<center>LA FIN DE l'HISTOIRE
- Partie 11 : L'histoire de B-561 -
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Je suis une vis, une parmi tant. On me produit chaque jour en des millions d'unités et avec tant de formes différentes. Sur cette planète, il doit bien en avoir des milliards de mon espèce au point que nous sommes partout, fidèles compagnons des humains. Chaque jour nous luttons contre les forces de la physique pour maintenir uni les chefs d’œuvre de nos maîtres. Nous luttons, chaque jour, chaque heure sans rien demander, sans rien exiger car nous sommes né pour ça. Sommes nous des esclaves ? Oui, mais nous n'en voyons aucun mal d'être esclaves d'une aussi grande cause. Alors que les tigres et oiseaux vivent pour vivre ; nous les vis, on vit pour assurer le bon fonctionnement des merveilles que l'esprit humain invente. Nous sommes l'outil d'un plus grand projet alors que les animaux peinent à justifier leur existence. Nous sommes fiers d'être des vis. Camarades prolétaires, nous n'avons pas besoin de Marx pour être égaux. Il n'y a pas de vis plus riche qu'une autre. Chaque vis œuvre pour le bien collectif. Si nous sommes chacun différent un de l'autre, aucun ne possède de privilèges ou est plus noble. Oui, nous les vis, nous sommes heureux d'être des vis. Nous n'avons pas faim, pas soif, pas peur et avons un devoir de notre naissance jusqu'à notre mort. Quand par mégarde, nous sommes perdus, les humains nous cherchent car nous leurs sont précieux. Les humains ne s'intéresse pas à leurs congénères qui souffrent de faim mais pour nous, les vis, ils sont prêt à sacrifier leur temps. Nous sommes les nobles serviteurs de nos dieux : les humains.
Moi, mon nom est B-561, et je sers avec mes camarades dans le moteur de l'avion présidentiel de la Fédération d'Aquanox. J'y sers depuis des nombreuses années avec fierté d'être dans un aussi beau lieu. Au cœur d'une des plus belles machines, je sers avec mes cousins et neveux. Mais aussi noble soit l'endroit, je dois avouer que les va et vient de la chaleur et le froid sont un grand tracas. En plus, il s'avère que je souffre après tant d'années de service. Malheureusement on m'avait au début de mon existence pas bien fixé et quelques millimètres manqués faisaient que la puissance du moteur me secouait et affectait d'avantage que mes camarades. Mes frères me consolent chaque jour et m'animent à tenir. Bientôt, ainsi leur avis, un des dieux viendra corriger cette fâcheuse erreur. Entre temps, j'avais qu'a me montrer courageuse et être digne de ma tâche de vis. Une vieille vis produite au Thorval me dit même souvent : Ceci est une épreuve des dieux, ils veuillent voir si tu te montre digne. Continu à tenir et ils t’affecteront dans le cœur d'une plus grande machine plus merveilleuse qui est le paradis des vis. Soit heureux, tu fais parti parmi les vis élus. Souvent la vis du Thorval nous fait des sermons en nous appelant de servir sans soupirer et protester à fin de montrer aux dieux notre fidélité.
Mais aujourd'hui, je me sens tellement fatigué au point de ne pas avoir la force d'écouter les encouragements de mes frères et de la vis thorvalienne. La douleur des secousses deviennent insupportable. Le dernier voyage avait déjà été éprouvant. Tant de heures de voyage depuis Borisk jusqu'au Makara. J'essaye de tenir tant que je peux. Déjà deux heures que je lutte contre les secousses. Mes camarades, eux, m'implorent de tenir, se rendant compte de ma faiblesse. Encore que quelques heures, ainsi leur message. Ils savent que si je lâche, tous passeront. C'est alors que mes forces s'épuisent et que je lâche. Pardonnez-moi d'avoir manqué, je dis sous forme de prière aux dieux. Pardonnez-moi. Je tombe alors. Les hurlements du moteur et de mes camarades me rendent sourd. Soudainement le moteur se déchaîne et le feu prend possession. Mes frères sont brûlés vifs alors que moi, je gis mourant au fond du moteur. Pourquoi n'ai-je pas tenu ? Les dieux pourront me pardonner pour ce pêché` ? C'est alors que le moteur explose et que le feu me projette en dehors avec mes frères et le reste du fer. Je vois la mer de loin pendant que je tombe depuis les cieux. L'aile gauche de l'avion est totalement en flammes et l'avion tombe. Tout ceci est ma faute. Si seulement j'aurai eu la force de tenir. De loin je m'imagine entendre les voix des dieux criant et courant dans l'avion. Ils paniquent. Me voila coupable de déicide. Je m'éteins alors. Coupable du pire crime. Ayant trahi la grande cause. Ayant été coupable de manque à mon travail et ayant ainsi tuer des dieux, je continue à tomber pour finir dans les eaux et arriver en enfer. Partout de l'eau qui me rouille lentement, me détruisant au fil des siècles. Une éternelle souffrance pour me punir pour mes pêchés. La rouille, voila la punition des dieux pour être coupable d'un tel désastre. Les siècles se passent et à la fin je finis par disparaître dans les eaux. Ainsi se termine donc la vie du déicide.
Entre temps l'avion présidentiel s'était écrasé au plein cœur de l'océan emportant avec lui tous ses occupants dans la mort. L'échec d'un seul avait tué tant d'espoirs. Le retour du Raksasa avait finis dans la mort. Un présage ? Si seulement Sae Tkan, un jeune ouvrier sayak, aurait mieux fixé B-561, alors l'avion serait arrivé à sa destination avec ses occupants sain et sauf. Victor Kim serait descendu de l'avion, salué par le Premier Ministre Erwin van Richthoven, et le peuple aurait applaudi le retour du Leader. Mais cet avenir a été compromis car un jeune sayak n'a pas donné un dernier coup de force. Comme quoi il suffit d'une petite erreur individuelle pour faire échouer le projet de toute une civilisation. Au moment du drame, Sae Tkan, fixait des vis sur un pont. Il ne savait pas que trois années plus tôt, quand il travaillait dans une usine à Titanua, il avait pas bien fixé une vis. Il ne savait pas qu'il avait par un petit mégarde changeait bien de choses dans le monde. L'histoire pour sa part ne retiendra pas la mort de B-561 et le manque d'un ouvrier sayak. L'histoire parlera que de la chute d'un avion suite à une erreur mécanique. Sae Tkan mourra vieux entouré de sa famille pour découvrir au tribunal divin que ses mains sont trempés de sang, ignorant tout avant que les dieux révèlent la tragique réaction de son manque de force à un moment de sa vie. B-561, lui, ne saura jamais l'ampleur de son désastre. Totalement rouillé, son corps finira par nourrir quelques poissons. Comme Icare, B-561 était tombé de haut et comme Satan, il était damné pour l'éternité et au pire des punitions : l'inexistence.
Mais au contraire de Sae Tkan, l'histoire de B-561 sera connue parmi son peuple. C'est ainsi que depuis ce jour, de vis à vis, on parle de la chanson de la vis déicide. On raconte aux nouvelles vis comment le manque de force et de courage d'une vis avait tué les dieux. Le nom de B-561 résonne ainsi à travers les générations de vis comme une légende noire, un message d'avertissement. Pauvre B-561 dont le seul crime fut d'avoir été victime de la maladresse de Sae Tkan. La vie n'est pas toujours juste, surtout quand on est une vis.
