Le modèle kirkstanais : Le Socialisme Vertueux
Dans ce petit opuscule rédigé par Vladimir Stramine lui-même, ce dernier y expose point par point la théorie du Socialisme Vertueux, nouveau, démocratique et vigoureux. Il est le fruit d'une longue expérience dans le domaine de la philosophie de l'Histoire et d'une solide connaissance dans les domaines économiques et sociaux, couplé à un long exercice du pouvoir. L'ouvrage se décompose en différentes parties, en commençant par l'analyse du fondement même d'une société, le travail, et se terminant par les perspectives d'avenir pour un monde meilleur. Un régime socialiste vertueux se veut l'initiateur de l'avènement d'un homme neuf, nettoyé de tous les vices que les sociétés corrompues d'aujourd'hui lui ont apporté. Il s'agit de se servir des erreurs humaines pour créer un monde où ces erreurs ne pourraient même pas se produire, tant l'environnement serait idéal. Cependant, la plus grosse erreur que l'on puisse faire en politique, c'est de croire sa construction éternelle. Tout système s'effondre un jour, mais aucune conception ne disparaît : on posera sur ces papiers les Idées qui ont menés une Confédération unie vers une société indivisible, heureuse, et qui avance dans la prospérité et la confiance. Que cette théorie et que ces Idées traversent les siècles et que le Bien qu'elles ont construit resplendisse de magnificence à travers les âges !
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Du Travail et de la Technique
Définitions
Le travail est l'action entreprise par l'être humain conscient afin de transformer la nature pour adapter cette dernière à ses besoins.
De fait, le travail est un engrenage indissociable de la formation culturelle.
La technique représente l'ensemble des moyens (matériels et immatériels) employés par l'être humain conscient pour parvenir à ses fins.
Des intérêts et questions sur le travail et la technique
Quelle est la dimension humanisante du travail ?
Dans quelle(s) mesure(s) le travail et la technique aliènent-ils l'être humain conscient ?
Le travail n'est-il pas au final une nécessité empêchant l'épanouissement de l'Homme ?
La technique n'est-elle pas justement l'expression la plus flagrante de l'esprit humain ?
Les dimensions aliénantes du travail et de la technique sont-elles irrémédiables ?
Ces dimensions sont-elles au contraire inhérentes au développement de la civilisation ?
L’Homme doit-il alors accepter cela pour approcher le Réel ?
Le Socialisme Vertueux apporte des réponses et des solutions à ces questions, détaillées par la suite.
Le travail et la technique comme transformation de la nature
Le travail a chez l'Homme une dimension spécifique qui le rend notamment supérieur aux animaux.
Il est vrai que les progrès de l'anthropologie et de la primatologie montrent que certains animaux sont capables de transformer les matières premières afin de les adapter à leurs besoins. Ce qui différencie radicalement l'Homme de l'animal, c'est la manière de transformer ces matières premières. En effet, alors que l'animal agit dans un contexte de travail immédiat, l'Homme agit par le biais de sa conscience. En somme, il pense avant de se mettre au travail, un plan se dessine dans son esprit avant sa réalisation. Là repose toute la spécificité de l'idée de travail chez l'être humain conscient. La technique, quant à elle, est la représentation de cette intelligence médiatrice. Elle est l'ensemble des moyens non-naturels fabriqué par l'Homme pour la satisfaction de ses besoins.
L'Homme ne peut donc pas être un « animal évolué », il est Homme.
Il a su, au cours des années, dompter la matière par la force de son esprit. La conscience de l'Homme, couplée à des besoins naturels, le rend supérieur à tout autre forme de vie sur notre planète. L'Homme doit donc en partie se plier à la nature, se servir d'elle, la transformer par ce qu'elle lui a donné, pour se créer une histoire.
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Le travail et la technique comme transformation de l'Homme
Le travail immédiat propre aux animaux n'offre aucune possibilité « d'humanisation », contrairement au travail réfléchi.
Un homme qui travaille utilise ses facultés. Ces dernières vont se développer selon différents facteurs aussi variés que : la durée du travail, le temps d'exercice, le type de travail etc... . Le travail a alors une dimension humanisante dans le sens où il permet à l'Homme de s'accomplir, de développer ses capacités, de se cultiver, et surtout, de progresser. Alors s'écrit l'histoire comme processus. Le travail aide l'Homme à s'accomplir, à devenir maître de son entourage, à s'émanciper de la tutelle de la nature, et en somme, à élever sa condition d'homme. Une société sans travail est un concept délirant en soi, car aucune société ne peut se créer et encore moins se maintenir sans une idée émancipatrice et libératrice de travail. Un monde sans travail serait un monde où chaque homme serait bloqué à un stade quasi-animal, coincé dans les besoins naturels immédiats et dans l'incapacité de s'accomplir. Cela s'appelle une perte.
Une société qui produit trop est préférable à une société qui ne produit plus rien, car la société qui ne produit rien se pose face aux dangers de la déshumanisation progressive de l'Homme, à savoir un brutal retour à l'état primitif, qui n'est ni souhaitable, ni même envisageable, car alors il y aurait des sociétés en retard sur d'autres, et l'égalité entre chaque homme serait mise à mal. Dans ce développement des sociétés, il y a un autre phénomène qui contribue à la transformation de l'Homme : il s'agit de la progression de ses connaissances en terme de technologies. Dans une logique de progression de la pensée humaine, les moyens techniques utilisés pour rendre efficace le travail sont sans cesse dépassés par mieux. Il faut trouver la juste mesure, savoir quand l'Homme arrive à ses limites et savoir quand il faut réfléchir, se reposer face à la matière et se demander de quelles manières l'exploiter de façon plus performante, c'est à dire en conservant la dimension humanisante du travail. Le processus historique a ainsi débuté par « l'Homo faber », celui qui fabrique pour déboucher sur l'homme moderne. Ce dernier arrive à ses limites et doit pouvoir les comprendre pour les dépasser.
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De la dimension libératrice du travail
Nous avons donc vu que le travail transforme la nature elle-même et l'homme lui-même.
Il est en plus de cela un autre avantage que procurent le travail et la technique. L'homme se dégage progressivement, dans le processus historique, des nécessités primaires liées à son essentialisme. Le travail et la technique permettent alors à l'homme de s'affranchir de longues heures à peiner et du temps libre apparaît. Nous le développerons plus loin, la culture est aussi un moyen parmi tant d'autres « d'humaniser » l'Homme, de l'affranchir de la tutelle de la nature. Cette dernière est pied à pied vaincue et maîtrisée par l'Homme, car les besoins de ce dernier sont plus rapidement et plus efficacement satisfaits par les progrès techniques. Il peut alors retrancher à sa journée des heures de travail et s'adonner notamment aux loisirs, à l'art, autres lieux d'expression de ses capacités propres. Le travail et la technique permettent donc à l'Homme de marquer le plus de distance possible entre lui et l'animal, car ce dernier demeurera dans un rapport immédiat avec les choses, contrairement à l'Homme. Le rapport de l'Homme aux choses qui l'entourent (matériels et immatériels), dont la nature, est modifié, médiatisé par le travail.
Le travail est avant tout un accomplissement matériel des pensées humaines, permettant à l'Homme d'être libre.
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Des dangers liés à l'aliénation due au travail
Les dangers liés au travail et la technique sont des problèmes qu'il est important de résoudre.
La nature, nous l'avons déjà vu, rend le travail humain et le développement des sociétés possibles en fournissant matières premières et lois universelles (mécaniques, physiques, biologiques...). Serait-ce alors une forme de domination de la nature sur l'Homme, ce dernier ne pouvant alors se passer d'elle ? Toute possibilité de développement des sociétés est encadrée et limitée par la nature, car il est impossible pour l'Homme de dépasser la nature, qui est la source de tout progrès. De même, le progrès technique peut amener une décadence morale qu'il faut endiguer et repousser. L'Homme croit dépasser la nature, et, se sentant ainsi plus fort et affranchit d'elle, va étendre sa domination à tous les êtres vivants, y compris ses semblables. On notera par exemple les épisodes de chocs de civilisations. En effet, deux peuples technologiquement éloignés se rencontrent, et leurs codes moraux ayant été modifiés par le progrès, ils ne peuvent réellement se comprendre et s'unir. Il en est de même pour la nature et, plus précisément, la faune et la flore. Tous les phénomènes catastrophiques pour la nature ont été initiés par l'Homme.
Il est alors nécessaire de contrôler le développement technologique de l'Homme afin de l'orienter dans le bon sens.
Un autre facteur pouvant être négatif s'est développé à outrance dans les pays « démocratiques occidentaux ». Il s'agit de la massification des machines, liée à la chosification de l'être humain. Les conditions de travail se sont considérablement dégradées au cours des siècles précédents à cause de cela. L'Homme n'est plus qu'un auxiliaire de travail et non plus l'acteur primaire, on se sert de la mécanisation du travail pour minimiser l'impact de l'être humain sur la production et donc, diminuer son salaire. Il devient alors impossible pour l'Homme d'atteindre la dimension humanisante du travail, car toutes les facultés qu'il doit y développer sont spoliées par les automates. Le maigre salaire des ouvriers ne peut alors pas leur permettre de s'épanouir en dehors du travail (culture , loisirs etc...). Le travail n'est dès lors plus un lieu où l'Homme peut exprimer ses facultés propres, il est le bien d'un autre.
De fait, il faut trouver le juste équilibre entre performance mécanique et travail humain.
Par extension, la liberté que doivent offrir le travail et la technique est perdue, à l'instar de la dimension humanisante. Les outils paradoxalement créés par l'Homme font de lui leur esclave, il en est totalement dépendant, car c'est par eux qu'un travail technologiquement plus élevé est possible. La dimension spécifiquement humaine du travail, c'est à dire sa médiatisation par l'esprit, disparaît, car l'outil devient alors le médiateur entre le corps et la production. L'esprit s'amollit alors logiquement, au même titre, et dans une moindre mesure, que le corps. De plus, les inventions faites à une époque précise sont transmises aux générations suivantes et se perpétuent à travers les âges (le meilleur exemple étant sûrement la roue). Mais à ce moment-là, l'Homme n'a plus à réinventer ce que ses pères ont faits. Il serait cependant idiot d'oublier et de détruire ce qu'ils ont réalisés, car il en découlerait une période de stagnation technologique qui empêcherait le progrès des sociétés et donc, de l'humanité. C'est pourquoi il faut un progressisme perpétuel et maîtrisé. Toutes les inventions apportent généralement une meilleure qualité de vie, et il en découle que l'Homme n'apprécie plus guère ce qu'il arrive à inventer. En revanche, il peut se trouver malheureux de ce qu'il perd.
Le progrès technique est par conséquent essentiel au développement des sociétés et de l'Humanité, à condition qu'il soit maîtrisé et bien compris.
