Rencontre entre l'Azude et le Hanguk

Amaski

Message par Amaski »

Yangpyeong était une ville désolante. Jadis, ce fut une ville brillante, belle et séduisante mais la guerre civile avait arrachée à la cité tout ce qui pouvait lui donner un quelconque attrait. Elle servait d'antan aux rois comme capitale et donc avait été la sujette de nombreux combats. Vers la fin du premier quart du 21ème siècle, il en restait que peu de la ville. Elle avait été complètement dépeuplée et les ruines de maisons, églises, temples et édifices publics couvraient son espace comme des blessures mal cicatrisées. La fin de la guerre civile avait fait revenir quelques courageux dans la cité mais ceci fut une bien maigre consolation.

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L'aérodrome de Yangpyeong était un aéroport militaire converti au service civil depuis la fin des combats. L'aéroport international était toujours en construction. Les entreprises du Raksasa faisait un bon travail mais ca prenait son temps de construire un aéroport digne de ce nom. Entre temps les avions de tout calibre déferlaient sur les pistes de l’aérodrome. Les gens s'habituaient rapidement à attendre dans des hangars et il en avait certains aspects positifs. Les enfants pouvaient jouer au football et les anciens s'asseoir sur leurs valises pour observer les petits courir. Certains faisaient carrément des promenades entre les stocks de valises prêts à être emmenés vers l'avion. On contrôlait tout le monde à l'entrée des hangars d'attente mais après on fichait la paix aux passagers. Il avait donc un air bien plus libéral dans l'aérodrome. Ceux qui arrivaient, passait aussi par les hangars pour y attendre l'arrivée des valises que des employés distribuait manuellement aux gens. Il avait un service humain supérieur à la mécanique des aéroports d'Alméra. Tout transpirait l'après-guerre, cette odeur venant de gens heureuse d'être en vie et se débrouillant dans un pays dévasté.

Sur le tarmac, un troupe de soldats attendait l'avion venant de l'Azude. Aux bords des pistes avaient été installés des barres avec des drapeaux de l'Azude. Un tapis rouge avait été déroulé pour la cérémonie. Kim Chi-hu, commissaire aux affaires étrangères, attendait avec les soldats l'arrivée de la délégation. On attendait beaucoup de la rencontre avec l'Azude. D'une part on voulait conclure des accords économiques avec la Fédération pour essayer de lutter contre une balance commerciale fortement déficitaire mais aussi envisager des partenariats dans le domaine technologique surtout de la robotique. La République Populaire poursuivait quelques ambitions dans le domaine de la robotique mais pour ceci, il fallait s'associer avec des pays plus matures dans le domaine technologique. Aussi, c'était l'occasion idéal de parler sur l'AdE en tant que pays-membres.

Ivan Septimus n'était pas parmi le groupe. Il l'aurait bien voulu mais Wei Shen l'avait gentiment déconseillé. Le caractère du père était fort bien connu. Un homme capable de dire les sept vérités à n'importe qui. Certaines mauvaises langues disaient que Gorun Sun aurait donné autant de privilèges à Alexi Septimus à Minas Sun, juste pour être sûr qu'il n'en sorte pas de la ville souterraine. En somme, le père fut un désastre diplomatique sur deux pieds. On n'en savait pas encore qu'est-ce qu'il en fut du fils mais on n'avait pas envie de le découvrir en présence de la délégation d'Azude.

Wei Shen, pas bête, avait permis à Ivan Septimus de voyager au Raksasa pour assister à une conférence sur la robotique tenue dans une université dont Wei avait oublié le nom. Le jeune slave, aveuglé par sa fascination pour les robots avait vu que du feu. Le professeur était occupé avec son dada et géographiquement assez éloigné pour qu'on ne puisse pas craindre qu'il fasse une visite surprise durant la rencontre. On avait entendu l'histoire ou Alexi Septimus était rentré dans une réunion de ministres de la Fédération d'Aquanox pour faire part de ses protestations car on avait osé lui refuser l'augmentation de subsides. On suspectait le fils d'en être capable d'identique prouesses.

