RP PARTICIPATIF | Vie des immigrés en Sébaldie

Sébaldie

Message par Sébaldie »

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IMMIGRATION EN SEBALDIE
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La Sébaldie s'ouvre à l'immigration depuis l'accession au pouvoir des libéraux, en 2023.
L'objectif premier reste de compenser le recul démographique causé par la politique
néomalthusienne du précédent gouvernement nationaliste (2014-2023).

Il s'agit d'en faire un RP participatif car les immigrés en question, ce sont les citoyens de votre pays.
Pour ce faire, si cela n'est pas déjà fait, [url=http://www.simpolitique.com/topic10549.html]inscrivez vos ressortissants ![/url]
Étudiants, réfugiés politiques, immigration économique... Qu'ils soient de passage ou non, vos ressortissants
pourront bénéficier de lois avantageuses (entière liberté, revenu minimum à partir du sixième mois par exemple)
et pourront même déposer une demande de naturalisation à l'issue d'un séjour de douze mois minimum.

La Sébaldie est un pays de liberté(s) et de démocratie vivante.
vos citoyens peuvent vivre leur foi, convertir, vivre sur les revenus sociaux,
changer de sexe, épouser un conjoint de même sexe, critiquer leur pays, critiquer la Sébaldie, faire du lobbying,
avorter, se faire euthanasier, se faire soigner, se lancer en politique, dans les arts, dans l'entrepreneuriat.
Bref : ce qui n'est pas explicitement interdit est autorisé.
En contrepartie, le Parlement a [url=http://www.simpolitique.com/post226586.html#226586]adopté une loi[/url] qui
permet la publication des opinions de vos citoyens par les autorités... mais ils peuvent facilement la détourner !

Ce topic permet de faire interagir vos personnages et découvrir les réactions des locaux.
« Vous décidez de comment vos citoyens se comportent dans le pays, je décide de la manière dont ils sont traités par les locaux. »
Si vous avez envie de faire ressortir une caractéristique de vos citoyens, de relater leur vie au quotidien, de leur comportement, n'hésitez pas.
Répondez à ce topic par un message de la forme et du fond que vous souhaitez.

De mon côté, je posterai de manière irrégulière (en fonction de l'activité des topics) des messages qui, eux, s'intéresseront
à la réaction des Sébaldes mais aussi des autres immigrés vis-à-vis des autres.
Vos ressortissants ne seront pas forcément au goût de tous !

Vous pouvez créer des personnages particuliers : par exemple, si vous voulez qu'une star de la musique cartonne en Sébaldie,
trouvez-lui un nom, une photo, une biographie...
… et de mon côté, je vous répondrai quel retentissement il a auprès du public sébalde. Pareil pour une personnalité politique ou économique.


Mes ressortissant ont-ils le droit d'avoir des intentions malveillantes à l'égard de la Sébaldie ?
La diplomatie ne s'arrête pas aux conflits mondiaux : c'est aussi le rapport qu'un Etat a avec ses immigrés.
Les incidents diplomatiques font pleinement partie du jeu.
La Sébaldie accepte généralement les demandes d'asile politique,
ce qui peut créer des tensions des Etats concernés contre elle.
Les immigrés ne viennent pas toujours avec de bonnes intentions :
ils peuvent venir pour vivre des revenus sociaux ou jouer le rôle de missionnaires chrétiens ou de recruteurs djihadistes
(et si les autorités sébaldes le savent, elles peuvent l'inscrire dans leur dossier),
rien qui ne soit juridiquement condamnable.

En revanche, si votre objectif est d'envoyer vos citoyens pour qu'ils commettent un attentat en Sébaldie, ils le peuvent.
Mais c'est au risque évident d'un gel des délivrances de visas ou de passeports, et de reconduites à la frontières de vos ressortissants innocents.[/center]
mischmetal2

Message par mischmetal2 »

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Lettre de Aneliese Stoeenbeck à son frère Oduin

17 Janvier 2024


Salut frangin!

J'espère que ta charge de travail ne t'empeche pas de lire cette lettre intégralement car j'ai tant de choses à te raconter!

Me voila installée depuis peu dans un joli petit studio de Stranaberg, depuis près d'une dizaine de jours.
Mes études à la faculté d'ingénierie civile de la ville sont très prenantes mais je garde toujours un peu de temps pour moi. Mon nécessaire à fumer que tu m'a offert pour mon Entrée en citoyenneté est toujours près de moi.....et oui je fais bien gaffe à éviter de fumer le dross (HRP: Résidus d'opium riches en morphique et très toxique)!
Mais par chance , ta toufiane en produit pas beaucoup! Pas comme celle de mon pote Séraphin....Tu sais que le mec qui me dévorait des yeux à la Cérémonie de remise du diplôme secondaire. Le pauvre, il s'est envoyé une vingtaine de pipes de dross.....Il a mal fini le pauvre. Je pense souvent à lui....

Enfin tout se passe bien ici les gens sont sympas. Bon il y a bien certains de mes camarades autochtones qui piquent des fardsquand je leur parle de nos Cafdens....
Et oui il y a certains anciens des Jeunes Démétériens qui poussent un peu trop loin le fanatisme parce que leur grand frère est mort dans les émeutes du putsch de Krasnykoi....J'ai aussi une dévergondée qui dit qu'elle descent de Greengrass lui même...c'est quand même pas une raison pour venir à poil en amphi et exposer tout le matériel ! Sans doute était t-elle légèrement mais alors très légerment défoncée!