Un autre problème se pose, et c'est là que demeure la source des antagonismes monstrueux que connaissent les pays occidentaux capitalistes ; il s'agit de celui de la division du travail. Elle n'est pas initialement mauvaise, elle est même nécessaire, car elle est la démonstration d'une hiérarchisation de la société en fonction des différents savoir-faire et des différentes facultés de chacun. Chaque Homme devrait dans cette logique bénéficier des produits de chaque Homme, et un échange équitable des biens serait possible. Mais aujourd'hui, dans la plupart des nations, cette division du travail montre son caractère aliénante, on assiste en effet à une division entre les classes sociales, et non pas à une union, on assiste à une parcellisation des tâches, et non pas à une équité logique. Le travail doit être diviser pour que chaque homme puisse exceller dans le domaine correspondant à ses facultés propres. Au lieu de ça, on assiste à une hiérarchisation des hommes, c'est à dire à l'exploitation d'un homme par un autre.
C'est ainsi que le travail perd toutes ses dimensions humanisantes et libératrices au profit de l'enrichissement et de l'exploitation.
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Des remèdes à l'aliénation
Il est du devoir des hommes de trouver le moyen de s'humaniser par le travail en évitant ses dimensions aliénantes.
Faut-il alors rejeter l'aliénation de l'Homme sur le dos du travail et du progrès technique ?
Non, ce serait nier leurs bienfaits. Il semblerait que le travail et la technique aient des qualités qui leur sont essentielles et des défauts qui leur sont accidentels. Ces derniers seraient donc le fruit du mauvais emploi que l'Homme fait du travail. L'aliénation du travail est due à une mauvaise organisation économique. Les effets pervers du travail sont alors démultipliés et exacerbés, empêchant les bons côtés de s'exprimer à travers l'Homme. La source de la corruption du travail et de la technique n'est autre que le système capitaliste lui-même ; la seule raison d'être du capitalisme est l'accumulation de richesses et le profit individuel. Les échanges économiques sont dirigés par l'argent -devant des lingots d'or-, ce qui est paradoxal. En effet, le travail et la technique n'en étant pas au même point dans toutes les civilisations, l'or n'a pas la même valeur partout. On remarquera alors que le travail -l'étalon-travail- est la seule mesure de richesses qui peut servir pour les échanges commerciaux. Travail et technique sont, en monde capitaliste, employés à asservir l'Homme, à le détruire, à rogner ses capacités spécifiques à des fins uniquement mercantiles. La nature subit alors de plein fouet le même sort que l'Homme. D'ailleurs, est-il donc correct pour les capitalistes de mettre l'Homme et la nature sur le même plan ? C'est une question à laquelle ne peuvent répondre les théoriciens libéraux. Pour contrer les effets destructeurs du système capitaliste sur l'Humanité et les sociétés, il convient à l'Homme de créer des législations sur le travail, afin d'interdire purement et simplement l'exploitation d'hommes par d'autres. Mais il serait insuffisant de légiférer, car une loi n'est autre qu'un compromis entre les membres d'une même société. Il faut alors une réflexion sur le progrès technique (par exemple, création d'un Comité National d’Éthique) dans le débat public. Son but serait de moraliser le travail et la technique afin de conserver leurs dimensions humanisantes. Si cela n'est pas envisageable pour X ou Y raison, il faudrait envisager une société sans travail et sans technique, c'est à dire sans progrès. Des sociétés obéissant à cette règle existent, on peut les qualifier de « stationnaires », leur but est en fait de produire le strict minimum pour ne pas entraver leur équilibre présent (« conservatisme »?) par le biais d'un progrès technique inutile qu'ils ont vu échouer dans d'autres pays. Ces sociétés méritent évidemment, comme tout autre société, le respect. Mais le Socialisme Vertueux se veut progressiste par l'exaltation et la mise en lumière des vertus du travail. Les sociétés stationnaires ne voient que les côtés négatifs du travail, c'est à dire les côtés vantés par les capitalistes.
Il est donc important de moraliser le travail et le progrès technique afin d'en garder une juste mesure aboutissant à un équilibre.
Une autre question se pose, il s'agit de celle de la nature. Quel sens doit avoir le travail ? Une harmonie doit exister entre l'Homme et la nature et la finalité du travail et de la technique serait peut-être d'obtenir à terme cet équilibre. Si la nature nous offre de quoi travailler et de quoi progresser en tant qu'Homme, comment « remercier » la nature ? En la détruisant, en la pillant, en la v(i)olant ? Les richesses naturelles de notre planète sont énormes et l'Homme se doit de s'assurer leur bonne utilisation, après quoi il y aura un renouvellement et donc, une continuation du progrès de l'humanité. C'est pourquoi le capitalisme, qui détruit la nature en la faisant passer après l'enrichissement personnel, est totalement contraire aux finalités supposées du travail. On soumet par ce système absurde la nature à la raison (« arraisonnement »). Le sens du travail et de la technique, qui serait donc de développer un équilibre entre Humanité et Nature est alors menacée par la seule chose qui est infinie -avec l'univers-, c'est à dire la bêtise humaine. En parallèle, nous avons vu qu'une autre fonction du travail est l'humanisation de l'Homme à travers l'expression et le développement de ses facultés. Une fois ces objectifs « perdus de vue », l'aliénation peut mener jusqu'au suicide, ou pire, la destruction totale de l'être.
La vertu fondamentale du travail est d'essence morale : respect de la personne et de la nature.
Quel est alors le rôle des loisirs et des arts ? Le travail est quelque chose d'obligatoire à l'Humanité, car il lui permet de satisfaire ses besoins premiers et donc de contribuer à sa perpétuation dans le temps. Il sert aussi à l'humaniser, mais dans un contexte de nécessité. Qu'en est-il du travail dans un contexte de plaisir non-obligatoire ? Les capacités de l'Homme se montrent aussi à travers l'art, car il s'y humanise dans une forme de temps différente, que l'on appelle « temps libre ». Avec l'art, on travaille pour travailler, et non pas pour survivre et perpétuer l'espèce. Les facteurs d'aliénation sont cependant les mêmes, car l'art peut intégrer les lois sans pitié du marché et perdent alors toutes ses vertus au même titre que le travail. On en constate que pour conserver les dimensions humanisantes et libératrices -ou « vertus »- du travail en général, il faut le maintenir en dehors du marché, car celui-ci le corrompt. Loisir et art sont donc modèles de culture et de développement de soi, on « joue » librement, on crée des formes agréables pour les sens pour le seul plaisir de la création, qui est à la base du tout progrès.
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Conclusion sur le travail et la technique
Le travail a chez l'Homme une dimension spéciale que l'être conscient se doit alors de développer. La développer, cela signifie mettre en avant ses vertus humanisantes et libératrices en repoussant le plus possible les facteurs qui seraient à l'origine d'une aliénation due au travail. Il s'agit de développer les sociétés et l'humanité en équilibre avec la nature, sans plier cette dernière aux lois rationnelles du marché. Le système capitaliste est donc un système où tout ce qui est mauvais pour le travail est encouragé et exacerbé. Il est du devoir de l'humanité de comprendre les finalités du travail et de la technique, de maîtriser le progrès social, et donc, en somme, de maîtriser son destin et son existence.
Le modèle kirkstanais : Le Socialisme vertueux
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Chaarden
Des Traditions au pérennialisme
Définitions
Les traditions sont les faits culturels transmis au cours de l’histoire dans une société humaine particulière, dans des zones géographiques limitées.
Le pérennialisme est l’école philosophique qui voit en les traditions le contre-pied d’un monde moderne décadent, comme le passé à la rescousse du présent.
Des intérêts et places des traditions
Le passé doit-il être enterré pour laisser place au futur ?
Les traditions ne sont-elles que des chaînes qui empêchent la progression de l’Homme ?
Comment distinguer progrès et fuite en avant ?
Si la fuite en avant est une vague, les traditions sont-elles les digues ?
Dans le domaine politique, est-ce que les traditions ne peuvent être que représentées par la monarchie ?
Le rôle de l’Histoire et de la culture dans la formation de l’humain.
Les racines de l’Homme dans son passé.
Racines des traditions
L’étymologie de tradition nous ramène à une notion de transmission, essentielle à toute perpétuation de la race humaine. Dans le référentiel évolutionniste, les traditions sont les socles de l’évolution de l’Homme, elles sont les bases et les fruits de la séparation entre l’Homme et l’animal. Cette analyse est erronée. Les traditions sont la transmission des faits culturels, et la différence entre l’Homme et l’animal est la possession d’une culture. Sans culture, il n’y a rien à transmettre, et donc, il n’y a pas de traditions. Voilà ce qui sépare fondamentalement l’Homme de l’animal, et qui rend rigoureusement impossible tout darwinisme. Nous reviendrons plus tard dans le livre sur ce sujet.
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L’Homme, dans son Existence, a toujours témoigné d’un grand attachement à ce qui lui était nécessaire, nous pouvons appeler par « instinct » ce qui constitue l’ensemble des phénomènes matériels, immatériels, en somme, culturels, que l’Homme cherche à préserver par-dessus tout. La question se pose alors : pourquoi l’instinct, c’est-à-dire la plus profonde volonté de vivre, demande à l’Homme de maintenir une culture, et des traditions à transmettre ? Ce même instinct qui pose un jour chaque Homme face à la lancinante question de l’existence de Dieu, demande à l’humanité de donner « quelque chose » aux générations futures. Les traditions sont donc essentielles à la vie des Hommes et relèvent du domaine instinctif : les renier et vouloir les détruire, c’est vouloir anéantir la nature profonde de l’Homme.
Traditions, mœurs et emprisonnement
Les traditions codifient les mœurs. Beaucoup de penseurs modernistes et d’historiens chevronnés ont regardé dans le rétroviseur pour comprendre et constater l’intérêt des traditions dans l’élaboration des sociétés. Un grand nombre d’entre eux –quasiment tous, en fait- dresse un tableau sombre des mœurs. Elles sont régulièrement montrées aux yeux des Hommes comme les chaînes qui ont empêché son épanouissement. Nous ne reprendrons ici que quelques exemples qui nous sont jetés sous le nez à longueur de temps : il était tradition de brûler une soi-disant sorcière au Moyen-Âge, il était de tradition de sacrifier un être humain sur un autel pour certains peuples, il était de tradition de condamner à mort les homosexuels etc. Cependant, jamais ces manipulateurs ne montreront les côtés positifs, et encore moins le côté nécessaire, de la transmission des cultures. Personne ne dit que le patriarcat par exemple, a longtemps garanti une grande stabilité aux sociétés, pendant des millénaires même, alors que l’anti-patriarcat, donc l’anti-traditions, ne provoque qu’une société de dégénérés sans repères ni racines, il suffit d’observer les ravages de telles pratiques dans les pays qui les ont adoptés.
C’est ainsi que nous pouvons séparer les traditions temporelles et les traditions intemporelles. Les premières sont celles qui sont temporairement inhérentes à la société (bûcher…) tandis que les deuxièmes sont conservées pour leurs bienfaits (patriarcat…). Ce tri fait dans toutes les civilisations nous amène à trouver des points d’accords entre chaque peuple. Les différences de culture sont en réalité les différences de traditions temporelles. Le fond intemporel de chaque culture est le même, à quelques –très- rares exceptions, et l’ensemble des traditions qui se transmettent et qui sont identiques d’une culture à l’autre forme ce que nous appellerons la Tradition Première.