Kim Chi-hu attendait ainsi la délégation d'Azude.
Sovana

Message par Sovana »

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Les politiques azudéens avaient été ravis par la demande de rencontre du Hanguk. Ce pays était au yeux d'Azude, l'un des trop rares, voir peut être le seul pays communiste respectable, emprunt d'humanité malgré son pragmatisme. Somme toute, un pays proche d'Azude sur certains points, probable allié culturel/idéologique.

Le dirigeable, après un voyage de plusieurs jours, arriva enfin dans l'ancienne capitale, principalement en ruine. Jaques Morrin, chef des armées et actuel dirigeant, car guerrier de longue date, ne pu que sentir l'humilité le submerger. S'il avait certes subit de nombreux entrainements, apprit l'importance de l'honneur et du sacrifice, Azude n'avait pour ainsi dire jamais connu la guerre, encore moins civile. Tout au plus une guérilla nationaliste lors de l'indépendance, puis une décennie de répression digne du kirovisme. Mais tout cela, même le chef d’État-major n'avait pu le connaitre de son vivant. Et le voila qui arrivait dans un pays qui ne connaissait rien d'autre que le déchirement, la guerre, depuis des décennies. Des générations entières forgées par la souffrance et la mort. C'était donc humble, qu'il arriva.

Il sortit avec sa délégation du dirigeable, appréciant le soin mis dans le respect des protocoles, et s'inclina.



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[quote="Jaques Morrin, Chef des États-majors des armées d'Azude et Grand Commander du Conseil Martial, Gouvernance provisoire de sûreté"]Jaques Morrin, chef des armées et commander du conseil martial, ou gouvernance provisoire de sureté. Nous sommes honorés d'être accueillit sur vos terres.

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Amaski

Message par Amaski »

Quand Jaques Morrin descendit de l'avion, les soldats se mettaient au garde à vous en honneur de l'ancien militaire. Chi-hu fut surprise. Un militaire? Voila un étranger ambassadeur pour l'Azude...ou peut être un diplomate parfaitement adapté à sa mission. La dernière supposition soulevait la question de l'intérêt de l'Azude pour le Hanguk. Avait-ils envoyés cet homme en sachant qu'ils interagissaient avec un pays hautement militarisée par son histoire? Un ancien combattant, que de mieux pour parler avec des gens qui ont connus l'effroi de la guerre. Une stratégie qui démontrait que l'Azude ne restait pas indifférent au Hanguk et son histoire.

Le chef des États-majors des armées posa alors ses pieds sur le tarmac. Un jeune enfant d'environ huit ans s’avança alors vers le vieillard. Il portait des vêtements en bleu, symbole de simplicité au Hanguk, avec dans sa main une orchidée blanche, symbole de paix, que le gamin offrit au vieux guerrier. Pas de long discours, pas de mise en scène impériale, juste le geste d'un enfant disant plus que dix heures de discours officiels. Le Hanguk offrait à l'Azude la paix via le meilleur ambassadeur qui soit : un parmi ceux qui forgeront le Hanguk de demain.

Après quelques échanges protocolaires entre Kim Chi-hu et le chef des Etats-majors, on les fit tous monter dans une voiture noire blindée qui se mit en route vers le centre-ville. C'était un des rares véhicules de ce type. Après tant d'années de guerre, les risques d'attentat étaient presque nuls. Les gens étaient épuisés de la violence, trop fatigué du sang versé pour qu'on puisse encore considérer cette violence comme un outil politique. Ceci reviendra mais pas pour un bon moment ou au moins pas de l'intérieur.

