Petite histoire de la banque litzburgeoise
[img]http://img705.imageshack.us/img705/5182/caravellematthewofbrist.jpg[/img]
Il devait être 9h du matin, et déjà le soleil d'été chauffait le crâne dégarni des marins du duc de Malderen. Ce dernier dans sa cabine n'était pas rassuré. à 28 ans c'était la première fois qu'il quittait l'île et même son fief. Mais l'intendant avait était clair, si le duc ne se présentait pas rapidement dans ses comptoirs continentaux pour "négocier" les conditions commerciales, alors rapidement le duché devrait réduire son train de vie.
"Terre en vue ! Terre en vue !"
Matzhaeffen, le comptoir schlessois que son grand-père avait ouvert pour développer le commerce et enrichir le duché. La côté de sable était belle, et les environs accueillant, mais il n'était pas prévu de s'y attardait.
[quote]Monsieur le duc, c'est un grand plaisir de vous accueillir ici. Je suis Julian Vorweld, le fils d'Erich, l'ami de votre grand-père. C'est moi qui gère les affaires courantes du comptoir depuis la mort de mon père il y a 10 ans déjà.
Monsieur Vorweld, je vous remercie de votre accueil. Le voyage a été calme, je souhaiterai régler l'affaire rapidement, je n'apprécie guère m'éloigner trop longtemps du duché.
Les rumeurs de marins disent que la guerre menace, est-ce vrai?
La guerre ne menace pas, elle est là. Par chance elle reste encore lointaine. Une famille, les Braunschweig souhaite unifier l'île...
Je comprends, sachez que si votre grand-père avait décidé d'établir le comptoir sur ces côtes-ci, c'était aussi car il était certain que personne ne chercherait autant au nord de la côte continentale. Laissez-moi vous conduire en ma demeure, nous y discuterons des affaires.[/quote]
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Reprenant de ce vin blanc pétillant, le duc de Malderen, à moitié saoul demanda :
[quote]N'avez-vous jamais chercher à explorer les terres alentours ? Le territoire semble fertile et prospère
Il l'est, il l'est, ce territoire a toujours eu la chance d'être en bordure des influences. Déjà les Naepoliens avaient établis ici leurs limites et les germains du Nord aussi, les montagnes certainement.
Ah oui, ces grandes montagnes qu'on voit au loin. Vous y êtes déjà allé.
Oh non, vous savez je veille à votre affaire, et cela ne me laisse guère le temps de découvrir le territoire.
Roh mais je suis sûr qu'on pourrait y trouver de quoi commercer !
Vous savez, c'est l'affaire des marchands que de m'apporter ce qu'ils trouvent dans leurs périples à travers ce pays.
Vous avez raison, et puis restons discret sur ce qui se trouve ici, si d'autres l'apprenaient, ils enfonceraient vos portes et pillerait tout.
C'est pour ça que vos sous nous sont très utiles dans la protection du port. Grâce à cela, les marchands déposent leurs marchandises de valeurs ici, car ils les savent en sécurité.
Aaaahh après votre grand-père Erich le Changeur de Monnaie, Erich le Trésorier vous appelera-t-on un jour, pourvu que ça dure, Santé !
Pourvu que ça dure, Santé ![/quote]
RP internes
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YenSid
Petite histoire de la banque litzburgeoise
Duché de Malderen [est de l'actuel Schlessien], 1514
C'est la pleine lune, cela facilite beaucoup les choses aux habitants de Malderen. Tous les hommes ont reçu une missive dans la journée les intimant de se rendre au chateau du duc dès la nuit tombée. Pourquoi, ils ne le savaient pas, mais on craignait la guerre. Cette guerre qui venait de l'ouest de l'île et qui explosait partout où on souhaitait rester indépendant. Mais il ne s'agissait pas de cela. Devant eux, l'intendant du duché, entouré de quelques gardes.
[quote]- Messieurs, vous avez été convoqué ce soir pour effectuer quelques tâches nécessaires. Vous allez descendre dans les sous-bassements du chateau et en remonter le trésor du duc pour le mettre dans ces voitures dans un premier temps.
- Meuh Mon'sgneur c'est dou vol, c'est point bien d'faire d'la sorte.
- Taisez vous imbécile, c'est un ordre du duc !
- Pourquoi ? Il s'en va le duc? Il nous laisse face aux autres de l'ouest?
-Mais non, le duc restera ici, mais il craint que son trésor n'attire les armées plus rapidement ici qu'ailleurs.
