[Avec autorisation du A-MJA]
<center>12 Mai 2021 - Väduzy (capitale du Südland)
[img]http://drapeaux.etoile-b.com/photo/autres/rda_armoiries.png[/img]</center>
L'hiver Südlandais, précoce et rude, avait déjà fait son apparition depuis plusieurs semaines sur la petite île, les températures avaient chuté de façon drastique.
Mais la nature ne semblait pas avoir réussie à démotiver les Südlandais. Plusieurs dizaines de milliers d'habitants de la capitale avaient envahi les rues pour la première apparition publique du Président.
<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1f/Bundesarchiv_Bild_183-J1231-1002-002_Walter_Ulbricht,_Neujahrsansprache.jpg/220px-Bundesarchiv_Bild_183-J1231-1002-002_Walter_Ulbricht,_Neujahrsansprache.jpg[/img]</center>
Walter Stoph, Secrétaire Général du Sozial Partei et Premier Président de la République Socialiste du Sudland faisait sa première apparition publique devant les masses populaires depuis la révolution sudlandais.
Des dizaines de milliers d'applaudissements éclatèrent lorsqu'il se montra, descendant les marches du Palais Présidentiel. Des chœurs de milices rouges entamèrent leur hymne révolutionnaire :
<center>"Es geht durch die Welt ein Geflüster:
Arbeiter, hörst du es nicht?
Das sind die Stimmen der Kriegsminister:
Arbeiter, hörst du sie nicht?
Es flüstern die Kohle- und Stahlproduzenten,
Es flüstert die chemische Kriegsproduktion,
Es flüstert von allen Kontinenten:
Mobilmachung gegen die Makarannunion!
Arbeiter, Bauern, nehmt die Gewehre,
Nehmt die Gewehre zur Hand.
Zerschlagt die faschistische Räuberheere,
Setzt alle Herzen in Brand!
Pflanzt eure roten Banner der Arbeit
Auf jede Rampe, auf jede Fabrik.
Dann steigt aus den Trümmern
Der alten Gesellschaft
Die sozialistische Sudlandrepublik!
Arbeiter horch, sie ziehn ins Feld,
Und schreien für Geld und Rasse.
Das ist der Krieg der Herrscher der Welt
Gegen die Arbeiterklasse.
Denn der Angriff gegen die Makarannunion
Ist der Stoß ins Herz der Revolution.
Und der Krieg der jetzt durch die Länder geht,
Ist der Krieg gegen dich, Prolet-!
Arbeiter, Bauern, nehmt die Gewehre,
Nehmt die Gewehre zur Hand.
Zerschlagt die faschistische Räuberheere,
Setzt alle Herzen in Brand!
Pflanzt eure roten Banner der Arbeit
Auf jede Rampe, auf jede Fabrik.
Dann steigt aus den Trümmern
Der alten Gesellschaft
Die sozialistische Sudlandrepublik!"</center>
Repris par la foule le chant se termina par des cris de victoires, enfin le Secrétaire Général du Parti s'approcha du micro :
- Camarades, merci ! Merci à tous pour votre unité dans notre combat contre le néo-colonialisme quantarien ! Pour votre soutien entier dans ce
combat ! Depuis 2019 nous n'avons eu de cesse de nous battre, nous en sommes aujourd'hui récompensés ! Dès aujourd'hui le Südland est et restera libre
et souverain ! À l'avenir, il faudra toujours nous souvenir de ces années sombres, pendant lesquelles nous avons préféré accorder notre confiance à l'ancienne
métropole qui n'a finalement apporté que la ruine de notre pays ! Aujourd'hui, le Sudland renaît !
Applaudissements de la foule.
- Dès demain, toute notre attention se portera sur la reconstruction du pays. Pour cela nous ferons appel à nos Camarades, de tous les continents, ceux-ci
répondront présents, j'en suis certain, animés comme nous du même idéal socialiste ! Dès demain nous rétablirons toutes les institutions ayant précédés le
colonialisme quantarien ! Et dès demain, nous doterons le Sudland des moyens de faire face à n'importe quel ennemi extérieur ! Plus jamais nous ne serons
englobés par une nation extérieure !
