Projet Telki
Phase 1 : Le rapprochement
Jamais le Kirkstan et le Tel-Erib n'avait été très proches. La réception d'un message demandant une rencontre entre deux représentants des pays a été une surprise qui n'a pas déplus. Idéologiquement parlant, les deux pays sont plutôt éloignés. Toutefois, Vladimir Stramine avait visé juste en ce qui concerne la création du projet Telki. Le Kirkstan possède des locaux spécialisés et le Tel-Erib possède des scientifiques très connaisseurs en la matière. Le budget sera coupé en deux. On calcule en ce moment même le prix. Ça va coûter bonbons encore une fois. Mais si c'est nécessaire... Le Tel-Erib est très éloigné géographiquement très éloigné du Kirkstan. Il est toujours très utile d'avoir des alliés partout sur la surface du globe. Selon la plupart des politiciens du monde, fabriquer une arme ensemble est le meilleur moyen de rapprochement. Ceci dit, on a déjà vu des scientifiques peu scrupuleux voler les plans de nouvelles armes pour les vendre au plus offrant. Pitoyable. La patrie seule et indivisible doit primer sur tout. En tout cas au Kirkstan, c'est comme ça. Gare à ce lui qui s'opposera aux règles. L'Etat donne des ordres, on obéit et tout se passe bien pour tout le monde.
Nous sommes au Sud du Kirkstan, dans les montagnes. On voit sur certaines de la neige tout au bout. Les neiges éternelles. Mais là où un convoi de dix blindés passe, en contrebas, il n'y a pas un flocon de neige. Ce convoi se dirige vers une des zones les plus secrètes du Kirkstan. Une base de recherches et de développements de l'Armée Nationale. Elle est souterraine et ne figure sur aucune partie. Personne n'a besoin de savoir où elle est. Les scientifiques du Tel-Erib viendront dans des véhicules aux vitres teintées de l'intérieur. Pour l'instant, pas de Tel-Erib. Les blindés sont pleines de kirkstanais. Quinze scientifiques kirkstanais dans deux véhicules. Dans cinq véhicules, leurs affaires, leurs instruments de travail, bref, tout ce qu'il faut pour vivre dans une base de recherches et de développement de l'Armée Nationale. Les autres blindés sont remplies de soldats affectés à la protection de la base et des agents des services de contre-espionnage du pays. Le convoi arrive alors dans une sorte de canyon aux bords plus qu'escarpés. Au détour d'un rocher gigantesque, on aperçoit des fils barbelés avec des panneaux interdisant l'accès au site, sous peine d'une mort immédiate. Le convoi est arrêté par trois patrouilles avant d'arriver à ce qui ressemble à un silo à grains entouré de bâtiments circulaires. Tout le monde descend et se dirige vers l'immense bâtisse. Une fois à l'intérieur, un ascenseur se présente aux hommes. Les scientifiques et les hommes des services de renseignements y pénètrent et descendent dans les profondeurs de la terre. Les militaires ne sont pas autorisés à y aller. La descente dure quelques minutes. L'ascenseur est plutôt lent. Les portes s'ouvrent enfin, donnant sur un couloir entièrement blanc, ce qui en deviendrait presque éblouissant. Après un contrôle des identités et une batterie de test médical, tout le monde arriva dans un dédale de couloirs, se ressemblant tous. Quelqu'un qui entrerait ici sans rien y connaître se perdrait très facilement. C'est pourquoi les scientifiques du Tel-Erib seront toujours escortés par deux agents minimum. Les kirkstanais eux, connaissent déjà ces lieux. Ils se dirigent vers les chambres et installent leurs affaires. Après quoi ils se rendent dans la salle de détente, jouant au billard, au baby-foot ou aux fléchettes en attendant leurs confrères qui doivent en ce moment même débarquer à l'aéroport de Kritev, ou alors ils sont déjà dans le train. Une fois qu'ils seront là, tout le monde se rendra dans la salle de réunion et on présentera le projet et les règles.
[RP commun] Projet Telki
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Iskupitel
Descendus de l'avion dans l'aéroport de Kritev, les scientifiques de Tel-Érib n'étaient pas vraiment rassurés d'être là. Dès qu'ils eurent tous touché terre, des véhicules arrivèrent, faisant s'envoler les oiseaux aux environs de la piste. Des agents kirkstanais leur demandèrent de mettre leurs affaires dans les cinq véhicules de queue, les faisant par la suite monter dans les deux premiers. Les quinze confédérés de Tel-Érib commencèrent à se rassurer de la présence des autorités à leurs côtés. Lorsqu'ils furent tous à bord, les véhicules démarrèrent, et depuis l'intérieur des véhicules les scientifiques ne pouvaient rien voir de l'extérieur. Ils se firent rapidement à l'idée qu'ils ne verraient pas la lumière du jour avant un petit moment, et ils ne s'inquiétèrent pas davantage.
