Rencontre RHL / Iles Vertes à Aryatlk

Lukas

Message par Lukas »

Théo bien qu'ennuyé par la question n'en laissa rien transparaître, les traditions de l'Ancien Empire avaient la vie dure et la République suivaient ses traces. Ce qu'il se passaient dans les autres pays ne regardaient pas le Hondias et le Hondias ne se mêlait pas de ce qu'il s'y passait et se gardait bien d’émettre un avis.

Théo Horas : Voyez-vous Mr Bonto, notre Nation, par tradition ne s'exprime pas sur la situation internationale, qu'elle nous soit favorable ou non. Ce qui se passe en Biturige, selon nous, ne regarde que son peuple.
Certes la situation géopolitique de la région fiémancaise est instable, cependant tant que nos affaires et intérêts ne sont pas directement concernés nous n'émettrons aucun avis, excepté peut-être celui de notre volonté d'épargner les populations civiles. Ne nous en tenez pas rigueur.
Jean-Baptiste Dumarais

Message par Jean-Baptiste Dumarais »

Voilà qui était étonnant. La situation internationale avait été mis à l'ordre du jour, et pourtant, le représentant du Hondias refusait d'aborder le sujet. Ou du moins, il refusait de donner la position de son pays en ce qui concernait la crise en Biturige. Cela était parfaitement compréhensible néanmoins, et M. Bonto préférait cela finalement. Il fallait dire que les Iles Vertes n'avaient pas d'avis particulièrement tranché pour la simple raison que le dossier était assez mal connu.

M. Bonto : Je respecte parfaitement vos traditions. Nous avons les nôtres... Et pour être tout-à-fait franc, cela m'arrange car les affaires internes nous préoccupent bien plus que les crises internationales en tant que jeune nation.

Puis, étant du même avis que son homologue sur le sort des populations civiles, il ajouta.

M. Bonto : Notre façon de voir les choses est similaire à la votre. Nos intérêts dans cette région sont minces pour le moment et nous n'avons donc aucun intérêt à nous immiscer dans un conflit qui n'est pas le notre... Mais, excusez ma question, la situation internationale était bien à l'ordre du jour. Qu'entendiez-vous donc par là ? Vouliez-vous peut-être aborder un point en particulier ?
Lukas

Message par Lukas »

La question était attendue car les propos avait été choisis pour surprendre. Théo répondit donc pour clarifier la situation et expliquer le pourquoi du comment.

Théo Horas : En effet, nous avons mis la scène internationale à l'ordre du jour.
Cependant, ce n'est dans un premier temps pas pour en débattre, car ce qu'il se passe à l'étranger ne concerne que l'étranger, mais pour clarifier et expliquer quelle sont les politiques et buts internationaux que nous poursuivons.

En effet, bien que ne nous mêlant pas des affaires d'autrui, le monde d'aujourd'hui nous impose de lui parler. Notre politique internationale est donc basée sur ce postulat.

Notre nation commerce avec toutes les nations du monde sans exception. Cela peut choquer parfois, mais c'est ainsi, nous ne mélangeons pas commerce et idéologie politique, comme nous ne mêlons pas activités des nations et commerce. Ce sont des choses qui pour nous sont parfaitement dissociée.
De manière un peu brusque peut-être, un pays peut dans ses actes commettre un génocide contre la nature cependant nous pouvons lui vendre du pétrole.

Dans un second temps, il est nécessaire pour se connaitre davantage de savoir si votre nation penche vers l'une des organisations internationales ou pas et si elle penche il faut savoir laquelle.

En effet, suite à une décision de l'Ade tout pays membre de l'Ade et appliquant ses directive doit appliquer des taux de douanes de 200% à certains pays comme le notre par exemple.
Bien que nous ayons condamné les actions de la Rostovie envers la population Viek, nous poursuivons le commerce avec cette nation. Et c'est ce qui déplaît à l'Ade. Comme je l'ai expliqué plus haut, nous différencions idéologie de vie et politique du commerce.

J'espère avoir répondu à votre interrogation Mr Bonto.

Théo but un verre d'eau et sourit en attendant la réponse de son homologue.
Jean-Baptiste Dumarais

Message par Jean-Baptiste Dumarais »

M. Bonto : Effectivement, je peux comprendre que votre position peut en choquer plus d'un. Il est clair que les Iles Vertes auront du mal à commercer avec un pays qui ne respecterait pas sa population par exemple. Cependant, il est vrai aussi qu'il faut réfléchir un minimum.

Le Ministre toussa malgré lui...

M. Bonto : Excusez-moi... Je m'explique. Je pense être en accord avec ce que vous venez de me dire en affirmant que stopper le commerce avec un pays quel qu'il soit peut être aussi préjudiciable pour notre propre économie que pour la population du-dit pays.Et cela va à l'encontre de nos principes...

M. Bonto se disait que les Iles Vertes et le Hondias étaient en accord sur beaucoup de sujets pour le moment, mais il fallait maintenant qu'il explique sa demande d'adhésion à l'ADE puisque son homologue avait fait référence à cette institution.

