ENCYCLOPÉDIE | Atlas de la Sébaldie & Statistiques

Sébaldie

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ATLAS DE LA SÉBALDIE
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La Sébaldie est un Etat unitaire mais diversifiée de par ses territoires et ses peuples.
Elle est donc un pays qui convient de lire sous l’angle des cartes, qui montrent ce qui est invisible.
Territoires meurtris ou favorisés… Les écarts peuvent très importants d’un lieu à un autre.
Economie, société, géographie électorale, insécurité, culture… Portrait d’une diversité.

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SOMMAIRE
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      • POLITIQUE
      • [url=http://www.simpolitique.com/post258057.html#p258057]Carte administrative : un pays divisé en 10 provinces et 280 municipalités[/url]
      • [url=http://www.simpolitique.com/post239373.html#p239373]Municipalités 2019-2024 : une nette domination de l’UND et un recul historique du MNS dont la gauche ne profite pas.[/url]
      • DÉMOGRAPHIE
      • [url=http://www.simpolitique.com/post239374.html#p239374]Âge médian 2029 : une Sébaldie vieillissante fortement disparate mais en progression démographique.[/url]
      • [url=http://www.simpolitique.com/post281647.html#p281647]Immigration en Sébaldie selon l’origine géographique en 2029 : les Jeekimois dominent numériquement mais les extra-jeekimois gagnent le rapport de force.[/url]
      • ÉCONOMIE
      • [url=http://www.simpolitique.com/post239374.html#p239374]Taux de chômage 2024 : le centre du pays ravagé par le cancer du chômage.[/url]
      • [url=http://www.simpolitique.com/post258831.html#p258831]Agriculture : l’agriculture intensive gagne du terrain mais les régions de cultures renommées résistent.[/url]
      • CULTURE
      • [url=http://www.simpolitique.com/post239442.html#p239442]Affiliation religieuse 2024 : la pratique religieuse, une géographie excentrée.[/url]
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Message par Sébaldie »

[center]Municipalités 2019-2024
Une nette domination de l’UND et un recul historique du MNS dont la gauche ne profite pas

[justify]
        • Le dimanche 17 novembre 2024, les électeurs sébaldes sont appelés aux urnes pour élire leurs conseils municipaux, dans chacune des 280 municipalités. Si le contexte est très favorable à l’Union Nationale Démocrate, des doutes persistent quant à sa capacité à maintenir son niveau. Le Mouvement Nationaliste Sébalde devra, lui, affronter la concurrence d’Identité Sébalde.
[/justify]

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/951684dessin.png[/img][/center]
        • [justify]L’UND administre la quasi-totalité des grandes villes. Premier fait notable : l’UND a gagné 8 des 10 plus grandes villes sébaldes. En effet, en 2019, à la surprise de tous, l’UND est arrivée première à Stranaberg, la capitale longtemps bastion des sociaux-démocrates. Même scénario à Merudstein, l’arrière-pays de la métropole strananaise. Aux nationalistes, elle est parvenue à arracher Kalterval : une première dans cette province ancrée au MNS et – depuis peu - aux identitaires. L’UND a également gardé les bastions historiques du Rassemblement Conservateur Sébalde, dont la capitale juive Nova-Lenbruck mais aussi la charmante ville de Nerwald qui souffre néanmoins d’un vieillissement de sa population ; Polcefeld avec son électorat composé d’exploitants agricoles et bien sûr, Bytce, le fief de Dana Liesder.

          Le MNS veut garder ses bastions, que les identitaires veulent arracher. L’élection de 2019 a sonné comme une sérieuse défaite : si le MNS contrôle la majorité des villes du Centran, elle n’en a plus l’entière mainmise, au profit de l’UND. Si Senheim, la capitale en chef des nationalistes, ne tombera pas de sitôt aux mains des adversaires, ce constat est moins vrai dans la banlieue nord, de plus en plus tentée par les identitaires. Déçus de l’orientation néomalthusienne du MNS, des électeurs d’extrême droite pourraient ainsi se tourner vers le parti identitaire. Schollstadt est un cas particulier : cette ville toujours au Nord du pays (grisée sur le carte) a été élue sous l’étiquette MNS. La maire n’est ni plus ni moins Hilda Miradus, l’ex-ministre des Affaires Etrangères de Stefan Zavek, entre 2014 et 2018. Celle-ci a violemment claqué la porte du MNS, en raison de l’influence de Goran Horandson, qu’elle déteste profondément. Dorénavant encartée à Identité Sébalde, elle n’entend faire aucun cadeau aux nationalistes. Enfin, le MNS souhaite garder ses quelques municipalités de la métropole stranabourgeoise, conquise sur les terres ouvrières.

          La gauche au ralenti. Deux provinces font figure de bastion pour la gauche sociale-démocrate : le Stranan et le Jovan. Des provinces éminemment stratégiques puisqu’elles concentrent près d’un tiers de la population. Malgré son ascension, Egon Hochten, le chef de file du Mouvement Républicain Solidaire (gauche radicale et écologiste) n’a pas réussi à transformer l’essai pour les municipales. S’il a permis à sa formation de gagner quelques municipalités de plus, notamment dans le sud feldanais (où se concentrent une grande partie d’ouvriers agricoles), il n’est pas parvenu à faire tomber les forteresses communistes, qui ne sont plus qu’au nombre de trois, à l’Ouest de la province de Stranan. Les sociaux-démocrates ont dû se contenter de garder Triansa, le fief social-démocrate du pays. L’objectif de ces derniers est ambitieux mais non impossible : gagner une municipalité dans chacune des 10 provinces du pays. Actuellement, seuls le Novacan et le Kalternan n’ont aucun maire social-démocrate.