Moi personnellement je suis clean et rangée. Conformément aux Consignes de ton copain Kurt, je ne cherche pas à initier les idigènes aux bontés de la Nature, qu'elles soient physiques ou stupéfiantes....J'évite juste ostensiblement les Ménoviens et autres corporatistes, de même que certains culs-terreux du fin fond de la campagne sébalde...

Outre ces spécimens, j'avoue etre fort bien intégrée: C'était pas facile pour certains de passer outre le cliché "hippie irresponsable"qui pèse sur les Cérésiens mais avec les gens de l'Amicale Cérésienne de Stranaberg, on fait un beau boulot! La preuve, j'ai été chargée de la com' du premier concours étudiant consacré aux thébaiques. Me reste plus qu'a trouver un beau portrait ou une belle photo de Valérianne Traumespinne.....D'ailleurs en parlant de portraits, ceux de la Céréséide et de Liseron Hagenbach qu'on vent à l'Amicale partent super bien....mais je cherche pas a savoir ce qu'ils en font les Seb', ça les regarde!


Embrasse la famille et les guideurs .

Que la Nature te protège

Ta Lili
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Wellington

Message par Wellington »

Michael Welde

"- Mesdames et messieurs veuillez attacher vos ceintures et rabattre vos tablettes nous allons nous poser dans quelques minutes à l'aéroport international de Stranaberg..."

<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/00/Qantas_flight_attendant.jpg/440px-Qantas_flight_attendant.jpg[/img]</center>

Le gros porteur d'Air Océania se pose tranquillement sur la piste principale de l'Aéroport International sébalde et est tracté jusqu'à une passerelle. Des passagers impatients commencent déjà à se lever à côté de moi tandis que je range tranquillement mes affaires dans mon sac à dos posé à mes genoux. Le vol a été long mais sans encombres et j'en ai profité pour faire connaissance avec mon nouveau pays d'adoption, la Sébaldie. Je prends mes lunettes de soleil, qui traînaient sur ma droite, et je jette un coup d'oeil à l'extérieur, par l'hublot. Un aéroport comme les autres avec ses avions, ses camions, ses pistes, ses terminaux.

Enfin notre appareil s'immobilise et la souriante hôtesse de l'air ouvre la porte. Le signal "seat belt" disparaît à son tour et l'appareil se vide rapidement. Heureusement les panneaux sont traduits - certes en petit - en anglais et je réussi à passer le contrôle des passeports puis à récupérer mes bagages, deux grosses valises, que je traîne péniblement jusqu'au terminal "INTERNATIONALS ARRIVALS". Comme prévu une petite dame m'attend avec un panneau "OceanTour - Triansa". Nous sommes un petit groupe d'une dizaine d'océaniens avec la même ville de destinations.

Nous sortons pour aller prendre le bus qui nous y emmènera et immédiatement le froid me prend au cou. On est presque à la même latitude que l'Océania mais ici nous sommes en plein hiver et la sensation est brutale. Heureusement nous sommes déjà au bus. Qui est chauffé. Sainte mère de Dieu !
Sébaldie

Message par Sébaldie »

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Janvier 2024
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        • HRP : Le premier bulletin d’information – qui ne constituait pas en un RP à proprement parler – et qui relatait l’arrivée des premières immigrés se trouve [url=http://www.simpolitique.com/post230982.html#230982]ici[/url].

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13 février 2024
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        • Les Cérésiens feront-ils baisser les loyers des copropriétés qu’ils occupent ?
          Cette drôle de question trouve son sens lorsque l’on demande aux voisins des immigrés cérésiens, venus en masse s’installer dans les beaux quartiers de la capitale Stranaberg. « Ils puent ! » s’exclame une voisine, visiblement excédée par la compagnie des Cérésiens. « Leur appartement dégage une odeur nauséabonde, qui colle à la peau de ses occupants. Depuis qu’ils se sont installés, mon chien a des nausées… il a vomi à trois reprises. En plus, ils sont malpolis, ils ne me disent jamais bonjour… le matin, c’est à peine s’ils me voient, ils déambulent dans les escaliers les yeux à moitié fermés. »

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/814659671.jpg[/img][/center]

          Les Cérésiens semblent hermétiques au monde qui les entoure, au pays qui les a accueillis. Est-ce dû à leur esprit chauvin, à leur consommation de substances illicites… ou les deux ? Du fait de leurs incivilités, les policiers sont déjà intervenus à plusieurs reprises, pour réquisitionner notamment lesdites substances. Si la plupart des interventions se sont soldées cordialement, avec un simple rappel à la loi, on compte déjà néanmoins 7 gardes à vue de Cérésiens. La police, sollicitée par les voisins (souvent aisés) et les syndics (qui craignent une baisse de la valeur locative), s’est fixée comme priorité de surveiller plus attentivement les Cérésiens pour en chasser les drogues. Il sera plus difficile pour les Cérésiens de s’adonner à leurs petites consommations !