---
- La République Socialiste du Sudland signe un pacte de défense militaire avec l'U.R.C.M, ainsi que des clauses de coopération militaire, notamment pour l'entraînement des hommes et une assistance dans le domaine technologique.
La République Socialiste du Südland !
-
Lychaka
<center>4 Mars 2022 - Väduzy (capitale du Südland)
[img]http://media.tipsimages.it/medianews/thumbnails/RDA00096316.jpg[/img]
École Südlandaise - Années 70 </center>
Walter Stoph avait annoncé depuis 10 mois la remise en place des institutions ayant précédé l'occupation
quantarienne de l'île. Il avait tenu parole pour une bonne partie, de plus tous les Südlandais étaient animés d'une
seule et même volonté de fer : reconstruire ce pays qui avait subit pendant plusieurs années une quasi-guerre civile. Tout
le monde avait un emploi, le travail ne manquait pas, que ce soit dans le domaine pétrolier qui allait s'ouvrir grâce au
soutien de l'U.R.C.M où dans les nombreuses usines et exploitations agricoles et minières du pays.
Certains néanmoins commençaient à soulever le seul point noir de la politique du Sozial Partei depuis bientôt un an :
l'absence d'élections démocratiques. Les anciens partis, pour ceux qui avaient conservés des partisans et une structure
réelle tentaient de reprendre le flot, en évitant le noyade réservée parfois par les services secrets makans...
Christoph était l'un de ces Südlandais. Et c'était le premier à avouer qu'il avait voté Angliderung quelques
années plus tôt. Il avait réellement pensé que le rattachement à l'ancienne métropole profiterait à tous. Mais la dure réalité
l'avait bien vite réveillé. Lui vieil enseignant qui approchait désormais de la cinquantaine, il avait tout de suite comprit que
les programmes scolaires quantariens n'accordaient aucune importance au Südland, ce qui n'était que le simple
reflet de la politique réelle du Quantar avec l'île. Il avait été par la suite jeté de son poste à la suite d'une lettre
assassine à sa hiérarchie, puis était devenu une des premières plûmes du Prolet !, l'un des premiers à appeler à
lutter contre l'autorité du Quantar, l'un des premiers à rejoindre la branche radicale-communiste du Sozial Partei.
Réhabilité par le nouveau pouvoir à son poste d'enseignant il n'abandonna pas le journal révolutionnaire qu'il avait servi. Il
souhaitait au contraire en poursuivre la radicalisation et obtenir des élections prochainement, il estimait que celles-ci
seraient l'occasion pour le Parti Communiste Südlandais d'écraser le Sozial Partei...
[img]http://media.tipsimages.it/medianews/thumbnails/RDA00096316.jpg[/img]
École Südlandaise - Années 70 </center>
Walter Stoph avait annoncé depuis 10 mois la remise en place des institutions ayant précédé l'occupation
quantarienne de l'île. Il avait tenu parole pour une bonne partie, de plus tous les Südlandais étaient animés d'une
seule et même volonté de fer : reconstruire ce pays qui avait subit pendant plusieurs années une quasi-guerre civile. Tout
le monde avait un emploi, le travail ne manquait pas, que ce soit dans le domaine pétrolier qui allait s'ouvrir grâce au
soutien de l'U.R.C.M où dans les nombreuses usines et exploitations agricoles et minières du pays.
Certains néanmoins commençaient à soulever le seul point noir de la politique du Sozial Partei depuis bientôt un an :
l'absence d'élections démocratiques. Les anciens partis, pour ceux qui avaient conservés des partisans et une structure
réelle tentaient de reprendre le flot, en évitant le noyade réservée parfois par les services secrets makans...
Christoph était l'un de ces Südlandais. Et c'était le premier à avouer qu'il avait voté Angliderung quelques
années plus tôt. Il avait réellement pensé que le rattachement à l'ancienne métropole profiterait à tous. Mais la dure réalité
l'avait bien vite réveillé. Lui vieil enseignant qui approchait désormais de la cinquantaine, il avait tout de suite comprit que
les programmes scolaires quantariens n'accordaient aucune importance au Südland, ce qui n'était que le simple
reflet de la politique réelle du Quantar avec l'île. Il avait été par la suite jeté de son poste à la suite d'une lettre
assassine à sa hiérarchie, puis était devenu une des premières plûmes du Prolet !, l'un des premiers à appeler à
lutter contre l'autorité du Quantar, l'un des premiers à rejoindre la branche radicale-communiste du Sozial Partei.