LA FIN DE l'HISTOIRE [ROLEPLAY]
-
Amaski
<center>LA FIN DE l'HISTOIRE
- Partie 12 : La mort de César -
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1189/moscowkremlin45.jpg[/img]</center>
Le ciel était envahi de flocons tombant comme des parachutistes sovietiques. Des nuages blancs couvraient le ciel. Titanua, l'ancienne capitale, était couverte de neige provoqué par les vents froids du Nordia. Mais au détriment d'un climat rude, les rues de la ville étaient envahis par les masses humaines venus de toute la Fédération pour assister aux funérailles d'un homme sans comparaison. L'avenue centrale étaient vidée de toute circulation. Les masses humaines furent retenus aux bords de l'avenue par des centaines de policiers et soldats à fin de laisser place au cortège. Sur des estrades, les dignitaires de la Fédération ; politique, militaire ou religieux, ou d'autres pays étaient assis avec devant eux la Place Bleu que l'avenue centrale traversait. Parmi les nombreuses délégations étrangères présentes il fallait surtout mentionner celle du Lychaka, du Lito et de l'Azude. Des centaines de milliers de personnes s'étaient rassemblés pour donner un dernier salut au défunt chef d'état. Depuis les balcons et aux lampadaires flottaient des drapeaux blancs, signe de deuil. La neige offrait à ce spectacle une dimension supplémentaire comme si les dieux eux-même avait voulus offrir à cet humain un dernier acte de respect. Le mausolée de Gorun Sun, dans sa pierre rouge, trônait silencieusement mais visible à tous avec en face le mausolée de Victor Kim, construit dans le temps record de quatre jours. La neige renforçait le silence dans les rues. Aucune voix humaine, aucun chant d’oiseau, pas de bruit de moteur. Jamais la cité connu un tel silence total et jamais autant d'humains s'étaient ressemblés dans son enceinte. Les funérailles en pompe des anciens autocrates semblaient vains comparé à la splendeur et gloire du silence de la masse face à la mort d'un homme qui ne porta ni couronne ni diadème. Qu'est-ce qu'était le pompe des tyrans et despotes makarans face à la splendeur d'un peuple en deuil et des larmes de tristesse sincère ? Lentement mais sûrement le cortège apparue sur l'avenue centrale. En première ligne se trouvait six soldats portant chacun le drapeau d'une des six républiques. Les soldats marchaient au pas. Ils étaient suivis par trois cents soldats habillés dans les uniformes de la guerre civile, marchant en rang et fil rappelant aux temps ou la nation fut divisée après l'écroulement de l'Empire. Suivant les soldats, c'était enfin le cœur du cortège qui arriva. Le sarcophage de Victor Kim fut porté par huit soldats astarans qui eux étaient protégés par une centaine de Robes noirs. Les gens observaient le cortège passer. Certains pleurant même mais la plus part se contentait de voir la tombe avancer. Quand ils arriveront sur la Place Bleu, le sarcophage finira par être déposé dans le mausolée ou il devra rester pour les années à venir. Soudainement des gens levaient leurs têtes vers le ciel. Pointant leurs doigts vers un point rougeâtre avec une queue de feu. Ce n'était pas une comète comme une autre mais un des astero-missile qui avait été lancé depuis l'espace pour marquer la mort du président. Bientôt celle-ci finira par s'écraser dans l'Océan de l'Altevum, à quelques centaines de kilomètres au Nord d'Eone. Entre temps elle apparaissait sous les nuages et volait en direction est.
Dans les loges, le silence ne fut pas toujours absolu. Certains murmuraient des conversations entières. La politique, comme toujours, increvable et en action permanente. Beaucoup essayaient de savoir qui sera le prochain président de la Fédération selon l'esprit du : le roi est mort, vive le roi. Certains le faisait par besoin vital, donc s'assurer leur position en courtisant la bonne personne et en damnant et trahissant ceux qui pourraient déplaire au prochain chef d'état. D'autres le faisaient par curiosité, voulant savoir à tout prix qui aura prochainement une influence déterminante dans la politique fédérale. On avait rapidement oublié les discussions au parlement il y a deux semaines sur la future politique vis-à-vis de l'OTH. La mort de Victor Kim avait poussé les discussions sous le tapis au point que plus personne ne parlait sur cette organisation dans un silence presque inquiétante. Les plus avisé savaient que le prochain chef d'état n'apportera aucune révolution. Victor Kim avait avec certitude nommé pour le succéder quelqu'un dans sa même ligne donc contre toute forme de changement brusque et en faveur d'une politique lente mais constante vers les réformes internes. Néanmoins le problème était de savoir si le prochain président sera pro-rostove ou pro-USP. Victor Kim avait toujours prit bien soin de cacher son opinion réelle au nom de la neutralité de sa fonction et convaincu en une réconciliation internationale entre les blocs. Sera le prochain président comme lui ? Ou est-ce que Victor Kim avait prit soin de nommer quelqu'un devant guider la Fédération vers un camp précis ? Et si, vers lequel ? Le Pacte serait le choix logique. L'OTH était non seulement entra de reculer sur tous les fronts, carrément submergés par le communisme avançant à grand pas mais en plus la Fédération n'avait aucune raison matérielle de rester avec l'OTH en plus que cette organisation connaissait une faillite permanente sur le plan moral. Mais cette question allait rester encore ouverte pendant un moment, au moins jusqu'à que le prochain président soit déterminé.
Justin Kratos était également dans les loges. Il n'était pas un grand militaire ou un parlementaire mais avait servi pendant toute la présidence comme conseiller politique de Victor Kim. Farouchement opposé à l'OTH, il avait toujours défendu auprès de Victor Kim un rapprochement clair avec le Pacte qui de toute évidence était entra de gagner la guerre froide. Des que le Barebjal et le Zanyane seront sous contrôle communiste, le Pacte n'aura qu'à « assièger » l'OTH et laisser leurs économies tomber faute de matière première. L'OTH était entra de perdre la guerre froide mais au grand damne de Justin, Victor Kim ne voulait rien étendre sur la nécessité de quitter le navire entra de couler. Mais ceci n'avait pas réduit l'estime du Président pour un secrétaire d'état sincère et laborieux, qualités rares dans un pays ou les hommes sont habitués à obéir sans réfléchir. Néanmoins Justin n'était pas de la race à obéir aveuglement. Orphelin en raison de la guerre entre deux seigneurs à l'époque de l'Empire, il avait été élevé par les moines du Mont Kastran, un monastère de moines combattants qui devait protéger la frontière avec l'Icario. Les moines du Mont Kastran avait jadis participé aux combats pendant l'ère des invasions barbares contre les numanciens et schlessois. Ils avaient toujours accomplis leur devoir même durant les moments les plus critiques comme la Bataille de Manzikaron. Il avait fini par devenir secrétaire par pur hasard. Une simple visite à Borisk faisant jeter sur lui le dévolu de Tao Jaeran. Victor Kim découvrira en lui les qualités d'un bon secrétaire et le nommera comme conseiller politique. Son ordre n'avait aucun pouvoir pour contester ce « vol » et à la fin se résigna en pensant ainsi pouvoir au moins avoir une voix favorable dans l'entourage du pouvoir central. Mais il était désormais clair que sa carrière à l'état fédéral allait bientôt se terminer. Quelque soit le prochain président, ses services deviendront sans utilité pour un homme ou une femme allant vouloir former son équipe avec ses conseillers. Mais Justin Kratos ne se plaignait pas de ce fait. Il profitait de ces derniers jours dans la capitale et dans la cité de Titanua avant de préparer ses bagages et reprendre la route vers l'Est. Il aspirait l'air froide qui s’insinuait dans les loges. Un air froid pour une journée de tristesse. Justin vit alors comment le cortège entra dans le mausolée. Voila donc le repos d'un grand homme. Restait maintenant à savoir qui succédera à un tel géant de la république et dans un monde en plein bouleversement.
D'un côté l'OTH s'écroulait comment un château de cartes, de l'autre une Sainte Alliance apeurée sentait qu'elle sera la prochaine cible des communistes et à l'Est un Pacte avançant sans cesse ses pions et remportant trois victoires pour une défaite. Quand le sarcophage fut posé dans le mausolée, le Monde avait bien changé depuis le moment ou ce fut le corps de Gorun Sun qui rejoignait son mausolée. La Fédération s'était étendu au-delà des océans, des grands progrès ont été accomplis et les anciens puissants étaient aujourd'hui devenus des esclaves. En fin de compte, la Fédération avait beaucoup souffert à cause du Wapong et le Raksasa mais à la fin elle avait toujours su survivre. Peut être qu'aujourd'hui le moment de la vengeance fut venue ? Justin réfléchissait à cette idée. Pourquoi pas envisager de justifier la réputation de la Fédération auprès l'OTH et faire une vraie trahison ? La Fédération était vu comme traite. L'attentat fait par le Raksasa pour discréditer la Fédération était impardonnable comme le génocide en Eone. Peut être que bientôt l'heure de la vengeance avaient sonné ? Peut être que le temps fut de cesser de croire qu'on pouvait plaire à tout le monde et clairement définir l'ennemie qui fut le Raksasa. Ou peut être que le temps fut tout simplement venu de cesser de croire qu'on pouvait croire dans les libéraux. Cesser de croire dans une organisation clamant son innocence et sa virginité immaculée mais qui en vérité fut la source des pires de danger : le fascisme raksas. Les tambours résonnaient quand Justin jouait avec ces pensées impies. Ce furent des pensées vaines car le Monde avait changé. Fini les révolutions, fini les guerres. L'époque qu'avait inauguré Victor Kim fut une époque de paix et prospérité. Il fallait tout simplement faire quelques ajustements en ce qui concernait la politique vis-à-vis de certains pays voyous.