          Le choix de l’indépendance ? La route est semée d’embûches pour l’UND dans la province juive de Novacan. Par dissidence, beaucoup de maires se sont affiché « sans étiquette ». L’Union des Sébaldes Juifs, qui participe à la coalition gouvernementale, caresse un doux rêve : remporter Nova-Lenbruck, capitale juive de Sébaldie, quitte à se mettre les libéraux à dos. Pour l’instant, les sionistes administrent trois villes de la banlieue néo-lenbruckoise, qui concentre une population non négligeable de juifs orthodoxes. Dans les autres provinces, les petites listes n’ont pas dit leur dernier mot : les technocrates rêvent de remporter leur première municipalité dans leur province, le Prican. Les municipalités environnantes de Neumbach sont à ce titre particulièrement ciblées. Les islamistes du Feldan entendent décrocher l’électoral musulman, tenté par le vote de gauche. Renaissance néerlandophone doit, quant à lui, se faire une raison : aucune municipalité n’est à sa portée directe, il ne pourra que participer à la coalition municipale.[/justify]

* Article initialement posté dans [url=http://www.simpolitique.com/post239259.html#p239259]Le Sébaldopol[/url] du 13 octobre 2024.
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Message par Sébaldie »

[center]Taux de chômage 2024
Le centre du pays ravagé par le cancer du chômage
        • [justify]Le chômage, qui atteint officiellement 5.42 % de la population active sébalde, est très inégalement réparti : alors que le Novacan rayonne par son quasi-plein emploi, les provinces de Gelnoberg et de Centran – plus particulièrement ces deux là – peuvent atteindre des taux de chômage supérieurs à 10 %.[/justify]
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/731631TauxChomage.png[/img][/center]
        • [justify]Un « croissant infertile » du chômage. Les zones où le chômage est à 5.50 % et donc, à la moyenne nationale, sont teintées de rouge. L’ensemble, particulièrement compact, forme un croissant qui va des sols abîmés du sud du Kalternan puis effectue un crochet vers le cœur du pays, à la frontière entre le Centran et le Gelnan, avant de partir un peu plus vers le sud, au nord du Feldan avant d’atterrir dans les banlieues populaires et urbanisées du Stranan.

          La Sébaldie a tiré sa croissance par ses échanges avec le monde extérieur. De manière corolaire, on remarque que les municipalités ravagées par le chômage sont généralement assez éloignées des pays voisins, la palme étant attribuée au Gelnan. La province ne semble pas profiter de son voisin varlovien et pour cause, malgré de nombreuses tentatives, l’ouverture des frontières reste vaine, en raison d’un pouvoir varlovien autoritaire. Les municipalités frontalières sont cependant moins touchées que les autres.

          Ces villes ont également en commun d’être des anciens fleurons de l’ex-économie planifiée de la Sébaldie, lorsqu’elle fut sous le joug communiste jusqu’à la fin des années 1960. Gelnoberg, par exemple, est une capitale de province peu active, essentiellement une ville dortoir. À la chute de la dictature, les promoteurs immobiliers en faisaient une ville stratégique, à mi-chemin entre les mastodontes Nova-Lenbruck, capitale financière du pays, et Bytce, ville où se sont bâties de grandes fortunes. Il n’en fut rien : Gelnoberg resta une ville de transit, que l’on regarde avec indifférence à travers la vitre du train qui va de l’un à l’autre point.

          Le Centran a, quant à lui, une position beaucoup plus stratégique : toutes les marchandises Nord-Sud, Est-Ouest transitent par cette province, et plus particulièrement Senheim. Aux mains des nationalistes depuis de nombreuses années, le Centran a fait du slogan « Les Centranais d’abord ! » sa politique phare. Cette politique a permis au nord de la province de se développer substantiellement mais cela, au détriment du sud-Kalternan. Les municipalités au sud de Kalterval se voient refuser des accords attractifs, au seul motif qu’elles ne situent pas dans la province centranaise. Cette politique a également un effet pervers : trop peu diplômés, les Centranais ne répondent pas à l’offre croissante de postes qualifiés. Les ingénieurs extra-centranais préfèrent généralement les provinces de Detvan, de Novacan, de Prican et de Stranan. Senheim connaît aujourd’hui un taux de chômage qui flirte avec les 6.50 %.[/justify]
[center][spoiler="Annexe"][img]http://img11.hostingpics.net/pics/935361TauxChmage.png[/img][/spoiler]
Carte du « croissant infertile »[/center]
        • Le « rectangle de la fortune » : Bytce-NovaLenbruck-Triansa-Stranaberg. La Sébaldie trouve ses principales forces vives aux extrémités de son territoire. Avec un taux de chômage inférieur à 4 %, Bytce, Nova-Lenbruck, Triansa et Stranaberg dynamisent le pays, quitte à ce que cela se fasse au détriment du centre du pays.

          Nova-Lenbruck, capitale financière du pays. La capitale du Novacan, accessoirement la capitale juive de Sébaldie, a une réputation quasi-séculaire. Depuis l’annexion de la province à la Sébaldie à la fin du XIXe siècle, Nova-Lenbruck a permis le financement de nombreuses entreprises, la constitution de nombreux empires et, surtout, elle a contribué à la reconstruction et la modernisation du pays au sortir de la dictature. Aujourd’hui province dont le niveau de vie est le plus élevé, le Novacan réclame son autonomie, ce que lui refuse le pouvoir central qui craint de perdre un pied de ses fondations qui, il est vrai, seraient beaucoup plus instables avec trois pieds au lieu de quatre…

          Bytce a su profiter de sa richesse naturelle, celle du bois, pour bâtir le premier empire économique du pays, l’entreprise sylvicole Holztrevo, qui est encore aujourd’hui l’un des principaux employeurs de la province detvanaise. Les « success stories » se sont succédé : après Holztrevo, vint le tour de Texalde, le géant textile sébalde. Son ouverture sur le pays et le monde a permis de faire profiter la très excentrée province du Zanskan, au nord-est de la Sébaldie. La force de cette province réside dans la pluralité de ses catégories socioprofessionnelles, de l’ouvrier à l’ingénieur.

          Stranaberg est le pôle administratif du pays, les Stranabourgeois et plus largement les Strananais ont su profiter des nombreux postes de la fonction publique qui leur ont été ouverts, notamment dans les ministères. Mais Stranaberg est également réputé pour son port, l’un des plus importants de Jeekim. Eloignée de cette manne professionnelle, la zone périurbaine reste, elle, notablement touchée par le chômage.