Réhabilité par le nouveau pouvoir à son poste d'enseignant il n'abandonna pas le journal révolutionnaire qu'il avait servi. Il
souhaitait au contraire en poursuivre la radicalisation et obtenir des élections prochainement, il estimait que celles-ci
seraient l'occasion pour le Parti Communiste Südlandais d'écraser le Sozial Partei...
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Lychaka
<center>11 Juin 2022 - Rötendorff
[img]http://www.mespetitsbonheurs.com/wp-content/uploads/paysage-neige-decembre-2010.jpg[/img]</center>
L'hiver battait son plein au Südland, tout le pays était sous la neige, souvent une couche de plusieurs dizaines de centimètres. Ce qui n'était pas rare dans le pays, tous étaient habitués à ces conditions climatiques. Les vents qui balayaient le Südland venaient du sud, des terres glaciales de l'antarctique, en remontant dans l'Océan Altévum ceux-ci rencontraient souvent les vents chauds, particulièrement dans les environs de l'île d'Eone ce qui provoquait souvent des orages extrêmement violents. L'hiver au Südland paralysait une bonne partie du pays, c'est pourquoi c'était la période où se situaient de nombreux congés ainsi que les plus longues vacances scolaires. Christoph avait décidé de rentrer dans son village natal pour profiter de ce temps de repos, veuf il n'avait pas de réelle contrainte de ce côté là. Il lui restait de famille un seul frère qui vivait précisément dans leur village natal : Röttendorff. Anton était devenu Maire du village depuis une dizaine d'années, comptant à peine plus de 150 âmes c'était un village isolé du sud de l'île, qui se retrouvait le plus souvent coupé du monde lorsque l'hiver arrivait, il vivait dans un petite maison, la demeure familiale de leur enfance n'existait plus depuis longtemps, elle n'avait pas résisté au poids du temps.
Christoph buvait son café par petites gorgées, la chaleur qu'il dégageait était agréable. L'exemplaire du Prolet ! que lisait le vieil instituteur était déjà daté d'une semaine. Quelques manifestations minimes avaient apparemment eu lieu à Väduzy, des manifestations de ceux que Christoph appelait sans aucune gêne des "enfoirés de contre-révolutionnaires quantariens". Il lut en diagonale l'article, les manifestants protestaient contre la "main-mise de l'Union sur l'île". Christoph eut un petit rire nerveux. Voulaient-ils l'aide du Quantar pour exploiter le pétrole de l'île ? Les nouvelles provenant du Quantar n'étaient d'ailleurs pas bonne, la République était tombé, et la semi-guerre civile avait vu la victoire de l'ancien Empereur, de nombreux communistes quantariens avaient été tué. Le Prolet ! avait d'ailleurs consacré plusieurs pages à ce sujet. Et la peur avait gagné pendant un temps l'île, et si le Quantar décidait de reprendre l'île par la force ? Walter Stoph avait convaincu tout le monde, il était certain que nos Camarades makans défendraient l'île contre les suppôts du Kapital, qu'ils soient quantariens, fièmançais ou biturigeois. Et il avait raison, personne ne pouvait en douter ou remettre en question cette parole, cela aurait signifié se morfondre dans la peur.
Christoph acheva de boire son café et replia le journal qu'il posa bien en évidence sur la table. Il se dirigea vers la cheminée, le feu qui brûlait dans l'âtre était le seul rempart contre le froid de l'extérieur. Le vieil instituteur passa plusieurs fois ses mains près de la vitre pour profiter de la chaleur dégagée. Un bruit de pas rapides sur le carrelage lui annonça l'arrivée de Cäsar. Le chien poussa un petit jappement avant de sauter sur Christoph.
- Oui Cäsar. Oui. Bon chien !
