Les coulisses du pouvoir

Michou92

Message par Michou92 »

Siège de l'Union des Démocrates Libéraux,
Salle de réunion

14 Novembre 2024
10h

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Les cadres importants du bureau national du parti, qui formaient avec le président de l'UDL l’exécutif du mouvement, étaient présent pour la réunion mensuel du Bureau, que les militants et les journalistes appelaient avec humour le "polit-bureau" tant ces réunions pouvait avoir un impact sur la politique du Gouvernement. Parmi les membres présents : des ministres comme Louise de Serveneille, Nicolas Palevesse et Vincent Courneuve mais aussi des personnalités politiques importantes tel que la présidente du Groupe UDL à l'Assemblée : Aurore Dupont, démissionnaire deux mois plutôt de son ministère de l'Agriculture afin de remettre de l'ordre à l'Assemblée. La situation politique avait beaucoup changé ces derniers mois. Le Mouvement Conservateur s'était scindé en deux entre pros gouvernementaux d'un côté et pros Présidence de l'autre. Les premiers avaient crée le "Rassemblement Conservateur" et les seconds avaient fusionné avec le Mouvement Populaire, parti d'extrême droite, afin de donner naissance à l'Union Populaire. Alors que tout ce beau monde discuté autours de la table, le Ministre d'Etat fit son entrée.

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Paul Mercand : Bonjour à tous.

Tout le monde s'assit et la réunion pu commencer.

Bien, le budget sera voté dans deux semaines et je crois que c'est un sujet prioritaire vu que tous les ans c'est le même cirque. Le projet du Gouvernement sera présenté demain mais des modifications sont encore possible ainsi j'aimerais voir si tous les points sont approuvés par cette assemblée.

Les membres du Gouvernement présents firent signe qu'ils ne tenaient pas prendre la parole sur cette question étant donné qu'ils avaient eu tout le loisir de le faire lors du dernier conseil des ministres. En revanche, la présidente du Groupe s'exprima.

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Aurore Dupont : Eh bien, je me demande si garder un budget de l'Education aussi élevé alors que le ministre en place est pro-Finckel est une bonne idée. Nous n'avons absolument pas les mêmes valeurs que lui dans ce domaine et vu qu'il ne compte pas faire de réforme, autant que cet argent serve à autre chose, à l'aménagement ou à la santé par exemple.

Luc Velence (Secrétaire Administratif du Parti, Maire de Brélieures) : A titre personnel je suis d'accord avec elle mais alors il faut que ce soit au profit de l'aménagement du territoire que l'on contrôle plutôt qu'au ministère de la Santé qui est dirigé par le Mouvement Social Démocrate.

Paul Mercand : Peut être Luc, mais d'un autre côté la politique que mène Christine Lelet à la Santé est assez proche de celle que nous mènerions à sa place.

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Nicolas Palevesse : Pour ma part je pense qu'il faut faire attention à ne pas trop titiller les tradis, on ne les porte peut être pas dans nos cœurs mais on en a besoin pour gouverner, que cela vous plaise ou non. Par conséquent si baisse du budget il y a dans le domaine de l'éducation il faut que ce soit mesuré : pas en dessous de 14% du budget total.

Luc Vellence : 14%? C'est peu quand même non? On peut pas baisser à 13,5? On sait qu'il ne va pas faire de réforme je ne vois pas pourquoi..

Nicolas Palevesse : Non, déjà ça va brusquer les pro-Finckel et on parle de l'Education là, c'est de nos enfants qu'on cause. Ministre affilié Union Populaire ou pas, c'est trop important pour être sacrifié sur l’hôtel des bassesses politiques.

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Vincent Courneuve : D'autant plus que toucher à l'Education ça ne va pas plaire aux parents...Je rejoins Nicolas sur les 14%

Paul Mercand : Je n'y vois pas d'objection, de plus c'est purement proportionnelle au budget. Si la croissance est bonne dans les faits le budget de l'Education ne devrait pas trop bouger. Pour ce qui est de la redistribution de ces "0,5%", cela ira à la santé. Bien, maintenant j'aimerais aborder le délicat problème des élections législatives de juillet prochain. Je compte mener la campagne sur le terrain en gardant ma circonscription mais vous connaissez tous le système de vote : mi-majoritaire dans les circonscriptions et mi-proportionnelle sur des listes provinciales. Si les têtes de listes sont déjà connu en Bassaxe, en Haute-Ilyrie et dans les régions de Septranies occidentale et orientale, nous ne savons pas encore qui ira en Basse-Ilyrie. Quelqu'un autour de cette table se verrait-il tête de liste dans cette région?

Nicolas Palevesse : Pour ma part c'est non, je suis comme toi : je suis dans une circonscription et je n'ai pas envie d'être sur une liste. Peut être que Louise voudrait?

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Louise de Serveneille : Non je ne peux me le permettre, en tant que Ministre des Affaires Etrangères être tête de liste serait épuisant je préfère garder ma circonscription.

Nicolas Palevesse : Vincent? Tu n'es pas député peut être serait-ce une bonne chose non?

Vincent Courneuve : Pourquoi pas...il faut que j'y réfléchisse mais il est vrai que c'est tentant.

Paul Mercand : Je suis sûr que tu seras parfait dans ce rôle ! Bien, parlons maintenant de l'épineuse question d'une 4e loi sur l'assainissement de l'Agriculture Franconienne....
Michou92

Message par Michou92 »

Palais Saint Louis,
Bureau du Président

20 novembre 2024
18h

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Rodolphe Finckel, bien qu'isolé, n'était pour autant pas démunis de tout moyens pour peser dans la balance. Il contrôlait trois ministères dont celui de la Défense et de l'Education. Il avait également sous ses ordres les 73 députés de l'Union Populaire et pouvait compter sur des alliés de circonstances : les communistes, détestant autant les libéraux que lui. A cela s'ajoutait le soutient de certains grands industriels et lobbyistes pro-traditionalisme pouvant rallier par des moyens plus ou moins douteux des députés d'autres groupes. A quelques jour du début des négociations officielles pour le budget, il était grand temps de mettre des bâtons dans les roues de Paul Mercand et d'avoir un budget plus conforme à ce que voulait le Président.

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Rodolphe Finckel et Victor Krift, Secrétaire Général du Palais.[/center]

Rodolphe Finckel : Bien, Victor, quelle est la situation?

Victor Krift : Mitigée. Les libéraux se tirent dans les pâtes avec le budget. Les sociaux démocrates et les écologistes jouent la carte de l'anti-militarisme pour forcer Mercand à baisser le budget de la Défense. Si nous nous y prenons bien nous pouvons négocier quelques modifications avec le Ministre d'Etat contre notre soutient au maintient du budget actuel de l'armée. Ce budget est cher aux yeux des anciens lefèvristes, ça devrait marcher.

Rodolphe Finckel : Excellent Victor, excellent. Nous pourrons essayer d'éviter la baisse du budget de l'Education que veulent faire appliquer les libéraux. Faire ça uniquement car le ministre en place est des nôtres, c'est une honte. Enfin, c'est la politique Franconienne. Je pensais également tenter de faire augmenter le budget du ministère de l'Intérieur, à condition qu'ils accordent à la Bassaxe une police indépendante pour le maintient de l'ordre. Ils auraient tout intérêt à accéder à nos demandes : moins de coûts puisque la police bassaxoise sera en partie entretenue par la province et plus de crédits avec la hausse du budget. Je ne suis que rarement en accord avec la politique de ce Nicolas Palevesse, mais autant leur donner plus de fonds afin qu'ils aient plus de moyens pour assurer la sécurité de nos concitoyens. Les policiers n'ont pas à pâtir de la médiocrité de leur ministre.

Victor Krift : D'autant plus que nous ne sommes pas les seuls à vouloir voir l'Intérieur disposer de plus de fonds. Les conservateurs et une partie des libéraux le veulent aussi. En plus de cela certains de nos amis pourraient "convaincre" certains députés libéraux et sociaux démocrates ne jugeant pas cette hausse nécessaire comme utile au pays.

Rodolphe Finckel sourit. Il se leva et alla à la fenêtre pour contempler la cour du palais.

Rodolphe Finckel : Bien. Et concernant le sondage que je vous avais demandé?

Victor Krift : Nous avons reçus les résultats tout à l'heure. Le sondage concernant les prochaines législatives nous est très favorable. Nous serions en avance de 9 points sur les libéraux. C'est une nouvelle preuve que le peuple nous soutient, le libéraux paieront leur coup de force.

Rodolphe Finckel :-se retournant et s'avançant vers Krift-Tout à fait.-regardant l'heure-Je pense que nous en avons terminé Victor, je vous fait confiance pour mener à bien nos négociations.