Arrêtons-nous quelques temps sur les traditions temporelles. Elles sont circonscrites dans un temps donné et dans un lieu géographique donné. Elles correspondent à des demandes liées aux mœurs anciennes et aux croyances de l’époque. Il était de tradition à une époque de brûler quelqu’un qui ne se conformait pas aux croyances. Aujourd’hui, cela est révolu, il s’agit donc bien d’une tradition temporelle. Cet exemple doit être pris dans son temps et ne pas « déborder », il ne convient qu’à un certain moment. Les traditions temporelles ne sont cependant pas forcément mauvaises, dans le sens où certaines contribuent à un progrès. Ce progrès peut s’inscrire durablement dans le temps tandis que la tradition sa mère, elle, trépassera. Il était de tradition de ne pas travailler le dimanche car c’était le Jour du Seigneur. Aujourd’hui, la messe du dimanche matin ne regroupe que quelques croyants, mais toute la communauté bénéficie encore d’un jour de repos. Ce jour de repos a quitté le stade « tradition » pour s’ancrer dans le stade « mœurs », plus durable. Il ne sera en revanche jamais partie intégrante de la Tradition Première.
Nous avons vu que les traditions influençaient les développements et l’avancement de nos sociétés. Cependant, nous savons aussi qu’elles sont le fruit de notre instinct, qui semble dépasser notre entendement. Alors si ces traditions n’émanent pas directement de nous, en sommes-nous donc les véritables maîtres, ne sommes-nous pas leurs esclaves ? D’après ce que nous avons détaillé auparavant, il semblerait presque évident –et gênant !- de répondre par la positive. Et pourtant ! Elles sont filles de ce que nous avons nommé l’instinct, notion sur laquelle nous allons maintenant travailler. L’instinct est la volonté de vivre la plus profonde, celle qui inspire à l’Homme sa volonté de perpétuer son espèce. Il est à la racine des traditions (§1). Ce qui naît de la volonté de vivre, ce qui naît de la vie, peut-il être nuisible à son géniteur ? Un enfant peut-il nuire à sa mère ? Oui, dans un monde mal ordonné, et non, dans un monde qui respecte justement les traditions. Ainsi, les traditions sont issues de l’instinct, et se construisent ensuite par elles-mêmes. L’instinct a été leur lanceur, et elles poursuivent dès lors leur propre chemin. Dans le référentiel matérialiste, athée et scientiste, un enfant peut battre sa mère, mais une balle de base-ball ne peut pas revenir seule éclater la tête du batteur. Dans le référentiel pérennialiste, un enfant suit les règles de la Tradition Première, il ne bat pas sa mère, et la balle de base-ball trace son chemin : il y a une place pour chaque chose et chaque chose est à sa place. Cela résout-il pour autant la question de l’impuissance ? Nous venons juste de prouver que l’instinct ne peut provoquer que du Bien. Mais ce Bien (ici, la Tradition Première), quant à lui, ne va-t-il pas se modifier comme la balle de base-ball n’a pas une trajectoire uniforme et linéaire ? Ces traditions issues de l’instinct ne vont-elles pas, au fil du temps, s’abâtardir ? C’est par ce processus que naissent les traditions temporelles, et nous avons vu qu’elles ne sont pas forcément positives. L’Homme serait alors soumis… au hasard ! Encore faut-il postuler son existence ! Il s’agit de trouver un moyen de contrôler la trajectoire d’évolution des traditions. Il n’y a qu’un seul moyen : la formation d’une Morale Première, en accord avec la Tradition Première, qui régit tous les codes et les mœurs de la société, afin d’en garantir la prospérité. C'est un sujet que nous aborderons plus tard dans ce même ouvrage.
Progrès et fuite en avant
Au sens large, le progrès est la constitution de nouvelles normes et codes à grande échelle dans des domaines variés (morales, technologiques etc…).
Distinguons deux sortes de progrès :
-Le progrès « positif », c’est-à-dire celui qui apporte aux citoyens une amélioration de leurs conditions de vie.
-Le progrès « négatif », ou fuite en avant, qui est l’établissement de normes et codes antinaturels sans but apparent.
Le Socialisme Vertueux se propose d’organiser et d’instaurer une société où le progrès positif sera la seule forme de progrès valable, et le progrès négatif sera banni. Plus facile à dire qu’à faire ! Pour bien comprendre comment réussir à développer une société, nous devons nous atteler à définir et différencier le progrès de la fuite en avant.
Le progrès est intrinsèquement lié aux traditions. Cette affirmation est en apparence paradoxale, car la tradition est dans l’opinion commune ce qui est attaché au passé, et le progrès se lit plutôt dans l’avenir. Mais la tradition se limite-t-elle réellement aux temps finis ? Les traditions, et nous l’avons démontré, se conjuguent à « l’aoriste », ce temps qui englobe à la fois le passé, le présent et le futur. Elles émergent de l’instinct humain à tout moment : la Tradition Première provient du passé, au présent émergent les traditions temporelles et dans le futur mourront ces dernières traditions, laissant ainsi la place à d’autres. Elles sont partie intégrante de l’Homme, et n’appartiennent à aucun temps. Nous ne parlerons ici que du progrès et des traditions. Cela n’a rien à voir avec le progrès technologique, que nous aborderons plus tard.
Filons la métaphore de l’arbre : la société est un chêne, un chêne robuste qui croît de décennies en décennies. Lorsqu’une tempête (guerres, féminisation etc.) secoue violemment l’arbre, qu’est-ce qui lui permet de rester debout ? Ses racines. Un arbre sans racine chute au moindre coup de vent. Il en est de même pour une société qui renie ses traditions anciennes. Les racines sont la base de l’arbre, et la Tradition Première est l’ensemble des racines de la société, qui lui permet de rester debout. Les traditions temporelles qui émanent directement de la Tradition Première forment aussi les petites racines qui contribuent à tenir l’arbre. Si l’on s’intéresse aussi un peu aux sciences de la vie et de la terre –sciences Ô combien revisitées-, nous savons que les racines récupèrent les nutriments du sol pour synthétiser la sève. Ces nutriments sont les valeurs fondamentalement présentes dans l’Univers, tout comme les sels minéraux sont fondamentalement présents dans le sol. Ce sont les traditions, c’est-à-dire l’instinct, qui permet ainsi de pomper ces valeurs. Ces dernières vont alors se regrouper et former la sève de l’arbre, la Morale qui fait grandir et évoluer la société.
Ainsi, ce sont bien les traditions qui sont à l’origine du progrès positif, elles intègrent les valeurs fondamentales, les réunissant pour former la morale, qui conditionne le développement de la société.
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La fuite en avant est un processus bien plus complexe qui accompagne toujours les systèmes libéraux. Il s’agit de bloquer l’approvisionnement en sève. Or, d’où provient la sève ? Des racines –des traditions-, et il faut donc le couper. Après quelques décennies, peut-être quelques siècles, la société meurt, comme l’arbre dépérit. Cette évolution, nous ne pouvons pas réellement lui accoler le nom de « progrès », pas plus que nous ne pouvons dire que c’est une régression. C’est un état que l’Homme n’a jamais atteint dans le passé, mais vers lequel il se dirige.
Cette fuite en avant, dans les religions monothéistes, est le projet satanique. Le Malin cherche toujours à provoquer la mort : il déracine, détruit et plombe. Il n’est cependant pas suffisamment puissant pour ravager le sol et retirer les valeurs fondamentales de l’Humanité et de l’Univers (qui l’en empêche ?), alors il s’en prend aux racines, qui sont, pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, la révélation et la foi. Pour nous, et selon ce que nous avons détaillé, ces deux composantes des religions font partie de la Tradition Première. C’est une réflexion que nous pousserons dans le chapitre consacré à la religion et à Dieu, que nous tenons à séparer.
Ce que l’on constate ici, c’est que le mode de fonctionnement de la fuite en avant a pour base la destruction des traditions pour instaurer de nouvelles sociétés aux normes et aux codes qui vont à l’encontre même des lois naturelles. Il accompagne le libéral-libertarisme le plus violent, aux slogans toujours plus ignobles : « Nous sommes tous des enfants de pédés », « Il est interdit d’interdire », et nous en passons. Comment faire confiance à ce qui renie la nature profonde de l’Homme, afin de le transformer en un ilote abruti et consommateur ?
Observons à présent de plus près les mécanismes destructeurs de la fuite en avant. Nous avons mis en évidence sa propension à ronger les racines de la société, mais comment procède-t-elle ?
Le meilleur exemple est les sociétés capitalistes de notre temps. Le Mal qui provoque la fuite en avant –que les religieux l’appelle Satan- se déguise et propose aux Hommes la liberté, la démocratie, le bonheur, l’amour etc. Face à ces séduisantes promesses, comment reculer ? Peu de sociétés sont composées d’hommes avec suffisamment de convictions pour dire non. C’est alors que le libéral-libertarisme s’introduit dans les sociétés, propageant à outrance, gavant les Hommes de liberté, abattant toutes les barrières, laissant libre court à tous les penchants de chacun d’entre nous. A partir de ce moment, comment empêcher les hommes de partir dans tous les sens ? C’est là que repose toute l’ingéniosité de ce processus : il est plus simple d’enlever une barrière que d’en poser une. Trop de liberté tue la liberté, et lorsque la liberté est tuée, la société est condamnée à mourir. Si la Morale conditionne le développement de la société, elle conditionne aussi la liberté de chacun. L’adage que répète à longueur de temps les partisans de la fuite en avant est le suivant : « Ma liberté commence là où s’arrête celle des autres ». Il s’agit là de la pelle qui creuse la tombe de nos mondes respectables. Cette phrase, qui prône l’individualisme le plus carabiné et l’utilitarisme le plus creux, autorise en fait chaque homme à faire ce qu’il veut… En effet, pourquoi ne pourrais-je pas me marier avec une chèvre ? Cela n’atteint la liberté de personne d’autre ! Allons-y ! Et pourquoi je ne pourrais pas avoir comme épouses trois femmes et une vache ? Cela n’embête personne, alors allons-y ! Nous voyons bien que cette maxime n’est autre qu’un chant de sirène : très belle en apparence, mais complètement erronée et mortifère. Elle va à l’encontre d’un autre élément extrêmement important : la Morale. La liberté seule ne peut pas l’ignorer. C’est l’erreur que font toutes les sociétés occidentales et libérales : ce n’est pas la liberté qui doit guider l’Homme, c’est la Morale. Et pour écouter cette morale, il faut respecter les traditions et ne jamais renier la Tradition Première, qui est son socle.
La fuite en avant est aussi promue par des manipulateurs pervers qui ont comme seul objectif de rogner les racines de la société. Ces manipulateurs, qui sont les instigateurs du libéral-libertarisme, se servent ensuite du désordre qu’ils ont crée –à savoir, la liberté tout azimut- pour faire passer les lois et les codes antinaturels, établissant ainsi de nouvelles normes. Ainsi, la dépénalisation de l’inceste, la banalisation de la sodomie, la légalisation de la pédophilie, et toutes ces revendications absurdes trouvent un vecteur qui leur permet de s’imposer comme normes : la liberté. Cette dernière revêt alors un aspect négatif et elle lutte contre l’Humanité, sous prétexte d’offrir à chacun la reconnaissance de ses droits et les moyens de s’assumer.
