La Vérité en Rostovie

Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

NINA SARATOVA
Avant la capture des conjurés...
[url=https://www.youtube.com/watch?v=rm15NTuBPdo]Ambiance musicale[/url]

[img]https://i.imgur.com/8pqZt3q.jpg[/img]

CONFESSIONS...

Nina Saratova n'était pas une sainte. C'était une femme assurément pieuse (prières quotidiennes), honnête (parfois trop franche...), déterminée (prêt à donner sa vie pour une cause juste), fidèle (dans la prière et l'idéologie) et intègre (âme profonde incorruptible), dont les défauts ne sont perceptibles qu'à la condition d'une certaine proximité. A tout cela, il n'y a aucun doute.
Toutefois, ses défauts existent et elle en a bien conscience. Parfois très coquette, elle apprécie les jolis vêtements et se laisse facilement séduire par le luxe, à savoir la richesse d'un palais, des étoffes chères, et pourquoi pas des domestiques... (séjour au Thorval oblige...). Une once d'orgueil également, celui d'une femme particulière, admirée par à peu près tous les chrétiens de son pays, mais aussi d'autres almérans, de makengais et de musulmans anti-takfiris !
Si elle n'a jamais cessé de prier Dieu, et ce de manière régulière -pour l'en délivrer-, cette tentation demeura très présente et constante chez elle. Nina aimait aussi beaucoup les compliments... et même un peu trop dès fois. Aussi se laisse-t-elle facilement amadouer... bien qu'elle sache toujours mettre les bornes, et stopper l'influence d'un autrui trop tartuffe pour reprendre ses esprits.
Il lui arrive aussi d'avoir, en conséquence de ces défauts, une attitude quelque peu hautaine, face à n'importe qui, y compris Dieu lui-même (dans ses prières) de temps en temps ! Bien qu'elle se rattrape la plupart des fois. La seule personne qui n'a jamais pu observer ce genre d'attitude est la Reine du Thorval, Annabelle II, en qui elle éprouve une indéfectible admiration. A la fois meilleure amie et meilleure conseillère politique, Annabelle était comme sa grande sœur.
S'il y a un autre reproche à lui imposer, c'est peut-être la passivité politique, et sa naïveté dans ce domaine. Incapable de voir et/ou de contrer la menace capitaliste à temps en 2015, elle perdit toute crédibilité politique lors du retour de Kirov quelques mois après son empoisonnement. Totalement écartée de la scène politique rostove après son exil -mais pas oubliée, elle ne se distingua qu'au Makengo, pays qu'elle libéra des griffes de la Main Noire, c'est pourquoi d'ailleurs elle y est considérée comme une libératrice nationale. Consciente de cette faiblesse et de cette intolérable passivité, Saratova se sentait scandaleusement inutile. Son train de vie au Thorval était particulièrement fastueux grâce aux faveurs de la Reine, mais elle ne manqua pas de prier pour son peuple tous les jours, avec un chapelet spécifiquement dédié au peuple viek, exterminé par Terienkov en quelques mois.
Elle travailla avec persévérance durant son exil, pour la mise en place à l'échelle internationale, d'un réseau anti-Main Noire, en collaboration -malgré quelques frictions- avec la SNSI, l'Aquanox et même des dissidents kiroviens. Mais cela était loin d'être suffisant... la libération de la Rostovie ne pouvait venir que de Dieu.
Bref, Nina Saratova est infiniment plus humaine que bon nombre des grands personnages de Rostovie, y compris Kirov bien-entendu.
Mais que celui qui n'a jamais pécher lui jette la première pierre !

AMOUR...

Très amie à Ivan Davanrov, le héros chrétien torturé et tué le [url=http://www.simpolitique.com/post114849.html#114849]18 Juin 2015[/url] par Riazanov (l'allié capitaliste de l'abominable Ahradinur) elle le considérait comme un très bon frère, et son décès l'affligea profondément, une peine d'autant plus douloureuse qu'elle culpabilise encore aujourd'hui, se donnant une responsabilité dans ces évènements catastrophiques survenus lors de l'été 2015.
Quant à Konstantin, petit frère du premier -célibataire (contrairement à son frère défunt Ivan qui était marié avec des enfants, [url=http://www.simpolitique.com/post71353.html#71353]tous tués par la police de Markov[/url]), il était également devenu très proche de Saratova. Inutile de dire que sa beauté physique ait pu avoir un rôle dans leur "amitié forte"... mais il faut tout de même s'appuyer sur la fascination que cette jeune fille pieuse et courageuse ait pu exercer sur le jeune frère Davanrov. En effet, Kirov avait lui aussi un respect sincère pour elle malgré leur opposition idéologique radicale. Sans parler de Terienkov, qui avait une certaine... "considération" pour celle qu'il appelle la "sorcière", la preuve en est que Saratova fut toujours une cible prioritaire pour les cévékazes* !
*(troupes spéciales et services extérieurs d’État de la Rostovie)
Dans le même sens, la haine sans borne que lui voue Joseph Markov démontre paradoxalement son importance aux yeux des rovostranistes. En effet, cette jeune femme a toujours été un "danger national" pour le Rovostran.

Pour revenir au jeune Davanrov, les deux personnages se sont maintes fois rencontrés au Thorval, et ont participé côte à côte à de nombreuses opérations spéciales, notamment au Makengo. Pour tout dire, Konstantin, de cinq ans plus âgé, était tombé amoureux d'elle.
Des mois ensemble, passer à combattre ou à fuir un ennemi redoutable, cela créé des liens... Étant donné la fascination qu'elle exerçait sur bon nombre de personnes pour sa piété (et sa beauté cela va sans dire...), Konstantin était intimidé par sa présence, autant qu'il craignait son désir d'être religieuse, pour donner sa vie à Dieu.
En réalité, Saratova n'avait pas encore fait son choix. Et pourtant, peu avant que les filets du NKRD ne s'abattent sur la conjuration, elle serra dans ses bras avec grande tendresse un Konstantin attristé par le danger, rongé par la peur et le doute. Conscient des risques d'une telle "aventure" pour Saratova, dépité par les abominations causées par le Rovostran, elle le réconforta d'une caresse au visage et d'un magnifique sourire naturel (et non plastifié et artificiel comme dans les magasines de mode). Malgré la virulence de ses frayeurs, notamment nocturnes (les cauchemars les plus violents hantent presque chacune de ses nuits), Saratova, le moral inflexible, savait toujours garder le sourire en présence d'autrui, et redonnait souvent le moral à "ses troupes" de la conjuration. Même Akakiévitch, aujourd'hui retourné auprès de sa famille, recouvrait l'optimisme en sa présence, lorsqu'il était encore parmi eux. Tandis que Dniepropetrov à son tour, n'était pas insensible à son charme, sans que l'on puisse douter de la sincérité de son ralliement aux idéaux chrétiens. Déjà marié, le général Dniepropetrov n'avait aucune visée malsaine sur elle, si ce n'est de brandir son étendard anti-kiroviste vers la Victoire chrétienne en Rostovie. Cela n'empêcha absolument pas les deux alliés de se serrer dans les bras en toute amitié dans les moments difficiles. Saratova était comme ça : très spontanée, elle console, ou manifeste sa joie, par de l'affect parfois charnel, mais toujours sain.
Seul Kirov, tel un ours farouche, semblait ne pas avoir besoin (ou plutôt ne pas vouloir) des réconforts de la jeune pucelle. Embourbé dans son travail, souvent absent, et insensible d'apparence, Kirov n'en éprouvait pas moins une sincère admiration pour la jeune femme... qui suscitait également sa curiosité pour sa persévérance dans la religion et la recherche du Bien pour son peuple. Et pourtant... il se méfiera toujours d'elle. Peut-être était-ce justement pour son côté "ensorceleuse" ?... il est vrai que Kirov lui-même, quoiqu'avec une certaine timidité, ressentait une douce joie en sa présence.
De son côté, à l'inverse, le pervers Aldanine essaya de la "courtiser" à plusieurs reprises... sans succès... d'où sa trahison, Terienkov lui promettant de le laisser en profiter une fois leur repère secret communiqué. Cela bien-sûr, avant qu'il ne soit trahit à son tour et tué par le chef du Rovostran, qui répugnait à voir l'ennemie N°1 se faire violer par un capitaliste crasseux. Aucune saleté libérale et sexuelle ne doit pervertir ne serait-ce que le corps de celle qui a fait trembler la Rostovie toute entière. Non, le seul sort qu'on se doit de réserver à la pucelle est le baptême par les flammes, un châtiment plus honorable, mais aussi plus terrifiant, que les fantasmes ridicules d'un misérable capitaliste.

LA CONJURATION DE L’ESPÉRANCE

Cette organisation secrète, réunissant à ses débuts Akakiévitch, Saratova, Davanrov, Dniepropetrov, Aldanine et Kirov, avait du potentiel. Les trois généraux de l'ANR, l'héroïne chrétienne, le frère du grand politique ex-grand rival de Terienkov, le patriarche de l’Église orthodoxe rostove en exil et le messie kiroviste bâtisseur de l'Empire rostov... à eux sept ils pouvaient, à condition d'une taupe au plus proche du Rovostran (Pankratov...), organiser une sorte de "coup d’État militaire et religieux" directement orienter contre la tête du régime totalitaire terroriste, à savoir Terienkov.
Mais celui-ci était plus malin qu'il n'en avait l'air, et écrasa la conjuration par ses contradictions internes (trahison d'Aldanine). Responsable de la mort de 3% de l'Humanité, l'Exarque Terienkov n'avait pourtant pas tous les pouvoirs en Rostovie : le Rovostran était le seul véritable dirigeant suprême, et Markov le succéderait immédiatement en cas de décès.
Malheureusement pour Kirov, qui tenta à son tour de sauver les conjurés, sa manœuvre échoua piteusement. Enfermés avec les autres dans les cellules de la "Loubianka" du NKRD, les conjurés n'étaient rien de plus que des rats sans défense face au Rovostran. Plus rien ne semblait pouvoir arrêter le processus ultrarévolutionnaire amorcé par l'omnipotente secte de Krasnoïarsk... à moins que... à moins que la personne la plus aimée de Rostovie ne donne sa vie pour le Salut de son pays.
Et les petites croix fleuries des villages rostovs annoncèrent progressivement la nouvelle : bientôt, la Rostovie sera libre, dans les bras consolateurs du Christ.

