Médias du Kirep

Vliduj Gak

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Naša Kirep

Koman aux mains des insurgés
9 octobre 2021

Touchée depuis plus d'une semaine par une contestation de plus en plus virulente, axée sur le modèle de celle d'Ophrone, Koman a été le théâtre ces derniers jours d'affrontements d'une violence encore inédite au Kirep depuis le début du régime socialiste.

Beaucoup plus revendicatifs qu'à Ophrone, les manifestants (dont le nombre, imprécis, pourrait approcher 300 000 individus) ont violemment pris d'assaut durant la journée de samedi les principaux lieux de pouvoir de la ville (siège local du SZAP, Mairie, Tribunal, Siège de la Police Autonome).
Les 10 000 policiers autonomes, lâchés par l'armée, ont vite été dépassés par l'ampleur des opérations. Les tirs sans sommation se sont poursuivis durant toute la soirée afin de "nettoyer" les lieux perdus par le régime, le nombre de victimes parmi les manifestants restant flou mais devant avoisiner le millier de personnes tuées.
Devant ce déploiement de violence inédit dans une ville kirepienne, fait notable, l'armée kirepienne a décidé, pour la première fois, de prendre position et s'est interposée face aux tirs de la Police Autonome. Leur riposte n'a pas tardé, et pour la première fois, Police Autonome et Armée kirepienne se sont affrontés, la situation tournant rapidement à l'avantage des militaires et entraînant près de 500 morts, tous camps confondus.

Depuis dimanche matin, les combats ayant pris fin, Koman semble être véritablement tombée aux mains des manifestants, qui ont déclaré par la radio se considérer comme la branche de l'Union pour le Réveil National à Koman.

La première chute d'une ville du Kirep entre les mains d'une insurrection encore mal définie interroge la plupart des observateurs politiques, les insurgés n'ayant pas encore clairement donné leurs objectifs, sinon la chute du régime, ni la façon dont sera gérée Koman.
Certains pointent le risque d'une guerre civile si la Police Autonome, et à travers elle le SZAP et Vliduj Gak, continuent de pratiquer une politique de "répression silencieuse", à savoir un refus de dialogue, de positionnement clair, et même de déclaration.

Intensification des manifestations à Provjislki, Vinodolski et Oslomeï
10 octobre 2021

Provjilski, située à 50 km au sud-ouest d'Ophrone, coeur de l'industrie militaire kirepienne, où le secrétaire du peuple se trouverait actuellement, a été la troisième ville, après Ophrone et Koman, à être véritablement touchée par les manifestations. Vinodolski et Oslomeï, respectivement à l'ouest et au nord de la capitale, se sont embrasées à leur tour.

On dénombre une centaine de morts pour l'ensemble de ces trois villes, et une autre centaine dans le reste du Kirep (début d'affrontements à Trem, Banji, Vuzvushen), tandis que Pregrada, la seconde ville du pays, demeure toujours relativement sous contrôle des forces loyalistes.

On constate dans chacune de ces villes un modèle de contestation semblable à celui qui s'est développé à Ophrone, à savoir la prise de possession, progressivement, des principales artères économiques, de façon pacifique d'abord, puis vite des affrontements souvent très violents avec les forces de l'ordre, au moyen d'armes artisanales souvent.

La plupart des collectifs retrouvés dans les manifestations semblent aujourd'hui se rallier quasiment unanimement derrière l'Union pour le Réveil National, fondée à Ophrone.
Vliduj Gak

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Allocution de Vliduj Gak, secrétaire du peuple :
18 octobre 2021


[quote]Chers concitoyens, camarades kirepiens, amis pesakiens,

je ne saurais m'excuser suffisamment pour le silence que je qualifierais d'inacceptable et dont j'ai fait preuve durant les derniers mois, tant au sujet du Pesak que de la situation économique du pays, qui n'a cessé de se dégrader.
Notre lutte pour rétablir une idéologie que nous pensions fondamentalement bénéfique pour ce pays, à savoir le communisme, a échoué, et j'en assume la pleine et entière responsabilité, seul, car il serait de mauvaise foi de penser que le communisme a apporté au Kirep plus de mal que de bien.

Tirant les conséquences de cet échec, j'ai choisi d'écouter les revendications des manifestants pour la simple raison que la poursuite d'une politique de répression à leur encontre, dont j'ai été davantage spectateur qu'acteur, mènerait le pays au chaos et détruirait tout ce que nous avons bâti au Kirep.
Ce sont les raisons pour lesquelles, en concertation avec cette dernière, j'ai choisi de mettre un terme définitif à mon mandat de secrétaire du peuple et de transférer à l'Armée Kirepienne l'ensemble des prérogatives liées au pouvoir, et qui sera chargée des deux grands dossiers du Kirep de demain : engager une réconciliation et une réunification avec le Pesak d'une part, et mettre en place un nouveau régime apte à répondre aux exigences légitimes du peuple kirepien.

Je viens également parler en tant que, désormais, simple citoyen kirepien, non en tant que dirigeant et encore moins en tant que communiste, afin d'encourager une vraie réunification de tous les Kirepiens des trois régions historiques du pays, à savoir le petit Kirep, le Kardjali et le Pesak.
C'est également car je suis kirepien avant d'être communiste que je désire, et demande formellement l'autorisation aux futurs dirigeants de mon pays de rester finir mes jours sur ce sol, parmi mes semblables, et non en exil sur une terre étrangère.

J'invite solennellement toutes les unités m'étant restées fidèles à ne pas remettre en cause, d'une quelconque manière, ma décision, et à se placer sous l'autorité du futur Etat légitime du Kirep, et à cesser toute tentative de trouble à l'encontre des manifestants.

Notre glorieuse nation est inévitablement face à un choix sans équivoque en ce jour : perdurer dans son originalité, sa particularité, son indépendance farouche qu'elle a réussi à maintenir depuis plus de 1 000 ans, et cela ne pourra être fait sans le Pesak, ou sombrer sous le poids de la Main Noire qui alerte le monde, mais dont nous sommes, nous kirepiens, les seuls ennemis véritablement dangereux.

Ce choix, je l'encourage, et j'encourage chaque kirepien à le faire, indépendamment de ses opinions politiques.