Pour imposer la fuite en avant comme seul progrès possible, il s’agit donc de tuer la Morale. Pour se faire, il faut annihiler la Tradition Première, socle des traditions, et c’est ce à quoi s’attèle le monde moderne.
Traditions et politique
L’histoire a fait que les régimes politiques de notre monde qui ont adopté le traditionalisme comme guide sont majoritairement –pour ne pas dire toutes- des monarchies. Alors la question se pose : dans quelles mesures les traditions ne peuvent-elles être guidées que par des monarques ? Une alternative est-elle possible ?
La première question est le lien entre traditionalisme et royalisme. En fait, ce dernier est une émanation des plus profondes traditions temporelles, celles qui émanaient directement de la Tradition Première. L’Homme sait instinctivement que trop de liberté lui est nocif –voir paragraphe précédent- et il doit donc se trouver un chef, un homme, un roi qui puisse le la lui restreindre. C’est comme cela qu’est née la tradition royale. La majorité des peuples qui ont foulé le sol de notre terre a eu des rois et des reines, cela est inscrit dans les gènes des sociétés humaines. Au final, ce sont donc les sociétés qui sont resté les plus proches de la Tradition Première qui ont conservé leurs rois, car il est l’étape au-dessus. Cependant, les « fausses-monarchies », c’est-à-dire les pays qui ont un pouvoir royal totalement inutile et ultra-limité, sont des impostures et des escroqueries. Les régimes politiques royalistes et réellement traditionnalistes sont donc ceux où le monarque a entre ses mains un pouvoir fort.
La seconde question est de se demander si le seul pouvoir fort a comme source la Tradition Première, ou bien si c’est l’idée de roi et d’organisation politique monarchique. Il n’y a pas de réponse catégorique à ce questionnement. La volonté d’un pouvoir central puissant provient effectivement du désir des hommes de se sentir en sécurité et de déléguer à une instance supérieure différentes responsabilités. Les premières traditions ont voulu que ce pouvoir fort soit incarné par un seul homme, le roi. Les évolutions de nos sociétés ont fait que ce pouvoir a été transmis à d’autres instances de décisions, comme des parlements, des conseils etc. Il s’agit là d’éloignements de la nature de l’Homme, une fois n’est pas coutume. L’organisation politique d’une société traditionnelle doit reposer sur un pouvoir central fort, peu importe si la personne ou le groupe de personnes qui détient le pouvoir (très petit groupes de préférence, moins de cinq hommes) soit un roi ou une reine. La Tradition Première veut un pouvoir central exécutif fort.
En ce sens, le Socialisme Vertueux se sent proche des monarchies traditionnelles et respectables.
Définitions
Les traditions sont les faits culturels transmis au cours de l’histoire dans une société humaine particulière, dans des zones géographiques limitées.
Le pérennialisme est l’école philosophique qui voit en les traditions le contre-pied d’un monde moderne décadent, comme le passé à la rescousse du présent.
Des intérêts et places des traditions
Le passé doit-il être enterré pour laisser place au futur ?
Les traditions ne sont-elles que des chaînes qui empêchent la progression de l’Homme ?
Comment distinguer progrès et fuite en avant ?
Si la fuite en avant est une vague, les traditions sont-elles les digues ?
Dans le domaine politique, est-ce que les traditions ne peuvent être que représentées par la monarchie ?
Le rôle de l’Histoire et de la culture dans la formation de l’humain.
Les racines de l’Homme dans son passé.
Racines des traditions
L’étymologie de tradition nous ramène à une notion de transmission, essentielle à toute perpétuation de la race humaine. Dans le référentiel évolutionniste, les traditions sont les socles de l’évolution de l’Homme, elles sont les bases et les fruits de la séparation entre l’Homme et l’animal. Cette analyse est erronée. Les traditions sont la transmission des faits culturels, et la différence entre l’Homme et l’animal est la possession d’une culture. Sans culture, il n’y a rien à transmettre, et donc, il n’y a pas de traditions. Voilà ce qui sépare fondamentalement l’Homme de l’animal, et qui rend rigoureusement impossible tout darwinisme. Nous reviendrons plus tard dans le livre sur ce sujet.
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L’Homme, dans son Existence, a toujours témoigné d’un grand attachement à ce qui lui était nécessaire, nous pouvons appeler par « instinct » ce qui constitue l’ensemble des phénomènes matériels, immatériels, en somme, culturels, que l’Homme cherche à préserver par-dessus tout. La question se pose alors : pourquoi l’instinct, c’est-à-dire la plus profonde volonté de vivre, demande à l’Homme de maintenir une culture, et des traditions à transmettre ? Ce même instinct qui pose un jour chaque Homme face à la lancinante question de l’existence de Dieu, demande à l’humanité de donner « quelque chose » aux générations futures. Les traditions sont donc essentielles à la vie des Hommes et relèvent du domaine instinctif : les renier et vouloir les détruire, c’est vouloir anéantir la nature profonde de l’Homme.
Traditions, mœurs et emprisonnement
Les traditions codifient les mœurs. Beaucoup de penseurs modernistes et d’historiens chevronnés ont regardé dans le rétroviseur pour comprendre et constater l’intérêt des traditions dans l’élaboration des sociétés. Un grand nombre d’entre eux –quasiment tous, en fait- dresse un tableau sombre des mœurs. Elles sont régulièrement montrées aux yeux des Hommes comme les chaînes qui ont empêché son épanouissement. Nous ne reprendrons ici que quelques exemples qui nous sont jetés sous le nez à longueur de temps : il était tradition de brûler une soi-disant sorcière au Moyen-Âge, il était de tradition de sacrifier un être humain sur un autel pour certains peuples, il était de tradition de condamner à mort les homosexuels etc. Cependant, jamais ces manipulateurs ne montreront les côtés positifs, et encore moins le côté nécessaire, de la transmission des cultures. Personne ne dit que le patriarcat par exemple, a longtemps garanti une grande stabilité aux sociétés, pendant des millénaires même, alors que l’anti-patriarcat, donc l’anti-traditions, ne provoque qu’une société de dégénérés sans repères ni racines, il suffit d’observer les ravages de telles pratiques dans les pays qui les ont adoptés.
C’est ainsi que nous pouvons séparer les traditions temporelles et les traditions intemporelles. Les premières sont celles qui sont temporairement inhérentes à la société (bûcher…) tandis que les deuxièmes sont conservées pour leurs bienfaits (patriarcat…). Ce tri fait dans toutes les civilisations nous amène à trouver des points d’accords entre chaque peuple. Les différences de culture sont en réalité les différences de traditions temporelles. Le fond intemporel de chaque culture est le même, à quelques –très- rares exceptions, et l’ensemble des traditions qui se transmettent et qui sont identiques d’une culture à l’autre forme ce que nous appellerons la Tradition Première.
Arrêtons-nous quelques temps sur les traditions temporelles. Elles sont circonscrites dans un temps donné et dans un lieu géographique donné. Elles correspondent à des demandes liées aux mœurs anciennes et aux croyances de l’époque. Il était de tradition à une époque de brûler quelqu’un qui ne se conformait pas aux croyances. Aujourd’hui, cela est révolu, il s’agit donc bien d’une tradition temporelle. Cet exemple doit être pris dans son temps et ne pas « déborder », il ne convient qu’à un certain moment. Les traditions temporelles ne sont cependant pas forcément mauvaises, dans le sens où certaines contribuent à un progrès. Ce progrès peut s’inscrire durablement dans le temps tandis que la tradition sa mère, elle, trépassera. Il était de tradition de ne pas travailler le dimanche car c’était le Jour du Seigneur. Aujourd’hui, la messe du dimanche matin ne regroupe que quelques croyants, mais toute la communauté bénéficie encore d’un jour de repos. Ce jour de repos a quitté le stade « tradition » pour s’ancrer dans le stade « mœurs », plus durable. Il ne sera en revanche jamais partie intégrante de la Tradition Première.
Nous avons vu que les traditions influençaient les développements et l’avancement de nos sociétés. Cependant, nous savons aussi qu’elles sont le fruit de notre instinct, qui semble dépasser notre entendement. Alors si ces traditions n’émanent pas directement de nous, en sommes-nous donc les véritables maîtres, ne sommes-nous pas leurs esclaves ? D’après ce que nous avons détaillé auparavant, il semblerait presque évident –et gênant !- de répondre par la positive. Et pourtant ! Elles sont filles de ce que nous avons nommé l’instinct, notion sur laquelle nous allons maintenant travailler. L’instinct est la volonté de vivre la plus profonde, celle qui inspire à l’Homme sa volonté de perpétuer son espèce. Il est à la racine des traditions (§1). Ce qui naît de la volonté de vivre, ce qui naît de la vie, peut-il être nuisible à son géniteur ? Un enfant peut-il nuire à sa mère ? Oui, dans un monde mal ordonné, et non, dans un monde qui respecte justement les traditions. Ainsi, les traditions sont issues de l’instinct, et se construisent ensuite par elles-mêmes. L’instinct a été leur lanceur, et elles poursuivent dès lors leur propre chemin. Dans le référentiel matérialiste, athée et scientiste, un enfant peut battre sa mère, mais une balle de base-ball ne peut pas revenir seule éclater la tête du batteur. Dans le référentiel pérennialiste, un enfant suit les règles de la Tradition Première, il ne bat pas sa mère, et la balle de base-ball trace son chemin : il y a une place pour chaque chose et chaque chose est à sa place. Cela résout-il pour autant la question de l’impuissance ? Nous venons juste de prouver que l’instinct ne peut provoquer que du Bien. Mais ce Bien (ici, la Tradition Première), quant à lui, ne va-t-il pas se modifier comme la balle de base-ball n’a pas une trajectoire uniforme et linéaire ? Ces traditions issues de l’instinct ne vont-elles pas, au fil du temps, s’abâtardir ? C’est par ce processus que naissent les traditions temporelles, et nous avons vu qu’elles ne sont pas forcément positives. L’Homme serait alors soumis… au hasard ! Encore faut-il postuler son existence ! Il s’agit de trouver un moyen de contrôler la trajectoire d’évolution des traditions. Il n’y a qu’un seul moyen : la formation d’une Morale Première, en accord avec la Tradition Première, qui régit tous les codes et les mœurs de la société, afin d’en garantir la prospérité. C'est un sujet que nous aborderons plus tard dans ce même ouvrage.
Progrès et fuite en avant
Au sens large, le progrès est la constitution de nouvelles normes et codes à grande échelle dans des domaines variés (morales, technologiques etc…).
Distinguons deux sortes de progrès :
-Le progrès « positif », c’est-à-dire celui qui apporte aux citoyens une amélioration de leurs conditions de vie.
-Le progrès « négatif », ou fuite en avant, qui est l’établissement de normes et codes antinaturels sans but apparent.
Le Socialisme Vertueux se propose d’organiser et d’instaurer une société où le progrès positif sera la seule forme de progrès valable, et le progrès négatif sera banni. Plus facile à dire qu’à faire ! Pour bien comprendre comment réussir à développer une société, nous devons nous atteler à définir et différencier le progrès de la fuite en avant.