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          Les jeunes Océaniens font renaître les associations catholiques.
          Le catholicisme est un culte en perte de vitesse en Sébaldie, qui lui a toujours préféré l’orthodoxie ou même le protestantisme. Les fidèles, pour la plupart âgés, ont vu d’un très bon œil d’arrivée des jeunes et beaux Océaniens. Depuis leur arrivée, des associations étudiantes catholiques, jusqu’ici éteintes, ont vu de nouveau le jour. L’une d’entre elles a d’ailleurs organisé, pour cet été, un pèlerinage au Thorval. Le plus difficile reste encore de trouver des jeunes partants pour une telle expérience. Triansa est la capitale sébalde du vice : casinos, sex-shops, prostitution et drogues rythment le quotidien des habitants… et des autorités.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/338714132.jpg[/img][/center]

          Plus largement, l’Eglise catholique sébalde voit dans les Océaniens, comme dans les jeunes catholiques étrangers venus s’installer en Sébaldie, l’espoir d’une meilleure santé financière et le remède d’une crise de vocation ! En effet, depuis l’adoption de la [url=http://simpolitique.com/post230325.html#230325]loi MSCS1-2023[/url], les cultes sont financés par l’Etat, au prorata du nombre de fidèles imposables. Les étudiants océaniens, de condition modeste, sont ainsi beaucoup plus facilement accueillis dans les foyers chrétiens que les autres… non sans créer des jalousies. Par ailleurs, dans l’optique de redonner la foi aux Sébaldes, l’Eglise propose aux jeunes Océaniens d’entrer au séminaire, pour remplacer les nombreux prêtres retraités ou même décédés. La mission ne sera pas aisée : beaucoup d’Océaniens ne pensent pas faire de vieux os en Sébaldie.

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          Citoyens du Kirep et du Khaldidan fuient leur pays.
          Le même objectif motive les immigrés du Kirep et ceux du Khaldidan : la fuite de la dictature, communiste pour la première, théocratique pour la deuxième. Néanmoins, si les premiers entendent briser tout lien de près ou de loin avec l’idéologie communiste, les seconds restent pieux, attachés au catholicisme. Leurs destinations divergent également : les Kirépiens s’installent dans les provinces méridionales, Feldan et Jovan tandis que les immigrés du Khaldidan préfèrent rester sur la métropole stranabourgeoise.

          Peu nombreux mais très riches, les immigrés kirépiens ont pris d’assaut les belles villas de la cote sébalde ou les maisons de maître champêtres du Feldan. L’avantage de ces demeures est qu’elles n’ont pas de voisinage direct… pratique quand on soupçonne son voisin d’être un agent de la Surigimi ! Néanmoins, l’élite kirépienne risque de s’ennuyer dans la province de Feldan, agricole et peu dotée en infrastructures culturelles. Cette nouvelle intelligentsia pourrait-elle justement contribuer à élever le niveau d’études des Feldanais ?

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          Les immigrés du Khaldidan sont un peu moins aisés mais tout aussi assoiffés de démocratie. Ces catholiques remplissent tous les dimanches les églises strananaises, désertées par les Sébaldes de cette province. Ils acceptent volontiers de payer l’impôt sur le financement des cultes… et s’étonnent d’ailleurs qu’un tel impôt vienne juste d’être adopté. « Comment les églises étaient financées auparavant ? » s’interroge un fidèle, choqué par le contraste entre une Khaldidan théocratique et une Sébaldie déchristianisée. « Je ne peux me confesser qu'une fois par semaine ! Le prêtre n'est là que le mardi. »

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          Les Fiémançais prennent le boulot des ouvriers agricoles musulmans…
          Les exploitants agricoles sont ravis de l'immigration en provenance de Fiémance. Dans la région la plus agricole de Sébaldie, la toute puissante Confédération feldanaise des ouvriers agricoles, alliée au Front islamique, avait réussi à faire abandonner l'usage de lisier de porc pour les opérations d'épandage. Les ouvriers agricoles, essentiellement musulmans – immigrés d'Ombërie – avaient su faire plier les riches propriétaires terriens à leurs exigences. Les épaules larges des Fiémançais catholiques ont finalement eu raison de ces revendications communautaires.

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          « Nous pourrons préparer la prochaine saison avec plus d'efficacité, moins de coûts et moins de jérémiades » se réjouit Jonáš Doležal, par ailleurs conseiller provincial du Groupe de défense des intérêts des intérêts des propriétaires terriens. La Confédération feldanaise des ouvriers agricoles a déjà annoncé son intention de traduire les employeurs incriminés aux prud'hommes pour discrimination.

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          Les Agounisimiens s'installent dans les usines, sans prosélytisme.
          La situation est plus calme dans les provinces de Gelnan et de Centran, avec l'arrivée des Agounisimiens dans les usines de sidérurgie et de BTP. Ces immigrés venant d'un des rares pays à majorité musulmane qui n'a pas de religion d'Etat ont su globalement s'intégrer dans leur nouvel environnement et ce, quand bien même le Centran est une province acquise aux nationalistes et identitaires. Leur immigration n'est heureusement que passagère, auquel cas les relations auraient été plus tendues, au moins dans ces provinces-là. En effet, seuls 10 à 20 % d'Agounisimiens ont manifesté leur intention d'être naturalisés.

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          Des Tel-Eribains embauchent des immigrés d'Hohensteinhart pour une bouchée de pain.
          Les Tel-Eribains ont fait part de leur intention de rester en Sébaldie à long terme puisque l'immense majorité d'entre eux souhaitent obtenir la nationalité, sésame qui n'a plus de valeur dans leur pays d'origine. A ce titre, la province de Feldan compte déjà quelques fondations d'entreprises depuis leur arrivée, pourtant récente.