[img]https://i.imgur.com/Oizxabm.jpg[/img]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

LE BAPTÊME PAR LES FLAMMES
[url=https://www.youtube.com/watch?v=t_c2cJM3Ulw]Ambiance musicale[/url]
29 Mars 2023

[img]https://i.imgur.com/QYafseq.jpg[/img]

Nina Saratova sortie de prison, fatiguée, désemparée, impuissante. Vêtue d'une robe blanche, symbole de pureté, mais aussi de la mort chez les orientaux, avançait lentement vers son destin... Elle avait tout perdu : sa liberté, sa détermination mentale, son combat, son pays, ses soutiens... on lui annonça que l'URKR venait d'envoyer [url=http://img11.hostingpics.net/pics/127874TheJoker.jpg]le clown sanguinaire[/url] aux USP... pour qu'il s'occupe des 25 millions de survivants pelabssiens... les icaries, jusque là centres humanitaires de réfugiés tenus par l'armée régulière, allaient devenir des camps de la mort tenus par la seule Main Noire.
A côté des ruines de l'ex-superpuissance, l'ANR se redéployait peu à peu au Finnherland via les renforts du Pelabssa laissé aux mains des troupes les plus virulentes de la Main Noire. L'ANR se préparait à reprendre le Delphiné tout entier, tandis que le Kirkstan allait bientôt ployer sous la triple-offensive rostove, par le Nord, par l'Ouest maritime et par le Sud... le Raksasa subirait très bientôt une attaque stratégique préventive qui le paralysera du Nord au Sud, laissant le Wapong et le Kaiyuan sans défense, tous deux anéantis en quelques minutes par 1% des ADM et missiles-vecteurs disponibles en URKR. Le Thorval et le Saint-Empire seraient envahit conventionnellement, jusqu'à la capture d'Annabelle, déportée en Rostovie et condamnée à mort en place publique à Novgorod. Tous les autres pays seraient tombés les uns après les autres, tel des misérables dominos, bien avant que leurs ambitions démesurées (armée internationale commune) ne puissent se réaliser.
Mais un tel scénario, théoriquement et techniquement faisable si l'on tient compte de l'extraordinaire capacité de nuisance stratégique de l'URKR à court terme, était impossible économiquement sur long terme, Novgorod serait en effet dans l'incapacité totale de contrôler durablement les populations civiles restantes du monde entier, notamment après une telle guerre qu'elle pouvait pourtant gagner sur papier.
Terienkov avait une autre stratégie, plus sûre et plus vicieuse, que la "simple et brutale" solution apocalyptique NRBC.

En attendant, alors que Saratova allait droit vers son "baptême rovostraniste", c'est Konstantin Davanrov qui était massacré par les cévékazes à coups de crosses de fusils, et ce, jusqu'à ce que mort s'en suive. Entendant les cris d'agonie de Davanrov, elle versa une larme... la dernière. Une fois sortie des ténèbres des souterrains de la Loubianka, une immense foule la foudroyait du regard, dans un silence absolu, selon une règle bien connue en Rostovie : "quiconque applaudira sera bâtonné, quiconque l'insultera sera fusillé". Terienkov était debout, au loin, sur les hauteurs du Kremlin avec ses collaborateurs (dont Lavrenti Arkhanine, second du NKRD), regardant la scène le visage froid, neutre et insensible.
Les cévékazes attachèrent la sorcière sur un poteau en fer, exposé au-dessus d'une montagne de bois. Iossif Markov était à quelques pas d'ici seulement, plus bas que sa victime. La tête levée en sa direction, il fixait Saratova en fronçant légèrement les sourcils, ne laissant paraître aucune émotion, si ce n'est lui aussi, un visage extrêmement froid, sérieux et concentré. Le tout sous un silence glacial.

Lorsqu'un collègue à Markov lui dit : "ainsi, [url=http://img227.imageshack.us/img227/1347/markovdit.png]ton vieux rêve[/url] se réalise !"

[img]https://i.imgur.com/QnrSiAP.png[/img]

[quote]"Un rêve, dis-tu ? Non ! C'était une prophétie !
Mon plus beau rêve serait d'invoquer un gigantesque et majestueux dragon noir, d'où s’échapperait une pâle et effrayante luminescence, les yeux rouges flamboyants, le corps continuellement purifié par le feu, des ailes écailleuses d'une monstrueuse magnificence... il serait l'incarnation de la Terreur qui, telle une divinité enragée, plongerait l'Humanité dans le plus insupportable des tourments. Je souhaiterai contempler l'agonie d'une mégapole carbonisée par un ouragan de flammes qu'aurait déployé le dragon de la Révolution Suprême. Mon plus beau rêve serait d'apaiser l'ire de ma conscience en rétablissant la Justice révolutionnaire sur Terre.
"

Joseph Markov.[/quote]

Tous, sur la Place Rouge de Novgorod, la regardèrent brûler.

[img]https://i.imgur.com/0GV3gM8.jpg[/img]

Quelques heures plus tard... ===> [url]http://www.simpolitique.com/post220093.html#p220093[/url]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

LA CHUTE : L’ÉVÉNEMENT DU 30 MARS 2023
[url=http://www.youtube.com/watch?v=bCoyN741XeM]Ambiance musicale[/url]
Le matin nocturne du 30 Mars 2023

[img]https://i.imgur.com/1ft0fny.png[/img]
Photo de Joseph Markov, l'impitoyable chef du NKRD, celui qui orchestra la mise à mort de Saratova sur le bûcher

Lorsqu'on l'attacha, la jeune pucelle devînt comme un mollusque, le corps ramolli, la tête baissée.
Déposée sur le bûcher, Saratova leva son regard vers le ciel, comme pour attendre la venue du Christ, ou l'appeler à son secours. Sans espoir, elle avait paradoxalement garder l'Espérance, plus fort, plus transcendant que le simple espoir terrestre et immanent. Elle pria le "Notre Père", puis enchaina les "Je vous Salue Marie".
Lorsque la douleur dépassa la raison, sa tête retomba malgré la chaleur qui commençait à grimper.

"Mon Dieu, pourquoi nous avez-vous abandonné ?" murmura-t-elle.

Personne n'entendît ces quelques mots mal prononcés, à l'exception de Iaropolk Pankratov... du moins dans un mystérieux songe.

En effet, le général Pankratov, commandant en chef de l'ANR, n'avait pas assisté à la "peine de Saratova". Il revenait tout-juste du Pelabssa le soir même, et se dépêcha de gagner -discrètement- la Loubianka (QG du NKRD à Novgorod), sous couvert de son statut (chef des armées et proche collaborateur de Terienkov...), ainsi que de l'absence temporaire de Markov. Ayant appris le remplacement de l'armée régulière par la Main Noire, il savait désormais ce qui était réservé aux vingt-cinq millions de survivants pelabssiens... le même sort que les vieks, les kasoviens, les déportés delphiniens d'Impériak... une fois de plus, Terienkov bafouait son propre pays, sa propre armée, pour en privilégier une autre, mercenaires sans scrupules du Tiers-Monde, drogués aux produits chimiques expérimentaux et illuminés... n'ayant au fond pas grand chose à voir avec l'armée régulière, et qui, menée par les forces spéciales de la secte du Rovostran (cévékazes), allait commettre pour la quatrième fois consécutive, un génocide méthodique.
Escorté par quelques fidèles kirovistes, Pankratov s'infiltra dans les cellules souterraines avec l'autorisation des "sbires" de Markov, il libéra Kirov et d'autres détenus (Dniepropetrov, Arkharov... indispensables pour infiltrer le Kremlin), sans tirer un coup de feu (chose qui n'aurait pu être possible -suicidaire même- en temps normal ou en présence de Markov...). On neutralisa de l'intérieur les gardes (sauf certains qui étaient alors de la conjuration grâce à l'habile manœuvre de Pankratov). Une fois à l'extérieur, et avec de nombreux complices, Kirov infiltra directement le Kremlin (pour neutraliser l'Exarque) tandis que Pankratov se dirigea vers la Place centrale de Novgorod, dans l'espoir d'y libérer Saratova avant qu'elle ne perde la vie...

...mais il était trop tard.
Peu avant qu'elle ne rende son dernier souffle, Saratova leva de nouveau les yeux au ciel, avec un étrange et profond sourire. Son visage s'illumina et, prononcé sous une forme interrogative, son dernier mot était : "Иисус ?"

Troublé par ce visage rempli de joie et ce mot qu'il venait d'entendre, Markov lança un regard vide, sans direction précise, l'esprit songeur et effaré.

Sereinement, Saratova rendit l'âme. Non-pas directement du fait des brûlures mais en raison des fumées qui l’asphyxièrent. La négligence inhabituelle des gardes permit à un membre du "public" de se jeter sur le bûcher au regard de tous -y compris Markov, perdu dans ses pensées-, de libérer Saratova d'autant plus facilement que la chaleur avait fragilisé ses liens, et ce, malgré les flammes qui le blessèrent un peu. Le rostov anonyme sortit le corps de la défunte, les flammes n'ayant brûlé qu'une partie de ses jambes. A genoux, le dos et le cou de la condamnée entre ses bras, il cria un long et puissant : "почему ?!!!!" (signifiant : "pourquoi").