Le progrès est intrinsèquement lié aux traditions. Cette affirmation est en apparence paradoxale, car la tradition est dans l’opinion commune ce qui est attaché au passé, et le progrès se lit plutôt dans l’avenir. Mais la tradition se limite-t-elle réellement aux temps finis ? Les traditions, et nous l’avons démontré, se conjuguent à « l’aoriste », ce temps qui englobe à la fois le passé, le présent et le futur. Elles émergent de l’instinct humain à tout moment : la Tradition Première provient du passé, au présent émergent les traditions temporelles et dans le futur mourront ces dernières traditions, laissant ainsi la place à d’autres. Elles sont partie intégrante de l’Homme, et n’appartiennent à aucun temps. Nous ne parlerons ici que du progrès et des traditions. Cela n’a rien à voir avec le progrès technologique, que nous aborderons plus tard.
Filons la métaphore de l’arbre : la société est un chêne, un chêne robuste qui croît de décennies en décennies. Lorsqu’une tempête (guerres, féminisation etc.) secoue violemment l’arbre, qu’est-ce qui lui permet de rester debout ? Ses racines. Un arbre sans racine chute au moindre coup de vent. Il en est de même pour une société qui renie ses traditions anciennes. Les racines sont la base de l’arbre, et la Tradition Première est l’ensemble des racines de la société, qui lui permet de rester debout. Les traditions temporelles qui émanent directement de la Tradition Première forment aussi les petites racines qui contribuent à tenir l’arbre. Si l’on s’intéresse aussi un peu aux sciences de la vie et de la terre –sciences Ô combien revisitées-, nous savons que les racines récupèrent les nutriments du sol pour synthétiser la sève. Ces nutriments sont les valeurs fondamentalement présentes dans l’Univers, tout comme les sels minéraux sont fondamentalement présents dans le sol. Ce sont les traditions, c’est-à-dire l’instinct, qui permet ainsi de pomper ces valeurs. Ces dernières vont alors se regrouper et former la sève de l’arbre, la Morale qui fait grandir et évoluer la société.
Ainsi, ce sont bien les traditions qui sont à l’origine du progrès positif, elles intègrent les valeurs fondamentales, les réunissant pour former la morale, qui conditionne le développement de la société.
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La fuite en avant est un processus bien plus complexe qui accompagne toujours les systèmes libéraux. Il s’agit de bloquer l’approvisionnement en sève. Or, d’où provient la sève ? Des racines –des traditions-, et il faut donc le couper. Après quelques décennies, peut-être quelques siècles, la société meurt, comme l’arbre dépérit. Cette évolution, nous ne pouvons pas réellement lui accoler le nom de « progrès », pas plus que nous ne pouvons dire que c’est une régression. C’est un état que l’Homme n’a jamais atteint dans le passé, mais vers lequel il se dirige.
Cette fuite en avant, dans les religions monothéistes, est le projet satanique. Le Malin cherche toujours à provoquer la mort : il déracine, détruit et plombe. Il n’est cependant pas suffisamment puissant pour ravager le sol et retirer les valeurs fondamentales de l’Humanité et de l’Univers (qui l’en empêche ?), alors il s’en prend aux racines, qui sont, pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, la révélation et la foi. Pour nous, et selon ce que nous avons détaillé, ces deux composantes des religions font partie de la Tradition Première. C’est une réflexion que nous pousserons dans le chapitre consacré à la religion et à Dieu, que nous tenons à séparer.
Ce que l’on constate ici, c’est que le mode de fonctionnement de la fuite en avant a pour base la destruction des traditions pour instaurer de nouvelles sociétés aux normes et aux codes qui vont à l’encontre même des lois naturelles. Il accompagne le libéral-libertarisme le plus violent, aux slogans toujours plus ignobles : « Nous sommes tous des enfants de pédés », « Il est interdit d’interdire », et nous en passons. Comment faire confiance à ce qui renie la nature profonde de l’Homme, afin de le transformer en un ilote abruti et consommateur ?
Observons à présent de plus près les mécanismes destructeurs de la fuite en avant. Nous avons mis en évidence sa propension à ronger les racines de la société, mais comment procède-t-elle ?
Le meilleur exemple est les sociétés capitalistes de notre temps. Le Mal qui provoque la fuite en avant –que les religieux l’appelle Satan- se déguise et propose aux Hommes la liberté, la démocratie, le bonheur, l’amour etc. Face à ces séduisantes promesses, comment reculer ? Peu de sociétés sont composées d’hommes avec suffisamment de convictions pour dire non. C’est alors que le libéral-libertarisme s’introduit dans les sociétés, propageant à outrance, gavant les Hommes de liberté, abattant toutes les barrières, laissant libre court à tous les penchants de chacun d’entre nous. A partir de ce moment, comment empêcher les hommes de partir dans tous les sens ? C’est là que repose toute l’ingéniosité de ce processus : il est plus simple d’enlever une barrière que d’en poser une. Trop de liberté tue la liberté, et lorsque la liberté est tuée, la société est condamnée à mourir. Si la Morale conditionne le développement de la société, elle conditionne aussi la liberté de chacun. L’adage que répète à longueur de temps les partisans de la fuite en avant est le suivant : « Ma liberté commence là où s’arrête celle des autres ». Il s’agit là de la pelle qui creuse la tombe de nos mondes respectables. Cette phrase, qui prône l’individualisme le plus carabiné et l’utilitarisme le plus creux, autorise en fait chaque homme à faire ce qu’il veut… En effet, pourquoi ne pourrais-je pas me marier avec une chèvre ? Cela n’atteint la liberté de personne d’autre ! Allons-y ! Et pourquoi je ne pourrais pas avoir comme épouses trois femmes et une vache ? Cela n’embête personne, alors allons-y ! Nous voyons bien que cette maxime n’est autre qu’un chant de sirène : très belle en apparence, mais complètement erronée et mortifère. Elle va à l’encontre d’un autre élément extrêmement important : la Morale. La liberté seule ne peut pas l’ignorer. C’est l’erreur que font toutes les sociétés occidentales et libérales : ce n’est pas la liberté qui doit guider l’Homme, c’est la Morale. Et pour écouter cette morale, il faut respecter les traditions et ne jamais renier la Tradition Première, qui est son socle.
La fuite en avant est aussi promue par des manipulateurs pervers qui ont comme seul objectif de rogner les racines de la société. Ces manipulateurs, qui sont les instigateurs du libéral-libertarisme, se servent ensuite du désordre qu’ils ont crée –à savoir, la liberté tout azimut- pour faire passer les lois et les codes antinaturels, établissant ainsi de nouvelles normes. Ainsi, la dépénalisation de l’inceste, la banalisation de la sodomie, la légalisation de la pédophilie, et toutes ces revendications absurdes trouvent un vecteur qui leur permet de s’imposer comme normes : la liberté. Cette dernière revêt alors un aspect négatif et elle lutte contre l’Humanité, sous prétexte d’offrir à chacun la reconnaissance de ses droits et les moyens de s’assumer.
Pour imposer la fuite en avant comme seul progrès possible, il s’agit donc de tuer la Morale. Pour se faire, il faut annihiler la Tradition Première, socle des traditions, et c’est ce à quoi s’attèle le monde moderne.
Traditions et politique
L’histoire a fait que les régimes politiques de notre monde qui ont adopté le traditionalisme comme guide sont majoritairement –pour ne pas dire toutes- des monarchies. Alors la question se pose : dans quelles mesures les traditions ne peuvent-elles être guidées que par des monarques ? Une alternative est-elle possible ?
La première question est le lien entre traditionalisme et royalisme. En fait, ce dernier est une émanation des plus profondes traditions temporelles, celles qui émanaient directement de la Tradition Première. L’Homme sait instinctivement que trop de liberté lui est nocif –voir paragraphe précédent- et il doit donc se trouver un chef, un homme, un roi qui puisse le la lui restreindre. C’est comme cela qu’est née la tradition royale. La majorité des peuples qui ont foulé le sol de notre terre a eu des rois et des reines, cela est inscrit dans les gènes des sociétés humaines. Au final, ce sont donc les sociétés qui sont resté les plus proches de la Tradition Première qui ont conservé leurs rois, car il est l’étape au-dessus. Cependant, les « fausses-monarchies », c’est-à-dire les pays qui ont un pouvoir royal totalement inutile et ultra-limité, sont des impostures et des escroqueries. Les régimes politiques royalistes et réellement traditionnalistes sont donc ceux où le monarque a entre ses mains un pouvoir fort.
La seconde question est de se demander si le seul pouvoir fort a comme source la Tradition Première, ou bien si c’est l’idée de roi et d’organisation politique monarchique. Il n’y a pas de réponse catégorique à ce questionnement. La volonté d’un pouvoir central puissant provient effectivement du désir des hommes de se sentir en sécurité et de déléguer à une instance supérieure différentes responsabilités. Les premières traditions ont voulu que ce pouvoir fort soit incarné par un seul homme, le roi. Les évolutions de nos sociétés ont fait que ce pouvoir a été transmis à d’autres instances de décisions, comme des parlements, des conseils etc. Il s’agit là d’éloignements de la nature de l’Homme, une fois n’est pas coutume. L’organisation politique d’une société traditionnelle doit reposer sur un pouvoir central fort, peu importe si la personne ou le groupe de personnes qui détient le pouvoir (très petit groupes de préférence, moins de cinq hommes) soit un roi ou une reine. La Tradition Première veut un pouvoir central exécutif fort.
En ce sens, le Socialisme Vertueux se sent proche des monarchies traditionnelles et respectables.
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Chaarden
Dieu et la religion
Définitions
Au sens large, Dieu est une puissance transcendantale, origine de l’univers et Créateur de la Vie sur terre.
La religion est l’ensemble des faits moraux et culturels liés à une adoration d’un Dieu.
Religions et Dieux : quelles questions
Tradition Primordiale et polythéisme : quelle légitimité ?
Judaïsme, premier monothéisme ; dérives et puissances.
Christianisme et bouddhisme, de l’hérésie à la Vertu.
Codes moraux et valeurs multimillénaires.
Satanisme et luciférianisme, valeurs de l’Occident dégénéré.
L’Homme peut-il se passer de la religion ?
Le polythéisme et la Tradition
Une certaine lecture historique propose une évolution religieuse de chaque société humaine : elle passe de l’animisme au polythéisme puis au monothéisme. Il est très simple de constater qu’il s’agit d’une lecture éminemment fausse. Des groupes hellassiens vénèrent encore Zeus de nos jours, et de grands requins de la finance se font lire les lignes de la main. En réalité, le phénomène religieux ne peut être traité chronologiquement, et il faut plutôt prendre les trois grandes familles religieuses dans l’ordre. Nous ne traiterons pas dans ce livre l’animisme, faute de temps et d’intérêt. Débutons par le polythéisme.
