[RP 2020 - ...] Ligue National Capitaliste

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Johel3007

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<center>Ligue National Capitaliste (LNC)

[img]http://img96.imageshack.us/img96/6820/lncfz.png[/img]

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Résumé :
  • Fondation : 2018
  • Idéologies : nationalisme, libéralisme, panmakiranisme
  • Leader : Cat Tuong
  • Membres : 60.000 (2018)
  • Popularité : --
  • Sièges à l'Assemblée Citoyenne : 10 / 81 (2018)
  • Forces armées : 8.000 miliciens (2018)
La Ligue National Capitaliste vise à la création d'une société "prospère, juste, libre et sûre" pour ses membres.
Elle encourage l'émergeance d'une citoyenneté responsable, dont les participants assumeraient une part active dans la gouvernance de la nation.
Ceci au niveau individuel comme collectif et dans tous les domaines :
Économique, sécuritaire, sanitaire, éducatif, sportif, culturel, religieux,...
Chaque individu est "Unique dans un Grand Tout".
Il est un travailleur dont la sueur produit la prospérité.
Il est un actionnaire dont les décisions justes apportent le progrès.
Il est un client, dont les choix libres affectent les priorités.
Il est un soldat, assurant la sûreté des foyers.
Mais il est avant tout un citoyen dont chaque action est politique car contribuant à la bonne gouvernance du territoire.

Ce territoire, nommé "Eden", se veut être un paradis terrestre en gestation où les fléaux qui affectent le reste de l'Humanité seront éliminés.
Il se pose ainsi en opposition à la "Géhenne", le reste de l'Univers et des sociétés sentientes "primitives".
Eden est une terre de diversité et de tolérance à l'égard des idées et opinions.
Mais afin de se protéger de la jalousie et de la haine des petits tyrans frustrés vivant dans la Géhenne, une certaine discipline est nécessaire.
Cela est accepté par les citoyens, qui s'y plient volontier afin de protéger leur grande oeuvre mais demeurent libres de partir s'ils le désirent.
Ce modèle s'érige comme un forteresse d'espoir où tous sont les bienvenus s'ils acceptent de suivre les quelques compromis du collectif.
C'est ce que l'on appelle le Projet Unique :
Une société corporative parfaitement organique où coexisteraient librement aspirations individuelles et satisfaction des intérêts collectifs.

Le National-Capitalisme, en dépit de ses aspirations optimistes pour un avenir progressiste, est pessimiste par nature quant au présent.
Il est en cela différent du libéralisme classique et libertarianisme, lesquels assument le meilleur de chaque Humain avec une naïveté dangereuse.
Les "Natcaps" assument le meilleur d'eux-mêmes, se voyant comme les prototypes d'hommes nouveaux.
Mais assument le pire du reste de l'Humanité, qu'ils voient comme violente, illogique et primitive.

Le National-Capitalisme ne se pose pas dans un rôle d'évangélisation civilisateur messianique comme le kirovisme ou le communisme.
Il estime qu'on ne peut pas forcer un comportement ou une idée et que c'est à chaque homme de s'éveiller à la vérité par lui-même.
En cela, le mieux que puisse faire Eden est de montrer l'exemple et d'accueillir ceux qui veulent sincèrement faire partie de ce meilleur futur.
Mais ce n'est pas le rôle des "Natcaps" que de chercher à "sauver" l'Humanité.
D'une part parce que cela est futile au vu du fanatisme irrationnel dans lequel certains peuples se sont récemment plongé.
D'autre part parce qu'ils estiment être l'Humanité, ou en tout cas sa meilleure moitié... et que cela suffit amplement.
Que le reste vive ou meurt n'a pas d'importance tant qu'Eden endure et prospère.

Parce que la LNC reste un parti Wapongais avec une base de soutien majoritairement Makiranne, elle a adopté une partie de la rhétorique panmakiranne.
On peut voir cela comme une spécificité régionale mais qui n'est pas contradictoire avec l'idée d'une Humanité nouvelle et globale :
Le panmakiranisme encourage une confédération des peuples de l'Île-Continent.
Hors il fallait bien qu'Eden commence quelque part.
Rien n'empêche le Grand Peuple de se répendre sur le monde et de former l'avant-garde qui, par son exemple, ralliera le reste de l'espèce.

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Historique

La LNC est dirigée par Cat Tuong, un technocrate issu des élites intellectuelles wapongaises jadis en exil dans l'Empire d'Eran.
En cela, il est un politicien plus "natif" que Nute Fan et n'a pas la même fascination pour le Pelabssa que beaucoup de vétérans du MLC.
Son passé politique est assez flou en raison de la situation politique du Wapong avant 2012.
Toutefois, on sait qu'il commença à formaliser ses théories politiques vers 2005.
Il était alors un vif critique du caractère aristocratique et népotique de l'Empire d'Eran, soulignant que ces faiblesses causeraient son déclin.
Mais en même temps, ontrairement aux politiciens de gauche, il reconnaissait qu'il était impossible d'effacer la structure sociale existante.
Le National-Capitalisme d'alors ne portait pas de nom mais offrait une voie pour une réforme progressive de la société.
Vers un modèle "plus corporative et inclusive de chaque Makiran" sans pour autant spolier certaines classes de leurs acquis légitimes.
En 2011, il se joint au MLC de Nute Fan pour former une confédération de factions rebelles et un gouvernement d'union nationale en exil.
L'argent de l'Empire, du Pelabssa et d'autres nations permettront au MLC de démarrer une lutte active au Wapong.
Et d'arracher le pouvoir en Mai 2012.

Il partagera le pouvoir avec Nute Fan pendant les cinq premières années de la République Souveraine.
Mais la co-gouvernance à la tête du MLC et du Directoire deviendra de plus en plus difficile en raison de divergeance sur la doctrine.
D'un accord commun, ils préserveront l'apparence de l'unité harmonieuse.
Mais, dès 2015, Cat Tuong courtise les nationalistes du PNM.
Il encouragera aussi la prise de participation du Wapong à toujours plus de conflits directs afin de renforcer le patriotisme.
Mais surtout pour affaiblir la position e Nute Fan, qui s'appuie sur un bilan économique positif mais socialement désastreux.
La surimplication à l'étranger et la naiveté mondialiste de Nute Fan seront utilisées pour rallier de plus en plus de membres du MLC à Cat Tuong.
En effet, les nouvelles élites de la République ont des préoccupations plus locales que de propager la "Doctrine Fan" au Vicaskaran.