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          Les immigrés d'Hohensteinhart ont en revanche beaucoup plus de mal à s'intégrer. De condition modeste, d'une santé fragile et manquant de qualification, ils ne parviennent pas à trouver un emploi dans cette province dont l'économie repose sur le secteur bancaire, les télécommunications ou l'ingénierie. Émus par leur sort, les immigrés tel-éribains, avec lesquels ils partagent la religion juive, les embauchent à tour de bras... ou plutôt les exploitent. La brigade d'un restaurant tel-éribain, qui a ouvert ses portes en janvier 2024, est ainsi composée pour moitié d'immigrés d'Hohensteinhart, embauchés en tant que simples commis ou chargés de l'entretien des locaux... des postes qui exigent un mutisme absolu.

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          Les Kaiyuanais, champions de l'apprentissage des langues et du savoir-vivre
          Les immigrés les plus appréciés par les Sébaldes restent les Kaiyuanais. Enregistrant les meilleurs scores aux cours de langues sébalde et néerlandaise, ils ont su parfaitement s'adapter à une culture, qui est pourtant très éloignée de la leur. Cette prouesse, largement reconnue voire admirée, va de pair avec un certain savoir-vivre et une grande ouverture d'esprit, qui en feraient oublier la condition modeste dans lesquels ils se trouvent. Les Kaiyuanais sont notamment très appréciés par les employeurs de centrales d'achat, de services après ventes, de téléconseillers et tout autre poste ouvert vers la mondialisation.

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hugo salinovitch

Message par hugo salinovitch »

<center>Lettre d'un ouvrier agounisimien à sa femme</center>

[quote]Ma chère Faroudja,

Tout d'abord, j'espère que tu te portes bien, ainsi que nos enfants.

La vie ici est dure, et le pays me manque. Je travaille dans une usine où nous produisons différents objets en métal : rails, poutrelles, bobines de fil. Ce travail est dangereux, il fait chaud, et n'est pas si bien payé quand on regarde le danger. Je comprends mieux pourquoi se sont des étrangers comme nous qui le faisons.

Dieu merci, j'ai trouvé ici beaucoup de compatriotes, en plus de ton cousin Rabah. Nous nous retrouvons souvent au café tenu par un agounisimen, Moh d'Arav n'Ait el Hocine. Cela fait des années qu'il vit ici. Il a laissé sa femme et ses enfants au pays et a pris ici une sebalde. Même si elle est gentille, cela n'est pas bien. Rassures-toi, je ne vous ferai jamais çà.

Les gens ici ne sont pas comme nous. Ils sont froids, je crois qu'ils n'aiment pas beaucoup les étrangers. Cela n'est rien, nous restons entre nous, nous respectons leurs lois, comme nous l'avait demandé l'office agounisimien des migrations, nous restons calmes. L'important c'est le travail, de pouvoir ramasser de l'argent avant de rentrer au pays.

En parlant de çà, je ne rentrerai pas cette année. Il faut faire des économies pour me permettre de lancer mon entreprise dès que je rentrerai définitivement. En parlant de rentrer, je me suis disputé avec ton cousin Rabah. L'exil lui a monté à la tête, il ne cesse de me parler de prendre la nationalité sebalde. Je lui ai dis qu'il n'avait pas le droit d'abandonner notre pays, nos traditions, notre honneur, et surtout ses parents. Il m'a dit qu'il était jeune, qu'il voulait renaître ici et se marier avec une sebalde ! Il est fou, ils ne l'accepteront jamais sauf s'il change de nom et de religion. Mais il aura toujours sa tête basanée ! Je te préviens, je lui ai dis que s'il prenait leur nationalité, je ne lui parlerai plus jamais ! Parles-en à ton oncle, qu'il lui fasse changer d'avis. Il écoutera son père ou alors c'est que cela est trop tard !

Comment vont mes parents ? Et ma sœur, elle a eu son enfant ? J'espère que c'est un fils ! J'ai lu dans le journal qu'il y avait eu un attentat en Andaral et qu'Aseldoune avait ordonné aux armées de surveiller nos frontières. J'espère que cela s'arrangera, notre pays n'a pas besoin d'une guerre !

Comment vas-tu toi ? Je sais que la vie seule avec nos deux fils ne doit pas être tous les jours faciles, mais je fais çà pour nous, et pour eux, pour leurs avenirs. Ne crois pas que je m'amuse ici. L'exil est la sœur de la mort, je vérifie notre vieux proverbe tous les jours ici. Je rêve de vous, de nos montagnes. Je rêve de manger tes plats, de rentrer au foyer. Bientôt inch'allah !

J'espère que nos fils ne profitent pas de mon absence pour devenir durs ! Tu dois les corriger si cela arrive. Ne les laisse pas faire ! Et ils ont intérêt de bien se comporter à l'école et au village. Que l'on ne dise pas de moi que je vous ai abandonné et que mes enfants sont devenus des sauvages ! Je compte sur toi !

A très bientôt.