Le véhicule traversa la périphérie de la ville qui n'était qu'un vaste champ de ruines largement envahis par la végétation. Certains zones avaient tellement longtemps été abandonnés, que des arbres avaient poussées dans les ruines. Là ou les aristocrates passaient leurs journées à rien faire, circulaient maintenant des écureuils et lapins avides de herbe. C'est en s'approchant du centre-ville que les choses changeaient. On pouvait voir des gens dans les rues ou près de maisons en ruines qui étaient entra d'être reconstruites.

Il avait une grande quantité d'enfants dans les rues. Les dernières années de la guerre civile avaient bien perdus en intensité et ceci favorisa la naissance de nouvelles générations. Mais c'est que dernièrement que ées petits cessaient d'être des êtres faméliques. L'importation de nourriture depuis l'extérieur permettaient de mettre fin aux famines et longues files d'attente devant les magasins. Les gens n'étaient plus obligés d'attendre cinq heure pour un peu de riz. Le prix de la nourriture fut stabilisé et la quantité désormais abondante. Les gens pouvaient désormais s'occuper d'autre choses. Beaucoup reconstruisaient alors les maisons détruites dans la ville. Après trente ans de guerre civile, on ne questionnait plus les propriétés. Ce fut le premier venu qui en reçu le droit d'usage. Ceux qui avaient eu le courage de rester dans la ville, étaient récompensés par pouvoir s'installer dans les zones les plus agréables. Par ici et par là on pouvait voir des gens construire des murs en brique et en bois. Certains étaient déjà entra de mettre le toit pendant que les enfants plantaient des légumes dans le jardin.

La ville étaient verdoyante. Là ou les plantes n'avaient pas prit le dessus, les gens plantaient des jardins et potagers. Yangpyeong n'avait rien d'une capitale. C'était un grand village qui renaissait de ses cendres. Bien évidemment ceci n'allait pas durer. Au fil du temps les gens abandonneront leurs potagers pour agrandir les maisons, construire quelques étages en plus et profiter d'un ravitaillement alimentaire stable. On pouvait déjà voir des grands chantiers avec des véhicules aux signes raksas. Là une école, par ici un hôpital ou une rangée de maisons modernes. Les signes de la renaissance étaient partout.

La voiture arriva devant un bâtiment gris en béton et pierre. C'était le siège du gouvernement. On pouvait voir sur les murs externes des sculptures de Karl Marx, Engels et Lénine en rangée regardant vers l'avant. Des grandes fenêtres illuminaient l'intérieur généreusement. La délégation entra dans l'édifice. Il avait un décor sobre à l'intérieur. Par ici et par là on avait des tapis ou des tableaux montrant les grands moments du communisme mondial mais c'était presque tout. Néanmoins les couloirs étaient bien illuminés.

C'est alors que la délégation entra dans un salon destiné aux discussions formelles. Kim Chi-hu laissa le chef des états-amjor des armées d'Azude avec le président Wei Shen qu'y attendait déjà. Le salon était composé d'une table basse au milieu avec autour des fauteuils en cuir noire fort confortable mais probablement acheté dans un simple magasin de meuble au Raksasa. Sur les murs se trouvaient des tableaux montrant des peintures d'Otto Dix, peintre impressionniste dont le sujet favori était un secret pour personne. Accueillant l'ambassadeur de l'Azude, le président de la République Populaire de Hanguk se leva pour lui et s'inclina respectueusement devant lui. Il invita alors Jaques Morrin, attendant qu'il se fut assit pour faire de même. Le jeune doit du respect à l'ancien. Il était donc logique que Wei Shen laissait Jaques Morrin s'asseoir en premier car il était plus âgé que lui. Assis, Wei Shen prit la parole.


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Wei Shen : Monsieur Morrin, c'est un grand honneur de pouvoir faire votre rencontre et vous accueillir ici dans ce lieu. Nous espérons que le voyage fut pas trop éprouvant surtout vu les heures de vol que vous avez du supporter avec votre dirigeable. Il faut une grande patience pour voler avec ces appareils.