Cat Tuong fait à nouveau partie du Directoire en 2018, cette fois-ci en co-gouvernance avec Li Fu, chef de file du PNM.
Suite à la retraite politique de Nute Fan, il officialisera la division du MLC entre ses partisans et ceux de Song Yamato.
Il créera la LNC, ralliant à lui un peu plus de la moitié des délégués du MLC et construisant une coalision solide avec le PNM.
Par la suite, son programme visera un renforcement stratégique du Wapong par la diplomatie via l'OTH et l'AdE.
Mais aussi la promotion d'une réconciliation entre les oligarches naissants au Wapong et la masse appauvrie de non-citoyens.
Ceci afin de couper l'herbe sous le pieds au SSP communiste.


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Idéologie et doctrine politique :

[url=http://www.simpolitique.com/post164616.html#164616]Le National-Capitalisme (1)[/url]
Les origines : Sombre présent, lugubre avenir
1er Concept clé : Eden, centre de la civilisation humaine
2ème Concept clé : le Citoyen, individu responsable
Doctrine Tarkin

[url=http://www.simpolitique.com/post165538.html#165538]Le National Capitalisme (2)[/url]
La jeunesse : gardienne de nos valeurs
Être unique au sein d'un Grand Tout
Une jeunesse unie, vague déferlente vers un glorieux futur
Construction du mouvement (de jeunesse)
Les moniteurs : mentors éclairés

[url=http://www.simpolitique.com/post165969.html#165969]Le National Capitalisme (3)[/url]
Pestilence et ignorance : les deux plaies majeures de la Géhenne
La quantité est une qualité en soit
Un esprit sain dans un corps sain
Une lutte au-delà du Jardin
Jardin clôturé, potagé sauvé

[url=http://www.simpolitique.com/post167849.html#167849]Le National Capitalisme (4)[/url]
L'inévitabilité du Projet Unique
La nécessité de la Géhenne
Vers l'Infini et l'Au-delà

[url=http://www.simpolitique.com/post173024.html#173024]Le National Capitalisme (5)[/url]
La Destinée Manifeste de l'Humanité
L'écologie par nécessité d'autopréservation
Éducation vers une consommation responsable
Guider la Main Invisible

[url=http://www.simpolitique.com/post190455.html#190455]Le National Capitalisme (6)[/url]
Limites existentielles comme obstacles à transcender
Un chemin encore long
Le temps : réel facteur clé de l'équation ?
Le vie : source de richesse temporelle ?
Johel3007

Message par Johel3007 »

Organisation

Quartiers fermés

[img]http://s1.postimg.org/ks5uh64i7/warsaw_gated_communities2.jpg[/img]

Le Projet Unique dans la théorie NatCap est l'idée d'une symbiose entre citoyens, unis par des intérêts convergents.
Il part de la rationnelle qu'un individu ne désire pas causer du tord aux autres individus tant qu'ils ne sont pas un obstacle immédiat à ses rêves.
L'interprétation des concepts "obstacle" et "immédiat" est assez subjective.
Certains individus se montrent en effet nettement tolérant, patient et accommodants à l'égard de nuisances mineures ou même imaginaires.
Il a donc été rajouté la notion d'économie autopréservative :
Quand en même un individu rencontrerait un obstacle, il ne cherchera à l'éliminer que si l'élimination représente un avantage supérieur aux risques.
Cela explique par exemple pourquoi, par exemple, les prédateurs attaquent rarement à vue leurs compétiteurs.
Ou pourquoi une entreprise ne cherchera pas à écraser ses compétiteurs par tous les moyens tant que le marché est assez grand.
Ou pourquoi nous tolérons des offenses mineures à notre égard plutôt que chercher systématiquement la vengeance à tout prix :
Le coût personnel du conflit est jugé trop élevé comparé à la nuisance immédiate et à la capacité de nuisance future.

Mais même cette belle théorie s'avère être parfois fausse dans certains cas.
Notamment face à des fanatiques, qu'ils soient religieux ou politiques.
Pour le fanatique, la simple existence d'une alternative à ce qu'il considère son modèle est intolérable.
Au point de sacrifier sa propre existence pour détruire cette alternative ou même simplement lui causer du tord de manière passagère.
La conciliation avec ces individus est difficile, voir impossible, leurs actions n'étant pas rationnelles mais purement émotives.

Le Projet Unique est menacé par de tels comportements, dont la fréquence reste élevée dans la Géhènne :
Quantité de nations autoritaires sacrifient des générations entière à l'édification d'une utopie par la violence et la coercition.
En dépit du fait que leurs dirigeants savent que 5 années de laxisme suffisent à détruire toute leur oeuvre de conditionnement forcé.
Plus récemment, les kirovistes ont été plus loin :
Éradication de peuples entiers lorsque ceux-ci montraient une volonté d'indépendance vis-à-vis de Novgorod.
Sabotage des efforts de nations socialistes jugées "pas assez pures" dans leur application de l'idéologie communiste.
Déportation, emprisonnement et déshumanisation des survivants de populations "irrécupérables" pour les transformer en bétail humain.
À mesure que l'édifice socioéconomique kiroviste s'écroule sous son propre poids, la définition des "irrécupérables" a été élargie.
Afin de compenser le manque d'enthousiasme et de créativité du peuple Rostov par un afflux constant de main d'oeuvre bon marché.

La LNC cherche à prévenir cela.
D'abord par des moyens militaires conventionnels et une diplomatie visant à isoler l'URKR et autres états-voyoux.
Mais aussi en prévenant l'infiltration de sa société civile et l'éruption d’insurrections éclaires comme en Liberta, Libertie, Viek Kiong ou Elgéria.
Ou simplement ralentir la contamination en cas d'attaque biologique.

[img]http://s29.postimg.org/qzzomqlzb/2013_05_08_p31settlements.jpg[/img]

Les quartiers fermés sont une des mesures mises en place.
Ils s'inscrivent dans le cadre du projet de frontières internes et visent à compartimenter la société civile via des barrières physiques.
L'aspect, la qualité et la taille des quartiers fermés varient énormément selon les Districts et les conditions socioéconomiques des résidents.
Mais on retrouve quelques constantes :
Un périmètre clôturé ou muré avec des points d'accès restreints contrôlés par des vigiles.
Un système de fichage des résidents, combiné à de listes d'entrées et sorties, chaque fois avec notification de l'identité et de l'heure.
Une gestion citoyenne directe ou semi-directe des aspects communautaires.
Services de proximité et infrastructure de base présents à l'intérieur du périmètre et employant des résidents.
Patrouilles fréquentes des rues par des vigiles, eux-mêmes résidents du quartier.

Les infrastructures comprennent une école primaire, une petite clinique d'urgence, des entrepôts, des génératrices électriques...
L'essentiel pour assurer un confort minimum en cas de fermeture complète du quartier pour une période prolongée.
Elles sont parfois plus étendues et sophistiquées.
Mais ce minimum se retrouve dans la quasi-totalité des quartiers en raison de sa simplicité et faible coût.