[img]http://www.mespetitsbonheurs.com/wp-content/uploads/paysage-neige-decembre-2010.jpg[/img]</center>
L'hiver battait son plein au Südland, tout le pays était sous la neige, souvent une couche de plusieurs dizaines de centimètres. Ce qui n'était pas rare dans le pays, tous étaient habitués à ces conditions climatiques. Les vents qui balayaient le Südland venaient du sud, des terres glaciales de l'antarctique, en remontant dans l'Océan Altévum ceux-ci rencontraient souvent les vents chauds, particulièrement dans les environs de l'île d'Eone ce qui provoquait souvent des orages extrêmement violents. L'hiver au Südland paralysait une bonne partie du pays, c'est pourquoi c'était la période où se situaient de nombreux congés ainsi que les plus longues vacances scolaires. Christoph avait décidé de rentrer dans son village natal pour profiter de ce temps de repos, veuf il n'avait pas de réelle contrainte de ce côté là. Il lui restait de famille un seul frère qui vivait précisément dans leur village natal : Röttendorff. Anton était devenu Maire du village depuis une dizaine d'années, comptant à peine plus de 150 âmes c'était un village isolé du sud de l'île, qui se retrouvait le plus souvent coupé du monde lorsque l'hiver arrivait, il vivait dans un petite maison, la demeure familiale de leur enfance n'existait plus depuis longtemps, elle n'avait pas résisté au poids du temps.
Christoph buvait son café par petites gorgées, la chaleur qu'il dégageait était agréable. L'exemplaire du Prolet ! que lisait le vieil instituteur était déjà daté d'une semaine. Quelques manifestations minimes avaient apparemment eu lieu à Väduzy, des manifestations de ceux que Christoph appelait sans aucune gêne des "enfoirés de contre-révolutionnaires quantariens". Il lut en diagonale l'article, les manifestants protestaient contre la "main-mise de l'Union sur l'île". Christoph eut un petit rire nerveux. Voulaient-ils l'aide du Quantar pour exploiter le pétrole de l'île ? Les nouvelles provenant du Quantar n'étaient d'ailleurs pas bonne, la République était tombé, et la semi-guerre civile avait vu la victoire de l'ancien Empereur, de nombreux communistes quantariens avaient été tué. Le Prolet ! avait d'ailleurs consacré plusieurs pages à ce sujet. Et la peur avait gagné pendant un temps l'île, et si le Quantar décidait de reprendre l'île par la force ? Walter Stoph avait convaincu tout le monde, il était certain que nos Camarades makans défendraient l'île contre les suppôts du Kapital, qu'ils soient quantariens, fièmançais ou biturigeois. Et il avait raison, personne ne pouvait en douter ou remettre en question cette parole, cela aurait signifié se morfondre dans la peur.
Christoph acheva de boire son café et replia le journal qu'il posa bien en évidence sur la table. Il se dirigea vers la cheminée, le feu qui brûlait dans l'âtre était le seul rempart contre le froid de l'extérieur. Le vieil instituteur passa plusieurs fois ses mains près de la vitre pour profiter de la chaleur dégagée. Un bruit de pas rapides sur le carrelage lui annonça l'arrivée de Cäsar. Le chien poussa un petit jappement avant de sauter sur Christoph.
- Oui Cäsar. Oui. Bon chien !
-
Lychaka
<center>9 Juillet 2022 - Väduzy
[img]http://img809.imageshack.us/img809/7652/58ig.jpg[/img]</center>
La salle de l'Auberge de l'hiver avait été entièrement réservée par le Front pour le Südland Ducal. Toutes les tables avaient été bazardées afin de faire une seule grande table autour de laquelle les membres les plus influents du parti avaient commencé à manger leur potée südlandaise. Ils discutaient tous et jetaient parfois un regard discret vers Anton Eberhart. Celui que l'on surnommait déjà dans le parti "Le Duc" n'était qu'un jeune homme de vingt cinq ans et pourtant il avait réussi à réunir autour de lui plusieurs milliers de personnes. Un respect presque féodal régnait déjà entre lui et les membres du FSD. Son parti s'appuyait sur l'histoire, simple et brève, du pays, le Südland avait été un duché, tantôt quantarien, tantôt franconien et le plus souvent indépendant. Le "Duc" avait aussi réussi à réconcilier les purs germanophones avec les quelques régions isolées ayant conservé parfois un semblant de langue proche du français, héritage du bref passage franconien sur cette île oubliée du cercle polaire de l'hémisphère sud. Ce qui avait permis au FSD de devenir sur-populaire dans ces régions par rapport au reste de l'île, puisque tous les partis, y comprit le Sozial Partei ne demandaient que la disparition de ces dialectes locaux. L'autre aspect étonnant du parti était son programme économique qui avait séduit plus d'un économiste en herbe. Le principe de la monnaie fondante, expérimenté dans certains villages du Quantar dans les années 1930 avait depuis été oublié par le monde entier. Anton Eberhart était persuadé de la justesse de ce système monétaire, et même une frange du Sozial Partei avait été séduite par celui-ci, quoi de plus communiste qu'une monnaie conçue dans le but d'empêcher la concentration de la richesse ?