Soudainement Justin Kratos sentit une douleur dans sa poitrine. En une seconde son cœur s'arrêta net et il s'écroula sous les regards surpris des personnes voisines. Il était mort d'une crise cardiaque mais personne fit attention à lui et on retira son corps sans un geste d'honneur. La gloire de la mort fut réservée aux puissants, les autres trépassent comme des chiens pendant que les cadavres des rois sont vénérés. L'inégalité entre les hommes va au-delà du dernier soupir.
- Partie 12 : La mort de César -
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Le ciel était envahi de flocons tombant comme des parachutistes sovietiques. Des nuages blancs couvraient le ciel. Titanua, l'ancienne capitale, était couverte de neige provoqué par les vents froids du Nordia. Mais au détriment d'un climat rude, les rues de la ville étaient envahis par les masses humaines venus de toute la Fédération pour assister aux funérailles d'un homme sans comparaison. L'avenue centrale étaient vidée de toute circulation. Les masses humaines furent retenus aux bords de l'avenue par des centaines de policiers et soldats à fin de laisser place au cortège. Sur des estrades, les dignitaires de la Fédération ; politique, militaire ou religieux, ou d'autres pays étaient assis avec devant eux la Place Bleu que l'avenue centrale traversait. Parmi les nombreuses délégations étrangères présentes il fallait surtout mentionner celle du Lychaka, du Lito et de l'Azude. Des centaines de milliers de personnes s'étaient rassemblés pour donner un dernier salut au défunt chef d'état. Depuis les balcons et aux lampadaires flottaient des drapeaux blancs, signe de deuil. La neige offrait à ce spectacle une dimension supplémentaire comme si les dieux eux-même avait voulus offrir à cet humain un dernier acte de respect. Le mausolée de Gorun Sun, dans sa pierre rouge, trônait silencieusement mais visible à tous avec en face le mausolée de Victor Kim, construit dans le temps record de quatre jours. La neige renforçait le silence dans les rues. Aucune voix humaine, aucun chant d’oiseau, pas de bruit de moteur. Jamais la cité connu un tel silence total et jamais autant d'humains s'étaient ressemblés dans son enceinte. Les funérailles en pompe des anciens autocrates semblaient vains comparé à la splendeur et gloire du silence de la masse face à la mort d'un homme qui ne porta ni couronne ni diadème. Qu'est-ce qu'était le pompe des tyrans et despotes makarans face à la splendeur d'un peuple en deuil et des larmes de tristesse sincère ? Lentement mais sûrement le cortège apparue sur l'avenue centrale. En première ligne se trouvait six soldats portant chacun le drapeau d'une des six républiques. Les soldats marchaient au pas. Ils étaient suivis par trois cents soldats habillés dans les uniformes de la guerre civile, marchant en rang et fil rappelant aux temps ou la nation fut divisée après l'écroulement de l'Empire. Suivant les soldats, c'était enfin le cœur du cortège qui arriva. Le sarcophage de Victor Kim fut porté par huit soldats astarans qui eux étaient protégés par une centaine de Robes noirs. Les gens observaient le cortège passer. Certains pleurant même mais la plus part se contentait de voir la tombe avancer. Quand ils arriveront sur la Place Bleu, le sarcophage finira par être déposé dans le mausolée ou il devra rester pour les années à venir. Soudainement des gens levaient leurs têtes vers le ciel. Pointant leurs doigts vers un point rougeâtre avec une queue de feu. Ce n'était pas une comète comme une autre mais un des astero-missile qui avait été lancé depuis l'espace pour marquer la mort du président. Bientôt celle-ci finira par s'écraser dans l'Océan de l'Altevum, à quelques centaines de kilomètres au Nord d'Eone. Entre temps elle apparaissait sous les nuages et volait en direction est.
Dans les loges, le silence ne fut pas toujours absolu. Certains murmuraient des conversations entières. La politique, comme toujours, increvable et en action permanente. Beaucoup essayaient de savoir qui sera le prochain président de la Fédération selon l'esprit du : le roi est mort, vive le roi. Certains le faisait par besoin vital, donc s'assurer leur position en courtisant la bonne personne et en damnant et trahissant ceux qui pourraient déplaire au prochain chef d'état. D'autres le faisaient par curiosité, voulant savoir à tout prix qui aura prochainement une influence déterminante dans la politique fédérale. On avait rapidement oublié les discussions au parlement il y a deux semaines sur la future politique vis-à-vis de l'OTH. La mort de Victor Kim avait poussé les discussions sous le tapis au point que plus personne ne parlait sur cette organisation dans un silence presque inquiétante. Les plus avisé savaient que le prochain chef d'état n'apportera aucune révolution. Victor Kim avait avec certitude nommé pour le succéder quelqu'un dans sa même ligne donc contre toute forme de changement brusque et en faveur d'une politique lente mais constante vers les réformes internes. Néanmoins le problème était de savoir si le prochain président sera pro-rostove ou pro-USP. Victor Kim avait toujours prit bien soin de cacher son opinion réelle au nom de la neutralité de sa fonction et convaincu en une réconciliation internationale entre les blocs. Sera le prochain président comme lui ? Ou est-ce que Victor Kim avait prit soin de nommer quelqu'un devant guider la Fédération vers un camp précis ? Et si, vers lequel ? Le Pacte serait le choix logique. L'OTH était non seulement entra de reculer sur tous les fronts, carrément submergés par le communisme avançant à grand pas mais en plus la Fédération n'avait aucune raison matérielle de rester avec l'OTH en plus que cette organisation connaissait une faillite permanente sur le plan moral. Mais cette question allait rester encore ouverte pendant un moment, au moins jusqu'à que le prochain président soit déterminé.
Justin Kratos était également dans les loges. Il n'était pas un grand militaire ou un parlementaire mais avait servi pendant toute la présidence comme conseiller politique de Victor Kim. Farouchement opposé à l'OTH, il avait toujours défendu auprès de Victor Kim un rapprochement clair avec le Pacte qui de toute évidence était entra de gagner la guerre froide. Des que le Barebjal et le Zanyane seront sous contrôle communiste, le Pacte n'aura qu'à « assièger » l'OTH et laisser leurs économies tomber faute de matière première. L'OTH était entra de perdre la guerre froide mais au grand damne de Justin, Victor Kim ne voulait rien étendre sur la nécessité de quitter le navire entra de couler. Mais ceci n'avait pas réduit l'estime du Président pour un secrétaire d'état sincère et laborieux, qualités rares dans un pays ou les hommes sont habitués à obéir sans réfléchir. Néanmoins Justin n'était pas de la race à obéir aveuglement. Orphelin en raison de la guerre entre deux seigneurs à l'époque de l'Empire, il avait été élevé par les moines du Mont Kastran, un monastère de moines combattants qui devait protéger la frontière avec l'Icario. Les moines du Mont Kastran avait jadis participé aux combats pendant l'ère des invasions barbares contre les numanciens et schlessois. Ils avaient toujours accomplis leur devoir même durant les moments les plus critiques comme la Bataille de Manzikaron. Il avait fini par devenir secrétaire par pur hasard. Une simple visite à Borisk faisant jeter sur lui le dévolu de Tao Jaeran. Victor Kim découvrira en lui les qualités d'un bon secrétaire et le nommera comme conseiller politique. Son ordre n'avait aucun pouvoir pour contester ce « vol » et à la fin se résigna en pensant ainsi pouvoir au moins avoir une voix favorable dans l'entourage du pouvoir central. Mais il était désormais clair que sa carrière à l'état fédéral allait bientôt se terminer. Quelque soit le prochain président, ses services deviendront sans utilité pour un homme ou une femme allant vouloir former son équipe avec ses conseillers. Mais Justin Kratos ne se plaignait pas de ce fait. Il profitait de ces derniers jours dans la capitale et dans la cité de Titanua avant de préparer ses bagages et reprendre la route vers l'Est. Il aspirait l'air froide qui s’insinuait dans les loges. Un air froid pour une journée de tristesse. Justin vit alors comment le cortège entra dans le mausolée. Voila donc le repos d'un grand homme. Restait maintenant à savoir qui succédera à un tel géant de la république et dans un monde en plein bouleversement.
