(Rp) ''Coulisses du pouvoir'' (Acte I terminé)

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Din Redfire

Message par Din Redfire »

<center><center>Voyage vers le château des conflits

Au cours d'une soirée particulièrement orageuse, tandis que les nobles festoyaient dans leurs soirées mondaines, à l’abri des bruyants, mais habituels éclairs, un homme ne se mêlaient pas à ces activités. Presque enterré sous une montagne de papiers déchiquetés ou roulés en boulettes, un petit homme grommelait et fulminait.

«Ça ne va pas! Ça ne va pas du tout!», marmonna-t-il, sans s'adresser à quelqu'un en particulier.

Il n'était pas rare pour le petit homme de se perdre dans ses monologues. La plupart du temps, les gens le laissait tranquille, sachant que trop que ce n'était pas conseillé de déranger inutilement l'amiral Ewen Deloria, surnommé «De Loco».

D'un geste exagéré il lança le papier roulé contre le mur, le visage écarlate de colère.

Au sein du même moment, un homme, revêtant les flagrants, mais élégants atours d'un ''haut'' amiral de ''considération estimée'', osa braver la règle suprême de l'interdiction de dérangement du laboratoire du directeur des projets impériaux, mais ceci ne l'importunait guère, car après tout, ce n'était qu'un pur rufian qui travaillait en ce lieu dépravé de toute éthique, et bien sûr, sachant que sa noblesse surpassait de loin celle du laborantin, nulle action en pouvait l'atteindre, tant trop bon et généreux, si fidèle et si impersonnel.

Une fois à l'intérieur, les bottes légèrement boueuse, mais préalablement cirées, celui-ci progressa vers le colérique personnage, d'une démarche droite et certaine, tout en ouvrant ce qui lui servait de bouche:

«Ma foi, est-ce bien le lieu que nous nommons ''dépotoir'', ici, car il me semble avoir piétiné quelques feuilles laissées au dépourvu, avec des symboles, d’après mon expérience, fort grotesques, relevant typiquement de l'enfant. Sinon, vous portez encore ce bocal à poisson sur votre...En fait, gardez-le, il sied bien aux mollusques de votre genre.»

Le cinquième amiral de l'armada serra involontairement les dents en voyant le visage de cet impétueux, incompétent et insupportable premier amiral Alfonso. Ce dernier avait le tour de le mettre hors de lui, que ce soit en marchant, en parlant, en le regardant de haut avec ses yeux brillants et hautains, en respirant à côté de lui. En bref, il semblait que certaines personnes avaient comme seul but d'existence de rendre la vie impossible de d'autres personnes, en l’occurrence, Alfonso existait pour l'énerver.

«Si vous cherchez le dépotoir, allez dans le bas Valua, c'est la place désignée pour les déchets dans votre genre, non?, répliqua De Loco.

Il prit une bonne inspiration, tentant de reprendre son calme. Quand le scientifique se mettait en colère contre la nature, ses inventions, le réel, l'abstrait, ses subordonnés ou encore lui-même, c'était cérébral et contrôlé. Cependant quand il s'agissait d'Alfonso, il ne maîtrisait plus rien.

Ne pas perdre la face, ne pas perdre la face...

C'est ce que l'amiral se répétait, comme un mantra, il ne pouvait pas s'abaisser à perdre ses moyens face à son ennemi.

- Et ces symboles comme vous dites sont des calculs et des formules mathématiques probablement trop élevées pour votre niveau d'intelligence. Je n'ai pas conçu cela pour des primates après tout. Et ce... scaphandre me permet de respirer un air pur, et plus particulièrement pas le même oxygène que vous. »

De Loco fixa le jeune homme, un bref sourire en coin, ses yeux bien dissimulés derrière d'épaisses lunettes aux verres noirs et aux montures rouge. Il regagnait le contrôle de la situation.

Rapidement, l'officier Alfonso se laissa aller à son habitude, en replaçant adroitement et méthodiquement une de ses mèches de cheveux blonds, puis répondit, avec toujours une voix si fluide et mesquine:

«Ho ! Mille excuses, mais votre odeur semblait si comparable à celle des gens d'en bas, que j'ai malencontreusement perdu ce qui vous était le plus important; la perception du sens du goût. Quant à l’oxygène que vous respirez, elle n'est rien de plus, à vous entendre, que de l’hélium...Ceci dit, mon intellect, décidément trop élaboré pour vous, ne put appréhendé votre torchon enfantin à sa ''juste valeur'', étant donné l'endroit où je me trouve...Néanmoins, je vais vous faire le don de ma sublime présence, qui devrait vous procurer quelques points de QI en plus, par mon influence tant prééminente sur mon entourage.»