Je vous remercie.[/quote]

----

- Alexey Nikita, appuyé par 12 généraux membres de l'Etat Major de l'Armée Populaire du Kirep (composé de 13 membres) a décrété la création d'un Comité Militaire de Sûreté Publique, chargé d'assurer les principales prérogatives de l'Etat avant la reformation d'un nouveau régime, et d'engager avec les Etats-Unis du Pesak des pourparlers de réunification.
L'Assemblée du Peuple a été dissoute et l'ensemble des membres du gouvernement de Selim Arfan remercié.

- Le comité a indiqué respecter la décision du dirigeant communiste de rester sur le sol kirepien à condition qu'il ne souhaite plus assumer de fonctions politiques.

- Fidèles jusqu'au bout au leader communiste démissionnaire, les milices de la Police Autonome ont globalement accepté leur défaite et déposé les armes, mis à part quelques "dérapages" dans certaines régions : une dizaine de morts à Ebrevac notamment, huit à Pregrada.
Vliduj Gak

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Naša Kirep !

Retour de Bogoljub II à Ophrone
25 octobre 2021

Le "nouveau" roi du Kirep, Bogoljub II, est arrivé il y a deux jours à Ophrone, en toute discrétion, afin de reprendre possession des anciennes demeures liées à la royauté kirepiennes, indécemment laissées en proie aux miasmes par plusieurs décennies de communisme.

En l'attente d'une restauration du Palais Marinko 1er (fondateur du Kirep en 854 ayant donné son nom à la résidence officielle et permanente des souverains du Kirep de 1542 à 1971), le roi règnera donc depuis le Château de Novi Slankamen, à 70 km à l'ouest de la capitale, loin des côtes, où il planifiera la réorganisation des institutions royales et pourra observer à sa guise l'avancée du processus électoral dans notre pays.

Le roi a indiqué à notre journal, suite à une demande d'interview que nous lui avions formulé il y a une semaine, son intention de rester discret et de ne surtout pas faire basculer le Kirep d'un extrême à l'autre, à savoir d'une dictature communiste à un état élitiste sacralisant les aristocrates et réservant à quelques uns les fastes de la monarchie. La monarchie kirepienne devra faire la place aux ambitions démocratiques du peuple kirepien, qui s'exprimeront désormais non plus dans les rues mais par les urnes.

Tenue d'élections : quels partis autorisés ?
26 octobre 2021

Le porte-parole du Comité Militaire de Sûreté Publique, le général et chef d'Etat Major de l'Armée Populaire du Kirep a annoncé la tenue d'élections législatives, chargées d'élire une nouvelle Assemblée du Peuple.
Elles auront lieu le 3 Novembre 2021, les membres du Comité ayant estimé que la légitimité dont il bénéficiait n'était que temporaire et ne leur permettait pas de prétendre à gérer les affaires courantes du Kirep durant plus d'un mois. De plus, le changement de régime du Kirep, impliquant une redéfinition de sa politique étrangère, exigeait l'élection d'une gouvernance durable et démocratique afin de se mettre à rétablir le Kirep dans la cour des Nations.

Aucun sondage ne sera autorisé jusqu'aux élections, les membres du Comité ayant estimé que ce scrutin devait permettre d'exprimer de façon brute le sentiment national kirepien après de nombreuses années d'unipartisme.
Il sera la base au départ d'une vie démocratique nouvelle au Kirep.

Le SZAP ayant été interdit en raison de son lien trop important avec l'ancien régime, les partis autorisés à se présenter sont les suivants :

Front d'Action pour l'Unité Prolétarienne - Akcija front za proleterskog jedinstva (AFPJ)

Idéologie : Communisme, marxisme, gakisme, antimondialisme

Description : Héritier direct et revendiqué du SZAP, prône un retour au socialisme des années 1990, sans les travers des années 2015-2020.

Politique intérieure :
- Fin de la monarchie
- Maintien de l'économie communiste
- Rétablissement des milices socialistes
- Subventions aux presses de gauche et d'extrême-gauche
- Rétablissement d'un service militaire de 2 ans
- Politiques d'immigration favorable, uniquement pour les réfugiés politiques

Politique extérieure :
- Politique d'indépendance totale
- Amitié avec le Pacte de Novgorod, sans réadhésion toutefois
- Soutien aux mouvements socialistes, surtout au Barebjal
- Isolationnisme global et maintien hors des grands blocs idéologiques
- Lutte militaire contre la Main Noire afin d'éradiquer les drogues dans tout le nord de l'océan barebjalien
- Renégociation du statut des bases rostoves au Pesak et au Kirep

_________________________________________

Parti pour un renouveau démocrate - Partija za demokratski preporod (PDP)

Idéologie : Socialisme, antilibéralisme, antimondialisme, écologisme, républicanisme

Description : Frange modérée du SZAP ralliée à des militants socialistes démocratiques.

Politique intérieure :
- Privatisation légère de l'économie, maintien d'une économie publique à hauteur des trois quarts
- Plus grande flexibilité des salaires et des horaires de travail, sans excès toutefois
- Refonte progressive des collectivités paysannes kirepiennes pour une redistribution des terres aux paysans (actuellement à l'Etat)
- Création d'une petite économie privée, dans le textile et le tabac notamment
- Reconnaissance des langues régionales et des variétés régionales du kirepien comme des langues à part entière, officielles
- Diversification de l'économie (trop tournée vers l'industrie lourde)
- Baisse drastique du budget de l'armée

Politique extérieure :
- Réadhésion au Pacte de Novgorod
- Soutien aux mouvements socialistes
- Ouverture à l'étranger, réintégration du Kirep dans la communauté internationale
- Adhésion à la lutte internationale pacifique contre la Main Noire
- Maintien des bases rostoves au Pesak et au Kirep

_________________________________________

Parti libéral démocrate - Liberalno demokratska partija (LDP)

Idéologie : Libéralisme, monarchisme, anticommunisme, antikirovisme

Description : Parti libéral, favorable à un rapprochement du Kirep avec l'Ouest capitaliste et à un désengagement total de ses anciennes alliances avec l'Est