Les mesures de sécurité sont principalement humaines, s'appuyant sur un fort esprit communautaire et de voisinage pour détecter les anomalies.
Mais aussi pour y offrir une réponse rapide, solidaire et organisée, sans avoir à s'inquiéter du jugement d'observateurs extérieurs.
La nature urbaine des quartiers fermés a également rendu possible la mise en place de mesures de sécurité technologique.
Les caméras restent peu présentes en dehors des grandes villes.
Mais l'écrasante majorité des quartiers fermés exigent l'implantation de puces NANITA par leurs résidents, qu'ils soient ou non propriétaires.
Un système d'antennes-relais, similaire à celui utilisé pour les GSM, est utilisé pour traquer en temps réel les déplacements dans le quartier.
Les visiteurs reçoivent la version "patch" afin de pouvoir surveiller leurs déplacements.
Et vérifier qu'ils ne s'éloignent pas de leurs destinations officielles.

La gestion du quartier relève d'une forme de copropriété étendue :
Les propriétaires des terrains, des commerces, logements et infrastructure discutent entre eux des principaux problèmes.
Des projets voient le jour lorsqu'ils reçoivent un soutien financier et humain suffisants tout en générant peu ou pas d'opposition active.
Ce mode de gestion (gouvernance ?) a le désavantage de ralentir l'adoption de "grandes réformes" en raison des débats.
Mais il donne aux citoyens un sentiment d'appartenance et d'implication dans le processus de décision.
Ce qui contribue à motiver leur participation proactive en faveur des projets adoptés par cette méthode.

Parce que chaque citoyen ne peut pas s'impliquer à chaque petit point de la gestion quotidienne, il est fréquent de désigner un administrateur.
Lequel a pour mission de prendre les décisions exécutives pour les projets pour lesquels il dispose d'un budget voté.
Ainsi que de régler les problèmes exceptionnels et urgents via un budget discrétionnaire limité dont il rend compte de l'usage à posteriori.
L'administrateur est souvent assisté dans cette tâche par une équipe administrative limitée mais dont l'organisation locale est variable :
La LNC apporte plus d'importance au maintient d'une superstructure sociale globale qu'au respect de procédures bureaucratiques strictes.

Les rapports entre quartiers fermés s'orientent généralement vers un échange d'idées et des relations de bon voisinage :
La porte reste ouverte en cas de besoin mais chacun reste chez soit autant que possible et se mêle de ses affaires.
Ce qui n'empêche pas les citoyens d'interagir sur d'autres aspects, notamment professionnel ou sportif.
Le sentiment d'appartenance à une communauté réduite favorise la confiance entre membres.

Les critiques estiment que les quartiers fermés sont une illusion de sécurité et sont juste une excuse pour la mise en place d'un état-policier.
Des arguments qui ont rencontré divers degrés de réponse.
Cat Tuong, leader de la LNC, est le premier à reconnaître, dans son cynisme habituel, que "c'est en partie correct" :
La criminalité violente a diminué en flèche mais les cambriolages et délits plus discrets n'ont pas pour autant été réellement affecté.
Tandis que l'adoption des puces, des barrières, des bases de donnée, des caméras... est une atteinte à la vie privée.
Et ne laissant que peu de place à chacun pour son jardin secret.

[img]http://s28.postimg.org/ly7caj11p/china_gated_community.jpg[/img]

Toutefois, pour l'heure, les libertés fondamentales restent intactes :
La Pensée et l'expression d'idées sont totales.
Le mouvement des personnes, s'il est ralentit et contrôlé, n'est pas empêché.
La propriété privée demeure garantie, formant même la clé de voûte du système :
Les citoyens créent leur propre prison et assurent eux-mêmes la garde.

La situation est légèrement différente pour les simples résidents :
N'étant pas propriétaires de terrain, ils n'ont ni droit de vote légal pour l'Assemblée Citoyenne ni droit de citer dans la gestion du quartier.
Pour peu que les propriétaires soient négligents ou uniquement intéressés par le profit rapide des loyers, le quartier peut rapidement virer à l'enfer.
C'est particulièrement vrai pour les nouveaux quartiers en périphérie de Wapong-City.
Construis à la hâte les habitants pour accueillir le flot de migrants, ils manquent le coté planifié de réels projets immobiliers.
Absence d'égouts, d'évacuation des déchets, d'électricité ou d'eau courante.
Les routes en terre sont boueuses et pas entretenues.
Les logements, mal assemblés ou même absent, sont juste des parcelles de terrain où les migrants peuvent s'écrouler pour dormir.
Les loyers, s'ils restent plus bas que dans la capitale en elle-même, sont abusivement élevés.
Afin de produire des profits rapides durant l'industrialisation plutôt qu'envisager comme des investissement durable dans une communauté.
Une situation qui contraste avec d'autres quartiers fermés situés à seulement quelques kilomètres :
Les prestigieuses communautés du District 5, avec leurs villas et, depuis Avril 2021, des patrouilles de drones aériens.

Entre ces deux extrêmes, la vie dans les quartiers fermés n'est ni meilleure ni pire que dans le reste du Wapong.
Juste plus organisée.
Une alliance de liberté et de sécurité qui prouvent qu'elles ne sont pas mutuellement exclusives mais implique des sacrifices.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Idéologie et Doctrines

Le National Capitalisme (6)

[img]http://img96.imageshack.us/img96/6820/lncfz.png[/img]

"Dans quel but existons-nous ?
Cette question émerge dans l'esprit de n'importe quel humain doté d'une raison et conscience propre.
Quantité de sociétés et cultures ont offert et souvent imposé leur propre réponse.
Peu d'entre elles ont réellement chercher LA réponse avec l'honnêteté scientifique objective nécessaire.
Peut être parce, par sagesse instinctive, nous sentons qu'elle serait dérangeante qu'utile.
Le National Capitalisme ne prétend pas avoir de réponse ou vouloir imposé un but à l'existance de chacun.
Mais il est ma conviction que la recherche du bonheur pour l'individu et la maîtrise de l'Univers par l'espèce sont des buts plus que louables.
Cela passe d'abord par la maîtrise de la matière, de l'énergie, des distances, de la vie et du temps.
Si nous avons fait des progrès encourageant concernant les deux premiers, nous demeurons d'ignorants enfants face aux deux derniers."

