Mouvement de résistance upajien
Le Kirkstan avait éperduement besoin d'un accès à la mer, ainsi que de bonnes réserves de pétrole, d'argent et de main d'oeuvre.
L'Upajie a alors constitué la cible numéro un. Les installations off-shores sont obsolètes, la main d'oeuvre faible et la population vivait comme de véritables zombies "boulot-dodo-boulot-dodo". Toutefois, cette vie paisible enchantait une petite partie des upajiens. Le Kirkstan avait donc été pour eux une sorte de rabat-joie, qui venait troubler leur mode de vie calme. Jamais cependant ils aurait pu prendre les armes et se lever contre l'envahisseur. Passer du jour au lendemain à la guerre, à la violence, n'était pas chose simple. La plupart attendait donc que la situation se tasse.
Le communisme s'était déjà bien imposé en Upajie. Ce pays vivait principalement de l'agriculture qui occupait une place prépondérante dans la vie des citoyens : elle représentait 21% de la main d'oeuvre et 43% du PIB. Le système communiste avait inversé la tendance. Le secteur secondaire occupait uniquement 31% de la main d'oeuvre pour 19% du PIB alors qu'aujourd'hui, il représente presque 52% de la main d'oeuvre et 64% du PIB. Les agriculteurs upajiens avaient donc été envoyés dans les usines ou dans les rangs de l'Armée Nationale tandis que leur agriculture se modernisait. La plupart avait accepté ce changement mais tout cela laissait de marbre les anciens agriculteurs : le travail en usine était tout aussi barbant et difficile que le travail dans les champs.
A partir de ce moment là, on pourrait se dire que les upajiens avaient accepté la domination kirkstanaise.
Mais qu'en est-t-il vraiment ?
Sorti de force des champs pour être emmené par la MPV et l'armée dans des centres spécialisés dans la recherche d'emploi, du jour au lendemain, est-ce agréable ?
Mouvement de résistance
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Chaarden
En quelques mois, la MPV et l'armée s'était déployées avec force sur tous le pays. Obéissants aux communistes kirkstanais, l'armée upajienne avait immédiatement grossi les rangs de l'Armée Nationale. Les policiers avaient, du jour au lendemain, échangé leurs uniformes bleus contre les uniformes bruns clairs de la MPV. Les militaires changèrent aussi leurs uniformes. Les deux corps obéissèrent dès lors au doigt et à l'oeil.
De ce fait, la population upajienne se sentait trahie par ceux qui l'avaient autrefois protégé contre ceux qui les dominait actuellement.
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Jorg est un jeune étudiant en troisième année de droit à Stramingrad, anciennement Grenia, capitale de l'Upajie. Son rêve de toujours fut d'intégrer la police. Très nationaliste, il avait mal vu l'invasion du Kirkstan. L'armée avait été mise en déroute et la police était débordée. Aujourd'hui, il ne voulait pas intégrer la police. Hors de question de servir le Kirkstan. Plutôt mourir digne et fier que soumis. Des actions doivent être menées contre le Kirkstan ! Et vite ! L'Upajie ne retrouvera jamais son indépendance, c'est sûr. Toutefois, on peut emmerder la police, c'est le genre de choses à la portée de tous. Avoir des partisans aussi, plus on est nombreux, mieux on est compris.
25 juillet 2018, 3h, nuit noire, pas un chat
Jorge sort de chez lui en observant à droite et à gauche. Chaque pas demande une attention paritculière. Depuis un certain temps, la MPV patrouille dans les rues de l'ex-capitale de façon très -trop- régulière. Au détour de l'avenue Blankov, Jorge aperçut deux phares d'une patrouille. Au Kirkstan, chaque voiture de police compte trois hommes en armes. Jorge avait dans son sac à dos une centaine d'affiche appelant à la résistance et au sabotage, comme ce que la Sébaldie faisait au Pasjonstan. Il était presque 4h lorsque Jorge arriva dans le quartier commercial de la ville. Le lendemain devait se tenir le grand marché hebdomadaire de la ville. Les étals étaient déàj en place et les premeirs maraîchers devaient arriver d'ici une heure. Le problème, c'est que ces derniers risqueraients d'alerter une patrouille si de telles affiches étaient collées. Il fallait donc trouver un endroit où personne ne les verrait tout de suite. Jorge se dirigea donc vers le bout de la rue. Tout à coup, il se cacha derrière une poubelle. Des agents de la MPV étaient en train de mettre en place des barrières métalliques pour bloquer l'accès à la rue, histoire que le marché ne soit pas dérangé. Il fallait donc trouver une autre solution. Il sortit de la rue et se dirigea vers l'avenue parallèle. Il commença alors à coller ses affiches sur les vitrines de tous les magasins qu'ils voyaient, tout le monde y passa, le boulanger, la mercière, le charcutier, le traiteur etc... Le soleil commencait à se lever et Jorge colla la dernière affiche sur un panneau publicitaire. Chaque des affiches portait le même message :