Politique intérieure :
- Privatisation totale de l'économie
- Fin de la législation sur les salaires et les horaires de travail (dérèglementation du travail)
- Fin du soutien aux collectivités paysannes
- Ouverture des capitaux kirepiens à l'investissement, sans taxes
- Fin des tribunaux nationaux pour des tribunaux locaux régis directement par les communes et les municipalités
- Réduction du budget de l'armée
- Impôts moins fortement progressifs

Politique extérieure :
- Rupture avec les pays membres du Pacte de Novgorod
- Rapprochement avec les pays libéraux, conservateurs
- Ejection des bases rostoves

_________________________________________

Parti Populaire Conservateur - Konzervativna Narodna partija (KNP)

Idéologie : Convervatisme, libéralisme, anticommunisme, antikirovisme, monarchisme

Description : Parti conservateur méfiant vis à vis des libéraux, farouchement opposé à la poursuite de liens avec les anciens alliés du Kirep

Politique intérieure :
- Privatisation quasi-totale de l'économie
- Dérèglementation partielle du travail
- Rétablissement d'une monarchie plus forte
- Fin de la laïcité, proclamation de l'Eglise Orthodoxe Kirepienne comme religion d'Etat
- Centralisme, fin des districts autonomes et des radios régionales
- Poursuite d'une politique de puissance, augmentation du budget de l'armée
- Encouragement des investissements étrangers

Politique extérieure :
- Fin des liens avec le Pacte
- Ejection des bases rostoves
- Lutte contre la Main Noire
- Rapprochement des régimes conservateurs

_________________________________________

Union pour un Réveil Populaire - Unija za narodni Sat (UNS)

Idéologie : Nationalisme, antikirovisme, antilibéralisme, interventionnisme, protectionnisme

Description : Parti nationaliste, difficilement classable, cherchant à promouvoir par le biais d'une politique pragmatique les intérêts de la nation kirepienne.

Politique intérieure :
- Mise en place d'une économie mixte (privatisation partielle)
- Maintien de la présence de l'état dans les secteurs clés de l'économie
- Limitation des investissements étrangers
- Reconnaissance partielle (au niveau local) des dialectes kirepiens
- Politique d'immigration restrictive
- Relancement du programme spatial kirepien
- Baisse légère du budget de l'armée

Politique extérieure :
- Pragmatisme
- Renégociation des bases rostoves au Pesak
- Renégociation des accords avec les états socialistes, au cas par cas
- Intégration du Kirep dans les grandes organisations internationales
- Lutte contre la Main Noire
- Politique d'alliances régionales contre les dictatures communistes d'Alméra-Orientale
Vliduj Gak

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Nasa Kirep !

Résultats des élections
3 Novembre 2021

Taux de participation : 87,9%

<center>[img]http://img4.hostingpics.net/pics/356176diagramme.jpg[/img]</center>


<center>Union pour un Réveil Populaire - Unija za narodni Sat (UNS) ==> 47,7%
Front d'Action pour l'Unité Prolétarienne - Akcija front za proleterskog jedinstva (AFPJ) ==> 29,4%
Parti pour un renouveau démocrate - Partija za demokratski preporod (PDP) ==> 11,2%
Parti Populaire Conservateur - Konzervativna Narodna partija (KNP) ==> 9,5%
Parti libéral démocrate - Liberalno demokratska partija (LDP) ==> 2,2%
</center>

Le parti nationaliste Unija Za Narodni Sat remporte donc, avec 47,7% des voix, la majorité relative des suffrages, assez loin devant l'AFPJ gakiste qui parvient à se placer comme la seconde force politique du nouveau Kirep post-communiste.
Néanmoins, la répartition des sièges ayant lieu au scrutin majoritaire, l'UNS obtient la majorité des suffrages et la possibilité de diriger seule le futur Conseil National Kirepien, qui nommera le gouvernement.

Sièges :

UNS ==> 437
AFPJ ==> 199
PDP ==> 54
KNP ==> 30

Si le scrutin apparaît montrer en apparence une érosion assez importante du communisme, en réalité, il s'agit davantage d'un vote "localisé", qui a choisi de faire un pied de nez aux anciens partenaires de Vliduj Gak, et qui illustre bien les troubles qui ont agité le Kirep hier, principalement localisés en ville.
Si les grandes métropoles ont massivement boycotté l'AFPJ, ainsi que le Pesak en général, qui a contribué à cette défaite communiste, une analyse plus poussée montre que les zones rurales (agglomération de moins de 2 000 habitants) ont encore soutenu très largement les communistes, les efforts du régime kirepien pour soutenir l'agriculture kirepienne et les zones rurbaines et rurales ayant assuré à ces régions un dynamisme encore jamais vu au Kirep.

De nombreux bureaux de vote, dans des villages de 500 habitants affichent ainsi jusqu'à 90% des suffrages en faveur "de Vliduj Gak", comme disent les gens là-bas, en réalité de l'héritier idéologique du SZAP, l'AFPJ.

Dans les villes, durement touchées par la corruption, la crise de l'industrie kirepienne et l'immobilisme économique, le choix a été massif en faveur des nationalistes, et surtout a vu un désaveu assez important des communistes : parmi les villes de plus de 2 000 habitants, l'AFPJ a enregistré en moyenne un score de 8,5%, contre 71,3% à la campagne.
Le nationalisme apparaît, pour de nombreuses personnes interrogées à Ophrone après les scrutins, comme un compromis entre la fin du communisme pur et dur du SZAP et une lutte contre le libéralisme effréné vis à vis duquel les kirepiens sont toujours méfiants.
Kalup a ainsi vu une victoire remarquable de l'UNS, avec presque 80% des suffrages, pour seulement 7% pour les gakistes, quand les résultats d'Ophrone semblent davantage se rapprocher des résultats nationaux (avec une plus forte tendance à l'UNS encore).
Ce "vote nationaliste urbain" se vérifie dans quasiment toutes les 20 plus importantes villes kirepiennes : Koman, Vuzvushen, Vitocha, Provjilski, Oslomeï, Crevna, Nova Varos.
Seule exception notable, la seconde ville du pays, Pregrada, a vu une victoire de l'AFPJ avec 46,2% des suffrages, confirmant ainsi son statut de "fief gakiste".