Le Secrétaire Général se leva, salua le Président et sortit du bureau. Ce dernier retourna à sa fenêtre, ne se lassant pas du magnifique panorama qui s'ouvrait à lui. On toqua à la porte et un huissier annonça au Président que son prochain rendez-vous était arrivé.

Faites le entrer.

Le Directeur des services secrets intérieurs, Herman Lenz, entra.

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Herman Lenz : Vous m'avez-fait demander monsieur le Président?

Directeur du Département du Renseignement Intérieur depuis sa création en 2018, Herman Lenz parlait toujours le français avec un petit accent allemand de la région de Marbourg en Semptranie. Ses excellents états de services et sa réputation de patriote apolitique lui avait valu d'être maintenu dans ces fonctions après le départ d'Henri Lefèvre. Personne ne savait rien de lui mais lui savait tout des autres.

Rodolphe Finckel : Eh bien oui, asseyez vous Herman.

Lenz s’exécuta tandis que le Président alla se servir un verre de whisky.

Vous en voulez un?

Herman Lenz : Jamais pendant le service monsieur, mais merci quand même.

Rodolphe Finckel : Herman, que pensez vous de mon prédécesseur?

Herman Lenz :-légèrement surpris par la question-Je n'ai pas d'opinions politiques monsieur le Président, je n'en ai pas le temps.

Rodolphe Finckel : Eh bien moi j'en ai une : c'est un homme dangereux. Henri Lefèvre a beau avoir crée la République, j'ai peur qu'il ne cherche aujourd'hui à la détruire . Et je ne compte pas le laisser faire. J'aimerais donc que vous dépêchiez des agents pour le surveiller.

Herman Lenz : Très bien monsieur le Président, ce sera fait aussi rapidement que possible.-il sourit-

Rodolphe Finckel alla se rasseoir à son bureau.

Rodolphe Finckel : Merci bien monsieur Lenz, ces dispositions s'imposent si nous voulons éviter à la République un triste sort. Prévenez-moi au moindre comportement inhabituel et ne rendez compte de cela qu'à moi. Vous comprendrez que personne d'autre au sein du Gouvernement ne doit être au courant.

Herman Lenz : Je comprend tout à fait monsieur le Président.

Rodolphe Finckel : Excellent. Dans ce cas nous en avons terminé.

Herman Lenz se leva, salua le Président et sortit du bureau. Il traversa les différents salons, descendit les marches du perron et s'engouffra dans sa voiture avant de dire au chauffeur de se rendre au siège du DRI. Il prit son téléphone et composa un numéro.

Herman Lenz : Oui allô, monsieur Lefèvre?
Michou92

Message par Michou92 »

Ministère de l'Economie et des Finances-Siège du Gouvernement,
Bureau du Ministre d'Etat

30 décembre 2024
11h

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Paul Mercand était revenu pour une journée au Ministère lors d'une parenthèse dans ses courtes vacances afin de régler certaines affaires. Vincent Courneuve, proche de l'ancien Président et Ministre de la Ville et de l'aménagement du territoire, avait décidé de venir le voir afin de parler des grands projets de l'an prochain tout en parlant de choses plus politiques. Sa voiture arriva devant le perron peu de temps avant 11h. Un huissier l'accompagna jusque devant le bureau de Paul Mercand et l'invita à rentrer en précisant au Ministre que le Ministre d'Etat allait arriver d'une minute à l'autre.

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Vincent Courneuve s'installa en face du bureau et attendit. Après quelques minutes, il entendit au loin quelqu'un ayant l'air de rendre dans les toilettes ce qui le laissa pour le moins dubitatif. Malgrès ce dérangement sonore, il essaya tout de même de relire son dossier. Plusieurs minutes passèrent jusqu'à ce que Paul Mercand entra par la porte dérobée de son bureau avec une mine des plus effroyable.
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Paul Mercand : Excuse moi du retard Vincent.

Vincent Courneuve : Et bah alors qu'est-ce qui t'arrive?

Paul Mercand : Je ne me sens pas bien du tout. Je suis sûr que c'est à cause d'hier soir, quand j'ai répondu "oui" au Président lorsqu'il m'a demandé d'apposer ma signature à la missive de condoléance envoyée aux Fiémançais...

Courneuve reprit instantanément son air dubitatif en écoutant les explications de Paul Mercand, qui le remarqua bien vite.

Paul Mercand : Oui bon d'accord c'est surtout à cause des copieux déjeuners et dîners accompagnants les fêtes de noël, mais je suis sûr que d'avoir signé de torchon n'a fait qu’aggraver mon cas. Enfin bref, tu es venu pour le plan d'urbanisation 2025 n'est-ce pas?

Vincent Courneuve : Oui c'est cela. Je voulais te donner le dossier prévisionnel des plans de modernisations, Cela concerne la banlieue Est de Prétorus, qui manque de logements ainsi que divers autres zones du pays qu'il faut développer, je pense notamment à l'extrême sud de l'Ilyrie qui manque d'infrastructures et qui est au bord du manque d'électricité ainsi qu'à l'Est de la Semptranie qui manque de tout.

Paul Mercand :-feuilletant le dossier-Oui, je vois..Et pour les Hopitaux, tu t'es arrangé avec le Ministère de la Santé?

Vincent Courneuve : Oui oui, on ne s'occupe que du financement du bâtiment et de l'achat des terrains, la Santé s'occupera du financement du réseau électrique interne à l'hôpital et bien sûr, passera commande pour le matériel médical. On va lancer la construction de 3 grands hôpitaux ainsi que 3 autres plus petits. Il y aura le financement de quelques cabinets médicaux mais là ce sont surtout les provinces et les villes qui vont financer les projets. On va également probablement aider quelques cliniques à se lancer avec des subventions pour les deux premières années mais là cela concerne uniquement le Ministère de la Santé. Concernant la Bassaxe ils aimeraient voir l'Hôpital de Henzburg être modernisé mais il sont en débats interne, et veulent piloter le projet eux même en nous obligeant à déléguer une partie de nos compétences à la Province, toutefois ça ce n'est pas encore fait.

Paul Mercand : Très bien. Le temps qu'ils se mettent d'accord on aura bien gagner un an ou deux.

Vincent Courneuve : Peut être qu'on pourra couper cour au débat si Von Varminc est battu l'été prochain lors des Provinciales.

Paul Mercand : Oui, mais là je ne suis pas optimiste. On a pas encore de candidats mais je vois mal Von Varminc se faire battre, il est populaire.

Vincent Courneuve : Pas faux...et pourquoi on ne présenterait pas le maire de Henzburg, Verner Brown?

Paul Mercand : On y a pensé, mais il y a plusieurs points qui coincent. Déjà, si il n'avait pas candidat à la Présidentielle, Lefèvre serait arrivé en tête au premier tour et aurait bénéficié d'une certaine dynamique, or, s'étant fait battre de très peu, certains au sein de l'UDL pensent qu'en plombant cette dynamique, Brown est responsable de la défait de Lefèvre. En plus de cela, Brown est très populaire, certes, mais à Henzburg, et bien que 40% de la population Bassaxone est dans cette ville, cela ne représente pas toute la Bassaxe, qui est, en dehors de la capitale provinciale, plus traditionaliste. N'oublie pas que Brown est ultra-libéral, ainsi les provinciaux de Bassaxe ne l’apprécie pas des masse. Par conséquent, il y a peu de chance que ce soit notre candidat.

Vincent Courneuve: Pas de chance.

Paul Mercand : Et toi, tu t'organises pour ta campagne en Basse Ilyrie?

Vincent Courneuve : Oui oui, là je compose ma liste, tu n'imagines pas le nombre de gens qui veulent être députés, c'est dommage, certains pourraient être élus en circonscriptions mais beaucoup trouvent ça trop risqué. Pour ce qui est du lancement, on va le faire fin avril et la campagne va vraiment commencer mi-mai. On a pas encore de sondage mais la Basse-Ilyrie n'est pas la région où on a le plus de mal d'habitude.

Paul Mercand : Effectivement. Si non, comment va le camarade Lefèvre?

Vincent Courneuve : Eh bien il est en Bassaxe pour les vacances, dans le Massif de Hasitain. Je crois qu'il est dans un établissement de luxe avec Spa, piscine, la totale quoi. Si non d'un point de vue professionnel il prépare le lancement de sa fondation pour le Zanyane. A priori elle va implanter ses activité au Makengo, c'est en cours de négociation je crois. Un beau projet.

Paul Mercand : Bien. N'en pèche j'ai cru un moment qu'il s'agissait du lancement du Protocole Arès. Après tout, l'annonce d'une possible Fondation dirigée par Lefèvre s'est faite quelque jour à peine après des rumeurs selon lesquelles Finckel aurait pour rêve de rétablir les de Lérnon sur le trône de Franconie, ce qui mettrait fin à la République si cher à Henri.