Le convoi les mena à l'intérieur d'une montagne. Là, on les fit sortir et on les mena à leur chambre, où les attendait leurs gardes personnels, ou plutôt leurs chaînes, qu'ils garderaient au pied jusqu'à la fin de leur travail au Kirkstan. Ils s'installèrent, et après quelques minutes de repos on les mena dans une salle de briefing.
Le convoi les mena à l'intérieur d'une montagne. Là, on les fit sortir et on les mena à leur chambre, où les attendait leurs gardes personnels, ou plutôt leurs chaînes, qu'ils garderaient au pied jusqu'à la fin de leur travail au Kirkstan. Ils s'installèrent, et après quelques minutes de repos on les mena dans une salle de briefing.
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Chaarden
Une grande table d'un blanc éclatant était au centre de la pièce circulaire aux murs peints de ce même blanc qui donne presque des mots de tête. Les scientifiques du tel-erib semblent très curieux. Les kirkstanais, quand à eux, semblent bien moins intimidés par autant de sécurité. Un vidéoprojecteur sors alors du plafond et une image se forme alors sur le mur : Projet Telki. Mot valise formé d'après "Tel-Erib" et "Kirkstan". Le chef de projet, un nommé Macha Vassiliev, se leva et appuya sur le bouton de sa petite télécommande. La première image apparut, représentant les drapeaux des deux pays.
M. Vassiliev : Bien, messieurs, bonjour à tous. J'espère que vous avez tous fait un excellent voyage. Nous nous excusons auprès de nos confrères du Tel-Erib si le trajet a été désagréable, mais la sécurité reste notre priorité, tant la notre que celle de nos travaux. Pendant ces quelques minutes, je vais vous expliquer les règles dans ce centre de recherches, tout en introduisant le pourquoi de votre venue. Alors, je ne sais si vous l'avez remarqué, mais nous sommes effectivement dans un labyrinthe des plus complexes. Le centre s'étend sur pas moins de 5km², sur environ 6 étages. Ici, nous sommes au 1er, le plus proche de la surface si on veut. Voici donc un dessin représentant le centre de recherches sans les roches qui l'entourent !
Un dessin assez étrange apparut sur le mur. La base comme si on l'avait extraite du sol. Elle est en faite constituée d'un grand cylindre centrale, qui est l'ascenceur, duquel partent de façon plutôt aléatoire des cylindres à peine plus petits, eux horizontaux.
M. Vassiliev : Comme dit, le 1er étage, celui-ci (montre du doigt l'étage supérieur), est celui réservé aux réunions, on y trouve aussi ici l'infirmerie, le centre de décontaminations et la réserve d'armements. Interdiction formelle de pénétrer dans cette dernière sans autorisation et sans motif valable. Au deuxième étage se situent les dortoirs, salle de bains, douches et réfectoires. Les kirkstanais et les tel-éribiens seront dans des dortoirs mixtes. Au troisième étage, donc ici, c'est un secteur qui ne vous concerne pas. Pour informations, c'est ici que l'on fait des expériences de type biologiques. Le petit compartiment que vous voyez ici est une chambre froide, pour la conservation des expériences dont les biologistes ont besoin. Ensuite, quatrième étage, c'est là où vous bosserez. Comme vous le constatez, c'est le plus long des étages. Ici, les centres de test pour petits explosifs, ici, centres de recherches de mécanique, ici, centre d'expérimentation de substances chimiques dangereuses, ici, physique quantique. Inutile de préciser que tous les locaux sont spécialement équipés pour leur tâches respectives. Cette salle ici est la salle de repos, avec billards, fauteuils, machines à café etc...
Les scientifiques du Tel-Erib restent stoïques, jamais ils n'avaient vu une organisation aussi stricte, celle-ci l'est peut-être trop.
M. Vassiliev : Le cinquième étage est celui de la recherche pure, vous y trouverez des feuilles, des crayons, des papiers, des calculatrices dernier cri, tout ce dont a besoin le parfait scientifique. Il y a plusieurs salles réservées aux physiciens, aux mathématiciens, aux ingénieurs en tout genre, bref, on vous indiquera plus tard où est-ce que vous travaillerez. Ensuite, 6ième et dernier étage : ici, les réserves alimentaires et les locaux des gardes qui patrouillent jour et nuit partout.