Ce dualisme politique ville/campagne et cette assise gakiste de plus en plus forte à mesure qu'on s'enfonce dans la campagne kirepienne laissent entrevoir le Kirep de demain : le maintien par les élus locaux des collectivités socialistes et du partage des terres, visiblement désirées par les couches rurales, et la main-mise du nouveau parti nationaliste sur les principales institutions politiques du pays, la politique extérieure et les politiques de développement et de redressement économique, en somme, un Kirep à deux vitesses.

Les autres partis enregistrent des scores largement inférieurs aux deux principales forces représentées par l'UNS et l'AFPJ. Les socialistes du PDP et les conservateurs du KNP arrivent respectivement troisième et quatrième du scrutin, décrochant chacun quelques dizaines de sièges, et s'établissant autour de 10% des voix.
Le LDP, ultra-libéral, a quant à lui fait les frais du sentiment globalement anti-occidental des kirepiens, hostiles à une assimilation du pays avec les démocraties libérales alméranes et nord vicaskaranes, et surtout à une crainte d'une libéralisation effrénée du pays.

La nouvelle Assemblée du Peuple ainsi élue sera chargée d'élire le Conseil National Kirepien qui dirigera le Kirep pendant les 4 prochaines années, vraisemblablement à forte tendance nationaliste.

Villes : (65% de la population)

UNS ==> 62,9%
PDP ==> 12,8%
KNP ==> 12,7%
AFPJ ==> 8,5%
LDP ==> 3,1%

Campagnes : (35% de la population)

AFPJ ==> 71,3%
UNS ==> 17,4%
PDP ==> 7,9%
KNP ==> 3,1%
LDP ==> 0,3%

Ophrone :

UNS ==> 52,8%
AFPJ ==> 22,4%
PDP ==> 13,4%
KNP ==> 7,1%
LDP ==> 4,3%

Pregrada :

AFPJ ==> 46,2%
UNS ==> 25,1%
PDP ==> 20,6%
KNP ==> 6,9%
LDP ==> 1,2%

Kalup :

UNS ==> 77,9%
AFPJ ==> 6,9%
PDP ==> 5,2%
KNP ==> 8,9%
LDP ==> 1,2%

Marinko Salkanovic nommé président du Conseil National Kirepien
5 Novembre 2021

<center>[img]http://vmsz.org.rs/sites/default/files/images/lead-images/pasztor_istvan_13_0.jpg[/img]</center>

Né en 1962 à Oslomeï, Marinko Salkanovic grandit dans une famille de la classe moyenne kirepienne. Issu de l'ethnie nihjovienne (serbe), il poursuit des études de géographie à l'Université d'Etat d'Ophrone de 1980 à 1984, puis travaille sous la dictature militaire dans un bureau d'urbanisme à Kalup, Pesak. Il s'engage au cours de cette période pour le rattachement du Pesak au Kirep, prônant d'abord un socialisme démocratique, puis un nationalisme plus farouche pour faire passer ses idées, au sein de la "Ligue d'action nationale", organisme semi-clandestin au Pesak jusqu'en 1988. Il restera néanmoins toujours farouchement hostile à la dictature militaire.

Après le retour du communisme au Kirep, il choisit de rester travailler au Pesak, s'engageant plus en avant dans le développement spatial des villes pesakiennes et publiant plusieurs essais sur les besoins de rénovation urbaine au Kirep, à l'extrême opposé de la doctrine officielle kirepienne, qu'il juge trop "uniformisante".

Il rentre au Kirep en 2006, et milite au sein de divers collectifs citoyens, soutenant farouchement le SZAP dans sa doctrine de rattachement du Pesak, mais témoignant à maintes reprises, dans des réunions semi-clandestines, de son hostilité à tout alignement tant avec le Pacte de Novgorod qu'avec l'OTH, estimant le Kirep apte à peser seul dans la scène internationale.

En 2019, il écrivait : "si Vliduj Gak n'est plus apte à assurer l'union des kirepiens, il est de notre devoir de revendiquer un nouveau gouvernement anti-gakiste apte, lui, à rétablir notre souveraineté au Pesak".
De nombreux séjours au Pesak le convaincront de la présence d'un fort sentiment pro-Kirep dans l'archipel, et lui permettront de tisser des liens avec les plus ardents rattachistes pesakiens.

Influent dans les milieux nationalistes, il fait partie des leaders du mouvement de contestation au SZAP et devient vite le principal dirigeant de l'URN (Union pour le Réveil National, principal collectif citoyen opposé à Vliduj Gak).

Nommé président du Conseil National Kirepien, il dirigera l'exécutif durant les quatre prochaines années, et sera chargé de nommer un gouvernement durant les 15 prochains jours et de tenir le peuple informé quant à la politique à mener.
Vliduj Gak

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Nasa Kirep !

Le président Salkanovic annonce sa nouvelle doctrine diplomatique
18 Décembre 2021

Au cours d'un entretien avec la presse, Marinko Salkanovic, président du Conseil National Kirepien et chef de l'exécutif, a donné davantage de précisions quant à la future doctrine qui régirait les liens du Kirep avec les autres nations du monde.

Il s'agit, d'après ses propres mots "de faire table rase de la politique communiste, trop idéologisée et dispersée, pour une politique véritablement nationale, qui défendrait uniquement les intérêts de la nation kirepienne.
L'ancienne politique d'influence des voisins non-kirepiens fera donc sa place à une politique de défense et de promotion de l'identité kirepienne.

Par nation, nous entendons l'ensemble des kirepiens d'ethnie. Ceci inclut donc également (et surtout) la défense des minorités kirepiennes situées à nos portes, que nous considérons comme des membres de notre nation au même titre que nos citoyens".

I) Fin de la doctrine d'influence régionale

Initiée par Vliduj Gak et le SZAP, cette politique visait à la création d'une sphère de coprospérité autour du Kirep, qui relierait les différentes nations voisines d'Ophrone par des intérêts politiques et économiques. Jugée trop "idéologique", cette politique ne tient, d'après nous, plus, la fraction entre les différentes nations nous entourant étant trop importante.