Dans l’Ancien Temps, l’Homme avait énormément de difficultés à imaginer un seul et unique Dieu Tout-puissant, fait à leur image, créateur de tout. Pour lui, si une puissance transcendantale existe, à l’image de l’homme, elle ne peut être, comme l’homme, que plurielle. En effet, si un homme ne peut pas concentrer toutes les qualités possibles et imaginables, un Dieu ne le peut non plus : ainsi, il y a plusieurs dieux, ayant chacun leurs facultés propres. Dans chaque société humaine, il y a un chef, un roi etc. Donc parmi les dieux, il doit y en avoir un supérieur aux autres (Zeus, Jupiter…). Parmi les hommes, il y a les guerriers, donc il y a la puissance transcendantale qui domine les guerriers, le Grand Guerrier, le Dieu de la guerre (Mars…). Parmi les hommes, il y a un paysan, donc il y a Artémis. Il y a aussi l’amour, alors il y a Vénus et Cupidon. Il y a la débauche, alors il y a Bacchus ou Dionysos.
On constate qu’ainsi, pour nos lointains aïeux, les dieux étaient tout-puissants, mais chacun avait son domaine de prédilection. Ils étaient de cette manière « plus proches » des hommes, et à leur image dans les domaines physiques, mais aussi psychologiques et « pratiques ».
Au niveau traditionnel donc, le polythéisme correspondrait à une petite branche de la jeune pousse qu’est la société. Elle était vouée à pourrir et à tomber, car les dieux étaient pour ainsi dire, trop proches des hommes, selon les hommes.
La question juive
S’il est bien un peuple qui a su se montrer aussi fascinant que méprisable, c’est les israélites.
Plus vieux peuple de l’Histoire de l’humanité, qui a su conservé ses traditions et sa culture malgré les ballotages du temps, les fils de Jacob sont partout. Ce n’est pas là un délire judéo-maçonnique, non, mais un simple constat, cautionné par les autorités rabbiniques. Le peuple « marqueur » de Dieu, telle est la vraie traduction, a été dispatché aux quatre coins du globe et est battu et maltraité au bout de quelques années après son installation, et ce, peu importe la terre sur laquelle il a posé le pied. D’où la nécessite de la création d’un état hébreu, clament les sionistes.
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Les israélites sont, et c’est indéniable, un peuple d’élites. Bénéficient-ils d’une protection divine, comme ils peuvent le prétendre ? Nul ne peut réellement le démontrer. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont là depuis bien plus longtemps que n’importe quel autre peuple. Leurs capacités de survie semblent au-dessus de la moyenne. Experts en thanatose, ils demeurent cachés dans l’ombre, sachant disparaître et se replier quand il le faut… pour réapparaître, plus forts et plus ténébreux que jamais. Ils sont littéralement au sommet de la « chaîne alimentaire humaine ». C’est eux qui ont développé le plus leurs aptitudes à se maintenir et à prospérer.
Aujourd’hui, beaucoup de prix Nobels, beaucoup de scientifiques de haut vol, beaucoup d’hommes extrêmement influents, sont juifs. On peut légitimement se demander s’il est normal qu’1% de la population mondiale représente plus de 25% des meilleurs scientifiques mondiaux de tous les temps ? Comment un tel prodige est-il possible ? La question demeure et je ne suis pas sûr qu’un jour, nous puissions y répondre.
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D’un autre côté, un constat se dresse : les juifs se font dézinguer en moyenne 30 ans après avoir posé le pied sur une nouvelle terre. Là aussi, quelle en est la cause ? La jalousie peut-être ? C’est le sentiment que l’on peut ressentir face à un peuple qui a tout créé. A certaines époques, on leur refourguait même les tâches les plus ingrates : celle de vendre des esclaves, celle de jouer avec l’argent. C’est de là que leur vient leur détestable réputation. C’est d’ailleurs même pour cela qu’ils se montrent aujourd’hui rigoureusement incompatibles avec notre modèle de Socialisme Vertueux. La raison en est simple : ce peuple, autrefois grand et fier, s’est fait cogné dessus, traîné dans la boue et maltraité. Le résultat a donc été le suivant : ils ont fini par intégrer qu’ils étaient sur terre pour embêter les autres humains, tels des parasites. Ils se complaisent donc aujourd’hui dans ce rôle : ils volent, ils spéculent, ils trichent, ils complotent…
Le seul moyen de faire revenir les israélites dans le champ de l’humanité, c’est d’inverser le processus historique de leur décadence morale : qu’ils fassent leur mea culpa, qu’ils arrêtent de geindre, qu’ils se reprennent en main et qu’ils comprennent enfin qu’ils sont des êtres humains, ni supérieurs, ni inférieurs.
Le bouddhisme
Il est, je crois, important de marquer la distinction entre le bouddhisme traditionnel, pratiqué dans les pays orientaux et le néo-bouddhisme occidental, pratiqué par des ménagères cinquantenaires qui s’y sont convertis par pure orientalisme.
Cependant, l’implication spirituelle du bouddhisme demeure, et je m’en vais le démontrer, profondément néfaste, destructrice et anti-Traditionnelle.
Le bouddhisme est un aboutissement du brahmanisme. Sa source profonde est le reiki, théorisé par Nimrod, le second rebelle de l’Histoire après Satan, fondateur de Babel et Babylone. Une autre source du bouddhisme est le védisme, ou science de la connaissance, dont les origines pourraient remonter à la Préhistoire. On y retrouve là une des principales composantes de cette religion : la primauté du sacrifice et du savoir. La racine étymologique du brahmanisme est le mot sanscrit « brahmana », qui signifie littéralement « celui qui détient la formule magique ». Le brahmanisme est une branche de l’hindouisme avec le tantrisme. On peut retenir pour la suite que toutes les religions nées en Inde tendent vers la moksha, en d’autres termes, la libération finale de l’âme individuelle. Jusque-là, on pourrait se dire qu’il n’y a rien de spécial. Mais regardons de plus près le personnage fondateur de « l’épopée bouddhiste ».
En 255 avant J-C, Bouddha recherche l’illumination. C’est alors qu’il a une vision des plus étranges : il se voit allongé sous l’arbre de la Bodhi, que l’on nomme aussi l’arbre de l’intelligence, ou encore, l’arbre de la connaissance. Apparaît alors un serpent qui lui ordonne de manger le fruit de cet arbre. C’est alors que va naître en ce douteux personnage le karman, la doctrine de l’acte ou des œuvres, qui stipule que rien n’est induit. Il s’agit là d’un emprunt au brahmanisme. Toute manifestation physique ou mentale procède d’actions antérieures et est à l’origine de manifestations ultérieures. Première cause naturelle de cette théorie : dans le bouddhisme, la liberté n’existe absolument pas. L’être humain est un machin qui chavire d’une vie à l’autre. Depuis cette vision, Bouddha se dit protégé par nâga Mucilinda, un serpent fabuleux, étymologiquement. Deux théorèmes se posent par la suite :
-Premièrement, on renaît en fonction de son mérite. Il y a des stades à franchir. Plus je mérite, meilleur sera ma réincarnation future.
-Deuxièmement, l’existence du Dieu créateur, à savoir Brahmâ, est mauvaise en soi.
Le but de Bouddha est en fait de détruire de Dieu créateur, remplit de compassion et d’amour, car l’Homme doit le remplacer, prendre sa place, le renverser de son trône céleste. Devenir un Dieu, possible dans le bouddhisme, consiste à se libérer des contraintes karmiques, c’est-à-dire des multiples réincarnations.
On découvre alors tout le logiciel bouddhiste, absolument terrifiant. Non seulement la liberté n’existe pas, mais en plus de cela, l’amour sincère n’existe pas non plus ! En effet, si on aime et si on aide son prochain, c’est uniquement pour s’assurer d’une « bonne » réincarnation. C’est un amour égoïste, profondément sombre. Les théories karmiques sont en fait les premières versions de l’individualisme moderne. Le bouddhisme est en ce sens une préfiguration de l’abjection moderniste.
Le christianisme
Ce qu’il y a de plus dommage dans le christianisme, ce sont les différents courants « -istes » qui se sont développés très rapidement après la naissance et la mort du Christ. Les trois plus importants à nos jours étant le catholicisme, le protestantisme et l’orthodoxie. Il n’existe pourtant qu’un seul texte sacré, à savoir le Nouveau Testament. Il est alors simple de déduire que ce sont les interprétations dudit texte qui sont divergentes. Or, Dieu est Un, la Vérité aussi, il ne peut donc y avoir qu’une seule interprétation juste. Reste à trouver laquelle.
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Distinguons les deux clergés catholiques que l’histoire nous offre. Le premier est à mon sens le moins éloigné des Evangiles. C’est l’évangélisation des masses, la promotion de la culture auprès du peuple et l’élévation spirituelle collective, en somme, un clergé éducateur, pacificateur et protecteur des plus faibles. Le christianisme se comprend ici comme un saut qualitatif dans la dialectique de l’Histoire humaine.
Le second clergé catholique, qui arrivera plus tard, une fois les masses converties et éduquées, se repose sur des acquis multiséculaires. Il perd sa dynamique et se coince dans une logique de conservateur. C’est alors qu’il s’écroule et donne lieu aux sociétés les plus athées du monde, avec les conséquences désastreuses que l’on observe aujourd’hui dans les pays concernés.
C’en est ainsi du catholicisme, sans dynamique, et donc, sans une génération active, concernée et intéressée, il ne peut pas prospérer. Dénué de moteurs, il s’affadit pour tomber dans le rang des croyances « réactionnaires », et il en devient obsolète, voire obscène, de croire en Dieu. Force est alors de constater sa faiblesse vis-à-vis des pouvoirs « temporels ».
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Le protestantisme est une branche chrétienne qui se sépare du catholicisme en reniant le Pape. Les premiers protestants ont eu l’intelligence de constater et de dénoncer ce « second catholicisme » qui a renié son premier rôle. Il a alors tenté de pallier à ce manque en refaisant des Evangiles des textes ayant comme principal but d’élever l’intelligence de la société. Donc contrairement à ce que l’on pourrait croire, le protestantisme n’est pas initialement un anticatholicisme hystérique, mais au contraire une tentative de révision et de renaissance du catholicisme bien compris et initial. Seulement, un facteur avait changé entre temps : c’était l’entrée en jeu du processus de Décadence qui annonce la Renaissance et la chute progressive du monde moderne. A ce moment, élever l’intelligence d’un peuple consistait en fait à faire de lui un peuple puissant, c’est-à-dire un peuple riche. Les travaux de Max Weber montrent les liens très étroits –trop étroits- entre protestantisme et capitalisme, par exemple. Liens que l’on ne peut nier et qui ont mené à la destruction des fruits du premier catholicisme, c’est-à-dire le féodalisme, le « corporatisme » etc., qui ont été remplacé par la merdasse actuelle.
On retient donc de positif dans le protestantisme cette envie de renouveau par le retour aux textes pour échapper au lent pourrissement du catholicisme et de négatif les dérives protestantes qui ont eu lieu par la suite lors de l’application au social et à l’économique.