          Triansa est la ville idéale pour les saisonniers, qui rêvent de pouvoir travailler les pieds dans le sable chaud l’été. Des quatre grandes villes, elle reste tout de même celle qui souffre le plus de chômage, en raison de l’irrégularité de son activité, fortement liée au tourisme. L’hiver est à ce titre beaucoup moins généreux en termes d’offres. Son port, à vocation régionale, ne permet pas de rivaliser avec celui de la capitale. Mais, outre le tourisme, son cadre en fait un lieu privilégié pour les ingénieurs et l’industrie du divertissement.
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Message par Sébaldie »

[center]Affiliation religieuse en 2024
La pratique religieuse, une géographie excentrée[/center]
        • [justify]Etat multiconfessionnel, la Sébaldie recense des fidèles des trois religions monothéistes : christianisme, judaïsme et islam, essentiellement en raison des influences extérieures. Cependant, près d’un Sébalde sur deux se revendique athée ou agnostique. Cette pluralité des religions et des non-religions dresse un portrait du pays très hétérogène.

          Une carte de la non-religion ? La superposition des trois cartes tend à montrer que le centre est gagné par un vide spirituel, qui se prolonge vers l’est, au Prican et au Stranan. Cette particularité est dû à l’histoire même du Jeekim : les populations de l’Ouest-Jeekim furent persécutés en raison de leur affiliation religieuse (judaïsme) ou de leur non-affiliation religieuse. Juifs et athées s’exilèrent ensemble de leur pays d’origine. Après que l’actuel Novacan (la région la plus occidentale, non rattachée à la Sébaldie jusqu’au XIXe siècle) ait déclaré son indépendance, athées et agnostiques furent chassés des terres sionistes pour rejoindre la Sébaldie. Les plus radicaux continuèrent à prendre la direction vers l’Est, afin d’atteindre l’île de Centralia, l’Etat le plus athée de Jeekim.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/238622Christianisme.png[/img][/center]
        • [justify]Christianisme, première religion de Sébaldie. Plus d’un tiers des Sébaldes se déclare chrétien, avec des nuances parfois notables. Le catholicisme s’est en effet particulièrement développé dans le sud du pays et plus particulièrement dans le Feldan. Historiquement, les agriculteurs sébaldes priaient les saints catholiques pour s’assurer de leurs bonnes récoltes. La province a gardé de cette piété de nombreuses fêtes populaires, liées au monde agricole et ce, malgré le fait que le catholicisme ait reculé ici, comme partout ailleurs. Le catholicisme est également le plus représenté au Jovan, à l’exception de la cote, largement déchristianisée et transformée en lieu de faste touristique et de plaisir, loin de la méditation et la dévotion nécessaires à la pratique. On retrouve également une petite communauté catholique le long de la frontière nord-est de la Sébaldie.

          Les protestants investissent surtout le Nord du pays, dont Bytce, haut-lieu du protestantisme sébalde mais la capitale Stranaberg est elle-même à majorité protestante. Ce dernier fait a d’ailleurs infléchi de nombreuses décisions politiques, qui ont souvent tourné le dos au Saint-Siège et a occasionné des relations plutôt tendues avec les Etats membres de la feu Sainte-Alliance.

          La présence du christianisme orthodoxe en Sébaldie est quant à elle le fruit de sa slavisation entreprise au cours de son histoire, avant son indépendance. Assez peu répandue, l’orthodoxie dépasse à peine les frontières de la province gelnanaise mais reste solidement ancrée par la ferveur de ses pratiquants. Cette province est d’ailleurs la plus tournée vers son voisin varlovien, lui-même Etat slave de culture orthodoxe. Autre fait intéressant : l’orthodoxie est la seule religion non judaïque représentée notablement dans le Novacan. Elle bénéficie en effet d’une plus grande tolérance que les autres confessions du fait de son historicité.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/575627Judaisme.png[/img][/center]
        • [justify]Le judaïsme, indissociable au Novacan. 10 % de la population sébalde est juive, dont la grande majorité habite le Novacan. Cette province, annexée à la fin du XIXe siècle par la République Sébalde pour la protéger de l’antisémitisme galopant en contrepartie de gages financiers, est également la plus hostile à l’intégrité du territoire sébalde. Plus d’un tiers des juifs sébaldes souhaiterait le rétablissement d’un Etat juif, existant avant l’annexion. Religion communautaire en Sébaldie, elle ne peut être dissociée de son caractère politique. Elle est d’ailleurs la seule religion à être pratiquée à plus de 70 %, voire à plus de 90 %, dans certaines municipalités. Elle est par conséquent la religion la moins étendue sur le territoire sébalde.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/870968Islam.png[/img][/center]
        • [justify]L’islam, fruit de l’immigration. L’islam s’est implanté en Sébaldie par l’immigration massive d’ouvriers agricoles et turcophones originaires d’Ombrërie, qui ont répondu à l’appel lancé par les grands exploitants du Feldan, au début du XXe siècle. Mal lotis et effectuant des travaux difficiles, les musulmans ont longtemps représenté une main-d’œuvre idéale pour les exploitants. L’instauration d’un Code du travail améliora leurs conditions mais ils restent encore aujourd’hui surreprésentés dans les métiers risqués et éprouvants. Pour accéder à une meilleure situation, ils n’hésitaient pas à se convertir au catholicisme. Néanmoins, on assiste de plus à plus à des cas de conversion à l’islam de Sébaldes autochtones, soit en raison des mariages mixtes, soit par convictions personnelles, soit les deux. Cette situation s’observe plus particulièrement dans les municipalités les plus au sud du pays, ainsi qu’au Gelnan où l’immigration musulmane est plus récente. Les conversions concernent essentiellement des hommes de 30 à 35 ans.[/justify]
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Message par Sébaldie »

[center]Financement des cultes en 2024
Une loi qui sur-finance le culte juif et sous-finance le culte musulman[/center]
        • [justify]Adoptée en 2023, la loi [url=http://www.simpolitique.com/post230325.html#p230325]MSCS1-2023[/url] alloue désormais, sur le budget de la Culture de l’Etat sébalde, une subvention annuelle aux courants religieux, officiellement enregistrés, sur la base des impôts sur le revenu de la population imposable, qu’elle soit active ou retraitée (sur la base des pensions de retraites dans ce dernier cas). L’argent est ensuite reversé, au prorata de plusieurs paramètres, aux conseils publics représentatifs de ces cultes.[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/695133Structuredmographique2024.png[/img][/center]
        • [justify]Des cultes financés par les contribuables. L’impôt religieux consiste en une taxe, à taux fixe pour tous les contribuables indépendamment de leurs revenus, qu’ils proviennent du travail (salaires, indemnités…) ou du capital (dividendes, loyers perçus le cas échéant…). Il concerne donc tant les personnes professionnellement actives que les personnes vivant sur leurs rentes. Sur leur déclaration d’impôts, les contribuables cochent l’un des cultes officiellement reconnus par l’Etat sébalde. Ils peuvent également mentionner un culte non cité, qui ne sera officiellement pris en compte que si suffisamment de fidèles lui sont affiliés. Ils mentionnent également l’affiliation religieuse des autres personnes rattachées au foyer fiscal (enfants, personnes handicapées…) ne pouvant remplir eux-mêmes la déclaration, afin d’établir le recensement.