Les paroles volaient, tels des avions en combat, dont l'issu était entièrement incertaine. Toujours est qu'Alfonso, lui, laissa des traces partout, bien brunes et salissantes, même là où gisait des documents mathématiques, près des machines ''sensibles''. D'un geste subtile, du moins, selon lui, il abaissa un petit levier, en disant:

«Eurêka, je viens de résoudre le fataliste dilemme d'une décennie en une seconde.»

Le scientifique écouta les paroles pompeuses du premier amiral en tripotant l'objet le plus lourd sur son bureau, en l’occurrence, un presse-papier. Son visage était désormais parsemé de tics tandis que De Loco était dans un débat mental à savoir s'il allait le lancer ou assommer Alfonso répétitivement avec.

«Ce que je vois, c'est que votre...influence... a le même effet que sur mon plancher, vous répandez la merde, rien de plus!», grommela-t-il de nouveau.

Puis ses yeux se posèrent sur la machine que le jeune homme approchait dangereusement, puis une alarme semblait se déclencher dans l'esprit du scientifique lorsque l'imprudent abaissa le levier.

La machine qui avait une forme cylindrique, pivota et s'ouvrit, révélant sur le dessus ce qui ressemblait, avec un peu d'imagination, un visage stylisé, mais ce n'est pas ce qui attira l'attention du premier et du cinquième amiral, mais la perceuse qui en sortit du «corps» de la machine.

Il s'agissait d'une des inventions de De Loco, le «Miner».

«Imbécile!!!», hurla-t-il, fonçant sur Alfonso et le plaquant au sol quelques centimètres plus loin de l'engin destructeur. De Loco se rua a son bureau et releva une plaquette, dissimulant divers boutons et appuya sur l'un d'eux, résultant en l’arrêt de la machine.

Il reprit son souffle, sentant presque la crise d'asthme arriver, mais parvint à retrouver son calme après quelques bonnes inspirations. Son scaphandre fuyait, envoyant le surplus d’oxygène a une vitesse alarmante. Une fois qu'il eut expiré, il reprit.

«Eurêka, comme vous dîtes... Vous avez failli résoudre le fataliste dilemme... VOTRE PROPRE EXISTENCE, CRÉTIN FINI!!!

-...Eh...Crétin, dites-vous ? Non, non, non...Totalement faux. J'allais régler votre secret le plus profond; votre refoulé désir. Le tuer à la source...On dit au sein de la Cour, que vous avez un faible pour...Ah ! Sans importance. Il vaut mieux laisser votre intelligence deviner seule.»

Puis, avec droiture, en replaçant sa loyale mèche, tout en retirant la poussière de son uniforme, il se dirigea vers le bureau du responsable, en disant:

«Votre labo est si en désordre, que je pourrais le confondre au local de jeu d'un enfant...De Loco, vous méritez bien une chose, et c'est celle qui vous permis d’être là, aujourd'hui, et même moi, je ne peux vous la retirer; votre surnom, si adéquatement sélectionné. Que folie, mais prenez-le comme un compliment rare. Sur ce, je vais retourner papoter avec les autres de vos ''secrets'' si intéressant...»

Avec large vitesse, et regard hautain, l'amiral Alfonso partit vers la porte d’où il était entré, en souriant avec mesquinerie.

La remarque de l'amiral prit Ewen au dépourvu, son teint blêmit subitement. Les mains tremblantes, il restait dans un bref état de torpeur.

Il bluffe, c'est pour me faire parler... C'est tout

Mais cette voix, sa... «conscience»... semblait éloignée et De Loco se précipita subitement sur l'autre amiral, l'obligeant à faire volte-face, ses mains tenant fermement les bras de l'autre homme.

«De quoi...parlez-vous!? Et puis... Vous êtes sûr que c'est vous qui n'avez rien à cacher? Vous êtes toujours là...à...à trainer ici! Vous n'avez rien de mieux à faire? Des festivités pompeuses? Vous pavanez devant l'impératrice comme vous le faites si bien ou encore... Ah et puis je n'en ai rien à foutre de vos occupations! Que savez-vous au juste? Répondez au lieu de me regarder avec... avec vos deux yeux là!»