Comme s'il voyait dans l'avenir, Markov, pétrifié par une inexplicable peur, s'agenouilla devant le corps de la défunte, à quelques mètres seulement. Son collègue se demanda bien ce qu'il était en train de faire, tenta en vain de le relever, avant de se retourner et de voir des hommes armés foncer vers sa direction.
Les hommes de Pankratov annoncèrent à tous une trahison. Ils immobilisèrent un Markov qui n'était plus lui-même, et tuèrent son collègue qui essaya de se défendre avec un pistolet avtorev.
Quelques uns regardèrent le mur du Kremlin qui faisait face à la grande place : Terienkov n'était plus là. On entendit des coups de feu un peu partout, quelques escarmouches rapidement maitrisées par les fidèles de Pankratov auxquels se joignirent de nombreux gardes, tous persuadés -à tort- que des agents étrangers venaient pour déstabiliser l'Etat (ce qui était évidemment impossible).
Ainsi, c'est avec l'aide de son propre statut et de nombreux "terienkovistes" perdus par les évènements, que Pankratov réussi son coup d’État. Kirov, qui était un fugitif et n'avait donc plus l'aura de jadis, ne devait au contraire compter que sur son équipe armée... d'où la difficulté des combats au sein du Kremlin qu'il connaissait pourtant très bien... malgré tout, certains gardes firent défection aussitôt Kirov en vue, persuadés de pouvoir intervenir avant le décès de Saratova qui réjouissait en réalité très peu de monde...
Alors même que la situation n'était pas encore sous contrôle, Pankratov, qui venait de sacrifier sa famille à cause des actes qu'il venait de commettre, vît cette journée comme un échec, et non une victoire : à son tour, voyant le corps de Saratova sans vie sur les bras d'un rostov anonyme en larmes, il s'agenouilla brutalement, comme s'il venait de perdre l'équilibre ou de faire un malaise. Les mains sur le visage, il fondit en larmes, pensant à celle qu'il voulait sauver... et à sa famille...

Fuyant vers l'Est, Terienkov, plus malin qu'il en a l'air, avait une idée derrière la tête... Mais au moins cette fois-ci, pour la première fois depuis 6 ans, son pouvoir absolu était renversé, conduisant la Rostovie dans une imminente guerre civile.

[img]https://i.imgur.com/YbW1DBf.jpg[/img]
Ainsi s'achève seize longues années de kirovisme, et six de domination complète du Rovostran terienkoviste. Si la libération est loin d'être achevée, si les kiroviens sont toujours très influents, la Rostovie chrétienne s'est éveillée, et l'espoir saratovien, sanctifié par le décès d'une martyr, ne permettra pas à Kirov de reproduire ses erreurs : l'aube qui se lève en ce jour du 30 mars est le premier qui soit véritablement chrétien en Rostovie depuis plus de 70 ans.

Désolé pour les mélanges passé simple et imparfait, mais j'ai toujours été nul pour ce qui est de la concordance des temps.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

! ATTENTION !
Photos pouvant heurter les personnes sensibles (mises dans des liens IRL).


LE CENTRE D'OVSKOGRAD-308 OU L'HORREUR INCARNÉE

[img]https://i.imgur.com/6kq8HiR.png[/img]

La Rostovie du Sud commence son repentir.
Alors que la guerre larvée entre le Nord et le Sud s'intensifie, les découvertes n'en finissent plus dans les territoires libérés. Un aperçu avait déjà été exposé aux yeux des rostovs quelques mois avant la chute de Terienkov (rumeurs et menaces publiques diverses...). Maintenant, c'est la réalité glacée du désastre d'hier qui succède aux rumeurs et menaces.
A Ovskograd, les infirmières en surnombre des hôpitaux officiels civils découvrent avec stupeur l'étendu du Mal provoqué et le degré de perversité atteint par les autorités militaro-scientifiques de l'ex-URKR dans le centre militaire secret qui se trouvait à quelques dizaines de kilomètres de là. Elles découvrent jusqu'où ont été les ultrakiroviens du Rovostran pour mener à bien leurs recherches expérimentales. Elles perçoivent enfin, caché dans la brume propagandiste encore présente dans les consciences, le niveau d'abomination franchi, le degré d'atrocité que leurs expériences ont pu mener sur des cobayes humains non-seulement innocents mais mineurs...
Des enfants physiquement déformés en profondeur, mentalement rendus déficient... ce centre détient probablement le sinistre record historique du plus haut degré d'horreur commis par les hommes sur Terre avec les sanctuaires purificateurs du Viek Koing (archives secrètes découvertes dans les locaux du CVK à Novgorod) et Karancevir en Juvna.

_ [url]http://img15.hostingpics.net/pics/295902Ovskorine9.jpg[/url]

_ [url]http://img15.hostingpics.net/pics/738613Ovskorine72.png[/url]

_ [url]http://img15.hostingpics.net/pics/148278Ovskorine62.png[/url]

_ [url]http://img15.hostingpics.net/pics/691030Ovskorine52.png[/url]


La ZATO d'Ovskograd est un enfer sur Terre. Son seul nom faisait trembler de terreur tous ceux qui osaient ouvrir les yeux ou tendre l'oreille.
Des milliers d'enfants rostovs internés et martyrisés depuis des mois, et peut-être même depuis fin-2017, quelques semaines après la chute de Kirov, quand Terienkov ordonna l'agrandissement de ce centre et l'usage de cobayes non-volontaires et... mineurs. Des rumeurs existaient déjà avant, mais elles n'étaient qu'intox et spéculations destinées à effrayer les opposants au régime. A partir de 2018, elles devinrent un aperçu d'une nouvelle réalité.

[quote]"Je ne peux rien vous détailler. J'en suis incapable tellement ces expériences hantent mon esprit. Les tourments qu'on a infligé à certains de ces enfants dépassent votre imagination."[/quote]
...a déclaré, dépité, un scientifique d'Ovskograd-308, en attente de sa condamnation à mort.

Les scientifiques responsables de cette ZATO (ainsi que leurs gardiens armés) qui n'ont pas eu le temps ou la possibilité de fuir vers le Nord, ont été emprisonné. La plupart attendent leur jugement. D'autres ont déjà été fusillé. Enfin, certains se sont suicidés en prison.
Un personnel spécialisé composé de nombreux scientifiques, médecins spécialisés et volontaires, dont des infirmières, s'occupent en ce moment des enfants libérés. Ils reçoivent aujourd'hui les soins médicaux, l'aide morale et psychologique de tout le personnel, des médecins aux infirmières.
Certains enfants plus chanceux que d'autres retrouvent leurs parents, qui, en larmes, remercient Dieu d'avoir sauvé la vie de leur progéniture. Mais, atterrés par ce qui leurs fut infligés et par ce qu'ils sont devenus, les mères pleurent, les pères se mettent en colère... et pleurent à leur tour. Mais personne ne rentrera à la maison tant qu'ils n'auront pas été convenablement soignés avant qu'ils leur soit possible de quitter l'hôpital.

Le caractère tout simplement diabolique de telles sévices, commises par les chercheurs insensibles du Rovostran, mettent certains parents dans des états seconds de rage et d'épouvante, que les infirmières tentent de calmer.
Les orphelins seront pris en charge par des associations d'aide, en attente d'être adoptés malgré leur handicap...

La Charité, mais aussi la Tristesse et la Colère, sont à l'ordre du jour en Rostovie.

source IRL des photos : les enfants de Tchernobyl, picturechina.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

(BREF RÉSUMÉ SUR) L’ÉTAT DE LA SITUATION EN ROSTOVIE (MAI 2024)
[url]https://www.youtube.com/watch?v=HLogD0fdLnE[/url]

[img]https://i.imgur.com/YaKaYW0.jpg[/img]
Une femme rostove prie pour son mari, ancien zek et cobaye des effroyables expériences du Rovostran, ici dans un état désespéré...

[ HRP : Absence pendant une dizaine de jours. Désolé. Je fais donc ce petit résumé pour ne pas perdre le fil de mon rp en cours.

Voilà pour les infos en bref :
]

La Rostovie libre se remet peu à peu de la fin brutale du totalitarisme ultrakirovien, malgré l'isolement et le chaos laissés par la guerre et l'effondrement économique de ces deux dernières années.
Les dépenses militaires et sécuritaires -jadis astronomiques- sont drastiquement baissées (y compris la R&D et le contre-espionnage), conformément à une ré-orientation des ressources vers l'aide sociale massive, dont bénéficient en priorité les millions d'anciens zeks libérés, qu'ils soient rostovs -80%-, zanyanais, pelabssiens, vieks et autres étrangers... -20% env.
Tous reçoivent un soutien à la fois :
_ matériel (eau, nourriture, logements sociaux...),
_ sanitaire (prise en charge médicale, traitements de diverses maladies -notamment celles qui avaient été volontairement inoculées par les chercheurs rovostranistes, etc...)
_ et psychologique (rééducation sociale et réadaptation à la société... via les liens de solidarité nouées entre les détenus libérés et leurs familles, ainsi qu'avec les médecins, les infirmières et autres secouristes... des volontaires civils comme militaires, sans parler des prêtres pour les chrétiens -libérés des camps eux-aussi, etc...).
Comme la priorité est donnée aux enfants malades, déjà nombreux, les hôpitaux ne peuvent pas tous les accueillir, et une majeure partie des anciens zeks adultes reçoivent une assistance "à domicile", avec leurs familles pour premier réconfort.
Ceci dit, la situation économique s'est arrangée. Les villes atomisées renaissent lentement de leur cendres (reconstruction BTP) et la production agricole redécolle après la fin de l'hiver 2023/2024. Toutefois, si la famine, grâce à l'aide internationale, a été évité de peu, les disettes sont nombreuses et par conséquent, les rations alimentaires par habitant sont réduites. D'où l'usage généralisé de tickets de rationnement imposés par l’État, afin que la nourriture soit répartie de manière égalitaire, à toute la population. En ce qui concerne les denrées alimentaires, les anciens zeks ne sont pas favorisés, l'égalité est imposée à tous. L'économie informelle est donc florissante (travail au noir, petit commerce illégal de pains, de médicaments, de bois...).
La religion est de-nouveau en pleine renaissance et redonne un peu d'espoir, de sens à la vie et d'énergie à une population exténuée. Malgré cela, dans les faits, la dictature communiste est toujours à l'ordre du jour. Des éléments -humains et organisationnels- du NKRD (tout comme de l'ANR) ont été maintenu par pragmatisme (sous la décision de Kirov), afin de mieux gérer la crise, éviter l'anarchie et empêcher Terienkov d'infiltrer l'appareil dirigeant du Vosroskom que se soit par l'intermédiaire de l'armée ou de la police. Les manifestations sont confinées, les émeutes, surtout celles des mouvements séparatistes, impitoyablement réprimées.