Vincent Courneuve rigola à gorge déployé.

Vincent Courneuve : ahahah...ah Paul...Le Protocole Arès date de la Révolution de 2015, il n'a plus raison d'exister, c'était à utiliser en dernier recours si nous avions perdu la guerre. Or actuellement nous sommes au pouvoir et les instances de la révolution sont dissoutes depuis maintenant près de 8 ans.

Paul Mercand : Certes, mais j'aurais cru, suite à ces rumeurs et aux sondages sur le résultat des prochaines législatives qui s'annonce mauvais qu'il aurait pu y songer.

Vincent Courneuve : Paul...voyons...tu sais que tu peux me faire confiance, il n'y a rien de bizarre dans ce projet de Fondation humanitaire, absolument rien. Toutefois, évite de parler de cela à d'autres personnes de l'ancien comité révolutionnaire, inutile d'inquiéter tout le monde sur quelques suppositions qui n'ont pas lieu d'être.

Paul Mercand : Oui, je suis malade et fatigué, je ferais mieux de me reposer.
Michou92

Message par Michou92 »

Ministère de l'Economie et des Fincances - Siège du Gouvernement
Salle de réunion du petit comité

16 avril 2025
14h30

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Alors que les élections approchaient et que tous les sondages donnaient les libéraux perdants, Paul Mercand continuait tant bien que mal à diriger le pays depuis son ministère. Le Ministre d'Etat passait le plus clair de son temps à trouver des compromis avec sa coalition ou faisait des arbitrages sur divers sujets. Il était tellement pris pas ses fonctions qu'il avait décidé de déléguer officieusement la direction du parti à Nicolas Palevesse, Ministre de l'Intérieur, et Vincent Courneuve, Ministre de l'aménagement du territoire. Bien qu'il les savaient compétents, il avait longtemps hésité à leur confier les rênes du parti : comme la rumeur le disait, dès qu'il y avait une affaire douteuse quelque part, ils n'étaient jamais bien loin. Les hautes sphères du pouvoir avaient d'ailleurs repris une expression tirée de l'Histoire du pays et remise au goût du jour : "Courneuve et Palvesse, c'est le vice appuyé sur le bras du crime". Mais la charge de chef du Gouvernement ne pouvait être cumulée avec celle de Président de Parti à quelques mois d'une élection. Ce poids en moins, il avait tout le loisir de passer des heures dans des salles de réunions pour tenter d'imposer, sinon de s'approcher, de sa vision des choses. La réunion qui venait de commencer était d'une grande importance. Il s'agissait de décider de comment le Gouvernement devait utiliser le budget de la Défense pour optimiser la puissance de son armée et de ses services de renseignement. Étaient présent en plus du Minisre d'Etat le Ministre de la Défense, Louis de Laurin, grand fidèle du Président Finckel, le directeur à l'armement et au ravitaillement, Lucas Periani, le chef de l'Etat major, Ludovic Heller, le chef des renseignements intérieurs, Herman Lenz et le chef des services secrets extérieurs, Jean-François Serrand.

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Paul Mercand : Bien. Messieurs nous sommes ici pour décider des orientation stratégiques de nos investissements militaires. J'attend vos propositions.

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Louis de Laurin : Pour ma part il me semble primordial de continuer à équiper en priorité nos fantassins. Seul 65% de nos soldats combattants au sol sont équipés correctement. Les autres ont du matériel obsolète. Il faut changer ça.

Luacas Periani : A titre personnel je rejoindrais le point de vue de monsieur le Ministre. Il faut en priorité armer les fantassins. Le reste est secondaire.

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Ludovic Heller : Vous avez raison les fantassins c'est important. Mais là je penses qu'on peut réduire le rythme des équipements individuels. On était entre 50 000 et 100 000 soldats équipés par an ces dernières années, baisser ce chiffre à 30 000 me paraît raisonnable. Il faut maintenant commencer à s'axer sérieusement sur la logistique de pointe, c'est notre plus gros défaut.

Paul Mercand : Il est vrai que la logistique manque à la vue des dossiers que j'ai sous les yeux. Vous voulez améliorer ça comment?

Ludovic Heller : Les radars et les drones principalement, ainsi que des postes de commandements mobiles, ça peut être très utile. Il faut aussi penser à acheter des avions de transports de matériel[...]

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Herman Lenz : Je sais qu'on est pas encore arrivé aux besoins des renseignements intérieurs mais si je puis me permettre il nous faut plus de tanks.

Paul Mercand : Merci Monsieur Lenz.

Ludovic Heller : [...]Ça doit aussi passer par de meilleures communications inter-armées et aussi par un renforcement du nombre de nos camions de transports ainsi que de nos hélicoptères[...]

Herman Lenz : Faut plus de tanks.

Paul Mercand : Merci Monsieur Lenz.

Lucas Periani : Il va bien falloir établir des priorité plus précises général, ce que vous nous dites est bien beau mais nous n'avons pas des moyens financiers illimités.

Louis de Laurin : D'autant plus que j'insiste sur l'intérêt des fantassins...

Ludovic Heller : Sauf votre respect monsieur le ministre vous n'êtes pas militaire, moi si : donc si je dis qu'on peut diminuer les achats d'armes individuelles c'est qu'on peut le faire et qu'il faut le faire.

Herman Lenz : Faut plus de tanks.

Paul Mercand : Oui bon ça va tu fais chier Herman!

Herman Lenz : Oh bah si on peut plus rien dire hein...

Louis de Laurin : Vous devriez me montrer un peu plus de considération général, je suis quand même votre supérieur et...

Ludovic Heller : Vous êtes le supérieur de rien du tout oui. Les seules fois où vous avez vu des militaires de votre vie c'était après les sécheresses de 2019 et ils étaient en train d'emmener du foin chez des éleveurs en manque au fin fond de votre province paumée. Ils aidaient des foutus paysans qui élèvent des vaches. DES VACHES. On a fait la guerre et voilà à quoi on en est réduit...D'ailleurs pourquoi on ferait pas les poubelles aussi? Franchement c'est pénible tous ces foutus civiles qui ne comprennent rien aux affaires militaires mais qui leur disent comment utiliser leur armes !

Les deux hommes commencent à parler de plus en plus fort, devenant rapidement inaudibles.

Herman Lenz : Mais dis pas ça Ludovic, durant la guerre civile on était bien content d'avoir des vaches comme cibles d'entraînement pour les recrues et pour essayer le matos de pointe.

Lucas Periani : Vous utilisiez des vaches comme cible?

Herman Lenz : Bah oui c'était ça ou les prisonniers de guerre.

Lucas Periani : Ah oui d'accord fallait respecter les conventions.

Herman Lenz : Ah non non pas du tout mais on les avait déjà tous tués alors fallait bien trouver autre chose...Mais bon faut pas le dire si non on peut avoir de problèmes...respect des droits de l'Homme, tout ça...

Lucas Periani : Ah...

Herman Lenz : De toute façon, c'était pas nos vaches : on les avait confisquées à des paysans pros-fascistes...d'ailleurs confisquer est pas le mot vu qu'on les avait fusillés...qu'est qu'il y a Paul j'ai pas droit de le dire ça non plus?

La réunion partait en vrille. Mais Paul Mercand se leva pour demander subtilement à tous de se taire : il prit une lourde statuette de bronze et frappa violemment la table avec, ce qui fit sursauter tout le monde.

Paul Mercand : Si on pouvait revenir au sujet messieurs. Si je résume : 30 000 soldats nouvellement équipés avec des armements modernes avant la fin de l'année et un effort fait sur la logistique. Passons maintenant aux détails des besoins des renseignements[...]
Michou92

Message par Michou92 »

Ministère de l'Economie et des Finances - Siège du Gouvernement
Salle de réunion du petit comité

30 avril 2025
14h

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La journée était agitée pour le Ministre d'Etat. Tout avait pourtant bien commencé, peut être trop d'ailleurs : les parlementaires avaient pour une fois voté une lois sans s'insulter à tire-larigot, les médias ne parlaient plus des mauvais sondages pour les élections de juillet et Rodolphe Finckel n'avait pas sortit de pic à son encontre lors de son déplacement du matin dans une scierie d'Ilyrie centrale. Une bonne journée, qui a viré en quelques minutes à une situation de crise. A 11h, le Ministre d'Etat fut informé de la fuite d'un de ses propos tenu sur la Fiémance lors d'une réunion à huit clos à Halek-Ma, à 11h30, le Président l'avait appelé pour lui demander des explications, à 11h45, la Fiémance avait rompu les relations diplomatiques et à 12h, son cuisinier d'origine Fiémançaise avait refusé de le servir, l'obligeant à aller s'acheter un hamburger au fast-food du coin, le tout en étant harcelé par les questions des passants. Finalement, à 14h, une cellule de crise s'était improvisée au siège du Gouvernement. Plusieurs Ministre étaient là : Louise de Serveneille, Ministre des Affaires Etrangères, qui avait passé une aussi mauvaise journée que le Ministre d'Etat, Nicolas Palevesse, Ministre de l'Intérieur et homme fort du Gouvernement ainsi que Vincent Courneuve, qui cogérait depuis quelques semaines le parti avec son collègue de l'intérieur de façon purement officieuse à la demande de Paul Mercand.