          L’attribution du financement procède d’un calcul assez complexe, en deux temps. Dans un premier temps, le financement du culte des contribuables-fidèles est attribué proportionnellement à la somme perçue par l’administration fiscale de l’ensemble desdits contribuables-fidèles, et non pas proportionnellement à l’effectif de ces fidèles. Cette nuance permet de favoriser les fidèles à hauts revenus, pour éviter qu’ils ne financent le culte d’une autre communauté. Dans un second temps, afin de faire bénéficier les subventions à l’ensemble des cultes, y compris ceux dont les fidèles ont un revenu moyen moins élevé, l’impôt récolté des contribuables sans affiliation religieuse est redistribué à tous les cultes, au prorata de l’effectif des fidèles. La subvention finalement accordée aux différents correspond ainsi à la contribution des fidèles à leur propre culte et celle des non-fidèles à l’ensemble des cultes. Voir exemple avec le tableau ci-dessous.[/justify]

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/905773Financementcultes.png[/img][/center]
        • [justify]Lecture : « sur 100 $ de subventions aux cultes, 55.20 $ sont reversés au culte chrétien (dont 17.94 $ à l’Eglise catholique romaine de Sébaldie, 20.13 $ à l’Eglise réformée de Sébaldie, 12.37 $ à la Communication des Eglises orthodoxes de Sébaldie principalement), 20.42 $ au culte juif, 3.90 $ au culte musulman et 2.76 $ aux autres cultes reconnus. »

          Lecture de calcul : « les contribuables juifs ont versé un impôt équivalent à 17 % de la contribution totale au budget du financement des cultes auxquels s’ajoutent la contribution des non-affiliés (représentant 38 % des contribuables) à une religion au prorata de l’effectif, c’est-à-dire 9 % de 38. Ainsi : le culte juif sera subventionné à hauteur de 17 % + ((9/100)*38) % = 17 % + 3.42 % = 20.42 % de la subvention totale. »




          Le judaïsme surfinancé. Les juifs, qui représentent 9 % de la population totale sébalde, verront leur culte financé à hauteur de 20.42 %. En comparaison, les chrétiens – quatre fois plus nombre – ne verront leur culte financé que 2.7 fois plus. Le système, à moitié proportionnel, favorise grandement les croyants ayant un revenu significatif, et donc pouvant le plus contribuer au système de financement. La communauté juive de Sébaldie est incontestable la plus riche du pays, la province du Novacan où ils se concentrent majoritairement est l’une des plus riches de Sébaldie.


          Les musulmans, mal lôtis. À l’inverse, les musulmans de Sébaldie sont, contrairement à certains pays du Barebjal, mal lotis. D’origine immigrée, ils sont venus en Sébaldie pour répondre à la demande de main-d’œuvre peu qualifiée dans certains secteurs, dont l’agriculture majoritairement mais également l’industrie et le BTP. Une situation confortée par la vague d’immigration récente, souvent de condition modeste. De fait, les contribuables musulmans imposables apportent, disproportionnellement à leur effectif, une contribution moins importante à la subvention. Avec 3.90 % de la subvention qui leur sont accordés, ils sont les perdants de ce système de financement. Mais avant que la loi ne soit adoptée, aucun culte n’était financé par l’Etat : la situation des musulmans sébaldes n’a donc pas reculé.


          Faire contribuer les agnostiques et athées. Depuis son adoption, la loi suscite les foudres des athées, agnostiques et tous les contribuables ayant déclaré ne pas avoir d’affiliation religieuse. Ils pointent un « problème d’éthique » dans cette loi. Les défenseurs du système arguent qu’ils ne sont pas plus imposés qu’autrefois : seule la redistribution du budget de la Culture a été modifiée, pas son montant (et donc pas les prélèvements fiscaux).


          La part belle aux sectes. Pour qu’une « religion » soit reconnue, elle doit notamment remplir une condition simple : celle du nombre de fidèles. L’Etat se garde bien de communiquer l’effectif à atteindre pour voir son culte reconnu, afin d’éviter toute opération de prosélytisme par les fidèles concernés. Ainsi, « l’Eglise de Satan » bénéficiera de 0.20 % de la subvention totale annuelle pour ses quelques 4 000 fidèles, qui à eux seuls ont tout de même apporté une contribution de 0.19 %, ce qui tend à démontrer que les fidèles de cette « église » ont des revenus conséquents. Les évangéliques (Eglises Pentecôtistes) qui ne se reconnaissaient pas dans l’Eglise réformée de Sébaldie ont également profité du système, tout comme les mormons et les Témoins de Jéhovah. La Tariqa soufie indépendante, dont la pratique religieuse attire les foudres des musulmans orthodoxes (y compris des soufis eux-mêmes ne se reconnaissaient pas dans elle mais ou dans le sunnisme, ou dans le chiisme), est prise à son propre piège : ayant fait vœu de pauvreté, elle ne peut donc pas financer correctement son propre culte et doit quémander l’aide des non-affiliés.[/justify]
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Message par Sébaldie »