Le "Kraï de Krasnoïarsk", la partie encore contrôlée par Terienkov au Nord de la Rostovie centrale, est comme "gelé", isolé du reste du pays... tant sur le plan politique que militaire et économique. La famine y ferait des ravages absolument épouvantables. La population civile est réduite en esclavage par et pour l’État rovostranien, d'une manière encore plus inhumaine que sous l'URKR. Aucune information n'est transmise à l'extérieur ("rien ne sort, rien de rentre") grâce à un réseau d'agents cévékazes et du NKRD hérité de l'ancienne URKR, le contre-espionnage y est toujours aussi performant.
L'ANR (au service du Vosroskom) étant incapable d'attaquer frontalement ou directement sous peine d'un apocalypse nucléaire, Kirov s'est rendu sur place (en secret), dans le but d'y préparer, clandestinement, une insurrection armée.
Selon certaines rumeurs, Terienkov serait sur le point d'accomplir la Rédemption, jadis tant de fois promise -en vain- par Kirov lui-même. En privée, Pankratov, le chef suprême du Vosroskom, commence à douter de la survie de son propre pays d'ici un ou deux mois [RP].
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

LA SUPERPUISSANCE DÉCHUE (2025)
[url]https://www.youtube.com/watch?v=q5VhFtSOO94[/url]

[img]https://i.imgur.com/wzm5mAr.jpg[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/post246712.html#p246712]Rappel[/url]

En trois ans, la démographie rostove a perdu 20 millions d'âmes, passant de 270 (2021) à 250 millions d'habitants (1er janvier 2025), et ce malgré un taux de fécondité toujours raisonnable, pour une mortalité battant tous les records. La famine, qui fait rage partout là où les communications sont restées difficiles (Nord et Est du pays, zones montagneuses), n'a été endigué au Sud, à l'ouest et au centre du pays que grâce à l'aide extérieure, majoritairement venue de pays amis, culturellement et/ou idéologiquement proches : Ménovie, Thaliboz et Thorval notamment. Ce soutien fut précieux, et a permis de sauver plusieurs centaines de milliers, si ce n'est des millions de malheureux faméliques. Toutefois, il n'aurait de toute évidence pas pu sauver tout le monde, et certainement pas sur plusieurs années. Il faudrait pour cela que la Rostovie redécolle d'elle-même... ce qui n'est pas encore gagné. En effet, ce sont des pans entiers de l'économie qui se sont effondrés, comme l'industrie de pointe et de l'armement (baisse brutale du budget de l’État), l'énergie (nombreuses centrales à l'arrêt pour des raisons de sécurité), les transports (trains à l'arrêt car voies ferrées endommagées), la sylviculture (bois), l'extraction de minerais, en raison notamment de la fermeture des camps de travail. Dans l'effervescence qui a suivi la libération massive des prisonniers, de nombreux détenus de droit commun en ont profité pour commettre de nouveaux crimes, tandis que ceux qui furent sain d'esprit avant la Terreur, s'échappèrent des laboratoires militaires expérimentaux, persuadés qu'ils étaient Dieu tout puissant. C'est pour faire face à ce genre de danger que le NKRD ne fut pas démantelé : Vladimir Arkharov, un des hommes forts du Vosroskom ("comité résurrectionnel", ou gouvernement provisoire de Libération) l'en empêcha in extremis, ce qui permis de réutiliser la compétence de nombreux assassins au service de l'épouvantable Terreur d'hier, dans le but cette fois-ci d'assurer la sécurité des personnes même qu'ils avaient déporté la veille... Une situation complexe, où, "heureusement" oserait-on dire (et c'est là toute la magie produite par cette inédite expérience qu'était le totalitarisme ultrakirovien, marquée par son effroyable et exceptionnelle violence), le deuil règne, et les vengeances privées ne sont que très occasionnelles. La mélancolie, la peine, le dépit... un sentiment d'acceptation générale, de fatalisme populaire, qui dépasse (et annihile) la colère ou le dégoût d'une population accablée. Une sorte de profonde amertume tellement bien charpentée par la Terreur, qu'elle s'est épurée de tout désir de revanche.
En plus de la famine et des maladies, les personnes enfin libérées des camps de la Terreur souffrent désormais de l'isolement consécutif à leur libération inopinée : la veuve n'ayant plus personne à qui parler, son époux torturé et tué sous ses yeux, ses enfants arrachés et tués les uns après les autres... la mère de famille n'ayant plus aucune nouvelle de ses enfants depuis 6 ans, tous déportés à l'autre bout du pays en 2018... et que dire du vieillard dépité, qui aura survécu non seulement à ses enfants majeurs (fusillés sur place) mais également, et c'est ce qu'il y a de plus difficile à supporter, à ses petits-enfants (cobayes décédés dans les laboratoires militaires) !
Les larmes d'un peuple exténué par près d'une décennie de Rovostranisme, le régime politique au paroxysme du totalitarisme, et reproduit dans toute l'Histoire humaine qu'au Viek Koing à la même époque, et au Pelabssa aujourd'hui.
Comme si tout cela ne suffisait pas, après la libération des camps de la mort, des centres concentrationnaires et ré-éducatifs, des laboratoires militaires (où de nombreux jeunes servaient de cobayes), ainsi qu'après la disparition brutale de tous les mouvements de jeunesse kiroviste, la Rostovie a vu affluer dans les rues de ses villes et dans les campagnes même les plus éloignées, un nombre inimaginable de mineurs. Au point que le pays compte désormais le plus grand nombre d'enfants errants au monde : on l'estime à 7 millions ! Un chiffre surpassant les statistiques des pays zanyanais les plus pauvres et les plus peuplés.
Orphelins de fait ou croyants l'être car séparés de leurs parents dès leur plus jeune âge, certains enfants de 3 à 16 ans doivent se débrouiller seuls, perdus dans les forêts infinies de Rostovie ou dans les ruelles de leurs cités (activité de chasseur-cueilleur en zone rurale, vol en zone urbaine...), ils vivent désormais dans un monde où la faim, le froid et la solitude sont omniprésents, où la survie est le seul but et la souffrance la seule amie, une amie d'autant plus utile qu'elle est la seule à les prévenir que la mort approche.

[img]https://i.imgur.com/ZQcES3H.jpg[/img] - [img]https://i.imgur.com/xd3mSEs.jpg[/img] - [img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/4/1516878633-474491wanderingchild3.jpg[/img]
Les enfants errants, un phénomène caractéristique du nouveau paysage social rostov. Sept millions d'enfants seuls et souffrants parcourent tout le pays.

A Novgorod, comme dans d'autres grandes villes de l'Ouest (Kirovgrad comprise) et du Sud (dont les républiques musulmanes hors-Turriïvostok), la situation politique et économique s'améliore globalement : bien qu'absente du PIB et d'autres statistiques générales au pays entier, cette amélioration fait suite à un désastre si profond (comme l'atomisation de certains centres urbains par le Pelabssa pendant la guerre), que l'environnement ne pouvait que s’apaiser et reprendre vie là où l'on avait déjà atteint le fond. Tel le port de Koba sur la mer de Caru, ou encore certaines villes de l'agglomération de Novgorod, de grandes cités sont peu à peu rebâtis par la force de l'armée, la dernière entité de la société rostove qui n'a pas perdu son optimisme et sa confiance en soi. C'est l'armée qui distribue les rations alimentaires (provenant en grande partie de l'étranger) aux populations désemparées. C'est l'armée qui assure -financièrement et humainement- la reconstruction des centres urbains détruits par la guerre. C'est l'armée qui protège le pays d'une éventuelle attaque vengeresse d'un "rageux" étranger. La sécurité intérieure (service de police) est réservée au NKRD, qui désormais, surveille et protège plus qu'il ne réprime ou terrorise. Toutefois, l'effroi qu'inspire encore cette police constitue en soi une cicatrice indélébile, comme une marque au fer rouge sur le corps d'un détenu libéré mais traumatisé par son expérience passée.
Les inégalités se sont tout naturellement accrues depuis la chute du régime de Terienkov, mais heureusement, la justice sociale est un dogme en Rostovie, et le restera : l'accapareur oligarque qui oserait profiter de la désorganisation de l’État pour le piller, et de la misère des autres pour exploiter une main d’œuvre pas cher et corvéable à merci, sera, comme au bon vieux temps, puni de mort. Les agents du NKRD, dont l'ascétisme (dans leur vie privée) n'avait d'égal que leur cruauté à l'égard des victimes de la Terreur qu'ils étaient chargés d'appliquer, ont désormais pour objectif de neutraliser tous ceux qui tenteraient de profiter du chaos ambiant... comme le paysan qui accaparerait son blé en attente d'un acheteur suffisamment riche pour lui payer au prix réel (celui du marché noir). Et justement, le NKRD dû parfois intervenir, avec l'assentiment du Vosroskom, pour confisquer les réserves de paysans égoïstes qui s'étaient appropriés les terres de sovkhozes abandonnées... des paysans souvent coupables... du seul fait, de vouloir nourrir convenablement leur famille... ainsi est le paradoxe de la Justice révolutionnaire, quand tout manque à tout le monde. Les innocents deviennent coupables malgré eux.
La rareté des ressources entraine inévitablement quelques conflits, qui heureusement, pour les raisons évoquées plus haut, sont occasionnels et vite étouffés. Le régime politique demeure totalitaire de facto, en raison de l'omniprésence du NKRD et de l'armée (soutien économique avant tout) dans la société, ainsi que du socialisme économique, toujours en vigueur : les chrétiens rostovs sont aussi violemment anti-capitalistes que leurs prédécesseurs athées. Paradoxalement, c'est même dans les régions les mieux pourvues en aide alimentaire et économique qu'ont lieu les conflits communautaires ou sociaux les plus sérieux.