Cette politique impliquera l'annulation ou la déconstruction de l'ensemble des bases kirepiennes à l'étranger, les deux dernières étant situées au Wilal Memkile (base Soekarno) et en Eone.
La nouvelle doctrine implique également la non-intervention dans les pays qui ne seront pas considérés comme faisant partie directement de nos alliés. Aucune politique de bloc ne sera ainsi suivie, aucun engagement ne se fera au risque de voir la nation kirepienne en danger.

Le Kirep se défend également désormais d'intervenir ou d'influencer ses voisins non kirepiens, considérant l'impérialisme comme la plus mauvaise caricature d'un véritable nationalisme authentique et comme un excès de zèle regrettable.

Le Kirep s'interdit désormais de conclure un pacte de défense avec aucune autre nation, si celle-ci n'est pas peuplée de kirepiens ou si elle représente un intérêt majeur pour le Kirep.
Rien ne justifie qu'un kirepien ne se batte pour un autre pays que le sien.

II) Défense de la nation kirepienne et des minorités kirepiennes

Les minorités kirepiennes sont situées dans 5 pays principalement, tous près de nos frontières : Danmaya, Tcherkessie, Carù, B22 et Herria.
Ces pays possèdent des minorités kirepiennes anciennes de plusieurs siècles et établies durablement. Nul ne saurait attaquer des populations d'ethnie kirepienne sans porter directement atteinte à nos intérêts.

Les minorités kirepiennes sont réparties ainsi :
Danmaya : 2 000 000 individus
Tcherkessie : 10 000 000 individus
B22 : 300 000 individus
Carù : 240 000 individus
Herria : 1 200 000 individus

Soit un total de 13 740 000 individus ayant pour langue maternelle le Kirepien et considérés comme ethniquement kirepiens mais demeurant en dehors de nos frontières et ne possédant pas la citoyenneté kirepienne.

Le Kirep ne saurait laisser aucun de ces individus se faire oppresser, que ce soit par le gouvernement officiellement en place ou par une tierce nation. Il s'autorise à intervenir si une de ces régions venait à être victime d'une attaque ou d'une action compromettant la situation des kirepiens :

- Région d'Etaraki (Herria)
- Région d'Andirulesta (Herria)
- B22
- Île de Carù
- Otdeli de Presk (Tcherkessie)
- Otdeli de Zapadnej Vladisly (Tcherkessie)
- Province d'Eckmul (Danmaya)
- Province des Levantides (Danmaya)

Les minorités kirs ne sont considérées comme kirepiennes que si elles ont conservé le kirepien comme langue d'usage.

Sont considérés comme des atteintes aux droits des minorités kirepiennes :

- L'interdiction de l'usage du kirepien (serbe) comme langue de communication des kirepiens, dans les cours d'école aussi bien que sur les lieux de travail, dans la presse ou sur les écrans. Toute région ayant des kirepiens comme ethnie principale doit avoir le kirepien comme langue principale.
- Le retrait aux minorités kirepiennes de droits accordés aux autres ethnies ou leur marginalisation économique
- Le fait de tourner en dérision, de se moquer ou d'interdire les pratiques culturelles kirepiennes (port de prénoms ou de vêtements traditionnels kirepiens)
- La répression des pratiques religieuses des kirepiens (Catholicisme, Orthodoxie ou Islam) dans un pays d'une autre confession majoritaire
- L'occupation militaire de lieux civils utilisés par une minorité kirepienne
- Les attaques armées, les crimes (viols, meurtres) ou les pratiques racistes contre des minorités kirepiennes
- L'impossibilité pour les kirepiens d'accéder aux fonctions politiques du pays où ils habitent

Les pays abritant des minorités kirepiennes sont appellés à respecter nos revendications. Marinko Salkanovic a de même conseillé aux pays qui viendraient à entrer en guerre avec un de ces 5 pays de faire attention au sort des minorités kirepiennes, car nous, nous y faisons attention.

----

Le président Salkanovic rompt donc nettement avec une politique plus globale pour une politique strictement nationaliste, et extrêmement soucieuse de ne rien laisser transiger quant à la situation des minorités kirepiennes à l'extérieur.

La défense des intérêts et du bien-être des minorités kirepiennes semble être devenue une priorité, aux détriments d'une lutte idéologique, quelle qu'elle soit. Marinko Salkanovic n'a à aucun moment mentionné le besoin d'une lutte contre le communisme ou le libéralisme, malgré l'opposition drastique, à l'intérieur, de l'UNS à ces doctrines.
Vliduj Gak

Message par Vliduj Gak »

Par le peuple

Nous et eux
2 Janvier 2022

<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/415104kireptsarat.png[/img]</center>

<center>Tsarat du Kirep vu par la branche "dure" de l'UNS, regroupant les provinces ayant été kirepiennes et les régions peuplées de kirepiens, même, très minoritairement. En gris : états vassaux servant de tampons. </center>

Eux, d'abord, qui sont-ils ? Nos ennemis, évidemment, à défaut d'être désormais nos adversaires idéologiques.
Les régimes corrompus de l'Union du Jeekim, premièrement, qui nient l'existence de notre nation, la nation kirepienne, notre souveraineté sur le Pesak, pour un prétexte géographique spécieux, sans aucun fondement historique, quand on sait que ce sont nos fils qui ont fait sortir de ces îles une prospérité jamais vue sous le règne d'un régime slave.
Ces mêmes régimes qui ont foulé au pied notre souveraineté maritime, celle d'une des plus grandes puissances militaires au monde, pour venir poser leurs vaisseaux et disposer leurs canons devant les côtes où vivent depuis plusieurs siècles nos frères.
Le régime bâtard de Tcherkessie ensuite, disciple de Vliduj Gak, pays immature qui a mis en danger le sort de plusieurs millions de kirepiens qu'il possédait sous sa juridiction.
Le régime danmayan, irresponsable, qui aujourd'hui est sous le coup des menaces de l'Assemblée des Etats pour des expéditions aventureuses au Zanyane, tandis que nos frères kirepiens subissaient un régime d'apartheid.
Les conservateurs almérans enfin, qui n'ont pas hésité à masser leurs troupes à la frontière coor pour menacer d'envahir la Tcherkessie, pays qui abrite plus de dix millions de kirepiens.