[quote]"Peuple upajien ! L'armée et la police nous ont abandonné ! Au Pasjonstan, le peuple se soulève contre l'envahisseur ! Le Kirkstan n'est pas une fatalité !Levons-nous et appelons à la destruction de l'impérialisme communiste ! Gloire à l'Upajie libre et indépendante !"[/quote]
A peu près 150 affiches de ce type furent collées à différents endroits. Toutefois, Jorge avait commis une grosse erreur. Il était à présent 5h10 et les premeirs rayons de soleil jaillissaient fébrilement. Il avait parcourut un bon kilomètre et il approchait de maison quand quelqu'un l'interpella. C'était un policier, qui se trouvait une dizaine de mètres derrière lui et qui avait surgi au coin de la rue. Inconsciemment, Jorge accélera le pays puis courut en entendant le policier faire de même. Jorge tenta de perdre le policier dans les petites rues, qui sont de véritables labyrinthe mais il sous-estima l'appareil policier. En effet, un seul agent, c'était louche, bientôt, deux autres agents surgirent et le prirent en chasse. En quelques secondes, Jorge s'effondra par terre, la jambe en sang. Une balle venait de lui ouvrir le mollet. Il sentit les menottes se serrer autour de son poignet et un bandage s'enroula mis autour de sa jambe.
25 juillet 2018, 9h, poste de police de Stramingrad
Jorge avait la jambe blessée et il boitait. Cela faisait maintenant une heure qu'il attendait patiemment dans cette petite salle d'interrogatoire que l'on vienne l'interroger. Tout à coup, la porte s'ouvrit et l'agent de police qui lui avait tiré dessus s'assit en face de lui. Il regarda la jambe bandée et sourit d'un air satisfait.
L'agent : Jorge Aztoritch, domicilié au 83, rue de la Trinité, Stramingrad, c'est bien cela ?
Jorge acquiesça d'un signe de tête.
L'agent : Bien, vous savez pourquoi vous avez été arrêté et donc, pourquoi vous êtes là ?
Jorge : Non
L'agent : (sourire sadique) Vous étiez dehors à 5h du matin, c'est à dire lors du couvre-feu. De plus, vous êtes soupçonnés d'avoir placardé dans la rue Spadinski des affiches anti-communisme. Vous êtes un traitre à la Patrie !
Jorge : Hier soir j'ai fait sortir mon chat et il n'est pas rentré, je suis donc sorti le chercher.
L'agent : Avec un sac à dos plein de scotch ?
Jorge : Oui, au cas où j'arrive pas à le tenir, je le scotch sur ma veste.
L'agent : Vous vous foutez de moi ? Vous êtes un traitre. Non respect du couvre feu plus incitation à la révolte. Vous en avez pour 15 ans de Gelev.
Jorge : Je suis un traitre ? Qui a abandonné son pays pour se mettre à la botte du Kirkstan ? Vous et vos comparses !
L'agent gifla Jorge
L'agent : L'Upajie était désordonnée, faible. Le Kirkstan mène une politique droite et forte. Il n'a apporté que du bien à notre peuple !
Jorge ne répondit plus, la gifle lui avait cassé une dent. L'agent toqua à la porte et deux gardiens de prison emmenèrent Jorge. Hors du poste de police, on le forca à monter dans un camion, d'autres personnes qu'il ne connaissait pas s'y trouvait. Le camion démarra, pour Jorge, la résistance s'arrête ici !
De ce fait, la population upajienne se sentait trahie par ceux qui l'avaient autrefois protégé contre ceux qui les dominait actuellement.
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Jorg est un jeune étudiant en troisième année de droit à Stramingrad, anciennement Grenia, capitale de l'Upajie. Son rêve de toujours fut d'intégrer la police. Très nationaliste, il avait mal vu l'invasion du Kirkstan. L'armée avait été mise en déroute et la police était débordée. Aujourd'hui, il ne voulait pas intégrer la police. Hors de question de servir le Kirkstan. Plutôt mourir digne et fier que soumis. Des actions doivent être menées contre le Kirkstan ! Et vite ! L'Upajie ne retrouvera jamais son indépendance, c'est sûr. Toutefois, on peut emmerder la police, c'est le genre de choses à la portée de tous. Avoir des partisans aussi, plus on est nombreux, mieux on est compris.