[img]https://i.imgur.com/9jCsUoU.jpg[/img]
Un bâtiment administratif de Novgorod gardé par l'ANR, et endommagé quelques jours auparavant par des combats entre terienkovistes et saratovistes, pendant le coup de force de Pankratov et la mort de Saratova.

Voitures insuffisantes, autobus et tram surchargés, trains à l'arrêt... les chars et camions de l'armée servent maintenant de moyen de locomotion et de transport civil pour de nombreux citadins. L'apport de l'armée dans la reconstruction et le redressement économique du pays ne doit pas cacher une directive de prévention anti-capitaliste lancée par le Vosroskom : la direction des plans économiques restera strictement civile/politique. L'armée ne fait qu’exécuter. L'histoire a prouvé qu'en général, à chaque fois que l'armée prenait le pouvoir politique et/ou se mettait à diriger le système économique d'un pays, ce dernier se libéralisait.
Si dans toutes les grandes villes, l'armée rostove apporte le soutien économique sous la direction pointilleuse de l’État, l’Église, elle, apporte un soutien moral : de-nouveau autorisée, elle immerge le peuple rostov de son enseignement et de son aide spirituelle, malgré une liturgie appauvrie par la crise actuelle et la répression passée. Elle tente donc autant que possible, de stimuler les relations d'entraide entre les personnes, les familles, les lieux de travail, les communes villageoises et citadines... des échanges basés avant tout sur le besoin vital que sur la vénalité commerciale brute, une réalité permise grâce à l'omniprésence de l’État (via la commune populaire) et de la morale chrétienne (via le clergé régulier) dans ces relations. La santé et la fourniture alimentaire en priorité, puis le relogement, et enfin l'éducation : l’Église comme les services de l’État déconcentré [déconcentration monopolistique, expliquée en détail dans un vieil article de ce sous-forum], à l'échelle par exemple de commune populaire (l'Obshina), s'organisent pour venir au secours d'un peuple qui tend à baisser les bras. Les riches popes, parfois coupables d'être trop gros ou gras, ont tous disparus sous la Terreur, par élimination physique systématique. Ce sont donc les humbles réguliers, frères et sœurs de monastères et couvents, qui s'occupent avec la plus étonnante des ferveurs, de l'aide aux sans abris, aux personnes seuls, ainsi que de la recherche, avec l'aide active de l'armée (!) des enfants perdus, qui, s'ils ont de la chance, retrouveront leurs parents s'ils ont survécu... ou rejoindront une famille d'accueil ou un orphelinat populaire et religieux.
Dans une société où tout le monde a souffert, y compris les persécuteurs (la Terreur a cela de particulier qu'elle n'épargne personne, il en va d'un principe consubstantiel au totalitarisme), il est logique que s'ensuive une entraide générale, de tous pour tous et par tous.

[img]https://i.imgur.com/0hGqlFS.jpg[/img]
En Rostovie, Dieu est toujours le dernier refuge d'une âme tourmentée. C'est Lui qui a permis à tant de vies de supporter l'insupportable. Mais c'est aussi Lui qui a tant souffert aux côtés de tous ces malheurs que cet État a causé contre son propre peuple et partout ailleurs : Viek Koing, Pelabssa, Zanyane oriental, Impériak, Delphiné, Barebjal du Nord, Valacida, Cubalivie, etc... Si l'horreur d'un tel système créé par les hommes a subitement pris fin après le sacrifice d'une femme et avant l'extermination annoncée de la Création, c'est aussi grâce à Dieu.

Les républiques autonomes musulmanes (Karakhan, Zebejan, Atyrstan, Karatchaï) et bouddhiste (Palatie), dans lesquels vivent pourtant de très nombreux rostovs (mélange des peuples amorcé dès le début du XXème siècle), davantage d'autonomie a été revendiqué. Novgorod a refusé toute concession à ce sujet, craignant une dislocation de l'Union, laquelle n'est désormais plus "kiroviste" (le kirovisme qui cimentait jusque là ce grand État fédératif). Le maintien du totalitarisme et de la fermeté du régime du Vosroskom à Novgorod, l'omniprésence -consensuelle car bénéfique- de l'armée, la peur des gens à l'égard des activités persistantes du NKRD, les éparses minorités rostoves à l'extérieur des terres historiques, et, bien-entendu, les intérêts et les souffrances communes vécues par l'ensemble de ces peuples, a empêché tout risque de démantèlement. L'islam et le bouddhisme connaissent tout deux aussi une renaissance, et coopèrent avec l'armée et l’Église orthodoxe pour venir en aide aux nécessiteux.
Toutefois, il convient de rappeler que ni l'islam, ni le christianisme ne détiennent d'autorité véritablement constituée et centralisée. Le patriarche Sergueï II a très vite laissé tombé son activité politique pour gérer au mieux le soutien aux populations dans le besoin, de la manière la plus décentralisée qui soit. Et tandis qu'aucun ouléma ou imam n'est supérieur aux autres, aucune organisation musulmane n'a vu le jour depuis les deux ans de libération. A l'exception notable du bouddhisme, trop minoritaire pour représenter un vrai danger pour l’État, aucune religion en Rostovie n'a pu retrouver d'organisation claire et centralisée depuis la décapitation des élites (métropolites, popes puissants, oulémas influents, etc...) ordonnée par Terienkov lors de la Terreur anti-religieuse de 2017/2018. Et Novgorod n'encourage pas ce genre d'initiatives : la solidarité se doit d'être totalement désintéressée... même au prix de sacrifices matériels douloureux, et bien-entendu, toujours au détriment de basses ambitions égoïstes politisés, immédiatement réprimées par le NKRD.

A propos du Kraï de Krasnoïarsk, grand bastion géographique de Terienkov et de ses derniers partisans actifs... il n'est plus. La quasi-totalité du territoire a été libéré par l'ANR (armée)... à l'exception notable de deux sites militaro-industriels majeurs situés sous terre : la ZATO "Krasnoïarsk-983" (la ville qui la relie a été libéré) et la ZATO "Turra-000" (la ville en surface comprise).
[Rappel de la signification d'une ZATO ====> [url]http://www.simpolitique.com/post139441.html#p139441[/url]]. Juste pour vous prévenir : le CONNARD qui gère l'hébergeur d'image Imageshack nous a tous baisé, soit les photos ont disparu, soit elles ont pris -avec le temps (?)- des proportions inconsidérées... et je parie qu'il faut payer pour arranger ça... alors même que les autres hébergeurs sont gratuits...)
Dans ces deux sites militaires spécialisés, à savoir la ZATO de Krasnoïarsk et la ville-fermée de Turra, se trouve le complexe militaro-industriel, la cache d'arme, l'abri anti-atomique et le centre de commandement politico-religieux les plus importants du monde. C'est le cœur du pouvoir du Rovostran. C'est le QG de la Main Noire. A Krasnoïarsk-983 se trouverait encore 700 000 otages, tous prisonniers des camps de la mort (les irrécupérables ayant tous été supprimé par manque de réserve alimentaire). Un des commandants des cévékazes (forces spéciales) terienkovistes, un certain "Angkarine" de pseudonyme (...en l'honneur sans doute de la sinistre organisation de la Main Noire au Viek Koing), a promis de les exterminer si une quelconque action militaire était entreprise par le Vosroskom pour récupérer le site, et a procédé à des libérations d'otages régulières (quelques centaines seulement, tous torturés, blessés ou malades) pour prouver la véracité de ses menaces... et sa "bonne volonté". S'étant déjà emparé du reste du Kraï grâce à une opération armée secrète lancée par Kirov et Arkharov, le nouveau régime à Novgorod s'est arrêté aux frontières des deux "capitales", derniers remparts de ce qui reste de l'URKR. De même qu’auparavant, le conflit est gelé, et aucune victime n'est à déplorer d'un côté comme de l'autre étant donné l'absence totale de confrontation directe entre les armées de Novgorod et les forces spéciales du Rovostran. Au même titre que les QG souterrains de la Main Noire au Juvna (Karancevir) et au Viek Koing (apparemment toujours pas capturé par les forces coalisées au Makara), les ZATO de Krasnoïarsk-983 et de Turra-000 sont réputées imprenables, et l'épouvante qu'elles éveillent tant aux civils qu'aux soldats les plus aguerris dissuadent n'importe quel homme d'y pénétrer, au risque de souffrir de stress post-traumatique aiguë jusque dans son lit de mort. Surnommées les "antres de l'enfer", on dit qu'une fois entré dans l'une de ces ZATO souterraines, on y perdrait définitivement son âme, et on en ressortirait qu'habité par un autre esprit... celui d'un revenant décédé à cet endroit. La puanteur de l'industrie du sang et de la charogne humaine transformée par la science, le bruit infernal des perceuses médicales et des cris humains, le froid sec du Grand Nord y côtoyant la chaleur insupportable des abysses, même l'air y serait infesté de toxines (d'où les équipements NRBC tenues perpétuellement par les cévékazes qui y travaillent).

[quote][img]https://i.imgur.com/vgm2yzv.png[/img]
Ceux qui entrent ne ressortent pas.[/quote]
Une simple phrase, écrite sur l'entrée de la ZATO de Krasnoïarsk-983, suffit à stopper la plus puissante armée du Monde.

[img]https://i.imgur.com/gg6mGJ7.jpg[/img]
La ZATO de Turra, dans le grand Nord rostov, est la capitale du Rovostran. Sur le panneau d'accueil il est écrit : "L'espèce humaine se doit de créer sa propre évolution."