D'un côté l'OTH s'écroulait comment un château de cartes, de l'autre une Sainte Alliance apeurée sentait qu'elle sera la prochaine cible des communistes et à l'Est un Pacte avançant sans cesse ses pions et remportant trois victoires pour une défaite. Quand le sarcophage fut posé dans le mausolée, le Monde avait bien changé depuis le moment ou ce fut le corps de Gorun Sun qui rejoignait son mausolée. La Fédération s'était étendu au-delà des océans, des grands progrès ont été accomplis et les anciens puissants étaient aujourd'hui devenus des esclaves. En fin de compte, la Fédération avait beaucoup souffert à cause du Wapong et le Raksasa mais à la fin elle avait toujours su survivre. Peut être qu'aujourd'hui le moment de la vengeance fut venue ? Justin réfléchissait à cette idée. Pourquoi pas envisager de justifier la réputation de la Fédération auprès l'OTH et faire une vraie trahison ? La Fédération était vu comme traite. L'attentat fait par le Raksasa pour discréditer la Fédération était impardonnable comme le génocide en Eone. Peut être que bientôt l'heure de la vengeance avaient sonné ? Peut être que le temps fut de cesser de croire qu'on pouvait plaire à tout le monde et clairement définir l'ennemie qui fut le Raksasa. Ou peut être que le temps fut tout simplement venu de cesser de croire qu'on pouvait croire dans les libéraux. Cesser de croire dans une organisation clamant son innocence et sa virginité immaculée mais qui en vérité fut la source des pires de danger : le fascisme raksas. Les tambours résonnaient quand Justin jouait avec ces pensées impies. Ce furent des pensées vaines car le Monde avait changé. Fini les révolutions, fini les guerres. L'époque qu'avait inauguré Victor Kim fut une époque de paix et prospérité. Il fallait tout simplement faire quelques ajustements en ce qui concernait la politique vis-à-vis de certains pays voyous.
Soudainement Justin Kratos sentit une douleur dans sa poitrine. En une seconde son cœur s'arrêta net et il s'écroula sous les regards surpris des personnes voisines. Il était mort d'une crise cardiaque mais personne fit attention à lui et on retira son corps sans un geste d'honneur. La gloire de la mort fut réservée aux puissants, les autres trépassent comme des chiens pendant que les cadavres des rois sont vénérés. L'inégalité entre les hommes va au-delà du dernier soupir.
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Amaski
<center>LA FIN DE l'HISTOIRE
- Partie 13 : L'Empereur-moine -
[img]http://img407.imageshack.us/img407/1205/beckwithjamescarrolllem.jpg[/img]</center>
Perché dans les montagnes du Nordia se trouve le monastère de Kletros. C'est un vieux monastère novuniste, érigé il y a fort longtemps quand les pierres de Titanua furent franchement posées. Le vent, le neige ; le froid et la chaleur avaient mit mal au point l'édifice mais depuis des siècles la foi de ses habitants restaient aussi forte que jamais. Les moines priaient, écrivaient, travaillaient dans le climat froid de Nordia sans relâche depuis les temps les plus anciens. Il n'y avait pas la tumulte des citées modernes,. Pas le pouvoir de Boris, la fumée de Remisk ou le vice de Namikon. Un lieu de paix dans un monde de guerre. Un monde à soi qui reste inchangé, faisant face aux changements de l'humanité avec un léger soupir pour ensuite retourner à ses tâches. Les moines étaient tous égaux, quelque soit leur naissance et chantaient et louaient les dieux du panthéon tarnois. Ce que le communisme n'avait pas réussit, le monachisme démontrait.
Parmi les moines se trouvait aussi Arategnon. Il fut un membre silencieux, âgé de bientôt un siècle. Néanmoins rare furent ceux qui le donnait cet âge. Au détriment de ses cheveux blancs comme neige et ses rides, il avait gardé toute sa vitalité. Pas rare dans sa famille ou mieux dit dynastie car ce simple moine avait jadis été l'oncle du Kansteltan, un puissant patricien amoureux des arts et lettres qui suite à la fin de l'Empire en 2013 s'était retiré dans le monastère. Il ne regrettait pas son geste car il avait trouvé dans les murs du monastère la sérénité, le calme et surtout l'anonymat. Empereur ou paysan, chacun fut égal à l'autre dans les murs de Kletros. Probablement qu'il aurait passé encore des longues années dans ses murs avant que le dernier sommeil l'emporte. Mais le destin fut cruel ou mieux dit, les hommes de peu de foi sont très actifs. C'est ainsi que dans une journée enneigé arriva un invité dans le monastère de Kletros. Le portier ouvra au seigneur venu de Titanua et forcé de prendre le cheval faute de route pour les monstres mécanisées nommées voitures. A la porte se trouvait personne d'autre qu'Erwin van Richthoven en personne. Visiblement furieux d'avoir du emprunter tout ce chemin avec des moyens aussi primitifs. Le portier le laissa entrer. Surpris et perplexe en même temps pensant rien de bon de la venue de cet homme dans le monastère. Rapidement l'abbé fut appelé et van Richthoven se retira avec lui dans une chambre à part pour discuter sur certaines affaires dites urgentes, ainsi les mots du Premier Ministre.
Quelques heures plus tard, l'abbé arriva auprès d'Arategnon qui eut vent d'aucun des derniers événements. L'abée, la sueur perlant de son front, annonça au vieux moine qu'un invité était là pour lui. Arategnon se demanda bien ce qui pouvait être. Son neveu ? Il n'était plus venu depuis trois années. Quelqu'un d'autre ? Mais qui ? L'abbé le conduisait dans une petite cellule. Quand Arategnon fut dedans, l'abbé ferma la porte derrière lui. Le fer de la porte grinça sous la souffrance de l'âge. Soudainement Arategnon eut un mauvais pressentiment. Face à lui se tenait un homme enveloppé dans une cape et un capuchon. Erwin van Richthoven se retourna et révéla sa face au patriarche de la dynastie des Tarnos. Le vieillard reconnu l'homme. Un homme qu'il n'aimait pas. Il avait entendu tant de mauvaises choses de lui et ceci n'était qu'un informe partie qui avait su se frayer le chemin vers le monastère. Il devait admettre d'avoir aucun respect pour les républicains qui avaient triomphés dans cette lutte de pouvoir après la guerre civile. Erwin van Richthoven prit alors la parole avec un sourire malicieux.
« Votre Altesse, c'est un grand honneur que vous nous accorder la grâce de votre auguste présence. »
Arategnon fut surpris d'être appelé ainsi. Ca faisait presque dix ans qu'on l'avait nommé ainsi la dernière fois. Il pressentait quelque chose de mauvais. Fier de se soutane, il répondit.
« Nommez-moi mon frère, j'ai cessé d'être prince depuis longtemps et je ne le regrette pas. Je crains néanmoins que votre présence présage autre chose qu'une simple visite de courtoisie. Qu'est-ce qui vous apporte chez un pauvre vieux moine sans pouvoir ? »
Van Richthoven continua de sourire. Il donna alors comme réponse.
« Une bonne nouvelle bien évidemment. Comme vous savez certainement, notre pays a le contrôle sur certains beaux territoires en Alméra. »
Arategnon interrompit Erwin, avec un sous-entendu moqueur.
« Encore une conquête ? Par tous les dieux, quand sera votre soif enfin satisfaite ? »
Erwin van Richthoven fut furieux d'avoir été interrompu. Son sourire disparu en faveur d'un visage dur. Il avait perdu le rythme de sa mise en scène.