Il n'était pas rare de voir De Loco s'emporter dans leurs joutes verbales, mais jamais ce dernier ne s'était affiché aussi désemparé et nerveux tout à coup. Alfonso avait mit le doigt sur une corde sensible, et celui-ci le savait.

Surpris par le rapprochement inopiné, Alfonso repoussa fermement les mains crispées de son interlocuteur, devenu si...stressé. Ce qui était tout bonnement magnifique pour le premier amiral. D'ailleurs, un sourire encore plus élevé et présent s'afficha, presque jouissif.

«Ouh...Je vois que cette nouvelle vous...met dans...Votre plus élégante manière d’interaction sociale...Parlons-en...Au dîner, avec tous les autres. J'imagine déjà l'impératrice sous le choc, ainsi que les autres détes....nobles amiraux. Un toast, avec du champagne de baies...Ah oui ! Le moment pour moi de me voir promu, imaginez. Quand les autres vont découvrir cela, ce sera...Vous verrez. Au plaisir...Ah...Non, à ce soir.», termina-t-il, d'une voix moqueuse, avec un léger salut de la main, de haut en bas, lentement.

De Loco passa subitement de toutes les couleurs. Celle qui prédominait cependant était la subtile, mais présente rougeur.

« Vous n'oseriez pas! ...Ça ne regarde personne d'autres que... Et puis, laissez tomber. Vous le paierez, Alfonso, oh oui, vous le paierez très chèrement. Je suis le plus grand génie de l'empire, je conçois vos vaisseaux, oui, même le vôtre! Je conçois les armes et technologies! La raison pourquoi cette empire tient encore debout c'est moi! La technologie, ce qui nous rends si fier, c'est moi! Vous briserez non seulement ma réputation, mais ma vie, sans moi, Valua ne sera plus. Croyez-moi!, répliqua De Loco, pointant Alfonso du doigt.

-Notre pays est ouvert aux autres nations à présent. C'est une décision imprudente, et trop hâtive. C'est à moi de montrer aux autres que nous sommes forts, restituer l'empire à son état d'origine, symbole d'invincibilité! Les armes sont parfaites Alfonso, et vous... Vous êtes la preuve vivante que nous ne pouvons pas compter sur les nobles, vous êtes une façade, une décoration, rien de plus!»

Les yeux de l'amiral vinrent brillant, pour ne point dire, luisant. C'est un arrêt complet et un retour de tête bref et soudain, qui accompagnèrent les paroles nouvellement formulées:

«Bien...Très bien. Votre comportement m'insupporte au plus haut point, et ce ne sont pas les... les injures qui risqueraient de me manquer, comme vous le savez si bien...J'aime parader, avez-vous dit ? Face à la souveraine ? Oui, car elle est LA PERSONNE QUI TIENT L'EMPIRE, AVEC LA NOBLESSE ENTIÈRE ! Vous osez vous mettre au dessus des lois fondamentales de l'empire, en vous assoyant sur le trône, seul ? Parfait, alors faisons part de ceci au Comité. Moi, vous savez, j'ai un tel vaisseau à armer...Si seulement quelqu'un était là pour pourvoir mes cales, mes embouchures, mes hommes d'armes et de munitions...Malheureusement, il n'y a personne de fiable, dans l'empire, pour ça...Bon, Je vous espère une affreu...belle soirée, avant le dîner de ce soir, qui sera, ma foi, tant excitant, par les...révélations et rebondissements.»

Le 1er amiral se dirigea ainsi directement vers la porte, replaçant de nouveau sa mèche, tout en faisant voler sa cape, en se retournant, avec élégance...

«Attendez... Vous êtes pathétique. Si vous léchez les bottes de l'Impératrice de la même façon, c'est un miracle que votre langue n'en soit pas noircie. ...Je veillerai à régler ce...désagrément. Si vous la fermé! Et puis la souveraine n'en aurait rien à faire de vos...révélations. Ma vie privée ne regarde personne! Et vos accusations n'ont aucunes preuves. Cependant, si c'est un renouvellement de votre... Cygnus est tout ce qu'il vous faut, je suis le seul VRAI spécialiste de remodelage de vaisseaux. Tentez juste de ne pas le couler, si ce n'est pas trop vous demander. Partez! Et que je ne revois pas votre...visage d'ici le dîner!»

FIN DE L'ACTE I

(RP commun entre Din Redfire et Sir Ulric)
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