[center]Carte administrative de la Sébaldie
Un pays divisé en 10 provinces et 280 municipalités[/center]
        • [justify]Les provinces sont des entités importantes en Sébaldie. Si elles n’ont pas le caractère d’Etats fédérés, elles bénéficient de larges pouvoirs et de capacités d’initiative qui rendent opaque la frontière entre l’Etat central et décentralisé. Chacune d’entre elles entend faire valoir sa singularité et son identité.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/176328SebaldieCarteadministrative.png[/img][/center]
        • [justify]DIX PROVINCES… DEPUIS 1900. La Sébaldie est aujourd’hui divisée en dix provinces. Il n’en a pas toujours été ainsi depuis l’indépendance du pays, en 1815. La province du Novacan, dont le nom signifie étymologiquement « la nouvelle (province) » en langue sébalde, n’a rejoint le reste de la Sébaldie qu’en 1900. Province à majorité juive, le Novacan fut donc le nom donné à l’Etat indépendant de Lenbruck qui, pour se protéger des éventuelles hostilités antisémites, fortes à l’époque au Jeekim, des autres Etats, a décidé de rejoindre la République Sébalde. Cette dernière n’en attendait pas moins puisque l’Etat du Lenbruck était économiquement plus développé que la majorité des pays jeekimois. Depuis, plus d’un siècle après, le même Lenbruck devenu Novacan, ou tout du moins une partie de sa population, plaide en faveur d’une sécession du reste de la Sébaldie. Le nom « Lenbruck » est resté pour désigner la capitale provinciale du Novacan : Nova-Lenbruck, le « Nouveau Lenbruck ».

          PROVINCES UNIES GRÂCE À UN SUFFIXE… Cela n’aura échappé à aucun élève de géographie ou un étranger intéressé par la culture sébalde. Les dix provinces sont reconnaissables par un suffixe commun en « -an ». Le nom de chacune d’elles illustre une caractéristique historique, culturelle, géographique de l’intéressée.
          • Centran : « la (province) centrale ». Nom purement administratif, la province souffre également d’un manque d’identité et est celle qui se rattache le plus à l’idée d’une « identité nationale sébalde ».
          • Detvan : « le delta ». Le Detvan est la province qui ressemble le plus à un de ces triangles dessinés sur le drapeau national ou bien à la lettre grecque delta., ancêtre de la lettre D dont elle épouse la forme.
          • Feldan : « le champ ». Ce nom évoque l’activité principale de la province, l’agriculture. Le Feldan a toujours vécu sur l’exploitation de ses terres, de ses champs (« feld » en sébalde).
          • Gelnan : « la (province) dorée. Un nom qui fera bien des déçus : il n’y a pas d’or (« geln » en sébalde, avec peut-être une racine commune avec le néerlandais « geld » [argent]) dans cette province, ni sur le sol sébalde. Mais la province a longtemps profité de l’exploitation des mines, aujourd’hui pour la plupart fermées.
          • Jovan : « la (province de la) joie ». Il fait bon vivre dans la province de Jovan. Aujourd’hui à vocation touristique, la province a souvent été peinte, écrite, chantée… Elle inspire la joie… et accueille de nos jours de nombreuses filles de joie.
          • Kalternan : « la province du Mont Kaltern ». « Kalter » est la racine commune d’un certain nombre de lieux de la province : la capitale Kalterval, la province Kalternan, la rivière Kalter, le Mont Kalter. Ce dernier est le sommet de la Sébaldie, comme en témoigne simplement l’étymologie (« kalter », « le sommet » en sébalde).
          • Novacan : « la (nouvelle) province ». Déjà évoquée, la province de Novacan est la plus récente, elle reprend les frontières de l’Etat indépendant de Lenbruck qui a fusionné avec le reste de la Sébaldie.
          • Prican : « la province du Pric ». Le Pric est un petit affluent du fleuve Merud, anecdotique d’un point de vue géographique mais qui alimente de nombreuses légendes. Son eau est réputée purificatrice par des croyances autochtones. Le nom pourrait d’ailleurs se référer à « pricsen » (« prier » en sébalde). C’est la seule province dont l’étymologie n’est pas certaine.
          • Stranan : « la (province de la) côte ». « Strana » signifie « côte » en sébalde… et « côté » en tchèque. Lorsque l’on arrive en bateau en Sébaldie, les côtes strananaises sont les premières que l’on aperçoit et c’est la raison pour laquelle les marins du monde entier, laaglandais notamment, ont fait de Stranaberg (« la ville de la côte ») un comptoir stratégique.
          • Zanskan : « la province de Zansk. Teodor Zansk fut un personnage important de l’indépendance de la Sébaldie. Originaire du nord-ouest du pays, il a logiquement donné son nom à cette rpovince.
          … MAIS UNE UNITE QUI PEUT SE MONTRER FRAGILE. Le drapeau sébalde, qui réaffirme les origines néerlandophones et laaglandaises du pays, consacre également les dix provinces, chacune étant représenté par un triangle (les 6 noirs, les 3 jaunes et le « grand triangle » formé par l’union de ces 9 « petits »). Le néerlandais tente difficilement de nos de retrouver sa suprématie, compromise par plus de 500 ans d’histoire, d’immigration et de brassages culturels. À l’échelle régionale, l’allemand (parlé au nord du pays), le tchèque (au sud) et le yiddish (dans le Novacan) sont parlés par un nombre significatif de locuteurs. Outre toutes ces langues la langue sébalde, artificiellement construite par les indépendantistes au XVIIIe siècle, a souhaité unifier linguistiquement le pays. Son utilité, défendue par les nationalistes et identitaires, est aujourd’hui remise en cause. L’unité du pays est donc fragile et chacun y va de son idée pour renforcer ce sentiment. Cette même unité semble être davantage le fait d’un projet politique commun : celui de résister ensemble à la soumission impériale et celui de tous jouir de libertés civiles, politiques et économiques grandes. Tout en accordant à chaque province une autonomie satisfaisante. C’est la raison pour laquelle la Sébaldie est resté un Etat unitaire et n’est pas devenu fédéral.

          DECENTRALISATION ET DESENCLAVEMENT À TOUT PRIX. Stranaberg est une capitale très excentrée, à tel point qu’elle détient le record de la municipalité la plus orientale de Sébaldie. Compte tenu de la relative récence de l’indépendance de la Sébaldie dans l’histoire de l’humanité – acquise en 1815 – Stranaberg n’a jamais été avant cette date conçue comme une « ville-capitale » d’une seule et même nation mais plutôt comme une capitale régionale de l’empire auquel elle était sujette. La Sébaldie n’a donc jamais eu, historiquement parlant, les yeux rivés sur Stranaberg mais sur le reste de l’Empire. C’est la raison pour laquelle l’ensemble des dix provinces ont au moins une ouverture maritime et/ou terrestre sur l’étranger. Une province enclavée était inconcevable et économiquement inefficace. Pour des raisons historiques, culturelles mais aussi administratives, il était donc impossible de gérer le reste de la Sébaldie depuis la capitale. Très tôt, la Sébaldie a donc mené une politique de décentralisation, qui a pris corps avec l’instauration des conseils provinciaux. Le développement régional est un sujet récurrent du débat public sébalde.[/justify]
Sébaldie

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[center]Carte physique de la Sébaldie[/center]
        • [justify]Article en construction[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/201570Carterelief.png[/img][/center]
        • [justify][/justify]
Sébaldie

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[center]Agriculture en Sébaldie
L’agriculture intensive gagne du terrain mais les régions de cultures renommées résistent.