M. Bonto : Par contre, vous êtes peut-être au courant que nous avons posé notre candidature à une entrée au sein de l'ADE. Je comprends vos réticences, cependant, je pense que cette organisation peut être une bonne tribune afin de faire connaître nos positions sur tel ou tel sujet. Maintenant, il est clair que les Iles Vertes ne se laisseront pas dicter leur conduite, et si l'ADE devait se montrer menaçante envers nous, nous reverrions notre position envers elle...

M. Bonto attendit alors la réaction de M. Horas.
Lukas

Message par Lukas »

Le vieux commissaire écoutait attentivement Mr Bonto et marqua un léger temps d’arrêt avant de répondre.

Théo Horas : L'AdE ne se montrera pas menacante envers vous et nous saluons votre envie de faire partie de l'univers internationale.
Soyez conscient qu'en adhérant à l'AdE vous devrait appliquer leurs recommandations. Nous ne souhaitons pas vous dicter ce que vous devez ou ne devez pas faire, mais si vous appliquez les consignes de l'AdE à la lettre... il est fort probable que vous appliquiez un fort taux de douane aux produits de nos pays et à tout ce que nous pouvons vous proposer.

Théo avait laisser traîner après le mot lettre.. le message devait être limpide.. ils pouvaient adhérer à l'AdE mais ne pas appliquer toutes les consignes après tout les tarnois l'avait bien fait et avaient réussis sans osciller.

Théo Horas : Nous n'avons pas de réticences à ce que vous fassiez partie de l'AdE, nous en sommes membres observateurs, cependant nous vous informons de certaines conséquences dont nous ne sommes pas à l'origine.
Cette remarque peut s'appliquer au pacte, si vous faites partie de l'OTH, n’espérez rien du pacte et vice-versa.

Il suffira de trouver un accord entre nos nations.
Jean-Baptiste Dumarais

Message par Jean-Baptiste Dumarais »

Le Ministre Bonto n'avait pu s'empêcher de sourire à la remarque du Commissaire car il avait bien compris qu'il pourrait faire ce qu'il voulait des recommandations de l'ADE. Et comme il l'avait bien expliqué, il ne se laisserait pas dicter sa conduite...

M. Bonto : Je pense que nous nous sommes compris... La politique extérieure des Iles Vertes ne concerne que les Iles Vertes...

Puis pour répondre à la dernière remarque de l'homme se trouvant face à lui, le Ministre ajouta.

M. Bonto : Je suis bien plus adepte des traités entre les Nations que des pseudo-recommandations d'une quelconque assemblée... A ce propos, nous allons peut-être pouvoir rapidement passer au chapitre économique. Je vais donc vous demander de me présenter en quelques mots votre économie. Ce que vous recherchez, ce que vous vendez...

M. Bonto avait, lui aussi, décidé d'être concis et direct. Cela était finalement assez agréable de ne pas tourner autour du pot comme certains de ses collègues savaient si bien le faire. Il attendait donc avec impatience la description de l'économie du Hondias.
Lukas

Message par Lukas »

Le chapitre économique , le chapitre le plus long et fastidieux à chaque fois, plus les années passaient et plus la liste des productions s'allongeait. Théo s'y résoud de bon coeur laissant même transparaître un sourire.

Théo Horas : Si vous me le permettez, voici une liste et une page de notre encyclopédie afin que vous puissez faire votre choix.

[quote="Liste sommaire"]D'un point de vue économique nos productions sont variées :
- Des voitures
- des camions,
- des bus
- Des chars d'assaut lourds
- des trains, et des voies ferrées.
- de l'aluminium
- des produits issus de la transformation pétrolière et gazière ( essence , bitumes GNL ..)
- des panneaux solaires
- des éoliennes
- des bunkers
- tout ce qui touche au BTP, routes, immeubles, maisons, écoles etc
- des produits vestimentaires manufacturés à base de sisal.
- des meubles en kit


pour les matières premières :

- du bois
- du gaz
- du pétrole
- de l'alimentaire
- du bauxite
- du mercure
- du cacao et du café. [/quote][quote="Page d'encyclopédie"]
Agriculture traditionnelle et moderne :
Le climat du Hondias permet une grande variété de cultures, qui dépendent de l'altitude :
- De 0 à 1 000 mètres, les produits cultivés sont la banane, le coton, le sésame, le soja, le riz, le sorghum, le plátano (es), le manioc, le cacaoyer, le tabac, la noix de coco, la canne à sucre, le maïs, le caucho (es), le palmier à huile du Zanyane. mango, les rouflaquettes, la grenadille, le citron.
- Entre 1 000 et 2 000 mètres les cultures courantes sont le café, le plátano (es), la canne à sucre, le haricot, le coton, l'orange et la papaye.
- Entre 2 000 et 3 000 mètres se cultivent du blé, de l'orge, du seigle, de l'avena, du maïs, de la betterave, habichuela (es), des carottes, du chou cabus, de l'ail, de la laitue, de la pomme de terre créole, des prunes, des pêches, des mûres, curuba et des fleurs.
- Dans les Qurunalk, situés entre 3 000 et 4 500 mètres, on trouve de la pomme de terre créole et d'autres plantes potagères.
Au Hondias, les politiques agricoles sont déterminées par le Ministère de l'agriculture et du développement rural.
[/quote]

Ces documents vous permettrons une meilleure lisibilité sur ce que nous produisons et proposons, en lieu et place d'une énumération orale. j'espère que cela ne vous gène pas trop.