La présentation générale est terminée, un autre dessin apparait, toujours de la base, mais avec des chiffres et des nombres partout. Macha Vassiliev ne manifesta aucun agaçement devant ce dessin qui ferait perdre la tête à n'importe qui le lirait. Des agents distribuèrent des badges aux scientifiques.
M. Vassiliev : Le centre est divisé comme vous l'avez vu en six étages. Chaque étage est divisé en couloirs. Chaque couloir est divisé en secteur. Chaque secteur contient un certain nombre de salles. Il y a en tout 128 couloirs, environ 500 secteurs et 1100 salles, ces chiffres semblent grands, mais tout est compté des toilettes aux salles d'expérimentations de physique quantique. Bien, voila pour le centre. Vous venez de recevoir un badge avec votre nom et vos lieux de travail. Pour votre dortoir, je vais vous le dire tout de suite : Mmm... Vous serez logés dans le deuxième étage, couloirs 8 et 10, secteurs 12 et 25. Voila.
Les scientifiques griffonèrent l'emplacement de leurs dortoirs sur un bout de papier et Vassiliev continua.
M. Vassiliev : Bien, en ce qui concerne les règles. Vous ne pouvez bien évidemment pas connaître tous les couloirs, secteurs etc... en revanche, tous les agents connaissent par coeur chaque recoin du centre. Vous aurez sans cesse deux agents au moins qui vous surveilleront. Dites leur où vous voulez aller et ils vous conduiront. Vos badges vous serviront d'accès à un grand nombre de secteurs. Ayez-les sur vous aux toilettes, au lit et quand vous travaillez. Il est de plus interdit de fausser compagnie à vos gardes du corps. Des fouilles au corps seront faites à la fin de chaque journée de travail. Vous pouvez bien évidemment prendre l'air durant votre séjour ici. Trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, de 17h à 19h, sauf travail à terminer. Eventuellement le dimanche après-midi. Lavage des mains obligatoire avant chaque repas. Douches obligatoires au minimum une fois par jour. Le coiffeur se trouve non loin de l'infirmerie, vous irez vous faire couper les cheveux une fois par mois. Le petit-déjeuner se fait de 7h à 7h30, le déjeuner de 12h30 à 13h30 et le dîner de 19h30 à 20h30. Si vous avez du travail, les horaires peuvent éventuellement changer. Interdiction de communiquer avec les scientifiques du troisième étage si vous les rencontrez. Rien de plus qu'un "bonjour". Des questions ?
Tout le monde fit non de la tête. Les règles étaient très carrées. Les hommes de la sécurité semblaient ne pas plaisanter du tout. Mieux vaut ne se mettre eprsonne à dos durant ce séjour sous terre...
M. Vassiliev : Bien, messieurs, bonjour à tous. J'espère que vous avez tous fait un excellent voyage. Nous nous excusons auprès de nos confrères du Tel-Erib si le trajet a été désagréable, mais la sécurité reste notre priorité, tant la notre que celle de nos travaux. Pendant ces quelques minutes, je vais vous expliquer les règles dans ce centre de recherches, tout en introduisant le pourquoi de votre venue. Alors, je ne sais si vous l'avez remarqué, mais nous sommes effectivement dans un labyrinthe des plus complexes. Le centre s'étend sur pas moins de 5km², sur environ 6 étages. Ici, nous sommes au 1er, le plus proche de la surface si on veut. Voici donc un dessin représentant le centre de recherches sans les roches qui l'entourent !
Un dessin assez étrange apparut sur le mur. La base comme si on l'avait extraite du sol. Elle est en faite constituée d'un grand cylindre centrale, qui est l'ascenceur, duquel partent de façon plutôt aléatoire des cylindres à peine plus petits, eux horizontaux.
M. Vassiliev : Comme dit, le 1er étage, celui-ci (montre du doigt l'étage supérieur), est celui réservé aux réunions, on y trouve aussi ici l'infirmerie, le centre de décontaminations et la réserve d'armements. Interdiction formelle de pénétrer dans cette dernière sans autorisation et sans motif valable. Au deuxième étage se situent les dortoirs, salle de bains, douches et réfectoires. Les kirkstanais et les tel-éribiens seront dans des dortoirs mixtes. Au troisième étage, donc ici, c'est un secteur qui ne vous concerne pas. Pour informations, c'est ici que l'on fait des expériences de type biologiques. Le petit compartiment que vous voyez ici est une chambre froide, pour la conservation des expériences dont les biologistes ont besoin. Ensuite, quatrième étage, c'est là où vous bosserez. Comme vous le constatez, c'est le plus long des étages. Ici, les centres de test pour petits explosifs, ici, centres de recherches de mécanique, ici, centre d'expérimentation de substances chimiques dangereuses, ici, physique quantique. Inutile de préciser que tous les locaux sont spécialement équipés pour leur tâches respectives. Cette salle ici est la salle de repos, avec billards, fauteuils, machines à café etc...