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        • L’agriculture est une activité importante dans l’économie sébalde et un sujet récurrent du débat public. Si la Sébaldie a aujourd’hui une renommée internationale dans certains produits (matières textiles, bois et vins notamment), elle doit garder son savoir-faire, tout en répondant aux besoins d’une population qui consomme de plus en plus.
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[img]http://img15.hostingpics.net/pics/178032Carteagriculture.png[/img][/center]
        • [justify]Le Feldan, province maître agricole de Sébaldie La province méridionale sébalde est depuis très longtemps liée à l’activité agricole. En effet, le secteur agricole reste le premier pourvoyeur d’emplois, avec une main-d’œuvre largement composée d’ouvriers immigrés, qualifiés ou non. C’est également dans le Feldan, grâce à un sol riche en minéraux et un ensoleillement plus important qu’ailleurs, que sont produits les meilleurs vins, dans l’extrême-sud du pays, dans la périphérie de Kavas, au sud de Polcefeld : coteaux-feldanais, blanquette de Kavas et muscat-de-Pricalk figurent dans les caves de tous les amateurs de vin. Cela dit, le Feldan ne constitue pas le grenier de la Sébaldie. La recherche de qualité prévaut depuis longtemps sur la logique de productivité maximale. L’agriculture intensive est par conséquent assez peu développée. Egalement réputé, le coton de Sébaldie provient de l’ouest de la province feldanaise et constitue la matière de choix des industries textiles de luxe. L’élevage n’est pas en reste mais est en pleine mutation : compte tenu de la proportion de plus en plus forte d’immigrés musulmans dans la main-d’œuvre agricole, l’élevage porcin a reculé, au profit de l’élevage de volailles.

          Le bois, ressource protégée mais de plus en plus convoitée. Autre produit phare national, le bois provient très majoritairement des denses forêts du nord-ouest du pays, dans tout le Zanskan et la moitié du Detvan. L’activité sylvicole fait actuellement l’objet d’une politique de développement durable, ce qui a conduit à une envolée des prix. Tout comme l’agriculture feldanaise, la sylviculture zanskanaise et detvanaise doit répondre à des exigences de qualité de plus en plus strictes pour continuer à se vendre à l’international. La population locale est très préoccupée par les dangers de la déforestation car c’est un autre pan de l’économie qui viendrait à s’écrouler : celui du tourisme, qui jouit de cet or vert. Dans une bien moindre mesure, les provinces de Feldan et de Jovan produisent également du bois, moins soumis aux exigences citées.

          Les rares plateaux et montagnes, pris d’assaut par l’élevage. La Sébaldie est globalement un plat pays. Cette configuration permet à l’agriculture intensive de s’étendre d’est en ouest, du Stranan au Novacan. Lorsque l’on évoque le centre du pays, on a en image les immenses champs de blé. La nocivité des épandages est d’ailleurs devenue un sujet de santé publique très sérieux… un champ de bataille pour les écologistes et tous ceux qui plaident pour le retour à une agriculture plus traditionnelle. À l’opposé, les plateaux du Massif Gelnanais ne sont pas seulement connus pour leurs mines de sel mais aussi pour leurs nombreux cheptels ovins, bovins et équins. L’agriculture a permis à la province de résister à la baisse d’activité minière, qui représente une manne économique importante. La province réellement montagneuse de Sébaldie, le Kalternan, est connue pour ses produits laitiers. La transhumance y est encore pratiquée, même si l’économie de tourisme et de loisirs la rend plus difficile. Au-delà d’une certaine altitude, à l’extrême-nord du pays et du Kalternan, l’activité est en revanche négligeable.

          Régions peu fertiles et urbanisation : la Sébaldie du vide agricole. Les zones de densité de population forte correspondent peu ou prou aux espaces où l’activité agricole est négligeable, voire inexistante. Cette « Sébaldie du vide agricole » s’étend de la région stranabourgeoise au sud du Kalternan, en passant par Merdustein et Senheim. Cette absence d’activité agricole s’explique différemment selon la région. L’urbanisation joue un rôle prédominant : avec la pression démographique, les champs ont laissé leur place aux habitations. Dans les années 1970, le maire de Stranaberg disait à propos de sa politique d’étalement urbain : « Si on pouvait faire pousser des champs à la verticale, comme on construit des immeubles, cela aurait été plus facile ! ». Stranaberg fut touchée, puis la banlieue, puis la zone périurbaine… Le phénomène a été le même pour Senheim mais là-bas, les champs ont cédé leur place à des usines et manufactures. Plus récemment, le Novacan connaît lui aussi un recul de sa production agricole à cause de l’étalement urbain. Des immeubles poussent des terres très fertiles, comme en atteste l’urbanisation du nord de Merudstein, afin de répondre à la demande de Sébaldes souhaitant se rapprocher des métropoles. Enfin, certaines terres sont peu propices à l’activité agricole, comme les terres accidentées du sud du Kalternan ou les terres pauvres en minéraux du Nord-Centran.[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]Âge médian en Sébaldie
Une Sébaldie vieillissante fortement disparate mais en progression démographique

