Bons Baisers d'Eone - Secret

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Lychaka

Message par Lychaka »

<center>21 Mars 2021 - Tirkiz

[img]http://4.bp.blogspot.com/_pxw-FLVa6NU/R3WKqKGstdI/AAAAAAAAAMw/wOm0g6lgH-U/s320/lune-nuit.jpg[/img]</center>

Il était près de trois heures du matin dans les quartiers à la périphérie de Tirkiz, plus grande ville
de l'île, trop tard pour rencontrer quelque couche-tard, trop tôt pour rencontrer ou être vu par les
ouvriers se levant très tôt. Tout se faisait dans la plus grande discrétion. Les deux voitures de la police
Lychakienne s'arrêtèrent au pied d'un immeuble de trois étages, le vrombissement des moteurs
s'arrêta tout à coup. Quatre hommes en uniformes sortirent hâtivement des véhicules, à leur approche
la lumière s'alluma dans le hall du bâtiment. Ils montèrent les escaliers quatre à quatre et s'arrêtèrent
au troisième. L'un d'eux sonna plusieurs fois de suite sur la sonnette de l'appartement, nul ne répondit.

- On ouvre. Dit l'un d'eux.

Ils reculèrent pendant qu'un autre s'apprêtait à foncer sur la porte, pieds en avant. La porte sortit de
ses gonds, ils entrèrent. À l'intérieur un homme d'une trentaine d'année, seul, avait fini par se lever.
Son visage se décomposa aussitôt que son esprit endormi lui permit de comprendre la situation. Il
n'eut pas le temps de tenter quoi que ce soit que deux agents l'avaient cloués au sol et passés les
menottes à ses mains, un troisième lui parla lorsqu'il arrêta de se débattre et après avoir regardé
attentivement plusieurs notes dans son carnet :

- Services secrets Lychakiens, vous venez avec nous Citoyen Jung Ji Min, c'est
bien vous sur la photo. Je n'aimerais pas être à votre place. -À ses hommes- Allez, descendez-moi ça.


Grâce à la lumière des couloirs qui parvenait à peine à atteindre l'intérieur de l'appartement on pouvait
distinguer dans celui-ci un portrait de l'Empereur Lychakien actuel : Kojung Kwangmu régnant
sur le petit empire restauré sur l'Île de Taipo.

Le matin même, la vraie police Lychakienne serait sûrement alertée, ne connaissant rien des directives
des services secrets elle ne pourrait que constater l'effraction et la disparition, ouvrir une enquête, mais
si celle-ci ne restait pas non-classée alors elle se perdrait dans la machine policière elle-même contrôlée
par les services secrets. Sinon les SSL et les plus hauts gouvernants, nul ne saurait jamais ce qu'était
devenu le citoyen Jung Ji Min, envoyé par la suite, comme des centaines d'autres partisans de
l'Empire dans des camps de travail au Lychaka métropolitain, non loin de Yapong, et ironie de
l'histoire de l'île de Taipo et de l'Empire.
Lychaka

Message par Lychaka »

<center>23 Avril 2021 - Environs du Mont St-Thomas

[img]http://www.demainonline.com/wp-content/uploads/arrestations-PADS.jpg[/img]</center>

Depuis près d'un mois, les Services Secrets Lychakiens se concentraient sur l'Eone et leur travail semblait payer.

Dans le bureau du Colonel Sun se tenait un représentant des services secrets :


- Je n'apprécie pas que vous laissiez la Police désemparée et affolée au sujet de plus de 12 000 disparitions. Il vous
suffirait simplement de faire passer le mot dans les plus hautes sphères policières simplement pour faire classer ces dossiers...


- Camarade Sun, nous ne pouvons nous permettre la moindre fuite, je vous ai remis ce rapport pour vos
supérieurs, non pour recevoir votre avis sur la question. Nous faisons ce qui est nécessaire pour le Lychaka et pour l'Union, ces
agitations nostalgiques n'ont pas lieu d'être, nous les écraserons.