Les scientifiques du Tel-Erib restent stoïques, jamais ils n'avaient vu une organisation aussi stricte, celle-ci l'est peut-être trop.
M. Vassiliev : Le cinquième étage est celui de la recherche pure, vous y trouverez des feuilles, des crayons, des papiers, des calculatrices dernier cri, tout ce dont a besoin le parfait scientifique. Il y a plusieurs salles réservées aux physiciens, aux mathématiciens, aux ingénieurs en tout genre, bref, on vous indiquera plus tard où est-ce que vous travaillerez. Ensuite, 6ième et dernier étage : ici, les réserves alimentaires et les locaux des gardes qui patrouillent jour et nuit partout.
La présentation générale est terminée, un autre dessin apparait, toujours de la base, mais avec des chiffres et des nombres partout. Macha Vassiliev ne manifesta aucun agaçement devant ce dessin qui ferait perdre la tête à n'importe qui le lirait. Des agents distribuèrent des badges aux scientifiques.
M. Vassiliev : Le centre est divisé comme vous l'avez vu en six étages. Chaque étage est divisé en couloirs. Chaque couloir est divisé en secteur. Chaque secteur contient un certain nombre de salles. Il y a en tout 128 couloirs, environ 500 secteurs et 1100 salles, ces chiffres semblent grands, mais tout est compté des toilettes aux salles d'expérimentations de physique quantique. Bien, voila pour le centre. Vous venez de recevoir un badge avec votre nom et vos lieux de travail. Pour votre dortoir, je vais vous le dire tout de suite : Mmm... Vous serez logés dans le deuxième étage, couloirs 8 et 10, secteurs 12 et 25. Voila.
Les scientifiques griffonèrent l'emplacement de leurs dortoirs sur un bout de papier et Vassiliev continua.
M. Vassiliev : Bien, en ce qui concerne les règles. Vous ne pouvez bien évidemment pas connaître tous les couloirs, secteurs etc... en revanche, tous les agents connaissent par coeur chaque recoin du centre. Vous aurez sans cesse deux agents au moins qui vous surveilleront. Dites leur où vous voulez aller et ils vous conduiront. Vos badges vous serviront d'accès à un grand nombre de secteurs. Ayez-les sur vous aux toilettes, au lit et quand vous travaillez. Il est de plus interdit de fausser compagnie à vos gardes du corps. Des fouilles au corps seront faites à la fin de chaque journée de travail. Vous pouvez bien évidemment prendre l'air durant votre séjour ici. Trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi, de 17h à 19h, sauf travail à terminer. Eventuellement le dimanche après-midi. Lavage des mains obligatoire avant chaque repas. Douches obligatoires au minimum une fois par jour. Le coiffeur se trouve non loin de l'infirmerie, vous irez vous faire couper les cheveux une fois par mois. Le petit-déjeuner se fait de 7h à 7h30, le déjeuner de 12h30 à 13h30 et le dîner de 19h30 à 20h30. Si vous avez du travail, les horaires peuvent éventuellement changer. Interdiction de communiquer avec les scientifiques du troisième étage si vous les rencontrez. Rien de plus qu'un "bonjour". Des questions ?
Tout le monde fit non de la tête. Les règles étaient très carrées. Les hommes de la sécurité semblaient ne pas plaisanter du tout. Mieux vaut ne se mettre eprsonne à dos durant ce séjour sous terre...
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Iskupitel
Journal d'un des scientifiques de Tel-Érib
1er jour.