25 juillet 2018, 3h, nuit noire, pas un chat
Jorge sort de chez lui en observant à droite et à gauche. Chaque pas demande une attention paritculière. Depuis un certain temps, la MPV patrouille dans les rues de l'ex-capitale de façon très -trop- régulière. Au détour de l'avenue Blankov, Jorge aperçut deux phares d'une patrouille. Au Kirkstan, chaque voiture de police compte trois hommes en armes. Jorge avait dans son sac à dos une centaine d'affiche appelant à la résistance et au sabotage, comme ce que la Sébaldie faisait au Pasjonstan. Il était presque 4h lorsque Jorge arriva dans le quartier commercial de la ville. Le lendemain devait se tenir le grand marché hebdomadaire de la ville. Les étals étaient déàj en place et les premeirs maraîchers devaient arriver d'ici une heure. Le problème, c'est que ces derniers risqueraients d'alerter une patrouille si de telles affiches étaient collées. Il fallait donc trouver un endroit où personne ne les verrait tout de suite. Jorge se dirigea donc vers le bout de la rue. Tout à coup, il se cacha derrière une poubelle. Des agents de la MPV étaient en train de mettre en place des barrières métalliques pour bloquer l'accès à la rue, histoire que le marché ne soit pas dérangé. Il fallait donc trouver une autre solution. Il sortit de la rue et se dirigea vers l'avenue parallèle. Il commença alors à coller ses affiches sur les vitrines de tous les magasins qu'ils voyaient, tout le monde y passa, le boulanger, la mercière, le charcutier, le traiteur etc... Le soleil commencait à se lever et Jorge colla la dernière affiche sur un panneau publicitaire. Chaque des affiches portait le même message :
[quote]"Peuple upajien ! L'armée et la police nous ont abandonné ! Au Pasjonstan, le peuple se soulève contre l'envahisseur ! Le Kirkstan n'est pas une fatalité !Levons-nous et appelons à la destruction de l'impérialisme communiste ! Gloire à l'Upajie libre et indépendante !"[/quote]
A peu près 150 affiches de ce type furent collées à différents endroits. Toutefois, Jorge avait commis une grosse erreur. Il était à présent 5h10 et les premeirs rayons de soleil jaillissaient fébrilement. Il avait parcourut un bon kilomètre et il approchait de maison quand quelqu'un l'interpella. C'était un policier, qui se trouvait une dizaine de mètres derrière lui et qui avait surgi au coin de la rue. Inconsciemment, Jorge accélera le pays puis courut en entendant le policier faire de même. Jorge tenta de perdre le policier dans les petites rues, qui sont de véritables labyrinthe mais il sous-estima l'appareil policier. En effet, un seul agent, c'était louche, bientôt, deux autres agents surgirent et le prirent en chasse. En quelques secondes, Jorge s'effondra par terre, la jambe en sang. Une balle venait de lui ouvrir le mollet. Il sentit les menottes se serrer autour de son poignet et un bandage s'enroula mis autour de sa jambe.
25 juillet 2018, 9h, poste de police de Stramingrad
Jorge avait la jambe blessée et il boitait. Cela faisait maintenant une heure qu'il attendait patiemment dans cette petite salle d'interrogatoire que l'on vienne l'interroger. Tout à coup, la porte s'ouvrit et l'agent de police qui lui avait tiré dessus s'assit en face de lui. Il regarda la jambe bandée et sourit d'un air satisfait.
L'agent : Jorge Aztoritch, domicilié au 83, rue de la Trinité, Stramingrad, c'est bien cela ?
Jorge acquiesça d'un signe de tête.
L'agent : Bien, vous savez pourquoi vous avez été arrêté et donc, pourquoi vous êtes là ?
Jorge : Non
L'agent : (sourire sadique) Vous étiez dehors à 5h du matin, c'est à dire lors du couvre-feu. De plus, vous êtes soupçonnés d'avoir placardé dans la rue Spadinski des affiches anti-communisme. Vous êtes un traitre à la Patrie !
Jorge : Hier soir j'ai fait sortir mon chat et il n'est pas rentré, je suis donc sorti le chercher.
L'agent : Avec un sac à dos plein de scotch ?
Jorge : Oui, au cas où j'arrive pas à le tenir, je le scotch sur ma veste.
L'agent : Vous vous foutez de moi ? Vous êtes un traitre. Non respect du couvre feu plus incitation à la révolte. Vous en avez pour 15 ans de Gelev.
Jorge : Je suis un traitre ? Qui a abandonné son pays pour se mettre à la botte du Kirkstan ? Vous et vos comparses !
L'agent gifla Jorge
L'agent : L'Upajie était désordonnée, faible. Le Kirkstan mène une politique droite et forte. Il n'a apporté que du bien à notre peuple !
Jorge ne répondit plus, la gifle lui avait cassé une dent. L'agent toqua à la porte et deux gardiens de prison emmenèrent Jorge. Hors du poste de police, on le forca à monter dans un camion, d'autres personnes qu'il ne connaissait pas s'y trouvait. Le camion démarra, pour Jorge, la résistance s'arrête ici !