Ferhat.
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Sébaldie

Message par Sébaldie »

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9 avril 2024
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        • Les femmes sébaldes parviennent à dominer les hommes musulmans d’Agounisimen
          Nul n’est prophète en son pays. Au premier abord, cette citation biblique aurait même pu concerner les jeunes hommes musulmans d’Agounisimen venus travailler en Sébaldie. Là où ils n’auraient été que des travailleurs lambdas dans leur pays, ils sont recherchés activement par les employeurs du BTP en Sébaldie. Main d’œuvre non qualifiée mais docile, cette chair à canon du Barebjal est idéale pour les travaux difficiles : Ferhat, ouvrier de la province de Gelnan, a récemment été hospitalisé au service des grands brûlés de Gelnoberg après un malheureux accident, qui a failli lui coûter son bras. Plus de peur que de mal : il écope d’une immobilisation de son bras de quelques semaines. Si ses frais d’hospitalisation ont été couverts au titre d’accident du travail, il devrait se contenter de faibles d’indemnités d’arrêt de travail durant les prochaines semaines et ne pourra guère compter sur la solidarité des Gelnanais qui scandent « Priorité aux Sébaldes ! ». La directrice des ressources humaines de son usine est formelle : le manque de concentration et les imprudences d’un ouvrier étranger ne pourront pas être imputés à l’entreprise une deuxième fois.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/417079Article1Agounisimen.png[/img][/center]

          Coincée dans un bureau avec air conditionné, la DRH a beau ne strictement rien connaître à la difficulté du métier de métallurgiste, elle entend affirmer sa domination sur ces hommes, qui plus est musulmans. Peu habitués à en faire une question de principes religieux, ces ouvriers agounisimiens – peu prosélytes – acceptent généralement cette hiérarchie inverse à celle de leur pays. Cette domination va même plus loin : les Agounisimiens qui s’entichent des femmes sébaldes se voient souvent contraindre à abandonner leur religion pour vivre en couple. Au Gelnan, les femmes sébaldes refusent strictement de porter le voile islamique et de s’occupe des tâches ménagères. Elles sont professionnellement actives et ont un autre avantage sur leur conjoint musulman : elles bénéficient d’une nationalité, qu’ils entendent pour 15 % d’entre eux, obtenir. Ils savent que la meilleure manière de l’obtenir, c’est par le mariage. Rabah, gérant d’un café de la banlieue gelnobourgeoise, a ainsi dû renoncer à l’islam pour se fiancer avec sa petite amie. Les imams de la province se disent inquiets par cette apostasie et appellent leurs frères à réaffirmer la place masculine dans le couple.

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          Parler comme une vache… valacide
          « Lâche l’artisanat, ce n’est pas pour toi ! ». Un patron sébalde, restaurateur sur la côte jovanaise, est furieux : l’un de ses employés valacides a servi un œuf pour le dessert de la table 15 au lieu d’une crème glacée. Mal avec l’aise avec la langue néerlandaise de son employeur, Juan a confondu le mot « ei » (« œuf » en néerlandais) avec « ijs » (« glace », « crème glacée »). Une erreur fatale, qui a bien failli lui faire perdre son emploi.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/167309Article2Valacida.png[/img][/center]

          Comme de nombreux de ses compatriotes, Juan excellait plutôt dans la chanson. Le patron faisait régulièrement appel à lui dès qu’il s’agissait de chanter pour des mariages, des anniversaires ou des enterrements de vie de jeunes filles. La cliente qui attendait sa crème glacée a littéralement fondu lorsqu’elle s’est vue proposer, en attendant la préparation de son dessert, une chanson en valacide. « Leur accent est irrésistible ! » confie-t-elle. Pourtant, les paroles de sa chanson ne sont guère gaies : elles évoquent la vie de ce jeune protestant, persécuté par le régime de son pays. À défaut de briller en cuisine, une carrière d’artiste s’ouvre-t-elle à lui ?

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          Paranoïaques et médisants, les Adélaïdiens accusent à tort leurs voisins étrangers.
          Très peu nombreux – une petite centaine – mais aisés, des immigrés adélaïdiens ont investi les beaux quartiers de Stranaberg, notamment le Vieux-Stranaberg. Malgré le terrible tremblement de terre de Taraua, leurs chevilles sont encore gonflées. Bien qu’ils sachent, après plusieurs semaines ici, dire « bonjour » en sébalde, ils se refusent de se plier aux us et coutumes locales. Pires : ils dédaignent leurs voisins sébaldes et plus encore étranges hors sébaldes. Les immigrés, ce ne sont plus eux, ce sont leurs voisins. Les commissariats ont notamment reçu de nombreux appels d’Adélaïdiens soupçonnant à tort leurs voisins de les espionner, voire même de tenter de les voler.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/749166Article3Adelades.png[/img][/center]

          Pour accorder du crédit à leur propos, ils exhibent leur faible capital – 2000 à 3000 $ - prétextant que le reste leur a été volé, alors qu’il s’agit d’un choix délibéré de leur part d’émigrer avec si un faible capital. Si les citoyens sébaldes sont rapidement innocentés, les Adélaïdiens parviennent à placer ces « yunkies » de Khaldidanais et de Cérésiens en garde à vue. Si les chefs d’accusation tombent rapidement à l’eau, les mauvais procès des Adélaïdiens ont néanmoins permis, malgré eux, de retrouver plusieurs barrettes de cannabis, voire de sachets de cocaïne appartenant à des Cérésiens, dont la consommation est illégale en Sébaldie.