Aujourd'hui, nous n'avons pas fait qu'arriver, et la très réputée discipline kirkstanaise a été vérifiée. Non seulement nous ne pouvons nous déplacer seuls, mais en plus nous ne devons pas nous déplacer n'importe où... Cela me rappelle tristement Tel-Érib. Je pensais pouvoir échapper au régime dictatorial du Prince, mais apparemment je suis tombé dans un autre pays du même style, et c'est peut-être pour cela que le Kirkstan et Tel-Érib s'entendent si bien. Mais je ne peux me plaindre auprès des kirkstanais de ce complexe souterrain - très impressionnant, par ailleurs ! -, parce que je ne pense pas qu'ils apprécieraient. Je rentrerais peut-être à Tel-Érib, oui ; mais les pieds devant si je me plaignais. Je suis un scientifique, un bon scientifique, même, et je ne vais pas faillir à mon devoir : j'ai été nommé par le Prince lui-même, alors je me dois de lui faire confiance et de faire ce que je fais le mieux : travailler sur l'élaboration de ce char d'assaut dont on nous a tellement parlé dans l'avion et pendant ce briefing. J'aurais dû poser une question, mais comme d'habitude je n'y ai pensé que quand je me suis levé, le briefing étant fini, pour aller reconnaître ma chambre. Ai-je le droit de faire mes prières en toute liberté, et aurons-nous droit à des messes pour les scientifiques de Tel-Érib le mercredi ? Il faudra que je demande cela la prochaine fois que je croiserai ce M. Vassiliev. Il me fait peur, par ailleurs. Il est l'archétype du kirkstanais, effrayant et impressionnant à la fois. Je ne sais si je parviendrai un jour à m’accommoder de sa tête... Je ne sais trop pourquoi, mais il a une tête qui ne me revient pas. Désolé, Iskupitel. Je sais que je viens d'enfreindre ta Sainte Parole ; je ne le voulais. Je me demande si l'on aura des nouvelles du pays. Quand je suis parti, j'ai cru comprendre que le Prince a été enlevé, mais cela me semble impossible... La Fiémance n'aurait pas permis cela !
Aujourd'hui, nous avons fait toutes sortes d'expériences et de tests concernant le blindage le plus efficace tout en étant le moins cher et le moins lourd possible. Nous ne sommes encore arrivés à rien, et je pense que cela va nous prendre beaucoup, beaucoup de temps. La deuxième étape, si j'ai bien compris, sera l'élaboration des munitions. D'ailleurs, je me demande bien ce qu'ils peuvent faire de si secret au deuxième niveau inférieur... Ah, c'est bientôt l'heure de la soupe ; nous n'avons pas à la manquer, sous peine de ne rien manger de la soirée ! J'écrirai de nouveau quand j'aurai le temps, et Iskupitel sait qu'il nous est compté, enfermés que nous sommes dans les boyaux indicibles des grandes montagnes kirkstanaises.
1er jour.
Aujourd'hui, nous n'avons pas fait qu'arriver, et la très réputée discipline kirkstanaise a été vérifiée. Non seulement nous ne pouvons nous déplacer seuls, mais en plus nous ne devons pas nous déplacer n'importe où... Cela me rappelle tristement Tel-Érib. Je pensais pouvoir échapper au régime dictatorial du Prince, mais apparemment je suis tombé dans un autre pays du même style, et c'est peut-être pour cela que le Kirkstan et Tel-Érib s'entendent si bien. Mais je ne peux me plaindre auprès des kirkstanais de ce complexe souterrain - très impressionnant, par ailleurs ! -, parce que je ne pense pas qu'ils apprécieraient. Je rentrerais peut-être à Tel-Érib, oui ; mais les pieds devant si je me plaignais. Je suis un scientifique, un bon scientifique, même, et je ne vais pas faillir à mon devoir : j'ai été nommé par le Prince lui-même, alors je me dois de lui faire confiance et de faire ce que je fais le mieux : travailler sur l'élaboration de ce char d'assaut dont on nous a tellement parlé dans l'avion et pendant ce briefing. J'aurais dû poser une question, mais comme d'habitude je n'y ai pensé que quand je me suis levé, le briefing étant fini, pour aller reconnaître ma chambre. Ai-je le droit de faire mes prières en toute liberté, et aurons-nous droit à des messes pour les scientifiques de Tel-Érib le mercredi ? Il faudra que je demande cela la prochaine fois que je croiserai ce M. Vassiliev. Il me fait peur, par ailleurs. Il est l'archétype du kirkstanais, effrayant et impressionnant à la fois. Je ne sais si je parviendrai un jour à m’accommoder de sa tête... Je ne sais trop pourquoi, mais il a une tête qui ne me revient pas. Désolé, Iskupitel. Je sais que je viens d'enfreindre ta Sainte Parole ; je ne le voulais. Je me demande si l'on aura des nouvelles du pays. Quand je suis parti, j'ai cru comprendre que le Prince a été enlevé, mais cela me semble impossible... La Fiémance n'aurait pas permis cela !