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        • 44 ans. C’est en 2029 l’âge médian calculé sur l’ensemble de la population sébalde. Autrement dit, il y a autant de Sébaldes de plus de 44 ans que de Sébaldes de moins de 44 ans. Si cette statistique, qui fait de la Sébaldie l’un des pays les plus âgés au monde, n’est a priori guère réjouissante, elle cache en réalité de progrès médicaux significatifs et un retour à la croissance démographique.
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[img]http://img11.hostingpics.net/pics/915262Agemedian.png[/img][/center]
        • [justify]20 millions de Sébaldes. La Sébaldie a une population incroyablement stable depuis une quinzaine d’années. En 2017, la Sébaldie comptait 21.2 millions d’habitants. En 2029, elle en compte 21.3 millions (étrangers compris). Entre-temps, la politique malthusienne des gouvernements nationalistes (2016-2023) a provoqué une baisse significative des naissances et des expatriations. Aujourd’hui, les rapports sont relativement inversés : si les Sébaldes partis dans les années 2010 ne sont généralement pas revenus au pays, l’Etat a fait appel à une immigration massive pour combler ce déficit démographique. Ces conditions ont causé un phénomène de vieillissement de la population inexorable. L’âge médian était encore de 36.2 ans en 2017, il est aujourd’hui de 44.0 ans. Dans l’imaginaire collectif des Sébaldes, avoir un enfant reste un fardeau et sans l’arrivée de communautés étrangères dans le pays, qui ont relativement rajeuni la population sébalde, le vieillissement serait encore bien plus observable. Rien ne semble arrêter le processus, les jeunes Sébaldes refusent d’enfanter et procèdent parfois à des stérilisations volontaires (ligature de trompes, vasectomie…) pour éviter tout accident, une solution préférable à l’avortement diront certains.

          Des jeunes globalement attirés par les villes, mais pas systématiquement. À la lecture de la carte, on voit que les dix principales métropoles sont généralement jeunes, l’une d’entre elles (Gelnoberg, province de Gelnan, frontalière de la Varlovie) affichant même un âge médian inférieur à 38 ans. Le Gelnan est restée une province relativement conservatrice, avec un poids du christianisme orthodoxe encore prégnant dans certaines municipalités. De plus, les communautés musulmanes venues s’y installer – et faisant de cette province la deuxième la plus islamisée de Sébaldie derrière le Feldan – affichent un taux de fécondité plutôt élevé. La capitale, Stranaberg, municipalité la plus orientale du pays, est elle aussi globalement jeune mais les prix de l’immobilier sont si élevés qu’elles poussent les jeunes à investir les communes limitrophes. On serait tenté de croire que les jeunes habitent les zones les plus pourvues en emplois mais si on transpose la [url=http://img4.hostingpics.net/pics/731631TauxChomage.png]carte du taux de chômage par municipalité[/url] sur celle de l’âge médian, on peut difficilement établir ce lien. Les jeunes n’investissent que certaines zones dynamiques, comme Bytce ainsi que Polcefeld et son sud mais aussi les zones les plus déshéritées, comme la frontière entre le Gelnan et le Centran. C’est que les jeunes n’ont pas tous le même profil sociologique : si la région de Bytce attire jeunes ingénieurs et entrepreneurs de start-up ambitieux tandis que le sud du Feldan regorge de jeunes ouvriers agricoles souvent issus de l’immigration (historiquement musulmane, et plus récemment fiémançaise), la frontière gelnano-centranaise a un « surplus de jeunes » qu’elle ne parvient pas à occuper, souvent sous-diplômés, en difficulté financière et ne pouvant déménager vers une autre région. Les prix des loyers, encore, dissuadent les jeunes à venir s’installer dans les municipalités qui, pourtant, sont les plus branchées du pays comme Stranaberg ou Triansa. Station balnéaire incontournable du pays, ville de fête et de débauche, Triansa est la plus contrastée de Sébaldie : la proportion d’individus très âgés (de plus de 80 ans) est bien plus forte qu’ailleurs, souvent de grandes fortunes qui ont pu ménager leur santé, ce qui tend à augmenter l’âge médian alors que les jeunes sont nombreux.

          Les Seniors recherchent le calme et/ou le soleil. Les Seniors sont globalement beaucoup plus éclatés dans le pays que ne le sont les jeunes, ce qui traduit là encore l’hétérogénéité de la catégorie. Entre les riches vieux propriétaires attirés par le faste de la côte triansaise ; les retraités qui aspirent au calme des zones pavillonnaires cossues et boisées du Zanskan ; les anciens paysans des montagnes kalternanaises et les Seniors modestes du sud-Prican et du nord-Feldan, les différences sont notables. Assez logiquement, on retrouve des individus du quatrième âge (80 ans et plus) dans les quartiers les plus bourgeois du pays puisqu’ils ont suffisamment pu se ménager la santé pour arriver à ce stade, grâce à des conditions de travail moins éprouvantes que les autres (quand ils ne sont pas tout simplement dispensés de travailler) et une excellente (car onéreuse) assurance santé. Les zones les plus jeunes de Sébaldie sont également celles où l’espérance de vie est la moins élevée, telles que les zones industrielles ouest-centranaises et est-gelnanaises. De plus, on observe un effet d’héliotropisme : après une vie de labeur dans la tristesse des paysages de Senheim ou de Gelnoberg, les Seniors ont pris leur retraite sous les palmiers de Triansa ou les oliviers du sud du Feldan. Ceux qui ne supportent pas la chaleur se sont réfugiés au nord-ouest de Sébaldie, dans la province de Zanskan, pluvieuse mais boisée et coquette.

          Le Zanskan, région la plus âgée de Sébaldie. Située tout au nord-ouest du pays, la province de Zanskan est aussi de loin la plus âgée de Sébaldie. Réputée très calme, la province abrite aussi la municipalité la moins bruyante, [url=http://www.simpolitique.com/post255089.html#p255089]Beatriswald[/url], où un arrêté en vigueur depuis 1996 interdit toute source de bruit supérieure à 40 décibels, c’est-à-dire le son produit par un lave-vaisselle en marche. Pourtant, et c’est très paradoxal, la province accueille chaque année dans son chef-lieu Nerwald, le plus grand rassemblement de heavy metal au monde, le Metal Orchestra Festival (couramment appelé « le MOF »). Durant trois jours, la province la plus calme produit le maximum de bruit, le festival fait d’ailleurs l’objet d’une opposition de longue date des citadins, malgré les retombées économiques énormes. Le Zanskan n’a pas fini d’être une province de paradoxes car elle abrite deux municipalités opposées, la plus jeune et la plus âgée de Sébaldie. Avec un âge médian de 30.6 ans, Linawald est, en plus d’être la municipalité la plus petite au niveau de la superficie, la plus jeune. Et pour cause, c’est là que se trouve le plus important centre de formation militaire sébalde. Les soldats, pour la plupart âgés entre 16 et 28 ans, représentent à peu près la moitié de la population de Linawald dont ils sont considérés comme des citoyens. Le maire est lui-même un ancien militaire. Linawald n’est donc pas à proprement parler une ville jeune, elle ne détient ce record que grâce à un biais statistique. À quelques dizaines de kilomètres de là, Eichewald est la ville de retraités par excellence… et c’est d’ailleurs de cette municipalité qu’a été officiellement lancée [url=http://www.simpolitique.com/post272768.html#p272768]l’initiative populaire N°8 / « Croquons enfin la vie à pleines dents : perfectionnons les prothèses dentaires. »[/url]…[/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