[img]http://img809.imageshack.us/img809/7652/58ig.jpg[/img]</center>
La salle de l'Auberge de l'hiver avait été entièrement réservée par le Front pour le Südland Ducal. Toutes les tables avaient été bazardées afin de faire une seule grande table autour de laquelle les membres les plus influents du parti avaient commencé à manger leur potée südlandaise. Ils discutaient tous et jetaient parfois un regard discret vers Anton Eberhart. Celui que l'on surnommait déjà dans le parti "Le Duc" n'était qu'un jeune homme de vingt cinq ans et pourtant il avait réussi à réunir autour de lui plusieurs milliers de personnes. Un respect presque féodal régnait déjà entre lui et les membres du FSD. Son parti s'appuyait sur l'histoire, simple et brève, du pays, le Südland avait été un duché, tantôt quantarien, tantôt franconien et le plus souvent indépendant. Le "Duc" avait aussi réussi à réconcilier les purs germanophones avec les quelques régions isolées ayant conservé parfois un semblant de langue proche du français, héritage du bref passage franconien sur cette île oubliée du cercle polaire de l'hémisphère sud. Ce qui avait permis au FSD de devenir sur-populaire dans ces régions par rapport au reste de l'île, puisque tous les partis, y comprit le Sozial Partei ne demandaient que la disparition de ces dialectes locaux. L'autre aspect étonnant du parti était son programme économique qui avait séduit plus d'un économiste en herbe. Le principe de la monnaie fondante, expérimenté dans certains villages du Quantar dans les années 1930 avait depuis été oublié par le monde entier. Anton Eberhart était persuadé de la justesse de ce système monétaire, et même une frange du Sozial Partei avait été séduite par celui-ci, quoi de plus communiste qu'une monnaie conçue dans le but d'empêcher la concentration de la richesse ?
-
Lychaka
<center>27 Aout 2022 - Väduzy
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Bundesarchiv_Bild_146-1983-098-20a%2C_Heuss.jpg/220px-Bundesarchiv_Bild_146-1983-098-20a%2C_Heuss.jpg[/img]</center>
Phillip Heuss profitait de quelques rayons de soleil avant de monter à l'estrade. L'étreinte de l'hiver südlandais avait commencé à faiblir mais les températures restaient glaciales. Le Président du Parti Libéral se satisfaisait de la foule réunit aujourd'hui pour son premier discours de campagne présidentielle. Son parti avait été fondé sur les ruines de l'ancien parti de droite pro-rattachiste à la métropole quantarienne, pourtant les sondages le créditaient de la seconde place aux prochaines élections. Preuve de plus que le Parti Socialiste au pouvoir n'était qu'une vaste blague dont les südlandais souhaitaient dans leur majorité le départ. Conforté dans ses certitudes c'est un vieillard à la mine satisfaite qui s'avança. La foule l'observa et il commença à parler d'une voix ferme qui fut répercutée par les hauts-parleurs, prêt de l'estrade des journalistes et une caméra de télévision s'activèrent :
- Concitoyens, amis, camarades devrais-je peut-être dire ! - quelques rires dans les premiers rangs-
[...]
Le Parti Socialiste nous envoie dans le mur ! Si Walter Stoph pense équilibrer les comptes du pays avec le pétrole exploité par les makarans, c'est pour mieux cacher l'échec de l'économie marxiste ! Les grandes entreprises nationalisées et confiées à leurs ouvriers sous l'œil bienveillant de l'état, c'est un échec ! Les transports et la santé gratuits pour tous, c'est un échec et un gouffre financier que l'état ne peut supporter ! Combien de socialistes fraudent aujourd'hui grâce au système égalitariste mais non équitable qu'ils ont créé ?