Aujourd'hui, nous avons fait toutes sortes d'expériences et de tests concernant le blindage le plus efficace tout en étant le moins cher et le moins lourd possible. Nous ne sommes encore arrivés à rien, et je pense que cela va nous prendre beaucoup, beaucoup de temps. La deuxième étape, si j'ai bien compris, sera l'élaboration des munitions. D'ailleurs, je me demande bien ce qu'ils peuvent faire de si secret au deuxième niveau inférieur... Ah, c'est bientôt l'heure de la soupe ; nous n'avons pas à la manquer, sous peine de ne rien manger de la soirée ! J'écrirai de nouveau quand j'aurai le temps, et Iskupitel sait qu'il nous est compté, enfermés que nous sommes dans les boyaux indicibles des grandes montagnes kirkstanaises.
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Chaarden
Phase 2 : Le blindage et les munitions
Le blindage, construit avec des matériaux tenus secrets...
Surement de l'acier trempé, des métaux lourds, maléables et rares. Mais
rien que le grand public ne doit savoir. Les scientifiques le savent, mais
ne disent rien.
Aujourd'hui a lieu le premier test de blindage.
Huit scientifiques entrent dans une petite salle. Il y a devant eux un tableau de bord d'au moins six mètres de long. Des dizaines et des dizaines de boutons, des rouges, des verts, clignotants, se trouvent à côté de levier avec écrit des tas d'indications en biélorusse dessus. Il est alors très difficile d'imaginer que les huits scientifiques s'assoient et, après avoir placé un casque sur leur tête, se mettent à manipuler les boutons comme si c'était de simple jouets pour enfants. Au dessus de ce tableau de bord tout droit sorti d'un film de science-fiction se trouve une grande vitre teintée. Derrière, une sorte de long couloir long d'environ 70 mètres, haut de 5 mètres et large de 6 mètres. A un bout du couloir se trouve une machine dans laquelle des techniciens sont en train de placer un missile de calibre 50mm. A l'autre bout du couloir, le blindage à tester. Après avoir effectué quelques réglages, les trois techniciens présents dans le couloir mettent un casque anti-bruit sur leurs oreilles, des lunettes de sécurité et lèvent leurs pouces en direction de la vitre blindée.
Le processus commence.
On abaisse un levier, on en lève un autre, on presse un bouton, on jauge la puissance, on la canalise, on enregistre les réglages, et le missile part et s'écrase sur le blindage vers lequel se dirige à présent les techniciens. Pendant environ 20 minutes, un très grand nombre de paramètres sont calculés, évalués, et des photos sont prises. Puis, on se dirige vers la salle des commandes, et les scientifiques s'emparent non sans précipitation des résultats.
Scientifique : Mmh... missile quasiment détruit... hhh... quinze centimètres de perforation.. hin hin... dégâts concentrés... mmmh... zone d'ondes de choc limitée...
Puis on recommence, avec du 75mm, du 80mm, jusqu'au 160mm.
Toute la journée, on ne fait que ça à présent. Et ce, surement jusqu'à ce que les tests de blindage s'avèrent être concluants, ce qui risque de prendre un certain temps.
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[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=336547nasr1shortrangecruisemissileIranIranianarmy07March2010news0011.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/336547nasr1shortrangecruisemissileIranIranianarmy07March2010news0011.jpg[/img][/url]
Nous nous retrouvons quelques jours plus tard, dans la même salle. Cette fois ci, ce n'est pas le blindage que l'on teste, mais les missiles. C'est une opération très longue et très coûteuse, car il faut à chaque fois changer de blindage pour voir l'efficacité de chaque missile sur chaque blindage, et voir donc contre quoi il est le plus adapté. Pour l'instant, on teste les missiles ici, dans la salle de test balistique grandeur nature, mais dans quelques temps, les missiles et les blindages retenus seront testés à l'air libre.
Les scientifiques du Tel-Erib et les scientifiques du Kirkstan s'entendent plutôt bien, et les relations restent purement professionnelles. Le boulot, le boulot, le boulot, c'est comme ça qu'on apprend la vie au Kirkstan. Le boulot, encore le boulot. Travailler est le mot maître de la vie en régime socialiste comme le Kirkstan.
Le blindage, construit avec des matériaux tenus secrets...
Surement de l'acier trempé, des métaux lourds, maléables et rares. Mais
rien que le grand public ne doit savoir. Les scientifiques le savent, mais
ne disent rien.
Aujourd'hui a lieu le premier test de blindage.