Aujourd'hui, des Levantides à Tcherkovo et de Carù à Metenica, les kirepiens abhorrent tous ces deux systèmes : le communisme, qui sous prétexte d'une lutte idéologique contre le capitalisme, se permet de traiter notre nation comme une pièce de viande, qu'il s'agisse de la Rostovie dont la présence à Devetak a trop duré ou de la Tcherkessie, et le conservatisme alméro-jeekimois, dont le dépecement du Kirep a toujours été un objectif, que ce soit par le soutien à un faux indépendantisme au Pesak ou par l'emploi de méthodes terroristes au Jeekim.

Face à eux, un Kirep recomposé, qui a repris son bon droit de souveraineté au Pesak et compte désormais l'étendre à toutes les minorités kirepiennes à ses frontières.
Les épreuves de ces derniers jours semblent néanmoins montrer que la volonté, certes louable, du président Salkanovic, de se contenter de défendre passivement les kirepiens de l'extérieur semble être stérile : seul un état centralisé, capable de regrouper sous sa houlette l'ensemble des peuples kirepiens de ce monde est susceptible d'assurer à notre peuple sa prospérité. Il est malheureux de constater que Vliduj Gak l'avait mieux compris que nos nationalistes.
Il n'y a aucun impérialisme à réunifier une nation plusieurs fois centenaire.

Il convient désormais de fixer des limites à cette nation kirepienne. Quelle région peut être légitimement considérée comme kirepienne ?
Déjà, assurément, toute région peuplée majoritairement de kirepiens.
Dans un second temps, les régions ayant historiquement appartenu pendant de longues années au Kirep, et ôtées récemment à sa souveraineté, ainsi en est-il de la plus grande part de la Tcherkessie, et de l'île de Carù.
Enfin, des régions parasites, incapables d'assurer seules leur bonne gouvernance et dangereuses à cet égard, englobées par défaut dans la nation kirepienne, peuplées minoritairement de kirepiens, comme au Danmaya ou en Herria.

Alors, nous serons en mesure d'assurer notre sécurité. Notre sécurité, celle de notre peuple, pas celle de nos voisins, ni celle de ceux qui, à plusieurs milliers de kilomètres d'ici, libéralisent, collectivisent ou interdisent de la même façon que nous. Notre sécurité uniquement.

Billet (Bogomir Dragonovic)
Vliduj Gak

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Nasa Kirep !

Statut des juifs du Kirep
18 Janvier 2022

Chaque citoyen kirepien a, sur sa carte d'identité, en plus de la mention de sa nationalité (kirepienne évidemment), celle de son ethnie (au nombre de sept pour le moment, par ordre décroissant d'importance démographique : nihjovien -kirepiens d'Ophrone-, Kraljevien, Pesakien, Kardjalien, Metenicien, Temerinien, Kir), qui traduit une appartenance linguistique (Kardjalien et Metenicien sont différents du Kirepien), religieuse (Les Meteniciens et Kraljeviens sont majoritairement musulmans tandis que les Pesakiens pratiquent davantage le catholicisme).

Récemment, Erich Marinovic, représentant auprès du Conseil National Kirepien de la communauté juive kirepienne (réunissant environ 0,4% de la population kirepienne, soit approximativement 800 000 personnes, quasiment toutes concentrées en Nihjovie et en Zvezdanie, notamment dans la ville de Negotino) a fait savoir son intention de demander à Marinko Salkanovic la reconnaissance des Juifs du Kirep comme une communauté à part entière, et une ethnie différente des autres sur les papiers d'identité.

Certains membres de l'UNS (parti au pouvoir, nationaliste) ont immédiatement fait connaître leur désaccord face à cette demande, estimant que les Juifs du Kirep se rattachent davantage aux traditions locales (Kardjalienne, Pesakienne, Nihjovienne) qu'à un judaïsme kirepien qui n'aurait rien d'uniforme.

Ils craignent de voir se développer au sein du royaume des communautés basées uniquement sur le critère religieux, dans un état justement strictement laïc.
En effet, aucun dialecte particulier ne permet aux Juifs kirepiens de communiquer entre eux ou de se distinguer des autres ethnies, leurs patronymes différant à mesure que diffèrent leurs lieux de naissance.

Cependant, Erich Marinovic souhaite défendre l'idée d'une officialisation de l'ethnie juive kirepienne, pour diverses raisons : la reconnaissance des Juifs du Kirep comme une communauté à part entière, et une minorité ayant des droits (et donc des élus, actuellement aucun membre de l'Assemblée du peuple, semble-t-il, n'est de confession juive), ainsi que la possibilité de gérer soi-même certains aspects de la vie de la communauté, indépendamment de l'Etat (octroi de locaux dédiés, gestion d'une police autonome, autogestion des lieux de culte).

Le président du Conseil National, Marinko Salkanovic, a annoncé son scepticisme quant à la reconnaissance de cette minorité, arguant toutefois que de nombreuses conditions étaient réunies pour voir les Juifs du Kirep reconnus comme une ethnie à part entière. Il a précisé également, qu'au cas où les Juifs n'obtenaient pas le statut d'ethnie à part entière, des efforts seraient faits dans l'optique d'offrir une plus vaste reconnaissance à cette minorité, dont les modalités restent à définir.
Vliduj Gak

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Nasa Kirep !

Etat des forces politiques au Kirep
3 Juin 2022

Détail des principaux partis politiques, par nombre de militants (évolution depuis Janvier 2022) :

Front d'Action pour l'Unité Prolétarienne (AFPJ), communisme : 21 000 000 (- 29 000 000)
Union pour un Réveil Populaire (UNS), nationalisme : 6 800 000 (+ 4 400 000)
Parti pour un renouveau démocrate (PDP), socialisme : 1 800 000 (+ 1 100 000)
Parti Populaire Conservateur, conservatisme chrétien (KNP) : 1 100 000 (+ 800 000)
Parti libéral démocrate, libéralisme (LDP) : 300 000 (+ 200 000)

Tous les partis, à l'exception de l'AFPJ gakiste, ont enregistré une hausse extrêmement significative (+ de 100%) de leur nombre d'adhérents.
L'AFPJ a colossalement chuté : elle a hérité de l'appareil partidiste de l'ex SZAP (Parti Unique de 1991 à 2021) qui monopolisait plus de 50 000 000 de militants. Il semble que lors du passage du SZAP à l'AFPJ, une grande partie des militants n'a pas souhaité renouveler son adhésion, l'estimant sans doute inutile (il était utile d'adhérer au SZAP durant la période Gak, car ses membres bénéficiaient d'avantages, notamment dans la fonction publique, d'autant que cette adhésion était gratuite, aujourd'hui payante).