[center]Carte des municipalités sébaldes[/center]
        • [justify]Article en construction[/justify]
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/726713ProvincesMtropolesVilleschiffres.png[/img]
En rouge : capitales de province
En vert : autres villes importantes[/center]
        • [justify]
        • Stranan
          • 1. Stranaberg (Capitale de la Sébaldie)
          • 2.
          • 3.
          • 4.
          • 5.
          • 6.
          • 7.
          • 8.
          • 9.
          • 10. Merstranaüd
          • 11.
          • 12.
          • 13.
          • 14.
          • 15.
          • 16.
          • 17. Zwartaarden ([url=http://www.simpolitique.com/post275616.html#p275616]RP 1[/url])
          • 18.
          • 19.
        • Jovan
          • 20. Triansa
          • 21.
          • 22.
          • 23.
          • 24.
          • 25.
          • 26.
          • 27.
          • 28.
          • 29.
          • 30.
          • 31. Turzaberg
          • 32.
          • 33.
          • 34.
          • 35.
          • 36.
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          • 38.
          • 39.
          • 40.
        • Prican
          • 41. Merudstein
          • 42.
          • 43.
          • 44.
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          • 47.
          • 48.
          • 49.
          • 50. Mirield ([url=http://www.simpolitique.com/post251964.html#p251964]RP 1[/url])
          • 51.
          • 52.
          • 53.
          • 54.
          • 55.
          • 56. Neumbach
          • 57.
          • 58.
          • 59.
          • 60.
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          • 70.
          • 71.
          • 72. Prican-Lowald
          • 73.
          • 74.
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          • 78.
          • 79.
        • Feldan
          • 80. Polcefeld
          • 81.
          • 82.
          • 83.
          • 84.
          • 85. Ružička ([url=http://www.simpolitique.com/post256200.html#p256200]Mention 1[/url])
          • 86. Kavas ([url=http://www.simpolitique.com/post268288.html#p268288]RP 1[/url])
          • 87.
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          • 94.
          • 95. Hovolas
          • 96.
          • 97.
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          • 99.
          • 100.
          • 101.
          • 102.
          • 103.
          • 104. Feldan-Lowald
          • 105.
          • 106.
          • 107.
        • Centran
          • 108. Senheim
          • 109.
          • 110.
          • 111.
          • 112.
          • 113.
          • 114.
          • 115.
          • 116.
          • 117.
          • 118.
          • 119.
          • 120.
          • 121.
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          • 123.
          • 124.
          • 125.
          • 126. Ulhen
          • 127.
          • 128.
          • 129.
          • 130.
          • 131.
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          • 134.
          • 135.
          • 136.
          • 137.
          • 138. Hoval
          • 139.
          • 140.
          • 141.
          • 142. Merudheim
          • 143.
          • 144.
          • 145.
          • 146.
          • 147.
          • 148.
          • 149.
        • Kalternan
          • 150. Kalterval
          • 150.
          • 151.
          • 152.
          • 153.
          • 154.
          • 155.
          • 156.
          • 157.
          • 158.
          • 159.
          • 160.
          • 161. Schollstadt
          • 162.
          • 163.
        • Detvan
          • 164. Bytce
          • 165.
          • 166.
          • 167.
          • 168.
          • 169.
          • 170.
          • 171.
          • 172.
          • 173.
          • 174.
          • 175. Stravavni
          • 176.
          • 177.
          • 178.
          • 179.
          • 180.
          • 181.
          • 182.
          • 183.
          • 184.
          • 185.
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          • 190.
          • 191.
          • 192.
          • 193.
          • 194.
          • 195.
        • Zanskan
          • 196. Nerwald
          • 196.
          • 197.
          • 198.
          • 199.
          • 200.
          • 201. Eichewald ([url=http://www.simpolitique.com/post277584.html#p277584]Mention 1[/url])
          • 202.
          • 203. Beatriswald ([url=http://www.simpolitique.com/post255089.html#p255089]RP 1[/url] / ([url=http://www.simpolitique.com/post277987.html#p277987]RP 2[/url])
          • 204. Linawald
          • 205.
          • 206.
          • 207.
          • 208.
          • 209
        • Gelnan
          • 210. Gelnoberg
          • 211. Ambrosius ([url=http://www.simpolitique.com/post280931.html#p280931]Mention 1[/url])
          • 212.
          • 213.
          • 214.
          • 215.
          • 216.
          • 217.
          • 218.
          • 219.
          • 220.
          • 221.
          • 222.
          • 223.
          • 224.
          • 225.
          • 226.
          • 227. Dracberg ([url=http://www.simpolitique.com/post283942.html#p283942]RP 1[/url])
          • 228.
          • 229.
          • 230.
          • 231.
          • 232.
          • 233.
          • 234. Beruzel
          • 235.
          • 236.
          • 237.
          • 238.
          • 239.
          • 240.
          • 241.
          • 242.
          • 243.
          • 244.
          • 245.
          • 246.
        • Novacan
          • 247. Nova-Lenbruck
          • 248.
          • 249.
          • 250.
          • 251.
          • 252.
          • 253.
          • 254.
          • 255.
          • 256.
          • 257.
          • 258.
          • 259.
          • 260.
          • 261.
          • 262.
          • 263.
          • 264.
          • 265.
          • 266.
          • 267.
          • 268. Leonsbach
          • 269.
          • 270.
          • 271.
          • 272.
          • 273.
          • 274.
          • 275.
          • 276.
          • 277.
          • 278.
          • 279.
          • 280. Frontendorf
          • 281.
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