Mais la Justice de Stalagmanque est et reste l'une des meilleures, et les plus justes qui soient. Beaucoup se demandaient quel sera le verdict et, par conséquent, le plus juste. Beaucoup disaient que Clavez, s'étant remise au droit pénal stalagmantin, méritait la mort. D'autre lui conservait toujours l'immunité diplomatique, et certains disaient que ses intentions nobles étaient la meilleure forme de contrition qui soit.
Mais les intentions du Conseil des III restaient imperceptibles, comme d'habitude.
Les Don Francesco, Alidoro et Ludovico Doppiezza entrèrent dans le tribunal, et tout le monde se leva. Un silence de mort s'abbatit. Les greffiers levèrent leurs plumes, les sonographes se mirent à tourner, et tous les yeux étaient accrochés aux lèvres moustachues et barbues du doyen des patriciens.
Don Francesco Doppiezza se leva, regarda Justice Clavez dans les yeux et commença ainsi :
Don Francesco Doppiezza : L'accusée ici présente, Mme Justice Clavez, Première Administratrice de la République Technocratique-Démocratique d'Azude, fut accusée des crimes suivants :
- -Attentat contre la sécurité nationale ;
-Prosélytisme par l'intermédiaire d'opéras ;
-Responsable directe et indirecte de l'indépendance de la cité de Logudoro ;
<center>COUPABLE</center>
Néanmoins, en prenant conscience des faits qui sont ce qu'ils sont ;
En prenant conscience du fait que la situation géopolitique était suffisamment instable du point de vue géopolitique et sociologique pour qu'il soit difficile de discerner la vérité ;
En prenant conscience que les intentions de l'accusée étaient en tous points nobles, louables et chrétiennes ;
En prenant conscience que les faits ont été corroborer et la sincérité de l'accusée confirmée ;
En prenant conscience que la République Technocratique-Démocratique d'Azude ne mérite pas d'être sanctionnée en sa plénitude par l'erreur d'une personne ;
En prenant conscience que les relations entre Stalagmanque et la Cité Administrative furent toujours cordiales, et qu'il n'y a jamais eu matière à représailles entre ces deux nations ;
En prenant conscience que Mme Clavez s'est, de son plein gré, soumise à l'autorité pénale de Stalagmanque et est même restée en la cité ;
Nous condamnons l'accusée de la peine de :
<center>L'EXIL</center>
Cette mesure prend effet dès à présent, et s'étendra également pour tous les Premiers Administrateurs présents et futurs de la République Technocratique-Démocratique d'Azude.
Nous sommes navrés d'appliquer ces mesures, mais Dura Lex sed Lex. Nous espérons cependant que nos deux nations pourront reprendre leurs relations diplomatiques sur des bases saines.
Mme Justice Clavez, êtes-vous en accord avec ce verdict, ou souhaitez-vous le remmettre en question ? Et si oui, sur quels arguments et motifs ?
Si vous acceptez ce verdict, alors quittez notre ville, que l'on ne vous revoit plus jamais en notre belle cité. Nous vous remettons à la Justice de votre pays. Que vos pairs sachent que vous êtes coupable à nos yeux, et qu'ils agissent en conséquence.