Après la fin du communisme au sommet de l'état, l'AFPJ a eu beaucoup de mal à regagner des militants, surtout dans les villes (93% des "démissions" sont le fait de sections situées dans des agglomérations de plus de 10 000 habitants) qui se sont rabattues sur le parti nationaliste, l'UNS.
L'AFPJ, bien que seconde force politique, demeure le parti le plus massif, grâce à son statut d'ancien parti unique. Néanmoins, les derniers congrès réunis à Pregrada puis Vuzvushen montrent un désintérêt croissant envers la formation, accusée de représenter le passé.
Le parti gakiste parvient toutefois à garder de nombreux fiefs, dans les campagnes, où les réunions de la section communiste locale représentent souvent le principal lieu de regroupement des habitants, et où ne pas y paraître peut être très mal vu. Les politologues prévoient une poursuite de la chute du nombre d'adhérents

Parti au pouvoir, l'UNS bénéficie d'une hausse spectaculaire du nombre de ses adhérents. L'image du nouveau pouvoir, modéré économiquement à l'intérieur, opposé à une libéralisation de masse mais favorable à l'ouverture progressive de certains secteurs de l'économie, et la revendication d'une unité des Kirepiens, indépendamment des considérations de religion ou d'origine ethnique, a permis au parti de s'implanter dans toutes les régions du Grand Kirep.
Le fait est que le programme de l'UNS, à part un gigantisme nationaliste et une lutte annoncée contre les ingérences étrangères, reste extrêmement flou, ce qui lui a permis de regrouper dans ses rangs des personnalités hétéroclites, principalement issues des classes moyennes urbaines, et du prolétariat des grandes villes industrielles.
Les politologues prévoient une poursuite de la progression de l'UNS dans l'année à venir, souvent au détriment de l'AFPJ.

Les autres partis, représentatifs de courants inexistants au Kirep jusqu'à très récemment (social-démocratie, conservatisme, libéralisme économique) suscitent l'intérêt, mais sont encore jugés fantaisistes par une grande part des kirepiens qui n'envisagent pas la possibilité d'importer ces modèles étrangers au sein de la société kirepienne.
Alexei

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Naša Kirep !

Révolte dans les campagnes ?
28 Novembre 2023

Cela vient de tomber, une énorme partie des campagnes kirépiennes ont subitement interrompu leurs livraisons de nourriture et de produits frais dans les grandes villes kirépiennes, en première ligne : Ophrone, Vuzvušen, Pregrada et bien d'autres. Au total, ce sont presque tous les agriculteurs de Zvezdanie qui font bloc ensemble contre le nouveau gouvernement de Marinko Salkanović dont ils accusent l'immobilisme et le manque de changement, ce qui avait pourtant mis au premier plan par le chef du gouvernement. En outre, ce sont aussi le Kraljevo, la Nihjovie et le Kardjali qui se rebellent contre les institutions royales, ne parvenant pas à avaler la pilule, les manifestants ont bloqué les routes et refusent désormais de vendre leurs stocks alimentaires aux supermarchés des principales villes du pays, créant ce que beaucoup redoutaient et ce qui aurait pu être un moyen de pression du gouvernement Gak : une crise alimentaire. Fort heureusement, le Pesak ne semble pas touché par ces événements qui sont malgré tout très récents, mais la peur est là et les femmes kirépiennes, dévouées à leur famille, font des réserves en espérant que cette crise sera résolue sans effusion de sang. Pour le moment, la police ne s'est contentée que de disperser certains colonnes de manifestants, sans utiliser de balles réelles, heureusement, nous semblons relativement loin de l'agitation ayant gagné le pays en 2021 contre le régime gakiste. Mais qui sont ces paysans assez indignés pour priver leur peuple de nourriture ?

"Ce contre quoi nous manifestons aujourd'hui, c'est contre la mainmise du roi sur l'argent qui appartient de droit au peuple, où vont les bénéfices du commerce d'acier, de cigarettes et d'armements ? Le gouvernement Salkanović dénonçait la corruption sous le régime gakiste alors qu'il ne vaut guère mieux !" dixit une paysanne, furieuse.
Au début de cette "légère révolte", ayant débuté en Zvezdanie, dans le petit komitat de Paruzevina, fut attribuée à un éventuel groupuscule anarchiste agissant dans la zone. Rien de bien grave en somme. Or, le mouvement ne cesse de prendre de l'ampleur, se propageant dans la plupart des régions fertiles kirépiennes. Si le pouvoir royal n'a pas encore réagi, c'est probablement dans l'espoir que ces troubles se calment, appliquant la fameuse règle du "silence punit l'insolence", malheureusement, ceux-ci ont l'air de partir pour durer et les mouvements ne semblent pas si spontanés que cela. Pour cause, la contestation qui se déplace de régions en régions semble provoquer. "Il ne fait aucun doute que l'AFPJ est dans le coup", nous dit un agent des forces de l'ordre déployé en Nihjovie-occidentale. C'est en effet la théorie qui ressort le plus, bientôt confirmée par la présence d'anciens drapeaux de la RPDPK agités par les manifestants qui demeurent pacifiques. L'AFPJ n'a pas souhaité faire de commentaire sur les événements en cours, malgré son implication presque sûre et certaine. Pour rappel, le parti se réclamant du gakisme a totalisé un score de 71% dans les campagnes lors des élections législatives.