Désirez-vous qu'on vous sert quelque chose à boire ou à manger. Nous sommes heureusement bien fournis depuis la signature des accords d'importation de céréales et de viande.
Sovana

Message par Sovana »

Le vieil homme, surpris, souris à l'enfant, puis garda la fleur dont il mit la tige dans sa poche de veste, au niveau du torse.
Il regarda, intérieurement ébahit, la capitale en ruine. Signe de bien des sacrifices, mais de plusieurs générations, et non simplement quelques guerriers vertueux. Une chose somme toute désolante. Mais ce ne fut pas la désolation qu'il vit autour de lui, mais l'espoir et la renaissance. Partout l'on bâtissait, l'on s'activait, sans craintes de nouvelles violences.

Le chef d'Etat fut toutefois étonné que son hôte ne soit pas venu l’accueillir en personne, mais ne s'en offusqua pas, n'étant pas face à un Azudéen, et apprécia en revanche le respect envers son age.

Il se présenta à son homologue en s'inclinant et s'assied. Il remarqua alors les peintures, lui rappelant la dialectique du contre exemple en Azude. Un guerrier sait se sacrifier à tout moment, la mort, la souffrance, n'importent plus pour lui. Mais il est souvent mauvais signe que l'on doive faire appel à lui.


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[quote="Jaques Morrin, Chef des États-majors des armées d'Azude et Grand Commander du Conseil Martial, Gouvernance provisoire de sûreté"]Un honneur partagé je vous l'assure. Et le voyage fut très confortable, le bâtiment étant équipé d'une bibliothèque. A l'heure ou le monde moderne recherche la vitesse maximale nous préférons ralentir, pour mieux prendre conscience de ce qui nous entoure, mieux apprécier le temps, et les voyages, pas seulement l'arrivée.

De l'eau, je vous remercie. Avez-vous un ordre du jour ?

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Amaski

Message par Amaski »

Wei Shen en écoutant son invité, laissa un officier apporter une carafe d'eau avec deux verres. L'officier remplit les verres et se retira ensuite. Le président n'avait pas vraiment soif mais la politesse voulait d'accompagner l'invité quand il se rafraîchissait. Il apprécia le choix de l'eau de la part de Jaques Morrin. Un choix rationnel et pragmatique qu'on pouvait qu’apprécier à l'aube d'une discussion diplomatique. Wei Shen se permit alors de répondre à son homologue.

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Wei Shen : Une bibliothèque? Voila une idée intéressante. Je ne savais pas qu'on aménageait des bibliothèques dans les dirigeables. Comme quoi ces machines sont plus polyvalents que je les cru à premier abord. Je peux qu'admirer votre quête de lenteur dans une ère ou la vitesse prend le dessus. Ce sont des paroles qui peuvent jaillir d'une bouche de sage. Il faudra de toute facon qu'un jour le monde ralentisse à nouveau, mais difficile de le faire alors que la planète s'enflamme à cause de la Rostovie.

Bien évidemment que nous avons préparé un ordre de jour. Je me permets de vous le donner. Vous êtes bien évidemment de l'enrichir ou le modifier selon votre aise. Cet ordre de jour est davantage un fil conducteur qu'un ordre de marche.

[quote]Ordre de jour

1) Discussion informelle

2) Discussion sur un potentiel partenariat en matière de robotique

3) Discussion sur des potentiels accords économiques

4) Discussion sur des potentiels accords culturels

5) Discussion sur des potentiels accords scientifique

6) Divers[/quote]
Sovana

Message par Sovana »

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[quote="Jaques Morrin, Chef des États-majors des armées d'Azude et Grand Commander du Conseil Martial, Gouvernance provisoire de sûreté"]Effectivement, il faut tout autant savoir s'adapter, en se tenant prêt à tourner nos forces vives vers la guerre, qu'accepter une part de hasard, de chaos, d'imprévu. Trop souvent les Almérans établissent des plans, quand il faut établir des stratégies. En ce sens, j'accepte votre fil rouge.
Je vous propose de commencer par échanger nos points de vues de nos politiques diplomatiques puis nationales ?