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L’orthodoxie pris directement ses distances avec le catholicisme puis avec le protestantisme. Il s’étendit seul. Contrairement au protestantisme, il n’attendit pas le début de la fin du catholicisme, mais il se sépara immédiatement de ce dernier. Certains diront qu’il a flairé avant Luther les dérives à venir, mais je ne pense pas que ce soit une explication valable. En fait, s’il a abandonné le catholicisme lorsque celui-ci était à son apogée, c’est parce qu’il a découvert « quelque chose » de neuf qui brisait le dogme initial. Une nouvelle lecture, ou plutôt, une nouvelle interprétation des textes sacrés lui ont livré un autre message. Je n’aurais pas ici la prétention de définir le neuf qui a été découvert, je n’en ai ni la culture, ni la légitimité. Les écrits de nos patriarches seront plus précis et plus étayés. Le « meilleur » de l’orthodoxie serait donc sa capacité de retour aux textes et l’intellectualisation « non-protestante », c’est-à-dire strictement immatérielle, des messages évangéliques. Le « pire » de l’orthodoxie serait sa difficulté à « prosélyter », si l’on peut se permettre ce terme. Elle semble élitiste, les croyants font confiance à des hommes –très érudits certes- mais dont le message est bien trop compliqué pour être compris de tous.
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En somme, nous pourrions conclure de nos études que le vrai christianisme doit être une synthèse des points positifs de ces différentes branches historiques. Il doit élever le niveau intellectuel des masses, rester vigoureusement attaché aux textes, rien que les textes, et encourager le progrès social.
Satanisme et luciférianisme
On mélange souvent différentes notions telles que l’athéisme, le satanisme, le diabolisme ou encore l’iblisisme. Il est temps je crois de différencier deux catégories distinctes dans lesquelles classer les autres. Reprenons la grille de lecture traditionaliste.
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Le satanisme est l’inversion systématique des valeurs naturelles, issues de la Tradition Première. L’inversion peut même être comprise stricto sensu, par exemple, nombreuses sont les sectes satanistes occidentales qui utilisent comme symbole une croix retournée. Les liens sont si étroits entre le Christ et la Tradition Première que le satanisme, en plus de haïr les Evangiles, méprise aussi toute idée de traditionalisme. L’histoire nous montre bien que les élites satanistes au pouvoir font preuve de « fuite en avant », ce progrès décadent effréné qui caractérise tant le monde dans lequel nous vivons.
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A cela doit pourtant s’ajouter cette notion plus floue de luciférianisme. Lucifer, l’éternel rebelle, l’usurpateur, le négateur. Se sentant humilié et rejeté par le Tout-Puissant, le voilà à tenter de détourner les croyants de la foi. Le luciférianisme, c’est la croyance en rien. Ni Dieu, ni diable, ni démons, ni esprits. Rien. La théorie de l’évolution par exemple tend à soutenir les thèses lucifériennes : l’homme n’est rien, sinon hasard, la terre n’est rien, sinon hasard, l’ensemble de la création n’est rien, sinon hasard.
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Luciférianisme et satanisme sont les mamelles du monde moderne. Comme Satan et/ Lucifer, jamais ils ne se montreront tels qu’ils sont. Toujours nous les apercevrons, tapis dans l’ombre, jouissant de la destruction d’un monde traditionnel.
Le processus est long, mais méthodique. Il a fallu contaminer un seul pays pour que la gangrène se poursuive tout le long de l’histoire. L’Occident dégénéré, et il faut bien le remarquer, s’appuie sur les porteurs –conscients ou non- de ces deux dégénérescence. Ces porteurs sont tous les déséquilibrés ou les timbrés qui pullulent comme des rats dans les sociétés modernes : ce furent les jeunes à une époque, incultes et crétins, les femmes à une autre, manipulées et truandées, ou encore les homosexuels, sexuellement perturbés, et donc, très facilement manipulables. Ces êtres faibles et affaiblis par un monde qui s’écroule sous le poids de leur médiocrité ont accéléré l’avènement du lucifériano-satanismo-matérialisme comme nouvelle religion de la Modernité.
Conclusion
L’Homme ne peut se passer de Dieu et Dieu ne peut se passer de l’Homme. Il est son père, son protecteur, et le portier de la Sainte Cité. Par Lui seul s’ouvrent les voies du salut. Il nous offre la liberté radicale : celle de Le suivre, Lui, le Seigneur Tout-puissant, créateur de toutes choses, ou bien de Le laisser, et de mener sa propre vie, mais jamais le Très-Haut n’abandonnera ses créations, jamais. Il suffit de le chercher.
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Dieu et la Tradition Première sont liés. Plus on s’éloigne du temps de la Création, plus on s’éloigne de la Tradition Première, et plus on s’éloigne de Dieu. Logique écrasante. Et aujourd’hui, il n’existe malheureusement que peu de bastions de résistance à l’hégémonie satanique. Notre travail sur terre ne doit pas se terminer. Dieu nous observe, c’est à Ses côtés que nous vivrons, c’est devant Lui que nous rendrons des comptes. C’est avec Ses armes que nous combattrons Ses ennemis.
Socialistes vertueux, avec Dieu ! Soyons les sentinelles du monde de la Tradition, placées aux frontières du Temps !
Définitions
Au sens large, Dieu est une puissance transcendantale, origine de l’univers et Créateur de la Vie sur terre.
La religion est l’ensemble des faits moraux et culturels liés à une adoration d’un Dieu.
Religions et Dieux : quelles questions
Tradition Primordiale et polythéisme : quelle légitimité ?
Judaïsme, premier monothéisme ; dérives et puissances.
Christianisme et bouddhisme, de l’hérésie à la Vertu.
Codes moraux et valeurs multimillénaires.
Satanisme et luciférianisme, valeurs de l’Occident dégénéré.
L’Homme peut-il se passer de la religion ?
Le polythéisme et la Tradition
Une certaine lecture historique propose une évolution religieuse de chaque société humaine : elle passe de l’animisme au polythéisme puis au monothéisme. Il est très simple de constater qu’il s’agit d’une lecture éminemment fausse. Des groupes hellassiens vénèrent encore Zeus de nos jours, et de grands requins de la finance se font lire les lignes de la main. En réalité, le phénomène religieux ne peut être traité chronologiquement, et il faut plutôt prendre les trois grandes familles religieuses dans l’ordre. Nous ne traiterons pas dans ce livre l’animisme, faute de temps et d’intérêt. Débutons par le polythéisme.
Dans l’Ancien Temps, l’Homme avait énormément de difficultés à imaginer un seul et unique Dieu Tout-puissant, fait à leur image, créateur de tout. Pour lui, si une puissance transcendantale existe, à l’image de l’homme, elle ne peut être, comme l’homme, que plurielle. En effet, si un homme ne peut pas concentrer toutes les qualités possibles et imaginables, un Dieu ne le peut non plus : ainsi, il y a plusieurs dieux, ayant chacun leurs facultés propres. Dans chaque société humaine, il y a un chef, un roi etc. Donc parmi les dieux, il doit y en avoir un supérieur aux autres (Zeus, Jupiter…). Parmi les hommes, il y a les guerriers, donc il y a la puissance transcendantale qui domine les guerriers, le Grand Guerrier, le Dieu de la guerre (Mars…). Parmi les hommes, il y a un paysan, donc il y a Artémis. Il y a aussi l’amour, alors il y a Vénus et Cupidon. Il y a la débauche, alors il y a Bacchus ou Dionysos.
On constate qu’ainsi, pour nos lointains aïeux, les dieux étaient tout-puissants, mais chacun avait son domaine de prédilection. Ils étaient de cette manière « plus proches » des hommes, et à leur image dans les domaines physiques, mais aussi psychologiques et « pratiques ».
Au niveau traditionnel donc, le polythéisme correspondrait à une petite branche de la jeune pousse qu’est la société. Elle était vouée à pourrir et à tomber, car les dieux étaient pour ainsi dire, trop proches des hommes, selon les hommes.
La question juive
S’il est bien un peuple qui a su se montrer aussi fascinant que méprisable, c’est les israélites.
Plus vieux peuple de l’Histoire de l’humanité, qui a su conservé ses traditions et sa culture malgré les ballotages du temps, les fils de Jacob sont partout. Ce n’est pas là un délire judéo-maçonnique, non, mais un simple constat, cautionné par les autorités rabbiniques. Le peuple « marqueur » de Dieu, telle est la vraie traduction, a été dispatché aux quatre coins du globe et est battu et maltraité au bout de quelques années après son installation, et ce, peu importe la terre sur laquelle il a posé le pied. D’où la nécessite de la création d’un état hébreu, clament les sionistes.
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Les israélites sont, et c’est indéniable, un peuple d’élites. Bénéficient-ils d’une protection divine, comme ils peuvent le prétendre ? Nul ne peut réellement le démontrer. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont là depuis bien plus longtemps que n’importe quel autre peuple. Leurs capacités de survie semblent au-dessus de la moyenne. Experts en thanatose, ils demeurent cachés dans l’ombre, sachant disparaître et se replier quand il le faut… pour réapparaître, plus forts et plus ténébreux que jamais. Ils sont littéralement au sommet de la « chaîne alimentaire humaine ». C’est eux qui ont développé le plus leurs aptitudes à se maintenir et à prospérer.
Aujourd’hui, beaucoup de prix Nobels, beaucoup de scientifiques de haut vol, beaucoup d’hommes extrêmement influents, sont juifs. On peut légitimement se demander s’il est normal qu’1% de la population mondiale représente plus de 25% des meilleurs scientifiques mondiaux de tous les temps ? Comment un tel prodige est-il possible ? La question demeure et je ne suis pas sûr qu’un jour, nous puissions y répondre.
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D’un autre côté, un constat se dresse : les juifs se font dézinguer en moyenne 30 ans après avoir posé le pied sur une nouvelle terre. Là aussi, quelle en est la cause ? La jalousie peut-être ? C’est le sentiment que l’on peut ressentir face à un peuple qui a tout créé. A certaines époques, on leur refourguait même les tâches les plus ingrates : celle de vendre des esclaves, celle de jouer avec l’argent. C’est de là que leur vient leur détestable réputation. C’est d’ailleurs même pour cela qu’ils se montrent aujourd’hui rigoureusement incompatibles avec notre modèle de Socialisme Vertueux. La raison en est simple : ce peuple, autrefois grand et fier, s’est fait cogné dessus, traîné dans la boue et maltraité. Le résultat a donc été le suivant : ils ont fini par intégrer qu’ils étaient sur terre pour embêter les autres humains, tels des parasites. Ils se complaisent donc aujourd’hui dans ce rôle : ils volent, ils spéculent, ils trichent, ils complotent…
Le seul moyen de faire revenir les israélites dans le champ de l’humanité, c’est d’inverser le processus historique de leur décadence morale : qu’ils fassent leur mea culpa, qu’ils arrêtent de geindre, qu’ils se reprennent en main et qu’ils comprennent enfin qu’ils sont des êtres humains, ni supérieurs, ni inférieurs.
Le bouddhisme
Il est, je crois, important de marquer la distinction entre le bouddhisme traditionnel, pratiqué dans les pays orientaux et le néo-bouddhisme occidental, pratiqué par des ménagères cinquantenaires qui s’y sont convertis par pure orientalisme.
Cependant, l’implication spirituelle du bouddhisme demeure, et je m’en vais le démontrer, profondément néfaste, destructrice et anti-Traditionnelle.