Et qu'en est-il dans les villes ?
Pour l'instant, les villes kirépiennes et pesakiennes semblent épargnés par la contestation surtout située dans les campagnes, mais déjà, des premières voix se font entendre et les habitants craignent une pénurie. Quelques cortèges ont défilé timidement à Ophrone et à Pregrada pour réclamer une résolution rapide et pacifique de la crise. Pourtant, celle-ci ne semble pas prête de s'achever de sitôt, et les paysans manifestant, dont les rangs grossissent de jour en jour ont des revendications parfaitement exagérées telles que le retour à une économie presque communiste et la fin de l'inflation et de la stagnation économique qui sont les grands mal kirépiens du moment, si aucun coup de feu n'a encore été tiré, nous sommes peut-être aux préludes d'une nouvelle révolution à peine deux ans après le renversement de Vliduj Gak. La rédaction de Naša Kirep espère que les deux parties en cause trouveront une solution adéquate à cette énième crise interne afin que le Kirep puisse enfin vivre en paix.
Alexei

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Naša Kirep !

La contestation gagne les villes
3 Décembre 2023

[img]http://img.src.ca/2012/03/06/635x357/PC_120306_5b6bj_manifestation_moscou_sn635.jpg[/img]

Il y a quelques jours, les campagnes se sont révoltées contre le pouvoir royal, coupant l'approvisionnement en nourriture des grandes surfaces et distributeurs kirépiens, provoquant la panique dans les villes les plus reculés, hier, des émeutes ont éclatées dans la cité d'Ebrevac où les émeutiers ont pillé les stocks des supermarchés, se sont ajoutés à eux des militants communistes, manifestant avec des portraits de Vliduj Gak et agitant de vieux drapeaux de la RPDPK, les forces de l'ordre ont violemment riposté et 7 manifestants ont été abattus, 20 autres sont blessés, l'AFPJ qui est sortie de son silence et qui a appelé à la Seconde Révolution Kirépienne "à la vue de ce "massacre"" dixit Vladislav Dragana, ancien du SZAP et secrétaire-général de l'AFPJ, le parti est le plus important du Kirep en terme d'adhérents avec pas moins de 21 millions de membres. À Ebrevac, la situation semble s'être étrangement stabilisée après une nuit fortement agitée, symbolisée par l'assaut de manifestants extrémistes du poste de police de la ville qui est finalement tombé, les forces de l'ordre ont toutefois pu protéger la mairie de la ville.

Aujourd'hui, ce sont les villes les plus grandes du pays qui sont touchées : Ophrone et Pregrada où les ouvriers ont entamé une grève sans précédent et un blocage total de tous les sites industriels majeurs. "Nous faisons cela par solidarité avec les paysans qui souffrent dans les campagnes et contre le gouvernement qui affame son propre peuple sans la moindre vergogne alors que le gros Bogoljub II s'engraisse de jour en jour, j'ai fais parti des révoltés de 2021 et je ferai parti de ceux de 2023 contre la corruption et les injustices qui règnent dans notre pays" déclare un ouvrier de l'Aciérie 3 d'Ophrone, là aussi, le pouvoir a sévèrement réprimé les manifestations mais ne peut rien contre les blocages d'usine en masse. Scène inédite : des ouvriers et des paysans ont tenté de pénétrer dans le Palais Marinko Ier d'Ophrone, chantant l'Internationale et exigeant le retour au pouvoir de Vliduj Gak, ce-dernier n'a toutefois pas réapparut, installé dans sa petite retraire aux environs de Pregrada. La capitale culturelle, lieu de naissance de Gak et symbole du socialisme, a d'ailleurs été victime des contestations les plus sévères où les insurgés se réclamant de l'AFPJ ont pris quasiment tous les bâtiments officiels ou reflêtant une importance symbolique, un drapeau de la RPDPK a même été temporairement accroché au-dessus de la mairie avant d'être retiré après une contre-attaque des forces de l'ordre. Ces dernières n'ont pu résister à l'afflux révolutionnaire rassemblant plus de 150 000 personnes.

L'armée a été déployée en urgence à Ophrone, Koman, Vuzvushen, Trem et Vitocha, toutefois, il semble que celle-ci veuille rester majoritairement neutre, certains soldats affirment avoir reçu l'ordre de mater cette révolte dans le sang et les douilles, face à cette controverse, Marinko Salkanović, président du Conseil National Kirépien, face à la controverse, a réagi et a contesté cet ordre "inhumain et barbare, digne de Gak", par ailleurs, le chef de l'Etat kirépien a déclaré "nous n'avons pas le temps de nous occuper des derniers soubresauts communistes que le peuple kirépien a renversé il y a deux ans. [...] L'AFPJ est un parti terroriste qui doit immédiatement être mis hors d'état de nuire. Aussi, des membres de la police ont tenté de s'introduire dans le QG de l'AFPJ afin d'arrêter les principaux membres : Vladislav Dragana ou encore Alexey Nikita, tel un Vliduj Gak de 1991, le premier se serait joint aux contestataires affirmant : "Depuis deux ans, le Kirep n'est plus le même. Dans le Kirep que je connaissais, tout le monde s'appelait "camarade" et le pensait. Tout le monde avait du pain et un lit, tout le monde pouvait se rendre au travail gratuitement, il n'y avait pas de riches, pas de profiteurs, par d'escrocs. Depuis 2021 et le putsch opéré par les monarchistes et leur roi illégitime, je ne reconnais plus mon Kirep, corrompu, pauvre, en stagnation économique et décadent, à l'image du Liethuviska. Camarades, nous devons refaire du Kirep ce qu'il fut : une patrie égalitaire, valeureuse et communiste. Pas un communisme athée et ultra-progressiste qui a fait tant d'erreurs mais un communisme respectueux des minorités et de son histoire."

À présent, tout le Royaume est touché par la crise alimentaire mais aussi par la crise politique et religieuse, à l'exception de l'archipel de Pesak qui demeure très calme ; les musulmans de Koman sortent dans les rues pour manifester contre l'"Etat kirépien pratiquant l'orthodoxie à outrance", à Vuzvushen, l'AFPJ déploie tous ses moyens pour faire tomber la ville à sa cause, demandant par exemple au maire de "se rallier à la Révolution" contre le retour de l'approvisionnement alimentaire. Ce chantage, cruel si il est réel, semble avoir déjà fait son effet dans les petites villes de moins de 50 000 habitants où les forces de l'ordre ont parfois rejoint les protestataires. Ce que le gouvernement appelle "révolte" semble bien se transformer en Révolution.
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