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Amaski

Message par Amaski »

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Wei Shen : Nous sommes d'accord que la flexibilité est une chose essentielle tant qu'elle respecte les valeurs fondamentales qu'on s'est fixé. Après, pour la guerre, Sun Tzu a bien démontré le besoin de flexibilité en fonction des situations militaires. Il n'y a pas de solution miracle pour la guerre comme croient certains états-majors.

Au sujet de notre politique diplomatique, elle se compose de deux volets. Le premier est la poursuite d'intérêts nationaux sous forme de signature d'accords de transferts technologiques et d'accords économiques. C'est la partie vitale de notre politique visant à garantir la reconstruction nationale après la guerre civile. Le deuxième volet, plus idéologique, se base sur la défense des états-nations donc s'opposer à la formation d'empires empêchant l'application du principe : un peuple, une nation. Par extension, nous nous opposons aussi à la Main noire même si nos moyens sont limités dans ce domaine. C'est dans ce cadre que nous mettons notre activité dans l'Assemblée des Etats et aussi une volonté de rapprochement des états-nations dans la perspective de garantir la paix sur moyen et long terme.

Voila notre politique diplomatique, en très résumé bien évidemment. Quelle est la votre?
Sovana

Message par Sovana »

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[quote="Jaques Morrin, Chef des États-majors des armées d'Azude et Grand Commander du Conseil Martial, Gouvernance provisoire de sûreté"]Ma foi, cela est un excellent résumé. Pour notre part il est difficile de dire si une "politique" diplomatique existe réellement, de part notre ancestral isolationnisme dont nous sommes sortis. Toutefois, nous pouvons à défaut faire part de différentes approches et points de vue.

Nous n'avons donc pas de diplomatie réellement "active", mais il est assez peu de pays avec qui nous éviterions le contact. Seuls ceux dont les États maltraites inutilement leur population, comme malheureusement trop souvent bon nombre de pays communistes, peuvent nous répugnés. Si le capitalisme est un système de domination culturelle élitiste, ils y mettent au moins les formes, alors que bien trop de vos confrères tombent dans le piège d'une dialectique belliqueuse, et ne font ce qui semble à nos yeux que du capitalisme collectif, si vous me le permettez.
En ce sens, nous ne pouvons qu'admirer votre sagesse dans votre ouverture, tant sur le plan interne qu'externe, et espérons que cela inspirera d'autres gouvernements.

De manière plus générale, nous sommes très favorables à la coopérations sous diverses formes, plutôt que la compétition, et tentons par la dialectique de l'exemple, par La Fédération, de favoriser des modèles plus équitables par exemple. Bien que cela ne soit pas toujours réciproque, nous voyons d'un bon œil bon nombre de pays traditionalistes, et effectivement, préférons les nations aux empires. S'il en était le besoin, nos armées se lèveraient contre la Main Noire, ou même notre économie. Concernant l'Assemblée des États nous sommes de plus en plus septiques dans ces capacités à accomplir ses objectifs. Des organismes non bureaucratiques finiraient peut-être par devenir plus efficaces.

Auriez-vous des questions, ou besoin de précisions ?

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Amaski

Message par Amaski »

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Wei Shen : Nous vous remercions pour votre résumé. Pour notre part, nous pensons qu'il ne faut pas confondre les pays socialistes et les politiques nationalistes qu'elles cachent à l'intérieur. Certains pays socialistes sont belliqueux mais ceci n'est pas à mettre sur le compte du communisme mais sur le nationalisme extrême sommeillant sous l'idéologie officielle. Pour notre part, nous faisant qu'appliquer les principes proposés par Karl Marx pour l'établissement d'une société nouvelle, basée sur l'équité, la paix et la prospérité. Le communisme, dans sa nature fondamentale, est une idéologie pacifiste car la guerre est surtout un outil pour les classes capitalistes de relancer une machine économique incapable de se perpétuer sans la destruction régulière de sa base de production. Il suffit de voir que plus une société mûrit économiquement, plus elle est susceptible à des guerres totales. Au moyen-âge les conflits visaient jamais directement les centres de production.