Cat Tuong, Directeur Général à la Défense

Limites existentielles comme obstacles à transcender

Lors du précédent chapitre, nous avons aborder la Destinée Manifeste de l'Humanité et en quoi ce noble destin se heurtait à nombre de périls et obstacles.
Le principal abordé jusqu'ici est la limitation en ressources matérielles offerte par notre environnement actuel.
Que celle-ci ne sera atteinte qu'après plusieurs milliers de générations est irrelevant, l'important étant que, dans l'état actuel de notre maîtrise de l'environnement, elle sera éventuellement atteinte.
C'est là l'une des quatre principales limites à l'édification par l'Humanité de sa propre divinité.
Les trois autres sont la maîtrise de l'énergie, de la vie et du temps.
Si notre connaissance du fonctionnement de l'Univers venait à être suffisante que pour dépasser ces limites, alors notre Destinée Manifeste serait atteinte.
Chaque découverte sur l'échelle du progrès contribue en cela à ajouter une pierre de plus au monument à notre gloire.
Mais aussi à nous avancer sur la voie vers la transcendance de notre propre condition par le dépassement de ces limites.

Maîtriser la matière signifierait l'abolition du concept de pénurie spécifique, à la place remplacé par le concept de pénurie de matière.
Un problème que l'exploration du cosmos pourra résoudre facilement, ne limiteraient plus le confort des créatures.
Et ne limitant la réalisation de leurs rêves qu'aux projets les plus ambitieux auxquels des planètes entières ne suffiraient pas.

Maîtriser l'énergie contribuerait à accroître notre maîtrise de la matière et, par là même, allongerait l'échéance offerte à notre espèce.
Elle faciliterait aussi la maîtrise des distances, contribuant ainsi à un allongement encore supérieur de l’échéance pour chaque population.
Et sécurisant la survie de notre espèce pour aussi longtemps qu'une étoile brûlera.

Une survie et prospérité que la maîtrise de la vie elle-même assurerait :
Lorsque la mort elle-même est transcender, l'immortalité spirituelle est atteinte.
Et il ne demeure alors que la question de l'occupation à donner à l'esprit pour l'éternité qui lui est offerte.
L'immortalité génétique à elle seule serait la garantie que les directives instinctives individuelles de base de notre patrimoine génétique soit satisfaites :
Survivre, croître, s'adapter et se multiplier.

Des impératifs que la maîtrise du temps lui-même rendraient complètement obsolètes :
Sans être prisonnière de limites temporelles, la conscience peut voyagé d'une époque à l'autre.
Alliée à la conquête des distances offerte par la maîtrise de la matière et de l'énergie, nous existerions à la fois partout... et nulle part.
Et serions des êtres qui, vus de notre perspective actuelle, seraient dénués de besoins ou de mortalité, agissant par pure acte de volonté.
Qui peut dire sans hypocrisie n'être pas séduit par l'idée d'un tel potentiel ?
Qui peut dire ne pas désirer au plus profond de soit connaitre toutes les réponses... ou même pouvoir les redéfinir soit-même selon sa propre référence ?
En soit, chaque humain qui aura la chance de connaître cette ère glorieuse sera, d'avantage qu'un Dieu, un univers à lui seul.


Un chemin encore long

Il a été également remarqué que cet idéal ne sera probablement jamais atteint, ce qui n'en diminue pas moins la valeur de sa poursuite.
Le simple fait est que, dans notre condition actuelle, la simple survie de notre espèce à plus d'une décennie est déjà une incertitude.
Pour accroître les chances de survie à court terme, nous serons plus d'une fois amener à prendre des mesures qui raccourciront notre échéance pré-transcendance.
Dans ce cadre, guider la main invisible et responsabiliser le citoyen-consommateur sont une nécessité pour accroître l'échéance.
Sans toutefois que le niveau de confort ainsi offert aux meilleurs de nos esprits ne nuise à la vitesse du progrès scientifique de l'espèce.

Cette notion de "meilleurs esprits" est importante.
Nous avons déjà abordé le paradoxe des avantages de la quantité sur la qualité en terme de capacités intellectuelles dans le cadre d'une société.
Et en quoi, passé un certain niveau de développement, l'Humanité a intérêt à encourager une éducation globale moyenne plutôt que l'excellence par une concentration élitiste des ressources.
Car les citoyens sont les cellules d'un organisme complexe qu'est la société, il importe que celle-ci puisse compter sur chacun d'eux.
Elle sera plus stable et performante ainsi plutôt que si elle ne s'appuyait que sur une poignée d'organes sur-développés mais fragiles.
Le cerveau est inutile sans mains adaptées aux travaux nécessaires à faire voir le jour à ses idées.

Dans sa longue marche vers le progrès, le Projet Unique devra donc s'assurer de pouvoir compter sur toujours plus d'esprits forts.
D'où l'importance de repousser les limites de la Géhenne par l'exemple afin d'en éliminer les plaies majeurs et leurs principales sources :
Tyrannie politique de la minorité sur la majorité, qu'elle soit de nature autocratique ou se définisse elle-même comme "éclairée".
Oppression et instrumentalisation de l'individu par la masse pour "le Bien Commun" ou dans un "Intérêt Supérieur".
Endoctrinement rigide à l'acceptation de doctrines rigides comme des faits pour favoriser l’obédience et l'acceptation des abus.
Institutionnalisation des traditions et superstitions au statut de dogmes dans un but d'idéalisation romantique visant à figer une société.
Racisme, nationalisme, régionalisme, xénophobie, intolérance en générale sur base d'intérêts égoïstes découlant d'une peur hypocrite de l'erreur.
L'éradication de ces fléaux contribuera à la hausse globale du confort spirituel et matériel de toujours plus d'individus.

Il n'en reste pas moins que les meilleurs esprits sont la source de la majorité des innovations.
Tandis qu'un grand nombre d'esprits forts n'est nécessaire qu'à maintenir et élargir l'application de ces innovations.
Définir l'équilibre optimum entre leur niveau de confort des meilleurs esprits et celui de la majorité des citoyens est difficile :
Trop bas et l'innovation stagnera.
Les meilleurs esprits n'auront en effet que peu d'encouragement réel à se dépasser ou choisiront l'exil pour trouver des conditions meilleures.
Trop haut et l'assimilation de l'innovation sera difficile.
La majorité des citoyens, mal éduqués ou vivant dans des conditions ne nécessitant pas les connaissances qui leur sont fournies, seront peu productifs.


Le temps : réel facteur clé de l'équation ?

Certains théoriciens en économie et sociologie, notamment au sein du mouvement technocratique, ont déjà exploré des formes de monnaie alternative.
Leur principale motivation vient du fait qu'il est prouvé que le capital financier actuel est conçu pour refléter la valeur matériel.
Laquelle fluctue selon l'offre et la demande immédiate.
Ce qui convient dans une économie primaire basée surtout sur l'échange de matières premières, biens de base et services basiques.
Mais, à mesure que l'industrialisation et l'automatisation progresse, la proportion des composants bruts d'un bien dans la valeur de celui-ci diminue.
Une interprétation technocratique est que l'énergie utilisée pour créer le bien fini a en elle-même indirectement plus de valeur que les matériaux composant le bien.
La valeur de ces matériaux peut elle-même être exprimée en énergie sur base de ce qui a été nécessaire pour les extraire.