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Vincent Courneuve : Vraiment merci Paul, c'est vrai que les sondages étaient trop bons pour nous. Maintenant si on fait 15% ce sera déjà le bout du monde !

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Paul Mercand : Ça va Vincent n'en rajoute pas.

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Louise de Serveneille : Oui enfin bon il n'a pas tord Paul, c'était vraiment pas le moment.

Paul Mercand : Ce n'était pas censé être rendu publique, je ne pouvais pas savoir que j'étais à "Halek-Ma nid d'espion"

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg[/img][/url][/center]

Nicolas Palevesse : Eh bien tu aurais dû Paul. Enfin, ce n'est pas le sujet. c'est bon on a démenti?

Conseiller com' : Oui, ça y est. Le communiqué a été envoyé aux rédactions.

Vincent Courneuve : Vous en êtes conscient que les enregistrements vont sortir? Non parce que j'ai l'impression que je suis le seul à comprendre qu'on est dans la merde...


Nicolas Palevesse : On sait Vincent, on sait. Mais on allait pas dire que c'était vrai. Maintenant il faut qu'on trouve une explication logique et rationnelle.

conseiller com' : On a qu'à dire que c'était une blague, que c'était pas à prendre au 1er degrés.

Vincent Courneuve : "Ces dégénérés de Fiémançais qui se marient entre cousins". Vous êtes sûr pour le coup de la blague? Non je sais pas, vous aviez peut être mal compris la phrase, à moins peut être que vous soyez incompétent, ou stupide même. Entre nous je penche pour la dernière option. Si non Paul, je t'ai déjà dit merci pour notre suicide politique?


Louise de Serveneille : Vincent...

Nicolas Palevesse : Il a raison, personne ne va gober ça. Quelqu'un à une idée concrète pour nous sortir de là?

Paul Mercand : On pourrait peut peut être dire que ce sont de faux enregistrement.

Nicolas Palevesse : Arrête Paul, on va reconnaître ta voix.

Conseiller com' : Bah ça dépend, si on dit que ce n'est pas le Ministre d'Etat mais un bon imitateur, ça peut passer.

Vincent Coureuve : Ben voyons, et pourquoi pas une cape qui nous rend tous invisible aussi? Non mais c'est vrai au point ou on en est c'est notre meilleure option...

Louise de Serveneille : Tient, vu ce que je vois sur mon smartphone, notre cher Président de l'Assemblée, Alexis Marcelo, nous a lâché. Il estime que, je cite, "ce Gouvernement vient de perdre toute sa crédibilité au niveau international"

Paul Mercand : Ah je l'savais ! Un mec qui se fait teindre les cheveux à 40 ans, tu peux pas lui faire confiance !

Louise de Serveneille : Bon, ça a l'air d'être le souk à l'Assemblée, je vais y aller pour tenter de les calmer.

Nicolas Palevesse : Bien, il faut essayer de gagner du temps. Bonne chance Louise.

Conseiller com' : Attendez madame la Ministre, vous êtes consciente que si vous allez à l'Assemblée pour défendre le Ministre d'Etat, vous mettez votre poste dans la balance?

Louise de Serveneille : De toutes façon vu comme c'est parti je ne serais plus ministre d'ici la fin de la journée. Vincent tu veux venir? Pendant que je parle devant l'hémicycle tu peux tenter de discuter avec les députés de la majorité dans les couloirs, histoire de calmer le jeux en coulisse.

Vincent Courneuve : Oh non merci, je pense que je vais m'abstenir de cette "lynchage party".

Nicolas Palevesse : Vincent, vas-y.

Vincent Courneuve : Bon très bien, mais c'est la première et la dernière fois.

Les deux ministre sortent. Paul Mercand soupire.

Paul Mercand : C'est mal barré non?

Nicolas Palevesse : Là c'est vrai que tes perspectives d'avenir sont assombries. Vu que ce que tu as dit est vrai, et que donc les enregistrements vont sortir, on est mal. Maintenant il y a cinq options : soit on réussi à éviter le vote de censure et on tient jusqu'aux élections. Je ne suis pas d'accord avec Vincent, les Franconiens n'aiment pas la Fiémance, et ce que tu as dit a beau être un cliché, c'est ce que tout le monde pense, donc ça peut te rendre populaire auprès de certains électeurs. Mais bon, ça c'est pas gagné. La deuxième option, c'est qu'on évite le vote de censure mais que la population pense que tu as perdu ta crédibilité internationale, tu te représente comme leader du Mouvement et on perd. La troisième, c'est pareille que la deuxième mais tu te représentes pas. La quatrième, c'est que la censure soit demandée, auquel cas on la perdra. La cinquième, qui serait peut être la plus judicieuse, c'est que tu remettes ta démission dès ce soir.

Paul Mercand : Non, je ne démissionnerais pas ! Je refuse de tomber à cause d'un type corrompu qui a vendu des infos aux Fiémançais pour de l'argent. J'ai passé des années à œuvrer pour le bien commun, j'ai fait des sacrifices énormes, mon bilan est bon, je n'ai aucune raison de partir !

Nicolas Palevesse : -au conseiller en communication-Laissez nous seul.-ce dernier s’exécute. Paul , la situation est telle que nous avons peut de chance de nous en sortir. Si jamais ça se passe mal, tu auras deux choix : chuter seul et permettre aux libéraux d'avoir une chance de barrer la route à Finckel, ou alors de tous nous entraîner avec toi. Il faut que tu y réfléchisses. Qu'est-ce qui est bon pour le pays selon toi?

Paul Mercand : Ce n'est pas juste ! Ce n'est pas juste....Je n'a aucunes raisons de partir et...

La sonnerie de son téléphone posé sur la table l’arrêta dans on élan. Il vit affiché sur l'écran "Henri Lefèvre". Il attendit quelques secondes, fixant le téléphone avec appréhension, puis finit par le prendre et répondit.

Paul Mercand : Allô?
Michou92

Message par Michou92 »

Siège de l'Union des Démocrates Libéraux,
Salle de Réunion

30 avril 2025
20h

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=719474hotelofmarseillelepharosalledereunion.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/719474hotelofmarseillelepharosalledereunion.jpg[/img][/url][/center]

La tension était grande dans la salle de réunion du siège de l'UDL, les membres du bureau national étaient présents, ainsi que les représentants des principaux partis à l'exception des communistes, qui avaient décidé de ne pas répondre à la l’invitation des leaders libéraux. Tout le monde cherchaient à s'informer, que ce soit sur leur portables ou en parlant entre eux. Ils entendirent la porte s’ouvrent et ils se turent. Lefèvre venait d'arrivé en compagnie de Nicolas Palevesse et de Vincent Courneuve. Il s'assit en bout de table. Tout ceux ayant une place attitrée s’assirent, les autres restèrent debout.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url][/center]

Henri Lefèvre : Mesdames, messieurs, bonsoir. Merci aux représentants des autres partis d'être venu. L'heure est grave. La Franconie n'a plus de Gouvernement et est entrée en crise diplomatique avec la Fiémance. La situation ne peut plus durer. N'ayant plus de coalition définis comme claire, la République est en danger. Les gens sont déçus et l'Etat risque d'être affaiblit, si non totalement modifié de fait dans sa forme, ce qui serait totalement illégal à la lecture de la constitution. 130 députés appellent à mon retour, or ce n'est pas suffisant pour avoir une majorité. J'aimerais donc que tous les partis représentés ici s'assemblent pour former un gouvernement d'union nationale afin de stabiliser la situation et ce jusqu'aux élection de la mi-juillet. De plus, la Fiémance attaque désormais frontalement notre régime et l'unité de notre pays, semant ainsi le doute sur la fiabilité de la Franconie. Raison de plus pour nous montrer uni et ainsi réaffirmer la fiabilité de nos institutions et notre légitimité.

Jean Cedur (Mouvement Social Démocate) : A titre personnel je suis pour. Nous faisons parti du précédent Gouvernement, si Paul Mercand n'en fait plus parti nous acceptons votre proposition.