Malgré une guerre gelée sur son propre territoire, la famine des régions du Nord (Kraï libéré, Palatie...) et de l'Est turriï, l'amertume de son peuple en pleine crise morale et psychologique, et malgré l'incertitude quant à son avenir politique et économique, la Rostovie décide enfin de "s'ouvrir" au monde, ou du moins à qui le voudra, afin d'échapper à l'autarcie ambiante qui l'a tant fait souffrir depuis près d'une dizaine d'années. Elle espère ainsi redresser son économie et épurer sa très sale image à l'étranger.
Le Vosroskom, qui s'apprête à en finir une bonne fois pour toute avec l'enfant du Kirovisme que fut la Main Noire et sa secte dirigeante (le Rovostran), a totalement encerclé les zones loyalistes (sites rovostraniens aussi minuscules sur la carte qu'ils sont dangereux pour le pays et le reste du monde), avec ses troupes les mieux équipés, entrainés et aguerris : DCA ultra-moderne SRA-600, missiles anti-missiles R-41, armes à énergie dirigée "Sapsan"... tout est mis en place pour protéger au mieux les autres villes d'un risque d'attaque nucléaire. On "négocie" avec l'ennemi qui se terre encore dans sa forteresse, et on prend immédiatement en charge les otages qui y sont relâchés.
Enfin, le Vosroskom a également commencé l'élaboration d'une nouvelle constitution pour remplacer l'URKR par un nouvel État respectueux de l'être humain et des religions. Une constitution guidée par un idéal à la fois humaniste et traditionaliste, patriote et internationaliste, communiste et chrétien. La future Rostovie s'engagera, lorsqu'elle en aura retrouver les moyens, à participer à un dédommagement mesuré -et strictement unilatéral- aux peuples étrangers qu'elle avait fait souffrir du temps où la secte ultra se servait d'elle comme arme de guerre.

[img]https://i.imgur.com/dEHycbn.png[/img]
Le nouveau drapeau du pays (simple et sans emblème) rajoute la couleur bleue en son sommet, celle de la Vierge Marie, si vénérée par les rostovs.

[HRP : Non non, je ne suis pas parti dans le Donbass, vous inquiétez pas. L'idée est séduisante (j'admire évidemment les hommes courageux qui sont là bas pour combattre l'impérialisme américain), mais l'intérêt même de s'y sacrifier pour défendre un... "gaullisme poutinien" sans avenir, m'en a dissuadé avant même d'envisager un tel voyage.
...et excusez-moi d'avance pour les parenthèses HRP.]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Retrouvailles
[url=https://www.youtube.com/watch?v=OtDR37zGYvM]Ambiance musicale[/url]

[img]https://i.imgur.com/u6IeJxY.png[/img]
Le symbole tristement célèbre du NKRD...

Katinka. Le prénom d'une jeune fille de seize ans. Elle fait partie des millions d'enfants et vieux enfants (dits "adolescents" en Occident) errants seuls en Rostovie. Parfois réduite à manger les racines des plantes, et à boire l'eau des ruisseaux, elle réussit à survivre pendant quelques mois en s'abritant l'hiver dans des isbas abandonnées du Sud. Elle aurait été vagabonder quelques kilomètres plus au Nord, elle serait sans aucun doute déjà morte de faim et de froid. Chaudement vêtues de vieux vêtements troués rajoutés les uns sur les autres, elle avait déjà quelques cicatrices en raison de nombreuses chutes.
Sa mère est morte, assassinée une balle dans la nuque sous ses yeux, elle n'avait pas encore 8 ans... coupable d'avoir été prier à l’église. Son père, qui l'éleva seul dans la peur, l'enveloppa de toute la protection, l'affection et l'amour qu'il pût lui donner malgré son difficile travail quotidien à l'usine d'armement. Quatre ans plus tard en 2022, elle fut arrachée à son malheureux père qu'il aimait tant (ce dernier fut envoyé en asile psychiatrique après un insupportable chagrin)... pour rejoindre un laboratoire expérimental de la ZATO d'Ovskograd. Elle subit comme beaucoup d'autres, l'épreuve de l'isolement complet dans une cellule froide, fermée et insonorisée. Heureusement pour elle, cette expérience n'était pas mortelle, et l'excès de cobayes permis aux scientifiques du Rovostran d'en "épargner" un maximum...
En avril 2023, au lendemain de la mort de Saratova, les scientifiques dégoûtés par leur propre travail, prirent soin de libérer tous les cobayes avant de prendre la fuite ou de se rendre aux nouvelles autorités. Beaucoup d'enfants s'enfuirent car les brigades du NKRD restées fidèles à Terienkov les traquèrent encore, avant que le Vosroskom ne rétablisse son autorité sur l'essentiel du territoire rostov, du moins, au Sud à l'époque.
Katinka, livrée à elle-même, n'avait plus qu'une seule aspiration : retrouver son père. Une nuit de froid extrême, blotti contre le mur d'une vieille maison de bois, elle se souvînt des quelques et précieux moments de joie qu'elle vécue avec lui dans les parcs pour enfant, quand naturellement, aucun homme du NKRD ne patrouillait dans les environs. Le songe de son père souriant, la portant par la hanche en tournant sur lui-même, sous un soleil radieux... une joie indescriptible. Souvenir sot et benêt dans les pays où l'on manque de rien, où l'on s'empiffre de nourritures grasses, de jeux et d'argent, un stigmate mémoriel honteux dans les sociétés dégénérées où il est considéré comme normal de mépriser l'autre pour sa fragilité physique ou de l'humilier en profitant de sa vulnérabilité psychologique. A l'inverse, dans les cas de souffrance extrême, il est un rêve dont on ne peut se passer, et qui nous permet de nous accrocher à la vie... et à l'humain qu'il y a en nous dans une Rostovie plus inhumaine que jamais. Le jour levé, alors qu'elle s'apprêtait à partir pour chercher un peu de nourritures dans ses tristes forêts sous-peuplées, elle vit arriver une petite escouade d'hommes armés, des masques fonctionnels sombres recouvrant chacun de leur visage... la peur était son amie : c'était bien le NKRD. Affolée, la jeune fille gaspilla le peu d'énergie qui lui restait pour courir le plus loin possible, sans jamais regarder derrière elle, une fuite face à la Terreur. Elle préférerai mourir plutôt que de retourner seule, isolée dans sa cellule de labo souterrain ne serait-ce qu'une seule journée. Malgré l'énergie que lui procurait sa peur, la faim, la fatigue et le froid (il faisait autour de -5° tout de même) eurent raison d'elle, et les hommes du NKRD la rattrapèrent. Qu'allait-elle devoir encore endurer ?
Immobilisée et ramenée dans un camion, les agents du NKRD lui donnèrent juste de quoi manger un peu, histoire qu'elle survive pendant le voyage. Les yeux bandés, elle était épouvantée au point tel qu'elle refusa d'abord de se nourrir. Elle était assise, mais recroquevillée sur elle-même tant son ventre la déchirait, tel un appel de détresse intérieur, moins pour la faim que pour ce qui lui était sans doute réservé. Le voyage dura cinq heures, dans le silence et la peur. Elle finit par manger un peu à la fin du voyage, car les agents insistaient pour qu'elle prenne des forces. Une fois sortie du camion, le NKRD l'emmena à pieds en direction d'une gare qui lui était familière. Et alors que la plupart des agents repartirent, un seul était resté, et, se baissant légèrement à sa hauteur, lui dit, le regard dépassant du masque, à la fois étrange -car plus humain que d'habitude- mais... toujours aussi effrayant :
"Je ne te demande pas de nous pardonner. Nous ne faisons pas cela pour cette absurde raison. Sache que si nous le pouvions, tu serais déjà morte, toi et ce qui reste de ta famille, dans les [url=http://www.simpolitique.com/post179733.html#p179733]sanctuaires rédempteurs[/url] qui vous étaient réservés à tous, ici, en Rostovie."
Tremblant de peur, la fille vit repartir derrière elle cet agent démoniaque, qui l'avait laissé libre, devant la gare de sa ville natale. A quelques dizaines de mètres seulement, elle vit son père de profil qui ne l'avait pas encore vu. Libre lui aussi, il semblait à peu près en bonne santé malgré les nombreux tourments subits durant sa détention. Elle se mit à courir plus vite en sa direction que lorsqu'elle fuyait le NKRD... l'Amour est plus fort que la Mort.

A l'instant où le père reconnaîtra sa fille en tournant son regard ébahi, il fondra en larmes et deviendra l'homme le plus heureux du monde.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Retrouvailles (2)
[url=https://www.youtube.com/watch?v=bfsI0WbWWN8&feature=youtu.be]Ambiance musicale[/url]

Zone rurale de la région d'Ivanovgrad, Rostovie centrale, février 2027.