« Epargnez-nous vos commentaires philosophiques et venons aux faits. Comme dit, nous avons le contrôle sur certains territoires en Alméra. Bien évidemment il serait diplomatiquement impossible de les maintenir sous notre contrôle plus que tant de temps mais nous avons une solution. Une solution qui résout plusieurs problèmes en même temps. Nous vous offrons donc ces territoires qui deviendrons votre domaine impérial. Oui, vous pourrez, vous et votre dynastie à nouveau porter une couronne et être libre, plus otage. En échange, vous signerez un accord de renoncement à tous vos possessions au Vicaskaran ou au moins sur la péninsule tarnoise. Ainsi votre dynastie ne sera plus une menace pour la république et vous pourrez faire votre bonheur en Alméra. Soyez assuré de notre soutien si vous voulez vous étendre dans ce continent au détriment des roitelets locaux. »
Arategnon sourit. Quelle idée ridicule. Il était centenaire, qu'avait-il à faire d'un lot de terre peuplé par des gens qu'il avait jamais vu ? Il ne désirait pas de couronne mais uniquement de vivre ses derniers jours en paix.
« Je refuse. Je ne désire ni pourpre ni pouvoir. Notre dynastie a été vaincue, laissez-nous vivre maintenant en paix nos derniers jours. Que pouvons nous faire ? »
Erwin van Richthoven fut surpris du refus. Mais dans ce cas, il fallait user la manière forte en innovant un peu.
« Si vous refusez, alors nous nous assurerons de mettre un terme à votre famille dans les sept jours à venir. Que la mort ne vous fait pas peur, nous pouvons bien imaginer mais sachez que tous ceux de votre famille périront, quelques soit âge. Notre offre est simple, vous recevez ces terres et une couronne. Votre famille pourra y émigrer ainsi que vos supporteurs. Vous ne voulez pas le pouvoir ? Alors au moins accepter ce exile pour votre dynastie très confortable. »
Arategnon fut choqué. Il haïssait cet homme. Comment pouvait-il oser menacer la vie de gens innocents. Il n'avait guère à faire de sa vie qu'il avait bien vécue mais l'idée de voir périr, femmes, enfants et fils ne repoussa. Il savait qu'il tiendrait sa promesse. Devait-il accepter cette offre ? Il dit alors.
« Vous êtes un monstre sans cœur ! »
Erwin répondit du tac au tac.
« Vil flatteur ! Je prends donc ceci pour un oui. Demain vous serez escorté vers Titanua pour régler les détails administratifs. Ne vous plaignez pas, les territoires urbains sont un lieu de choix avec une belle vue sur les royaumes almérans. »
Erwin quitta alors la salle laissant le vieillard seul. Arategnong ne savait pas s'il avait fait le bon choix. Mais en avait-il ? Décidément, le destin fut cruel. Ainsi fut-il condamné à finir sa vie parmi les barbares.
- Partie 13 : L'Empereur-moine -
[img]http://img407.imageshack.us/img407/1205/beckwithjamescarrolllem.jpg[/img]</center>
Perché dans les montagnes du Nordia se trouve le monastère de Kletros. C'est un vieux monastère novuniste, érigé il y a fort longtemps quand les pierres de Titanua furent franchement posées. Le vent, le neige ; le froid et la chaleur avaient mit mal au point l'édifice mais depuis des siècles la foi de ses habitants restaient aussi forte que jamais. Les moines priaient, écrivaient, travaillaient dans le climat froid de Nordia sans relâche depuis les temps les plus anciens. Il n'y avait pas la tumulte des citées modernes,. Pas le pouvoir de Boris, la fumée de Remisk ou le vice de Namikon. Un lieu de paix dans un monde de guerre. Un monde à soi qui reste inchangé, faisant face aux changements de l'humanité avec un léger soupir pour ensuite retourner à ses tâches. Les moines étaient tous égaux, quelque soit leur naissance et chantaient et louaient les dieux du panthéon tarnois. Ce que le communisme n'avait pas réussit, le monachisme démontrait.
Parmi les moines se trouvait aussi Arategnon. Il fut un membre silencieux, âgé de bientôt un siècle. Néanmoins rare furent ceux qui le donnait cet âge. Au détriment de ses cheveux blancs comme neige et ses rides, il avait gardé toute sa vitalité. Pas rare dans sa famille ou mieux dit dynastie car ce simple moine avait jadis été l'oncle du Kansteltan, un puissant patricien amoureux des arts et lettres qui suite à la fin de l'Empire en 2013 s'était retiré dans le monastère. Il ne regrettait pas son geste car il avait trouvé dans les murs du monastère la sérénité, le calme et surtout l'anonymat. Empereur ou paysan, chacun fut égal à l'autre dans les murs de Kletros. Probablement qu'il aurait passé encore des longues années dans ses murs avant que le dernier sommeil l'emporte. Mais le destin fut cruel ou mieux dit, les hommes de peu de foi sont très actifs. C'est ainsi que dans une journée enneigé arriva un invité dans le monastère de Kletros. Le portier ouvra au seigneur venu de Titanua et forcé de prendre le cheval faute de route pour les monstres mécanisées nommées voitures. A la porte se trouvait personne d'autre qu'Erwin van Richthoven en personne. Visiblement furieux d'avoir du emprunter tout ce chemin avec des moyens aussi primitifs. Le portier le laissa entrer. Surpris et perplexe en même temps pensant rien de bon de la venue de cet homme dans le monastère. Rapidement l'abbé fut appelé et van Richthoven se retira avec lui dans une chambre à part pour discuter sur certaines affaires dites urgentes, ainsi les mots du Premier Ministre.
Quelques heures plus tard, l'abbé arriva auprès d'Arategnon qui eut vent d'aucun des derniers événements. L'abée, la sueur perlant de son front, annonça au vieux moine qu'un invité était là pour lui. Arategnon se demanda bien ce qui pouvait être. Son neveu ? Il n'était plus venu depuis trois années. Quelqu'un d'autre ? Mais qui ? L'abbé le conduisait dans une petite cellule. Quand Arategnon fut dedans, l'abbé ferma la porte derrière lui. Le fer de la porte grinça sous la souffrance de l'âge. Soudainement Arategnon eut un mauvais pressentiment. Face à lui se tenait un homme enveloppé dans une cape et un capuchon. Erwin van Richthoven se retourna et révéla sa face au patriarche de la dynastie des Tarnos. Le vieillard reconnu l'homme. Un homme qu'il n'aimait pas. Il avait entendu tant de mauvaises choses de lui et ceci n'était qu'un informe partie qui avait su se frayer le chemin vers le monastère. Il devait admettre d'avoir aucun respect pour les républicains qui avaient triomphés dans cette lutte de pouvoir après la guerre civile. Erwin van Richthoven prit alors la parole avec un sourire malicieux.
« Votre Altesse, c'est un grand honneur que vous nous accorder la grâce de votre auguste présence. »
Arategnon fut surpris d'être appelé ainsi. Ca faisait presque dix ans qu'on l'avait nommé ainsi la dernière fois. Il pressentait quelque chose de mauvais. Fier de se soutane, il répondit.
« Nommez-moi mon frère, j'ai cessé d'être prince depuis longtemps et je ne le regrette pas. Je crains néanmoins que votre présence présage autre chose qu'une simple visite de courtoisie. Qu'est-ce qui vous apporte chez un pauvre vieux moine sans pouvoir ? »
Van Richthoven continua de sourire. Il donna alors comme réponse.
« Une bonne nouvelle bien évidemment. Comme vous savez certainement, notre pays a le contrôle sur certains beaux territoires en Alméra. »
Arategnon interrompit Erwin, avec un sous-entendu moqueur.
« Encore une conquête ? Par tous les dieux, quand sera votre soif enfin satisfaite ? »
Erwin van Richthoven fut furieux d'avoir été interrompu. Son sourire disparu en faveur d'un visage dur. Il avait perdu le rythme de sa mise en scène.
« Epargnez-nous vos commentaires philosophiques et venons aux faits. Comme dit, nous avons le contrôle sur certains territoires en Alméra. Bien évidemment il serait diplomatiquement impossible de les maintenir sous notre contrôle plus que tant de temps mais nous avons une solution. Une solution qui résout plusieurs problèmes en même temps. Nous vous offrons donc ces territoires qui deviendrons votre domaine impérial. Oui, vous pourrez, vous et votre dynastie à nouveau porter une couronne et être libre, plus otage. En échange, vous signerez un accord de renoncement à tous vos possessions au Vicaskaran ou au moins sur la péninsule tarnoise. Ainsi votre dynastie ne sera plus une menace pour la république et vous pourrez faire votre bonheur en Alméra. Soyez assuré de notre soutien si vous voulez vous étendre dans ce continent au détriment des roitelets locaux. »
Arategnon sourit. Quelle idée ridicule. Il était centenaire, qu'avait-il à faire d'un lot de terre peuplé par des gens qu'il avait jamais vu ? Il ne désirait pas de couronne mais uniquement de vivre ses derniers jours en paix.