- Ah d'cord. Alors c'est bien. On c'mence maint'nant?[/quote]
On fit alors une chaîne humaine et on monta des coffres scellés et lourds. On se mettait à plusieurs pour les soulever. Si ces derniers étaient en bois massif, nul doute que le poids était plutôt du aux miliers de pièces d'or et d'argent qu'ils contenaient. On n'en mettait pas plus de 4 par voiture, pas plus de 2 par charettes, les chevaux n'auraient pu tirer plus. On chargea aussi une armure dorée et travaillée finement, des tapisseries et quelques bourses pleines de pierres.
Les hommes étaient gardé de prêt, mais ils étaient suffisament fidels pour ne pas penser voler le duc. On continua ainsi jusqu'à minuit passé.
Le matin pointait à l'horizon, plein est. Plus qu'une dernière coline et on verrait la mer refléter les premiers éclats du jour. Osthaffen, petit port de pêche, telle était la direction du convoi en provenance de Malderen. On y embarquera bientôt toutes ces caisses, destination: le continent. Sur le quai se trouvaientt déjà les trésors des deux cousins par alliance du duc de Malderen, les ducs de Kronenberg et de Steburg qu'il avait convaincu de sauvegarder dans les caves d'un comptoir ouvert par son grand-père. Le gourverneur de ce comptoir était un homme de parole et fidèle aux Malderen. Habitué à envoyer des marchandises depuis le continent, il allait désormais devoir y en accueillir. Son rôle, protéger ces trésor, et cela commencera par en cacher l'exsitence à quiconque.
Duché de Malderen [est de l'actuel Schlessien], 1514
C'est la pleine lune, cela facilite beaucoup les choses aux habitants de Malderen. Tous les hommes ont reçu une missive dans la journée les intimant de se rendre au chateau du duc dès la nuit tombée. Pourquoi, ils ne le savaient pas, mais on craignait la guerre. Cette guerre qui venait de l'ouest de l'île et qui explosait partout où on souhaitait rester indépendant. Mais il ne s'agissait pas de cela. Devant eux, l'intendant du duché, entouré de quelques gardes.
[quote]- Messieurs, vous avez été convoqué ce soir pour effectuer quelques tâches nécessaires. Vous allez descendre dans les sous-bassements du chateau et en remonter le trésor du duc pour le mettre dans ces voitures dans un premier temps.
- Meuh Mon'sgneur c'est dou vol, c'est point bien d'faire d'la sorte.
- Taisez vous imbécile, c'est un ordre du duc !
- Pourquoi ? Il s'en va le duc? Il nous laisse face aux autres de l'ouest?
-Mais non, le duc restera ici, mais il craint que son trésor n'attire les armées plus rapidement ici qu'ailleurs.
- Ah d'cord. Alors c'est bien. On c'mence maint'nant?[/quote]
On fit alors une chaîne humaine et on monta des coffres scellés et lourds. On se mettait à plusieurs pour les soulever. Si ces derniers étaient en bois massif, nul doute que le poids était plutôt du aux miliers de pièces d'or et d'argent qu'ils contenaient. On n'en mettait pas plus de 4 par voiture, pas plus de 2 par charettes, les chevaux n'auraient pu tirer plus. On chargea aussi une armure dorée et travaillée finement, des tapisseries et quelques bourses pleines de pierres.
Les hommes étaient gardé de prêt, mais ils étaient suffisament fidels pour ne pas penser voler le duc. On continua ainsi jusqu'à minuit passé.
Le matin pointait à l'horizon, plein est. Plus qu'une dernière coline et on verrait la mer refléter les premiers éclats du jour. Osthaffen, petit port de pêche, telle était la direction du convoi en provenance de Malderen. On y embarquera bientôt toutes ces caisses, destination: le continent. Sur le quai se trouvaientt déjà les trésors des deux cousins par alliance du duc de Malderen, les ducs de Kronenberg et de Steburg qu'il avait convaincu de sauvegarder dans les caves d'un comptoir ouvert par son grand-père. Le gourverneur de ce comptoir était un homme de parole et fidèle aux Malderen. Habitué à envoyer des marchandises depuis le continent, il allait désormais devoir y en accueillir. Son rôle, protéger ces trésor, et cela commencera par en cacher l'exsitence à quiconque.
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YenSid
Le Litzburg est chrétien !