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          Les Tchoconaliens retrouvent des relations apaisées avec les Agounisimiens et concentrent leurs critiques sur la législation xénophobe de la Sébaldie.
          Les Tchoconaliens de Sébaldie sont aussi peu prosélytes que leurs homologues et voisins d'Agounisimen, à plus forte raison s'ils ont quitté leur pays pour fuir le régime islamo-conservateur en place. Néanmoins plus diplômés et mieux instruits que leurs voisins, les Tchoconaliens ne sont pas condamnés à travailler dans le BTP, ou tout du moins pas au bas de la hiérarchie. Les plus croyants d'entre eux tentent d'établir une communauté musulmane en Gelnan qui devient, peu à peu, la deuxième province musulmane de Sébaldie après le Feldan. Les relations entre la Tchoconalie et l'Agounisimen sont plutôt tendues et loin de toutes ces querelles diplomatiques et policitiennes, les ressortissants des deux pays espèrent trouver en Sébaldie un terrain d'entente. Ibrahim, immigré tchoconalien témoigne : « Il n'y a plus de frontières nationales ici, nous nous considérons comme des frères musulmans, rien d'autre. ».

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/626084Article4Tchoconalie.png[/img][/center]

          Les plus libéraux préfèrent le Centran, cette province contrôlée par les nationalo-identitaires. Malgré leur peau basanée, ils parviennent à montrer patte blanche en réclamant leur athéisme auprès de la population locale. Les Tchoconaliens les mieux accueillis sont d'ailleurs ceux qui fréquentent les lieux gay du Centran. En effet, on ne peut trouver meilleure forme d'insoumission à Allah qu'en fréquentant ce type d'établissements haram. Les Tchoconaliens homosexuels parviennent à percer dans les milieux du secrétariat, tout comme leurs compatriotes féminines. Cependant, les métiers de la fonction publique leur sont pour l'instant exclus. En effet, seuls les titulaires de la nationalité sébalde peuvent prétendre devenir fonctionnaires. Un collectif, notamment chapeauté par les immigrés et soutenu par la gauche, se met en place pour dénoncer cette situation et exiger une réforme du statut de fonctionnaire.

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          L'Association des Populations Esmarkiennes en Sébaldie veut souder une diaspora éclatée
          Plus que n'importe quelle autre association de ressortissants étrangers, l'APE a une fonction importante. En effet, la diaspora esmarkienne, déjà assez faible sur le territoire sébalde – environ 1 200 immigrés – est en plus éclatée sur le territoire. Feldan, Centran, Zanskan... les Esmarkiens sont présentés de manière discontinue du point le plus au nord du pays à celui le plus au sud. Grosso modo, là où il y a une forêt sébalde, il y a des Esmarkiens. Les sylviculteurs, en effet, s'offrent les services de ce peuple du Vicaskaran, souvent – il faut bien le dire – pour une « bouchée de pin ».

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/466079Article5Esmark.png[/img][/center]

          Fort heureusement, les travailleurs du bois ne constituent pas les seuls actifs de la communauté esmarkienne. C'est au Zanskan qu'ils sont les mieux accueillis : ces catholiques s'associent bien pour la plupart à la population locale. Qui plus est, l'Esmark est une autre nation du heavy metal... et le Zanskan accueille chaque année le plus grand festival de metal du monde, le Metal Orchestra Festival. Cela dit, ces immigrés latins, plus exubérants déplaisent aux populations âgées et retraitées, vivant de plus en plus dans cette province la plupart du temps calme. Plusieurs foyers ont ainsi déposé plainte contre leurs voisins esmarkiennes pour nuisances sonores. L'accueil est beaucoup plus froid au Centran et au Feldan. Les identitaires du Centran ont réitéré leur cri d'alerte qu'ils avaient poussé au moment d'accueillir les réfugiés kasoviens en 2020 : « La Sébaldie ne veut pas de ces gitans ! ». Le son de cloche est différent en Feldan mais tout aussi cinglant : les agriculteurs préfèrent embaucher les paysans fiémançais que les paysans esmarkiens. Conséquemment, les Esmarkiens les moins instruits demandent la clémence du gouvernement, et souhaitent obtenir un diplôme dans l'espoir de trouver un travail mieux qualifié. Ils en appellent également à la générosité de leurs compatriotes adhérents de l'APE pour financer ces études.
Hohensteinhart

Message par Hohensteinhart »

Lettre d'un homme à ses parents

La lettre est écrite par un juif d'Hohensteinhart venu se réfugier en Sébaldie lorsque le pays était sous la direction du gouvernement Fasciste.

Renald Heinz écrit à ses parents afin de donner des nouvelles et parler de son intégration à ce nouveau pays. Agé de 18 ans il avait quitté le pays pour ne pas continuer à vivre sous la peur constante d'être envoyé vers un des camps de redressement.


[quote]Père, Mère,

Je vous écris en ce jour afin de vous donnez quelques nouvelles.

Je sais que j'aurais due vous écrire plus tôt mais la vie ici m'a beaucoup occupée c'est dernier temps. Je suis bien loin du rêve que j'avais fait, vivre riche et heureux. Je suis certes heureux mais la richesse est bien loin de mettre tombée dessus. En ce moment je me lève aux aurores afin de pouvoir faire quelques petits boulots pour pouvoir payer mon propriétaire et vivre convenablement.

Mes petits boulots consiste à faire quelques ménages, nettoyer les rues et laver des pare-brises de voiture. Parfois j'ai la chance de m'occuper d'animaux des habitants de la région.