Le bouddhisme est un aboutissement du brahmanisme. Sa source profonde est le reiki, théorisé par Nimrod, le second rebelle de l’Histoire après Satan, fondateur de Babel et Babylone. Une autre source du bouddhisme est le védisme, ou science de la connaissance, dont les origines pourraient remonter à la Préhistoire. On y retrouve là une des principales composantes de cette religion : la primauté du sacrifice et du savoir. La racine étymologique du brahmanisme est le mot sanscrit « brahmana », qui signifie littéralement « celui qui détient la formule magique ». Le brahmanisme est une branche de l’hindouisme avec le tantrisme. On peut retenir pour la suite que toutes les religions nées en Inde tendent vers la moksha, en d’autres termes, la libération finale de l’âme individuelle. Jusque-là, on pourrait se dire qu’il n’y a rien de spécial. Mais regardons de plus près le personnage fondateur de « l’épopée bouddhiste ».
En 255 avant J-C, Bouddha recherche l’illumination. C’est alors qu’il a une vision des plus étranges : il se voit allongé sous l’arbre de la Bodhi, que l’on nomme aussi l’arbre de l’intelligence, ou encore, l’arbre de la connaissance. Apparaît alors un serpent qui lui ordonne de manger le fruit de cet arbre. C’est alors que va naître en ce douteux personnage le karman, la doctrine de l’acte ou des œuvres, qui stipule que rien n’est induit. Il s’agit là d’un emprunt au brahmanisme. Toute manifestation physique ou mentale procède d’actions antérieures et est à l’origine de manifestations ultérieures. Première cause naturelle de cette théorie : dans le bouddhisme, la liberté n’existe absolument pas. L’être humain est un machin qui chavire d’une vie à l’autre. Depuis cette vision, Bouddha se dit protégé par nâga Mucilinda, un serpent fabuleux, étymologiquement. Deux théorèmes se posent par la suite :
-Premièrement, on renaît en fonction de son mérite. Il y a des stades à franchir. Plus je mérite, meilleur sera ma réincarnation future.
-Deuxièmement, l’existence du Dieu créateur, à savoir Brahmâ, est mauvaise en soi.
Le but de Bouddha est en fait de détruire de Dieu créateur, remplit de compassion et d’amour, car l’Homme doit le remplacer, prendre sa place, le renverser de son trône céleste. Devenir un Dieu, possible dans le bouddhisme, consiste à se libérer des contraintes karmiques, c’est-à-dire des multiples réincarnations.
On découvre alors tout le logiciel bouddhiste, absolument terrifiant. Non seulement la liberté n’existe pas, mais en plus de cela, l’amour sincère n’existe pas non plus ! En effet, si on aime et si on aide son prochain, c’est uniquement pour s’assurer d’une « bonne » réincarnation. C’est un amour égoïste, profondément sombre. Les théories karmiques sont en fait les premières versions de l’individualisme moderne. Le bouddhisme est en ce sens une préfiguration de l’abjection moderniste.
Le christianisme
Ce qu’il y a de plus dommage dans le christianisme, ce sont les différents courants « -istes » qui se sont développés très rapidement après la naissance et la mort du Christ. Les trois plus importants à nos jours étant le catholicisme, le protestantisme et l’orthodoxie. Il n’existe pourtant qu’un seul texte sacré, à savoir le Nouveau Testament. Il est alors simple de déduire que ce sont les interprétations dudit texte qui sont divergentes. Or, Dieu est Un, la Vérité aussi, il ne peut donc y avoir qu’une seule interprétation juste. Reste à trouver laquelle.
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Distinguons les deux clergés catholiques que l’histoire nous offre. Le premier est à mon sens le moins éloigné des Evangiles. C’est l’évangélisation des masses, la promotion de la culture auprès du peuple et l’élévation spirituelle collective, en somme, un clergé éducateur, pacificateur et protecteur des plus faibles. Le christianisme se comprend ici comme un saut qualitatif dans la dialectique de l’Histoire humaine.
Le second clergé catholique, qui arrivera plus tard, une fois les masses converties et éduquées, se repose sur des acquis multiséculaires. Il perd sa dynamique et se coince dans une logique de conservateur. C’est alors qu’il s’écroule et donne lieu aux sociétés les plus athées du monde, avec les conséquences désastreuses que l’on observe aujourd’hui dans les pays concernés.
C’en est ainsi du catholicisme, sans dynamique, et donc, sans une génération active, concernée et intéressée, il ne peut pas prospérer. Dénué de moteurs, il s’affadit pour tomber dans le rang des croyances « réactionnaires », et il en devient obsolète, voire obscène, de croire en Dieu. Force est alors de constater sa faiblesse vis-à-vis des pouvoirs « temporels ».
-
Le protestantisme est une branche chrétienne qui se sépare du catholicisme en reniant le Pape. Les premiers protestants ont eu l’intelligence de constater et de dénoncer ce « second catholicisme » qui a renié son premier rôle. Il a alors tenté de pallier à ce manque en refaisant des Evangiles des textes ayant comme principal but d’élever l’intelligence de la société. Donc contrairement à ce que l’on pourrait croire, le protestantisme n’est pas initialement un anticatholicisme hystérique, mais au contraire une tentative de révision et de renaissance du catholicisme bien compris et initial. Seulement, un facteur avait changé entre temps : c’était l’entrée en jeu du processus de Décadence qui annonce la Renaissance et la chute progressive du monde moderne. A ce moment, élever l’intelligence d’un peuple consistait en fait à faire de lui un peuple puissant, c’est-à-dire un peuple riche. Les travaux de Max Weber montrent les liens très étroits –trop étroits- entre protestantisme et capitalisme, par exemple. Liens que l’on ne peut nier et qui ont mené à la destruction des fruits du premier catholicisme, c’est-à-dire le féodalisme, le « corporatisme » etc., qui ont été remplacé par la merdasse actuelle.
On retient donc de positif dans le protestantisme cette envie de renouveau par le retour aux textes pour échapper au lent pourrissement du catholicisme et de négatif les dérives protestantes qui ont eu lieu par la suite lors de l’application au social et à l’économique.
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L’orthodoxie pris directement ses distances avec le catholicisme puis avec le protestantisme. Il s’étendit seul. Contrairement au protestantisme, il n’attendit pas le début de la fin du catholicisme, mais il se sépara immédiatement de ce dernier. Certains diront qu’il a flairé avant Luther les dérives à venir, mais je ne pense pas que ce soit une explication valable. En fait, s’il a abandonné le catholicisme lorsque celui-ci était à son apogée, c’est parce qu’il a découvert « quelque chose » de neuf qui brisait le dogme initial. Une nouvelle lecture, ou plutôt, une nouvelle interprétation des textes sacrés lui ont livré un autre message. Je n’aurais pas ici la prétention de définir le neuf qui a été découvert, je n’en ai ni la culture, ni la légitimité. Les écrits de nos patriarches seront plus précis et plus étayés. Le « meilleur » de l’orthodoxie serait donc sa capacité de retour aux textes et l’intellectualisation « non-protestante », c’est-à-dire strictement immatérielle, des messages évangéliques. Le « pire » de l’orthodoxie serait sa difficulté à « prosélyter », si l’on peut se permettre ce terme. Elle semble élitiste, les croyants font confiance à des hommes –très érudits certes- mais dont le message est bien trop compliqué pour être compris de tous.
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En somme, nous pourrions conclure de nos études que le vrai christianisme doit être une synthèse des points positifs de ces différentes branches historiques. Il doit élever le niveau intellectuel des masses, rester vigoureusement attaché aux textes, rien que les textes, et encourager le progrès social.
Satanisme et luciférianisme
On mélange souvent différentes notions telles que l’athéisme, le satanisme, le diabolisme ou encore l’iblisisme. Il est temps je crois de différencier deux catégories distinctes dans lesquelles classer les autres. Reprenons la grille de lecture traditionaliste.
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Le satanisme est l’inversion systématique des valeurs naturelles, issues de la Tradition Première. L’inversion peut même être comprise stricto sensu, par exemple, nombreuses sont les sectes satanistes occidentales qui utilisent comme symbole une croix retournée. Les liens sont si étroits entre le Christ et la Tradition Première que le satanisme, en plus de haïr les Evangiles, méprise aussi toute idée de traditionalisme. L’histoire nous montre bien que les élites satanistes au pouvoir font preuve de « fuite en avant », ce progrès décadent effréné qui caractérise tant le monde dans lequel nous vivons.
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A cela doit pourtant s’ajouter cette notion plus floue de luciférianisme. Lucifer, l’éternel rebelle, l’usurpateur, le négateur. Se sentant humilié et rejeté par le Tout-Puissant, le voilà à tenter de détourner les croyants de la foi. Le luciférianisme, c’est la croyance en rien. Ni Dieu, ni diable, ni démons, ni esprits. Rien. La théorie de l’évolution par exemple tend à soutenir les thèses lucifériennes : l’homme n’est rien, sinon hasard, la terre n’est rien, sinon hasard, l’ensemble de la création n’est rien, sinon hasard.
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Luciférianisme et satanisme sont les mamelles du monde moderne. Comme Satan et/ Lucifer, jamais ils ne se montreront tels qu’ils sont. Toujours nous les apercevrons, tapis dans l’ombre, jouissant de la destruction d’un monde traditionnel.
Le processus est long, mais méthodique. Il a fallu contaminer un seul pays pour que la gangrène se poursuive tout le long de l’histoire. L’Occident dégénéré, et il faut bien le remarquer, s’appuie sur les porteurs –conscients ou non- de ces deux dégénérescence. Ces porteurs sont tous les déséquilibrés ou les timbrés qui pullulent comme des rats dans les sociétés modernes : ce furent les jeunes à une époque, incultes et crétins, les femmes à une autre, manipulées et truandées, ou encore les homosexuels, sexuellement perturbés, et donc, très facilement manipulables. Ces êtres faibles et affaiblis par un monde qui s’écroule sous le poids de leur médiocrité ont accéléré l’avènement du lucifériano-satanismo-matérialisme comme nouvelle religion de la Modernité.
Conclusion
L’Homme ne peut se passer de Dieu et Dieu ne peut se passer de l’Homme. Il est son père, son protecteur, et le portier de la Sainte Cité. Par Lui seul s’ouvrent les voies du salut. Il nous offre la liberté radicale : celle de Le suivre, Lui, le Seigneur Tout-puissant, créateur de toutes choses, ou bien de Le laisser, et de mener sa propre vie, mais jamais le Très-Haut n’abandonnera ses créations, jamais. Il suffit de le chercher.
-
Dieu et la Tradition Première sont liés. Plus on s’éloigne du temps de la Création, plus on s’éloigne de la Tradition Première, et plus on s’éloigne de Dieu. Logique écrasante. Et aujourd’hui, il n’existe malheureusement que peu de bastions de résistance à l’hégémonie satanique. Notre travail sur terre ne doit pas se terminer. Dieu nous observe, c’est à Ses côtés que nous vivrons, c’est devant Lui que nous rendrons des comptes. C’est avec Ses armes que nous combattrons Ses ennemis.
Socialistes vertueux, avec Dieu ! Soyons les sentinelles du monde de la Tradition, placées aux frontières du Temps !