- Sans doute que c'est la seule solution, vous devez avoir raison. Que souhaitez-vous de nous au juste ? Je suis certain
que vous ne nous avez pas remis vos rapports pour le simple plaisir de nous informer.


- En effet, informez vos supérieurs que nous utiliserons vos baraquements inutilisés dans la zone ouest de la base,
nous ne nous attendions pas à arrêter 12 000 hommes, et il faut encore les interroger avant de penser à une déportation vers la
métropole.


Pendant quelques secondes l'étonnement se peignit sur les traits du Colonel, avant de disparaître, cet homme savait beaucoup de
chose sur une base pourtant très sécurisée, comme toutes les bases de l'armée de l'Union d'ailleurs. Comme s'il lisait dans les pensées
du Colonel l'agent répondit :


- Nous savons beaucoup de choses Camarade Sun, votre affectation en Eone est récente, et vous vous
apercevrez que cette île n'est pas qu'un beau paysage de carte postale.


- Je comprends Camarade, nous ferons ce qu'il faut pour que vous puissiez poursuivre vos activités.

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L'après-midi même et sous une chaleur de plomb des "Chalan", camions de transports de l'armée de l'Union amenèrent à la base
plusieurs milliers d'hommes et de femmes. Entassés par dizaines dans les camions un agent les faisait sortir par la force, les arrêtés
étaient menottés et un bandeau leur cachait la vue. Poussés en ligne ils entraient dans la base puis les baraquements, la plupart n'avaient
sur eux que les vêtements avec lesquels on les avait arrêtés et tous avaient attaché au cou par une chaîne une plaque d'identification
avec leur nom. Les interrogatoires ne commenceraient qu'une fois que tous les prisonniers seraient dans les baraquements, sous bonne
garde des militaires makans, sans doute pendant la nuit, alors à l'abri des regards et des oreilles étrangères, les agents Lychakiens
pourraient débuter à interroger les traîtres à la nation.
Lychaka

Message par Lychaka »

<center>9 Juin 2023 - Tirkiz

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/135199ArresEone.png[/img]
</center>

- Vive l'Empire !
- À mort l'Union !
- Longue vie à l'empereur !

En face de la cinquantaine de manifestants déchaînés se tenaient deux rangs de forces de maintien de l'ordre, bien alignés derrière leurs boucliers, ils attendaient l'ordre pour charger. Cette scène s'était répétée plusieurs fois depuis quelques jours dans les rues de la capitale éonaise. Les quelques passants qui n'avaient pas pu dévier la rue en question regardaient avec méfiance les manifestants comme une bande de chiens fous prêts à se ruer sur une proie. Les manifestants jetèrent une nouvelle salve de gravats sur les policiers anti-émeutes qui encaissèrent sans bouger ni broncher. Derrière eux un officier sembla enfin se décider et brailla :

- Chargez !

Les trois rangs de policiers furent plus rapides qu'ils n'en avaient l'air et furent bientôt au milieu des manifestants, matraquant à droite et à gauche. Le gros de la manifestation s'était dispersé mais cette fois 21 manifestants furent arrêtés, menottes dans le dos ils furent chargés comme des paquets dans les fourgons de la police. Une fois qu'ils auraient été interrogés et identifiés ils seraient immédiatement envoyés vers le Lychaka métropolitain afin d'y subir un petit séjour de rééducation. Les fourgons quittèrent rapidement la rue, ils reviendraient rapidement afin de recevoir de nouveaux manifestants.

Cette même scène se répétait un peu partout dans la capitale, mais ces différents mouvements ne recevaient aucun soutien populaire, dans la soirée ils étaient maîtrisés et Tirkiz passa une nuit calme même si les effectifs de nuit furent doublés pour l'occasion.


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Secret

Si le jour la police anti-émeutes contient les manifestants, la nuit les services secrets prennent le relais. Afin de repérer les opposants on utilise les mêmes méthodes que lors des derniers troubles un an plus tôt :
- Mise sur écoute des proches des opposants arrêtés
- Surveillance attentive de l'intranet makan et des mails
- Surveillance du courrier des proches des opposants
- Arrestations de nuit par les services secrets en cas de comportement jugé suspect
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