Huit scientifiques entrent dans une petite salle. Il y a devant eux un tableau de bord d'au moins six mètres de long. Des dizaines et des dizaines de boutons, des rouges, des verts, clignotants, se trouvent à côté de levier avec écrit des tas d'indications en biélorusse dessus. Il est alors très difficile d'imaginer que les huits scientifiques s'assoient et, après avoir placé un casque sur leur tête, se mettent à manipuler les boutons comme si c'était de simple jouets pour enfants. Au dessus de ce tableau de bord tout droit sorti d'un film de science-fiction se trouve une grande vitre teintée. Derrière, une sorte de long couloir long d'environ 70 mètres, haut de 5 mètres et large de 6 mètres. A un bout du couloir se trouve une machine dans laquelle des techniciens sont en train de placer un missile de calibre 50mm. A l'autre bout du couloir, le blindage à tester. Après avoir effectué quelques réglages, les trois techniciens présents dans le couloir mettent un casque anti-bruit sur leurs oreilles, des lunettes de sécurité et lèvent leurs pouces en direction de la vitre blindée.
Le processus commence.
On abaisse un levier, on en lève un autre, on presse un bouton, on jauge la puissance, on la canalise, on enregistre les réglages, et le missile part et s'écrase sur le blindage vers lequel se dirige à présent les techniciens. Pendant environ 20 minutes, un très grand nombre de paramètres sont calculés, évalués, et des photos sont prises. Puis, on se dirige vers la salle des commandes, et les scientifiques s'emparent non sans précipitation des résultats.
Scientifique : Mmh... missile quasiment détruit... hhh... quinze centimètres de perforation.. hin hin... dégâts concentrés... mmmh... zone d'ondes de choc limitée...
Puis on recommence, avec du 75mm, du 80mm, jusqu'au 160mm.
Toute la journée, on ne fait que ça à présent. Et ce, surement jusqu'à ce que les tests de blindage s'avèrent être concluants, ce qui risque de prendre un certain temps.
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[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=336547nasr1shortrangecruisemissileIranIranianarmy07March2010news0011.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/336547nasr1shortrangecruisemissileIranIranianarmy07March2010news0011.jpg[/img][/url]
Nous nous retrouvons quelques jours plus tard, dans la même salle. Cette fois ci, ce n'est pas le blindage que l'on teste, mais les missiles. C'est une opération très longue et très coûteuse, car il faut à chaque fois changer de blindage pour voir l'efficacité de chaque missile sur chaque blindage, et voir donc contre quoi il est le plus adapté. Pour l'instant, on teste les missiles ici, dans la salle de test balistique grandeur nature, mais dans quelques temps, les missiles et les blindages retenus seront testés à l'air libre.
Les scientifiques du Tel-Erib et les scientifiques du Kirkstan s'entendent plutôt bien, et les relations restent purement professionnelles. Le boulot, le boulot, le boulot, c'est comme ça qu'on apprend la vie au Kirkstan. Le boulot, encore le boulot. Travailler est le mot maître de la vie en régime socialiste comme le Kirkstan.
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Chaarden
Phase 2, suite : De l'air !
Trois blindages différents ont été retenus :
-Blindage composite 84.9% acier, 250 mm d'épaisseur, 1.6 tonnes le mètre cube.
-Blindage non-composite 99.9% acier trempé, 270 mm d'épaisseur, 2.1 tonnes le mètre cube.
-Blindage léger type 4-b, alliage bronze, laiton, fer pur, 235 mm d'épaisseur, 830 kg le mètre cube.
Deux missiles différents :
-Missiles Volk-1, type schrapnel de rang 3, calibre 120mm, longueur 600mm.
-Missiles Wegla, type obus de rang 1, calibre 95mm, longueur 550mm.
Premier essai :
Missile Wegla sur blindage composite :
Note : 7.5/10 , 8.5/10
Constatations :
Blindage percé à 42%.
Trou laissé de diamètre 300mm
L'obus percant a du mal à détruire la paroi d'acier.
Deuxième essai :
Missile Volk-1 sur blindage non-composite :
Note : 8/10 , 7/10
Constatations :
Blindage percé à 72%
Trou laisse de diamètre 250mm
A noter, éclats sur un rayon de 2m.
Le schrapnel se révèlera efficace en cas de présence humaine.
Troisième essai :
Missile Wegla sur blindage non-composite :
Note : 9.5/10, 5/10
Constatations :
Blindage percé à 95%
Trou laissé de diamètre 600 mm
L'obus a fait des ravages sur le blindage, considérablement affaiblie.
Quatrième essai :
Missile Volk-1 sur blindage léger :
Note : 7.5/10 , 7/10
Constatations :
Blindage percé à 65%
Trou laissé de diamètre 320mm
Résultat mitigé, le schrapnel a fait peu de dégâts collatéraux au blindage, qui a relativement bien résisté.