Le capitalisme, comme l'a montré Gramsci, met soi-disant les formes, mais ces formes cachent une violence bien plus grave. C'est une violence culturelle qui rend les gens aveugles à leur réalité. C'est efficace comme système, je le reconnais, mais cette efficacité ne sert qu'à perpétuer un système d'injustices et d'inégalités économiques.

Nous sommes aussi favorable à la coopération car c'est en ce monde le seul bon système. Le capitalisme valorise beaucoup la concurrence et compétition mais l'Histoire montre que ceci est un faux-semblant. Ce n'est pas la concurrence qui maintient une économie vigoureuse mais le fait d'avoir un but. La concurrence lève les uns contre les autres qui poursuivent le but de surpasser l'autre. Cette haine et peur permanente rend l'économie capitaliste efficace sur court terme mais sur long terme conduit au sur-endettement, le comportement inhumain envers les travailleurs et à des productivités toujours plus artificielles. Le communisme, lui, propose un autre but ; un but plus collectif et global qui concentre les efforts vers l'avant et demande à tous de coopérer pour atteindre un but qui est dans le futur. Bien évidemment l'esprit de compétition doit persister mais à petite échelle et sur un plan méritocratique. Que des groupes d'ouvriers fassent des efforts pour augmenter la productivité à fin d'avoir plus de gratification est constructif pour le système car il se joue à petite échelle et sans exploiter d'autres humains. Les ouvriers réfléchissent non à détruire un concurrent mais à augmenter leur productivité en coopérant entre eux pour plaire au collectif. En somme, la coopération est un outil idéal pour l'économie de demain.

Au sujet de la Main noire, vous vous dites disposés à lever les armes contre elle. Envisagez-vous d'envoyer vos troupes au Jeekim pour soutenir les efforts de ce continent contre la Main noire ? Pour l'AdE, nous pensons qu'elle a un grand avenir mais il faut que ses membres le croient. Pour notre question, nous voudrions savoir si vous voudriez envoyer de l'aide au Jeekim ?
Sovana

Message par Sovana »

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[quote="Jaques Morrin, Chef des États-majors des armées d'Azude et Grand Commander du Conseil Martial, Gouvernance provisoire de sûreté"]Une dissociation intéressante, sans nul doute pertinente. A vrai dire, avant le Hanguk nous ne considérions pas le communisme comme existant, phagocyté par la violence, pouvant effectivement venir d'une part d'un nationalisme orgueilleux. Mais la violence d’État et les formes de "rééducations" fallacieuses, au lieu de l’intériorisation naturelle tiennent pour nous plus d'une forme de capitalisme collectivisé, semblable à la violence culturelle des élites dans les systèmes libéraux.
Ainsi, si notre pays dispose de systèmes d'encadrement culturel, ils servent plus la tradition qu'une caste, qui, au contraire, est exposé à l’œil acéré des associations.

Nous sommes effectivement d'accord avec vous, bien que nos modèles puissent êtres différents pour des raisons culturelles.

L'AdE, hélas, à notre sens ne se donne pas assez de moyens. Bien qu'il faille en premier lieux se demander si celle assemblée est légale ou politique, comme à pu le montrer certains votes, bien des membres de cette assemblée ne s'engagent guère.

Et nous serions évidemment prêts à envoyer des troupes au Jeekim, mais dans le cas où l'on ferrait appel à nous. Toutefois, vous êtes déjà plus proche que nous du Jeekim, si vous pensez que nous devons proposer nos services à tel ou tel acteur, pourquoi pas.

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