A proximité d'une obschina (collectivité rurale de travail agricole et artisanal) une jolie jeune fille de 25 ans, du nom de Yulia, s'accordait un temps de pause avec sa meilleure amie en papotant à la lisière d'une immense forêt boréale. Désormais orpheline (ses parents sont morts dans les camps en 2022), elle ne faisait guère son âge étant donné la terrible épreuve qu'elle endura sous Terienkov et la disette dont elle fut victime ces dernières années. A sa confidente, elle lui parla entre-autres de ses parents, et de son ancien ami, Volodia, d'un an de plus, qu'elle avait rencontré dans le cadre d'excursions de jeunes komsomols à l'époque de Kirov (2016). Naïfs mais heureux, ils avaient 14 et 15 ans à l'époque. Amoureux peu de temps après leurs premiers échanges de regards et de sourires, un amour renforcé par plusieurs années de rapprochements risqués mais nombreux, ils comblèrent leur manque -voire absence totale- de relation physique charnelle par une relation platonique à la fois intense et prude (la société rostove est depuis toujours profondément puritaine). Des déclarations d'amour régulières dignes des poésies les plus spirituelles, comme aiment à le faire les jeunes rostovs depuis l'avènement du communisme il y a plus d'un demi-siècle. Volodia était un jeune homme, beau, sportif et généreux, en chevalier servant de sa future épouse. De très beaux souvenirs qui la font encore rougir. Ils ne s'étaient plus vu depuis 2021, lorsque Volodia fut déporté de force dans un "centre militaire spécialisé".
Sereine, assise dans ce beau paysage, elle entendit soudainement s'approcher une bande de jeunes... tatoués et hurlants des insanités en ricanant. Méfiante et à juste titre, elle engagea, avec son amie, un retour prudent vers son obschina. Malheureusement... les deux jeunes femmes furent repérées, et telles des proies, furent poursuivies par des prédateurs mâles plus rapides qu'elles.
La libération massive des prisonniers des camps qui suivit la chute de Terienkov avait aussi ses effets pervers. Une partie non-négligeable de zeks libérés étaient des prisonniers de droit commun... trafiquants, voleurs, autres délinquants, et parfois même des criminels. C'était un des prétextes présentés par Arkharov pour préserver quelques institutions totalitaires en fonction sous Terienkov.
Toutes les deux attrapées et solidement maintenues, Yulia fut d'abord tourmentée par le plus gros des caïds, le "mâle dominant alpha" du groupe. Leur résistance était énergique, mais vaine. Puis, commençant à arracher leurs vêtements, à les gifler et à les insulter, les jeunes brutes tentèrent tout naturellement de les violer toutes les deux, chacun leur tour, leur promettant toutefois la vie sauve. Quand soudain, un petit bruit suscita la curiosité du chef. Trois agents du NKRD (la police politique de l'ancienne URKR, toujours active en Rostovie) se tenaient derrière lui, comme s'ils avaient pistés son gang depuis un moment. Choqués, ils tentèrent tous de s'enfuir en désordre... les deux femmes prirent la fuite avec autant d'énergie, plus épouvantées encore par les nouveaux superprédateurs du NKRD que par le gang de violeurs. Ils furent tous, y compris Yulia et son amie, immobilisés au taser puis bâillonnés... Transportés à quelques dizaines de mètres de là, les yeux bandés, ils furent alignés le long d'une sorte de précipice, tous à genoux... Yulia sentit un délicat signe d'épaule, lui indiquant que son amie se trouvait à côté d'elle, sur sa gauche.
C'est alors que s'imposa un silence familier, celui qui transforme les secondes en minutes et les minutes en heures. Ce silence bien connu qui rappelle à tous, petits et grands, gentils et méchants, faibles et puissants, l'épouvante qu'inspirait la Terreur rovostraniste... et annonçait sans aucun doute leur mort prochaine.
Le commandant du trio élimina le premier malfaiteur d'une balle dans la nuque. Le bruit qui retentit en écho à la détonation était lourd et presque tragi-comique : c'était celui d'un corps tombant comme une masse inerte dans une fosse profonde de trois mètres, où se trouvait déjà des centaines de vieux squelettes. Le deuxième, le troisième, le quatrième... et quand le mâle alpha sentit venir son tour, le chiffon qui lui obstruait la bouche fut retiré : il supplia alors les agents de l'épargner, leur prétextant détenir de précieuses informations sur le gouvernement du Vosroskom. On lui enleva son bandeau autour des yeux. Il en profita également pour demander à ce qu'on épargne les jeunes filles qu'il violentait il y avait de ça cinq minutes. A son chantage, les agents réagirent immédiatement en éliminant d'une balle dans la tête la meilleure amie de Yulia. Celle-ci, qui ressentit le souffle de la détonation près de son oreille gauche, cria de douleur, le son couvert par le chiffon autour de sa bouche. Elle savait ce qui venait d'arriver.
190 battements par minute, palpitations cardiaques intenses. Spasmes musculaires. Sueur au front et bégaiement. Le caïd se savait perdu d'avance, mais n'avait pas d'autre choix que d'essayer d'aller de l'avant. Il affirma au chef de l'équipe du NKRD que Dniepropetrov enquêtait actuellement sur Arkharov, dans le but de le discréditer et de l'écarter du pouvoir, afin de neutraliser la "police terroriste" une bonne fois pour toute.
_ Comment avez-vous eu ces informations ? -cria le commandant.
_ C'est... un ancien gardien de camp, un de mes complices, qui m'a donné ces infos. C'est tout ce que je sais, je vous le jure ! Je peux juste vous donner son nom, c'est...
_ Pavel Dalniegoroï ?
_ Qu... Comment ? Comment vous le savez ? -dit-il en tremblotant-
_ Allez-y.
L'un des deux autres agents l’exécuta d'une balle dans la tête. Le gros caïd s'effondra misérablement dans la fausse à squelettes.
S'interposant, le dernier agent qui assistait à la scène se chargea de la dernière mission : tuer la jeune femme qui restait. Yulia était prête. Croyante, elle se préparait déjà à rencontrer Dieu. Après un moment d'hésitation, vite suspectée par ses camarades, il se décida à appuyer sur la gâchette.
Alors qu'elle tombait brutalement dans la fosse au moment de la détonation, elle ne compris absolument rien. La mort ne lui avait rien apporté : ni repos, ni apaisement, ni même aucun pincement à la tête. Après quelques secondes, elle su finalement, qu'elle était encore en vie... ni même blessée d'ailleurs. La balle l'avait frôlée sans l'atteindre. Une chose rigoureusement impossible sans un acte du Ciel (déviation miraculeuse de la balle) ou... une volonté de la part de l’exécuteur. Alors qu'elle simulait la mort, elle entendit les trois agents dire calmement mais avec détermination : "Pour la seule gloire du Rovostran, que vive Terienkov."

Quelques longues minutes plus tard, elle fut relevée, replacée à la surface et libérée en toute hâte par l'agent du NKRD, celui-là même qui devait l'achever, libérant sa victime lors d'un moment d’inattention de ses frères d'armes, suffisamment éloignés dans la forêt. Quand elle ouvrit les yeux... elle l'avait reconnu.
C'était Volodia.

Avant de disparaître à jamais, il fixa droit dans les yeux son amour perdu d'hier, et lui dit avec la plus impassible des sécheresses :
_ Ne te fais pas d'illusion. L'homme que tu aimais n'existe plus. Si mon cœur affaibli ne peut t'oublier, mon esprit lui, est irréversiblement glacé.

Seule et à genoux, elle s'effondra en larmes, le visage au sol, l'esprit désemparé, le cœur meurtri.

[img]https://i.imgur.com/u6IeJxY.png[/img]
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Les grands personnages de la Nouvelle Rostovie (1)

Parmi les hommes forts du Vosroskom, trois d'entre eux se sont retirés de la vie politique :
_ le patriarche Sergueï II, qui s'est exclusivement tourné vers l'aide sociale et a promis d'y consacrer sa vie entière en vue de réparer ses errements passés (lorsqu'il était drogué par Terienkov). Sa popularité chez les croyants orthodoxes a pourtant du mal à revenir, à l'exception du clergé régulier et des personnes les plus souffrantes, qui paradoxalement sont les plus amenées à lui pardonner sa (désormais lointaine) passivité.
_ le général Akakievitch, [url=http://www.simpolitique.com/post213357.html#p213357]qui s'occupe désormais de sa femme, une ancienne zek libérée par Terienkov à la stupéfaction de tous[/url], mais terrorisée à vie par la mort de son fils, qui fit l'objet d'une [url=http://www.simpolitique.com/post208221.html#p208221]mise en scène particulièrement malsaine[/url]. Un choc psychologique tel qu'elle a définitivement perdu son langage, et a besoin tout naturellement d'un soutien moral constant de son mari pour garder l'envie de vivre. Akakiévitch a reçu en récompense de son aide à Saratova, ainsi que de son courage et de son humilité, des honneurs militaires et de nombreuses décorations, dont la plus grande du pays, celle de "héros de la Rostovie".
_ le général et ex-chef d'Armée Iaropolk Pankratov : militaire kiroviste connu pour son extrême loyauté, il était à la tête de la première armée du Monde, participa à l'essor technologique de la superpuissance rostove, et dirigea les opérations lors de l'invasion du Pelabssa, et de biens nombreuses autres interventions armées, pratiquement toutes victorieuses, de façon directe ou indirecte (en Kasovie il repoussera l'ADE, en Varlovie il punira le gouvernement, au Finnherland il repoussera les varlo-coors et le Liethuviska, et au Pelabssa il écrasera la deuxième armée du monde). Vainqueur de l'OTH, élevant l'URKR au rang d'hyperpuissance, il était (malheureusement) loin de tout contrôler, et le véritable pouvoir appartenait au triumvirat rovostranien : Ivan Terienkov (le n°1), Joseph Markov (chef de la police politique) et Vladimir Saraïev (chef des forces spéciales "cévékazes", -récemment reconverti dans le djihadisme à la tête de ses brigades au Machrek). Hostile aux mesures prises par les cévékazes au Viek Koing et en Delphiné (via la Main Noire juvnienne), c'est en fait moins l'emprisonnement de Kirov que l’inhumanité clairement assumée de Terienkov qui le poussera, certes pas tout à fait au dernier moment, à rejoindre la cause saratoviste. Malgré son actif particulièrement meurtrier et/ou sa longue passivité face aux horreurs du régime, tant à l'intérieur qu'à l'étranger, il est la clé de la réussite des putschistes saratovistes et kirovistes. C'est lui qui mit brutalement fin au régime, le jour même de la condamnation à mort de Saratova. Mais le prix à payer pour lui était lourd : l'intégralité de sa famille, à savoir son épouse, ses enfants et ses proches jusqu'aux familles éloignées furent impitoyablement massacrés en seulement 48 heures par les cévékazes de Terienkov, après son coup d’État.
Il s'est aujourd'hui retiré dans la solitude, essayant de se faire oublier. Il considère avoir racheté -du moins une partie- de ses graves fautes passées, par le putsch qu'il a accomplit pour libérer son pays du joug de la Main Noire. Culpabilisant tout de même, il s'est refusé de rester au pouvoir car ne considérait ne plus le mériter. Contrairement aux pronostiques de Kirov, il renonça donc à perpétuer le kirovisme en Rostovie en même temps qu'il laissait tomber sa carrière politico-militaire, en réparation de ses fautes et par respect pour Saratova, qu'il considère à juste titre finalement, comme la véritable sauveuse du pays.