Nous devons, à l'heure actuel et dans la limite de nos connaissances, reconnaître que nos confrères technocrates tiennent ici une vérité logique :
Après tout, l'énergie ne dérive-t-elle pas en majorité de carburant ?
Et ceux-ci n'ont-ils pas une valeur clairement estimable sur base de la demande et offre actuelle... mais aussi des stocks estimés ?
C'est toutefois notre conviction qu'il serait erroné de s'arrêter ici.
Dans ce modèle, l'énergie n'a de valeur qu'en raison de la valeur de son plus petit dénominateur matériel, le carburant.
Hors, celui-ci ne représente qu'une petite partie des coûts directs de l'énergie.
Et la tendance à privilégier les énergies renouvelables fait que le carburant lui-même sera progressivement exclu de l'équation.
De sorte que l'énergie exprimera sa valeur en énergie... laquelle sera alors disponible en stocks considérés comme illimités à l'échelle humaine actuelle.
Ceci devient d'autant plus vrai que des batteries de plus en plus performantes et peu onéreuses voient le jour.
Elles autorisent réellement le stockage de l'énergie (ou du moins de son potentiel) pour des usages futurs.
L'avantage principal de l'énergie comme médium, à savoir le caractère limité de l'offre et des stocks, s'efface donc chaque jour un peu plus.

Nous pensons que le temps peut être ici un futur nouveau médium de référence économique intéressant.
Il est impossible de stocker du temps, chaque instant passé étant, à l'image de la fée électricité de jadis, un potentiel gâché et irrécupérable.
Son principal avantage vient du fait que, dans une économie de service de plus en plus intellectuel, les prérequis matériels et énergétiques directs sont faible.
Mais le temps est une constante nécessité qui, bien que variable dans sa demande par activité productrice, est objectif dans son offre.
Aucune épargne individuelle, souvent dénoncée par beaucoup de régimes socialistes comme source d'inégalité, n'est ici possible via le stockage.
Estimer en terme d'unité de temps la valeur d'une quantité de matériaux, d'un potentiel énergétique ou d'un travail est possible de manière objective.
L'addition des unités de temps individuels tout au long du processus de production donne une idée claire du coût temporel de cette production pour l'Humanité.
Un coût temporel qui sera à déduire du nombre total d'unités dont disposent l'Humanité avant l'échéance.
Et qui ira donc en diminuant à mesure que nous repousserons cette échéance par nos progrès scientifiques.


Le vie : source de richesse temporelle ?

Il est alors facile de voir les bénéfices d'une large population pour une nation, celle-ci gagnant dans ce modèle une richesse énorme pour chaque individu demeurant productif pendant de longues années.
Cela est déjà le cas dans le modèle monétaire actuel et n'en est pas moins vrai dans les modèles énergétiques ou temporels.
Il serait en revanche faux de dire qu'une forte démographie résultera en un bénéfice pour l'espèce :
Dans ce modèle, de la même manière que le temps ne peut pas être stocké, l’échéance ne saurait être l'apanage d'un seul groupe d'humains.
Pas tant que nous partagerons le même environnement et dépendront donc des mêmes ressources matérielles et énergétiques pour assurer le confort et le progrès durable.
Dans le modèle économique temporel, chaque nouvelle vie représente potentiellement une diminution de l'échéance car consommant, pour son confort, d'avantage de ressources.
Et chaque seconde de son existence est soit une opportunité gâchée et donc un gâchis de ressources matérielles et énergétiques OU une contribution nette vers le retardement de l'échéance de notre espèce.
Dans un tel modèle, la richesse de l'espèce est égale essentiellement au temps qu'il lui reste à exister collectivement.
Et l'innovation représente donc une contribution nette potentiellement immense à la richesse de l'espèce mais nécessitant un énorme investissement préalable sans garantie de rendement.
L'estimation claire du temps gagné par chaque innovation est subjectif en l'absence d'une capacité à mesurer précisément l'échéance elle-même.
Un paradoxe vieux comme le monde :
Tout le monde voit les avantages à connaitre avec certitude le temps et circonstances de son trépas.
Le premier de ses avantages étant la chance de repousser la date du trépas lui-même.
Trouver cette information pour l'espèce en elle-même serait en soit une contribution intéressante à notre société.
Mais une simple estimation suffirait déjà à fournir un modèle qui, sans être forcément utile aujourd'hui, pourrait le devenir dans la décennie à venir.
Sous condition, bien entendu, que nous survivions à la décennie en question...
Dans l'intervalle, le modèle énergétique technocratique est un excellent modèle qui mérite une analyse plus poussée.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Organisation

Service Civil

[img]http://s24.postimg.org/rqyyanq2d/kaifeng_construction_workers_road_si.jpg[/img]

Le Projet Unique vise une société où les individus coopéreraient volontairement, sans avoir à y être forcés sous la contrainte, simplement car ils réaliseraient qu'une telle coopération va dans le sens de leurs intérêts mutuels.
Une économie optimum est perçue comme une économie avant tout capable de satisfaire les besoins et désirs de chaque citoyen, ceci en demandant le sacrifice du moins de temps possible de la part de l'ensemble des citoyens.
Construire une telle économie, avec toute sa complexité et son caractère continuellement changeant, est une tâche titanesque.
Et le principal problème n'est pas tant quantitatif (chose que les économies planifiées gèrent très bien) que purement qualitatif :
Il est difficile de mettre en corrélation parfaite et en temps réel les différentes productions et les demandes qu'elles satisfont.

Ce dilem, le Wapong l'a résolu de 2012 à 2022 en optant pour une économie d'exportation :
Elle ne satisfait pas ses propres demandes mais celles d'autres nations, bien plus massives sur les plans industriels et démographiques.
Les changements au sein de ces nations importait alors peu car il subsisterait toujours au moins une petite demande pour la goutte d'eau que représentait les exports Wapongais dans la consommation de ces nations.
En même temps, les devises obtenues via les exportations furent surtout utilisées par les entreprises pour investir dans d'avantage d'infrastructures et de formation pour leur personnel afin d'exporter toujours d'avantage et avec une marge sans cesse en hausse.
En soit, il s'agissait d'un système statique où le Wapong finança sa croissance en devenant subordonner à de grandes nations développées, ses entreprises connaissant une croissance exponentielle grâce à une demande virtuellement infinie en proportion de leur capacité à l'honorer :
Peu importait combien de vêtements, jouets, pièces détachées, navires ou autres produits de base serait fabriqués, le Pelabssa et la Shawiricie achèteraient tout.
La population Wapongaise ne bénéficia que peu et de manière indirecte de cette croissance industrielle et de ce développement technologique.
Mais il y eu quand même un bénéfice pour une partie des Wapongais, principalement les plus éduqués et les plus inventifs.