« Je refuse. Je ne désire ni pourpre ni pouvoir. Notre dynastie a été vaincue, laissez-nous vivre maintenant en paix nos derniers jours. Que pouvons nous faire ? »
Erwin van Richthoven fut surpris du refus. Mais dans ce cas, il fallait user la manière forte en innovant un peu.
« Si vous refusez, alors nous nous assurerons de mettre un terme à votre famille dans les sept jours à venir. Que la mort ne vous fait pas peur, nous pouvons bien imaginer mais sachez que tous ceux de votre famille périront, quelques soit âge. Notre offre est simple, vous recevez ces terres et une couronne. Votre famille pourra y émigrer ainsi que vos supporteurs. Vous ne voulez pas le pouvoir ? Alors au moins accepter ce exile pour votre dynastie très confortable. »
Arategnon fut choqué. Il haïssait cet homme. Comment pouvait-il oser menacer la vie de gens innocents. Il n'avait guère à faire de sa vie qu'il avait bien vécue mais l'idée de voir périr, femmes, enfants et fils ne repoussa. Il savait qu'il tiendrait sa promesse. Devait-il accepter cette offre ? Il dit alors.
« Vous êtes un monstre sans cœur ! »
Erwin répondit du tac au tac.
« Vil flatteur ! Je prends donc ceci pour un oui. Demain vous serez escorté vers Titanua pour régler les détails administratifs. Ne vous plaignez pas, les territoires urbains sont un lieu de choix avec une belle vue sur les royaumes almérans. »
Erwin quitta alors la salle laissant le vieillard seul. Arategnong ne savait pas s'il avait fait le bon choix. Mais en avait-il ? Décidément, le destin fut cruel. Ainsi fut-il condamné à finir sa vie parmi les barbares.
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Amaski
<center>LA FIN DE l'HISTOIRE
- Partie 14 : L'Arbre -
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1886/yggdrasil.jpg[/img]</center>
Arkos se tenait sur la terrasse du Palais de Titanua au sommet de la cité. L'aube était juste entra de se lever, timide le Soleil naissant inondait la capitale tarnoise. Plus bas on pouvait voir la vieille-ville et plus loin la nouvelle ville avec ses tours monumentales. Un vent doux et fraiche traversait les jardins. L'herbe vagueait sous l'effet du vent et les fleurs s'ouvraient gentiment pour capter les rayons solaires. Des arbres centenaires se dressaient avec leurs signes de vieillesse au-dessus de la verdure et la flore. Le jeune souverain se promena à travers ces jardins profitant de ce momoment d'isolation. Il marchait sans but autre que celui de pouvoir profiter d'un instant de paix et de tranquilité, une seconde de vrai repos. Aucun but, aucune politique, un pur moment de plaisir dans ce monde dominé par les grandes questions. Arkos s'arrêta face à un arbre au centre de jardin. C'était le plus ancien arbre du palais, un arbre qui avait existé avant même la fondation de la cité des géants. Il portait ses feuilles comme une couronne millénaire et son tronc ridé démontrait l'âge avancé de cette créature. Cet arbre avait vu tant de rois, bons et mauvais, sages et fous, se succèder. Il avait vu des rois mourir pour devenir des héros et des héros devenir des dieux. Il avait tout vu et se taisait, laissant les hommes agir. Il sera là probablement quand il n'aura plus de gens dans cette cité, seul et dernier témoin d'une civilisation humaine. Arkos admirait cet arbre, il levait ses yeux vers ses branches et feuilles traversé par la lumière rougeatre, se rendant compte du miracle de la vie. Il plia alors ses genoux, unifia ses mains pour entamer une prière loin du regard des hommes, la tête baissé. L'arbre l'observait, Idrazil qui avait tant vu voyait ce simple et faible humain prier une prière de sincérité. Idrazil qui avait tant vu sentait que cet homme qu'on disait cruel et ignoble, ce barbare hait par tant de faux rois et démogagues contenait en son âme une sincérité indécente aux souverains. Idrazil voyait ce que les hommes ne devait pas voir car en ce monde les rois doivent paraitre cruel pour épargner à leurs peuples la cruauté de la guerre et l'horreur de l'invasion. Voila la malediction des bons rois : celle d'être hait pour effrayer les ennemis ; être maudit pour prendre les actions douleureuses semant la graine qui construira un meilleur avenir.
Idrazil se souvenait. Il se souvenait de ce jour lointain dans sa jeunesse. C'était quand Titanua fut qu'un petit village. Un jeune homme portant le nom d'Orkmon était venu méditer en ce lieu. C'était un militaire d'origine noble, un simple humaine parmi tant mais qui devait changer le cours de l'histoire de sa nation. Orkmon était là et se demandait : devait-il accepter le titre de kansteltan ? Devenir un souverain autocrate pour le bien du peuple ou abandonner le pourpe en faveur de sa paix. Idrazil sut que le jeune homme avait à la fin accepté le titre et il avait vu sa descendance défiler devant lui en pourpre et or, fiers et vanitueux, des fois sages et humbles. Il avait vu vingt rois et reines nommés Kansteltan. Il avait aussi vu il y a trois siècles un vieillard accourir vers lui. C'était un homme ridé et pâle vêtu d'une toge pourpre, se perdant dans la soie de son manteau et tombant sur les genoux. Ses yeux remplis de terreur s'adressait à lui comme il espérait le salut chez l'arbre. Il reconnaissait le regard d'Arkos et d'Orkmon. Il voyait comme Orkmon IV, le roi qui voulut conquérir le monde, envoyer ses flottes contre l'Alméra, ravager le Ranekika, être prit par un sayaken en armure et être décapité par celui qu'on nommera Sayak le Grand. Il avait tant vu. Tant de fierté, tant de sang et tant d'espoirs.
Si seulement il pouvait communiquer avec ses êtres étranges nommés humains. Leur dire de prendre garde. Sauver les bons souverains des conspirations et intrigues qu'il avait vu et entendu dans ce jardin. Avertir les régents de la folie de leurs maîtres. Si seulement il pouvait parler, combien de malheurs aurait été évités en mille ans. Arkos se levait, sa prière finie et prit le chemin de retour vers le palais. Ainsi partit un nouveau roi.
- Partie 14 : L'Arbre -
[img]http://img819.imageshack.us/img819/1886/yggdrasil.jpg[/img]</center>
Arkos se tenait sur la terrasse du Palais de Titanua au sommet de la cité. L'aube était juste entra de se lever, timide le Soleil naissant inondait la capitale tarnoise. Plus bas on pouvait voir la vieille-ville et plus loin la nouvelle ville avec ses tours monumentales. Un vent doux et fraiche traversait les jardins. L'herbe vagueait sous l'effet du vent et les fleurs s'ouvraient gentiment pour capter les rayons solaires. Des arbres centenaires se dressaient avec leurs signes de vieillesse au-dessus de la verdure et la flore. Le jeune souverain se promena à travers ces jardins profitant de ce momoment d'isolation. Il marchait sans but autre que celui de pouvoir profiter d'un instant de paix et de tranquilité, une seconde de vrai repos. Aucun but, aucune politique, un pur moment de plaisir dans ce monde dominé par les grandes questions. Arkos s'arrêta face à un arbre au centre de jardin. C'était le plus ancien arbre du palais, un arbre qui avait existé avant même la fondation de la cité des géants. Il portait ses feuilles comme une couronne millénaire et son tronc ridé démontrait l'âge avancé de cette créature. Cet arbre avait vu tant de rois, bons et mauvais, sages et fous, se succèder. Il avait vu des rois mourir pour devenir des héros et des héros devenir des dieux. Il avait tout vu et se taisait, laissant les hommes agir. Il sera là probablement quand il n'aura plus de gens dans cette cité, seul et dernier témoin d'une civilisation humaine. Arkos admirait cet arbre, il levait ses yeux vers ses branches et feuilles traversé par la lumière rougeatre, se rendant compte du miracle de la vie. Il plia alors ses genoux, unifia ses mains pour entamer une prière loin du regard des hommes, la tête baissé. L'arbre l'observait, Idrazil qui avait tant vu voyait ce simple et faible humain prier une prière de sincérité. Idrazil qui avait tant vu sentait que cet homme qu'on disait cruel et ignoble, ce barbare hait par tant de faux rois et démogagues contenait en son âme une sincérité indécente aux souverains. Idrazil voyait ce que les hommes ne devait pas voir car en ce monde les rois doivent paraitre cruel pour épargner à leurs peuples la cruauté de la guerre et l'horreur de l'invasion. Voila la malediction des bons rois : celle d'être hait pour effrayer les ennemis ; être maudit pour prendre les actions douleureuses semant la graine qui construira un meilleur avenir.