[img]http://img104.xooimage.com/files/2/b/e/refectoire-objets-450254d.jpg[/img]
13h, la cloche de la petite église de Bliesdoerf sonne. C'est l'heure de déjeuner pour les 150 habitants de ce petit village du nord-est du Litzburg. On laisse bèche, binette et rateau sur place et on se met en chemin pour la grand'salle du village. On y sert, sous le regard d'un impressionant Christ crucifié, le déjeuner que les 5 frères et soeurs du petit couvent ont préparé contre un sou. Aujourd'hui, comme souvent d'ailleurs en automne, ce sera une épaisse tranche de pain noire tartinée de fromage de vache accompagnée de deux noix. Une fois chacun servi, et assis sur les bancs autours de la longue table en bois, chacun se tut et c'est Mère Karolina qui prononça une prière avant que tous entament leur repas en discutant avec leur voisin. A 15h la cloche retentit à nouveau, renvoyant chacun à son labeur, rassasié. Ce soir certain retourneront à la grand'salle, d'autres rentreront chez eux, certains y trouveront de la soupe, d'autre de la viande séchée, mais tous prieront le Seigneur avant d'entamer ce repas qui leur ait donné de manger en cette terre chrétienne.
[img]http://img104.xooimage.com/files/2/b/e/refectoire-objets-450254d.jpg[/img]
13h, la cloche de la petite église de Bliesdoerf sonne. C'est l'heure de déjeuner pour les 150 habitants de ce petit village du nord-est du Litzburg. On laisse bèche, binette et rateau sur place et on se met en chemin pour la grand'salle du village. On y sert, sous le regard d'un impressionant Christ crucifié, le déjeuner que les 5 frères et soeurs du petit couvent ont préparé contre un sou. Aujourd'hui, comme souvent d'ailleurs en automne, ce sera une épaisse tranche de pain noire tartinée de fromage de vache accompagnée de deux noix. Une fois chacun servi, et assis sur les bancs autours de la longue table en bois, chacun se tut et c'est Mère Karolina qui prononça une prière avant que tous entament leur repas en discutant avec leur voisin. A 15h la cloche retentit à nouveau, renvoyant chacun à son labeur, rassasié. Ce soir certain retourneront à la grand'salle, d'autres rentreront chez eux, certains y trouveront de la soupe, d'autre de la viande séchée, mais tous prieront le Seigneur avant d'entamer ce repas qui leur ait donné de manger en cette terre chrétienne.
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YenSid
Petite histoire de la banque litzburgeoise
[img]http://dijoon.free.fr/milliere.jpg[/img]
Dans une auberge du nord litzburgeois en 1545, le duc de Malderen rencontrait un chef de village local. Il y a 30 ans déjà que son père était venu s'installer sur les côtes du continent suite à la prise de pouvoir de la maison des Braunschweig au Schlessien. Depuis lors, il avait été rejoins par ses cousins les ducs de Kronenberg et de Steburg. Vivant dans des bâtisses du port de Welkekommt, ils envisageaient aujourd'hui de partir à la conquête du pays qui s'étend au-delà des murs de la ville. Une série de pillage par des bandes de brigands les y avaient contraints, car rendant le commerce peut sur. Il en allait donc de leur crédibilité à pouvoir commercer.
[quote] Monsieur, la situation devient délicate, les commerçants commencent à s'inquiéter, et envisagent de ne plus emprunter les routes du pays.
Bien sûr, avec toutes ces attaques, moi-même je n'oserai faire commande en ce moment.
Nous venons donc réclamer votre soutien.
Et en quoi puis-je vous soutenir messire commerçant.
Et bien nous souhaiterions lever un corps armé pour garder nos routes et combattre ces brigands. Nous attendons donc que vous nous donniez le droit de recruter dasn votre bourgade les hommes qui composeront ce corps. Et naturellement que vous les autorisiez à caserner ici.
Et vous me donnez quoi en échange?
Nous garantissons la sécurité de vos routes, sans les commerçants qui traversent votre bourgade, plus personne n'achètera vos productions, plus personne ne s'arrêtera dormir ou manger dans vos auberges. Continuer ainsi, tel est ce que nous vous donnerons.
Baaah ! Faites comme vous voulez, mais j'vous préviens, ils seront durs à convaincre.
Nous saurons être généreux, ne vous en faites pas.