[...]
Nous devons aujourd'hui faire acte d'unité, nous avons compris notre erreur et nous ne la répéterons pas, le Sozial Partei a beau clamer que le Südland est une patrie de tradition socialiste, il vend aujourd'hui le Südland aux Makarans alors qu'il nous accuse d'avoir hier cru naïvement que le Quantar était le salut de la nation !
[...]
Nous ne deviendrons pas un nouvel Eone ou un nouveau Makiran Oriental, parce que nous, nous avons une âme ! Nous ne sommes pas une horde de plusieurs centaines de millions de bêtes prêts à déferler sur le monde ! Nous sommes trois millions et demi d'hommes, de femmes et d'enfants ! Qui sauront s'il le faut défendre leur terre.
[...]
Nous avons su payer au prix du sang notre indépendance vis à vis du Quantar, les Makarans peuvent venir ! Nous les attendrons ! Nous les attendrons !
Un tonnerre d'applaudissements et de slogans scandés par la foule accueillit la fin du discours. La pluie avait cédé sa place au soleil pendant le temps de parole de Phillip Heuss mais les Südlandais n'avait pas été découragés.
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a7/Bundesarchiv_Bild_146-1983-098-20a%2C_Heuss.jpg/220px-Bundesarchiv_Bild_146-1983-098-20a%2C_Heuss.jpg[/img]</center>
Phillip Heuss profitait de quelques rayons de soleil avant de monter à l'estrade. L'étreinte de l'hiver südlandais avait commencé à faiblir mais les températures restaient glaciales. Le Président du Parti Libéral se satisfaisait de la foule réunit aujourd'hui pour son premier discours de campagne présidentielle. Son parti avait été fondé sur les ruines de l'ancien parti de droite pro-rattachiste à la métropole quantarienne, pourtant les sondages le créditaient de la seconde place aux prochaines élections. Preuve de plus que le Parti Socialiste au pouvoir n'était qu'une vaste blague dont les südlandais souhaitaient dans leur majorité le départ. Conforté dans ses certitudes c'est un vieillard à la mine satisfaite qui s'avança. La foule l'observa et il commença à parler d'une voix ferme qui fut répercutée par les hauts-parleurs, prêt de l'estrade des journalistes et une caméra de télévision s'activèrent :
- Concitoyens, amis, camarades devrais-je peut-être dire ! - quelques rires dans les premiers rangs-
[...]
Le Parti Socialiste nous envoie dans le mur ! Si Walter Stoph pense équilibrer les comptes du pays avec le pétrole exploité par les makarans, c'est pour mieux cacher l'échec de l'économie marxiste ! Les grandes entreprises nationalisées et confiées à leurs ouvriers sous l'œil bienveillant de l'état, c'est un échec ! Les transports et la santé gratuits pour tous, c'est un échec et un gouffre financier que l'état ne peut supporter ! Combien de socialistes fraudent aujourd'hui grâce au système égalitariste mais non équitable qu'ils ont créé ?
[...]
Nous devons aujourd'hui faire acte d'unité, nous avons compris notre erreur et nous ne la répéterons pas, le Sozial Partei a beau clamer que le Südland est une patrie de tradition socialiste, il vend aujourd'hui le Südland aux Makarans alors qu'il nous accuse d'avoir hier cru naïvement que le Quantar était le salut de la nation !
[...]
Nous ne deviendrons pas un nouvel Eone ou un nouveau Makiran Oriental, parce que nous, nous avons une âme ! Nous ne sommes pas une horde de plusieurs centaines de millions de bêtes prêts à déferler sur le monde ! Nous sommes trois millions et demi d'hommes, de femmes et d'enfants ! Qui sauront s'il le faut défendre leur terre.
[...]
Nous avons su payer au prix du sang notre indépendance vis à vis du Quantar, les Makarans peuvent venir ! Nous les attendrons ! Nous les attendrons !
Un tonnerre d'applaudissements et de slogans scandés par la foule accueillit la fin du discours. La pluie avait cédé sa place au soleil pendant le temps de parole de Phillip Heuss mais les Südlandais n'avait pas été découragés.