Théo attendit, une fois les papiers exposés à Mr Bonto et sa délégation, la réponse de l'Emissaire des Iles vertes.
Jean-Baptiste Dumarais

Message par Jean-Baptiste Dumarais »

Le Ministre prit alors la liste tendue par son homologue et la parcouru rapidement...

M. Bonto : Très bien... Le Hondias est peut-être au courant de l'appel d'offres lancé par notre société de transport de personnes en ce qui concerne son besoin de renouvellement de cars et de bus...
Je pense que nous pourrons aussi parler armement et énergie. Votre liste est très intéressante, et si vos offres le sont autant, je pense que le Hondias et les Iles Vertes auront un bel avenir économique commun.

Le Ministre ne pu s'empêcher d'esquisser un petit sourire, cependant, il savait que les tractations financières étaient généralement ardues. Il demanda alors.

M. Bonto : Et en ce qui concerne vos besoins... J'ai, moi aussi, une petite liste à vous soumettre si vous le voulez bien.

Il tendit alors la liste à M. Horas.

[quote]Liste des produits destinés à l'export. Les prix ne figurent pas sur cette liste, mais sont égaux aux prix du marché auxquels seront ajoutés les droits d'entrée sur le territoire (droits de douane). Ces tarifs pourront être discutés.
  • - Produits issus de l'agriculture (dont fruits exotiques du Zanyane)
    - Produits de décorations intérieurs artisanaux en bois
    - Différents types de petites embarcations flottantes en bois
    - Matériel lié à la mer en bois (habillage intérieur extérieur de navires, mâts, rames et pagaies...)
    - Meubles artisanaux en bois
    - Coton, Laine et Jute (ainsi que l'habillement lié à ces matières)
    - Coton type démaquillant et coton de médecine basique
    - Epices multiples
Notre Archipel exporte aussi du Platine, du Nickel, du Pétrole et du Gaz dans la mesure ou l'extraction est faite en partenariat avec le pays acheteur. Ce partenariat pourra être discuté.[/quote]
Lukas

Message par Lukas »

Tandis que Mr Bonto regardait la liste, Théo survola la liste des Iles vertes et tiqua, il demanda alors

Théo Horas :

Je vois là de nombreux produits que nous pouvons acheter et d'autres que nous pouvons négocier, et nous le ferons, en revanche il faudrait, si vous me le permettez, m'éclairer sur un point. Je me suis laissé entendre dire, notamment par divers documents d'archives récupérés aux Valacides lors de l'indépendance, que les Iles Vertes possédaient des gisements d'uranium. Ce n'est plus le cas ?

Si vous n'en avez pas ou plus nous pouvons aborder le thème des concessions pétrolières. Comment concevez-vous leur exploitations exactement ? Je lis que l'extraction est en partenariat ? Comment envisagez-vous habituellement cette coopération ?
Jean-Baptiste Dumarais

Message par Jean-Baptiste Dumarais »

M. Bonto fut assez étonné de la question de son homologue. L'uranium avait-il été oublié sur la liste des produits destinés à l'exportation ? Enfin, qu'importe...

M. Bonto : Vos renseignements sont exacts en ce qui concerne l'uranium... Et je déplore que cela fut oublié sur la liste...

Au prix de l'uranium actuellement, il aurait été très dommageable que la question ne soit pas soulevée. La personne qui a rédigé cette liste avait du soucis à se faire.

M. Bonto : L'uranium, au même titre que le pétrole, est une ressource que nous ne pouvons extraire nous-même. Voyez-vous, nos technologies sont moins avancées que les vôtres, et si nous décidions de l'extraire seul, le temps et les coûts seraient exorbitants...
Pour ce qui est de votre question sur les concessions, nous louons généralement pour un certain nombre d'année le lieu d'extraction et nous demandons à nos partenaires de former notre population aux métiers et aux technologies utilisés. Bien sûr, un certain nombre d'employés, notamment les plus qualifiés doivent être issus du pays extracteurs, mais nous souhaitons évidemment être pris au sérieux, et que tous les métiers ou du moins la formation à tous les métiers soient offerts à nos ouvriers.

Le ministre avait appuyé volontairement le mot "tous" car il savait que les métiers les plus pénibles étaient généralement réservés aux Iles Verdiens et que même si la technologie était "offerte" à l'archipel, personne n'était capable au final de mener les tâches les plus spécialisées.

M. Bonto : Evidemment, au plus la Nation extractrice aidera les Iles Vertes à se former et à se développer, au plus les Iles Vertes seront prêtes à revoir ses tarifs à la baisse...
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