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Toutefois, avec la mort de 50 millions de Pelabssiens et l'exil de millions d'autres dans le dénuement total, la source de la prospérité Wapongaise s'assécha brutalement.
Une tendance accrue encore par l'impossibilité d'importer du matériel depuis le Pelabssa, rendant doublement insensé le fait de travailler :
Peu de clients Pelabssiens encore capables d'acheter, pas de produits à acheter au Pelabssa avec l'argent des rares clients capable de payer.
Le chômage qui en résulta confronta le Wapong aux réalités cachées jusqu'ici par l'artifice du "Miracle Wapongais", bâti sur l'import/export dans un monde où la principale préoccupation des nations est désormais l'autosuffisance isolationniste et la conquête de nouvelles terres.

La Ligue National-Capitaliste cherche à offrir une réponse à cette soudaine "surcapacité" dans certains domaines de l'économie Wapongaise.
Il réfléchit surtout en terme d'heures de main d'oeuvre plutôt que de devises, conscient que chaque heure chômée est un potentiel productif perdu et donc du confort perdu pour l'ensemble de la nation.
Elle a donc décidé de faire s'adapter l'économie Wapongaise à marche forcée plutôt que de laisser une telle évolution s'opérer de manière naturelle et progressive.
Elle justifie sa décision par l'idée qu'une évolution est un processus lent d'adaptation à une série de petits changements progressifs... alors que la mort du Pelabssa est une catastrophe soudaine et de grande ampleur.
Un événement qui devrait être vécu par chacun comme un défi et un test où le fort tombe, se relève, s'affirme, s'adapte et se renforce tandis que l'inadapté périt.
Mais avec la menace d'annihilation pure et simple par l'URKR avant que le Wapong ne soit à nouveau sur ses pieds, un coup de pouce est nécessaire.

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Le Service Civil vise ainsi à endetter le gouvernement Wapongais pour lui donner les moyens d'offrir un pouvoir d'achat à sa population en échange de son labeur immédiat.
Puis à rembourser via les taxes futures et l'émission de devise la dette contractée pour réformer l'économie Wapongaise et la remettre en route.
C'est une idée d'inspiration Keynésienne. Une mesure d'urgence temporaire dont le coût, à long terme, sera supporté par la population via les taxes et l'inflation.
Mais une mesure qui, justement par son caractère temporaire, n'affectera pas durablement le pouvoir de décision économique du citoyen Wapongais.

Le Service Civil se base sur un principe simple : l'affirmation que chaque citoyen d'Eden a un DROIT au travail.
La nature de ce travail importe peu mais le principe est qu'un citoyen désirant se rendre utile et productif doit en avoir la possibilité.
Idéalement, il doit trouvé lui-même sa voie socioprofessionnelle et développer son activité.
Mais, s'il en est incapable, la communauté lui fournira des tâches à travers lesquelles il pourra se rendre utile à la communauté et justifier que d'autres citoyens offrent de leur temps pour satisfaire ses besoins et désirs.
Ceci toujours dans l'optique d'une société où les individus coopéreraient volontairement, sans avoir à y être forcés sous la contrainte, simplement car ils réaliseraient qu'une telle coopération va dans le sens de leurs intérêts mutuels.

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Concrètement, le Service Civil consiste en l'équivalent de bureaux d'interim, avec leurs bases de donnée listant expérience et compétence pour chaque candidat s'y présentant volontairement.
C'est une vitrine virtuelle où les entreprises peuvent choisir les travailleurs qui seront les mieux à même de compléter leur outil de production.
Le bureau facilite la rencontre. La négociation du contrat est quant à elle laissée entièrement à l'appréciation de l'employeur et du travailleur, lequel peut refusé l'emploi sans subir la moindre pénalité.
Cette "bourse à l'emploi", où offre et demande se rencontrent, se confrontent et se complètent, contribuera à une économie plus fluide.

Mais cela seul ne suffirait pas : les bureaux d'interim existaient déjà avant la crise et ils ne pouvaient pas toujours offrir un emploi à chacun.
Ils ne sont que la pointe de l'iceberg, destinée à éloigner du Service Civil ceux qui pourraient être plus productifs et plus épanouis dans d'autres emplois.
Le Service Civil, le vrai, c'est lorsque le Directoire intervient en offrant à chacun, sans considération de qualification, un emploi à la journée.
Les tâches sont basiques et le salaire est faible : 2 $RAK par heure, avec un possible bonus de 5 $RAK par jour si les objectifs sont atteints.
Cela nourrit son homme mais est bien plus faible qu'un emploi équivalent dans le privé, ce qui est aussi une manière d'encourager les volontaires du Service Civil à chercher un autre emploi à long terme.
Sur les routes, dans les rues, au cœur des marais et forêts ou dans les champs, ce sont des légions d'ouvriers qui s'activent ainsi afin d'avoir un toit et un repas pour une journée de plus.

Nul n'est forcé à travailler :
Un Wapongais désirant rester inactif ne subira aucune pression étatique pour trouver un emploi... mais il ne recevra aucune allocation pour encourager ce mode de vie oisif, fut-il temporaire.
Car si travailler est un droit, jouir pleinement du fruit de son travail en est un aussi.
Et les travailleurs n'ont pas à payer pour leurs frères paresseux.
Au coeur d'Eden, chaque citoyen se lève tôt et oeuvre à construire son petit coin de paradis sur terre.
Aucun n'est un parasite car l'absence d'assistance étatique empêche tout parasitage socioéconomique.

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Le Directoire, en tant qu'employeur, fait usage de cette main d'oeuvre abondante comme bon lui semble.
Lorsque cela est possible, il la loue aux entreprises ayant besoin de main d'oeuvre abondante mais sans compétences spécifiques.
C'est une VÉRITABLE "armée de réserve du capital", bien plus réelle que ce que dénoncent les mouvements communistes en parlant du chômage.
Par sa seule existence, elle tue dans l'oeuf toute revendication syndicale pour de meilleures conditions en ce qui concerne les emplois peu qualifiés.
Avec pour objectif à long terme de réduire le nombre de ceux-ci et de faire disparaître la non-qualification comme choix de carrière viable.