Valentine Efgan (Parti de l'Union Socialiste) : Si c'est pour l'unité de la nation je veux bien, mais je veux des garanties sur le fait que vous ne mènerez pas de réformes économiques libérales durant ces deux mois et que nous ayons au moins à poste à responsabilité. D'ailleurs nous en voulons plus qu'u : nous avons plus de sièges que les sociaux démocrates, il est normal qu'on soit mieux représentés au Gouvernement.

Henri Lefèvre : Cela me paraît justifié oui. Et je vous l'ai dit : ce Gouvernement sera là pour gérer la crise actuelle, il n'y aura donc aucune réforme économiques.

Stefan Swang (Parti Démocrate Ecologiste) : Si nos postes de l'ancien Gouvernement sont maintenus, je vous soutiendrais comme la majorité de mon groupe.

Jerôme Ledreux (Rassemblement Conservateur) : Idem. Si les mêmes postes, ou du moins le même nombre de postes nous sont accordés, nous vous soutiendrons, comme toujours.

Gerald Schmit (Union Populaire) : De mon côté je reste sceptique. Je ne suis pas contre le principe de ce Gouvernement mais vous avoir à sa tête est peut être une mauvaise chose. Toutefois je suis sûr que ces doutes pourraient être levés si nous avions plus de ministres dans nos rangs. Cela serait normal, nous sommes le parti du Président tout de même.

Henri Lefèvre : je ne suis pas contre le principe, mais les détails d'attribution des postes se feront plus tard. Pour le moment il s'agit de soutenir l'idée de ce Gouvernement d'union à Monsieur Finckel.

Gerald Schmit (Union Populaire) : Monsieur le président Finckel vous voulez dire. Mais très bien, j'accepte. Mon groupe vous soutiendra. Mais en aucun cas nous soutenons vos idées, il s'agit seulement de stabiliser la situation.

Henri Lefèvre : Très bien, il est maintenant temps de prévenir votre Président.

Palais Saint Louis,
Bureau du Président

20h50

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=384110BureauSimpo.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/384110BureauSimpo.jpg[/img][/url][/center]

Rodolphe Finckel venait de raccrocher. Nicolas Palevesse l'avait appelé afin de lui présenter la proposition d'Henri Lefèvre. Le Président hésitait. Devait-il accepter que son pire ennemi devienne le chef du Gouvernement ou devait-il refuser et condamner la République pour pouvoir enfin changer la Franconie, au risque de créer une guerre civile?

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Rodolphe Finckel : On ne peut tout de même pas le laisser revenir...

Étaient présent en face de lui Victor Krift, Secrétaire Général du Palais, et Louis de Laurin, Ministre de la Défense.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=355599SenecaCranethehungergamesBeard.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_355599SenecaCranethehungergamesBeard.jpg[/img][/url][/center]

Louis de Laurin : Je suis de votre avis sur le principe, mais soyez réaliste : refuser ce serait condamner le pays a chaos politique pour des semaines voir pire. Le tout, je vous le rappelle, alors que nos relations sont tombées au point mort avec la Fiémance et que nos partenaires doutes de nous.

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Victor Krift : Bien au contraitre, c'est une occasion rêvée : donnez le coup de grâce à la République et faites revenir Alexandre de Vernon dès demain, afin de rétablir enfin l'ordre des choses. Un roi saura tout aussi bien réunir le pays et rassurer nos partenaires que cet homme malveillant et corrompu qu'est Lefèvre.

Louis de Laurin : Et vous pensez que les républicains laisseront faire ça sans broncher? Je vous signale qu'ils ont le sang chaud : Lefèvre a mené une guerre de deux ans pour abattre le régime fasciste, au prix d'un million de morts, il recommencera si nous faisons ça.

Rodolphe Finckel : On ne peut effectivement pas se permettre un nouveau conflit intérieur, ce serait notre fin à tous.

Victor Krift : Pour cela il faut que le peuple suive, or il est écœuré par la République et ses politiciens de bas étages. En plus ils auront en face un roi, qui aime son peuple, il n'y aura pas de guerre civile.

Rodolphe Finckel : Vous avez peut être raison...Je vais me donner la nuit pour réfléchir et rendrait ma décision demain matin. Bonne nuit messieurs.
Michou92

Message par Michou92 »

Ministère de l'Intérieur-Siège du Gouvernement,
salle à manger privée

13 mai 2025
8h45

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=809123hotelbourbonconde.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/809123hotelbourbonconde.jpg[/img][/url][/center]

Le Gouvernement d'Union crée par Henri Lefèvre avait donné un peu de répits à tout le monde en résolvant, pour l'instant du moins, la crise politique déclenchée par la chute du Gouvernement Mercand. Toutefois cette union était fragile du fait de l'hétérogénéité de ses membres. Ainsi il avait été décidé de n'entreprendre aucune réforme d'envergure avant les élections législatives de juillet, et de gérer les affaires courantes en faisant le moins de mécontents possibles. L'objectif pour le Ministre d'Etat était maintenant de gagner les élections, tâche déjà difficile à la base, tout en maintenant une certaine unité, au moins de façade, au sein de classe politique. Il petit déjeuné ce matin avec Nicolas Palevesse, maître des lieux il y a encore quelques jours, et qui avait pris depuis la direction du parti libéral, l'UDL. La douce lumière du soleil traversait les hautes vitres de la salle à mangée privée, située dans un angle au rez-de-chaussée donnant sur le jardin de l'hôtel particulier. Henri Lefèvre et Nicolas Palevesse étaient assis à une petite table ronde recouverte d'une nappe blanche. Il y avait sur la table une corbeille de croissants, du thé, du café, de la confiture et un service en porcelaine des plus raffinées. Sur le côté, il y avait également les principales éditions du matin : le Prétorusien, le Dauphin Doré ou encore la Parole Rouge. Les deux hommes étaient assis face à face et il planait dans la pièce une atmosphère calme et amicale. Il faut dire que cela faisait bientôt 15 ans que les deux hommes se connaissaient et qu'il étaient maintenant de véritables amis, qui avaient depuis longtemps dépassés le seul cadre de la politique.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/948518WillemDafoeinFarewellc2010NeoclassicsFilmsLtd.jpg[/img][/url][/center]

Henri Lefèvre : Alors, comment va le parti?

Nicolas Palevesse : Bien mieux que j'aurais pu le penser. Avec tout ces chamboulements, je n'étais pas optimistes mais ton retour leur a redonné le moral : ils croient à nouveau à la victoire en juillet prochain.

Henri Lefèvre : Bien. Il va me falloir le soutient total du parti si on veut avoir une chance de gagner. Je commencerais ma campagne d'ici une semaine, immédiatement après avoir annoncé officiellement ma candidature.

Nicolas Palevesse : Très bien, j'ai commencé à préparer une équipe de campagne. Je prends les meilleurs.

Henri Lefèvre : Très bien. Il va falloir que ce soit cour et intense. Il faut présenter un vrai programme et ne surtout pas attaquer Finckel frontalement. Ce serait une erreur qui affaiblirait notre unité retrouvée.

Nicolas Palevesse : Tout à fait. Mais cela va être plus dur si on ne trouve pas un moyen d’effriter la base électorale de l'Union Populaire.

Henri Lefèvre : J'ai d'autres idées en tête pour ça, enfin, inutile de te donner des détails pour le moment.-il sourit-

Nicolas Palevesse : Je ne chercherais pas à savoir ce que tu prépares, je le saurais en temps voulu si ça marche.-il sourit à son tour-Bon, comment tu trouves ton Gouvernement?

Henri Lefèvre : J'en suis content. Il a été moins compliqué à composer que je le pensais. Je suis particulièrement fier de la venue de Von Varminc à l'Agriculture, avoir le Président de Bassaxe dans son Gouvernement est un beau symbole d'unité. En plus cela me permet de l'éloigner d'Henzburg quelque temps, histoire de renforcer mon réseau là-bas. Il faut d'ailleurs que je m'assure que le conseil provincial nomme le candidat que je soutien officieusement pour prendre la tête de la Bassaxe tant que Von Varminc occupe des fonctions gouvernementales. Cela ne pourra qu’accélérer les choses dans le bon sens.

Nicolas Palevesse : Tu n'as pas perdu la main à ce que je vois! Et Finckel?

Henri Lefèvre : Je ne suis pas d'accord sur tout avec lui, loin de là, il a gagné en trichant, ça tu le sais, mais il n'empêche qu'il joue intelligemment. Il a su faire passer l'intérêt national avant sa personne. Après je ne me fais pas non plus d'illusion : il va essayer de me couler pendant la campagne mais c'est les règles du jeu après tout. Au pire il a encore 4 ans devant lui. Bref, ça va, pour le moment.