Idrazil se souvenait. Il se souvenait de ce jour lointain dans sa jeunesse. C'était quand Titanua fut qu'un petit village. Un jeune homme portant le nom d'Orkmon était venu méditer en ce lieu. C'était un militaire d'origine noble, un simple humaine parmi tant mais qui devait changer le cours de l'histoire de sa nation. Orkmon était là et se demandait : devait-il accepter le titre de kansteltan ? Devenir un souverain autocrate pour le bien du peuple ou abandonner le pourpe en faveur de sa paix. Idrazil sut que le jeune homme avait à la fin accepté le titre et il avait vu sa descendance défiler devant lui en pourpre et or, fiers et vanitueux, des fois sages et humbles. Il avait vu vingt rois et reines nommés Kansteltan. Il avait aussi vu il y a trois siècles un vieillard accourir vers lui. C'était un homme ridé et pâle vêtu d'une toge pourpre, se perdant dans la soie de son manteau et tombant sur les genoux. Ses yeux remplis de terreur s'adressait à lui comme il espérait le salut chez l'arbre. Il reconnaissait le regard d'Arkos et d'Orkmon. Il voyait comme Orkmon IV, le roi qui voulut conquérir le monde, envoyer ses flottes contre l'Alméra, ravager le Ranekika, être prit par un sayaken en armure et être décapité par celui qu'on nommera Sayak le Grand. Il avait tant vu. Tant de fierté, tant de sang et tant d'espoirs.
Si seulement il pouvait communiquer avec ses êtres étranges nommés humains. Leur dire de prendre garde. Sauver les bons souverains des conspirations et intrigues qu'il avait vu et entendu dans ce jardin. Avertir les régents de la folie de leurs maîtres. Si seulement il pouvait parler, combien de malheurs aurait été évités en mille ans. Arkos se levait, sa prière finie et prit le chemin de retour vers le palais. Ainsi partit un nouveau roi.
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Amaski
<center>LA FIN DE l'HISTOIRE
- Partie 15 : C'est la lutte finale -
[img]http://img42.imageshack.us/img42/9165/85156579.jpg[/img]</center>
La réunion a lieu dans un endroit tenu secret dans les profondeurs de Minas Sun, une des trois grandes cités souterraines du royaume tarions. La salle est amplement illuminée par des lampes avec au centre une table ronde autour de laquelle se tiennent des hommes et femmes en uniformes. Ils sont en tout douze. Les chefs des services secrets et des principaux services militaires sont assis autour d'Aryon van Tarnos représentant Sa Majesté. Une équipe de gens qui dirigent des services dont les activités restent strictement secrets. Aryon van Tarnos trônait par sa taille sur les autres participants. Son regard froid et perçant scrutait l'assemblée comme s'il cherchait le moindre signe de faiblesse chez ceux qui étaient la première ligne de défense du pays. Face à Aryon se trouvait un mur blanc ou étaient projetés systématiquement des informations et photographies. Le vieux aristocrate, une fois sûr que tous étaient attentifs, prit la parole.
« Messieurs et mesdames, je vous ait convoqué au nom de Sa Majesté pour avoir vos rapports concernant l'enquête au sujet des attentats aux USP et dans l'URKR. J'aimerais maintenant les entendre. »
Un officier se leva. C'était Thomas Skaron, un sayaken chargé des services secrets et qui étaient dans les services secrets la principale autorité. Regardant vers Aryon, il prit la parole pour répondre à la requête du noble.
« Nos premières enquêtes indiquent que les explosifs utilisés sont des explosifs de base, au moins en ce qui concerne l'attentat des USP mais nous pensons que c'est de même à Novgorod. L'attentat est donc techniquement parlant un attentat de base, fait avec des moyens locaux. Rien indique la présence d'outils plus performants que pourrait fournir un état. Néanmoins la nature et forme des deux attentats sont clairs : c'est un attentat qui ne visait pas à tuer mais à provoquer un conflit militaire entre les USP et l'URKR. Nous devons à partir de ceci conclure qu'il est fort probable que ce soit un groupe avec un intérêt de voir émerger un conflit militaire comme un état ou une organisation internationale spécifique. »
Aryon interrompit le rapport avec un simple geste de main pour dire.
« Ceci est très intéressant mais qui sont les principaux suspects ? »
Prit un peu à mal par interruption, Skaron attendit quelques secondes avant de répondre.
« A notre avis ce ne sont pas les USP qui ont fait l'attentat. Il est fort probable que ceci soit fait par le Juvna et la Rostovie pour provoquer un conflit. La Rostovie est entré dans une économie de guerre récemment démontrant que ce fut probablement prevu, l'attentat a du servir de prétexte pour faire ceci. A notre avis la Rostovie est au mur. L'embargo commercial sur le fer, la terre rare et les autres ressources pousse la Rostovie à surexploiter son économie. A notre avis la Rostovie va économiquement parlant s'écrouler dans les dix à vingt à mois sauf si elle déclare la guerre pour essayer de gagner du temps mais l'industrie rostove est à l'agonie. La guerre avec les USP leur permettra néanmoins de gagner du temps.
La Rostovie a fait cet attentat probablement parce qu'elle est consciente du danger de mort qui plane sur elle. Ils ont presque trente ans de retard technologique dans presque tous les domaines non-militaires. Leur industrie atomique n'a pas avancée depuis vingt ans alors que la Sainte Alliance via le projet de Novakon est entra de travailler sur la mise en fonctionnement d'un générateur nucléaire à fusion. Et ceci n'est que le domaine atomique. Nous ne parlons pas du domaine numérique ou l'URKR a juste eu un petit répit grâce au Numancia. C'est aujourd'hui rien d'autre qu'un énorme amas de pourriture tenu en vie par le trafique de drogue et l'industrie de guerre.
Néanmoins il existe une seconde piste qui au fond est bien inquiétante. La forme des attentats, donc le projet de viser des monuments et non des civils, avec le projet clair de provoquer un conflit entre les deux superpuissances peut indiquer que nous avons affaire à un coup du mouvement worldwariste. »
Aryon interrompit à nouveau la présentation.
« Worldwariste ? Je les croyais tous enterrés depuis la chute de Mushovik. »
Skaron reprit la présentation en tournant son regard vers Aryon qui resta de marbre.
« Les worldwaristes sont bien mieux organisés que nous avons cru jusqu'à aujourd'hui. Nous savons qu'avec la fin de la première guerre civile et au fil des années, beaucoup de worldwaristes se sont installés aux USP et aussi quelques uns dans l'URKR. Entre autre nous savons qu'il existe un groupement organisé aux USP dirigé par un certain Kaïn Sun qui a servi comme officier fédéral durant la guerre civile. »
Aryon van Tarnos interrogea le chef des services secrets.
« Qui est ce Kaïn Sun exactement ? Est-il capable d'avoir organiser les deux attentats ? »
Skaron fit apparaitre sur le mur l'image d'un jeune nameken en uniforme d'officier. Il commenta.