[img]https://i.imgur.com/jTI0GL4.jpg[/img]

Oleg Dniepropetrov : général d'Armée de la région d'Ivanovgrad et ancien kiroviste de la ligne dissidente (anti-Terienkov et pro-Kirov) menée par Svetozar Dzerine, [url=http://www.simpolitique.com/post210730.html#p210730]il a été bouleversé par le courage et la détermination de la jeune pucelle et héroïne rostove, Nina Saratova[/url] lorsqu'il participait au "complot de l'espérance" avec elle et Kirov contre Terienkov. Accusé à tort d'opportunisme après son revirement, pourtant sincère, au "saratovisme" il se converti au christianisme peu après sa la chute de Terienkov (ses parents étaient chrétiens, lui avait abandonné la religion dès son adolescence), preuve de son inaliénable et infaillible sincérité. Il fut très vite adoubé par Pankratov (l'acteur principal du coup d’État libérateur) comme nouveau "maître" du pays. Arrivé à la tête du nouveau gouvernement provisoire, Dniepropetrov dû collaborer avec deux communistes, un "vieux kirovien" assagi, Dzérine, et un autre, moins connu, mais de confession chrétienne, Arkharov. Ce dernier est l'objet d'une grande méfiance pour Dniepropetrov, qui le suspecte de défendre en secret l'idéologie du Rovostran.
Dniepropetrov est marié, et a cinq enfants, tous sont chrétiens pratiquants sauf un, l'aîné, qui a très vite quitté sa famille pour rejoindre de lui-même le camp de Terienkov. Il est aujourd'hui introuvable.

[img]https://i.imgur.com/vehTfZz.png[/img]

Svetozar Dzérine : Plus de 65 ans. Grand et plutôt bien constitué, le visage élancé mais balafré, alourdi par de grosse moustache et barbichette, le regard froid et déterminé, et de gros sourcils noirs lui donnant l'impression d'être toujours en colère... mais avec une sorte de sagesse indescriptible marquée par le désintéressement, bref, un air digne des plus grands révolutionnaires de l'Histoire. Jadis kirovien pur et dur, capable d'être sans pitié au nom de ses idéaux, il a toutefois été parmi les premiers à s'insurger contre Terienkov et son terrorisme outrancier, aux côtés de son ami et défunt Alexandre Oktyabrev (célèbre ex-chef de la diplomatie rostove aux premières années du second kirovisme, de 2015 à 2017), mais bien avant Pankratov (!). Chef-Fondateur du "Comité de soutien zanyan pour le retour de Kirov" (en septembre 2019), il n'a pas hésité à risquer sa vie et celle de ses plus fidèles amis (Oktyabrev), de même qu'à "pactiser" avec les chrétiens saratoviens, pour libérer le pays de la secte qui le tourmentait. Fortement marqué par le sacrifice de Saratova, il a changé intérieurement depuis ce jour. Conscient de ses erreurs passées, y compris de celles de Kirov qu'il reconnait volontiers, il demeure toutefois par principe et fidélité, un inébranlable communiste athée, et refuse de renier Kirov dans sa totalité, soulignant avec raison son soutien déterminant dans la défaite de Terienkov. Malgré cela, il admet à Saratova le mérite du sacrifice ultime, légitimant la fin du kirovisme du fait de son immonde créature rovostraniste, et acceptant avec fatalité le retour en force de la religion chrétienne dans son pays, que paradoxalement, il ne considère pas forcément comme une mauvaise chose. A la manière d'un bon perdant, il se retranche avec une certaine sagesse sur des positions simples : laissons-le peuple décider. Aussi est-il devenu membre du Vosroskom. Chargé de la diplomatie, il entretien de bonnes relations avec ses deux collègues : Dniepropetrov lui reconnait une sagesse liée à son âge et à son expérience politique, Arkharov le considère comme un fidèle communiste, juste et intègre.
Marié depuis une bonne trentaine d'années, il a deux filles en bonne santé et même trois petits enfants de la plus âgée d'entre-elles.

Vladimir Arkharov : Si l'avantage que confère à Arkharov sa position de "juste milieu" est évidente, l'absence d'information qui entoure son mystérieux passé (enfermé -comme Kirov- pour "saratovisme" de 2017 à 2023), son intransigeance en matière idéologique (on parle même d'arkharovisme, une sorte de communisme religieux), son point de vue quelque peu isolationniste ou idéaliste en diplomatie, et pire que tout cela encore, la direction qu'il a pris à la tête du NKRD (connu pour avoir été l'artisan de la Terreur rovostranienne), fait de lui un homme craint qui inspire la méfiance de beaucoup, voire d'à peu près tous en réalité dans les instances dirigeantes du pays. Pas de famille, ni parent, ni frère et sœur, pas de femme, jamais d'amie et encore moins d'ami, ce solitaire sans vie privée est un bourreau de travail à la fois discret et... omniprésent, grâce à sa police politique dont il a pris la tête. Encore de nombreux points communs suspects qu'il partage avec Kirov et... Terienkov. Il ne faut tout de même pas négliger le rôle capital qu'il a joué lors de la deuxième et définitive chute de ce dernier le 31 janvier 2027. C'est lui qui aida Kirov lors de sa dernière mission, une fois de plus salvatrice pour la Rostovie. Il est important de noter aussi que, si elle est l'objet de nombreux doutes, sa confession chrétienne semble bien une honnête réalité. Plus d'un de ses collaborateurs l'a repéré en train de prier, et il apparaît être sentimentalement attaché à un vieux chapelet de bois dont il ne se sépare jamais.
Vladimir Ivanov

Message par Vladimir Ivanov »

Les principaux courants politiques et idéologiques en Rostovie

I_ Grandes familles
A- Sous-catégories ===> principales caractéristiques
importance dans le pays :
_ (probablement) majoritaires
_ (très) nombreux
_ minoritaires (mais non-négligeables)
_ groupusculaires (quasi-insignifiants)
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
[img]https://i.imgur.com/rBlVhtk.png[/img]

I_ les communistes

A- kiroviens ===> "[url=http://www.simpolitique.com/post157351.html#p157351]totalitarisme volontaire[/url]", collectivisme, technocratisme, égalitarisme, traditionalisme, rationalisme, spiritualisme d'inspiration chrétienne, ascétisme, puritanisme, patriotisme révolutionnaire, étatisme populaire, centralisme fédératif, tiers-mondisme, militarisme, laïcisme.
_ nombreux

B- ovskoriniens-gakistes ===> marxisme-léninisme historique, collectivisme, internationalisme, égalitarisme, hyper-industrialisme, centralisme fédératif, militarisme, tiers-mondisme, athéisme radical (antireligieux).
_ minoritaires

C- makhnovistes ===> anarchisme-libertaire, collectivisme, égalitarisme, "[url=http://www.simpolitique.com/post255590.html#p255590]socialisme volontaire[/url]", syndicalisme révolutionnaire, agrarisme, fédéralisme, internationalisme, pacifisme, athéisme radical (antireligieux).
_ minoritaires

_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
[img]https://i.imgur.com/IG22pPj.png[/img]

II_ les miristes

A- saratoviens ===> christianisme social (orthodoxe), "mirisme" (système du Mir), traditionalisme, spiritualisme chrétien, personnalisme égalitaire, solidarisme, puritanisme, coopérativisme, collectivisme chrétien, communalisme agrarien, patriotisme, tiers-mondisme humanitaire, pacifisme.
_ majoritaires

B- traditionalistes ===> traditionalisme, ultra-conservatisme, fédéralisme décentralisateur, communalisme agrarien, "[url=http://www.simpolitique.com/post259299.html#p259299]chorocratie[/url] rostove", christianisme "vieux-croyant" culturel, néo-paganisme.
_ minoritaires

_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
[img]https://i.imgur.com/zQD0XbI.png[/img]

III_ les nationalistes

A- nationaux-corporatistes ===> corporatisme, nationalisme, conservatisme, "capitalisme moralisé", christianisme institutionnel, anti-communisme.
_ minoritaires

B- tsaristes ===> royalisme rostov, autocratisme, impérialisme, nationalisme, christianisme institutionnel (orthodoxe), aristocratisme, corporatisme, féodalisme, traditionalisme.
_ minoritaires

C- nazbols ===> "national-bolchévisme", ultra-nationalisme fanatique, néonazisme, néofascisme punk, pseudo-collectivisme, crypto-socialisme (corporatisme de facto), totalitarisme clownesque, christianisme hypocrite (créationnisme), néo-paganisme, militarisme agressif, libertinage (exaltation de la nature, de la virilité et de la sexualité), antisémitisme obsessionnel.
_ groupusculaires

_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
[img]https://i.imgur.com/me9BYpf.png[/img]

IV_ les rovostraniens (ultrakirovistes)

A- terienkovistes ===> "[url=http://www.simpolitique.com/post202278.html#p202278]terrorisme révolutionnaire[/url]", totalitarisme communiste, hyper-technocratisme, supra-évolutionnisme ("techno-évolutionnisme"), transhumanisme, ultra-rationalisme, ultra-capitalisme, militaro-industrialisme, étatisme pseudo-populaire, sectarisme.
_ ????

B- néokirovistes ===> hyper-technocratisme, transhumanisme, [url=http://www.simpolitique.com/post255618.html#p255618]révisionnisme anti-terroriste et responsabilisme punitif (hérésie).[/url]
_ groupusculaires

C- néo-azraqites ===> [url=http://www.simpolitique.com/post225911.html#p225911]islamisme takfiri[/url] (idéologie externe de la Main Noire), ultra-capitalisme, séparatisme karachaï, sectarisme.
_ minoritaires

_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
_______________________________________________________________________________________________________________________________
Répondre

Retourner vers « Rostovie »