Nicolas Palevesse : Et pour les dossiers en cours que je t'ai laissé, ça va?

Henri Lefèvre : Tu as fait du très beau travail. Que ce soit pour réduire les frictions entre Bassaxons et Semptrains, qui sont quasiment réduites à néant ou pour réduire la criminalité

Nicolas Palevesse : Merci beaucoup. Et pour les services secrets?

Henri Lefèvre : Idem, tu as très bien géré ça avec Lenz. Je le vois d'ailleurs dans quelques jours me semble-t-il. Il a toujours été très efficace.

Nicolas Palevesse : Il l'a toujours été oui. Sans lui la guerre civile aurait pu durer bien plus longtemps.

Henri Lefèvre : Tout à fait, il nous faut des hommes comme lui.

Les deux hommes terminèrent leur petit déjeuner et le Ministre d'Etat raccompagna le Président du Parti sur le perron.
Michou92

Message par Michou92 »

Ministère de l'Intérieur-Siège du Gouvernement,
Salle de réunion

25 mai 2025
10h15

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=809123hotelbourbonconde.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/809123hotelbourbonconde.jpg[/img][/url][/center]

La campagne des législatives venait de commencer et malgré une certaine progression, les libéraux traînés encore dans les sondages, loin derrière le parti présidentiel, l'Union Populaire. Tout s'accélérait depuis une semaine : les centaines de candidats arpentaient leur circonscription en allant voir chaque habitant, chaque champ, chaque usine, afin de ne délaisser personne ce qui se traduirait, pour un politicien, par des voix en moins. Or dans cet élection, aucune voix ne pouvait être négligée : c'était l'avenir tout entier d'un pays encore récemment en crise politique qui se jouait. Et cette fois-ci, les libéraux le savaient : si ils perdraient, ce serait pour de bon. Ils ne pourraient plus bidouiller quelques mécanismes institutionnels pou garder le pouvoir. D'ailleurs, même si ils en avaient encore la possibilité, ils ne le feraient plus. Cette méthode, malgré le haut niveau de cynisme politique des dirigeants libéraux, les rebutaient : ce n'était pas cela la démocratie. C'est pour cela qu'il fallait absolument convaincre. Et aux yeux d'Henri Lefèvre, pour convaincre, le mieux était déjà de rendre les autres inaudibles. C'était le sujet de cette réunion matinale en petit comité.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url][/center]

Henri Lefèvre : Bien maintenant que nous avons un programme solide et une base militante très efficace, il nous reste à faire le plus dur : détruire la crédibilité de l'Union populaire sans l'attaquer directement.

Communiquant 1 : Pourquoi sans l'attaquer directement? Il n'y a pas de raison, un beau discours démontant un à un leur promesses pourraient suffire si on le relaye bien. Vous avez une grande aura malgré que vous n'êtes plus Président. Ce n'est pas négligeable.

Henri Lefèvre : Je vous l'ai déjà dit : je veux une campagne propre, positive : pas de dénigrement massif de l'adversaire, et encore moins en l'attaquant sur son programme. Si ils n'ont pas pu l'appliquer c'est à cause de nous et ils n'hésiteront pas à nous le rappeler si nous venons sur ce terrain.

Communiquant 2 : Sauf votre respect monsieur, les électeurs sont comme des poissons rouges : ils oublient tout très vite. Le coup de force des libéraux il y a un an et demi est déjà de l'Histoire ancienne.

Henri Lefèvre : Pourriez-vous un jour arrêter de penser que nous nous adressons à des demeurés? Les Franconiens savent très bien pourquoi Finckel n'a pas pu appliquer son programme et ils s'en souviendront longtemps.

Communiquant 3 : Alors attaquez le Président ou un des autres leaders de l'Union Populaire sur leur vie privée.

Henri Lefèvre : Mais enfin je ne vais pas me rabaisser à ça voyons ! En plus vous voyez à qui on a à faire? Vous voyez Finckel aller dans de sordides maisons clauses clandestines du nord de Prétorus? A son âge? Vous voyez Louis de Laurin aller acheter sa drogue au dealer du coin en sortant du Ministère de la Défense? Au moins vous avez une sacrée imagination.

Communiquant 2 : Il n'y a pas besoin que ce soit vrai. Il faut juste que ça fasse vrai.

Henri Lefèvre : Vous êtes vraiment désespérant vous savez? J'ai dit une campagne PROPRE.

Communiquant 1 : On essaye de chercher mais à partir du moment où on veut démonter l'adversaire ça vire forcément au sale. En plus il n'y a aucune affaire judiciaire en cours contre l'un des leurs alors....

Cette dernière phrase déclencha quelque chose chez Lefèvre. Son visage exaspéré depuis le début de la réunion s'illumina d'un coup. Il avait trouvé.

Henri Lefèvre : Mais bien sûr...

Il se leva et commença à tourner lentement au tour de la table

Vous avez trouvé. Il n'y a pas d'affaire en cours, mais cela pourrait changer...

Communiquant 2 : Monsieur, vous n'êtes pas ministre de la Justice et vous n'avez pas d'influence suffisante sur le pouvoir judiciaire pour créer une affaire de toute pièce.

Henri Lefèvre : Je n'ai pas besoin de ça. Mais eux l'on fait. Si je peux prouver que les traditionalistes ont crée l'affaire des comptes du Litzburg à partir de rien dans le seul but de me faire tomber à la Présidentielle, cela sera terrible pour eux...

Communiquant 3 : Mais il faut les trouver or on ne sait pas où ces documents sont.

Henri Lefèvre : Si ils existent il n'y a que un seul endroit où ils peuvent se trouver : dans les archives personnelles du Président. C'est un salle au sous sol du palais. Il n'y a pas plus sûr endroit pour cacher des documents de ce type. J'y avait rangé beaucoup de choses confidentielles. Heureusement j'ai tout pris avec moi en partant de la Présidence.

Communiquant 1 : Mais c'est le siège de l'Etat, on ne peut pas s'y infiltrer comme ça. On ne va pas cambrioler le palais présidentiel tout de même !

Henri Lefèvre : Ne vous en fait pas pour ça, je m'en occupe. La réunion est terminée messieurs.

Les trois communicants partirent en se demandant bien ce qu'allait maintenant faire le ministre d'Etat. Ce dernier quitta la salle de réunion pour son bureau. Il s'assit et prit le téléphone.

Secrétaire : Monsieur le Ministre d'Etat?

Henri Lefèvre : Oui, mettez-moi en relation avec le directeur du Département des Renseignements Intérieur je vous prie.

Secrétaire : Tout de suite monsieur.

Un petit temps d'attente suivit.

Secrétaire : Vous êtes sur une ligne sécurisée monsieur, je vous met en relation avec monsieur Lenz.

Herman Lenz : Hallo?

Henri Lefèvre : Ah Herman comment vas-tu?

Herman Lenz : Herr Lefèvre ! Bien et toi?

Henri Lefèvre : Très bien. Dis-moi Herman, tu as toujours un accès permanent au Palais Saint Louis n'est-ce pas?
Michou92

Message par Michou92 »

Palais Saint Louis,
Salle de crise

7 octobre 2025
6h

Suite aux attentats de la veille ayant visé des supermarchés, les autorités cherchaient la meilleure solution pour régler ce "léger" problème. Il avait été décidé de se réunir rapidement après avoir pris les mesures qui s'imposaient afin de se concerter sur les meilleures décisions à prendre. Une réunion de crise ne figurant pas sur l'agenda officiel du Président fut organisée afin de faire le point. Le Ministre d'Etat Henri Lefèvre, également ministre de l'intérieur, et le directeur du département des renseignements intérieurs, Herman Lenz, étaient déjà présents dans la salle et attendaient le chef de l'Etat. Depuis les élections du mois de juillet, ayant aboutit à l'écrasante victoire des libéraux. Le contexte s'était amélioré pour Henri Lefèvre, dont la légitimité était jusqu'alors plus ou moins contesté. Ainsi donc, le rapport de force avec le Président Finckel s'était inversé, mais plutôt que de chercher à lui nuire politiquement, le chef du Gouvernement avait décidé de faire "la paix" avec son rival de l'exécutif afin de s'occuper d'une politique plus noble, celle de la nation.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url][/center]

Henri Lefèvre -regardant autour de lui- : Il faudrait vraiment refaire cette pièce, ce n'est pas parce qu'on est au sous sol que tout doit être gris métal, c'est déprimant....

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=887261ChristophWaltz.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/887261ChristophWaltz.jpg[/img][/url][/center]

Herman Lenz : Tu as l'air bien serein à la vue de la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Henri Lefèvre : La panique ou l'énervement ne servent à rien et nous poussent souvent à prendre de mauvaises décisions. Il n'y a pas eu de morts, du moins pour le moment, et il ne s'agit que de supermarchés, ça aurait pu être pire

Herman Lenz : Certes, mais tout de même. C'est une qualité que tu as là. Je n'ai pas vu en face Finckel depuis l'attentat, je ne sais pas comment il va réagi....