<center>-Avancement actuel : Missile courte portée Telki-1 : 21%-</center>
Trois blindages différents ont été retenus :
-Blindage composite 84.9% acier, 250 mm d'épaisseur, 1.6 tonnes le mètre cube.
-Blindage non-composite 99.9% acier trempé, 270 mm d'épaisseur, 2.1 tonnes le mètre cube.
-Blindage léger type 4-b, alliage bronze, laiton, fer pur, 235 mm d'épaisseur, 830 kg le mètre cube.
Deux missiles différents :
-Missiles Volk-1, type schrapnel de rang 3, calibre 120mm, longueur 600mm.
-Missiles Wegla, type obus de rang 1, calibre 95mm, longueur 550mm.
Premier essai :
Missile Wegla sur blindage composite :
Note : 7.5/10 , 8.5/10
Constatations :
Blindage percé à 42%.
Trou laissé de diamètre 300mm
L'obus percant a du mal à détruire la paroi d'acier.
Deuxième essai :
Missile Volk-1 sur blindage non-composite :
Note : 8/10 , 7/10
Constatations :
Blindage percé à 72%
Trou laisse de diamètre 250mm
A noter, éclats sur un rayon de 2m.
Le schrapnel se révèlera efficace en cas de présence humaine.
Troisième essai :
Missile Wegla sur blindage non-composite :
Note : 9.5/10, 5/10
Constatations :
Blindage percé à 95%
Trou laissé de diamètre 600 mm
L'obus a fait des ravages sur le blindage, considérablement affaiblie.
Quatrième essai :
Missile Volk-1 sur blindage léger :
Note : 7.5/10 , 7/10
Constatations :
Blindage percé à 65%
Trou laissé de diamètre 320mm
Résultat mitigé, le schrapnel a fait peu de dégâts collatéraux au blindage, qui a relativement bien résisté.
<center>-Avancement actuel : Missile courte portée Telki-1 : 21%-</center>
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Iskupitel
10 janvier 2020
<center>[img]http://ds1.ds.static.rtbf.be/article/big_info/c/8/4/624_341_e0079216089f03035a0d23224d16bb87-1363098083.jpg[/img]</center>
L'énième missile testé s'envolait, majestueusement, dans un ciel d'un bleu profond, comme on peut le trouver dans les montagnes du sud du Kirkstan.
Mais celui-ci restait en vol, comme on voulait qu'il le fasse.
Le missile Wegla-2 est renommé "Missile courte portée Telki-1", en l'honneur des deux Nations à l'origine de sa création.
L'objectif est atteint, et les scientifiques tel-éribains sont conviés à rentrer au plus vite, par le biais des avions dépêchés par Tel-Érib ; la consigne de secret absolu reste la même, et les scientifiques s'en accommodent très bien : ils ont hâte de rentrer chez eux.
Pourtant, ils ne rentrent pas les mains vides, puisqu'ils apportent l'expertise de manufacture de ces missiles, ainsi que les brevets.
Ainsi, l'on pourrait également produire le missile ; et légalement, de surcroît !
Néanmoins, deux scientifiques manquant à l'appel, à Tel-Érib, on cherche auprès de leurs collègues, qui n'ont pas à déplorer leur perte.
Seraient-ils restés au Kirkstan, terre de la stochocratie et du rêve socialiste ?
<center>[img]http://ds1.ds.static.rtbf.be/article/big_info/c/8/4/624_341_e0079216089f03035a0d23224d16bb87-1363098083.jpg[/img]</center>
L'énième missile testé s'envolait, majestueusement, dans un ciel d'un bleu profond, comme on peut le trouver dans les montagnes du sud du Kirkstan.
Mais celui-ci restait en vol, comme on voulait qu'il le fasse.
Le missile Wegla-2 est renommé "Missile courte portée Telki-1", en l'honneur des deux Nations à l'origine de sa création.
L'objectif est atteint, et les scientifiques tel-éribains sont conviés à rentrer au plus vite, par le biais des avions dépêchés par Tel-Érib ; la consigne de secret absolu reste la même, et les scientifiques s'en accommodent très bien : ils ont hâte de rentrer chez eux.
Pourtant, ils ne rentrent pas les mains vides, puisqu'ils apportent l'expertise de manufacture de ces missiles, ainsi que les brevets.
Ainsi, l'on pourrait également produire le missile ; et légalement, de surcroît !
Néanmoins, deux scientifiques manquant à l'appel, à Tel-Érib, on cherche auprès de leurs collègues, qui n'ont pas à déplorer leur perte.
Seraient-ils restés au Kirkstan, terre de la stochocratie et du rêve socialiste ?