Le travail est principalement local, avec quelques "bataillons" par District tout au plus.
Toute demande réelle de main d'oeuvre importée d'autres régions est comblée via de véritables contrats, rémunérés selon les tarifs du marché plutôt que selon les quotas imposés aux candidats par le Service Civil.
Le système est donc flexible et s'il demeurera un coût brut pour la nation, il contribuera à reconvertir l'économie et à étendre les infrastructures tout en maintenant actifs et fiers d'eux-même ceux que la violence Rostov a privé de leur gagne-pain.
Une manière comme une autre de remettre sur les rails la République Souveraine du Wapong, forcée de s'affranchir du reste du monde car la Géhenne menace de le submerger.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Organisation

Démocratie Policière

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L'idéal sécuritaire du National Capitalisme a été illustré plus d'une fois et transpire littéralement par chaque pore du Projet Unique, bien que ce soit d'avantage par nécessité contemporaine que par idéal profond.
C'est peut être là le paradoxe même de ce modèle de société fondée où, avec pour seule limite le respect mutuel des libertés, tout est permis :
Pour jouir de sa liberté sans craindre les abus qu'elle autorise pour une minorité irresponsable et intolérante, la majorité doit se retrancher, sacrifiant sa liberté dans les faits au profit d'une sécurité pragmatique.
La liberté légale n'est pas pour autant délaissé, le National-Capitalisme prônant une justice impartiale, rapide, efficace et transparente, exercée par des organisations différentes de celles chargées de fournir la sécurité.

Cette séparation entre les notions de justice et de sécurité est un des piliers idéologiques derrière le Projet Unique.
Elles sont à la fois interdépendantes mais doivent s'équilibrer pour conserver leur raison d'être.
Eden ne peut être un paradis terrestre s'il devient une prison dirigée par une élite bureaucratique ou politique agissant hors de limites légales acceptées librement par l'ensemble des citoyens.
Mais de même, Eden ne peut pas non plus être un sanctuaire pour la créativité humaine si ses citoyens sont sans défense contre le moindre fanatique primitif de la Géhenne qui, par jalousie des accomplissements d'Eden, cherche à nuire à ses habitants.

Dans l'immédiat, la Ligue National-Capitaliste encourage avant tout la sécurité, consciente qu'une justice impartiale au Wapong reste du domaine de l'utopie à ce stade du développement sociétal.
Elle met toutefois en place les gardes-fous nécessaires à éviter que l'appareil sécuritaire qu'elle développe ne soit accaparé par une cabale ou autre groupe d'intérêts aux délires messianiques.
C'est l'idéal de la "Démocratie Policière" :
Une société où il n'y a pas de vie privée, pas de zone d'ombre, pas d'inconnue quand aux actes posés par chacun.
Mais où la liberté de poser les actes en question demeure totale car non réprimée par la justice tant qu'ils ne nuisent pas à autrui.

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Pour mettre cela en place, la technologie vient à la rescousse :
  • Puces intradermiques permettant d'identifier et, grâce à divers capteurs, de localiser en temps réel et n'importe où un individu précis.
  • Réseaux de télécommunication sans fil longue distance pour faciliter le partage d'information, assurant ainsi une réactivité immédiate.
  • Caméras miniaturisées mais néanmoins de grande qualité afin de donner un relais visuel interactif à la surveillance.
  • Barrières physiques afin d'affiner encore la précision du renseignement sur les mouvements de la population mais aussi poser des obstacles à l'infiltration.
  • Scanners divers, lecteurs d'empreinte digitale mais aussi, bientôt, d'empreinte génétique pour réduire les possibilités de fraude.
  • Drones pour offrir des moyens de détection plus précis, plus localisés et dépassant la simple observation passive.
  • Digitalisation des services et hausse de la dépendance à la connectivité des entreprises, des associations et des citoyens à la Toile pour faciliter la soumission volontaire d'informations au système.
  • Ordinateurs enregistrant, filtrant et analysant en permanence l'ensemble de ces informations pour établir des routines visibles et, en cas de rupture de celles-ci, alerter l'élément humain du système.

Quantités de projets-pilotes ou même de tests à grande échelles sont menés en ce moment-même au Wapong, notamment parmi les travailleurs employés dans le cadre du Service Civil.
Si la LNC est exclue aujourd'hui du Directoire, la politique Keynésienne menée par celui-ci contribue à faciliter grandement la croissance de l'appareil sécuritaire.
Ainsi, quantité d'entreprises tracent désormais les moindres faits et gestes de leurs travailleurs en temps réel via un système automatisé à 99% car dépendant de procédures et routines préprogrammées.
Cela concerne tous les domaines, y compris la productivité économique.

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Le contrôle de la qualité du travail en usine, par exemple, est réalisé via l'attribution d'un numéro de série unique à chaque pièce fabriquée.
Chaque pièce a ainsi deux existences : une physique et une virtuelle, au sein des bases de donnée où chaque détail de son existence physique est enregistré et peut, sur simple requête d'une personne habilitée, être exposé.
On sait par quels postes de travail et machines la pièce est passée, par quels ouvriers elle a été manipulée à chaque étape distincte du processus de fabrication, de transport ou de stockage.
On sait même quels ouvriers auraient potentiellement PU y avoir accès au différent moment, simplement en comparant la proximité de l'ouvrier avec la localisation présumée de la pièce aux différents moments.
Un niveau de contrôle qui semble fastidieux... mais qu'un simple ordinateur domestique moderne peut réalisé en quelques secondes s'il s'agit simplement de croiser et analyser les données récoltées antérieurement.
Dans ce système, l'élément humain est réduit à un code binaire, une donnée informatique analysée dans son quotidien et comparée à la moyenne dans la durée... avec un intérêt tantôt suspicieux mais aussi contemplatif pour la déviance, selon qu'elle semble être source d'inefficacité ou de productivité.
Au Wapong, le Fordisme aura connu une brève enfance d'à peine dix ans avant d'être assassiné en silence et remplacé par son petit frère sans nom mais qui, avec d'autres innovations, contribue à l'avancement de la société Wapongaise sur la voie d'une société cybernétique.

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La beauté de ce système que beaucoup qualifierait impulsivement de totalitaire est qu'il réalise le vieux rêve kiroviste d'une société de contrôle absolu mais sans que ce contrôle ne soit ressenti au quotidien par l'humain.
Dans la Démocratie Policière, point d'agents pour vous demandez vos papiers en jetant un regard suspicieux, avec la menace implicite d'un jugement expéditif et sans appel sur des critères subjectifs.
Pas d'abus de pouvoir de la part de fonctionnaires corrompus ou de dirigeants fanatiques.
La machine, dénuée de sensibilité, de subjectivité, de conscience ou même d'intelligence propre, effectue avec une précision toute électronique les processus qui lui ont été fournis et qui, tel une loi limitant les actions d'un policier, limitent son champs d'action et son pouvoir de décision.