Le colonel Lenz fut interrompu par le bruit violent de la porte qui, en s'ouvrant rapidement, avait claqué contre le mur.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=816717Snow.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/816717Snow.jpg[/img][/url][/center]

Le Président, l'air agité, se précipita sur le colonel.

Rodolphe Finckel : C'est les jardiniers! C'est ça?! J'aurais dû vous écouter...mais non, comment aurais-je pu imaginer qu'ils pourraient aller si loin...les enfoirés !

Un grand silence suivit. Herman Lenz et Henri Lefèvre se regardèrent, un peu déroutés par cette entrée pour le moins originale.

Mais vous savez bien, vous m'aviez dit il y a quelques mois que des jardiniers bassaxons complotaient contre l'Etat pour une histoire de serre !

Alors que le Président continuait de s'enfoncer dans ce qui semblait être un délire paranoïaque à l'encontre des jardiniers et que Lefèvre s'était tourné, l'ai dépité, vers le patron du DRI, ce dernier se rappela alors des prétextes dont il s'était servit pour aller au Palais afin de voir le Président mais surtout, pour "emprunter" des documents compromettants pouvant jouer en la faveur des libéraux durant les législatives. Il se passa lentement la main sur le visage avant de calmer le Président :

Herman Lenz : Non, non, c'est pas les jardiniers. Vous deviez vous asseoir monsieur le Président.

Rodolphe Finckel s'arréta, son regard croisa celui de Lefèvre, qui le fixait dubitativement, puis s'assit.

Herman Lenz : Bon, il s'agit bien d'attentats mais pas de panique.

Henri Lefèvre : Herman et moi-même nous sommes arrangés pour que les policiers ne rentrent pas avec leurs experts sur les lieux des explosions. On a directement envoyé l'anti-terroriste, service très lié au DRI et à mon cabinet. Nous avons également sollicité des "experts" de la société Francogaz pour aller "aider" nos amis de l'anti-terroriste. Ainsi donc : ce ne sont pas des attentats.

Rodolphe Finckel : Mais vous venez de me dire que c'était bien des attentats.

Henri Lefèvre : Oui, mais non. Selon ce très sérieux rapport de terrain, il n'y a pas de résidus d'explosifs et il s'agit en fait d'explosions dues à des problème du réseau d'alimentation en gaz.

Rodolphe Finckel : Francogaz? Mais c'est une société privée à plus de 60%, on ne contrôle pas cette société...Comment avez-vous fait?

Henri Lefèvre : Exact c'est majoritairement privé, elle est donc indépendante. Mais qui est l'actionnaire majoritaire de cette société? Herman?

Herman Lenz : Emmanuel Lann, notre amis ayant fait fortune dans le bois !

Rodolphe Finckel : Ah...ah oui, je vois que vous n'avez pas chômé. Mais si c'est en vérité un attentat, il risque d'y avoir des revendications non?

Herman Lenz : Pas de revendications dans les 24h, ainsi même si il y en a, et même authentiques, elles pourront être démenties. Après tout le MNS, quand il sévissait encore, avait bien déjà fait le coup en ayant fait croire être responsable de l'incendie du commissariat central d'Allonville alors que c'était en fait dû à une cigarette mal éteinte au mauvais endroit.

Rodolphe Finckel : Et la presse va suivre?

Henri Lefèvre : La presse publie les informations que la police lui donne, ainsi elle n'a d'autres choix oui. Après, oui, certains auront peut être des doutes, 18 magasins de supermarchés c'est beaucoup. Toutefois, il suffit que Francogaz trouve une explication potable pour justifier le nombre d'explosions et ça fera l'affaire. Je crois qu'ils ont d'ailleurs une piste, tout ces magasins avaient le même système d'avant guerre, il y a même un obscure amendement d'un député qui voulait que l'on vérifie ces modèles mais ça a été rejeté pour une raison quelconque qui importe peu de toute façon. N'oublions pas au passage que c'est en Semptranie, les mises à niveau de tout ce qui est conduite de gaz et compagnie sont monnaies courantes avec la reconstruction de Semptra-Est et des environs.

Rodolphe Finckel : Et comment on s'assure que les journalistes n'entrent pas sur les sites?

Herman Lenz : Des détachements du 3e Régiment de la Garde Présidentielle ont pris la relais des policiers pour garder le site et cela sera ainsi jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'"éléments de réponses pouvant aider les enquêteurs".

Rodolphe Finckel : Même si ce n'est donc pas un attentat, du moins officiellement, et que donc les investisseurs ne seront pas effrayés, il serait tout de même bien de savoir qui est le rigolo qui a fait ça.

Herman Lenz : Nous y travaillons. Les "experts" de francogaz ont beau avoir un contrat avec la société, magnifiquement rédigé dans les règles d'ailleurs, il s'agit en fait bien évidemment de nos experts à nous, le DRI. C'est une équipe de déminage, des anciens vétérans, le genre de la première heure, loyal et connaissant leur métiers donc. Ils auront tout à disposition dans un local de l'anti-terroriste en Semptranie pour étudier les preuves, afin de voir si on peu en récolter quelque chose. Mais je vous l'assure : toutes les disposition seront prises pour régler ce problème, bien qu'il ne faut pas se le cacher, cela sera ardu.

Rodolphe Finckel : Vous avez déjà des pistes?

Herman Lenz : Il est trop tôt encore. Mais vu qu'il s'agit de supermarchés, symboles de la consommation, il doit s'agir d'alter-mondialistes ou de traditionalistes extrémistes.

Rodolphe Finckel : Vous pensez que la Fiémance pourrait être derrière tout ça?

Herman Lenz : C'est possible, mais pas obligatoirement. Nous verrons bien ce que donneront ce que nous avons récolté sur le terrain.

Rodolphe Finckel : Très bien, nous devons rester en contact permanent pour connaître en temps réel les avancées de cette enquête. Messieurs, à plus tard.

Les deux hommes serrèrent la main du Président et tous-trois sortirent du sous sol. Le Président regagna son bureau, les deux autres se dirigèrent vers la sortie.

Henri Lefèvre -amusé-: Par contre Herman, il faudra que tu m'expliques cette histoire de jardinier quand même.
Michou92

Message par Michou92 »

Palais Saint Louis,
Salon de réception

22 décembre 2025
19h50

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=72301736923051p.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/72301736923051p.jpg[/img][/url][/center]

Comme tous les ans, la Présidence de la République organisait au Palais Saint Louis une réception de fin d'année durant la dernière semaine de travail avant les vacances de Noël, comme une sorte de préliminaire aux deux semaines de fêtes et de repas copieux accompagnant cette période. Étaient invités les membres du Gouvernements, leurs cabinets, les parlementaires, les Présidents de Provinces, les maires des grandes villes, les ambassadeurs des pays amis, des hauts gradés ainsi que quelques personnalités du monde économique et bien évidemment les épouses et époux de tout ce beau monde. La réception commençait par un accueil-apéritif se tenant de 19h à 20h15 puis été suivit d'un dîner somptueux se tenant juste après dans le même grand salon une fois les tables dressées. Le salon de Réception du Palais Saint Louis était la plus grande salle du palais. Les dorures, les grands tapis, les majestueuses tapisseries et le plafond orné de peintures hérités du temps des rois donnaient un air monarchique à cette République souvent comparée à l'ancien régime pour en avoir repris quelques aspects au grand dam de certains politiciens prônant la modestie que devrait avoir une démocratie moderne. La salle était déjà noire de monde. Un quatuor à corde jouait des airs classiques en adéquation avec l'ambiance caractéristique de ce genre de soirées. Les serveurs, habillés d'un smoking blanc, parcouraient la salle en s'assurant que tout le monde soit servi en champagne. Un grand buffet adossé au mur regorgeait d'amuses-bouches pour satisfaire l'estomac des plus affamés. Un fort brouhaha couvrait presque la musique, le tout étant amplifié par la hauteur singulière du plafond créant comme un echo. Le Président Finckel et le Secrétaire Général du Palais, Victor Krift, venaient tout justes d'arriver, attirant le regard de beaucoup.

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Rodolphe Finckel : Eh bien, ça se presse toujours autant au buffet à ce que je vois !

Victor Krift : En effet, c'est triste quand même : payés comme ils le sont, tous ces gens sont obligés de venir dans ces soirées pour manger dignement. D'un autre côté je suis fier d'être que l'on soit à l'origine de cette réception, ça me donne presque l'impression de faire une action caritative.

