il s'énerve encore plus ah ah !
Les deux hommes se regardèrent, l'air inquiet. Ce n'était pas un secret : le lieutenant-colonel Straff, en charge de la sécurité du Palais, était un parton terrible, le genre à vous virer pour un rien si il est de mauvaise humeur.
Homme de la sécurité 2 : Vous êtes sûr de ce que vous dites?
Herman Lenz : Non, il était loin. Mais entre nous je prendrais pas de risque. Vu votre air j'en déduis que c'est vous?
Homme de la sécurité 1 : Martin, faut y aller.
Homme de la sécurité 2 : On peut pas laisser le couloir sans surveillance !
Homme de la sécurité 1 : Ça va pour deux minutes, il n'y a aucun risque.
Pendant qu'ils parlaient, Harbour contacta Lenz via son oreillette.
Ludovic Harbour : Herman, si ils partent, veille à te dissimuler derrière le piller collé au mur sur ta droite. Cela me permettra de garder cette séquence de la caméra au fond du couloir afin de la monter avec le faux enregistrement de vidéosurveillance. Tu comprendras que si sur le faux les deux zozos n’apparaissent pas ça va faire louche et Straff va se méfier de moi.
Lenz appliqua ce conseil et laissa passer les agents en se collant au mur derrière le pilier.
Ludovic Harbour : Ne bouge pas jusqu'à ce qu'il aient disparu des images. C'est bon tu peux y aller.
Lenz se précipita alors au fond du couloir et arriva devant la porte. Il sortit la carte et la glissa. La porte s'ouvrit et il rentra. Il se trouva maintenant dans une petite salle avec des étagères de dossiers et une table en métal. Il commença à chercher sur les étagères quelque chose comme "campagne 2023" ou "Lefèvre". Il espérait que l'ancien chef de l'Etat ne s'était pas trompé et que les documents seraient bien là. Il s’arrêta sur un dossier intitulé "Compte Lefèvre". Il le prit et le posa sur la table. C'était bien ça : toutes les preuves que Rodolphe Finckel et son équipe de campagne rapprochée avaient crée cette affaire de toute pièce avec la complicité du Litzburg. Il sortit un appareil phot miniature et photographia chaque page. Il rangea tout avec précaution et ressortit. Il s'empressa de quitter le sous-sous. Il ne lui restait plus qu'à remettre la carte du Président à sa place. Il remonta les escalier et arriva à nouveau devant les gardes.
Herman Lenz : Eh eh, vous allez rire ! J'ai aussi oublié ma sacoche !
Les deux gardes le regardèrent avec un regard traduisant bien leur consternation. Ils ne dirent rien et le laissèrent entrer. Il pu remettre la carte à sa place et sortit du palais.
40 minutes plus tard,
dans un parking du sud de la Capitale
Lenz attendait depuis peu dans ce vieux parking souterrain. C'était un lieu connu des services secrets : peu de caméras et un gardien qui reste à l'entrée : parfait pour les rendez-vous. Il entendit une voiture approcher. C'était une berline noire. Elle s'arrêta à son niveau. Le chauffeur descendit et lui ouvrit la porte. Il entra.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg[/img][/url][/center]
Nicolas Palevesse : Tu l'as?
Herman Lenz : Bien sûr que je l'ai.
Il lui donna l’appareille de poche. Palevesse le brancha sur un petit ordinateur portable qu'il avait sur les genoux. Il parcourra rapidement le dossier.
Nicolas Palevesse : Excellent. C'est tout ce qu'il nous faut. Qu'est-ce qu'on ferez sans toi hein? Bien. Maintenant c'est à moi de gérer cette bombe. On ne peut pas se permettre de mouiller directement Finckel au risque de déstabiliser une nouvelle fois le système. En revanche ses proches impliqués vont en prendre plein la figure.
Herman Lenz : Cela va suffire pour couler les tradis?
Nicolas Palevesse : Oh non mais ça va beaucoup y contribuer. Cette élection est cruciale : si on reste au pouvoir le roi ne reviendra pas or c'est tout ce qui compte.
Herman Lenz : Tu es conscient qu'en faisant ça je me suis grillé auprès de Finckel? Bien qu'ils n'auront pas de preuves ils se douteront que c'est moi.
Nicolas Palevesse : C'était un mal nécessaire Herman. Tu connais les risques. Mais tant que Lefèvre sera là Finckel ne pourra pas te nuire d'un point de vue professionnel. Pour ce qui est du reste c'est à toit de gérer. Inutile qu'on s'attarde ici. Bonne soirée Herman.
Lenz sortit de la voiture qui partit immédiatement.