[/quote]
Ainsi, les ducs traversèrent le pays, de bourgade en bourgade pour constituer la "Garde", ce corps armé visant à la sécurité des routes du pays. Du fait de l'insécurité régnant dans le pays, tous les commerçants et petits chefs de village voulaient protéger leurs petits pécules. On leur proposa donc de confier ces sommes aux patrouilles de la Garde, qui les transportaient jusqu'à Welkekommt, et au fur et à mesure, dans d'autres villes où la Garde avait ses casernes. On pouvait y reprendre son argent en échange de "billets". Ces "billets" étaient des parchemins remis aux déposants et portaient la valeur de la somme remise. On pouvait donc désormais traverser le pays avec de grandes sommes, discrètement. Il suffisait de déposer cette somme dans un endroit, de se voir remettre un billet, et d'aller retrouver cette somme dans une autre caserne contre la remise du billet. Ce service était cependant payant et constituait, avec les taxes sur le commerce, la source de revenu de la Garde.
[img]http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2008/04/palmstruch2.gif[/img]
La sécurité s'améliora nettement, et rapidement les routes litzburgeoises furent considérées comme faisant partie des plus sûre de la région. Le commerce reprit et se développa même. Ceci fut la première période de prospérité d'un Litzburg unifié (plus petit que les frontières actuel, et ne portant pas ce nom) autours d'une garde, la Garde ducale.
[img]http://dijoon.free.fr/milliere.jpg[/img]
Dans une auberge du nord litzburgeois en 1545, le duc de Malderen rencontrait un chef de village local. Il y a 30 ans déjà que son père était venu s'installer sur les côtes du continent suite à la prise de pouvoir de la maison des Braunschweig au Schlessien. Depuis lors, il avait été rejoins par ses cousins les ducs de Kronenberg et de Steburg. Vivant dans des bâtisses du port de Welkekommt, ils envisageaient aujourd'hui de partir à la conquête du pays qui s'étend au-delà des murs de la ville. Une série de pillage par des bandes de brigands les y avaient contraints, car rendant le commerce peut sur. Il en allait donc de leur crédibilité à pouvoir commercer.
[quote] Monsieur, la situation devient délicate, les commerçants commencent à s'inquiéter, et envisagent de ne plus emprunter les routes du pays.
Bien sûr, avec toutes ces attaques, moi-même je n'oserai faire commande en ce moment.
Nous venons donc réclamer votre soutien.
Et en quoi puis-je vous soutenir messire commerçant.
Et bien nous souhaiterions lever un corps armé pour garder nos routes et combattre ces brigands. Nous attendons donc que vous nous donniez le droit de recruter dasn votre bourgade les hommes qui composeront ce corps. Et naturellement que vous les autorisiez à caserner ici.
Et vous me donnez quoi en échange?
Nous garantissons la sécurité de vos routes, sans les commerçants qui traversent votre bourgade, plus personne n'achètera vos productions, plus personne ne s'arrêtera dormir ou manger dans vos auberges. Continuer ainsi, tel est ce que nous vous donnerons.
Baaah ! Faites comme vous voulez, mais j'vous préviens, ils seront durs à convaincre.
Nous saurons être généreux, ne vous en faites pas.
[/quote]
Ainsi, les ducs traversèrent le pays, de bourgade en bourgade pour constituer la "Garde", ce corps armé visant à la sécurité des routes du pays. Du fait de l'insécurité régnant dans le pays, tous les commerçants et petits chefs de village voulaient protéger leurs petits pécules. On leur proposa donc de confier ces sommes aux patrouilles de la Garde, qui les transportaient jusqu'à Welkekommt, et au fur et à mesure, dans d'autres villes où la Garde avait ses casernes. On pouvait y reprendre son argent en échange de "billets". Ces "billets" étaient des parchemins remis aux déposants et portaient la valeur de la somme remise. On pouvait donc désormais traverser le pays avec de grandes sommes, discrètement. Il suffisait de déposer cette somme dans un endroit, de se voir remettre un billet, et d'aller retrouver cette somme dans une autre caserne contre la remise du billet. Ce service était cependant payant et constituait, avec les taxes sur le commerce, la source de revenu de la Garde.
[img]http://www.nbbmuseum.be/wp-content/uploads/2008/04/palmstruch2.gif[/img]
La sécurité s'améliora nettement, et rapidement les routes litzburgeoises furent considérées comme faisant partie des plus sûre de la région. Le commerce reprit et se développa même. Ceci fut la première période de prospérité d'un Litzburg unifié (plus petit que les frontières actuel, et ne portant pas ce nom) autours d'une garde, la Garde ducale.