« Il fut un de nos meilleurs officiers et on peut sans aucun doute dire qu'il est brillant dans tous ce qu'il entreprend. Il a été un des premiers à défendre l'idée que la Révolution suniste pourra que s'imposer au niveau mondial pas par des moyens pacifiques mais suite à une guerre mondiale qui choquera tellement l'humanité qu'elle adoptera le Sunisme pour ne plus jamais permettre à une guerre nucléaire d'avoir lieu. Il est intelligent, convaincu et nous savons aussi qu'il sait se faire les bons amis. Ce n'est pas un fou comme ceux de la Main noir mais un idéaliste profondément convaincu que la seule facon de sauver l'humanité c'est de sacrifier une génération à fin que mille puissent vivre sous le signe de la paix, du progrès et la prospérité. Il est donc dangereux et à mon avis, si ce n'est pas la Rostovie, alors c'est lui. Dans ce cas, nous avons un sérieux problème. »
« Dans quel sens » demanda Aryon.
« Dans le sens que ce que nous avons vu sera que le début. Lui et ses alliés feront tout pour augmenter les tensions entre l'USP et l'URKR jusqu'à ce que la guerre éclate. Il est bien parti. Les deux pays sont en alerte maximale. Un petit incident, une attaque quelconque, suffit à faire tout exploser. Si les USP ou l'URKR croient être attaqués par l'autre, ils lanceront la guerre sans poser plus de questions et de là le reste du monde suivra. Notre seule chance sera de trouver Kaïn avant qu'il puisse lancer la suite des opérations mais avant ceci, nous devons savoir si c'est la Rostovie qui est derrière l'attentat ou les worldwaristes. »
« Bien, je vous donne carte blanche pour découvrir si l'URKR est impliqué. Si elle ne l'est pas, je vous demanderais de tout faire pour éliminer Kaïn. Notre pays ne peut pas se permettre que les grandes puissances s'affrontent. »
- Partie 15 : C'est la lutte finale -
[img]http://img42.imageshack.us/img42/9165/85156579.jpg[/img]</center>
La réunion a lieu dans un endroit tenu secret dans les profondeurs de Minas Sun, une des trois grandes cités souterraines du royaume tarions. La salle est amplement illuminée par des lampes avec au centre une table ronde autour de laquelle se tiennent des hommes et femmes en uniformes. Ils sont en tout douze. Les chefs des services secrets et des principaux services militaires sont assis autour d'Aryon van Tarnos représentant Sa Majesté. Une équipe de gens qui dirigent des services dont les activités restent strictement secrets. Aryon van Tarnos trônait par sa taille sur les autres participants. Son regard froid et perçant scrutait l'assemblée comme s'il cherchait le moindre signe de faiblesse chez ceux qui étaient la première ligne de défense du pays. Face à Aryon se trouvait un mur blanc ou étaient projetés systématiquement des informations et photographies. Le vieux aristocrate, une fois sûr que tous étaient attentifs, prit la parole.
« Messieurs et mesdames, je vous ait convoqué au nom de Sa Majesté pour avoir vos rapports concernant l'enquête au sujet des attentats aux USP et dans l'URKR. J'aimerais maintenant les entendre. »
Un officier se leva. C'était Thomas Skaron, un sayaken chargé des services secrets et qui étaient dans les services secrets la principale autorité. Regardant vers Aryon, il prit la parole pour répondre à la requête du noble.
« Nos premières enquêtes indiquent que les explosifs utilisés sont des explosifs de base, au moins en ce qui concerne l'attentat des USP mais nous pensons que c'est de même à Novgorod. L'attentat est donc techniquement parlant un attentat de base, fait avec des moyens locaux. Rien indique la présence d'outils plus performants que pourrait fournir un état. Néanmoins la nature et forme des deux attentats sont clairs : c'est un attentat qui ne visait pas à tuer mais à provoquer un conflit militaire entre les USP et l'URKR. Nous devons à partir de ceci conclure qu'il est fort probable que ce soit un groupe avec un intérêt de voir émerger un conflit militaire comme un état ou une organisation internationale spécifique. »
Aryon interrompit le rapport avec un simple geste de main pour dire.
« Ceci est très intéressant mais qui sont les principaux suspects ? »
Prit un peu à mal par interruption, Skaron attendit quelques secondes avant de répondre.
« A notre avis ce ne sont pas les USP qui ont fait l'attentat. Il est fort probable que ceci soit fait par le Juvna et la Rostovie pour provoquer un conflit. La Rostovie est entré dans une économie de guerre récemment démontrant que ce fut probablement prevu, l'attentat a du servir de prétexte pour faire ceci. A notre avis la Rostovie est au mur. L'embargo commercial sur le fer, la terre rare et les autres ressources pousse la Rostovie à surexploiter son économie. A notre avis la Rostovie va économiquement parlant s'écrouler dans les dix à vingt à mois sauf si elle déclare la guerre pour essayer de gagner du temps mais l'industrie rostove est à l'agonie. La guerre avec les USP leur permettra néanmoins de gagner du temps.
La Rostovie a fait cet attentat probablement parce qu'elle est consciente du danger de mort qui plane sur elle. Ils ont presque trente ans de retard technologique dans presque tous les domaines non-militaires. Leur industrie atomique n'a pas avancée depuis vingt ans alors que la Sainte Alliance via le projet de Novakon est entra de travailler sur la mise en fonctionnement d'un générateur nucléaire à fusion. Et ceci n'est que le domaine atomique. Nous ne parlons pas du domaine numérique ou l'URKR a juste eu un petit répit grâce au Numancia. C'est aujourd'hui rien d'autre qu'un énorme amas de pourriture tenu en vie par le trafique de drogue et l'industrie de guerre.
Néanmoins il existe une seconde piste qui au fond est bien inquiétante. La forme des attentats, donc le projet de viser des monuments et non des civils, avec le projet clair de provoquer un conflit entre les deux superpuissances peut indiquer que nous avons affaire à un coup du mouvement worldwariste. »
Aryon interrompit à nouveau la présentation.
« Worldwariste ? Je les croyais tous enterrés depuis la chute de Mushovik. »
Skaron reprit la présentation en tournant son regard vers Aryon qui resta de marbre.
« Les worldwaristes sont bien mieux organisés que nous avons cru jusqu'à aujourd'hui. Nous savons qu'avec la fin de la première guerre civile et au fil des années, beaucoup de worldwaristes se sont installés aux USP et aussi quelques uns dans l'URKR. Entre autre nous savons qu'il existe un groupement organisé aux USP dirigé par un certain Kaïn Sun qui a servi comme officier fédéral durant la guerre civile. »
Aryon van Tarnos interrogea le chef des services secrets.
« Qui est ce Kaïn Sun exactement ? Est-il capable d'avoir organiser les deux attentats ? »
Skaron fit apparaitre sur le mur l'image d'un jeune nameken en uniforme d'officier. Il commenta.
« Il fut un de nos meilleurs officiers et on peut sans aucun doute dire qu'il est brillant dans tous ce qu'il entreprend. Il a été un des premiers à défendre l'idée que la Révolution suniste pourra que s'imposer au niveau mondial pas par des moyens pacifiques mais suite à une guerre mondiale qui choquera tellement l'humanité qu'elle adoptera le Sunisme pour ne plus jamais permettre à une guerre nucléaire d'avoir lieu. Il est intelligent, convaincu et nous savons aussi qu'il sait se faire les bons amis. Ce n'est pas un fou comme ceux de la Main noir mais un idéaliste profondément convaincu que la seule facon de sauver l'humanité c'est de sacrifier une génération à fin que mille puissent vivre sous le signe de la paix, du progrès et la prospérité. Il est donc dangereux et à mon avis, si ce n'est pas la Rostovie, alors c'est lui. Dans ce cas, nous avons un sérieux problème. »
« Dans quel sens » demanda Aryon.
« Dans le sens que ce que nous avons vu sera que le début. Lui et ses alliés feront tout pour augmenter les tensions entre l'USP et l'URKR jusqu'à ce que la guerre éclate. Il est bien parti. Les deux pays sont en alerte maximale. Un petit incident, une attaque quelconque, suffit à faire tout exploser. Si les USP ou l'URKR croient être attaqués par l'autre, ils lanceront la guerre sans poser plus de questions et de là le reste du monde suivra. Notre seule chance sera de trouver Kaïn avant qu'il puisse lancer la suite des opérations mais avant ceci, nous devons savoir si c'est la Rostovie qui est derrière l'attentat ou les worldwaristes. »
« Bien, je vous donne carte blanche pour découvrir si l'URKR est impliqué. Si elle ne l'est pas, je vous demanderais de tout faire pour éliminer Kaïn. Notre pays ne peut pas se permettre que les grandes puissances s'affrontent. »