Rodolphe Finckel : Oui, tout à fait. Oh dis donc, regardez cette vielle femme de dos là bas, quelle coiffure horrible. Oh...et quelle idée de mettre une robe laissant entrevoir les bras et le dos, c'est flasque, c'est ridé, beurk.

Krift se tourna vers le Président à la fois gêné et amusé.

Victor Krift : Hum, c'est à dire que....

Rodolphe Finckel : quoi-donc?

Victork Krift : Eh bien c'est que c'est votre femme monsieur.

Rodolphe Finckel : oh non....-soupir- pourquoi ce genre de choses n'arrivent qu'à moi...

Victor Krift : Je compati...

Le regard de Finckel s’arrêta sur Victor de Karkaman, le ministre des Affaires Etrangères, qui parlait avec madame l'ambassadeur de Biturige et quelques autres membres du cabinet du ministère.

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Victor Karkaman : Oh vous me rassurez mon amie, l'arrivée de la gauche au pouvoir n'est donc pas une si mauvaise chose. Et vous êtes sûre que les Républicains d'extrême gauche ne risquent pas de nuire?

Hélène de Saint-Pier : Nullement, ne vous en faites pas pour ça. Il faudra d'ailleurs penser à faire une rencontre afin d'établir un contact avec cette nouvelle équipe dirigeante.

Victor Karkaman : Tout à fait. Je remarque toutefois que le Mouvement des Monarchistes Solidaires a préféré s'allier avec les radicaux qu'avec les centristes. Faisant parti d'un Gouvernement dirigé par un centriste, je ne peux être que déçu.

Hélène de Saint-Pier : Je peux comprendre. Mais je vous croyais sans étiquette?

Victork Karkaman : Certes, mais je ne ferais pas partie de ce Gouvernement si je ne partageais pas, au moins pour quelques unes, les idées de son leader. Mais dites-moi, cette alternance politique ne peut elle pas avoir de répercussions sur votre affectation?

Hélène de Saint-Pier : Je ne sais pas, cela peut en effet. Nous verrons bien !

Victor Karkaman : D'accord. J'espère que vous resterez le plus longtemps possible parmi nous!

Le Ministre aperçu au loin le chef du Gouvernement, Henri Lefèvre.

Veuillez m'excusez.

Henri Lefèvre discutait avec sa femme Caroline, Nicolas Palevesse, ancien Ministre de l'Intérieur et actuel Président de l'Union des Démocrates Libéraux, Vincent Courneuve, ministre de l'Economie et des Finances ainsi que le magna du bois Emmanuel Lann.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=486504FlorencePernelreference.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/486504FlorencePernelreference.jpg[/img][/url][/center]

Henri Lefèvre : Et donc tu penses que la fusion entre l'UDL et le Rassemblement Conservateur peut être faite avant l'an prochain?

Caroline Lefèvre : A titre personnel je trouve que ça risque de brusquer les militants du RC Nicolas, tu ne penses pas qu'il risque d'avoir un malaise chez ces derniers?

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Nicolas Palevesse, Vincent Courneuve et Emmanuel Lann[/center]

Nicolas Palevesse : Cela me paraît envisageable oui. L'approche des municipales et la peur de voir Semptra tomber au main des socialistes à cause d'une désunion du centre et de la droite va les encourager à s'unir avec nous. Si il n'y a que deux candidatures de notre côté, à savoir UDL-RC d'un côté et Union Populaire de l'autre, on réduit les chance de voir le maire sortant éliminé au premier tour. Ça devrait les encourager. De toute façon, cette manœuvre a beau être difficile, ce n'est rien à côté du vote du budget hein Vincent? Combien d'heure passées à L'Assemblée rappelle moi?

Vincent Courneuve : Plus de 250 en deux semaines...dont deux nuits blanches dans la dernière ligne droite. J'ai faillis devenir fou. Tenez par exemple là bas, le jeune député qui parle avec Fincky : ce petit salopard m'a pourri la vie pendant 1 heure en me posant des questions sur le coût du budget WC du ministère. 1 heure !

Emmanuel Lann : Oh tu sais Vincent le papier toilette c'est très important, une partie de mon chiffre d'affaire vient de là ah ah ah ! Mais ça me rappelle ce que tu m'avais raconté Henri, au sujet de ta rencontre avec le Ministre de la Culture Fiémançais, comment s'appelle-t-il déjà?

Henri Lefèvre : Jorioz Tarabé...Ce type m'a questionné pendant je ne sais combien de temps sur des détails techniques concernant l'Agriculture. Non mais sérieusement, est-ce que j'ai une tête de paysan? Ah c'est bien un Fiémançais pour me demander ça...résultat il était tout cotant de me piéger sur un truc de labourage. Enfin bon, ça aurait été pareil si je lui avais posé des questions sur le droit de l'immobilier durant la période de la grande Oligarchie. Mais tu peux demander à Fincky ou à Victor, il étaient là aussi. Tiens d'ailleurs quand on parle du loup, comment ça va camarade?

Victor Karkaman : Bien Henri, bien ! Je parlais de la Biturige avec sa charmante ambassadrice.

Henri Lefèvre : Ah je vois qu'on ne s'embête pas vieux séducteur! J'ai hâte de rencontrer leur nouveau Premier Ministre. Ah d'ailleurs Victor, il faut relancer la Shawiricie pour une rencontre, ce serait une bonne chose qu'on fasse ça dans le premier trimestre 2026.

Victor Karkaman : Ne t'inquiète pas j'y travaille.

Le Président Finckel, suivit de courtisans de son parti et de son cabinet, s'approcha.

Rodolphe Finckel : Messieurs, madame, bonsoir !

Il serra la main de tout le monde.

Puis-je vous emprunter monsieur Karkaman quelques instants, j'aimerais lui parler du Danube pour deux trois bricoles.

Lefèvre fit un signe d'approbation de la main et Karkaman partit avec le chef de l'Etat. Emmanuel Lann eut l'air tout d'un coup ébahit en regardant quelqu'un arrivé derrière Lefèvre

Emmanuel Lann : Oh mon Dieu, Jésus, Marie, Joseph ! Un revenant !

Tout le monde se retourna. Stupeur. Herman Lenz, directeur des services secrets intérieurs, avait repris son allure vestimentaire qu'il avait quitté à la fin de a guerre civile : Uniforme, bien rasé, les cheveux impeccables, on se serait cru 8 ans auparavant

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Herman Lenz : Guten Abend ! Je vois qu'on s'amuse bien ici !

Henri Lefèvre : Oh, mon colonel ! Que nous vaut ce changement soudain dis-moi?

Lenz s’apprêta à répondre puis s’arrêta, levant les yeux au ciel comme pour se rappeler quelque chose.

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2h plutôt, sous sol du DRI (Département du Renseignement Intérieur)

Deux soldats détachés au DRI montent la garde devant une porte grise. Derrière, on entend Lenz hurler sur la personne "interrogée".

"Espèce de petit merdeux, que faisais tu avec cette arme rôdant près du domicile du chef du Gouvernement hein ?! Tu vas me le dire? On a retrouvé un plan des rondes des gardes sur toi, dommage qu'elles changent tout le temps hein? Et c'est quoi ces tracts royalistes qu'on a trouvé chez toi? De la pacotille peut être?! Comment ça tu sais rien? Tu te fous de moi? Ah tu ris? Bah oui, je suis une sorte de clown, c'est bien connu ! Eric ! Eric, vas-y passe moi la perceuse !" Le royaliste pousse tout d'un coup un hurlement et se met à pleurer."Ah merde je m'en suis mis partout ! Oh...et arrête de chialer toi! Scheiße ! Bon Eric, je dois me préparer pour la soirée, occupe toi de lui, mais ne l'amoche pas trop, il pourrait m'en apprendre plus sur ce que trament les partisans de cet héritier de pacotille!" Les pas se rapprochent de la porte, qui s'ouvre. Les deux soldats se mettent au garde-à-vous. Lenz, la veste et la barbe tâché de sang, grommelle.

Herman Lenz : Ah ça colle, c'est dégueulasse ! Et j'ai pas le temps de prendre une longue douche pour me décrasser cette foutue barbe...Hum, quelqu'un à un rasoir s'il-vous-plait?
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Après un petit temps d'hésitation, Lenz répondit avec le sourire :

Herman Lenz : Oh, eh bien, comme ça, j'avais envie de changer tout simplement ah ah ah !

Henri Lefèvre le dévisagea quelques instants d'un air suspicieux. Lui continuait de sourire.

Henri Lefèvre : Très bien. Ah, je crois qu'ils vont installer les tables !

Le groupe laissa passer le personnel portant les tables, signe que le dîner allait commencer.
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