Le totalitarisme volontaire, terme utiliser avec un brin d'ironie et beaucoup de mauvaise foi par l'URKR, est ici en gestation dans son sens le plus littéral du terme :
Le citoyen accepte volontairement le regard omniscient d'un système qui ne fait que constater des faits sans porter de jugement, laissant celui-ci aux hommes, eux-mêmes limités par la loi.
Le citoyen désirera même être observé par cet œil vigilant car, pour chaque acte de sabotage ou comportement antisocial exposé, une centaine d'autres citoyens seront disculpés de tout soupçon... car aucune inconnue ne subsiste.
Dans la sphère privée mise à nu, la quasi-absence de limites quant aux mœurs offre une liberté totale à l'individu.
En même temps, protégé à chaque instant, il peut jouir de cette liberté avec la certitude que la sécurité physique est assurée et, en cas d'échec de celle-ci, la justice identifiera les coupables et lui offrira réparation, préservant sa prospérité.
Tout cela sans jugement moral sur les idées exprimées ou les actions ne nuisant pas à autrui.

Au sein d'Eden, les citoyens sont tous Unis dans un Grand Tout...
Johel3007

Message par Johel3007 »

Organisation

Fort Roosevelt

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Fondée en 2013 par l'USP Army suite aux accords d'Aout 2012, Fort Roosevelt est une ancienne base militaire où la 5ème Flotte Aéronavale était postée en vue de répondre à toute menace contre les intérêts du Pelabssa et de ses alliés dans la zone comprise entre la pointe Sud de la péninsule du Raksasa et l'Ouest du continent Vicaskaran. Entre 2013 et 2022, cette base a abrité une garnison de quelques 20.000 soldats Pelabssiens ainsi que leurs familles et un vaste personnel civil dont les entreprises de haute technologie contribuaient à maintenir la base opérationnelle et à fournir des emplois à la main d'oeuvre la plus qualifiée du Wapong. Avec la création de l'Armée Auxiliaire, elle a aussi servi de base de recrutement et d'entrainement pour les recrues venant du Makara.
Le District n°16 dans lequel elle fut implantée n'était qu'une vaste plaine côtière avec quelques villages de pêcheurs. Avant l'installation de Fort Roosevelt, la plus grande ville des environs avait une population d'à peine 15.000 âmes. Avec l'arrivée des Pelabssiens, l'ancien nom fut rapidement oublié, très vite remplacé par "Little Hellington" alors même que des centaines d'hectares étaient transformés en quartiers fermés pour accueillir les familles expatriées. La population du District passa d'un peu moins de 200.000 âmes en 2013 à plus de 300.000 âmes en 2023, soit une croissance annuelle d'environ 5%, largement alimentée par l'abondance de cash venant des salaires versés aux Pelabssiens par le Département de la Défense.
Avec le Cataclysme qui frappa le Pelabssa, la population grandit encore, grossie par les réfugiés Pelabssiens. Elle redescend ensuite à mesure que les expatriés et les soldats, désormais largement au chômage, ne trouvent de nouvelles opportunités comme au Mayong ou au Raksasa. Beaucoup de Pelabssiens demeurent toutefois au Wapong, trouvant des emplois dans les grandes firmes traitant à l'exportation vers le Makara ou l'Alméra et donc peu affectées par la crise économique que traverse le pays.

Aujourd'hui, Little Hellington est un foyer de national-capitalisme et même le district où les idéaux de la LNC ont les plus avancés, en grande partie car l'infrastructure était déjà largement présente. Ici, la démocratie policière est pleinement acceptée par la population, largement traumatisée par le Cataclysme et certaine que la haine et la jalousie des rostovs à l'égard du succès Pelabssien est ce qui a poussé ceux-ci à lancer cette guerre pyrrhique.
Désireux d'offrir à leurs enfants un environnement sûr où ils pourront librement jouir de la prospérité que leur labeur et leur inventivité fera naître, les habitants de Little Hellington embrassent avec discipline le mode de vie réglementé des quartiers fermés, le financement du service civile pour occuper les masses sans emploi, leur rémunération en actions plutôt qu'en monnaie par les entreprises qui les emploient, l'implantation de puces traquant chacun de leurs faits et gestes à tout instant avec le soutien des caméras et drones disposés un peu partout dans le district, la participation aux séances d'entrainement du weekend où le maniement des armes et les drills d'organisation défensive sont répétés pour les hommes, femmes et enfants.
À l'école, si les religions, traditions et coutumes sont abordées, l'éducation culturelle est surtout axée sur la compréhension scientifique de l'univers et, à travers elle, la vénération de l'Homme, de ses accomplissements si nombreux en un si court espace de temps, de ses triomphes sur la nature et des batailles qu'il lui reste encore à livrer pour triompher de la création elle-même. Loin d'être humbles face à des phénomènes qu'ils ne peuvent comprendre, les enfants aspirent avec une certaine arrogance à devenir eux-mêmes des dieux, laissant une empreinte visible pour les générations à venir.

Les anciennes infrastructures de l'OTH, bien qu'en partie abandonnées faute de ressources financières, sont encore aujourd'hui occupées et utilisées par les forces armées du Wapong, notamment pour l'aspect "Command & Control" pour lequel Fort Roosevelt était alors équipé en vue de coordonner les opérations dans tout le Sud-Makara et le Sud-Vicaskaran si besoin. Cette mine de technologie a été pourtant en grande partie pillée par diverses entreprises et organisations opportunistes au lendemain du Cataclysme. De plus, pour des raisons politiques, depuis l'éviction de la LNC hors du Directoire, la flotte a été largement basée à Anali et Wapong-City, laissant la base avec le seul 1er Corps d'Armée Auxiliaire Viek comme garnison.
Les soldats Viek, tous d'anciens vétérans du Mouvement de Résistance Nationaliste Viek, sont pour majorité des patriotes à forte tendance socialiste et en cela idéologiquement sympathiques au SSP... mais néanmoins opposé à lui sur le plan purement politique car ils le voient comme une extension de l'URCM et donc du Kirovisme qui a annihilé le peuple Viek. Ces soldats, anciens mercenaires débauchés par le Wapong alors qu'ils étaient dans une situation précaire, sont considérés comme une menace par le gouvernement, qui préfère les tenir à l'écart du reste du pays, parqués au sein de Fort Roosevelt pour le jour où ils pourront servir. Intensément courtisés par la LNC, ils n'ont toutefois prononcé aucune allégeance claire sinon celle qu'ils ont juré à la République. Mais le fait que la LNC complémente leur salaire de base par plusieurs avantages en nature et des emplois à mi-temps comme agents de sécurité ne laisse que peu de doute quant à leur réelle allégeance.
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