Ne t'inquiète pas mère je vis en bon juif et a été accueillis dans une bonne famille juive. Je leur verse un petit quelque chose pour les remercier mais également payer mes frais d'eau, de nourriture, de lessive et d’électricité. J'ai eu l'occasion de visiter quelques villes du pays et je peux dire que ce pays est magnifique. Je tente, comme grand nombre des notre, à m'investir dans ce pays et m'intégrer parfaitement. Je pense que la moindre des choses pour remercier ce pays de m'avoir accueillit de pouvoir m'investir et m'intégrer.

Je vais régulièrement à la Synagogue, lieu où je rencontre régulièrement des hommes venant de la mère patrie. Nous parlons du pays, de ce qu'il nous manque mais également de ce qu'il se passe. Nous suivons de prêt les élections et le procès. Par chance nous avons ici quelques journaux du pays afin de nous tenir informer.

Père je tenais à te dire que je souhaite intégrer à part entière ce pays en demandant la nationalité de mon pays d'accueil. Lorsque que je viendrais vous rendre visite je serais un autre homme. J'hésite à m'engager également dans la police du pays une fois la nationalité accordée mais pour le moment ce rêve reste éloigné mais bon au moins ici il est permis de rêver.

Je voulais vous demander si vous aviez des nouvelles de l'oncle Ramone. Je sais qu'il était partie dans un des camps d'Haunsludwig. J'espère qu'il a été libéré et qu'il va bien.

Dis également à Anna et Nicole que je les embrassent et que je pense bien à elles.

Je vous embrasse.

Renald[/quote]
Rumy

Message par Rumy »

<center>Lettre de Yueying Qian à ses parents</center>

[quote]Mère, Père,

Wu, les enfants et moi-même allons très bien depuis notre dernière lettre. Wu a réussit à décrocher un emploi de téléconseiller dans une firme fournisseuse d'accès à internet et commence à bien maîtriser le Néerlandais et le Sébalde. Il a toujours eut plus de facilité avec les langues que moi, mais je me débrouille assez bien avec le Néerlandais, en connaissant aussi quelques bases du sébalde. Dans quelques mois, nous serons certainement bien intégré linguistiquement, étant donné que mon travail dans ce café de Stanaberg me permet de m'améliorer et de peaufiner mon accent.

Concernant Hai et Mai, j'ai réussit à négocier un service de garde avec la voisine de l'appartement du dessus, Mme Denkel. C'est une vieille femme qui vit seule depuis une dizaine d'année, veuve, dont les enfants ne l'a visite qu'une fois par année. Nous l'invitons deux fois par semaine pour une tasse de thé. Boisson qu'elle ne connaissait pas avant notre arrivé. La société Sébalde est très différente de la nôtre concernant le sort des aînés. Ils vivent seules dans des appartements délaissé de leurs enfants, alors que chez nous ils vivent au sein de leurs enfants et de leurs petits-enfants. La garde de nos enfants pendant que nous sommes au travail lui permettra de sortir quelque peu de sa solitude. C'est un échange de service, puisque nous lui avons proposé de lui faire ses courses étant donné que l'immeuble ne dispose pas d'ascenseurs. Elle a tout de même 72 ans! Et puis, cela permettra à Hai et Mai d'apprendre le Néerlandais et de bien s'intégrer quand ils entreront à l'école primaire dans deux ans.

Quand nous aurons suffisamment d'argent, j'ai de bon espoirs d'ouvrir dans quelques années un salon de thé et de servir du thé provenant de votre ferme ou de celle d'oncle Ysu. Sinon, j'ai mis quelques billets dans l'enveloppe puisque je pense, père, que tu avais besoin d'acheter de nouveaux pneu pour la vieille camionnette. Wu vous fait ses salutations, ainsi que les enfants.

Je vous embrasse.

Yueying Qian[/quote]
mischmetal2

Message par mischmetal2 »

[quote] Rapport du Professeur Alexandre Diafoirus, Directeur de l'Institut Culturel Cérésien à Stranaberg

A: S.V Maureen Danveek, Pomonéen en charge de la culture

Public


Votre Verdeur,

J'ai l'honneur de vous soumettre le présent rapport, résumant les actions et évènements s'étant déroulé à l'Institut Culturel Cérésien de Stranaberg dont j'assure la direction.


Le moins que l'on puisse dire c'est que les Sébaldes, tout comme les étrangers vivant dans le pays sont en général forts curieux de notre culture.
Les expositions de pipes à opium et d'accessoires de fumerie interesse beaucoup nos 25 000 visiteurs annuels tant par leur beauté propre que par la fascination qu'ils inspirent....De nombreux lycéens et jeunes sont frustrés de se voir refuser l'accès aux sections des Horreurs de la Guerre et des Joies Vénusiennes (les premières du fait des images, photos et évocations sanglantes de la guerre contre l'ennemi corporatistes et l'autre du fait du caractère pornographique et érotique)
Nous attendons néamoins avec fièvre la visite de Liseron Hagenbach pour la promotion de son ouvrages de thébaiens.
Cette forme poétique intrigue beaucoup ici et l'Amicale Cérésienne de Stranaberg organise des concours de déclamation avec notre soutien.


Pourtant on assiste à une migration de près de 15% des migrants cérésiens à Triansa du fait de son statut de paradis sébalde de la drogue.
La population étant prise en infraction de la législation locale antidrogue est relativement faible mais elle est la cible favorite des Adélaidiens médisants.
Ces gens, gonflés d'importance et bouffis de supériorité, se sont livrés à des dénonciations de Cérésiens et a une campagne néfaste d'agitation publique. En voila une bonne manière pour eux de nous remercier de l'aide que nous leur avons envoyé suite au tremblement de terre!

Cela a parfois donné lieu a de petites algarades entre Cérésiens et Adélaidiens, algarades qui ont parfois mal tourné comme quand une bande d'Adélaidiens a violement molesté et jeté a terre une jeune cérésienne sous prétexte qu'elle était lesbienne.

Néamoins les Adélaidens ont rapidement été mis au ban et ignorés.

D'après un sondage, près de 85% des jeunes Cérésiens désirent malgré tout rentrer en Cérésie après leur séjour, trop attachés à la législation libérale de notre pays, les 15% restants désirant rester car il y ont recontré l'âme soeur ou ont trouvé un travail.

L'ouverture d'esprit des Sébaldes est fort appréciable et je ne saurai trop attirer votre attention sur le fait que l'Institut, avec ses conférences sur l'histoire et la culture cérésienne, expositions, concours de thébaiens, cours de cuisine naturelle voire initiations aux techniques de massage érotique, fait figure de tête de pont de l'influence cérésienne au Jeekim et que je suis tout à fait ravi d'en etre le directeur, capitaine àla barre dun navire extremement prometteur.


Je vous prie d'agréer, Votre Verdeur, l'expression de mes sentiments distingués

Professeur Alexandre Diafoirus, Directeur de l'Institut Culturel Cérésien à Stranaberg



[/quote]
Khubaib

Message par Khubaib »

<center>Histoire d'Ali Aboubaker, 32 ans.</center>

[quote]Histoire d'Ali Aboubaker - Bloc-notes

Voila. La porte s'est refermée à jamais sur tes yeux et ton pauvre sourire.

Quatre ans de mariage partis en fumée.

Nous n'avions vécu que 2 ans et quelques mois ensembles, le reste du temps ayant été grugé par les procédures d'immigration, mais cela m'avait paru une éternité.

En descendant les marches de l'immeuble le seul sentiment que j'éprouvais était un sentiment de liberté totale !

Enfin libre !

Libre de vivre comme je l'entendais. Libre de vivre selon mes valeurs et mes croyances ! Libre surtout de voir qui je voulais et quand je le voulais sans avoir à rendre des comptes.

J'avais rencontré Dana sur un Tchat de discussion. Nous avons discuté ensemble pendant près de un an. Je la trouvais vraiment formidable !

Sébalde elle avait divorcé d'un Kirepien, opposant du régime communiste, qui lui avait mené la vie dure. Du moins, c'est ce qu'elle me raconta lors de ces longues soirées passées à bavarder. Elle vivait avec 2 jeunes enfants que le père ne voyait qu'une fin de semaine sur deux.

La première fois que je vis sa photo je tombai sous le charme. Brunette, les yeux verts, le sourire étincelant, elle avait tout pour me plaire.

Ah ! Oui j'ai oublié de me présenter. Ali. Tchoconalien. 35 ans et... célibataire.

Je vivais en Tchoconalie, à Méhari dans la maison de mes parents. J’ai trois frères et trois sœurs. Mes trois sœurs étaient mariées et elles vivaient avec leurs maris dans différentes villes de la Tchoconalie, ce qui avait causé bien du chagrin à ma mère. Fort heureusement, mon frère Salim était marié et sa femme, Fatima, s’occupait de ma mère et l’aidait aux différentes tâches ménagères. Mais ma mère et elle ne s’entendait pas très bien et il y avait souvent des disputes à la maison.

Mon père était souvent absent. En fait, il ne rentrait la plupart du temps que pour donner son salaire à ma mère et dormir. Il ne supportait pas les disputes et préférait être à la Mosquée lorsque il ne travaillait pas.

Moi j’étais le plus jeune et le préféré de ma mère qui ne me refusait rien.

Mon frère Rachid, était policier. Il n’était pas encore marié et menait la grande vie. Ma mère avait bien tenté de le marier à plusieurs jeunes filles mais sans succès.

Un jour de janvier 2016 j’annonçai à ma mère que j’avais fais la connaissance d’une Sébalde très gentille et que je voulais l’inviter à nous rendre visite en Tchoconalie durant l’été.

Ma mère, Fatima ma belle-sœur, Salim et Rachid me demandèrent alors qu’elles étaient au juste mes intentions concernant cette femme. Je leur avouai alors que j’en avais marre de la Tchoconalie et que je voulais aller voir ailleurs.

Je n’avais que des petits boulots de misère et aucun avenir en Tchoconalie alors qu’en Sébaldie j’allais pouvoir gagner plein d’argent et pouvoir faire des études à l’Université ou encore ouvrir ma propre entreprise.

Fatima, Salim et Rachid se mirent aussitôt à faire des projets. Ils pourraient venir me voir en Sébaldie et peut-être qu’ils pourraient eux aussi s’y établir un jour !

Ma mère demanda à mon père de me raisonner mais rien n’y fit. Elle pleura. Cria. Resta enfermée dans sa chambre pendant des semaines mais je ne changeai pas d’avis.

Maintenant il me fallait voir ce que Dana allait penser de tout ça.

Nous discutions alors depuis près de un an et je savais qu’elle était follement amoureuse de moi. Elle m’avait même envoyé des photos « spéciales » que je gardais bien caché sur une disquette.

[SUITE] [/quote]
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